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Les Salauds Gentilshommes Tome 3, La république des Voleurs – Scott Lynch

les salauds gentilhommes 3 la republique des voleursRésumé : Après le plus grand casse de leur carrière, Locke et son inséparable complice, Jean, ont réussi à s’échapper. Mais Locke ne s’en est pas tiré indemne : empoisonné, il est mourant. Aucun alchimiste n’est en mesure de l’aider. Alors que le moment fatidique approche, une mystérieuse Mage Esclave lui propose un marché qui le sauvera ou mettra un terme à ses souffrances. Locke hésite, jusqu’à ce que la mage mentionne le nom d’une femme qu’il a connue par le passé. L’amour de sa vie. Sa rivale en matière d’habileté et d’intelligence. Et, s’il accepte cette mission, son plus dangereux adversaire.
À l’approche des élections de la cité des mages, les différentes factions recrutent leurs stratèges. Locke doit faire un choix : affronter ou séduire celle qu’il n’a jamais pu oublier. Leurs vies dépendent peut-être de sa décision…

Edition : Bragelonne

 

Mon Avis : Dire que j’attendais ce troisième tome de cette série avec impatience est un doux euphémisme, en effet il a fallu attendre six ans depuis la sortie du deuxième tome pour le voir arriver. Attention, je ne me plains pas, je préfère attendre et avoir un excellent roman, que de le voir sortir rapidement et me retrouver déçu devant un livre bâclé, mais voilà l’attente fût tout de même longue surtout après deux premiers tomes qui se révélaient vraiment excellents (Chronique Tome 1, Tome 2). Malgré tout, j’avoue, j’avais un peu peur tout de même de me retrouver avec le même ressenti que le troisième tome du Cycle des Démons de Peter V. Brett qui m’a vraiment déçu. C’est donc avec une grande envie et tout de même une légère appréhension que je me suis lancé dans la lecture de La République des Voleurs. En tout cas je trouve la couverture, illustrée par Benjamin Carré, vraiment magnifique.

On retrouve donc nos héros, quelques semaines après la fin du tome précédent, en mauvaise posture, Locke, mourant, et Jean se retrouve alors obligé d’accepter une mission de leurs pires ennemis, les Mages-Esclaves, pour s’en sortir. Une mission qui va les mener devant une ancienne de la bande ; Sabetha. Quel plaisir de retrouver nos héros après tout ce temps, surtout que l’auteur décide de changer de registre, ici point de grandes arnaque pour s’enrichir, mais un travail de sape dans une élection pour faire élire un parti. On se retrouve donc avec une histoire, certes peut être moins rythmé que les précédents, la politique demandant moins de se taper dessus, mais tout aussi efficace et entrainante, malgré peut-être un début qui prend son temps. Scott Lynch arrive toujours aussi facilement à construire son récit, tel un maître d’orchestre, ne laissant rien au hasard, sachant jouer avec rebondissements et surprises pour faire que le lecteur à du mal à lâcher le roman. Une intrigue principale qui va amener nos héros à se lancer dans de grandes manipulations comme dans les coups bas pour espérer s’en sortir et réussir.

L’autre aspect qui se révèle toujours aussi intéressant c’est aussi la capacité à conter deux histoires en même temps, la première qui concerne la mission, et une seconde reposant sur le passé des personnages du temps de Camorr. Cela permet ainsi de mieux poser Sabetha, de mieux comprendre son rôle dans le groupe et sa relation avec les autres, mais permet aussi de retrouver, avec une certaine nostalgie et beaucoup de plaisir, certains des personnages disparus. Cette seconde intrigue se révèle toute aussi intéressante et bien construite que la première, l’auteur arrivant à passer de l’une à l’autre de façon efficace tout en arrivant à garder l’intérêt du lecteur d’une histoire à l’autre, jouant de façon vraiment réussi avec les twists et les coups de théâtre et surtout l’une répondant à l’autre ; l’ensemble se révélant d’une certaine façon lié. Ici nos héros vont d’ailleurs apprendre le métier d’acteur, le vrai, celui qui se joue sur les planches d’un théâtre.

