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Le Chant des Epines Tome 2, Le Royaume Eveillé – Adrien Tomas

Résumé : Voici la geste des jeunes héritiers des clans du Nord et de leurs
compagnons. Voici la geste des princes otages, de celles et ceux qui ont pour projet de rassembler les marches du Gel pour en faire leur royaume rêvé, puissant, sûr et juste, gouverné avec sagesse.
Presque un an après la bataille finale entre les citadelles de Sveld et d’Asreld, l’orpheline Ithaen est montée sur le trône du royaume unifié de Sveldia. Avec l’aide de ses amis et de l’étrange la Locuste, elle coordonne le destin de ses alliés, anciens ou nouveaux, avec la maîtrise d’un chef d’orchestre.
Mais il n’est pas certain que cela soit suffisant. Le Royaume Éveillé sera-t-il assez fort pour survivre à sa première grande guerre, alors que les Légions infinies de l’Empire séide se mettent en ordre de bataille ?

Edition : Mnémos

 

Mon Avis : Il y a quelques mois, je me suis lancé dans le premier tome de cette trilogie, préquelle de La Geste du Sixième Royaume. Il faut dire que j’avais passé de bons moments de lecture avec les deux premiers romans se déroulant dans cet univers, offrant des récits denses, entrainants et efficaces (Chronique de La Geste du Sixième Royaume ici et de La Maison des Mages ). Le premier tome de cette nouvelle trilogie m’avais lui aussi offert un agréable moment de lecture, même si je l’avais trouvé moins prenant que les deux autres romans cités précédemment (ma chronique ici). J’avais donc hâte de savoir ce qu’allait bien proposer l’auteur pour ce second tome. Concernant la couverture, illustrée par Alain Brion, je la trouve réussie et qui donne envie de plonger dans le livre.

On plonge ici un an après la fin des évènements du premier tome, qui avait vu la Reine Ithaen unifier le royaume grâce à l’adhésion de l’ensemble des Epines à son projet. Sauf que tout reste à faire, la menace de l’Empire Séide pèse toujours sur le royaume, la bataille entre Sveld et Asreld a sapé une partie des forces de Sveldia et le projet d’Ithaen n’est toujours pas accepté par tout le monde. Les épines vont devoir donner le meilleur d’eux-mêmes pour sauver ce royaume naissant. Une fois la dernières page tournée, je dois bien admettre que je me retrouve dans le même cas de figure que lors de ma lecture de Notre-Dame des Loups. Le roman a des retours qui sont jusque maintenant plus que positif et pourtant de mon côté je suis passé en grande partie à côté de ce roman. L’auteur depuis quelques temps propose des histoires qui sont assez courtes et cherchent à mettre en avant un rythme effréné, de nombreux rebondissements ainsi qu’une tension qui doit pousser le lecteur à tourner les pages. Ce n’est nullement un défaut, juste un constat que je fais et qui a joué sur mon ressenti n’étant plus obligatoirement le public de ce genre de récit, appréciant plus les récits plus denses et complexes.

Pourtant, je ne suis jamais non plus complètement contre un roman page-turner, surtout qu’ici l’énergie que met l’auteur dans son récit se dégage clairement et donne envie d’y plonger. Je ne peux pas nier que je me suis retrouvé à tourner les pages avec un minimum de facilité, bien porté par un chapitrage court et percutant, offrant pleine de surprises et s’avérant sans temps morts. Mais voilà le nombre de personnages assez important que l’on croise, le fait que ce second tome soit clairement un tome de transition et le fait que j’ai eu l’impression que l’auteur ne rentrait jamais franchement en profondeur concernant les différentes idées qu’il proposait m’ont empêché d’entrer complètement dans ce roman. Tout m’a paru ainsi traité trop vite et trop en surface, alors que le récit ne manque pas obligatoirement d’intérêt ni d’idée. Même l’univers, que j’adore pourtant, m’a paru rester abstrait dans ce second tome. Je prends l’exemple de l’association des Elfes avec l’Empire Séide, qui est pourtant au centre de ce récit et qui selon moi manque quand même de complexité, surtout quand on sait la haine qui déchire ses deux peuples. Alors certes, l’auteur évite de rendre cette association beaucoup trop facile non plus, montrant une certaine tension, mais voilà l’évolution au fil des pages m’a paru trop superficielle et trop facilement accepté par les deux clans pour tout simplement répondre au besoin de l’intrigue.

