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Testament Tome 3, Humain.e.s Trop Humain.e.s – Jeanne-A Debats

Résumé : Je m’appelle Agnès Cleyre et je suis une sorcière. Une vraie cette fois. Ignorée durant toute mon existence par mes consœurs, voilà que la Grande Mère a enfin décidé de m’intégrer dans un convent. Mais pas le temps de m’interroger sur cet étrange revirement de situation. Au même moment, tous les vampires du Cénacle Majeur viennent de périr dans un mystérieux attentat, laissant à l’étude notariale de mon oncle la délicate question de la succession à régler et la garde d’un étrange coffre qui attire bien des convoitises. Serait-ce à cause de lui d’ailleurs qu’une pieuvre géante de l’espace s’est mise en tête de nous rayer de la surface de la Terre ?
Ma parole, tout l’AlterMonde semble devenir fou au même moment. Il ne manquerait plus que la fin du monde…

Edition : ActuSF

 

Mon Avis : Il y a maintenant un peu plus de trois ans déjà, je me suis lancé dans le premier tome de cette trilogie. Les différents textes de Jeanne-A Debats m’ont rarement déçu et ayant plus qu’accroché au récit de Navarre publié à l’époque chez Ad Astra, il était logique que je me laisse tenter par ce cycle qui se passe dans le même univers. Après deux premiers tomes qui m’avaient offerts de très bons moments de lectures, proposant une héroïne intéressante et entrainante ainsi qu’un récit percutant, intelligent et plein d’humour, j’étais content de découvrir ce troisième et dernier tome sur les aventures d’Agnès. Concernant la couverture, illustrée par Damien Worm, elle est dans les mêmes tons que les précédentes et s’avère toujours aussi sympathique.

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Trolls et Licornes – Anthologie 2015 des Imaginales dirigée par Jean-Claude Dunyach

trolls et licornesRésumé : Quoi de commun entre la lourdeur disgracieuse d’un troll et la noble légèreté d’une licorne ? Entre une créature que la légende populaire associe à la virginité et une autre qui patauge dans la boue des bas-fonds ? Dix auteurs (dont un bicéphale) ont imaginé des rencontres improbables entre ces deux figures classiques de l’imaginaire, pour bousculer un brin les évidences et rappeler que les contes sont faits pour être détournés. L’anthologie comporte des textes plus gais que désespérants, l’époque ayant bien besoin de tendresse, d’humour et de licornes. De trolls aussi, soyons justes…

Edition : Mnemos

 

Mon Avis : Ceux qui ont l’habitude de suivre ce blog savent que la lecture de l’anthologie du festival des Imaginales se révèle une tradition que je perpétue depuis maintenant quelques années. Il faut dire qu’elle permet de découvrir des textes variés des grandes plumes de l’imaginaire français, tout en confrontant deux figures mythiques. Ces deux dernières années j’ai effectué une Lecture Commune de ce recueil avec Snow et Mariejuliet. A noter un changement tout de même avec cette édition 2015 puisque ce ne sont plus Lionel Davoust & Sylvie Miller qui dirige l’anthologie mais Jean-Claude Dunyach. Cette anthologie comporte 10 nouvelles, ainsi qu’une préface pleine d’humour qui ouvre de façon efficace ce recueil .

 Jötnar de Jeanne-A Debats : On plonge ici dans une nouvelle fortement teintée de mythologie, principalement nordique, dont le peuple voit sa culture disparaitre face à la guerre au Christien. Un texte que j’ai trouvé efficace, bien écrite, sombre, mâtiné légèrement de Science-Fiction, qui possède son lot de rebondissements et aussi une bonne petite dose de réflexion, peut-être même un peu trop sur certains aspects, avec un léger pied-de-nez en guise de conclusion sur le mythe de la licorne. Un texte très sympathique mais qui par contre dénote complètement par rapport à la préface bourrére d’humour.

La Chasse à la Licorne d’Estelle Faye : Cette nouvelle nous fait découvrir deux aventuriers qui cherchent à capturer une Licorne. Un texte qui se révèle assez sympathique à lire, bien écrit, mais qui m’a paru manquer quand même d’effet de surprises. J’ai trouvé ça assez linéaire et prévisible ce qui est un peu dommage. cela n’empêche pas cette nouvelle de se lire facilement, mais je la classerai dans la catégorie vite lue, appréciée, vite oubliée.

Ekasrinn de Pierre Bordage : Cette nouvelle se démarque complètement par rapport aux autres puisque notre troll est un jeune caïd et la licorne une jolie jeune fille que notre héros cherche à tout prix à mettre dans son lit, de gré ou de force. Franchement l’aspect original est là, l’auteur souhaitait visiblement partir sur quelque chose de différent, sauf que voilà je ne suis jamais rentré dedans. Notre caïd tend un peu trop vers la caricature et l’histoire m’a paru trop simple et trop stéréotypée. Si encore notre héros avait une vraie prise de conscience, mais on a du mal à la voir.