L’ensemble m’a donc offert un livre passionnant, entrainant, sans véritable temps morts, dense et riche et j’ai adoré suivre les nouvelles aventures de nos héros. De plus ce tome ouvre enfin quelque chose d’important sur le fil rouge présent depuis le premier tome, sur le nom de Locke et aussi sur son passé. Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler mais l’ensemble commence à se dévoiler et à amener quelque chose de plus grand et de plus notable, donnant vraiment envie d’en apprendre plus.

L’univers développé possède toujours cette richesse et cette originalité qui fait, je trouve, sa qualité depuis les premiers tomes. L’auteur nous offre toujours un monde vraiment original, vaste et fascinant où chaque pays, chaque région, chaque ville possède ses coutumes, sa gastronomie, sa façon de vivres, ses zones de lumières et ses zones d’ombres. Certains pourraient trouver que l’auteur en fait un peu trop, principalement dans les descriptions, mais moi je suis toujours aussi happé par cette construction complète d’un monde de A à Z. On découvre aussi avec grand plaisir deux nouvelles villes dans les différentes intrigues, mais aussi le milieu politique ou nos héros vont devoir truquer ses élections. Par contre un des aspects intéressants qui est développé dans ce tome c’est concernant les Mages-Esclaves, on en apprend enfin plus sur cette caste secrète ce qui apporte un intérêt supplémentaire. Un univers qui continue, selon moi, à évoluer de façon vraiment captivante au fil des pages et qui continue à me donner envie de le découvrir et en apprendre plus.

Concernant les personnages il continue aussi à évoluer au fil des pages et se révèlent toujours aussi passionnants à découvrir et à suivre. L’amitié entre Locke et Jean se révèle toujours aussi solide, vive et entrainante et l’arrivée de Sabetha vient offrir un nouvel aspect sur l’ensemble du groupe avec cette relation amoureuse ambigu avec Locke. Alors oui il y a de l’amour et des sentiments mais l’auteur s’en sort parfaitement bien en ne tombant jamais dans le pathos ou le niais, offrant limite une relation amour- haine qui m’a surpris et accroché, même si une ou deux fois il en fait un peu trop.

J’ai trouvé le personnage de Sabetha vraiment intéressant à découvrir même si, j’avoue, je m’étais imaginé une héroïne devant l’idéalisation de Locke depuis deux tomes, je l’ai peut être trouvé un peu moins mordante que ce que je m’étais imaginé. Rien de bien méchant car elle reste un personnage intelligent et on s’attache finalement à elle au fil des pages. J’ai aussi trouvé que Jean prenait encore un peu plus d’ampleur ce qui rend nos deux héros de plus en plus complémentaires.  Les personnages secondaires sont aussi intéressants et soignés, possédant leurs propres histoires et leurs propres caractères. Mais la grande force de l’auteur reste les dialogues toujours aussi enlevés, vif, plein de gouailles et d’humour qui marchent parfaitement bien. L’auteur possède un véritable sens du rythme et de la répartie et cela se ressent.

Mais voilà, clairement ce tome s’annonce comme un peu ce qu’on pourrait appeler un tome de transition (pas trouver d’autre mot) et soit le lecteur accroche soit il n’accroche pas. Je m’explique, ce tome possède deux gros aspects importants qui sont développés, deux révélations primordiales ainsi que la découverte de Sabetha, ce qui fait que, malgré tout le bien que je pense de l’intrigue politique, elle se révèle légèrement sans surprise et aussi un peu moins virtuose sur l’ensemble, même si l’arnaque en elle-même reste bien construite et intéressante. Tout dépend donc de vos attentes, si les nouveautés et l’ouverture à quelque chose de plus grand sur Locke et son passé vous intéresse alors, comme moi, je pense que vous aller accrocher, si vous recherchez plus le côté arnaque grandiose et explosive et le passé de Locke ne vous intéresse pas le moins du monde vous allez peut-être être rebuté. Si je devais vraiment chipoter il n’y a que deux points qui m’ont dérangé, certains passages qui traînent légèrement en longueur et une des révélations qui est amenée de façon un peu bancal j’ai trouvé, même si je n’ai pas toutes les cartes en mains pour complètement le déterminer. Mais voilà ces légers défauts ont vite été balayés devant la qualité du récit.

