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Les Dieux Sauvages Tome 1, La Messagère du Ciel – Lionel Davoust

Résumé : Mériane est une trappeuse, une paria, une femme. Autant de bonnes raisons d’en vouloir aux Dieux qui ont puni le peuple de la Rhovelle pour les fautes de ses aïeux. Car depuis la chute du glorieux Empire d’Asrethia, le monde est parcouru de zones instables qui provoquent des mutations terrifiantes, les gens ont faim, et une religion austère qui prêche la haine des femmes soutient un système féodal.
Pourtant, quand les Dieux décident de vider leur querelle par l’intermédiaire des humains, un rôle crucial échoit à Mériane. Pour elle débute une quête qui la verra devenir chef de guerre et incarner l’espoir de tout un peuple.

Edition : Critic

 

Mon Avis : Lionel Davoust est un auteur dont je suis assidument les différentes publications depuis ma lecture de son premier livre La Volonté du Dragon. Il faut dire que, outre sa capacité à proposer des romans accrocheurs et efficaces, la construction de son univers Evanégyre au travers des différentes textes indépendants qu’il propose est vraiment fascinante et complexe. Cela permet aussi de proposer une large panel d’histoires, sur une ligne temporelle assez grande. D’ailleurs pour situer ce texte dans la chronologie il se situe avant Port d’Âmes, mais après la chute Saint Empire d’Asrethia. Cette fois l’auteur nous propose de revisiter  dans cet univers l’histoire de Jeanne d’Arc. Concernant la couverture, illustrée par Alain Brion, colle bien à l’ambiance du roman.

On plonge ainsi dans le royaume de Rhovelle, composé de sept duchés et gouverné par le roi Eol. Sauf que le roi n’a plus toute sa tête et a été obligé de laisser le pouvoir à un conseil composé d’un membre de chaque duché et de la reine. Sauf que certains se verraient bien redorer le blason du royaume à la place d’un roi malade. D’un autre côté les dieux Wer, dieu actuel de la Rovelle, et Aska se préparent à livrer une grande bataille, mais pour mener à bien cette bataille décisive ils vont devoir se reposer sur des Hérault. Mériane va alors se retrouver Hérault de Wer. Problème, la religion mise en avant par le dieu est une religion patriarcale, où les femmes n’ont pas d’autres rôle que de gérer le foyer et faire des enfants. Une fois la dernière page tournée j’ai passé un très bon moment de lecture avec le premier tome de cette trilogie. Certes, on ressent un peu le tome d’introduction, servant aussi bien à mettre en avant les personnages qu’à poser les bases de l’intrigue, mais le récit le fait de façon très efficace, pertinente et réussie. L’auteur construit ainsi son histoire en se servant d’une narration multiple, ce qui permet d’enchevêtrer de façon prenante différentes intrigues, que ce soit aussi bien Mériane qui devient Héraut du dieu, les dieux et leurs querelles, ou bien encore les jeux de pouvoirs et de trahisons porté par différents personnages. L’ensemble s’avère ainsi maîtrisé, bien porté par une tension qui monte lentement au fil des pages.

J’ai aussi replongé avec plaisir dans l’univers d’Evanégyre qui a bien changé depuis l’empire d’Asrethia bien connu avec ses technologies et son énergie quasi mystique, l’Artech, qui s’est depuis effondré pour laisser un monde en pleine reconstruction. Un avenir finalement plus moyenâgeux, mais contaminé par des zones instables qui transforment tout ce qu’il touche en abomination et poison. Une fusion entre biologie et technologie des plus immonde et effrayante. L’auteur montre ainsi qu’il continue clairement à s’amuser avec son univers, ce qui au final est plutôt une bonne chose, car cela permet d’éviter de s’enfermer dans la routine et par la même occasion offrir au lecteur régulièrement quelque chose de nouveau. Alors oui, c’est toujours risqué, mais je trouve que Lionel Davoust s’en sort bien, offrant ainsi un monde solide, plus âpre, plus violent et plus sauvage, mais qui aussi questionne sur ce qui a bien pu l’amener à une telle situation. On plonge aussi dans une construction qui peu paraitre binaire, avec d’un côté les fervents religieux et de l’autre les fervents technologiques, mais qui va finalement se révéler plus complexe au fil des récits. On découvre ainsi que chaque camp est loin de proposer le paradis et qu’en plus les humains ne sont pas non plus en reste pour venir tout compliquer. Au final j’ai plongé avec plaisir dans l’univers qui est proposé ici, bien porté par une ambiance sombre et efficace et qui offre de nouvelles perspectives. L’aspect politique est toujours bien présent et même s’il se révèle plutôt classique dans ces révélations (surtout si on connait un peu l’histoire de France) cela ne l’empêche pas de se révéler prenant et d’offrir tout de même quelques surprises.

Concernant les personnages le gros point fort du roman est ainsi d’arriver à offrir plusieurs points de vues, sans jamais vraiment donner l’impression d’ennuyer le lecteur ou de le perdre dans quelque chose de trop dispersé ou qui manque d’harmonie. Au final, ce roman propose des personnages sortent vraiment du lot. Je pense par exemple à Mériane l’héroïne qui ne cherche qu’à vivre sa vie en marge d’une société qui la rejette pour ses idées, ses choix de vie, et qu’elle ne comprend pas, qui va se retrouver guider par le dieu qui a justement crée cette société. C’est d’ailleurs elle qui soulève le plus de questions que ce soit sur la religion, notre regard sur les autres et sur les femmes ou bien encore la notion de bonheur et de connaissance. Il y a aussi Juhel, plus classique dans sa construction, mais qui s’avère efficace et offre quelques surprises. Les dieux Wer et Askaqui, au fil du récit, dévoilent une relation plus complexe qu’une simple haine. Je pense aussi à Chunsène qui a eu un peu de mal à me convaincre au début, mais qui très vite offre un regard intéressant et surtout permet de croiser certains personnages qui, je pense, vont se révéler par la suite. Au fil du récit l’auteur propose ainsi de suivre de nombreux protagonistes intéressants, certes parfois un peu convenus par moment, mais qui s’avèrent plus que solides, entraînants et proposant une intrigue captivante avec son lot de rebondissements entre complots, trahisons et conquêtes. Les dialogues ne manquent pas non plus de se révéler percutants.

Alors après, je ne regretterai finalement que deux petits points qui m’ont légèrement dérangés. Le premier, c’est une transition dans l’intrigue autour du Duc Juhel qui m’a paru un peu trop rapide. L’ellipse utilisé m’a paru peut-être un chouïa précipitée par rapport aux évolutions qui surviennent, surtout quand parfois l’auteur donne l’impression de bien prendre son temps pour expliquer d’autres changements, principalement au début. Enfin, j’ai trouvé que dans les scènes de batailles, l’utilisation de l’arc par Mériane m’a paru un peu trop facile. Elle donne franchement l’impression de positionner une flèche et de tirer trop rapidement je trouve ce qui fait qu’elle parait enchaîner les tirs à une vitesse hors norme. Bon après ce ne sont que deux petits points qui n’ont en rien gâché ma lecture, tant l’auteur offre un premier tome réussi, captivant, qui vient tout mettre en place pour la suite tout en offrant une tension qui monte crescendo et qui fait que je me suis retrouvé à tourner les pages avec plaisir et envie d’en apprendre plus. La plume de l’auteur est fluide, dense, prenante et j’ai hâte de découvrir la suite des aventures de Mériane tant j’ai de nombreuses questions qui me trottent dans la tête pour la suite.