Bienvenue à Magicland de Lionel Davoust : On découvre ici un troll, grand fan des licornes, qui se retrouve à travailler dans un parc animalier pour se rapprocher d’elles. Une très bonne nouvelle que nous propose l’auteur, avec une véritable réflexion sur les parcs animaliers, la liberté et la société, bien porté par les échanges entre le troll et son psy ainsi que l’évolution de leurs relations. La conclusion se révèle vraiment surprenante et intéressante. Au final j’ai passé un très bon moment avec cette nouvelle, bien écrite, portée par son humour et ses idées.

Touellerezh d’Olivier Paquet : On plonge avec ce texte dans la Bretagne médiévale où un magicien part en mission pour retrouver la fille de son seigneur kidnappée par un troll. Un texte assez classique et linéaire dans sa construction mais que j’ai tout de même trouvé sympathique à lire, bien porté par une densité historique soignée et avec quelques réflexions intéressantes. Au final pas un excellent texte, mais un divertissement agréable.

Le Troll Médecin de Silène Edgar : L’auteur nous propose avec cette nouvelle une variation sur un texte de Molière qui se révèle assez sympathique et intéressante, principalement dans le message qu’elle cherche à faire passer sur la lecture, mais surtout sur le choix des livres qu’on peut imposer à quelqu’un pour débuter. Un texte agréable qui se lit facilement, avec une dose d’humour légère, mais qui manque quand même d’un peu de mordant pour se révéler plus marquant.

Le Double Destin du Taquin de Raphaël Albert : L’auteur nous propose ici un poème et, je dois bien avouer qu’il s’agit pour moi du meilleur texte du recueil que ce soit dans sa construction ou encore le travail sur les rimes, mais aussi par l’humour, le cynisme et la fluidité qui s’en dégage. Je ne suis pas pourtant un grand fan de poésie, mais ce texte se lit très facilement et se savoure.

Les Yeux du Troll de Sophie Jomain : Sophie Jomain nous propose ici de découvrir un jeune garçon qui se fait raconter un conte par sa grand-mère. Un texte pas mauvais, enfantin, à la morale gentillette sur l’importance de l’imagination et du cœur, et qui se lit assez facilement, même s’il n’est pas non plus marquant. Finalement, je trouve qu’il détonne un peu par rapport au reste l’anthologie, ou tout du moins vis-à-vis de son placement. Je l’aurai, je pense, plus apprécié en ouverture permettant ainsi de rentrer dans ce recueil tout en douceur.

Trolls, Licornes et Bolognaise d’Adrien Tomas : L’auteur nous propose de plonger dans une univers de Fantasy Urbaine où Tia doit mener l’enquête sur un meurtre dans le milieu surnaturel. Franchement ce texte a du potentiel, je ne le nie pas, mais l’auteur tombe un peu trop dans les stéréotypes du genre de la fantasy urbaine et surtout le texte est bien trop court. En effet la résolution de l’enquête se fait un peu par magie et frustre le lecteur tant le deus ex machina est un peu dur à admettre. Quelques pages de plus aurait été appréciées. Cela n’empêche pas le texte d’avoir des qualités et qui sait l’auteur reviendra peut-être dans cet univers.

Dans la Tête de Georges Trollevitch de Sylvie Miller & Philippe Ward : Cette nouvelle, qui vient clôturer l’anthologie, nous plonge dans un univers parallèle qui lance un grand festival en honneur de l’Human Fiction. Un texte de nouveau sympathique, avec une dose d’humour et de détente agréable, malgré parfois un humour scatologique qui me laisse perplexe. Un récit qui contient de nombreuses références qui devraient toucher les habitués du festival, tout en restant accessible aux autres lecteurs, et qui offre une conclusion avec une réflexion intéressante au moment de reposer ce livre. Au final une histoire divertissante et qui se lit facilement.

En Résumé : J’attendais avec impatience de voir ce qu’allait proposer cette anthologie opposant les Trolles et les Licornes et j’avoue que, sans m’avoir offert un moment inoubliable, elle se révèle assez sympathique à lire et à découvrir. Les nombreuses variations sur le thème se révèlent souvent intéressantes voir originales, ne manquant pas de se révéler sombres, pleines d’humour, critiques, voir cyniques. Tous les textes ne sont pas au même niveau, certains ayant eu du mal à me convaincre, là où d’autres se sont révélés excellents à découvrir et sortent vraiment du lot, mais au final une anthologie 2015 plutôt agréable. C’est donc sans surprise que j’annonce que l’anthologie 2016 viendra rejoindre ma PAL l’année prochaine.

 

Ma Note : 7/10

 

Avis de mes collègues de LC : Snow, Mariejuliet.
Autres avis : Bibliocosme, …

CRAAA

Challenge CRAAA 2ème lecture

Pixel Noir – Jeanne-A Debats

pixel noirRésumé : Pixel est un adolescent solitaire et un crack en informatique. Après un grave accident, son esprit est plongé dans un Virtuel de Repos tandis que son corps est aux mains des médecins. Ce Virtuel est censé prendre la forme d’un campus universitaire dans lequel évoluent les avatars des malades, mais à son arrivée, Pixel découvre un monde sans adultes, sous la coupe d’un ado avide de pouvoir. Et ce n’est pas tout : l’environnement se détraque, il neige en plein été, les journées s’allongent démesurément… Le Virtuel de Repos est en proie à un bug qui risque d’entraîner leur vraie mort à tous.