La plume de l’auteur se révèle toujours aussi efficace, entrainante et soignée, arrivant à jongler de façon réussie entre l’intrigue, les personnages et les révélations pour nous emporter. Un troisième tome qui se révèle au final, selon moi, aussi abouti et réussi que les précédents et dont les révélations qui ouvrent de nouveaux horizons à la série me donne envie d’en apprendre plus. Je lirai sans soucis le quatrième tome qui, selon les dernières informations données par l’auteur, pourrait d’ailleurs sortir en VO dès la fin de l’année. En tout cas quel plaisir de retrouver Locke et Jean après toutes ses années et d’enfin découvrir Sabetha.

En résumé : J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce roman qui permet de retrouver avec plaisir Jean et Locke et nous replonger dans une de leurs aventures. L’auteur nous offre deux intrigues, entre passé et présent, qui s’alternent de façon efficace, jouant sur les rebondissements et les surprises et happant le lecteur dès les premières pages malgré que le début prenne un peu son temps. L’univers continu à se développer au fil des pages de façon cohérente et se révèle toujours aussi fascinant à découvrir. Concernant les personnages ils sont toujours aussi soignés et entrainants, bien portés par des dialogues savoureux et on découvre enfin avec grand plaisir Sabetha. Un tome qui, par contre, fait la part belle à deux révélations sur le passé de Locke, mettant un peu moins en avant le côté « arnaque », ce qui pourrait peut-être en rebuter certains qui ne seraient pas intéressé sur le nébuleux passé de notre héros. Il y a bien quelques légères longueurs et une des révélation m’a parue amenée de façon bancale, mais vite oublié devant la qualité du roman, le tout porté aussi par un style entrainant, soigné et vraiment efficace. J’attends maintenant avec impatience la sortie du tome 4 qui est normalement annoncé fin de l’année en VO. Je croise les doigts, car j’ai hâte de retrouver nos héros.

 

Ma Note : 9/10

Les Salauds Gentilshommes Tome 2, Des Horizons Rouge Sang – Scott Lynch

des horizons rouge sang Résumé : Locke Lamora, l’ancienne Ronce de Camorr, et Jean Tannen ont fui leur cité natale. Ils ont embarqué à bord d’un navire et gagné la cité-Etat de Tal Verrar, où ils prévoient bientôt de se livrer à leur forfait le plus spectaculaire : s’attaquer à l’Aiguille du Péché, une maison de jeu réservée à l’élite, et voler son incommensurable trésor.
Il n’existe qu’une façon de s’approprier l’argent de cet établissement : le gagner aux divers jeux qu’il propose à ses clients. Un domaine que Locke et Jean croient connaitre sur le bout des doigts.
Mais, une fois encore, les deux compères se retrouvent embringués dans des aventures imprévues… et devront se frotter à la flotte pirate du célèbre capitaine Zamira Drakasha. Une véritable sinécure pour des voleurs qui ne distinguent pas bâbord de tribord. Pendant ce temps, les Mages Esclaves fomentent leur revanche contre celui qui les a humiliés et croit avoir échappé à leur châtiment : un certain Locke Lamora.

Edition : Bragelonne

 

Mon Avis : Après un excellent premier tome (Retrouvez ma chronique ici) il faut bien avouer que Scott Lynch était attendu au tournant avec son second volume. Et il faut bien l’avouer, l’auteur continue à nous surprendre. Il s’agit pour moi d’une relecture de ce livre, lu en Lecture Commune avec Miss Spooky Muffin et Taliesin, mais qui me permet aussi de me replacer dans l’univers car le Tome 3 (si tout se passe bien) devrait sortir en VO cet automne. A noter que je trouve la couverture, illustrée par Benjamin Carré, vraiment réussie et donne envie de plonger dans ce livre.

Le début de ce livre se met en place lentement, en effet après la conclusion du premier tome l’auteur est obligé de nous ressituer l’histoire avec les nouveaux lieux, les nouveaux personnages et les nouvelles victimes mais on retrouve avec plaisir nos deux compère. Puis une fois pris dans l’histoire on arrive plus à lâcher ce livre tant l’histoire se révèle pleine de surprise, accrocheuse et passionnante. On y retrouve avec plaisir moments d’action, d’humour, le tout mené énergiquement et sans temps mort. Le lecteur se retrouve happé dans cette nouvelle arnaque de nos voleurs, mais surtout par les péripéties qui vont jalonner leur chemin. En effet nos héros ne seront pas au bout de leurs surprises et vont découvrir de nouveaux horizons.

