Étiquette : fabien clavel

L’Evangile Cannibale – Fabien Clavel

l'evangile cannibaleRésumé : Aux Mûriers, l’ennui tue tout aussi sûrement que la vieillesse. Matt Cirois, 90 ans et des poussières, passe le temps qu’il lui reste à jouer les gâteux. Tout aurait pu continuer ainsi si Maglia, la doyenne de la maison de retraite, n’avait vu en rêve le fléau s’abattre sur le monde. Et quand, après quarante jours et quarante nuits de réclusion, les pensionnaires retrouvent la lumière et entrent en chaises roulantes dans un Paris dévasté, c’est pour s’apercevoir qu’ils sont devenus les proies de créatures encore moins vivantes qu’eux. Que la chasse commence…

Edition : Actu SF

 

Mon Avis : Comme depuis quelques années maintenant Plumeline s’est mis dans la tête, lors du festival des Imaginales, de me faire repartir avec un livre qu’elle a sélectionné avec son petit déambulateur ( 😀 ). Finalement cette année sous ses argumentations et recommandations je suis reparti avec deux livres dont cet Évangile Cannibale. Il faut aussi bien avouer qu’il ne pouvait que finir dans ma PAL, un mélange de zombies et de papys a le don de me questionner et je me demandais bien ce qu’allait pouvoir proposer l’auteur. À noter la couverture, illustrée par Diego Tripodi, qui se révèle sympathique et efficace.

Alors clairement ce livre ne révolutionnera pas le roman de zombies en général, nous proposant une infection qui parait lié à ce qu’il parait être un problème pharmaceutique et qui a amené le retour des morts-vivants. Non, là où l’auteur trouve l’originalité c’est plutôt dans la façon dont il présente les choses, pas de héros sur son cheval blanc, pas de sauveur baraqué, pas de groupe plein de vivacité, ici nos survivants sont tout simplement une bande de vieillard coincé dans une maison de retraite qui vont découvrir l’apocalypse. Imaginez alors des courses poursuite à 2 à l’heure entre un zombie qui se traine et un fauteuil roulant électrique, voilà l’idée qu’a trouvé l’auteur pour son récit et je dois bien avouer qu’elle accroche clairement se révélant efficace, percutante et surtout pleine de dérision.

L’auteur se met alors à construire son récit un peu en deux grandes parties avec une première qui pose l’histoire, les personnages et l’univers de cette maison de retraite, le tout de façon ironique, rempli d’humour noir et de cynisme, bien porté par les réparties incisives du narrateur et avec une petite dose de mystique. L’auteur manipule ici l’humour au Xème degré de façon captivante et on ne peut s’empêcher de sourire voir même de rire devant certains passages francs et sans concessions. Puis au fil des pages la tension commence à monter, nos héros quittent la maison de retraite pour rejoindre Paris et découvrir alors que les zombies ont pris le pouvoir, que la ville est cloisonnée. Ils se lancent alors dans une (lente) course-poursuite pour la survie qui se révèle sanglante, surprenante et terriblement efficace. On atteint d’ailleurs le paroxysme de l’horreur, de la folie et de l’angoisse suite à la rencontre avec Manon. On se rend compte alors que quel que soit l’âge des gens, quand la survie prime, que la folie apparait, alors le travail de groupe devient de plus en plus compliqué, chaotique et impossible. L’Homme est un loup pour l’Homme, même chez les anciens. Que ce soit la première ou la seconde partie j’ai été captivé du début à la fin par ce roman  sans temps morts, rempli de rebondissements le tout bien porté par un format assez court (un peu moins de 300 pages) proposant ainsi un rythme haletant.

Mais ce roman est aussi bien plus qu’un divertissement réussi et plein d’humour, il se révèle aussi intelligent, offrant de nombreux axes de réflexions comme par exemple sur la façon dont on traite nos anciens, le culte de la jeunesse et de la beauté, le consumérisme, la vie qu’on brûle par les deux bouts sans prendre le temps de se poser ou bien encore plus simplement la capacité de l’humanité à s’autodétruire. Un roman qui, une fois la dernière page tournée, s’est révélé beaucoup plus psychologique qu’il le laissait présager initialement. Alors certes l’ensemble cherche parfois un peu trop le percutant, balançant des idées sans complètement les développer et certains aspects manquent de complexité ou de densité, mais l’ensemble ne manque pas d’attrait et permet d’élever ce roman a plus qu’une simple histoire de survie.