Edition : Syros

 

Mon Avis : De l’auteur j’ai lu énormément de textes, qu’il s’agisse de romans ou de nouvelles, et j’avoue ne jamais, pour le moment, avoir été déçu, Jeanne-A Debats proposant toujours des récits captivants, entrainants et réfléchis. Pourtant je dois bien avouer que je n’avais encore jamais lu de ses écrits jeunesses, principalement dû au fait que, finalement, je me rends bien compte que j’en lis très peu. J’ai donc décidé de changer cela et je me suis rapidement laissé tenter par ce Pixel Noir, au résumé intrigant et à l’illustration de couverture accrocheuse.

Ce livre nous fait découvrir Pixel, jeune adolescent, génie en informatique et solitaire, fils de parents divorcés, rebelle s’étant fait renvoyer de plusieurs écoles, qui suite à un grave accident va être envoyé dans un virtuel de repos pour lui permettre de continuer à vivre et étudier le temps qu’il se fasse soigner, évitant aussi ainsi la douleur et les complications. Mais voilà, à son arrivée il va très vite se rendre compte que rien ne se passe comme prévu, le virtuel connait un bug et tous les occupants survivent comme ils peuvent. L’auteur cite rapidement dans le texte Sa Majesté des Mouches et ce n’est pas anodin, car elle nous fait découvrir, à travers les yeux de Pixel, une société gérée par un adolescent dictateur, qui règne sur son petit monde par la peur, la manipulation et la souffrance. Elle nous rappelle ainsi clairement que; sans ordre ni morale l’humanité se tourne souvent vers ce qu’il considère comme la survie la plus primaire, sans se soucier des règles qui ont pu exister, oubliant le vernis de civilisation qui la constitue, et peut-être même plus facilement chez un adolescent qui est encore en construction. Seule la jeune Solfé représente une certaine ancre de logique et de cohérence, mais surtout un espoir.

Là-dessus l’auteur construit une intrigue qui se révèle, certes, assez classique et légèrement linéaire, mais entrainante et menée tambour battant, mettant en scène la fuite en avant des héros qui se rendent rapidement compte que ce bug se révèle beaucoup plus problématique et dangereux que prévu. Dès les premières pages l’auteur nous happe, parfois brusquement comme par exemple avec ce premier chapitre proposant un dialogue limite perturbant entre Pixel et sa mère, mais qui vient clairement poser le personnage. On se met alors à tourner les pages avec l’envie d’en apprendre plus,  entrainé par les différentes aventures et rebondissements que vont rencontrer nos héros. L’univers futuriste (2119) construit par l’auteur se révèle assez simple, solide et surtout réussi tout en restant assez contemporain pour ne pas perdre le lecteur. L’aspect technologique et informatique est franchement captivant et surtout on sent qu’elle s’est renseignée un minimum évitant de tomber, comme dans certains livres, dans les facilités liées à la programmation informatique, tout en restant compréhensible même pour le plus néophyte des lecteurs.

Là où le roman gagne énormément en efficacité, selon moi, c’est dans les axes de réflexion qu’il propose au fil des pages. Il va beaucoup plus loin qu’un simple divertissement, cherchant à faire réfléchir le lectorat, aussi bien jeune que moins jeune, sur des sujets importants et souvent d’actualité. Outre les aspects classiques qu’on retrouve régulièrement comme la découverte de l’amitié, de l’amour ou encore la quête initiatique, on trouve aussi d’autres sujets comme la sexualité dans son ensemble, la capacité de se positionner dans la société, l’image de soi et celle que les autres ont de nous, l’acharnement thérapeutique, la mort, le pouvoir ou encore le suicide principalement chez les jeunes. L’auteur traite aussi, mais plus en périphérie et de façon parfois juste esquissée, du principe de la famille, qui est de plus en plus compliqué entre divorce et recomposition, ou encore de l’économie de marché entre brevet et licence libre. La grande force du roman est surtout d’arriver à faire germer ces idées de façon simple, astucieuse mais pourtant réussie et percutante tout en restant subtile pour ne jamais surcharger l’ensemble. C’est intelligent, habile et cela pousse le lecteur à réfléchir sur la société tout en restant entrainant et fluide.

Concernant les personnages, ils se révèlent clairement réussis, curieux et attachants, on se reconnait d’ailleurs assez facilement, en partie, dans chacun de ces adolescents qui n’ont pas obligatoirement une vie facile et se retrouvent pourtant à devoir avancer, faire des choix, au milieu d’une population hétéroclite qui ne les comprend pas toujours. Entre Pixel, enfant de parents divorcés, aimé mais qui apprend qu’il était non désiré, qui se révèle intelligent, solitaire et ouvert, Sam qui a du mal à être accepté pour ce qu’il est, qui manque de confiance en lui ou encore Solfé qui se révèle très mystérieuse, chaque protagoniste se révèle travaillé et soigné. Même Damon, le Tyran de cet univers, est loin de tomber dans la caricature. Ce sont des héros humains qui possèdent des sentiments, des émotions des forces et des faiblesses.