Le plan de nos compères est toujours aussi ingénieux et fascinant mais surtout c’est leur adaptation aux évènements qui est remarquable. Certes, certaines scènes se révèlent prévisibles, mais rien de vraiment dérangeant tant on est emporté par l’histoire. L’auteur s’amuse à trainer nos héros entre terre et mer de façon surprenante, captivante et pleine de surprises et d’efficacité. De plus l’auteur commence à mettre doucement en place un fils rouge, certes encore de façon très ténue dans ce tome, mais on sent qu’une intrigue plus importante se dévoile en toile de fond.

Les personnages sont toujours aussi fascinants, bien construits et denses. L’auteur a bien pris en compte les évènements du premier tome pour l’évolution de nos deux héros. Ils ne sont plus vraiment les même. Les nouveaux personnages sont tout aussi travaillés et colle parfaitement à l’histoire tout en évitant les redites par rapport au premier tome. Mais ce qui marque toujours autant ce sont ces dialogues, plein de gouailles et de réparties des plus scabreuses mais surtout des plus efficaces, ce qui rend ces dialogues passionnants et plein d’humour.

L’univers mis en place par l’auteur est toujours aussi travaillé et soigné, on sent que le monde décrit dans ce livre est vaste et que rien n’est laissé au hasard. L’auteur doit sûrement travailler son univers depuis des années car que ce soit les nations, les différentes coutumes, la faune, la flore ou encore la cuisine, chaque pays possède les siennes. Tout donne envie de découvrir ce monde et ces différentes facettes que l’auteur développe au fur et à mesure. Un univers original, dense et fascinant qui possède encore plein de mystères.

La plume de l’auteur est toujours aussi efficace nous plongeant avec facilité dans son univers et dans cette nouvelle arnaque de nos héros. Une plume qui ne manque pas d’humour et qui fait qu’on ne s’ennuie jamais vraiment du début à la fin de ce roman. Mon seul petit reproche serait peut être quelques légères longueurs, vers le milieu de l’œuvre mais franchement rien de dérangeant tant l’ensemble du livre est captivant, cohérent et efficace. La conclusion se révèle intense et maintenant j’attends avec hâte le troisième tome.

En Résumé : Voilà un second tome tout aussi efficace que le premier nous offrant une intrigue captivante, pleine de rebondissements et parfaitement maîtrisée par l’auteur. Les personnages sont toujours aussi travaillés et soignés et nous offre des dialogues plein de gouailles, efficaces et plein d’humour. L’univers mis en place par l’auteur est vraiment original, dense et soigné et la plume de l’auteur est vraiment efficace et prenante. On pourrait reprocher quelques légères longueurs mais elles sont tellement noyés que ça se remarque même pas.

 

Ma Note : 9/10

 

 

Avis des autres participants de cette LC : 

 

Miss SpookyMuffin                    Taliesin

Les Salauds Gentilhommes Tome1, Les Mensonges de Locke Lamora – Scott Lynch

les mensonges de locke lamoraRésumé : On l’appelle la Ronce de Camorr. Un bretteur invincible, un maître voleur. La moitié de la ville le prend pour le héros des miséreux. L’autre moitié pense qu’il n’est qu’un mythe. Les deux moitiés n’ont pas tort.
En effet, de corpulence modeste et sachant à peine manier l’épée, Locke Lamora est, à son grand dam, la fameuse Ronce. Les rumeurs sur ses exploits sont en fait des escroqueries de la pire espèce, et lorsque Locke vole aux riches, les pauvres n’en voient pas le moindre sou. Il garde tous ses gains pour lui et sa bande : les Salauds Gentilshommes.
Mais voilà qu’une mystérieuse menace plane sur l’ancienne cité de Camorr. Une guerre clandestine risque de ravager les bas-fonds. Pris dans un jeu meurtrier, Locke et ses amis verront leur ruse et leur loyauté mises à rude épreuve. Rester en vie serait déjà une victoire…

Edition : Bragelonne

 

Mon Avis :Ce livre avait fait pas mal de bruit au moment de sa sortie et je dois dire que ma première lecture fut excellente, annonçant un cycle vraiment passionnant et original. Alors quand Plumeline a proposée sur Livraddict de faire une Lecture Commune sur ce livre, je n’ai pas hésité à le relire pour confirmer toutes les bonnes choses que je pensais de ce livre au moment de sa sortie. Je trouve la couverture, illustrée pas Benjamin Carré, vraiment très réussie.

