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Utopiales 2017, Anthologie – Collectif

Résumé : Le temps de lire cette anthologie, vous serez parti sur la Lune où survit la dernière colonie humaine après que la Terre s’est retrouvée sous la glace, vous aurez discuté de l’égalité hommes-femmes sur un sujet qui vous surprendra, vous vous serez opposé à un texte sur l’avortement, vous aurez renoué avec la légende arthurienne, vous aurez attendu le retour de l’amour de votre vie, découvert en avantpremière une auteur chinoise, et affronté la cruauté des follets et des gnomes.

Edition : ActuSF

 

Mon Avis : C’est maintenant devenu une tradition depuis quelques années, à chaque fois que je passe dans un festival et qu’il en existe une anthologie associée je repars avec l’édition de l’année et, si possible, dédicacée. Concernant l’anthologie des Utopiales c’est aussi pouvoir se lancer dans une Lecture Commune avec d’autres lectrices et lecteurs. Cette année changement, en plus de MarieJuliet ce recueil a été lu avec Ptitetrolle qui s’est jointe à notre petite « secte ». Sauf que, pour cette fois, je risque d’être le seul à publier mon avis, sauf si mes collègues de LC trouvent de la motivation. Pour cette saison 2017 le thème était le temps et ce livre est composé de 12 nouvelles. Concernant la couverture, illustrée par Laurent Durieux, elle s’avère très sympathique et répond au thème contrairement, comme assez souvent, à une majorité des textes de l’Anthologie. On notera aussi avec étonnement la disparition de la préface qui était pourtant annoncé sur le site de l’éditeur ainsi qu’un petit panel de texte primés dont un prix hugo de la meilleur nouvelle pour Pékin Origami.

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Les Chevaux Célestes – Guy Gavriel kay

Résumé : On donne à un homme un coursier de Sardie pour le récompenser immensément. On lui en donne quatre ou cinq pour l’élever au-dessus de ses pairs, lui faire tutoyer l’élite – et lui valoir la jalousie, parfois mortelle, de ceux qui montent les chevaux des steppes. L’impératrice consort du Tagur venait de lui accorder deux cent cinquante chevaux célestes. À lui, Shen Tai, fils cadet du général Shen Gao, en reconnaissance de son courage, de sa dévotion et de l’honneur rendu aux morts de la bataille du Kuala Nor. On me tuera pour s’en emparer. On me réduira en charpie pour mettre la main sur ces chevaux avant même que j’aie regagné la capitale. » Deux cent cinquante sardiens, introduits par son entremise dans un empire qui éprouvait pour ces montures un désir insatiable, qui gravait à leur image des blocs de jade et d’ivoire, qui associait les mots de ses poètes au tonnerre de leurs sabots mythiques. Le monde vous offre parfois du poison dans une coupe incrustée de pierreries, ou alors des présents stupéfiants. Il n’est pas toujours facile de distinguer l’un de l’autre.

Edition : L’Atalante

 

Mon Avis : Pour ceux qui suivent ce blog depuis un bon moment, vous devez savoir que Guy Gavriel Kay fait parti de ces auteurs dont les récits m’ont toujours laissé un plaisir de lecture plus que positif et dont je me plonge assez facilement dans ses univers. Les Chevaux Célestes a pourtant eu du mal à sortir de ma PAL, un peu effrayé par le pavé qui était proposé et surtout étant dans une période où je traine un manque de sommeil flagrant, j’avais peur de ne pas arriver à entrer complètement dans l’histoire. Sauf que voilà lors des dernières Utopiales j’ai fait entrer dans ma PAL Le Fleuve Céleste qui est lié à ce roman, il fallait donc que je me motive pour le sortir de ma PAL. Ce qui est chose faite. Concernant l’illustration de la couverture, je la trouve bien sympathique, sobre et attrayante.

