Catégorie : Thriller (Page 1 of 8)

Congo Requiem – Jean-Christophe Grangé

Résumé : On ne choisit pas sa famille mais le diable a choisi son clan. Alors que Grégoire et Erwan traquent la vérité jusqu’à Lontano, au cœur des ténèbres africaines, Loïc et Gaëlle affrontent un nouveau tueur à Florence et à Paris. Sans le savoir, ils ont tous rendez-vous avec le même ennemi. L’Homme-Clou. Chez les Morvan, tous les chemins mènent en enfer.

Edition : Albin Michel
Poche : Le Livre de Poche

 

Mon Avis : J’avoue, de temps en temps, je me laisse facilement tenter par un Thriller qui, a une époque pas obligatoirement si lointaine (on se rassure comme on peut sur son grand âge ^^) était mon type de lecture de prédilection. Dans les auteurs que je suivais régulièrement, et que je suis toujours, vient Jean-Christophe Grangé qui s’est imposé avec ses Thriller sombre. Alors, c’est vrai, depuis quelques années sa production me parait en dent de scie, alternant le bon avec le moyen, mais son dernier Roman, Lontano, s’était révélé très sympathique (ma chronique ici). Il est d’ailleurs à noter que Congo Requiem est la suite directe de Lontano et, même si ce dernier peut se lire indépendamment, il serait dommage de passer à côté du premier. Il était donc logique que je lise cette suite, même si pour des raisons d’abord logistique, puis de manque de temps cela a quand même pris un bon moment.

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Les Deux Mondes Tome 2, La Frontière – Neal Stephenson

Résumé : Reamde : un virus émis dans un des jeux en lignes les plus populaires de la planète, T-Rain, inquiète beaucoup de monde. A commencer par le créateur de T-Rain, Richard Forthrast et sa nièce, Zula, partis sur les traces des hackers. Bientôt, leur chemin va croiser celui de deux hommes redoutables, Ivanov, un ponte de la mafia russe, et Abdallah Jones, un terroriste islamiste. Lorsqu’en Chine Zula est prise en otage par ce dernier, débute une formidable partie d’échec au sein des deux mondes : le virtuel et le réel.

Edition : Sonatine
Poche : 10/18

 

Mon Avis : Il y a environ deux ans maintenant, je me suis lancé dans la lecture du premier tome de ce Thriller technologique écrit par Neal Stephenson. Par premier tome j’entends première partie découpé par l’éditeur pour éviter de publier un pavé de plus de 1300 pages. Je ne critique pas, même si je préfère qu’on respecte une oeuvre, je peux comprendre ce choix. Alors, j’avoue, des écrits de l’auteur j’ai surtout envie de lire depuis longtemps Anathem qui est quand même considéré comme son meilleur roman, mais faute de traduction et après l’abandon des droits par l’éditeur qui les avait acquis à l’époque je m’étais fait une raison. Je m’étais donc laissé tenter par son roman le plus récent : Les Deux Mondes dont le premier tome m’avait offert un moment de lecture sympathique, nerveux et sans temps mort (chronique ici). Il était donc temps de lire la suite. Concernant Anathem, il est à noter qu’il va finalement être publié prochainement dans la collection Imaginaire de chez Albin Michel. Par contre il risque d’y avoir un peu de spoiler du tome précédent.

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L’Homme aux Deux Ombres – Steven Price

Résumé : Londres, 1885. Une tête de femme est repêchée dans les eaux sombres de la Tamise. En charge de l’enquête, le grand détective William Pinkerton se lance sur la piste du célèbre Edward Shade, mais ce dernier lui file sans cesse entre les doigts. Pinkerton s’engouffre alors dans les bas-fonds londoniens : réverbères dans la brume, fumeries d’opium, égouts tortueux, séances de spiritisme. Il y découvre un monde d’espions, de maîtres chanteurs, d’adeptes de sectes, de voleurs à la petite semaine et de tueurs sans pitié.
Grandiose, profondément évocateur, L’Homme aux deux ombres dresse le portrait saisissant de personnages au bord de l’abîme. Plongé dans un univers de secrets et de faux-semblants, le lecteur découvre l’histoire du lien improbable entre William Pinkerton, détective de légende, et Edward Shade, l’homme le plus mystérieux de la capitale victorienne.