Un autre point, par exemple, qui m’a légèrement frustré c’est tout ce qui tourne autour de Vermine et l’évolution de ses pouvoirs. Alors oui l’auteur évite de tomber dans le côté « apprentissage scolaire » que l’on retrouve dans de nombreux autres romans, sauf que voilà il le fait avec une ellipse que j’ai trouvé frustrante. C’est bien simple on n’apprendra rien de son apprentissage, offrant un chapitre où elle découvre son professeur et plus loin un second chapitre où elle quitte son professeur après avoir appris à un peu mieux maîtrisé ses pouvoirs. C’est frustrant, car le pouvoir de Vermine et sa relation avec ténèbres sont quand même au coeur de cette trilogie et même si on en apprend plus sur certains points qui ne manquent pas d’attraits, comme son origine, là j’ai trouvé qu’on passait à côté d’un passage qui aurait pu apporter aussi un plus principalement au niveau de la compréhension de la magie. C’est un peu le même soucis concernant les réflexions que cherche à amener l’auteur, comme par exemple les choix de vie de Merisia, ou bien encore la relation entre Vermine et Ithaen. Il y a un vrai potentiel pour nous faire réfléchir sur notre vision du monde, qui fait aussi écho à notre société, pourtant j’ai de ce point de vue là trouvé l’ensemble convenu, amené de façon un peu trop simpliste et parfois même vite expédié, offrant même dans certains passages des phrases toutes prêtes et passe partout. C’est dommage, car de mon côté j’ai trouvé que le message avait alors du mal à passer.

Les personnages m’ont eux aussi moins captivé dans ce tome que dans le tome précédent. Il faut dire aussi que le récit continue dans ce tome à offrir de nouveaux points de vues, ce qui n’aide pas à prendre le temps faire avancer ceux que l’on connait déjà, les faire évoluer. Un ou deux des nouveaux personnages m’ont même paru ne rien apporter dans ce tome et, même si je ne doute pas qu’ils auront de l’importance par la suite, je me demande s’ils méritaient d’être amené si tôt dans le récit, surtout au profit des héros principaux. C’est dommage car, autant ils avaient fait la force du premier tome, autant ici j’ai trouvé que les changements qu’ils subissent, leurs progressions dans la vie, m’ont paru hachés, précipités par un récit qui cherche peut-être à aller trop vite et se disperse dans de trop nombreuses perspectives. De plus, certains tombent un peu trop dans le personnage binaire, qu’évitait en grande partie le tome précédent. Après, je ne peux pas nier qu’il y a quelque chose qui se dégage de ce récit, principalement dans son dernier quart qui a enfin réussi à me happer un minimum. Je me suis laissé porter par ce que construit l’auteur pour aboutir à cette conclusion prenante, percutante et un minimum intéressante. L’auteur montre aussi que, même si le roman nous présente des adolescents, ils sont dans un univers qui ne fait pas de cadeaux, un monde en pleine guerre avec sa violence et ses morts.

Sauf que voilà cette scène finale m’a paru un peu trop courte, il y avait, je pense la possibilité d’offrir encore plus de tension, ou peut-être j’en espérais plus. De plus, le retournement de situation final, dont je ne dirai rien pour éviter de vous spoiler, m’a paru manqué d’impact et manqué de profondeur dans la façon dont il est amené. Mais voilà, on peut dire que ces dernières pages, même si elles ont quand même des défauts, ont réussi à me faire oublier une petite partie des défauts et je me demande si l’idée de construire cette histoire comme une trilogie était une bonne idée. Tout du moins de mon point de vue, car j’ai vu de nombreux retours plus que positifs concernant ce second tome. La plume de l’auteur est simple, vive et entraînante ce qui joue beaucoup sur le rythme du récit. Au final je dirai que j’avais tout simplement des attentes différentes de ce que propose ici l’auteur, espérant y retrouver la densité de La Geste, là où l’auteur m’a donné l’impression de proposer plus un divertissement sans temps morts. Je pense tout de même que je lirai la conclusion de cette trilogie, car je n’ai pas envie d’abandonner l’univers en plein milieu et j’ai envie d’en savoir plus sur une ou deux questions.

En Résumé : Je ressors de ma lecture de ce second tome pas complètement convaincu, la faute à un tome de transition et à l’impression que tout va trop vite et part dans tous les sens. L’intrigue ne manque pas de s’avérer intéressante dans les grandes lignes, mais j’ai l’impression que chaque mouvement politique, chaque alliance ou mensonge sont traités de façon un peu facile, rapide et donne plus l’impression de se plier au besoin du fil rouge que l’inverse. L’univers donne l’impression, dans ce second tome, de souffrir du même soucis, une impression que le récit reste en surface là où parfois, comme la magie de Vermine, il y aurait eu moyen d’aller plus en profondeur. Concernant les personnages, qui étaient le point fort selon moi du premier, je suis un peu déçu, ce second tome proposant de nombreux points de vue qu’on en perd nos héros qui ont du mal à s’imposer et surtout à donner l’impression qu’ils évoluent autrement que de façon haché dû aux différentes ellipses temporelles. Alors après tout n’est pas mauvais, l’ensemble est énergique et l’accélération dans le dernier quart du roman fait que je me suis retrouvé un peu plus captivé par cette conclusion qui s’avère un minimum efficace. C’est vrai, certains retournements de situations dans cette fin m’ont paru manqué de force, mais voilà dans l’ensemble elle m’a fait oublier un peu mon ressenti jusque là. Tout est une questions d’attente, je pense que je n’avais pas les mêmes que celles que proposait ce livre, cherchant plus une certaine densité, là où le récit propose plus un page-turner sans temps morts. La plume de l’auteur est simple, efficace et entraînante et même si ce tome n’a pas répondu à mes attentes je lirai, je pense, le dernier tome, car je n’ai pas envie d’abandonner La Geste en pleine milieu.