En Résumé : J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce premier tome de cette trilogie qui offre une intrigue qui, certes, fait un peu à penser à un tome d’introduction, mais remplit parfaitement son rôle. On plonge ainsi dans une intrigue solide, efficace et entraînante avec son lot de rebondissements et de trahisons. J’ai replongé avec plaisir dans l’univers d’Evanégyre qui continue surtout à évoluer, proposant même une sacrée variation avec ce qu’on connaissait. C’est finalement ce que je trouve intéressant, arriver à renouveler l’univers, à lui proposer des variations logiques et solides. C’est à nouveau le cas ici, avec un univers âpre, violent, sauvage et prenant, avec un aspect social et politique intéressant. Les personnages ne manquent clairement pas d’attrait, certains sortant vraiment du lot comme Mériane, Juhel ou bien encore Chunsène et les protagonistes secondaires ne sont pas non plus en reste, me donnant envie d’en apprendre plus sur certains d’entre eux. Après, je regretterai peut-être une transition que j’ai trouvé un peu précipité, ainsi que la capacité à Mériane d’utiliser son arc, qui m’a paru un peu trop facile, mais rien de trop bloquant. La plume de l’auteur est fluide, soignée et prenante et j’ai maintenant hâte de découvrir la suite.

 

Ma Note : 8/10

 

Autres avis : Phooka, Dup, …

Sharp Ends – Joe Abercrombie

Résumé : The Union army may be full of bastards, but there’s only one who thinks he can save the day single-handed when the Gurkish come calling: the incomparable Colonel Sand dan Glokta.
Curnden Craw and his dozen are out to recover a mysterious item from beyond the Crinna. Only one small problem: no one seems to know what the item is.
Shevedieh, the self-styled best thief in Styria, lurches from disaster to catastrophe alongside her best friend and greatest enemy, Javre, Lioness of Hoskopp.
And after years of bloodshed, the idealistic chieftain Bethod is desperate to bring peace to the North. There’s only one obstacle left – his own lunatic champion, the most feared man in the North: the Bloody-Nine …

Edition : Gollancz

 

Mon Avis : Pour ceux qui suivent mon blog depuis un petit moment, vous avez du vous rendre compte que je suis fan des différents écrits de Joe Abercrombie. Que ce soit les romans qui se situent dans l’univers de La Première Loi ou même ses romans plus adolescents, j’ai toujours bien accroché à ces récits souvent sombres, bien porté par des personnages charismatiques et efficaces. C’est donc sans surprises que ce recueil de nouvelles, venant s’intégrer à nouveau dans son univers de La Première Loi, ait rapidement trouver une place dans ma PAL. Concernant la couverture, je la trouve très sympathique. A noter que ce livre comporte treize nouvelles et qu’on retrouve certains personnages dans plusieurs textes, ainsi que certains de ses romans.

A Beautiful Bastard : Cette nouvelle nous fait suivre Salem Rews, quartier maître du régiment du colonel Glotka avant la terrible bataille contre les Gurkish qui verra ce dernier se faire capturer, défigurer et torturer avant de le retrouver dans la trilogie de La Première Loi. Une nouvelle sympathique, où l’auteur comme souvent nous montre un peu le côté le moins brillant de l’armée avec des personnages loin d’être des héros, avec leurs forces et leurs faiblesses. Le texte permet surtout de présenter Glotka pas encore tout à fait le monstre manipulateur de la trilogie, mais un personnage arrogant, fier, égoïste et sans scrupules. Le récit reste par contre très linéaire et sans surprises, mais se lit facilement et offre une agréable introduction au recueil.

Small Kindnesses : Ce texte nous présente Shev, une voleuse un peu trop « gentille », qui cherche à se caser et à vivre une vie normale, mais qui va se voir forcer à effectuer une « dernier » larcin. Bien entendu, rien ne va se passer comme prévu. Le texte s’avère efficace, bien porté par un rythme tendu et une gouaille des personnages franchement percutants. On suit les aventures de notre héroïne avec plaisir, de nombreux rebondissements et de nombreuses trahisons vont ainsi parsemer le chemine de Shev. Mais l’élément principal qui va se dégager de ce récit c’est la conclusion et la la rencontre entre Shev et Javre que l’on va retrouver dans plusieurs textes du recueil et qui se démarque clairement, dévoilant un duo captivant.

The Fool Jobs : Avec cette nouvelle, on plonge à nouveau au milieu de la bande de Craw, déjà rencontré dans Les Héros, qui a pour mission d’aller récupérer un objet dans un village ennemi. Alors, j’avoue ça fait plaisir de retrouver cette équipe farfelue, bien porté par des personnages charismatiques et percutants. Un texte qui ne manque pas non plus d’action et de dialogues entrainants. Sauf que voilà cette nouvelle est loin d’être marquante, se révélant finalement prévisible et assez linéaire, même si la fin ne manque pas de faire sourire. Un texte que je classe finalement dans la catégorie vite lu, apprécié, mais finalement vite oubliée.

Skipping Towns : On retrouve dans cette nouvelle le duo Javre et Shev, qui ont pas mal voyagé et ont connu pas mal de déboires. Cette fois Shev veut faire les choses bien et rembourser leurs dettes, sauf que bien entendu ça va tourner mal et le passé de Javre va les rattraper. Une bonne petite nouvelle qui se révèle très classique, mais finalement tiens parfaitement la route, principalement par la force du duo, les mystères liés à Javre et le charisme qu’ils dégagent. Le rythme est tendu, efficace et je me suis facilement laissé porter par ce texte qui permet de développer Javre qui prouve à nouveau la capacité de l’auteur a créer des personnages complexes, mais fascinants.

Hell : Cette nouvelle nous replonge au milieu du siège de Dagoska où l’on suit Temple, perdu au milieu de la ville en ruine, abandonnée par l’Union et les plus aisés. Il ne reste ainsi plus que le peuple pour souffrir aux mains des Gurkish. La nouvelle en soit se révèle plutôt efficace, bien porté par cette ambiance sombre, violente et angoissante, ainsi que la tension qui monte au fil des pages. La détresse est plutôt bien retranscrite et la rencontre avec Mamun offre un final à couper au couteau. Un texte au final que j’ai trouvé réussi et qui ne manque pas d’attrait, même si la fin, finalement un peu convenue, l’empêche d’être encore meilleur.

Two’s Company : On retrouve à nouveau Javre et Shed, perdus dans le nord et qui vont malencontreusement rencontrer Whirrun déjà croisé dans Les Héros. Cette rencontre va ainsi créer des étincelles dans tous les sens du terme. On plonge ici dans une nouvelle qui va offrir son lot de combat et d’humour souvent caustique. J’avoue d’ailleurs m’être bien marré en suivant les péripéties de nos héros ainsi que la « joute » entre Javre et Whirrun devant les yeux ébahis de Shev qui porte porte limite à elle seule cette nouvelle. La plume de l’auteur joue aussi énormément, maîtrisant parfaitement le rythme et la tension sans jamais se révéler trop lourde ou ennuyeuse.