Edition : Denoël & d’ailleurs (parution le 09-11-2017)
Traduction : Pierre Ménard

 

Mon Avis : J’avoue, je me suis laissé tenter par ce roman sur un coup de tête, intrigué par un quatrième de couverture qui me donnait envie de le découvrir. Je ne connaissais rien de l’auteur avant de me lancer dans la lecture de ce livre, qui est d’ailleurs, si je ne me trompe pas, son premier roman, Steven Price ayant publié des recueils de poésie avant L’Homme aux Deux Ombres. Concernant la couverture, illustrée par Marion Tigréat, je la trouve très sympathique même si, personnellement, j’ai un petit faible pour la couverture en VO.

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L’Essence du Mal – Luca D’Andrea

Résumé : En 1985, dans les montagnes hostiles du Tyrol du Sud, trois jeunes gens sont retrouvés morts dans la forêt de Bletterbach. Ils ont été littéralement broyés pendant une tempête, leurs corps tellement mutilés que la police n’a pu déterminer à l’époque si le massacre était l’œuvre d’un humain ou d’un animal.
Cette forêt est depuis la nuit des temps le théâtre de terribles histoires, transmises de génération en génération.
Trente ans plus tard, Jeremiah Salinger, réalisateur américain de documentaires marié à une femme de la région, entend parler de ce drame et décide de partir à la recherche de la vérité. À Siebenhoch, petite ville des Dolomites où le couple s’est installé, les habitants font tout – parfois de manière menaçante – pour qu’il renonce à son enquête. Comme si, à Bletterbach, une force meurtrière qu’on pensait disparue s’était réveillée.

Edition : Denoël Sueurs Froides
Traduction : Anaïs Bouteille-Bokobza

 

Mon Avis : Parfois il m’arrive d’avoir envie de me plonger dans la lecture d’un petit Thriller. Il fût un temps où j’en lisais énormément, mais à force j’ai commencé à en connaître les ficelles, en définir les schémas de construction et donc par finir par être moins emporté, moins surpris par des révélations que je voyais venir. C’est d’ailleurs un peu ce qui se passe depuis quelques mois concernant mes attentes en Fantasy, dont le côté classique, déjà-vu, a du mal à  me captiver. Mais revenons à ce roman, il y a quelques semaines on m’a proposé de le découvrir et j’avoue, je me suis rapidement laissé tenter. Le résumé se révélant intriguant et l’illustration de couverture accrocheuse, il donc rapidement rejoint ma PAL.

Ce roman va nous faire suivre Jeremiah Salinger, l’étoile montante des réalisateurs de documentaires, qui suite à un accident va être forcé à prendre du repos dans la région de naissance de sa femme. Il va alors se trouver une obsession pour le crime de Bletterbach où trois jeunes gens, lors d’une nuit d’une tempête extraordinaire, ont trouvé la mort de façon horrible. Il va m’être compliqué d’expliquer mon ressenti avec ce roman. Dans l’ensemble il est bon, il a réussi à me captiver et à me faire tourner les pages avec l’envie d’en apprendre plus, mais voilà on sent sur certains aspects le premier roman. J’y reviendrai plus tard, mais il y a pour moi un soucis dans le rythme du récit et aussi dans l’envie de l’auteur. Déjà le premier point intéressant du roman c’est qu’on ne plonge pas dans une enquête effrénée à la recherche d’un tueur disparu depuis des années. Le récit est ainsi construit comme un journal, où le héros va autant prendre le temps de nous raconter qui il est, nous présenter sa vie et les difficultés qu’il rencontre, que prendre le temps d’essayer de résoudre ce mystère. C’est en partie ce qui m’a d’ailleurs accroché dans ce récit, le fait que tout ne soit pas tourné vers le mystère, mais que l’auteur prenne le temps de brosser le portrait de son héros et aussi de créer une ambiance. Certes cela pourra en déranger certains, le mystère se retrouvant parfois au second plan et le récit donnant l’impression de prendre son temps à démarrer, mais de mon côté cela ne m’a pas dérangé plus que cela.