Après, cela reste aussi un roman jeunesse, ce que je veux dire par là n’a rien non plus de péjoratif, mais on y retrouve une certaine facilitée dans l’évolution de l’intrigue, voir des réponses obtenues parfois un peu trop rapidement. Dans l’ensemble, mis à part peut-être une facilité vers la fin, ces reproches sont rapidement balayés tant ce livre se révèle captivant et passionnant. La conclusion que nous propose l’auteur m’a touché, je ne dirai rien pour vous laisser la découvrir, mais je l’ai trouvé émouvante, bouleversante, une fin loin de tout happy-end et qui ne m’a pas laissé indifférent.

La plume de l’auteur se révèle toujours aussi soignée et entrainante au fil de la lecture, offrant ainsi un roman efficace avec son lot d’aventures et de péripéties tout en faisant réfléchir le lecteur qu’il soit jeune ou moins jeune. Je suis finalement bien content de m’être laissé tenter par ce roman et je vais, pourquoi pas, faire rentrer dans ma PAL d’autres romans jeunesse de l’auteur.

En Résumé : J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce roman jeunesse qui, au départ, n’est pas sans rappeler Sa Majesté des Mouches, qui est justement cité, avec un monde où des adolescent sont livrés à eux-mêmes, survivant sous la poigne d’un tyran. L’intrigue que construit alors l’auteur se révèle, certes classique et linéaire, mais terriblement efficace et entrainante, le tout dans un univers solide, soigné et cohérent qui donne envie d’en apprendre plus. La grande force du récit vient des axes de réflexion que l’auteur met en place tout le long du récit, offrant ainsi plus qu’un simple divertissement, un récit intelligent qui pousse à réfléchir et parfois à reconsidérer certaines choses. Les personnages sont travaillés, complexes et surtout attachants, on se reconnait facilement dans chacun d’eux. Je reprocherai juste, peut-être, quelques facilités à l’histoire, mais au final rien de dérangeant tant le tout est oublié devant la qualité du texte. La plume de l’auteur se révèle soignée, entrainante et je risque de me laisser facilement tenter par d’autres de ses récits jeunesse.

 

Ma Note : 8/10

 

Autres avis : Cornwall, nymeria, etc…

Fugue en Ogre Mineur – Anthologie dirigée par Anne Fakhouri

fugue en ogre mineurRésumé : Où sont passés les ogres ?
Les forêts ont été déboisées. Les châteaux sont désormais hantés par les touristes. Les grottes par des joueurs de djembé…
C’est absolument faux. N’importe quel enfant vous le dira.
Certains ont squatté nos caves, y apparaissent et disparaissent. D’autres ont choisi de se lancer dans le prêt-à-porter grandes tailles. Les mauvaises langues disent qu’ils s’éclatent aux Etats-Unis. Quelques uns sont restés dans leur propre monde et envoient, de temps en temps, de terribles cauchemars à nos enfants.
Ils vivent à la frontière entre notre monde et le leur.

Edition : ActuSF

 

Mon Avis : Ce court recueil de nouvelles a un peu fini par hasard dans ma PAL. En effet à force de passer devant durant les festivals il m’a toujours intrigué et donné envie de le découvrir, sans que je ne franchisse jamais le pas. Il faut dire que la couverture, illustrée par Fabien Fernandez, ainsi que le sommaire composé uniquement d’auteurs féminins donnaient clairement envie d’en apprendre plus. Lors des dernières Imaginales j’ai donc fini par me laisser tenter et je l’ai fait rentrer dans ma bibliothèque. Le livre démarre sur une préface très intéressante nous expliquant que qui mieux qu’une femme peut parler d’un ogre ?, ainsi que les différentes facettes du monstre. Ce recueil est composé de cinq nouvelles.

L’Ogre de Ciment de Jeanne-A Debats : Cette nouvelle nous fait découvrir Yasmin qui, suit à un traumatisme violent, se retrouve à fuir à travers les souterrains de son quartier. Elle va alors croiser le chemin d’un ogre. Une nouvelle que j’ai trouvé réussie. Certes sur la forme elle se révèle classique et sans surprise, mais c’est sur le fond qu’elle arrive alors à surprendre en nous présentant deux personnages qui paraissent complètement opposés et qui pourtant ne le sont finalement peut-être pas tant que cela. Deux héros remplis de sentiments et d’émotions, solitaires, en pleine fuite en avant, qui dévoilent une vision d’un monde pas toujours rose et pourtant si réaliste où le monstre n’est pas toujours celui qu’on croit et où les hommes peuvent aussi être des ogres. Un texte à la fois poignant et efficace, à la plume entrainante, dont mon seul regret est peut-être une conclusion un peu trop convenue et pourtant logique.