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Les Lions d’Al-Rassan – Guy Gavriel Kay

les lions d'al-rassanRésumé : L’empire d’Al-Rassan a fait de ses conquérants asharites, venus des sables du désert, un peuple d’artistes et de savants ; l’assassinat du dernier calife a entraîné son éclatement en cités-États rivales. Seul peut-être le roi Almalik de Cartada saura lui rendre sa puissance et son unité, avec le soutien du légendaire Ammar ibn Khairan, poète, diplomate et soldat.
Car une autre menace pèse sur l’Al-Rassan, celle des royaumes jaddites du Nord, divisés, certes, mais avides de reconquérir le pays dont ils s’estiment dépossédés. Rodrigo Belmonte est le plus prestigieux de leurs chefs de guerre.
C’est dans l’exquise cité de Ragosa que se rencontreront Ammar et Rodrigo, pour un temps exilés au service du même monarque. Entre eux, la figure exceptionnelle de Jehane bet Ishake, fille du peuple Kindath et brillant médecin.

Edition : L’Atalante
Poche : J’ai Lu

 

Mon Avis : Pour situer un peu ma lecture de ce livre, il faut savoir qu’il s’agit en fait d’une relecture d’un roman que j’avais lu plus jeune et qui, à l’époque, m’avait vraiment fasciné, m’offrant un excellent moment de lecture. Je profite donc, comme je l’ai annoncé, du mois spécial avec l’auteur sur le blog de Book en Stock, pour sortir une nouvelle fois de ma bibliothèque ce livre et voir ainsi si mon avis a, depuis le temps, changé ou pas. A noter la couverture, illustrée par Gess, que je trouve très jolie et qui met directement dans l’ambiance de cette Fantasy historique.

Suite à la mort du dernier Khalife, l’Esperagne se retrouve déchirée entre différents royaumes, différents peuples, différentes religions, où de nombreux monarques avides de pouvoir cherchent à s’étendre. Plusieurs destins vont ainsi être amenés à s’entrecroiser face aux évènements terribles qui vont bouleverser cette contrée. L’auteur nous propose ici un roman de Fantasy Historique, par là j’entends un récit dans un pays totalement imaginaire, mais dont, si on s’y penche un peu, on ne manquera pas d’y trouver des ressemblances avec l’histoire de l’Espagne, principalement de la fin de l’Al Andalous. Et je dois bien avouer que j’ai de nouveau été complètement happé par cette histoire, il faut dire aussi que, tant la complexité de l’intrigue, sa fluidité, que sa densité, font qu’on ne s’ennuie jamais vraiment une minute et on tourne les pages avec grand plaisir et envie d’en apprendre plus. L’auteur nous dessine ainsi des jeux d’intrigues et de pouvoirs où chacun met en place ses pions, ses machinations et ses trahisons et où nos trois héros, idéaliste d’une Esperagne révolue, vont devoir faire des choix, des concessions voir même parfois pire. On est ainsi littéralement captivé par la grandeur et la déchéance de ce pays, par la force de ce que construit Guy Gavriel Kay et par l’intensité qui s’en dégage et qui monte au fil des pages pour aboutir à une conclusion que j’ai trouvé des plus déchirante. L’auteur oscille parfaitement entre émotion, action, tension, machination, et maitrise parfaitement son récit pour ne jamais ennuyer ou se perdre.