Un des autres aspects intéressants du récit vient clairement de l’image de fond que cherche à construire l’auteur. On a clairement l’impression de se sentir transporté dans ces montagnes. En quelques mots à peine à chaque fois, il vient offrir au lecteur un background très visuel et que j’ai trouvé intéressant. Là-dessus il apporte alors un aspect historique qui ne manque pas non plus d’attrait, que ce soit dans les histoires de rivalités, mais aussi dans la construction sociale qui a vu ce petit village passer d’un lieu limite en autarcie, perdant sa jeunesse qui préférait partir pour trouver un avenir, à un lieu touristique qui attire du monde. On découvre aussi un village qui, même s’il a évolué, continue à rester fermé sur lui-même, à considérer les gens venant de l’extérieur comme des étrangers. Enfin l’auteur vient y intégrer des histoires locales qui apportent un petit plus. Là où par contre j’ai eu du mal à accrocher, c’est, sans spoiler, dans l’aspect fantastique que cherche à présenter l’auteur qui m’a paru n’être amené que pour lui faire plaisir et ne pas apporter grand-chose à l’histoire. Par contre, le point le plus intéressant, pour moi, vient clairement de l’atmosphère qu’arrive à mettre en place Luca D’Andrea, on sent clairement ce côté froid, hostile, dérangeant, oppressant qui vient aussi bien des montagnes que des habitants. Cela offre quelque-chose de prenant, de limite stressant qui s’ajoute au récit et joue sur son côté prenant.

Concernant les personnages, Salinger nous offre un personnage intéressant à suivre, principalement dans sa construction. En effet l’auteur nous offre un héros qui suite à un évènement particulier va plonger dans un syndrome post-traumatique, d’où son besoin de se plonger dans ce mystère pour oublier ses terreurs. Cela lui offre ainsi une dimension particulière tout en étant finalement un protagoniste un peu lambda. Ce côté proche de vous et moi fait aussi qu’on s’identifie peut-être un peu plus facilement à lui. On découvre ainsi quelqu’un avec ses forces et ses faiblesses, sa détermination, son envie de s’en sortir. Ce qui est dommage, c’est que les personnages secondaires qui gravitent autour de lui manque quand même, à mon goût, de profondeur. Certains paraissent d’ailleurs n’être là que pour faire évoluer l’intrigue en apportant leurs révélations et limite disparaissant dans la foulée, ce qui est un peu dommage. Surtout que certains auraient pu être plus soignés comme la femme du héros ou encore son beau-père. Cela n’est en rien bloquant, mais se ressent tout de même un peu.

Quelques défauts se font tout de même ressentir avec ce roman. Le premier vient, pour moi, de l’abus de dialogue dans la construction du récit. L’auteur oublie ainsi parfois la règle du « Show, Don’t Tell » ce qui fait qu’on se retrouve avec des pavés de dialogues. Alors j’avoue, cela se ressent moins que dans certains autres romans, l’auteur jouant sur la notion de souvenir des protagonistes qui fonctionne plutôt bien, mais tout de même parfois on a juste envie de lui dire de romancé plutôt que de plonger dans des dialogues qui paraissent un peu surjoués. Ensuite il y a parfois un léger soucis de rythme, l’auteur proposant plusieurs lignes de sous-intrigue et par moment une ou deux longueurs se font ressentir. Enfin l’autre point vient justement de l’intrigue qui tourne autour du mystère des meurtres. Franchement elle est intéressante, elle collait bien au récit pourtant sur la fin Luca D’Andrea tombe dans l’excès je trouve. Le dernier chapitre cherche tellement à faire monter la tension et à vouloir offrir des révélations que j’ai trouvé qu’il en faisait trop, perdant ainsi de sa cohérence et un peu de son intérêt. Cela n’empêche pas pour autant ce récit d’offrir un bon moment de lecture sympathique et divertissant, le tout porté par une plume simple et entraînante.

En résumé : J’ai passé un agréable moment de lecture avec ce thriller qui se révèle plus que divertissant. L’auteur nous fait suivre ainsi Salinger, un personnage lambda, qui pour se sortir d’un syndrome Post-traumatique, va se plonger dans le mystère de meurtres de Bletterbach. Un récit qui ne cherche ainsi pas la frénésie à tout va et le sanglant, mais qui construit à la fois un héros, une ambiance et un mystère. L’intrigue, même si quelques longueurs se font une ou deux fois ressentir,  fonctionne bien que ce soit dans sa notion de mystère que dans sa construction. Certes tout n’est pas parfait, mais il ne manque pas d’attrait. L’image de fond que construit l’auteur s’avère très prenante que ce soit dans la représentation de ce petit village montagnard, comme dans l’ambiance qu’il met à la place à la fois vaste, sauvage et aussi hostile, froid, oppressant qui colle parfaitement au récit. Le héros principal est intéressant à suivre et à découvrir à travers son évolution, nous présentant un protagoniste complexe. Ce qui est dommage c’est que les personnages qui gravitent autour de lui manquent là parfois de profondeur et certains paraissant n’être là que pour les bienfaits de l’intrigue. Alors après, c’est vrai, l’auteur abuse un peu trop des dialogues et le dernier chapitre m’a paru trop en faire en terme de révélations et tension, n’apportant pas obligatoirement grand-chose, mais je me suis quand même laissé porté par ce récit divertissant, le tout porté par une plume simple, efficace et entraînante.