La Chasse à L’Ogre de Stéphanie Gaillard : Cette nouvelle nous plonge dans le récit fait au roi Louis de la dernière chasse à l’ogre. On découvre ici un texte qui se révèle efficace et haletant, nous racontant de façon rythmé comment un groupe de chasseur a traqué et éliminé le dernier ogre. Un récit au rythme soutenu, rempli d’action et de rebondissements, qui se laisse lire avec plaisir mais qui, clairement, se révèle trop classique et sans véritables surprises. Même la tentative de réflexion sur le geste final par le héros manque de percutant. Attention le texte n’est pas mauvais, il se lit facilement et se révèle un agréable divertissement, mais il a du mal à véritablement marquer le lecteur selon moi. Je le rentre facilement dans les vite lu, apprécie et vite oublié.

Les Ogres font-ils de Bons Pères ? de Ida Mars : Cette nouvelle nous propose de découvrir un ogre qui part en chasse. On se rend alors compte qu’il ne chasse pas n’importe quel gibier, mais sa fille qui a décidé de s’enfuir. J’avoue que je ressors plutôt mitigé de ma lecture de cette nouvelle ; l’auteur prend le parti pris de mettre en avant l’humour et pourtant j’ai eu du mal à accrocher à ce type d’ironie que j’ai trouvé finalement mal amené, cherchant l’étonnement et la surprise du lecteur, mais qui est annoncé de façon trop brusque ce qui fait que l’ensemble tombe souvent à plat de mon côté. De plus le titre joue aussi dans le fait que certains rebondissements se révèlent trop faciles à deviner. Les idées sont pourtant bien là et ont du potentiel, mais je ne sais pas, j’ai trouvé que l’ensemble manquait un peu de liant. De plus certains des personnages m’ont paru sous-exploités, ce qui se révélait un peu confus. Un texte qui, selon moi, possède pas mal d’idées mais aurait peut-être mérité un traitement différent.

La Chair Choisie d’Audrey Guillotte : Cette nouvelle nous plonge dans la vie de Larve, jeune Ogresse, fille de Babau qui cherche à faire d’elle son héritière. Mais voilà elle se révèle loin d’être très futée. J’ai bien aimé ce texte, une certaine poésie se dégage le tout dans une ambiance qui se révèle sombre, violente et assez angoissante, mais le tout amené avec un certain humour noir qui ici a réussi à me happer. Une nouvelle dont, certes, on voit la conclusion arriver rapidement mais qui se révèle agréable, bien rythmé, nous dévoilant un univers où les ogres sont les maîtres et les humains sont en fait un troupeau. La relation entre Larve et Baubau, mélange de haine et d’amour, se révèle intéressante même si par moment un peu caricaturale. Surtout le danger ne vient pas toujours de là, ou de qui, l’on croit. Une découverte au final qui se révèle très sympathique.

Les Autres de Justine Niogret : Cette dernière nouvelle nous emmène dans le quotidien d’une jeune fille qui vit dans un orphelinat et se sent différente des autres. La force de cette nouvelle c’est son ambiance, qui monte lentement au fil des pages dans la noirceur, se révélant de plus en plus angoissante, pour finir dans une apothéose de violence et de sang que je vous laisse clairement découvrir. Une nouvelle très sombre qui remplit parfaitement le rôle recherché qui est de mettre mal à l’aise le lecteur, lui rappeler le côté monstrueux tout en tentant une réflexion, légère, sur le rejet des autres. Le problème vient qu’on retrouve ici un texte véritablement ouvert, sans véritables bases sur les personnages ou encore sur l’univers, ce qui est quand même frustrant à mon goût, car l’ensemble manque alors d’un peu de réponses.

 

Cette anthologie nous propose donc cinq nouvelles qui nous offrent cinq visions différentes et qui se révèle dans l’ensemble être au final une sympathique découverte. Ce qui est dommage c’est qu’il manque peut-être un texte qui se révèle porteur de l’ensemble, qui arrive clairement à se démarquer des autres et à marquer le lecteur. Cela ne m’a pas empêché non plus de passer un moment de lecture divertissant avec ce livre.

En Résumé : J’ai passé un agréable moment de lecture avec cette anthologie qui nous propose de revisiter à travers cinq nouvelles le mythe original de l’ogre, qu’il soit aussi bien métaphorique que réel ; l’ogre pouvant être à la fois le monstre connu et reconnu, mais aussi celui qui se cache en chacun de nous. Chaque texte propose ainsi une variation et une vision intéressante du mythe, entre angoisse, horreur et humour, et même si tous les textes ne m’ont pas accroché de la même façon, dans l’ensemble ce court recueil reste plutôt agréable à découvrir même s’il manque tout de même d’éléments percutants et marquants pour passer de lecture distrayante à bonne lecture.