Concernant l’univers, comme je l’ai dit, on se situe dans une Espagne imaginaire, l’Esperagne, qui possède quelque chose de fascinant, une certaine beauté, toujours bien porté par le travail de description de l’auteur, qui donne envie de visiter ses différentes régions, d’en apprendre plus ; que ce soit d’un point de vue de l’architecture, de la culture, de la poésie qui est un élément très présent et de l’art en général, mais aussi dans leurs différences comme dans leurs ressemblances. Car oui, ce qui finalement va rendre cet univers si intéressant à découvrir c’est principalement grâce à une certaine complexité qui s’en dégage, ce qui fait que chaque peuple, chaque lieu est finalement différent, que ce soit dans leurs religions, leurs visions des choses ce qui permet d’offrir une diversité intéressante, même si on se rend très vite compte que sur le fond, malgré ce qui les opposent parfois jusqu’à la guerre, ils ne sont pas non plus si différents de cela. Un univers qui ne manque pas non plus de nous faire réfléchir, tant certains aspects possèdent encore des échos à notre époque actuelle. Entre guerre sainte, beauté perdue et la fin d’une époque, l’ensemble possède aussi une certaine mélancolie, un sentiment de certitude et de perte qui se dessine au fil du récit et dont on ne souhaite pas tant on a envie d’y rester un peu plus longtemps. L’aspect fantastique, ici présent, se révèle très discret, évitant la sur-utilisation de magie, de bestiaires féériques ou autres pour n’offrir quelques aspects très légers, comme par exemple ce petit don de vision ou cette double lune, ce qui permet ainsi d’ancrer ce récit dans une certaine réalité sans non plus perdre le lecteur de Fantasy.

Concernant les personnages il s’agit là, selon moi, d’un des gros points forts du roman et, je ne peux le nier, le trio des personnages principaux ne m’a pas laissé indifférent tant ils arrivent à s’imposer et ont réussi de nouveau à me toucher dans cette relecture. Il faut dire que Guy Gavriel Kay nous offre des héros qui se révèlent clairement charismatiques, fascinants, prenants et surtout profondément humains, évitant du début à la fin de se révéler manichéen pour finalement s’avérer posséder chacun leurs convictions, leurs doutes, leurs fidélités, leurs faiblesses et leurs forces. On découvre ainsi Jehane, médecin de renom et fille d’un médecin encore plus reconnu, intelligente, courageuse, indépendante qui va se retrouver emportée dans une guerre qu’elle ne comprend pas, oscillant entre deux idéologies, mais aussi Rodrigo Belmonte, Capitaine de renom Jaddite qui n’a jamais été vaincu, intelligent, homme d’honneur envers son pays, qui va voir certaines de ces convictions misent à mal  et enfin Ammar Ibn Khairan, assassin, soldat et poète, stratège de génie, mais qui cherche à obtenir un monde meilleur et plus juste là ou la guerre, la haine et la violence se dévoilent de plus en plus. Il est difficile de parler d’eux sans trop en dévoiler, mais en tout cas ce sont vraiment des personnages qui m’ont marqué et m’ont passionné dans leurs aventures, dans leurs relations et dans leurs évolutions. Les personnages secondaires ne sont pas non plus en reste, de nombreux sortant véritablement du lot comme par exemple Alvar soldate Jaddite de la compagnie de Rodrigo, ou encore justement la femme de Rodrigo qui se révèle être une héroïne qui, on peut le dire, sait ce qu’elle veut et ne se laisse pas marcher sur les pieds.

Alors après on pourrait peut-être regretter certaines ficelles que l’auteur utilise un peu trop grossièrement pour faire avancer son intrigue, ou bien un démarrage qui, parfois, prend un peu son temps, mais franchement je n’ai rien ressenti de tel tant je me suis de nouveau retrouvé emporter par la relecture de ce roman. La plume de l’auteur se révèle toujours aussi dense, soignée, d’une certaine façon mélancolique, se situant au plus près des émotions pour mieux nous accrocher. En tout cas Les Lions d’Al-Rassan fait partie, selon moi, des très grands romans de Fantasy, dont je conseille régulièrement la lecture et, qui plus est, est en un seul volume. Maintenant à chacun de voir, en tout cas il faut maintenant que je sors de ma PAL Les Chevaux Célestes qui m’attend.

