Freedom – Jonathan Franzen

freedom.jpgRésumé : In his first novel since The Corrections, Jonathan Franzen has given us an epic of contemporary love and marriage. Freedom comically and tragically captures the temptations and burdens of liberty: the thrills of teenage lust, the shaken compromises of middle age, the wages of suburban sprawl, the heavy weight of empire. In charting the mistakes and joys of Walter and Patty Berglund as they struggle to learn how to live in an ever more confusing world, Franzen has produced an indelible and deeply moving portrait of our time.

Edition : Picador

 

Mon Avis : Comment j’en suis arrivé à lire ce livre, déjà j’ai beaucoup entendu parler de lui lors de sa sortie lors de la rentrée littéraire, ce livre profitant d’une forte et excellente publicité le décrivant comme un chef d’œuvre contemporain traitant le sujet d’une famille américaine. Puis j’ai décidé de l’emprunter à quelqu’un de mon entourage l’ayant acheté en VO pour premièrement, découvrir ce livre et deuxièmement, continuer à travailler mon niveau d’anglais.

Je ne vais pas tourner autour du pot, je suis sorti de ma lecture déçu et pas mal mitigé. L’auteur peut par moment nous emporter dans l’histoire de cette famille, allant du comique au tragique, nous dévoilant une société réaliste éprise de liberté et de doutes. Mais il m’a donné l’impression de remplir la moitié de son livre avec du vide, une sorte de remplissage ennuyeux, comme si l’auteur une fois les derniers mots écrits n’avait jamais relu son œuvre et effectué les découpages essentiels. On se laisse facilement emporter sur les cent premières pages puis après on alterne entre des passages qui paraissent inutiles, longs, lourds et complexes et des passages vraiment intéressants et acerbes sur la société, ses mœurs et ses coutumes.

On ne peut pas nier la qualité de l’auteur dans la création de ses personnages et dans les dialogues et les réparties qui s’avèrent souvent naturels, véridiques et actuelle. Il offre un regard vraiment intéressant sur une société égoïste, éprise de libertés sans savoir ce que cela veut dire, où l’amour a du mal à trouver sa place. Il nous offre même des critiques sur la société et l’environnement qui font réfléchir, mais voilà, à côté de cela l’auteur se perd dans trop de descriptions, d’explications et de « parlote » qui m’ont grandement paru inutiles et qui plus est, complexifient trop le texte. Imaginez l’auteur, pour présenter un personnage, va vous présenter sa famille, ses amis, leurs façons de voter, leur défauts, leurs qualités, etc.. et tout cela sur une plus d’une vingtaine de pages tout simplement pour dire « voilà pourquoi mon héros est comme ça ». Moitié moins aurait amplement suffi. C’est simple sur un livre de 705 pages j’ai l’impression que 300 auraient mérité une coupe ou au minimum une retouche complète.

Concernant les personnages on ne peut pas nier que l’auteur sait les rendre efficaces, contemporains, proche de nous et attachants. Que ce soit Patty à l’adolescence tragique qui a du mal à comprendre son rôle dans la société et qui voit sa famille se déliter et ne sait plus où va son coeur, en passant par Walter personnage au passé douloureux qui cherche à vivre une vie parfaite. Mais voilà selon moi Richard, par contre, n’est pas un des personnages les plus intéressants, on retrouve chez lui le stéréotype du rocker contestataire à midinette qui aurait fait un bon second rôle mais, ne s’impose pas en tant que protagoniste principal. En tout cas les personnages nous montrent notre société telle qu’elle est, en plein chaos, à la recherche d’illusions telle que l’amour ou la liberté.

Alors je ne nie pas les qualités de l’auteur qui possède une plume vraiment simple, efficace et qui sait nous construire une époque, nous la faire revivre et y plonger des personnages plus que convaincants et intéressants. Mais voilà tout du long l’auteur nous montre que la vie n’est pas facile, que des choix, parfois cruels sont faits tout ça pour aboutir, en conclusion, à une sorte de happy end sorti de son chapeau et dont j’ai eu beaucoup de mal à avaler. Après je ne le cache pas ma déception vient aussi sûrement de ma lecture en VO, les longueurs et lourdeurs ont fait que parfois je me perdais dans ma lecture et me retrouvais obligé de relire des passages entier ne sachant pas encore trop lire en diagonale en Anglais.

En résumé : Voilà un livre dont j’avais tellement entendu parler mais, dont je sors de ma lecture déçu. L’histoire se révèle à moitié intéressante et passionnante et à moitié plein de longueurs et de lourdeurs. C’est dommage car les personnages se révèlent vraiment captivants, proche de nous, aux personnalités complexes et le tout est porté par une plume vraiment efficace et réaliste. Mais voilà ajouté aux longueurs une fin un peu trop « happy end » sorti du chapeau de l’auteur font que je suis plutôt déçu de ma lecture. Loin du chef d’oeuvre dont j’ai tant entendu parler.

 

Ma Note : 4,5/10

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  1. Personnellement, je n’en avais pas entendu parler avant de le lire et je suis tombée entièrement sous le charme. Le fait de ne pas avoir d’attentes particulières et de le lire en français a
    peut-être aidé. En tous cas tu as mis le doigt sur les aspects que je préfère, on a apprécié un peu les mêmes choses, peut-être pas avec la même intensité 🙂

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