 

Ma Note : 6,5/10

Décade de L’Imaginaire 2014

decade de l'imaginaire 2014Edition : L’Atalante

 

 

 

 

 

Mon avis : Comme proposé l’an dernier (Ma chronique de la Décade 2013 ici) les éditions L’Atlante ont décidé de renouveler leur opération de décade de l’imaginaire. Il y a quelques semaines l’opération proposait donc ainsi de découvrir huit nouvelles gratuites d’auteurs différents et, après avoir mis en avant en 2013 l’imaginaire européen, cette année ce sont les femmes qui ont été misent à l’honneur.

Quand Arriva la Fin du Monde en Fin de Matinée d’Anne Larue : Cette nouvelle nous fait découvrir Jacqueline qui se retrouve seule sur terre suite à la fin du monde, avec pour seule compagnie un livre ; le journal de Virginia Woolf. Un très joli texte, simple dans son idée, qui nous fait découvrir une héroïne pragmatique au possible, qui ne panique pas face à la disparition des autres et se lance dans un programme de survie établi. Il se dégage quelque chose de poétique dans les journées qui défilent pour cette vieille dame, quelque chose de magique qui fait qu’on ne s’ennuie pas, le tout teinté d’humour et d’ironie face à la répartie de ce personnage au regard cynique. Ici l’apocalypse est à peine expliqué, mais ce n’est pas le plus important, car on se retrouve à suivre avec plaisir la nouvelle vie de Jacqueline et voir comment elle avance et évolue. On y retrouve aussi une réflexion plutôt intéressante sur l’humanité, sa grandeur, sa décadence mais aussi sur finalement sa petite place dans l’univers ainsi que sur les énergies, sur la communication, notre façon de vivre ou encore sur le pouvoir des livres, mais l’ensemble aurait peut-être pu être un peu plus poussé selon moi, ce qui est légèrement dommage. Au final une bonne petite nouvelle, agréable et efficace.

Le Miroir d’Électre de Jeanne-A Debats : Une nouvelle très intéressante qui décide de revisiter complètement le mythe d’Electre, déjà en le traitant de façon contemporaine, mais aussi finalement en offrant de jouer sur le destin. On se retrouve donc à suivre le quotidien de Violette, jeune fille, bibliothécaire à mi-temps, qui va régulièrement voir un psychanalyste la faute à un don étrange qui l’oblige presque à vivre recluse. Sa vie va changer après sa rencontre avec Adam. Une histoire que j’ai trouvé efficace, qui se lit bien, on se laisse entrainer par le destin et la vie de cette jeune fille, qui donne l’impression d’être déconnecté de tout, entre amour, famille et trahison. La plume de l’auteur se révèle fluide et entrainante ce qui fait qu’on tourne les pages facilement. Mais l’ensemble se révèle très dense et très riche en clin d’œil et référence, peut-être justement un peu trop dense car je ne suis pas sûr de toutes les avoir comprises. Cela n’empêche pas ce texte de se révéler agréable et d’offrir une variation intéressante sur le destin.

Burgundia Remanence de Danielle Martinigol : Une courte nouvelle qui nous plonge dans un univers futuriste où un couple passe leur voyage de noce dans une planète musée et découvre alors le vin; ainsi que le viticulteur Renay, ce qui va changer leur vie. Un texte sans prétention qui offre pour intérêt premier de traiter du vin, qui joue ici le rôle de perturbateur et d’ouverture vers un meilleur, le tout dans un univers de SF. Un récit qui parle aussi de l’obsolescence et de la façon dont on traite parfois ce qu’on prend pour des outils. Le soucis c’est que l’ensemble est trop rapide, se révèle assez linéaire et j’ai trouvé la conclusion convenue. Cela reste un texte plutôt sympathique qui rentre dans les vite lu, apprécié et vite oublié.

Homéostasie de Laurence Suhner : Cette nouvelle nous fait découvrir un monde futuriste où une neige noire tombe régulièrement sur Terre sans qu’on ne comprenne vraiment pourquoi. Ana, qui possède des pouvoir psy, va être embauché par un groupe de scientifique pour une mission capitale. Un texte qui se révèle très sombre, froid que ce soit dans son ambiance comme dans la présentation de son héroïne qui est cynique et totalement désabusé. Le monde en pleine agonie que nous dévoile l’auteur se révèle assez angoissant et pousse à réfléchir. On se laisse porter par le récit pour savoir où il nous emmène jusqu’à aboutir à cette conclusion inéluctable même si facilement devinable. Dans l’ensemble un texte très sympathique qui aurait quand même, selon moi, mérité d’être peut-être un peu densifié sur certains aspects un peu trop rapidement traité.

Vers les Airs de Camille Brissot : Cette nouvelle est un peu le prologue de Dresseur de Fantômes, le roman de l’auteur (que j’ai lu et chroniqué ici), elle nous fait ainsi découvrir, à travers la quête d’un homme à la recherche de son amour perdu, une planète en pleine apocalypse, confronté à elle-même dévoilant aussi bien le pire que le meilleur même si l’auteur reste un peu gentillette. Un textes où les émotions affluent et que j’ai trouvé plutôt agréable à lire et sympathique, même si l’ensemble est traité un peu trop rapidement à mon goût ce qui l’empêche de se révéler complètement poignant et dense, surtout sur la relation entre les deux héros. Quelques pages de plus auraient peut-être été un plus.