Wrong Place, Wrong Time : Cette nouvelle cherche offrir un visage différent du conflit qui a démarré dans Servir Froid par Monza Murcatto, essayant de montrer l’envers du décor et les effets qu’ont pu avoir sa vengeance sur différents personnages. Le soucis de cette nouvelle c’est qu’elle n’est intéressante que si on a lu le roman auquel elle se raccorde. Ensuite j’ai trouvé qu’elle manquait clairement de force pour franchement marquer le lecteur et réussir à l’emporter. C’est bien simple pour écrire cette chronique j’ai été obligé de la survoler à nouveau pour me rappeler de quoi elle parlait.

Some Desperado : Cette nouvelle a déjà été chroniquée suite à ma lecture de l’anthologie Dangerous Women. Retrouvez ma chronique ici.

Yesterday, Near a Village Call Barden … : Cette nouvelle cherche à nous montrer les conséquences de la guerre, mais du point de vue de deux camps. On se retrouve ainsi dans un épisode qu’on peut situer contectuellement dans le roman Les Héros, où l’on suit Bremer avec ses hommes qui ont installé leur campement dans la ferme de Tinder. Franchement le texte est sympathique, on y retrouve le côté cynique de la guerre, nous présentant différents points de vues et différentes visions de celle-ci. On y trouve aussi quelques scènes épiques avec une dose d’humour, de cynisme ainsi que des personnages assez charismatiques. La chute de la nouvelle fait sourire. Pourtant même si j’ai apprécié ce texte, il lui manquait un petit truc pour se révéler encore plus marquant.

Three’s a Crowd : On retrouve à nouveaux le duo qui s’impose franchement dans cette anthologie : Javre et Shred. On plonge ainsi bien des années après leurs rencontres, Shev va enfin pouvoir vivre honnêtement grâce à une amnistie, sauf que son passé va se rappeler à elle et elle va de nouveau devoir contacter Javre et tous les emmerdements que cela peut provoquer. J’ai apprécié ce texte car en l’associant avec les autres on a une vraie évolution du duo de personnages, bien construite et qui ne manque pas d’intérêt. On ressent ainsi clairement la force de leur amitié, mais aussi cette inimité qui s’est installée que ce soit dans les non-dits comme dans les changements de leur relation. L’auteur manie toujours le côté humour et cynique avec brio et l’intrigue offre son lot de surprises avec une conclusion efficace. J’ai aussi apprécié le travail de l’auteur sur le côté humain et relationnel, pas que pour nos héros, mais aussi pour tous les autres protagonistes qui finalement s’avère complexe. Une très bonne nouvelle selon moi.

Freedom! : Une nouvelle qui nous propose de découvrir une campagne du fameux mercenaire Nicomo Cosca, mais racontée par un historien qui offre clairement un fort parti pris et une vision très romancée de l’aventure. Une nouvelle plutôt sympathique, qui vaut principalement par le décalage entre ce qui nous est présenté, le côté flamboyant et altruiste du mercenaire, alors que l’on sait très bien, à travers les romans, que c’est loin d’être le cas. Cela nous rappelle, de façon un peu exagérée certes, de l’importance du regard de l’historien et de son influence dans ce qu’il raconte, mais aussi que le beau rôle est toujours écrit par les vainqueurs. Maintenant le texte a tout de même du mal à être plus qu’une nouvelle juste divertissante à mon goût, justement parce-qu’elle cherche à en faire trop.

Tough Times All Over : une nouvelle que j’ai trouvé intéressante dans sa construction et sa narration, car elle ne suit pas un ou plusieurs personnages, mais un mystérieux paquet qui va transiter de mains en mains entre vols et échanges. Une nouvelle par contre étrange, car elle fait de nouveau intervenir Shev et Javre quelques temps après Three’s a Crowd, mais sans franchement se servir des éléments de cette dernière. Comme si rien ne s’était passé et c’est frustrant de ne rien savoir, de ne pas comprendre. Ensuite, vu le nombre de personnages que l’on croise, c’est légèrement dommage de ne pas les voir un peu plus développé. Par contre la conclusion légèrement ouverte sur ce mystérieux paquet m’a bien plu.

Made a Monster : Cette nouvelle nous propose de retrouver Logen, mais qui va nous proposer une visage complètement différent du héros « sympathique » que l’on avait découvert dans la trilogie La Première Loi. En effet on le suit ici à l’époque où il était le champion de Bethod. Un texte plutôt réussi, tendu, avec des personnages qui offrent finalement une vision différente de ce que l’on pouvait connaître. Une tension se dégage du début à la fin de ce récit, même si finalement il se révèle un peu trop linéaire et prévisible. Un texte que j’ai trouvé tout de même très sympathique et agréable.

En Résumé : J’ai passé un sympathique moment de lecture avec ce recueil qui m’a fait replonger avec un minimum de plaisir dans l’univers de La Première Loi. Alors après tous les textes ne sont clairement pas au même niveau, certains se détachant plus que d’autres, mais dans l’ensemble ça se lit bien et j’avoue avoir été facilement happé par les aventures de Shev et Javre qui se dégagent vraiment des autres textes. Par contre, j’aurai du mal à recommander ce recueil a quelqu’un qui ne connait pas l’univers et qui souhaiterait le découvrir, certaines des nouvelles étant trop ancrées dans les précédents romans de l’auteur. Au final un recueil qui est loin de révolutionner le genre, mais qui offre un divertissement agréable et dans lequel on retrouve ce qui fait la force de l’auteur avec des moments épiques, du cynisme et certains personnages très charismatiques.

 

Ma Note : 7/10

Les Chroniques de L’Etrange Tome 2, La Résurrection du Dragon – Romain D’Huissier

Résumé : Des femmes-serpents massacrées, voilà ce que contemple l’exorciste Johnny Kwan. Bientôt, un enregistrement vidéo lui révèle le visage de l’assassin – un visage qu’il connait bien : ce redoutable adversaire a tué son mentor et failli avoir sa peau à plusieurs reprises. Néanmoins, l’enquêteur ne peut s’abandonner à la vengeance. Il doit retrouver, pour le compte de la Triade du Dragon florissant, un inestimable oeuf de jade destiné à faire éclore un dragon. S’il veut encore déjouer les plans des Hmong, Johnny devra à nouveau se dépasser…

Edition : Critic

 

Mon Avis :  Il y a quelques mois, je me suis lancé dans la lecture du premier tome de ce cycle de Fantasy Urbaine qui m’avait offert un moment de lecture divertissant et efficace, bien porté par une ambiance nerveuse et une intrigue efficace et cela malgré quelques petits défauts (ma chronique ici). Intéressé de savoir comment l’auteur allait faire évoluer son intrigue et son héros, je me suis rapidement laissé tenter par ce second tome qui s’est vite retrouvé dans ma bibliothèque. Puis bon, pour ceux qui suivent ce blog, j’avoue avoir un petit faible pour la Fantasy Urbaine. Concernant la couverture, illustrée par Xavier Collette, je la trouve très réussie et efficace.