 

Ma Note : 5/10

 

Autres avis : Boudicca, Le Comptoir de l’Ecureuil, Xapur, Au Pays des Cave Trolls, …

Le Royaume Rêvé Tome 1, Le Chant des Epines – Adrien Tomas

le-royaume-reve-t-le-chant-des-epinesRésumé : Ils sont les héritiers des clans nordiques.
Ils rêvent d’unifier et de pacifier leurs terres.
Cet espoir se transformera-t-il en cauchemar ?
Voici la geste des jeunes héritiers des clans du Nord et de leurs compagnons. Voici la geste des princes otages, de celles et ceux qui ont pour projet d’unifier les marches du Gel pour en faire leur royaume rêvé, puissant, sûr et juste, gouverné avec sagesse.
Mais leur chemin vers cette quête sera semé d’embûches : le respect du peuple s’arrache dans le sang et les larmes, et la victoire sur leurs ennemis demandera de grands sacrifices. Lorsque le Nord, déjà affaibli par les querelles des Quatre Citadelles, devient la cible des mandragores, redoutables créatures issues des sombres enchantements des Elfes, le doute n’est plus permis : ils sont la dernière chance de survie des marches du Gel. Pour les combattre, les lames, le verbe et la magie seront leurs seules armes.

Edition : Mnémos

 

Mon Avis : Pour ceux qui suivent régulièrement ce blog, vous avez dû vous rendre compte que j’ai lu tous les roman publiés d’Adrien Tomas. J’avais ainsi été rapidement emporté par ses deux romans se situant dans l’univers de six royaumes que sont La Geste du Sixième Royaume (chronique ici) et La Maison des Mages (chronique ), qui offraient une Fantasy solide, efficace et entrainante. J’avais un peu moins accroché à Notre-Dame des Loups (chronique ici) qui cherchait peut-être un peu trop à mon goût le côté divertissant au profit de l’intrigue. Par conséquent quand j’ai su que l’auteur revenait dans l’univers de la geste avec son dernier roman, j’ai su qu’il allait terminer rapidement dans ma PAL. Concernant la couverture, illustrée par Alain Brion, je la trouve réussie et efficace.

Pour ceux qui auraient lu les autres romans dans le même univers, il s’agit ici d’un préquel qui nous plonge dans les origines de l’humanité, quelques dizaines d’années après son émancipation des Elfes. On découvre ainsi Les Marches de Gel, contrée divisée entre plusieurs clans avides de pouvoir où les alliances se font et se défont trop rapidement. On suit ainsi plusieurs personnages, autour de la princesse Ithaen qui cherche à unir les peuples contre une menace plus grande. Clairement on se retrouve dans une Fantasy assez classique, avec une intrigue pleine de jeux de pouvoirs et de manipulations, où se mélange elfes, nains, mais aussi magie. Il s’agit clairement de la marque de fabrique d’Adrien Tomas, ce qui l’a fait connaître avec la réussite que l’on connait pour La Geste du Sixième Royaume et La Maison des Mages. Sauf qu’il sait aussi y apporter sa toucher personnelle pour rendre l’ensemble intéressant.

C’est d’ailleurs avec grand plaisir que j’ai replongé dans ce monde, qu’on retrouve et qu’on découvre plus vers ses « origines ». Un univers toujours aussi foisonnant et intéressant, que l’auteur continue à développer avec cette fois plus un travail d’explications sur des éléments des autres romans tout en gardant une certaine fraicheur, une certaine originalité et une certaine nouveauté. Il y a ainsi des nombreux clins d’oeil aux deux autres récits, mais cela n’empêche pas l’auteur d’offrir un monde cohérent, solide et qui ne manque pas d’attrait. Certes j’ai été un peu frustré de ne rester que dans une partie de ce vaste univers, mais je ne me doute pas que cela va changer par la suite. Au final j’ai replongé dans cet univers avec plaisir, un peu comme j’ai retrouvé un vieil ami pas vu depuis longtemps tout en y découvrant de nouvelles surprises.