Locke Lamora est orphelin et un voleur qui a du mal à respecter les règles. Il va donc être vendu à Chains un prêtre aveugle qui est en train de monter une bande de voleurs plutôt inhabituelle qui, une fois adulte et entraînés, monteront des escroqueries toutes plus ingénieuses les unes que les autres et sans jamais de voir verser de sang. Cette bande s’appelle Les Salauds Gentilhommes Mais une guerre de pouvoir se déclare entre le Capa Barsavi et le Roi Gris et la bande va se retrouver en plein milieu.

Ah, un roman de fantasy sur des voleurs, une idée vraiment originale et qui marche bien, même très bien. Mais attention par les videurs qui font les poches ou les détrousseurs armés, non, Locke
et sa bande font du vol un art à part entière, cherchant principalement à mettre en avant la beauté du plant et son intelligence. Et je dois dire qu’une fois embarquer dans l’histoire on a du mal à lâcher le livre. L’auteur a séparé son histoire en deux, les chapitres alternants entre le présent et le passé de la bande, ce qui peut dérouter aux premiers abords mais s’avère vraiment efficace, le passé dévoilant des traits des personnages qui ont leurs importances dans le présent et offrant ainsi aussi plus d’épaisseur aux personnages.

L’univers inventé par Scott Lynch est tout bonnement génial et captivant, Camorr la ville ou se situe l’action du livre ressemble à Venise avec ces petites îles reliées soit par des ponts soit par des embarcations. Chaque île à ses propres règles et coutumes. Les douze (ou treize) dieux ont tous leurs caractéristiques propres. Même la cuisine, en partie inventée par l’auteur, à l’air savoureuse. De plus dans ce monde se mélange un peu de magie et beaucoup d’alchimie. Un monde pittoresque, originale et véritablement bien construit et efficace. D’ailleurs beaucoup d’informations sur cet univers restent en suspens, rien à voir avec l’intrigue mais sur le background; on sent que l’auteur n’a pas fini de nous étonner.

Les personnages sont une des grandes forces de ce livre, comment ne pas apprécier et s’accrocher à cette bande de voleur charismatique préférant utiliser leurs cervelles que la violence et possédant une gouaille propre, peut être un peu « grossière » mais qui fait tout le charme de ces héros, vu que ce sont des voleurs. De plus ils restent humains on est loin des personnages parfaits aux valeurs morales irréprochables. Les personnages secondaires sont tout aussi travaillés et denses et il est parfois difficile de deviner les motivations de chacun avant que l’auteur nous les révèle. Les dialogues entre les personnages sont vraiment truculents et devraient en faire sourire plus d’un.

La plume de l’auteur est vraiment travaillée, soignée et efficace nous plongeant dans l’histoire avec une certaine facilité et nous décrivant son univers avec passion. On ne s’ennuie jamais vraiment tout au long de l’histoire, tout est parfaitement orchestré, minuté par l’auteur pour ne jamais ennuyer et toujours surprendre le lecteur. Mon seul petit reproche est peut être que Locke paraît un peu trop « fort », être toujours debout après tant de raclée paraît un peu improbable, mais rien qui ne dérange la lecture de cet excellent livre remplie d’action, d’émotion et d’humour. Par contre je trouve que la traduction manquait par moment d’une certaine fluidité, c’est peut être pour cela que le tome 2 n’a pas été traduit par la même personne.

En Résumé : Voilà un roman vraiment original et passionnant qui offre un excellent moment de lecture avec une intrigue denses et complexe qui en surprendra plus d’un, des héros charismatiques et passionnants, un univers originale et captivant et le tout porté par une plume vraiment soignée et efficace. Mon seul petit reproche est peut être que Locke paraît un peu par moment « surhomme », mais rien de vraiment dérangeant. En tout cas voilà un premier tome qui ouvre d’excellente façon ce cycle.