On plonge à nouveau dans la ville de Hong-Kong, quelques mois après la fin du premier tome, Johnny Kwan se remet doucement de sa dernière enquête qui l’avait laissé aux portes de la mort. Il commence même à reprendre doucement son activité d’exorciste avec de petits boulots. Quand on le contact pour le massacre de courtisanes, un visage qu’il connait bien depuis sa dernière enquête va surgir et lui rappeler que tout n’est pas terminé. Par vengeance il va alors tout faire pour résoudre cette enquête. Je dois bien avouer qu’une fois la dernière page de ce second tome tourné, j’ai passé un très bon moment de lecture, et j’ai même trouvé ce roman mieux maîtrisé que le précédent et plus nerveux encore. Pourtant, je dois bien avouer que ce n’était pas obligatoirement gagné, j’ai eu un peu de mal à replonger dans les cinquante premières pages, l’auteur cherchant à faire trop de rappels sur le premier tome à mon goût. Alors attention en faire est toujours utile, on ne se souvient jamais de tout et ça permet aussi de lier les deux récit, mais voilà je trouvais que les deux premiers chapitres donnait parfois limite un peu trop l’impression d’être un résumé du premier volume. Heureusement quand l’enquête démarre, cette constatation s’efface et je me suis retrouve à nouveau plongé dans ce récit que j’ai alors eu du mal à lâcher.

Il faut dire que Romain d’Huissier joue de façon efficace avec le lecteur, donnant l’impression d’offrir une nouvelle enquête qui va finalement peu à peu révéler ses liens avec celle sur Les 81 Frères, levant certains mystères tout en offrant son lot de coups de théâtre et de rebondissements. Je dois bien admettre que, même si quelques-unes des révélations sont prévisibles, je n’avais pas vu venir certaines d’entre elles qui m’ont franchement surprises, m’ont captivés et qui ne ménagent pas le lecteur dans le bon sens du terme. L’auteur n’oublie pas pour autant de nous offrir ce qui faisait déjà l’intérêt du premier tome, son lot de triades, de mafia, de fusillades et de combats très typés cinéma asiatique qui colle parfaitement à ce que construit l’auteur. Cela offre ainsi une ambiance assez explosive, tendue, nerveuse et entraînante au récit qui fait qu’on tourne les pages avec l’envie d’en apprendre plus. On remarque surtout que l’auteur maîtrise parfaitement son intrigue, et principalement les liens entre le premier et le second tome, ou des éléments anodins dans le précédent prennent ici une nouvelle dimension pour mieux nous étonner.

L’univers reste toujours aussi intéressant à découvrir, que ce soit aussi bien à travers cette ville de Hong-Kong fascinante et envoutante ainsi que par son ambiance, mais aussi par son aspect magique et mythologique qui offre une certaine fraicheur, selon moi. En effet toute cette culture Chinoise vient clairement, pour moi, apporter un plus à la toile de fond que dessine l’auteur et offre une certaine originalité. Tout cet aspect mystique et fantastique est toujours aussi captivant à découvrir, que ce soit concernant les divinités que l’on découvre, les démons, la magie, les castes ou encore certains aspects historiques développés. La ville hongkongaise offre ainsi toujours un cadre franchement intéressant aux aventures de notre héros avec toujours cette dualité entre modernité et tradition qui transparait tout du long, accentué justement par quelques sorties en dehors de la cité. Alors certes, personnellement je trouve qu’elle pourrait être encore plus présente, mais ce ne sont que mes attentes et cela ne l’empêche pas de remplir parfaitement son rôle et offrir une toile de fond intéressante, soignée et plus que réussie. On sent clairement que l’auteur cherche à offrir un ensemble cohérent, avec un vrai travail de recherche qui transparait. Même si je ne suis pas obligatoirement le plus à même de juger ce travail, cet univers m’a en tout cas captivé.

Concernant les personnages, Johny Kwan continue à se développer et à se densifier dans ce tome, ce qui le rend toujours aussi intéressant à suivre et à découvrir. Les évènements de sa dernière aventure l’ont fait évoluer, changer et il n’a pas la même vision qu’avant, s’est ouvert à d’autres. Ce tome va ainsi le voir progresser, il va tisser des liens qui étaient un peu moins présent dans le tome précédent. Il fait par conséquent moins héros « solitaire » qui lutte contre les forces occultes et on s’attache un peu plus à lui. Ce toma va aussi à nous le pousser dans ses derniers retranchements. Les personnages qui gravitent autour de lui restent par contre plutôt succincts, mais remplissent parfaitement leurs rôles que ce soit au niveau de l’intrigue comme au niveau des questionnements de notre héros. Je regretterai par contre cet aspect parfois facile à tomber sur le bon allié au bon moment et surtout à lui accorder une confiance énorme. Certes c’est loin d’être le cas de tous, mais sur un personnage en particulier j’ai trouvé que  ce lien d’amitié se créé un peu trop facilement et rapidement. Rien de non plus dérangeant, loin de là, tant on est emporté par les péripéties et révélations.

La plume de l’auteur est toujours aussi vive, entraînante, simple et efficace, nous plongeant facilement dans ce récit percutant, dont la grande force est finalement de modifier la perception que l’on avait des évènements du premier tome pour mieux nous surprendre et nous captiver. On notera un final haletant et explosif, plein de rebondissements , de tension et d’action qui laisse sur un cliffangher qui me donne clairement envie de lire rapidement la suite qui devrait sortir normalement fin de l’année si je ne me trompe pas. L’auteur a clairement réussi à rendre ce second tome encore plus abouti et réussi que le premier et m’a offert un bon moment de lecture.

En Résumé : J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce second tome que j’ai même trouvé plus abouti que le précédent. Pourtant j’ai eu du mal à complètement me plonger dans les premières pages, qui offrait trop de rappels du tome précédent, mais une fois embarqué dans l’enquête j’ai eu du mal à lâcher ce roman. Il faut dire que l’auteur a vraiment à réussi à me surprendre, transformant la perception que l’on pouvait avoir du premier tome pour tout chambouler tout en restant cohérent et percutant. Il n’oublie pas pour autant ce qui faisait son intérêt dans le volume précédent, y retrouvant triades, mafia, dangers et combats avec ce côté un peu cinéma asiatique qui colle parfaitement au récit. L’univers continue à se développer que ce soit à travers le cadre proposé par cette ville de Hong-Kong, mais aussi par son côté mystique et mythologique qui se densifie encore un peu et s’avère travaillé. On s’accroche toujours à Johnny, le héros, qui a été obligé d’évoluer depuis le tome précédents et qui va de nouveau devoir se surpasser pour avancer. Les personnages qui gravitent autour de lui restent succincts, mais remplissent parfaitement leurs rôles et offrent de sacré révélations. Je regretterai peut-être parfois la facilité du héros à trouver la bonne personne au bon moment et lui offrir une grande confiance, mais rien de dérangeant. La plume de l’auteur est simple, entraînante et efficace nous happant facilement dans son récit jusqu’à cette conclusion explosive et pleines de questions qui me donne franchement envie de lire la suite.