L’une des grande réussite du roman vient aussi du narrateur, Matt Cirois, 90 ans en fauteuil roulant, qui au départ représente un peu le vieux râleur, jamais content et toujours à se plaindre, à insulter, mais un petit peu attachant par son côté bougon. Puis au fil des pages on se rend compte qu’il n’est finalement pas si fiable que cela, paranoïaque, la folie et le doute commencent alors à le prendre, mais aussi finalement à prendre le lecteur. Comment croire ce que raconte le héros quand il se met à raconter que n’importe qui conspire contre lui? qu’il se met à mentir? L’auteur arrive franchement à rendre ce personnage intéressant à suivre et à découvrir, on est loin de s’attacher à lui (sauf à aimer les personnages pourri jusqu’à la moelle) tant il se révèle cynique, salaud et psychopathe, mais il fascine clairement. Surtout il arrive à rendre cette folie palpable, angoissante et cohérente, montant lentement en tension au fil de la lecture.

 Le titre du livre n’est pas non plus anodin, l’auteur nous présente son récit comme un évangile, certes vicié au vu de ce que représente le narrateur, mais tout de même un évangile avec son messie et ses apôtres. D’ailleurs l’interview de l’auteur à la fin du roman permet aussi de découvrir énormément d’aspects que je n’avais pas obligatoirement vu dans la construction du roman. En tout cas le style se révèle efficace, jouant même parfois avec l’écriture ainsi qu’avec la vérité et le lecteur, pour mieux le surprendre. Au final un roman de zombies qui dépasse le simple divertissement mélangeant à la fois humour, sanglant et réflexion et qui m’a clairement donné envie de lire d’autres écrits de l’auteur. D’ailleurs je pense faire entrer Métro Z dans ma PAL, son roman jeunesse sur les zombies.

En Résumé : J’ai passé un très bon moment avec ce roman qui, certes, ne révolutionnera pas l’idée des zombies, mais se révèle original par son contexte, offrant un groupe de vieillard en survivant. L’ensemble ne manque ni d’humour ni de cynisme et n’oublie pas pour autant d’offrir un aspect angoissant, sanglant et violent avec une tension qui monte lentement au fil des pages. Le narrateur, grand-père acariâtre et râleur possède un petit côté attachant au début, puis très vite on découvre qu’il ment, qu’il cache des choses, que la folie le guette et le rend de plus en plus salaud ce qui le rend, certes beaucoup moins attachant, mais intéressant à suivre tant l’auteur arrive à le rendre crédible. Cela force aussi le lecteur à toujours remettre en cause ce qu’il dit, à essayer de démêler le vrai du faux ce qui apporte un véritable plus. Ce roman se révèle aussi être plus qu’un simple divertissement, l’auteur nous offre de nombreux points de réflexions, certes parfois un peu simplistes, mais qui se révèlent efficaces. L’auteur s’offre aussi un véritable exercice de style dans sa façon de raconter l’histoire que ce soit dans la présentation tel un évangile ou encore dans sa façon de jouer avec le lecteur. Au final un assez court roman, clairement efficace et entrainant, qui me donne envie de lire d’autres romans de l’auteur.

 

Ma Note : 8/10

 

Autres avis : Cornwall, boudicca, Sita, Tesrathilde, Nymeria, Radicale, Lune, etc…

 

zombies challenge

Zombies et Autres Infectés – Anthologie dirigée par Emmanuel Beiramar

zombiesRésumé : Ils sortent de leur tombe, se relèvent après un accident mortel. Les zombies sont dans les rues. Ils cognent à votre porte pour vous dévorer.
Un virus a transformé vos voisins en créatures enragées ou décérébrées. Si vous les croisez, prudence : certaines sont susceptibles de vous ignorer, mais d’autres pourraient vous arracher les entrailles.
Barricadez-vous. Ne répondez à aucun appel. Méfiez-vous de vos proches : ils pourraient convoiter vos biens ou, pire, avoir rejoint leurs rangs. Priez pour que vos réserves tiennent jusqu’à l’arrivée – peu probable – des secours.
En attendant, jetez-vous ces dix-sept nouvelles. Peut-être y trouverez-vous des idées pour survivre à cette apocalypse… ou devenir un meilleur mort-vivant.