 

Ma Note : 9/10

 

 

 

Ceinwin    Ellcrys    Lamalal’    Miss Spooky Muffin    Phooka    Plumeline

 

Ptitetrolle   Setsuka    Taliesin

Godblind, Tome 1 – Anna Stephens

Résumé : DEPUIS DES MILLÉNAIRES, LES MIRÉCÈS ADORENT LES DIEUX ROUGES ASSOIFFÉS DE SANG.
Bannis des terres fertiles du Rilpor, ils vivent à la dure dans les montagnes glacées. Mais leur nouveau roi planifie l’invasion de leur pays d’origine… Dom Templeson fait partie des Sentinelles qui veillent sur la frontière. C’est aussi le devin le plus puissant que l’on ait vu depuis des générations. Et il cache de sombres secrets qui risquent d’être révélés le jour où Rillirin, une esclave mirécès en fuite, fait irruption dans son village, blessée et à bout de forces. Grâce à leurs dons comme à leurs liens avec l’ennemi, Dom et Rillirin pourront-ils sauver le Rilpor de la guerre qui s’annonce ?

Edition : Bragelonne

 

Mon Avis : Comme tous les ans, Bragelonne nous propose son roman de l’année, celui qu’il considère comme, à minima, son meilleur roman de Fantasy du moment au niveau de ses publications. Cette opération a quand même permis de découvrir des auteurs comme Jacqueline Carey, Patrick Rothfuss, Scott Lynch, et bien d’autres encore. Même si ces dernières années j’ai été moins enthousiaste, retrouvant des romans très classiques et dont certains ont eu du mal à me convaincre, je me laisse pourtant tous les ans tenter. Il serait tout de même dommage de passer à côté d’une nouvelle plume marquante et puis là, la communication de l’éditeur allait fort, annonçant un roman sombre, épique, sanglant et proposant un récit envoûtant. En tout cas l’objet en lui-même est magnifique, que ce soit le travail sur la couverture, la reliure, je crois que cela faisait un petit moment que Bragelonne n’avait pas autant mis le paquet sur un livre.  J’ai par contre coupé une partie du résumé qui pour moi dévoile un point important du roman.

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Remembrance of Earth’s Past Book 1, The Three-Body Problem – Cixin Liu

Résumé : 1967: Ye Wenjie witnesses Red Guards beat her father to death during China’s Cultural Revolution. This singular event will shape not only the rest of her life but also the future of mankind.
Four decades later, Beijing police ask nanotech engineer Wang Miao to infiltrate a secretive cabal of scientists after a spate of inexplicable suicides. Wang’s investigation will lead him to a mysterious online game and immerse him in a virtual world ruled by the intractable and unpredicatable interaction of its three suns.
This is the Three-Body Problem and it is the key to everything: the key to the scientists’ deaths, the key to a conspiracy that spans light-years and the key to the extinction-level threat humanity now faces.

Edition : Tor Books
Poche : Head of Zeus

 

Mon Avis : Bon, je me lance dans la dernière ligne droite de mon mini-challenge concernant les roman nominés aux Hugo Awards. En effet il ne me reste plus qu’à chroniquer la trilogie de Cixin Liu et de faire un article qui expliquera mon vote et je serai libéré (non je ne chanterai pas ^^). Alors je sais que le gagnant du meilleur roman a déjà été dévoilé, que j’espérais pouvoir boucler toutes mes chroniques avant, mais bon je vais essayer de tout finaliser d’ici à 15 jours quand même. À noter que j’ai bien lu The Three Body Problem en Anglais (traduit par Ken Liu) mais que ce roman est disponible en France sous le titre Le Problème à Trois Corps aux éditions Actes Sud (traduit par Gwennaël Gaffric). Concernant l’illustration de la couverture je la trouve réussie et prenante.