Concernant les personnages il s’agit selon moi du point fort du roman. On sent bien que l’auteur a le chic pour brosser des héros loin des clichés, efficaces, attachants et captivants. Il nous offre ainsi ici un groupe d’adolescents diversifié et qui évite de tomber dans le côté un peu trop innocent et crédule qu’on retrouve parfois avec ce genre de héros. J’avoue avoir principalement accroché à Vermine qui sort vraiment du lot, certes pas son rôle d’héroïne principale, mais aussi par sa clairvoyance et sa relation avec Ténèbre qui intrigue et donne envie d’en apprendre plus. Merisia et Ithaen ne sont pas non plus en reste, proposant des héroïnes qui ne manquent pas de courage, mais vont devoir faire face à des choix qui vont les changer, les transformer, les plonger dans le monde des adultes. Les personnages masculins du groupe sont solides, mais m’ont un peu moins accrochés. Rien de bien méchant, cela vient surtout qu’ils m’ont paru un peu retrait et ils devraient prendre un peu plus d’ampleur par la suite. Concernant les personnages secondaires là aussi l’auteur nous offre un panel solide, avec quelques-uns qui se dégagent du lot comme la Locuste, protagoniste mystérieux qui joue sur plusieurs tableaux et dont on a encore un peu de mal à en deviner le dessin.

Comme je l’ai dit l’intrigue se construit sur un fond de complot, la princesse cherchant à unifier son royaume par tous les moyens. Mais voilà l’intérêt de ce tome vient, je trouve, dans la façon dont elle y arrive. Non pas à travers des batailles sanglantes, mais plus par une manipulation mise en place par ses parents avec des jeux d’otage et d’intégrations. Cela ne veut pas dire que ce roman ne possède pas de passages épiques, loin de là tant certaines scènes nerveuses se dégagent et offre son lot d’adrénaline. On se retrouve ainsi happé facilement par les péripéties des héros, mais aussi par le talent de conteur de l’auteur qui rend l’ensemble fluide et percutant. Mais voilà malgré toutes les qualités que j’ai cité, ce roman m’a paru avoir du mal à exploiter tout son potentiel, n’offrant qu’une lecture sympathique et divertissante alors qu’il pouvait faire plus à mon goût.

Le premier point qui m’a surpris, outre le fait qu’on sent parfois un peu trop le tome d’introduction, c’est un petit sentiment de facilité une fois la dernière page tournée. Tout se met en place trop simplement et de façon un peu trop balisé, ce qui joue forcément sur le sentiment de tension et d’incertitude qui est parfois recherché. Ensuite l’auteur, comme à son habitude, utilise une narration chorale, sautant d’un personnage à un autre. Sauf que voilà ici on n’est pas dans un one-shot, mais dans une trilogie et la narration montre ses limites en proposant des personnages qui n’ont que peu d’intérêt pour le moment et paraissent même un peu trop dissociés de l’intrigue. Ce sera gommé par la suite, je ne m’en doute pas ils vont prendre de l’importance, mais là j’ai trouvé cela légèrement frustrant. Alors au final cela n’empêche pas ce roman de se révéler intéressant, le tout porté par une plume entraînante et solide. Je lirai la suite avec plaisir, mais voilà je pense que ce premier tome, un peu plus étoffé, aurait pu être encore meilleur. A voir comment le tome deux va faire avancer tout cela.

En Résumé : J’ai passé un agréable moment de lecture avec ce roman qui nous replonge dans le monde des Six Royaumes d’Adrien Tomas. On retrouve ainsi avec grand plaisir cet univers qui nous dévoile ici ses « origines », tout du moins humaines et permet aussi de le densifier un peu plus. Quelques clins d’oeil sont aussi glissés vers les autres tomes ce qui, je trouve, apporte un petit plus. Les personnages sont le grand point fort du récit tant l’auteur construit des héros attachants, soignés et évitant toutes caricatures. Les personnages secondaires ne sont pas non plus en reste avec quelques protagonistes de l’ombre qui se dégagent vraiment. L’intrigue, sur fond de manipulation et de jeux de pouvoir, bien porté par le talent de conteur d’Adrien Tomas, une plume fluide et entraînante et quelques scènes épiques s’avère efficace. Sauf que voilà, je trouve que, pour moi, certains points empêchent ce roman de vraiment développer tous son potentiel. Une fois la dernière page tournée j’ai ressenti un léger sentiment de facilité dans la résolution des problèmes, ensuite la narration chorale, dans une trilogie, fait que certains personnages sont présentés mais ont encore un peu de mal à se rattacher à l’intrigue principale, ce qui est légèrement frustrant. Au final cela n’empêche pas ce premier tome de se révéler plus que divertissant et m’a donné envie de lire la suite pour voir comment vont  s’en sortir les héros.

 

Ma Note : 7/10

 

Autres avis : Ours inculte, Xapur, Ptitetrolle, Dup, Boudicca, Zina, …

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