Edition : Griffe d’Encre

 

Mon Avis : Si vous suivez mon blog régulièrement, vous devez savoir que j’apprécie énormément de lire un bon livre sur les zombies. Il est donc tout à fait logique que cette anthologie, complètement consacré à ce genre, se retrouve dans ma PAL. Surtout que ce recueil offrait un sommaire assez varié, mélange d’auteurs plus ou moins connus, et aussi, il faut bien avouer, une superbe couverture illustrée par Zariel ; de quoi me faire craquer facilement. À noter que ce recueil comporte 17 nouvelles.

Un Beau Mariage de Frédérique Lorient : Cette nouvelle nous entraine à la découverte d’une jeune fille qui décide de se marier et dont son père veut lui offrir un beau mariage, malgré le fait que le monde soit infecté de zombies. J’ai eu du mal à complètement accrocher à cette nouvelle, pas qu’elle soit mauvaise, mais elle est loin de laisser un souvenir impérissable. L’auteur cherche pourtant à offrir une histoire pleine de second degré sur une communauté qui veut retrouver une vie normale et propose une conclusion avec son coup de théâtre, mais voilà j’ai trouvé l’ensemble trop moyen et trop gentil pour me convaincre totalement.

Freaks de Cualli Carnago : L’auteur a décidé de construire sa nouvelle un peu comme un film d’horreur américain, type teen movie, avec comme toile de fond un campus américain. On se retrouve alors à suivre deux personnages. Une nouvelle que j’ai trouvé très réussi, que ce soit à travers son rythme soutenu et efficace, comme dans sa construction à la fois fun, ironique et pleine d’action tout en n’oubliant pas non plus de poser des réflexions, certes classiques, mais intéressante et percutante sur l’adolescence et la mal-être qui l’entoure. Surtout le récit propose une conclusion que j’ai trouvé savoureuse et qui se laisse savourer et que je vous laisse découvrir.

Outlaw de Frédéric Czilinder : Cette nouvelle décide de traiter les zombies comme élément de distraction. En effet le monde a su finalement contenir l’invasion et a décidé de garder certains spécimens, les plus malléables, pour divertir les foules dans un parc d’attraction. Une nouvelle que j’ai trouvé fluide, entrainante et efficace, alignant de façon prenante les rebondissements et retournements de situations, même si l’ensemble se révèle linéaire et construit de façon classique. L’auteur décide de traiter l’ensemble un peu comme un western et du point de vue du zombie, ce qui apporte clairement un plus à l’ensemble. Un texte réussi et efficace.

Mille Canines de Sarah Dunkel : J’ai franchement accroché à cette nouvelle qui nous plonge dans la lente et inexorable folie de l’héroïne, face à l’horreur de ce monde qui s’est effondré face aux zombies et qui est pourtant vu par les autres comme une héroïne par ses actes et ses actions. Un texte court que j’ai trouvé poignant et fascinant grâce à la profondeur du personnage, ses émotions, mais aussi par ce parallèle entre ce qu’elle ressent et ce que les autres voient d’elle. Au final qui est vraiment le monstre? La plume de l’auteur se révèle immersive, étouffante, angoissante, réaliste et offre une conclusion cohérente et pleine de surprises.

Chaney de Julie Conseil : Cette nouvelle nous propose de traiter le thème du zombie avec une bonne dose d’humour. L’ensemble se révèle par conséquent clairement divertissant, nous proposant de découvrir une troupe de zombies assez différente de ce qu’on peut bien imaginer. Le texte se lit facilement, avec le sourire aux lèvres et le tout bien rythmé, construit un peu comme une fable pour petits et grands, un peu dans la tradition cartoon, et porté par une plume fluide. Un petit bonbon sucré aux milieux de nouvelles plus sombres, même si niveau zombies cela reste très (voir trop) gentil.

De Mortuis de Laurent Pendarias : Cette nouvelle nous propose de découvrir le siège de Pise, survenu en 1500, à travers plusieurs lettres envoyées qui vont dévoiler une vérité que personne ne connait tout en mettant en avant le philosophe Niccolo Machiavelli. J’avoue j’ai eu du mal à complètement accrocher à ce texte, je ne sais pas si c’est la construction de la narration avec ces lettres qui m’a rebuté, ou bien l’ensemble qui se révèle trop simpliste et linéaire, en tout cas ce texte est loin de m’avoir marqué. Dommage.