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Ganesha, Mémoires de l’Homme-Elephant – Xavier Mauméjean

ganeshaRésumé : Londres, fin du XIXe siècle.
Qui est réellement Joseph Merrick, celui qu’on surnomme « l’Homme-Éléphant » ? Homme ou bête ? Monstre de foire ou curiosité scientifique ? Une simple anomalie de la nature ou… un dieu ?
Lorsqu’il rédige ses Mémoires, il n’a pas trente ans et réside depuis peu à l’hôpital de Whitechapel sous la protection du médecin Frederick Treves. Un refuge qui lui permet d’observer splendeurs et misères de la capitale, et d’enquêter : quatre affaires, autant de saisons dans une année. De leur résolution dépendra peut-être plus que son destin, car « le monde s’efface dans les rêves de l’éléphant… »

Edition : Mnemos
Poche : Helios

 

Mon Avis : Cela fait un moment que j’avais envie de découvrir un roman de Xavier Mauméjean. J’ai bien lu plusieurs de ses nouvelles ainsi qu’un roman écrit à quatre mains, mais je ne m’étais encore jamais laissé tenter par un roman de l’auteur lui-même. C’est donc maintenant chose faite, puisque j’ai fait sortir ce Ganesha, premier roman de l’auteur publié en 2000 et à l’illustration de couverture intrigante, de ma PAL. Il faut dire que le résumé avait de quoi m’intriguer, prenant comme héros central Joseph Merrick, l’Homme-Éléphant, qui m’avait marqué il y a des années avec le film de Lynch.

C’est ainsi que le lecteur se retrouve plongé dans le journal de notre héros, vivant à l’hôpital Whitechapel, se croyant être l’avatar du dieu Ganesha dans ce monde. Il va alors se retrouver ainsi impliqué dans quatre enquêtes qu’il va tenter de résoudre. Le récit est ainsi séparé en quatre parties, chacune associée à une investigation, mais dont l’ensemble est lié au personnage principal de Joseph Merrick. Alors autant être clair d’entrée, certes les scénettes sont construites comme des récits policiers, mais c’est loin d’en être le propos premier, ni même le travail principal de l’auteur. Je pense même que ceux qui se lanceraient dans ce récit en n’y cherchant qu’un thriller pourrait être déçu tant les trois premières intrigues reposent un peu trop sur certaines révélations mystiques et parfois sont facilement devinables. La quatrième, par contre, change de registre, nous plongeant dans un jeu de piste du chat et de la souris intense et tendu, bien porté par un aspect percutant, violent et sombre. Ce qui porte le récit vient donc principalement de ce qui est construit autour, que ce soit à travers le personnage ou encore l’ambiance, qui m’ont captivé.

En effet Xavier Mauméjean propose au final, selon moi, un texte vraiment dense et riche d’un point de vue psychologique, philosophique, mystique et sociétal ce qui offre ainsi une ambiance des plus prenante, fascinante et efficace. J’ai rapidement été happé par cette plongée dans la vie du héros qui se retrouve à soulever de nombreuses questions que ce soit sur la quête d’identité, la folie ou encore le jeu entre la réalité et l’imaginaire qui s’insinue de façon insidieuse, sans jamais s’imposer tant la question de son existence reste ouverte. C’est d’ailleurs aussi là-dessus que le récit joue, laissant le lecteur se faire sa propre idée, décider de la divinité ou de l’humanité de notre héros, de sa capacité à être cet être mystique vénéré par certains ou un simple homme défiguré et consumé par une folie. C’est vraiment dans cette « intimité » qui se crée avec le lecteur, dans ce doute permanent, dans ce questionnement et dans cette ambiance que le récit gagne son intérêt et fait qu’on tourne les pages avec envie d’en apprendre plus, de découvrir plus encore cet Homme-Éléphant et sa vision du monde et de sa vie.

Le travail effectué sur la ville et tout ce qui gravite autour se révèle aussi terriblement réussi, jouant beaucoup sur l’atmosphère du récit. Ce Londres victorien se révèle ainsi fascinant, devenant limite un personnage à part entière, entre misère et richesse, entre monstruosité et lumière, entre foire et théâtre, la ville se révèle complexe et se dévoile lentement au fil du récit. C’est aussi une cité en plein changement, en plein bouleversement, une évolution vers une société beaucoup plus prosaïque, beaucoup plus accès sur le côté scientifique, moderne et réel que sur l’imaginaire. Cela se ressent dans la vision que propose le héros, entre magie et industrie. D’ailleurs le parallèle entre le voyage de notre héros à la campagne et sa vie à la ville en est ainsi la parfaite illustration. Une réflexion intéressante sur le passage vers un monde où les rêves et la magie disparaissent, où Merrick est probablement le dernier représentant de cette culture mystique présent sur terre et dont sa fin amène l’apogée de l’ère industrielle, où l’humanité est peut-être en train de se perdre, tout en offrant quelques petites réflexions sur notre vision du monde d’aujourd’hui. On notera aussi un travail intéressant sur les contes et certaines mythologies qui viennent apporter un plus à l’ensemble.