 

Ma Note : 7/10

Récidive – Sonja Delzongle

Résumé : Saint-Malo, hiver 2014. Du haut des remparts, sorti de prison, Erwan Kardec contemple la mer en savourant sa liberté. Il y a trente ans, il a tué sa femme à mains nues, devant leur fille, Hanah. Jamais il n’aurait été démasqué si la fillette n’avait eu le courage de le dénoncer. Malade, nourri d’une profonde haine, il n’aura de cesse de la retrouver avant de mourir.
À New York, au même moment, Hanah, qui a appris la libération de l’assassin de sa mère, est hantée par le serment qu’il lui a fait de se venger. De cauchemars en insomnies, son angoisse croît de jour en jour. Pourquoi a-t-il tué sa mère? Quand surgira-t-il? Quels sont ces appels anonymes?
La confrontation est inévitable.
Quand on est traqué, mieux vaut-il se cacher, ou regarder la mort dans les yeux?

Edition : Denoël Sueurs Froides (parution le 06/04/2017)

 

Mon Avis : J’avoue, depuis quelques semaines l’envie de me plonger dans un petit Thriller me titillait. Par conséquent quand on m’a proposé de découvrir ce roman, j’avoue je me suis assez facilement laissé tenter. Alors autant le dire tout de suite, je n’avais jamais lu aucun roman de Sonja Delzongle avant de me lancer dans la découverte de ce Récidive, même si j’en avais déjà entendu parler par les différents blogs que je suis. Vu que les romans sont indépendants les uns des autres, ça ne s’avère en rien bloquant. Puis bon situer le récit à Saint-Malo a le don de titiller ma curiosité, appréciant beaucoup cette ville.

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Irezumi – Akimitsu Takagi

irezumiRésumé : Tokyo, été 1947. Dans une salle de bains fermée à clef, on retrouve les membres d’une femme assassinée. Son buste – lequel était recouvert d’un magnifique irezumi, ce célèbre tatouage intégral pratiqué par les yakuzas qui transforme tout corps en œuvre d’art vivante – a disparu. Le cadavre est découvert par deux admirateurs de la victime : un professeur collectionneur de peaux tatouées et le naïf et amoureux Kenzô Matsushita. La police a deux autres meurtres sur les bras : le frère de la première victime, dont le corps était lui aussi recouvert d’un irezumi, retrouvé mort et écorché, et l’amant jaloux de la jeune femme, tué d’une balle dans la tête. Frustré par leur incapacité à résoudre ces affaires, Matsushita appelle à la rescousse Kyôsuke Kamisu, dit «le Génie». Seul ce surdoué charismatique et élégant peut démasquer le psychopathe arracheur de tatouages.

Edition : Denoël Sueurs Froides (parution le 03/10/2016)
Traduction : Mathilde Tamae-Bouhon

 

Mon Avis : Comme vous le savez si vous suivez régulièrement ce blog, parfois j’aime me laisser tenter par un roman plus Thriller/Policier, genre que j’ai pas mal dévoré durant mon adolescence, puis un peu laissé de côté n’y retrouvant plus trop l’intérêt premier que j’y cherchais. Cela ne m’empêche pas d’en prendre un de temps en temps et de le découvrir avec plaisir, ce qui est le cas d’Irezumi. Quand on m’a proposé de découvrir ce livre, je me suis rapidement laissé tenter par l’envie de découvrir un polar Japonais, mais aussi par un résumé accrocheur. Ajouter à cela une illustration de couverture intrigante, j’avais donc hâte de découvrir ce qu’allait proposer l’auteur. A noter que ce roman a initialement été publié au Japon en 1948.

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