 

Ma Note : 8/10

 

Autres avis : Ours Inculte, Joyeux Drille, …

Les Papillons Géomètres – Christine Luce

Résumé : Eve a disparu il y a cinq ans, sans laisser ni corps ni trace.
Enfuie avec un amant, d’après la police londonienne, mais morte selon l’époux inconsolable. En dépit de sa défiance, ce dernier a fait appel à une médium ; contre toute attente, Mademoiselle LaFay possède un réel talent pour joindre l’au-delà et réunit chaque année le couple pour un jour de félicité… sauf cette fois-ci : Eve n’apparaît pas.
En ces temps de misère et de richesse insolente dans la société victorienne, la vie après la mort attise les espoirs des scientifiques. Mary-Gaëtane LaFay et son amie Maisy, deux femmes audacieuses, affrontent leurs frayeurs pour résoudre un mystère entre deux mondes crépusculaires. De l’autre côté, l’Enquêteur poursuit le même dessein. La frontière qui les sépare est plus ténue qu’ils ne l’imaginaient, ce qui les unit, infiniment supérieur. L’affaire Blake révélera une énigme de la taille des univers.

Edition : Les Moutons Electriques

 

Mon Avis : Ce livre est un peu entré dans ma PAL sur un coup de tête, n’ayant jamais rien lu de l’auteur avant ce récit. Les éditions des Moutons Electriques ayant fait une campagne de communication soutenue concernant ce roman, je me suis rapidement intéressé à celui-ci, principalement par son résumé intriguant. En effet il propose une bonne dose de fantastique, ce qui a toujours le don de titiller ma curiosité. Ajouter à cela une couverture, illustrée par Melchior Ascaride, que je trouve franchement superbe, c’est donc sans surprise qu’il ait rapidement rejoint ma PAL.

On découvre John Blake qui a perdu son épouse, Eve, il y a cinq ans et a perdu goût à la vie. Il décide en dernier recours de se tourner vers la médium Mary-Gaëtane LaFay, qui arrive alors à créer un contact avec son épouse. Il décide ainsi de se retrouver tous les ans pour lui permettre de garder contact avec sa femme. Sauf qu’au cinquième anniversaire, quelque chose d’improbable survient, Eve ne se présente pas au rendez-vous. La peine immense de John Blake va alors toucher l’enquêteur, un fantôme, qui décide de tout faire pour savoir ce qui s’est passé. Franchement j’aurai aimé pouvoir apprécier, ce roman, il avait des qualités, principalement au niveau de son univers, qui avait tout pour me plaire. Il y avait clairement ce petit côté étrange et fantastique, qui repose beaucoup sur l’ambiance mise en place ce qui a le don de titiller ma curiosité. Pourtant, une fois la dernière page tournée, je dois bien avouer que je n’ai jamais réussi à complètement entrer dans ce récit, je dirai même que je suis en grande parti passé à côté.

Commençons déjà par ce que je considère le gros point fort du récit, il s’agit de l’univers et de l’ambiance que construit l’auteur. La toile de fond a ainsi de quoi me fasciner. On est en pleine époque Victorienne, qui plus est à Londres ; rien qu’avec ces deux éléments, si c’est bien maîtrisé, peut offrir un joli cachet à ce monde. Et je dois bien avouer que l’auteur le maîtrise plutôt bien, arrivant à construire quelque chose d’étrange, de déroutant, pleine de magie et de mystères et le tout dans une ambiance onirique, sombre et fantastique qui a eu le don de me captiver et de me donner envie d’en apprendre plus. Un côté angoissant, oppressant se ressent aussi, bien porté par cette ville de Londres aux multiples visages. Alors, j’aurai peut-être préféré que la ville prenne plus d’ampleur pour en devenir limite un point central du récit, mais rien de dérangeant, n’étant qu’une attente personnelle. L’auteur arrive clairement par moment à rendre son monde palpable, vivant et plaisant. Le point original vient d’ailleurs du travail sur les fantômes, les interactions qu’ils peuvent avoir avec nous, l’étrangeté de leurs vies, ainsi que cette sous-intrigue qui se dégage dans la quête de l’Enquêteur et de ses camarades. On se laisse même assez facilement emporter par quelques scènes étranges, irréelles et déroutantes qui collent parfaitement au récit. L’auteur construit ainsi une image de fond franchement complexe et un minimum captivant qui, s’il avait été mieux porté, aurait au final proposé une histoire qui aurait pu facilement m’emballer. Dommage que le reste n’ait pas rempli mes attentes.

Ce qui m’a en premier lieu perturbé dans ce roman c’est son intrigue. Je ne vais pas dire qu’elle n’existe pas, il y a bien un fil rouge, sauf que normalement pour qu’elle me captive il faut qu’elle soit un minimum consistante, ce qui ne m’a jamais paru être le cas ici. J’avais l’impression de suivre une bande d’aventuriers qui tournent en rond, pour qui les indices se révèlent au petit bonheur la chance selon les besoins du récit et qui arrivent à offrir une conclusion qui ne répond en rien aux questions que l’on aurait pu un tant soit peu se poser. C’est frustrant, limite on se dit tout ça pour ça. Alors oui, on découvre bien la vérité sur ce qu’est advenu de Eve, mais que ce soit concernant les motivations, le mobile, la quête ou un minimum d’informations sur celui qui est derrière tout cela, le lecteur ne connaitra rien. Cela aurait pu permettre à l’auteur de développer sa sous-intrigue, concernant la fameuse quête de l’enquêteur dont j’ai déjà parlé, mais même là ce n’est pas le cas, car elle reste finalement complètement ouverte, complexe, sans aucune informations, comme si l’auteur comptait y revenir dans un autre roman. Surtout au final l’impression qui s’est dégagé de ce livre c’est que pour moi ce n’était pas un roman, j’avais plus l’impression de plonger dans une nouvelle ou au pire une novella que l’auteur a étiré en remplissant pour en faire un roman, comme si c’était une contrainte. Clairement, plus court je pense que le récit aurait gagné en intérêt et en rythme.

Concernant les personnages là aussi je dois bien admettre que je n’ai pas été accroché plus que cela. Pourtant il y a du potentiel, principalement avec ce fantôme, l’Enquêteur , qui ne manque pas de complexité et se révèle mystérieux. Il y a aussi la médium Mary-Gaëtane LaFay qui pouvait offrir un contrepoint intéressant, avec par exemple cette malédiction qui plane au-dessus d’elle comme une épée de Damoclès. Chaque personnage possède finalement, je trouve, un minimum de potentiel, sauf que voilà on reste en permanence en surface ce qui est rapidement frustrant. L’auteur ne cherche jamais à les approfondir, les densifier ou à essayer de travailler l’aspect émotionnel de chacun d’entre eux. Par conséquent on n’a jamais l’impression de les voir changer, évoluer au fil de l’intrigue. Certains personnages tendent même vers une caricature qui, si elle est souhaitée, n’a pas fonctionné avec moi. Autre point qui n’aide pas ce sont les dialogues qui sont clairement surjoués. Alors, surjouer des dialogues peut être intéressant, permettant d’accentuer certains aspects, ou d’offrir un contrepoint à l’aspect dramatique de l’intrigue, sauf qu’ici ça n’a jamais fonctionné avec moi vu que je n’ai jamais réussi à m’attacher aux différents protagonistes.