Du Debriefing Zombiesque en 7 Étapes de Fabien Clavel : Cette nouvelle décide de traiter du zombie d’un point de vue psychologique, mais le tout avec humour noir. En effet on suit ici un zombie qui se retrouve suivre plusieurs étapes de travail, avec un groupe de différents corps de métier, allant du psychologue au préfet, pour tenter de se réintégrer dans la société. À travers son regard on va alors découvrir un pays qui se délite lentement au fil des rencontres, suite à une catastrophe dont le gouvernement cherche au maximum à se dédouaner. Un texte que j’ai trouvé intelligent, mordant et ironique, où le zombie n’est pas clairement la cause des soucis, mais plus une façon de voir l’Humanité s’entredéchirer face à son aspect égoïste et cherchant à sauver ses propres avantages et qui offre une conclusion percutante.

Ces Jours qui se suivent … de Nassim Ben Allal : Cette nouvelle nous plonge dans le quotidien d’une petite famille où tout parait tranquille. Mais les choses sont parfois trompeuses. Une excellente nouvelle, qui joue clairement avec le lecteur pour mieux tenter de le surprendre au fil des pages. Alors bien entendu tous les retournements de situation que propose l’auteur ne marchent pas de la même façon, mais dans l’ensemble il offre un texte qui se révèle réussi, efficace et dont on tourne les pages avec plaisir et envie d’en apprendre plus. Le personnage principal possède quelque chose d’attachant et le tout est porté par un style entrainant.

L’Étiquette de Mathilde Gervaisot : Cette nouvelle nous plonge dans un monde où les zombies ont été jugulés et où certains ont même pu reprendre une vie normale, mais sous traitement et surveillance. En fait ici l’auteur traite principalement de la différence, et plus précisément de la différence vis-à-vis de la maladie. On y retrouve donc les aspects classiques de la vie face au virus, du rejet des autres, mais l’ensemble m’a paru manquer de force pour complètement toucher le lecteur. Pourtant, le personnage de Nora, contaminée, se révèle intéressante et un minimum attachante mais il manque un petit truc dans son lien avec les autres pour complètement accrocher. Un texte qui aurait peut-être mérité un peu plus de pages pour mieux développer certains aspects. Une nouvelle qui n’est, au final, pas mauvaise, bien porté par une plume simple et efficace, mais qui possède tout de même quelques défauts qui l’empêche de happer le lecteur.

Ceux Qu’on Caillasse de Vanessa Terral : Il est difficile de faire un court résumé de cette nouvelle sans trop en dévoiler, je vous laisse donc la découvrir, mais j’avoue en être ressorti assez perplexe. L’auteur démarre son texte pourtant de façon classique, nous dévoilant un héros qui tente de survivre dans ce monde post-apocalyptique rempli de zombies, puis au fur et à mesure on plonge dans un mélange de fantastique et de mystique se concluant dans un grand renouveau, jugement dernier, qui m’a laissé dubitatif et qui a fait que j’ai peu à peu décroché. Je pense ne pas être le public adéquat pour cette nouvelle. Tant pis.

Accro d’Alexandre Rathel : Cette nouvelle nous plonge dans le quotidien d’une jeune femme qui est devenue accro à l’élimination de zombies et qui cherche à en sortir, pour cela elle va alors décider de se lancer dans une thérapie de groupe. J’avoue que l’idée de départ est très intéressante et originale, l’auteur nous offre alors une histoire qui se révèle bien écrite et efficace, mais j’ai trouvé que certains points auraient mérité plus de développements. L’auteur donne l’impression de garder trop d’informations pour les révéler seulement à la fin, ce qui offre parfois certaines petites incohérences. Cela n’empêche pas ce texte d’offrir un moment de lecture très sympathique et à découvrir selon moi.

Catharsis 2.0 de Guillaume Guike Lemaître : À travers cette nouvelle l’auteur chercher à nous faire réfléchir, comme l’annonce clairement le titre, sur les pulsions humaines ainsi que  le désir un peu pervers d’admirer l’interdit et l’horreur, le tout avec des zombies et une arène qui fait penser à de la télé réalité. Le problème c’est que je ne suis jamais rentré dans ce texte, l’auteur cherche à poser sa réflexion de façon rapide et principalement en poussant l’horreur à son paroxysme pour choquer le lecteur, comme s’il cherchait à trop en faire, offrant au final un ensemble un peu irréaliste et pas du tout attachant ou captivant selon moi. Dommage.