Du Rififi Entre les Oreilles d’Anne Fakhouri : Nouvelle précédemment lue dans l’anthologie des Imaginales 2013 Elfes et Assassins. Une seconde lecture n’a rien enlevé à ce texte bourré d’humour et terriblement efficace. Ma chronique de l’époque ici.

Horizon de Carina Rozenfeld : Ce texte se révèle être un peu la suite du roman Le Mystère Olphite (que j’ai lu et chroniqué ici), où dans un univers futuriste des hommes, les Olphites justement, seront capables de communiquer avec des météorites et les piloter. Deux météorites vont d’ailleurs prochainement se rejoindre, une colonisée qui va se séparer d’une partie de sa population pour coloniser la seconde, et ainsi voyager dans différentes directions de l’espace. Une nouvelle qui nous propose un univers riche, chatoyant et surtout original dans cette façon de communiquer avec les astéroïdes, de les imaginer comme être doué de conscience. Mais voilà deux choses me dérangent, première ce texte me fait penser plutôt à une introduction, l’auteur donnant l’impression qu’elle va revenir dans cet univers vu le cliffangher, et aussi, effet jeunesse probable, une trop grosse dose d’optimiste dans l’ensemble, mais pour ce point-là cela vient surtout de moi je pense. Une nouvelle toute de même agréable qui se lit facilement et qui donne envie de lire la suite, si jamais suite il y a.

Aknaktak de Sylvie Denis : Comme la nouvelle proposée l’an dernier de l’auteur, Aknaktak se situe dans l’univers de Haute École, et comme l’année dernière j’ai eu un peu de mal à rentrer dans le récit qui nous plonge directement dans l’action et dans la trahison dont on a du mal à comprendre les tenants et les aboutissants. Mais contrairement au texte de 2013, celui-ci au fil des pages va finalement prendre son envol et se révéler plutôt indépendant ce qui fait que j’ai plus apprécié ce récit. En effet plus j’avançais dans le texte plus je me suis laissé porter par cette histoire de vengeance et de découverte d’une nouvelle population. L’ensemble se révèle fluide et efficace. Deux points m’ont quand même dérangé, premièrement j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages justement, je pense, parce qu’il me manquait le background pour clairement les comprendre, deuxièmement l’ensemble n’est en fait qu’une introduction qui appelle clairement une suite. En tout cas Haute-Ecole est dans ma PAL, j’espère donc mieux comprendre les nouvelles quand je le lirai.

En résumé : De nouveau l’Atalante nous propose une très belle initiative avec cette décade qui surtout nous permet de découvrir huit nouvelles, certes pas toutes au même niveau, mais qui dans l’ensemble se révèlent sympathique et agréable à découvrir. Cela permet aussi de mettre en avant plusieurs auteurs et me donne envie, pour certains dont j’ai quelques romans qui trainent dans ma PAL, à les découvrir plus en avant ou de lire leurs derniers écrits.

 

Ma Note : 7/10

 

Autres avis : Vert, …

Un An dans les Airs – Raphaël Albert & Jeanne-A Debats & Raphaël Granier de Cassagnac & Johan Heliot & Nicolas Fructus

un an dans les airsRésumé : Avec Un an dans les airs, découvrez en exclusivité mondiale l’unique voyage extraordinaire entrepris par Jules Verne lui-même! Dans Un an dans les airs, vous rencontrerez les véritables Capitaine Nemo, Phileas Fogg et autres Robur le Conquérant. Dans un périple à vous couper le souffle. vous survolerez la jungle africaine, l’Antarctique, les Indes et les Amériques ; vous franchirez l’Himalaya! Et ceci à bord de la plus incroyable des machines volantes jamais conçue!

Edition : Mnémos

 

Mon Avis : Après avoir sorti Kadath de ma PAL, je profite aussi de cette période de vacances pour sortir un autre Livre Objet que je considère comme intransportable, sous peine d’avoir peur de l’abîmer, et qu’il vaut donc mieux lire chez soi bien au chaud ; il s’agit de Un An dans les Airs. Surtout que lorsque j’ai acheté ce livre, lors des dernières Imaginales, je n’ai pas mis longtemps à me décider tant le quatrième de couverture de l’histoire m’avait accroché et la couverture du livre se révélait magnifique et j’avais donc hâte de le découvrir.

Ce livre va nous plonger, à travers les carnets de bord de nos quatre héros que sont Jules Verne, Félix Nadar, Julie Servadac et Philippe Daryl, dans une expédition des plus fantastique, puisqu’ils vont se retrouver à vivre pendant une année dans une cité dans les airs, Célesterre, porté par des ballons. L’intrigue qui se dessine au fil des différentes lettres et écrits des personnages se révèle vraiment entrainante, efficace et possède aussi son lot de surprises et d’aventures. On ne s’ennuie jamais dans cette histoire qui mélange de façon vraiment soignée et captivante le côté découverte, que ce soit des personnages comme de la ville, ses inventions et ses habitants, mais aussi son lot de machinations, de rebondissements, de manipulations et de trahisons. Le lecteur tourne vraiment les pages avec plaisir devant la densité, mais aussi la beauté de ce livre, son côté énergique, vivant et aussi devant le travail de réflexion sur cette cité utopique ; son but recherché et la folie humaine qui y couve toujours.