Concernant la plume de l’auteur cela dépendra franchement de chacun je pense, on ne peut pas nier que l’auteur possède un style unique, qu’elle aime les mots et jouer avec pour tenter d’offrir une lecture unique. J’avoue, j’apprécie une plume dense qui peut s’avérer poétique, sauf que concernant Les Papillons Géomètres j’ai surtout eu l’impression que l’auteur cherchait à trop en faire. Comme si elle cherchait à chaque fois le mot ou l’expression de trop qui transforme une phrase qui pourrait se révéler envoutante en une phrase un peu lourde et pompeuse. Comme si elle n’arrivait pas à trouver le juste milieu. De plus, certains passages m’ont paru mal construits. Certains accrocheront peut-être, moi je suis clairement passé à côté. Au final je dois bien avouer que je ne ressors pas complètement captivé par ce roman qui certes possède un potentiel non négligeable, mais qui aurait mérité je pense d’être encore un peu plus travaillé et approfondi. On reste en surface de trop nombreuses choses, pour entièrement m’emporter dans ma lecture.

En Résumé : Je dois bien admettre que je suis passé à côté de ce roman, Les Papillons Géomètres n’ayant pas réussi à complètement me captiver. Le roman possède pourtant un certain potentiel ainsi qu’un univers qui ne manque pas d’intérêt se révélant étrange, envoutant et plutôt bien porté par la ville de Londres qui offre un côté sombre et légèrement angoissant à l’ambiance. Le travail sur les fantômes ne manque pas non plus d’attrait, s’avérant pour moi original et efficace offrant une ou deux scènes déroutantes et pourtant captivantes. Le soucis c’est que le reste du roman ne suit pas, selon moi. L’intrigue manque ainsi de consistance, les indices tombant un peu au bonheur la chance et la conclusion ne répondant a aucune des questions que le lecteur pourrait se poser. L’auteur aurait pu développer ses sous-intrigue pour compenser, mais même pas tant l’ensemble reste ouvert comme si elle comptait revenir dans ce monde. Autre point, pour moi j’avais l’impression d’avoir entre les mains une nouvelle ou une novella qu’on avait étiré et rempli pour répondre au format roman. Concernant les personnages ils possèdent tous un certains potentiel, mais vu qu’ils ne sont jamais un tant soit peu développé ou travaillé, je n’ai jamais réussi à m’intéresser à eux. Il faut dire aussi que je n’ai pas accroché aux dialogues qui m’ont paru surjoués. Concernant la plume de l’auteur, ça dépendra de chacun, on ne peut nier qu’elle possède un style unique, mais de mon côté il m’a paru trop en faire perdant le côté poétique et onirique recherche pour une légère impression pompeuse et de lourdeur. Au final je suis en grande partie passé à côté de ce récit, même si je pense qu’il pourra plaire à certains.

 

Ma Note : 4/10

 

Autres avis : Au Pays des Caves Trolls, Boudicca (Bibliocosme), Book en Stock, …

The Memoirs of Lady Trent Book 3, The Voyage of the Basilisk – Marie Brennan

Résumé : Devoted readers of Lady Trent’s earlier memoirs, A Natural History of Dragons and The Tropic of Serpents, may believe themselves already acquainted with the particulars of her historic voyage aboard the Royal Survey Ship Basilisk, but the true story of that illuminating, harrowing, and scandalous journey has never been revealed―until now.
Six years after her perilous exploits in Eriga, Isabella embarks on her most ambitious expedition yet: a two-year trip around the world to study all manner of dragons in every place they might be found. From feathered serpents sunning themselves in the ruins of a fallen civilization to the mighty sea serpents of the tropics, these creatures are a source of both endless fascination and frequent peril. Accompanying her is not only her young son, Jake, but a chivalrous foreign archaeologist whose interests converge with Isabella’s in ways both professional and personal.
Science is, of course, the primary objective of the voyage, but Isabella’s life is rarely so simple. She must cope with storms, shipwrecks, intrigue, and warfare, even as she makes a discovery that offers a revolutionary new insight into the ancient history of dragons.

Edition : Tor Books

 

Mon Avis : C’est sans surprise, qu’après avoir passé de bons moments avec les deux premiers volumes du cycle de Lady Trent, je me lance dans la découverte de ce troisième tome. Il faut dire que les précédents romans offraient une Fantasy efficace, bien porté par une héroïne charismatique et captivante (Chronique du Tome 1, Tome 2). J’étais donc intrigué de savoir comment l’auteur allait gérer ce troisième tome d’un cycle qui en comporte cinq (le dernier venant d’être publié il y a quelques semaines en VO). Les illustrations de Todd Lockwodd, que ce soit celle de la couverture ou celles présentent dans le livre, sont toujours aussi superbes apportant un vrai plus au récit.

La construction de ce tome se fait, dans les grandes lignes, de la même façon que les précédents. On se retrouve ainsi six ans après la fin du second tome, Isabella se lance dans une nouvelle expédition concernant les dragons. Étant un peu plus reconnue professionnellement, même si son statut de femme l’empêche toujours de s’imposer, elle part cette fois dans un voyage de plusieurs années à bord du navire le Basilisk pour collecter le maximum d’informations. Cette fois elle ne fera pas la même erreur que lors de ses dernières aventures, car en plus de son entourage elle emmène aussi son fils avec elle. Pourtant, même si les grandes lignes paraissent identiques, cela n’empêche pas ce troisième tome de posséder sa propre histoire, sa propre « âme » et surtout à évoluer au fil des tomes. Alors je ne vais pas le nier, la surprise et l’aspect nouveauté s’est estompé suite aux deux précédentes histoires, mais je me suis tout de même de nouveau laissé porter par les nouvelles aventures de l’héroïne. Surtout le récit garde toujours ce rythme posé et efficace entre réflexions, aventures et travail sur l’héroïne qui fonctionne toujours aussi bien faisant que si vous avez accroché aux précédents, vous ne devriez pas être trop dépaysé par ce troisième tome.

L’intrigue de ce troisième tome est, d’une certaine façon, divisée en deux parties. Une première partie qui se consacre clairement sur l’héroïne, la gestion de son voyage, de sa famille, sa chasse aux dragons, mais aussi son travail anthropologique. Puis dans une seconde partie un aspect un peu plus politique commence à se développer. Cela permet ainsi de densifier de plusieurs façons l’univers que construit l’auteur, que ce soit le côté bestiaire, faune et flore ou bien encore tout ce qui concerne la diplomatie. L’aspect politique gagne aussi en profondeur, il faut dire que l’héroïne a évolué depuis le premier tome, elle ne peut plus nier son existence, même si elle fait tout pour éviter de s’en mêler. Il faut aussi dire que le voyage de l’héroïne a clairement le don de dépayser le lecteur, nous faisant ainsi découvrir de nombreuses régions et de nombreux sites fascinants toujours autant porté par des descriptions simples et efficaces. Ce troisième tome permet aussi finalement d’agrandir l’univers et d’éviter ainsi de proposer toujours la même chose. On a franchement l’impression de voyager avec eux, de découvrir ce monde.