En Résumé : J’ai passé un excellent moment de lecture (ou plutôt de relecture) avec ce roman qui nous propose de découvrir au fil des pages, une histoire complexe et entrainante de machinations, jeux de pouvoir, manipulations dans une Esperagne déchirée entre religions et avidités de différents monarques. Un récit fort, touchant, réfléchi,  dont l’intensité monte au fil des pages pour aboutir à une conclusion déchirante. L’univers développé tout du long se révèle dense et intéressant à découvrir, bien porté par des descriptions qui se révèlent superbes. L’aspect Fantastique se révèle ici très discret ce qui permet d’ancrer un peu plus ce récit dans une réalité proche de la nôtre. Les personnages sont vraiment fascinant, charismatiques, attachants, profondément humains et forts, loin de tout manichéisme. Le trio de personnages principaux m’a vraiment marqué et fait vibrer, par leurs différences et leurs ressemblances, mais aussi par les idées qu’ils soulèvent. Alors on pourrait regretter certaines ficelles un peu grosses pour faire avancer l’intrigue ou un démarrage qui prend un chouïa son temps, mais franchement je n’ai rien ressenti de tel tant je me suis retrouvé happé et emporté par cet excellent récit. La plume de l’auteur se révèle toujours aussi dense, soignée, mélancolique. Les Lions d’Al-Rassan fait partie des très bon romans de Fantasy que je conseille vraiment de découvrir, maintenant à vous de voir.

 

Ma Note : 9/10

 

Autres avis : Petitetrolle, Vert, Acr0, …

Ysabel – Guy Gavriel Kay

YsabelRésumé : Ned, un jeune Montréalais de quinze ans, accompagne son père, Edward Marriner, dans le Midi de la France. Photographe de renommée internationale, Marriner – assisté de Mélanie, Steve et Greg, son équipe technique – a six semaines pour croquer des images inédites de ce magnifique coin de pays, qui regorge de ruines datant de l’époque des Celtes et des Romains.
Mais des événements inquiétants perturbent le séjour de Ned : un inconnu le menace dans la cathédrale d’Aix-en-Provence, un étrange malaise l’affecte aux abords de la montagne Sainte-Victoire, des chiens l’attaquent dans un café… sans compter qu’au cours de la nuit de la Beltaine, une antique fête celtique, il assiste à la « magique » disparition de Mélanie !
Dès lors, Ned comprend que, dans cette contrée plusieurs fois millénaire, des personnages mythiques ne veulent pas mourir et que, d’une mystérieuse façon, il est personnellement concerné par leur histoire.

Edition : Alire

 

Mon Avis : Guy Gavriel Kay fait parti de ces auteurs que j’ai découvert il y a des années, que ce soit avec La Tapisserie de Fionavar ou encore Les Lions d’Al-Rassan, et qui ont rapidement réussi à me happer à travers les différents univers historiques qu’il construit et les personnages qu’il propose. Pourtant depuis que j’ai crée ce blog je n’ai encore jamais chroniqué un seul de ces romans, ce qui est vraiment dommage et méritait d’être modifié. Le mois de septembre chez Book en Stock étant consacré à l’auteur, un partenariat a été mis en place pour faire découvrir son dernier roman publié en VF, et j’ai eu la chance d’être sélectionné. Je remercie donc Book en Stock et les éditions Alire pour m’avoir fait découvrir ce livre.

Je rajouterai juste un mot concernant l’édition. Il est à noter que la maison d’édition Alire est canadienne, ayant remarqué qu’aucune autre maison d’édition n’ayant décidé de se lancer dans la publication de ce récit en France elle a donc décidé de le faire, tout en gardant la traduction québécoise. C’est un choix qui peut se comprendre mais qui risque d’en surprendre certains, que ce soit au niveau de la concordance des temps, de certaines expressions comme l’utilisation de cellulaires ou de coke, ou encore de certains phrases (« Et personne ne le dit à ta mère où l’on sera tous les deux dans l’eau chaude. », « Je veux dire, tout ce truc est tellement sauté, pourquoi on ne devrait pas faire quelque chose de sauté pour l’arranger, eh? », …) cela peut jouer un peu sur la fluidité du récit tant une ou deux fois je me suis retrouvé à relire certains passages pour mieux le comprendre.