Le Jugement de Gabriel Vidal : Cette nouvelle se révèle plus légère que les précédentes, nous proposant de découvrir un procès où une famille cherche à faire déshériter un des leurs qui est devenu un zombie intelligent. Le problème c’est que rien dans la loi ne prend en compte ce cas de figure. Alors sur le fond cette nouvelle pleine d’humour et de mordant à quelque chose d’intéressant, mais sur la forme je l’ai trouvé un peu bancal. Déjà il faut clairement accepter l’idée que certains zombies se révèlent intelligents sans aucune véritable explication et qu’ensuite le système judiciaire, malgré l’apocalypse, n’ait pas évolué d’un iota dans sa reconstruction. En fait je pense que c’est cela qui m’a gêné, il me manque un background un peu plus travaillé. Au final une nouvelle en demi-teinte qui possède tout de même des passages intéressants.

Zombie, Zombie, Zombie… Boom ! de Li-Cam : Cette nouvelle nous plonge dans le quotidien de ce qui parait être le dernier survivant sur terre, entouré de zombies. Un texte qui reprend un peu l’idée qu’avait offert Stephen King avec Cellulaire, où les humains étaient contaminé par leur téléphone, mais en le faisant évoluer pour le plaquer à notre époque avec une contamination par écran. On y retrouve alors clairement une critique sur notre société actuelle toujours plongée dans un écran que ce soit smartphone, tablette, ordi, TV ou autres, nous transformant en des monstres sans cervelle qui avalent les images sans jamais y réfléchir. L’ensemble manque peut-être de finesse, mais se révèle tout de même efficace et entrainant. Je regrette peut-être une fin un peu trop étrange et ouverte.

Darach de Valentin Vergès : Cette nouvelle nous propose un zombie d’un nouveau genre, le zombie écologique puisqu’ici les monstres sont crées par des arbres pour se défendre des attaques incessantes des hommes. On retrouve un texte qui offre une ambiance très sombre, bien porté par des descriptions efficaces, morbides et sanglantes ce qui offre à l’ensemble du récit un aspect visuel terriblement efficace et prenant. Mais voilà cet aspect visuel prend le pas sur les réflexions que cherche à mettre en avant l’auteur, ce qui fait qu’on tourne plus les pages pour le côté malsain que pour le reste, ce qui est quand même un peu dommage, même si rien de complètement gênant non plus.

Jusqu’à ce que la Mort de Benoît Giuseppin : Cette nouvelle se révèle très classique dans sa construction de récit de zombies, avec un univers infecté où tente de survivre le héros, mais la particularité vient du fait que le héros possède un jumeau siamois qui est devenu un zombie. L’ensemble aurait pu se révéler efficace et entrainant si seulement j’avais accroché au principe de base du frère sain accroché au frère contaminé. Je ne sais pas, il me parait impossible que l’un puisse avoir été contaminé sans que l’autre le soit, je me trompe peut-être, mais ça m’a bloqué tout du long. Dommage car j’ai trouvé que l’histoire, sans ce point bloquant, se révélait intéressante et bien écrite avec pas mal de bonnes surprises.

Moi, Zombie de Jean-Pierre Andrevon : Cette nouvelle propose de traiter le zombie de nouveau de façon humoristique, l’auteur ayant récupéré une expression bien connu, que je vous laisse découvrir, pour construire son récit. L’ensemble se révèle plutôt sympathique, avec quelques petites scénettes qui font sourire, mais se révèle au final, j’ai trouvé, très gentil. Un peu une conclusion en douceur pour ce dernier texte de l’anthologie, même si j’avoue j’attendais mieux.

En résumé : Au final cette anthologie a décidé de traiter, à travers ces 17 textes, des zombies de façon très large allant du zombie lent et grognant, au zombie intelligent, pouvant communiquer avec les autres et vivre, en passant par l’humour, ce qui offre donc une grande variété de textes. Cela permet clairement de viser large au niveau lectorat, mais fait aussi que tous les textes ne m’ont pas touché de la même façon, certains m’ont même laissé froid tandis que d’autre m’ont marqué. Dans l’ensemble on obtient quand même un recueil qui se révèle sympathique et divertissant à lire ; qui pourrait même permettre de faire un premier pas dans les différents mondes du zombie pour ceux qui cherchent à les découvrir.

 

Ma Note : 7/10

Page 2 of 2

© 2010 - 2020 Blog-o-Livre