Concernant les dragons, même si je maintiens que cette série ne les met pas obligatoirement au premier plan, ici ils vont gagner encore un peu en importance, principalement dans la notion biologique, de biodiversité et de taxonomie. L’auteur ne se contente pas de mettre des dragons pour « pimenter » son récit comme cela arrive régulièrement, plus on avance plus on en découvre sur leurs origines, leurs histoires ou encore leurs différences. Alors j’avoue cette approche touche ma fibre de scientifique, mais elle reste soft, l’auteur ne se lance pas dans une idée de « hard science » ou autre, elle apporte seulement un plus, une certaine complexité à son monde et reste facilement abordable même si je ne doute pas que ça pourra en déranger certains. Au final un monde qui donne encore envie d’en apprendre plus, d’y plonger dedans. Marie Brennan ne manque pas non plus de nous offrir quelques scènes de chasses entraînantes et prenantes, amenant aussi au récit du mouvement et une certaine tension.

Concernant les personnages, Isabelle est toujours aussi intéressante à suivre. Elle continue à évoluer, à changer au fil des pages et des tomes ce qui fait qu’elle ne donne jamais l’impression de nous ennuyer. C’est d’ailleurs en grande partie elle qui nous emporte dans ce récit, ces aventures, toujours bien porté par le parallèle entre une certaine jeunesse fougueuse et une narration avec un regard plus mature qui colle bien au récit et offre une vision différente. Ici elle n’est plus la jeune fille un peu perdue du premier tome, elle a gagné en maturité et en autorité et surtout elle continue à gagner en caractère et en curiosité, même si cela peut parfois encore lui jouer des tours. Elle va devoir apprendre à évoluer avec son fils présent durant cette expédition, mais aussi avec Sunhail qui va la faire réfléchir sur de nombreux points, mais aussi émotionnellement. On y retrouve aussi, à travers son regard, des réflexions très intéressantes sur la notion scientifique, qui va ici montrer ses premières véritables dérives, mais aussi à travers une notion de nouveau anthropologique, par la visite de nouvelles terres et de nouveaux lieux qui va amener son lot de chocs culturels et sociaux. Reste aussi toujours en fond cette notion position de la femme à l’époque, car malgré le fait que l’héroïne se positionne comme l’une des plus éminentes savantes sur les dragons, elle n’est toujours pas reconnue à sa juste valeur, le sera peut-être jamais et doit continuer à se battre.

Après cette narration a un double effet, certes on est facilement fasciné et emporté par l’héroïne, mais les personnages secondaires se retrouvent un peu en retrait. Alors rien de trop bloquant, mais voilà j’aurai aimé en apprendre plus sur certains, comme par exemple le capitaine du bateau. C’est moins marquant que dans les tomes précédents, Jake et Sunhail arrivant justement à sortir un peu du lot, mais c’est parfois légèrement frustrant. Ensuite, autre point que l’on retrouvait aussi dans les tomes précédents, le récit donne toujours cette impression d’offrir une fin trop rapide. Comme si l’auteur était limité en nombres de pages et doit terminer rapidement. Ce n’est en rien bloquant, tant elle ne manque pas de rythme et d’intérêt, mais voilà j’avoue qu’un chapitre en plus ne m’aurait pas dérangé. Concernant le plume de l’auteur elle est toujours aussi soignée, efficace et vivante et a réussi à me captiver toujours aussi facilement dans ce troisième tome qui confirme tout le bien que je pensais de cette série. J’ai déjà le quatrième tome dans ma PAL et le dernier ne devrait pas tarder à y entrer je pense.

A noter que ce roman sortira normalement chez l’Atalante en Juin 2017 sous le titre Le Voyage du Basilic.

En Résumé : J’ai de nouveau passé un très bon moment de lecture avec le troisième tome de ce cycle qui a réussi à se renouveler assez pour ne pas m’ennuyer, malgré que la magie de la découverte soit passé. L’intrigue, construite dans les grandes lignes de la même façon que les précédentes, s’avère efficace et bien porté par un rythme posé et entraînant. Elle est un peu coupée en deux parties, la première se consacrant sur l’héroïne, sa chasse aux dragons, ses relations et sa vision du monde, puis dans un second temps un aspect plus politique. L’univers continue à se densifier, bien porté par le dépaysement que propose ce voyage. Les descriptions le rendent aussi vivants et captivants et donne envie d’en apprendre plus. L’héroïne continue à gagner en densité et surtout à évoluer et changer au fil des pages et des tomes. Elle va ainsi devoir faire avec son fils, mais aussi un nouveau personnage Sunhail, qui va la pousser à réfléchir. Ce qui est dommage, même si moins présent que les tomes précédents, c’est que les autres personnages qui gravitent autour, mis à part les deux cités plus haut, manquent parfois un peu de profondeur. Ensuite, je regrette aussi que la conclusion soit un peu traitée rapidement. Alors, rien de trop bloquant tant j’ai de nouveau été emporté, mais voilà ça se ressent légèrement. La plume de l’auteur est toujours aussi soignée, captivante et vivante et ce troisième tome confirme tout le bien que je pensais du cycle. Je ne vais pas tarder à me lancer dans la suite.

 

Ma Note : 8/10

Boudicca – Jean-Laurent Del Socorro

Résumé : Angleterre, an I. Après la Gaule, l’Empire romain entend se rendre maître de l’île de Bretagne. Pourtant la révolte gronde parmi les Celtes, avec à leur tête Boudicca, la chef du clan icène. Qui est cette reine qui va raser Londres et faire trembler l’empire des aigles jusqu’à Rome ?
À la fois amante, mère et guerrière mais avant tout femme libre au destin tragique, Boudicca est la biographie historique et onirique de celle qui incarne aujourd’hui encore la révolte.

Edition : ActuSF (Bad Wolf)

 

Mon Avis : Jean-Laurent Del Socorro avait réussi à me captiver avec son premier roman, Royaume de Vents et de Colères, qui offrait un récit de Fantasy Historique prenant et entraînant, bien porté par des personnages forts (ma chronique ici). Par conséquent quand j’ai vu que l’auteur publiait un nouveau livre, j’avoue avoir rapidement été tenté. L’auteur continue ici à nous offrir une Fantasy Historique, puisque cette fois c’est l’histoire de Boudicca qui nous est contée, ou plutôt romancée par l’auteur vu qu’on connait finalement peu de choses sur sa vie. Concernant la couverture, illustrée par Yana Moskalu, je la trouve très réussie et accrocheuse.

Ce roman va ainsi nous faire découvrir Boudicca, de sa naissance à sa fin, à travers différents épisodes importants de sa vie qui vont faire d’elle ce personnage marquant que l’on suit. Car oui, une fois la dernière page tournée, je dois bien avouer ce qui m’a le plus captivé dans ce récit c’est bien cette héroïne à la fois fascinante et complexe. C’est un peu la grande force du roman la façon dont l’auteur construit Boudicca, jeune fille fière, têtue et hautaine, rejetée par son père car sa naissance a amenée la mort de sa femme, qui va peu à peu en grandissant apprendre la magie des mots et découvrir que le monde n’est pas aussi simple qu’elle le croit. Elle va devoir s’initier rapidement, dans un monde où la moindre erreur peut avoir des graves conséquences. Elle va aussi devoir évoluer, gérer de nombreux fronts et endosser de nombreux rôles. C’est finalement la densité de ce personnage, sa force, ses envies, ses faiblesses, ses erreurs qui font qu’on est rapidement captivé par sa vie, sa progression, les choix qu’elle doit faire et ce qui va l’amener à les prendre.