Ysabel nous propos ici de plonger dans le sud de la France, plus précisément à Aix-En-Provence, à la découverte de Ned Marriner, jeune adolescent de 15 ans qui suit son père photographe de renom. Lors d’une visite dans une cathédrale il va se retrouver mêler à des évènements étranges qui vont le changer. Première chose qui peut surprendre les habitués de Guy Gavriel Kay, il quitte la fantasy historique pour propose un roman plus contemporain où c’est le passé qui va y faire son intrusion. Comme souvent, avec les romans de l’auteur, je me suis rapidement retrouver happé par cette histoire au rythme lent et pourtant efficace, mais aussi par l’ambiance qui se dégage au fil des pages qui se révèle à la fois poétique, magique et mystérieuse. L’auteur ne cherche pas à mettre en avant de l’action ou un rythme nerveux, mais plus jouer sur une évolution, une histoire humaine, où le voyage initiatique qui va faire passer notre héros de l’adolescence à l’adulte n’aura rien d’héroïque, mais plus quelque chose de profond, de touchant et de prenant dans la façon dont l’intrigue est traitée, à la fois pleine d’émotion, de passion et de violence. L’histoire peut paraitre déroutante, donnant l’impression au début de partir dans tous les sens, tant l’auteur garde, parfois un peu trop, les réponses par devers lui pour ne seulement les dévoiler qu’au moment voulu, mais cela n’empêche pas de se laisser emporter par cette intrigue d’amour, de vie éternelle et de souffrances, le tout dans une atmosphère poétique des plus étrange et fascinante.

L’image de fond que met en avant l’auteur se révèle aussi assez fascinante à découvrir, l’auteur nous proposant des descriptions détaillées et vraiment envoutantes des lieux qu’il nous dévoile tout du long et qui, surtout, m’a donné clairement envie de découvrir la ville d’Aix en Provence, sa culture, son histoire et et tout ce qu’il y a autour. Il faut aussi dire que l’ensemble est efficacement porté et densifié par un aspect historique qui se révèle soigné, travaillé et dont on sent bien que l’auteur s’est fortement documenté. Les références historiques viennent ainsi, je trouve, renforcer la puissance de ce que construit l’auteur autour de ces personnages et surtout permet à l’aspect fantastique de trouver ses racines dans le contexte historique. et, il faut bien l’avouer, le contexte de la Provence se révèle vraiment fascinant tant ils ont vu défiler des peuples, des guerres, des histoires, que ce soit les romains, les grecs, les celtes, les barbares. Alors après c’est vrai l’auteur tombe parfois légèrement trop dans le guide touristique, ou encore il offre parfois des descriptions un peu trop pointilleuses et un peu longues, mais franchement rien de vraiment dérangeant ou gênant.

Concernant les personnages comme souvent l’auteur nous propose de découvrir des héros soignés, complexes, humains et surtout loin de tout manichéisme, offrant ainsi des protagonistes avec leurs sentiments, leurs émotions, leurs besoins et leurs envies qui sont parfois contradictoire. Je me suis assez facilement attaché à Ned, le héros, jeune adolescent qui va peut à peu au fil des évènements, grandir pour quitter le monde de l’adolescence et ses facilités pour entrer de façon brusque dans le monde des adultes avec ses choix, ses questionnements et ses problématiques. On pourra peut-être tiquer concernant la très grande maturité du héros pour un gamin de 15ans, mais cela ne m’a pas dérangé plus que cela. Les autres personnages qui gravitent autour de lui ne manquent pas non plus de se révéler intéressant et soignés, même s’il faut l’avouer ils acceptent parfois un peu facilement les éléments fantastiques qui leurs arrivent. Là ou je suis un peu frustré, c’est concernant Mélanie et Kate qui jouent par moment un peu trop le rôle d’encyclopédie, venant débloquer légèrement aisément certaines situations avec leurs connaissances, mais franchement rien de bien méchant.

