La Maison qui Glissait – Jean-Pierre Andrevon

la-maison-qui-glissait.jpgRésumé : Un immense fracas le réveille. Le tonnerre ? Peut-être… Le jour pointe, la chaleur est déjà étouffante dans l’appartement minuscule occupé par Pierre au 13e étage de sa tour de banlieue. Ensommeillé, il entrouvre le rideau de la fenêtre depuis son lit… et demeure pétrifié par le panorama qui se révèle à lui. Un brouillard poisseux bouche l’horizon, c’est à peine s’il distingue la silhouette de la tour des Tilleuls à quelques dizaines de mètres de là. Le brouillard, avec une telle canicule ?… Ainsi débute le cauchemar pour tous les résidents de cette barre HLM coupée du monde par un mur cotonneux qui semble abriter de terrifiantes créatures, une réclusion forcée qui va contraindre les habitants à s’organiser pour faire face à l’indicible et révéler la vraie nature de chacun. Car après tout, le pire n’est peut-être pas dans la brume…

Et d’ailleurs, d’où vient-elle, cette brume ?

Edition : LeBélial’

 

Mon Avis : La première chose qui m’a attiré avec ce livre, c’est sa couverture que je trouvais magnifique. Un univers Post-Apocalyptique mise en dessin par Philippe Gady. Puis après arrive le nom de l’auteur qui est l’un des piliers de la Science Fiction française qui écrit depuis la fin des années 60, Jean-Pierre Andrevon. Ensuite je regarde le quatrième de couverture et je me dis « Tiens il y a une certaine ressemblance avec Brume de Stephen King ». Et pourtant une fois le livre entamé on se rencontre que le traitement donné à l’histoire est complètement différent de celui donné par Stephen King.

On suit ici les habitants de la tour des érables, qui culmine sur 14 étages, dans une banlieue entourée de dizaine d’immeubles identiques. En ce dernier week-end d’août, sous une chaleur étouffante, les habitants sont réveillés par un coup de tonnerre. Surprise, après plusieurs semaines d’un ciel d’un bleu limpide, une brume compacte, poisseuse et lumineuse est apparue. Cette brume les coupe complètement du monde. Il en ressort un ressentiment étrange. Les habitants décident donc de descendre pour se rendre compte; les problèmes commencent.

Une des forces de ce livre et l’utilisation de nombreux personnages vivant dans l’immeuble. En effet chacun vit différemment l’apparition de la brume et les conséquences que cela va engendrer. La multitude de point de vue permet donc à l’auteur de faire passer des sentiments différents selon les personnages. Car oui malgré le côté fantastique du livre et de cette brume qui les coupe du monde, l’auteur met l’accent sur les relations entre les habitants de cet immeuble. Et c’est justement là que l’histoire est intéressante. Que ce soit la prise de conscience de la catastrophe, celle de l’absence totale d’électricité puis au fur et à mesure de la prise de conscience de chacun qu’il s’agit peut être de la fin, chaque personnage le vit et le voit différemment, dévoilant les peurs et les fantasmes enfuis en chacun.

De plus l’auteur ancre son récit dans une société contemporaine fidèle à notre société actuelle et recrée dans cette tour des érables un microcosme où on y retrouve nos problèmes de sociétés. Que ce soit le problème des jeunes de banlieues, l’intégration religieuse ou la maladie on y retrouve pas mal de nos préoccupations actuelles. Le rythme du livre est construit dans le but de faire monter la pression et le frisson lentement au fur et à mesure des pages. Car oui malgré l’étude de notre société le récit reste un roman d’épouvante et on retrouve dans cet histoire son lot de folies et de disparitions. Le style de l’auteur est fluide et retranscrit parfaitement bien les émotions des habitants. Son histoire arrive à nous faire frémir mais surtout à nous poser des questions.

Alors bien sur le roman n’est pas parfait, quelques personnages sont caricaturaux et la fin est peut être un peu abrupte. Mais il n’y pas de là de quoi bouder le plaisir que j’ai eu en lisant cet excellent livre.

En Résumé : Un excellent roman à plusieurs voix traitant des réactions de chacun face à l’inconnu, tout en n’oubliant pas de faire frissonner le lecteur. Une histoire inquiétante et troublante.

 

Ma Note : 9/10

Précédent

La Lignée – Guillermo Del Toro & Chuck Hogan

Suivant

La Nuit Sans Fin – Mark Chadbourn

  1. Je n’ai lu que des nouvelles d’Andrevon mais je les avais adorées ! Je me note ce titre.

  2. C’est marrant parce que c’est aussi la couverture qui m’a donné envie de lire ton billet, celui-ci achevant de me donner envie de lire ce roman.

  3. comme toi, ce genre de couvertue m’attire, je note, je panse aimé cette lecture

  4. Tu m’as convaincue ! Et hop, dans la LAL…

  5. Je ne suis pas très SF et je ne connais pas l’auteur mais la 4ème de couverture et ton article me donnent envie et ça me changerait de mes lectures ! ^^
    Je note, je note (j’aurai du prendre un carnet pas une feuille ! 😉 )

  6. de.w

    ce livre m’intrigue!

    Je viens de découvrir ton blog que j’aime beaucoup!^^
    Je vais suivre tes lectures je pense!^^

Laisser un commentaire

© 2010 - 2017 Blog-o-Livre

%d blogueurs aiment cette page :