D’ailleurs si vous vous lancez dans Boudicca dans l’espoir de trouver un récit guerrier, alors il vaut mieux passer votre chemin on est plus dans un récit qui cherche à mettre l’humain en avant par rapport à l’épique et l’action. Cela ne veut pas dire qu’il ne propose pas des scènes de batailles et de guerres, juste qu’elle passe un peu au second plan devant la façon dont l’héroïne elle-même grandit, change et va devoir faire face aux nombreuses péripéties et questions qui se dessinent devant elle. A la fois femme, guerrière, reine et mère elle va devoir faire des choix pas toujours facile, des choix humains qui ont toujours des conséquences et dont elle va toujours devoir faire face. C’est un peu d’ailleurs ce qui fait qu’on s’attache à elle, ces multiples facettes qui font d’elle finalement une personne à part entière, franche qui se bat pour ces convictions et ce qu’elle croit juste, malgré ses doutes. Une complexité qui finalement la rend proche de nous et nous questionne.

Il faut dire aussi qu’elle est plutôt bien entourée, que ce soit entre le druide Prydain, la guerrière et garde du corps Ysbal, son père Antedios, son futur prétendant Pratsutagos, son Brater Caratacos, son amante ou encore ses filles chacun d’entre eux va apporter sa pierre à la personnalité qu’est Boudicca. C’est d’ailleurs un des gros points forts selon moi de l’auteur, arriver à brosser des personnages franchement charismatiques, qui en quelques lignes arrive à ne pas laisser indifférent le lecteur, à lui donner envie d’en apprendre plus sur eux, à les découvrir. Alors c’est parfois légèrement frustrant dans ce roman, car ils ne sont finalement là que pour faire évoluer Boudicca alors que parfois on aurait aimé en apprendre plus sur eux, mais ce n’est en rien un reproche tant ils arrivent finalement à nous marquer et à nous faire d’une certaine façon réfléchir que ce soit par les mots comme aussi énormément par les non-dits qui transparaissent. La narration à la première personne joue aussi beaucoup sur le fait qu’on se laisse rapidement happé par la vie de cette héroïne exceptionnelle, donnant presque cette impression au lecteur d’être présent. On ressent ainsi pleinement les émotions de l’héroïne.

L’univers s’avère par contre assez classique, surtout si comme moi vous connaissiez un peu l’histoire de cette reine. On est ainsi plongé au milieu du peuple Icène, l’une des tribus qui compose l’île de Bretagne. Les Romains commercent déjà avec l’île et ont apporter des nouvelles technologies et de nombreux changements, mais malgré cela l’Empereur rêve de conquête et d’agrandir son territoire. L’auteur vient aussi le rehausser d’une petite dose de fantastique, que ce soit dans la mythologie d’époque, les druides ou bien encore les rêves. C’est léger, mais apporte je trouve un vrai plus au récit. L’aspect politique ainsi que les coutumes viennent aussi densifier de façon efficace et cohérente l’ensemble ce qui donne clairement envie d’en apprendre plus et on se retrouve à tourner facilement les pages. Alors certes il s’avère assez classique présenté comme cela, mais cela ne l’empêche pas de s’avérer solide, efficace, prenant et profond, ce qui fait qu’on se laisse assez facilement emporter dans ce passé envoutant et intrigant. Il s’agit aussi d’un roman qui nous offre de quelques réflexions passionnantes, qui nous rappelle que parfois pour faire avancer les choses il faut savoir se battre pour ses conviction. C’est un roman qui nous fait obligatoirement réfléchir sur le notre société, les Celtes montrant ainsi une certaine égalité entre les hommes et les femmes, car c’est bien Boudicca qui va mener la guerre, c’est elle qui va être reconnue comme Reine par l’ensemble de son peuple qui la juge finalement sur ses actes. Il nous montre aussi le choc des cultures, l’assimilation d’un peuple par un autre déguisé sous le terme évolution, commerce et paix. Des réflexions qui ne laissent pas le lecteur indifférent je trouve.

Alors après le roman s’avère assez court (environ 250 pages), allant directement à l’essentiel, ce qui est parfois légèrement dommage, car j’aurais apprécié en savoir un peu plus que ce soit d’un point de vue historique comme sur certains personnages, mais aussi que Boudicca soit encore un peu plus développée. Il ne s’agit que d’un souhait personnel, qui ne gâche en rien la lecture du roman tant il s’avère prenant. Par contre, je regretterai peut-être une impression de linéarité qui se dégage au fil des pages. Alors après vous allez me dire que l’Histoire est déjà écrite, certes, mais cela n’empêche pas de pouvoir développer quelques surprises, ce qui n’est jamais franchement le cas ici. Attention cela n’enlève en rien aux qualités de ce roman, bien porté par une plume simple, concise, efficace et qui garde que l’essentielle pour nous offrir un récit tendu du début à la fin. Boudicca m’a ainsi offert un très bon moment de lecture et je lirai sans soucis d’autres écrits de l’auteur. Je reviens vite fait sur la nouvelle qui clôture ce roman, D’ailleurs et d’Ici, qui nous plonge dans la révolte la Boston Tea Party, que j’ai trouvé sympathique, mais loin d’être très marquante.

En Résumé : J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce roman qui nous propose de découvrir la vie romancée de Boudicca. Ce qui marque dans ce roman c’est finalement le portrait que nous brosse l’auteur concernant cette héroïne. On découvre ainsi une personne complexe, à la fois princesse, reine, mère, amante, guerrière, guide, qui va devoir faire face à de nombreux choix, de nombreuses décisions, sans jamais se perdre elle-même. Au final une héroïne forte, entraînante, attachante et émouvante qui ne laisse pas indifférent le lecteur. Alors si vous cherchez plus le côté épique vous risquez d’être déçu , car même si ce récit propose tout de même son lot de batailles et de guerres elles passent un peu au second plan devant l’évolution de l’héroïne et les réflexions qu’elle soulève. Il faut dire qu’elle est aussi parfaitement entouré par des personnages charismatiques, fascinants dont on aurait d’ailleurs aimé en apprendre plus sur certains. L’univers, sans se révéler révolutionnaire, est solide, efficace, dans lequel vient s’ajouter une légère touche de mysticisme et de magie qui ne manque pas d’apporter un plus à l’ensemble. Le récit offre aussi de nombreuses réflexions que ce soit sur les choix que l’on fait, la notion de conviction et ce qu’on est prêt à faire pour elle ou bien encore sur la notion d’égalité. Alors après le roman est plutôt court (moins de 250 pages),ce qui est un peu frustrants car sur certains points j’en attendais plus, mais rien de non plus trop dérangeant. Par contre, j’ai ressenti une certaine linéarité dans l’intrigue, ce qui est légèrement dommage, même si cela ne m’a pas empêché de passer un très bon moment de lecture, bien porté par une plume simple, concise et entraînante.

 

Ma Note : 8/10

 

Autres avis : l’Ours Inculte, Le Comptoir de l’Écureuil, Samuel ZittermanAmarüel, Au Pays des Caves Trolls, Boudicca (Bibliocosme),  …