Pourtant je dois bien avouer qu’il ne s’agit pas du meilleur roman de Guy Gavriel Kay, attention il n’est en rien mauvais et se révèle même assez bon, mais voilà comparé à ses autres romans, j’ai trouvé qu’il était un chouïa en-dessous de ce qu’il a pu proposer. Déjà j’ai eu l’impression que l’auteur cherchait à viser un public plus large, aussi bien adultes que plus jeunes, ce n’est en rien une critique, mais cela joue sur la façon dont est présenté le récit, offrant ici ou là quelques facilités dans l’intrigue. Enfin l’autre point c’est une légère linéarité qui m’a paru ressortir du récit. Dans tous les cas l’ensemble est porté par une plume que j’ai trouvé soignée, poétique, dense et entrainante, qui a réussi facilement à me plonger dans ce récit, à la découverte de ces mystères et de sa magie pour aboutir à une conclusion ouverte que j’ai trouvé efficace. Il faut noter que ce roman est lié à La Tapisserie de Fionavar, je ne peux vraiment spoiler, mais c’est à prendre en compte. En tout cas je vais rapidement me lancer, ou me relancer, dans des romans de l’auteur.

En Résumé : J’avoue que, même si ce roman n’est pas obligatoirement le meilleur de Guy Gavriel Kay, j’ai tout de m^eme passé un assez bon moment de lecture avec cette intrigue qui se révèle poétique, entrainante, nous offrant un passage de l’adolescence à l’âge adulte des plus envoutant et efficace. Le fantastique vient apporter une touche de mystère et de magie à l’ensemble. La toile de fond qu’est la Provence, présenté par l’auteur se révèle vraiment magnifique à découvrir que ce soit par les descriptions soignées que propose l’auteur comme par les anecdotes historiques qu’on découvre qui viennent densifier l’ensemble et donne envie de découvrir Aix en Provence. On sent que l’auteur s’est fortement renseigné. Concernant les personnages il se révèlent denses, soignés et attachants même si on pourrait reprocher à Ned un peu trop de maturité pour son âge ou encore à Mélanie et Kate d’avoir une connaissance un peu trop encyclopédique qui permet la résolution de certaines questions un peu facilement, mais rien de bloquant. Finalement mon seul regret et peut-être une simplicité qui s’en dégage dans certains aspects, un peu comme si l’auteur cherchait à viser un public plus large et une certaine linéarité. La plume de l’auteur se révèle poétique, soignée, entrainante et a réussie à me happer dans son univers et son intrigue assez facilement. Il ne me reste plus qu’à lire d’autres écrits de l’auteur.

 

Ma Note : 7,5/10

Rappel : Le Mois de Guy Gavriel Kay! sur Book en Stock

Oyez ! oyez! j’ai une nouvelle à vous annoncer pour cette rentrée. En effet Le Mois De… fait son grand retour sur le blog de Book en Stock, et leur invité pour démarrer cette nouvelle saison n’est pas n’importe qui, puisqu’il s’agit de Guy Gavriel Kay.

Je ne reviendrai pas sur la bibliographie de l’auteur, ceux qui l’ont déjà lu savent à quoi s’attendre et ceux qui ne l’ont pas encore lu je vous conseille vivement de découvrir cet auteur qui a gagné de nombreux prix dont un World Fantasy Award. Pour ceux qui souhaiterait plus d’informations, que ce soit sur l’auteur ou sur le Mois De, retrouvez plus d’informations ici.

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N’hésitez donc pas dès demain, et jusqu’au 30 septembre, à vous promener sur Book en Stock pour y retrouver la première page de l’interview de l’auteur et ainsi pouvoir poser toutes vos questions.

D’ailleurs pour la peine j’ai décidé moi aussi de me faire un mois Guy Gavriel Kay à ma façon puisque je suis en pleine lecture d’Ysabel, Je compte lire à nouveau Les Lions d’Al-Rassan et j’ai aussi dans ma PAL Les Chevaux Célestes. Pendant ce temps, Marmotte m’accompagnera en lisant La Tapisserie de Fionavar.

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