Ce qui fascine dans ce livre graphique c’est le travail vraiment dense et prenant concernant cette cité fascinante et entrainante, déjà du point de vue de l’histoire qui nous dévoile une ville volante vraiment captivante qu’on découvre au fur et à mesure, mais aussi clairement du point de vue des illustrations. Comme à son habitude Nicolas Fructus nous offre un travail vraiment remarquable et splendide, plus lumineux que celui de Kadath, et possédant aussi un côté steampunk et historique vraiment passionnant. Les inventions misent en avant se révèlent elles aussi vraiment intéressantes à découvrir, entre l’utilisation de l’électricité par la foudre ou encore par exemple le train périmétrique elles possèdent toutes ce charme un peu désuet, tout en offrant une avance technologique pour le récit vraiment séduisante. C’est d’ailleurs ce mélange d’imagination, de rêve et d’invention qui fait que l’ensemble colle parfaitement à ce que proposait Jules Verne dans ses récits. Ajouter à cela une découverte du monde pleine de surprises et d’aventures et un contexte historique soigné qui ajoute une dimension supplémentaire, on se retrouve à vraiment vouloir plonger dans cet univers et découvrir cette cité resplendissante.

Concernant les personnages je dois dire qu’ils sont vraiment intéressants et fascinants à suivre dans leurs péripéties. Surtout on sent bien que chaque auteur colle parfaitement au rôle qu’il s’est donné, nous offrant ainsi une représentation des personnages qui se révèle vraiment dense et soignée et surtout chaque interaction se révèle fluide et cohérente. Une fois la dernière page tournée je me suis rendu compte que chaque auteur, à travers mes connaissances de leur style, collaient parfaitement à leurs personnages et je n’aurai vu personne d’autre, selon moi, pour jouer leurs rôles. Autre point vraiment intéressant c’est aussi la rencontre au fur et à mesure des pages d’autres personnages secondaires connus, qui ont fortement influencé cette ville aérienne, tel que par exemple Nikola Tesla, ce qui apporte son lot de surprise et ajoute aussi, d’une certaine façon un peu de mystère dans la vie reconnue de ces protagonistes.

Par contre j’avoue ne pas avoir complètement accroché aux interventions de Philippe Daryl, qui sert d’une certaine façon de liant entre chaque histoire, reprenant les notes de chacun et les commentant, mais qui tombe parfois un peu trop dans le catalogage des références entre les personnes rencontrées dans la cité et les œuvres de Jules Verne et des autres, ce qui casse parfois légèrement le rythme à mon goût. Rien non plus de complètement gênant tant le lecteur est happé par ce récit et ses rebondissements.

On sent aussi tout au long de ce livre un véritable respect de Jules Verne ainsi que de son œuvre, que ce soit à travers l’imagination débordante, la recherche d’un bonheur parfait, l’Homme et sa quête de pouvoir et de puissance ainsi que son égoïsme ou encore sur la partage. On retrouve aussi avec plaisir ce côté rempli d’aventures qui se révèle fun et sans temps morts, le tout avec des personnages hauts en couleurs et des idées vraiment intéressantes. Le lecteur prend vraiment du plaisir à tourner ses pages et à plonger dans cette histoire et cette ville. Au final une lecture  qui se révèle prenante, réussie et passionnante avec des graphismes vraiment sublimes et saisissants dont le prix peut, certes, décourager certains (environ 36€), mais qui, selon moi, mérite vraiment d’être découverte. J’ai d’ailleurs maintenant franchement envie de me replonger dans l’œuvre de Jules Verne. Vous êtes prévenu.

En Résumé : Un An dans les Airs se révèle être un livre vraiment magnifique et immersif qui nous plonge, d’une part, dans une histoire qui se révèle palpitante, pleine d’aventures et de surprises avec aussi son lot de réflexions vraiment intéressante ; et d’autre part dans la découverte d’une cité dans les airs utopique qui se révèle vraiment saisissante et fascinante. Les graphismes de Nicolas Fructus se révèlent toujours aussi magnifiques et  offrent une représentation vraiment sublime de cette histoire, de ces lieux et des personnages. Les héros se révèlent vraiment soignés, complexes et surtout la plume des auteurs qui les représente colle parfaitement. On sent aussi au fil des pages tout le respect pour l’univers et l’œuvre de Jules Verne. Mon seul regret vient des interventions de Philippe Daryl qui tombent parfois légèrement dans le catalogage à mon goût, mais franchement rien de dérangeant. Attention une fois la dernière page tournée on a envie de replonger dans les livres de Verne.

 

Ma Note : 9/10

 

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