Concernant les personnages on est rapidement fasciné par la vie du héros, Joseph Merrick, à la fois monstre repoussant et être adulé, il oscille dans un monde qu’il comprend trop facilement et qu’il dépasse. Il y a d’ailleurs, à travers les enquêtes policières, une certaine ressemblance avec un autre enquêteur bien connu selon moi :Sherlock Holmes. Tous les deux se révèlent être des sortes de génie, mais tout aussi torturé, même s’il y a quand même de nombreuses différences entre eux, comme le fait que Merrick gère ses enquêtes de façon très statiques, divines, ce sont ses « associés » qui effectuent la grande partie du travail, tandis que Holmes est plutôt du genre hyperactif, qui se lie difficilement. En tout cas au final on a là un personnage qui se révèle passionnant, attachant et fascinant dans son côté humain comme dans son impression de divinité, tout en offrant des réflexions sur sa difformité et la façon dont elle est traitée. Après le soucis, comme souvent dans les récit à la première personne et très typé journal, vient que les personnages secondaires manquent parfois de consistances, ce qui est légèrement dommage tant certains donnent envie d’en apprendre plus.

La plume de l’auteur se révèle fluide, soignée, travaillée, efficace et nous emporte assez facilement pour peu qu’on s’intéresse à cette représentation de l’Homme-Éléphant. On sent bien qu’il a fortement travaillé son récit et s’est surtout fortement documenté pour retranscrire au mieux son héros et son image de fond qu’est cette Angleterre Victorienne. Je regretterai par contre certains passages que j’ai trouvé par moments, confus, voir une construction du récit parfois anarchique qui me perdait légèrement, mais franchement rien de non plus très bloquant. En tout cas Ganesha fût un très bon moment de lecture avec un récit très dense qui, je trouve, est loin d’avoir dévoilé toutes ses pistes à la première lecture. En tout cas je lirai sans soucis d’autres écrits de l’auteur dont justement certains m’attendent dans ma PAL.

En Résumé : J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce roman qui nous plonge à la découverte de Joseph Merrick, l’Homme-Éléphant, à travers quatre enquêtes. Mais c’est surtout la construction au-delà des investigations, qui sont résolus finalement asez facilement, qui font qu’on se retrouve happé par le récit, que ce soit aussi bien dans « l’intimité » lié aux personnages comme dans les nombreux aspects philosophiques, psychologique ou encore sociétal offrant ainsi de nombreuses possibilités de lectures. On oscille tout du long entre de nombreuses hypothèses, mais aussi entre réalité et mysticisme, entre magie et science, qui offre ainsi une ambiance prenante. La ville de Londres joue aussi un rôle capital, une cité en pleine mutation, qui fonce à grands pas vers l’ère industrielle et tout ce que cela peut occasionner comme mutation ; elle en devient ainsi limite un personnage à part entière du récit. L’aspect conte et mythologique se révèle aussi soigné et efficace. Concernant les personnages, le héros Merrick, se révèle soigné, solide, travaillé et attachant, mais comme souvent dans des récits à la première personne éclipse les personnages secondaires, ce qui est dommage tant certains donnent envie d’en apprendre plus. Je regretterai par contre une légère confusion au niveau de certains passages qui me perdaient, mais franchement rien de non plus très bloquant. La plume de l’auteur se révèle soignée, efficace et colle parfaitement à l’ambiance du récit. Je lirai sans soucis d’autres écrits de l’auteur, dont certains justement m’attendent déjà dans ma PAL.

 

Ma Note : 8/10

 

Autres avis : Boudicca, Nelfe, Julien le Naufragé, Efelle, …

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