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Le Dernier Apprenti Sorcier Tome 6, L’Arbre des Pendus – Ben Aaronovitch

Résumé : A l’emplacement actuel de Marble Arch, à Londres, se dressait jadis la tristement célèbre potence de Tyburn, surnommée l’arbre des pendus, où l’on exécutait les criminels les plus notoires du royaume. William Wallace ou Olivier Cromwell y auraient connu une fin funeste. Mais aujourd’hui, les riches demeures d’Oxford Street et de Mayfair, situées là où les condamnés faisaient leurs derniers pas, sont le théâtre d’événements pour le moins étranges. Peter Grant, agent de la Police Métropolitaine de Londres et dernier apprenti sorcier du royaume, mène une nouvelle fois l’enquête…

Edition : Nouveaux Millénaires

 

Mon Avis : Bon, après avoir remonté l’historique de mon blog, je viens de me rendre compte que je me suis lancé dans le premier tome de cette série il y a plus de cinq ans maintenant. Le temps passe vite quand même. J’avoue que cette série fait partie des cycles dont j’attends les nouveaux tomes avec un minimum d’impatience et cela même si le précédent m’avait quand même laissé un sentiment mitigé. Les quatre premiers tome m’avaient ainsi offerts une Fantasy urbaine accrocheuse, avec une mythologie soignée et intéressante et même si les cinquième m’avait paru un peu trop déconnecté des autres, j’avais tout de même hâte de me plonger dans ce sixième tome pour savoir ce qu’allait proposer l’auteur. Je voudrais aussi faire un point concernant l’éditeur, déjà un aspect très positif sur le fait qu’au bout de 6 tomes le cycle soit toujours publié, c’est assez rare pour être souligné en Fantasy Urbaine je trouve. Maintenant j’avoue que je me pose la question de savoir qui a eu l’idée d’abandonner l’identité graphique du cycle en VF pour reprendre celle en VO. Certes celle en VF avait des bons et des mauvais côtés, mais voilà maintenant ma bibliothèque est toute dépareillée. Bon après, c’est vrai, je chipote un peu quand même, l’important reste quand même le contenant, mais quand même.

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Le Dernier Apprenti Sorcier Tome 5, Les Disparues de Rushpool – Ben Aaronovitch

le dernier apprenti sorcier 5 les disparues de rushpoolRésumé :L’agent Peter Grant, dernier apprenti sorcier et brillant enquêteur de la Police Métropolitaine de Londres – la Métro, pour les intimes – quitte cette fois la capitale britannique pour se rendre dans une petite bourgade du Herefordshire où les forces de police locales échouent à enrayer la vague d’enlèvements d’enfants dont leur communauté est victime.
Assisté de Beverley Brook, Peter se retrouve bientôt embourbé jusqu’au cou dans une affaire pour le moins louche. Passe encore le danger omniprésent, la mauvaise humeur des flics du coin, la franche hostilité des dieux locaux… mais des boutiques qui ferment à 4 heures de l’après-midi ? ! Quelle horreur !

Edition : Nouveaux Millénaires

 

Mon Avis : J’attendais ce cinquième tome de la série du Dernier Apprenti Sorcier avec impatience, tant les quatre premiers tomes avaient réussi à me convaincre d’adhérer à ce cycle de Fantasy Urbaine efficace, entrainant et offrant un mélange réussi de magie, mythes, légendes et folklore. Il faut aussi avouer que j’attendais ce tome avec impatience en partie suite aux révélations du tome précédent qui donnaient clairement envie d’en apprendre plus et surtout de voir comment l’auteur allait gérer tout cela. La couverture, qui reste dans les tons des tomes précédent, se révèle assez jolie selon moi.

Et c’est un véritable changement de décor auquel va devoir faire face notre héros dans cette nouvelle affaire, puisqu’il va quitter les rues « confortables » de Londres pour aller mener son enquête sur la disparition de deux petites filles en campagne ; plus précisément il se rend à Rushpool. Un changement d’air qui se révèle d’une certaine façon bienvenue du point de vue de la lecture, car cela permet au récit de varier le décor et de ne pas non plus limiter son histoire à simplement la ville de Londres malgré, c’est vrai, toutes les possibilités qu’elle offre. Au niveau de l’intrigue là, par-contre, on ne change pas une équipe qui gagne avec une histoire qui se révèle efficace, entrainante, fluide, bien porté par de nombreux rebondissements, de nombreuses surprises et qui se révèle bien maîtrisée dans sa construction pour ne jamais ennuyer le lecteur ou le perdre. L’auteur part aussi moins dans les sous-intrigues que les tomes précédents, même s’il en offre quand même quelques-unes, ce qui permet de simplement se concentrer sur la disparition des deux jeunes filles, limitant ainsi la première partie d’introduction qui se ressentait un peu dans les tomes précédents, mais limitant aussi la complexité de ce qu’il construit. En tout cas je me suis retrouvé à tourner les pages avec un minimum de plaisir et d’envie d’en apprendre plus.

L’univers qui est construit gagne aussi encore un peu plus en densité, puisqu’on y découvre de nouveaux éléments dans le bestiaire féérique et magique que met en place l’auteur depuis plusieurs tomes, mais on en apprend aussi un tout petit peu plus sur les divinités liées aux rivières ou encore sur les magiciens. L’un des point qui me plaisait depuis le premier tome c’est la capacité de l’auteur a construire son récit sur le point architectural, offrant ainsi une vraie science sans non plus être ennuyant, mais qui dans ce cinquième tome, visite à la campagne oblige, se ressent quand même moins. J’avoue avoir trouvé cela légèrement dommage, même si au final rien de non plus dérangeant, les bâtiments se trouvant remplacer par des paysages beaucoup plus verts et tout aussi intéressant, même si là, par contre, je trouvais que les descriptions cherchaient trop à en faire du point de vue détail. Notre apprenti par contre a un peu de mal à évoluer se concentrant un peu sur les mêmes sortilèges depuis quelques tomes, mais rien de gênant vu que ça reste assez logique d’un point de vue temporel.

Concernant les personnages, vu que notre héros se retrouve simplement accompagné de Beverly, on se recentre un peu sur Peter qui, suite à la conclusion du tome précédent, se retrouve complètement chamboulé et doit évoluer, gérer ses émotions, ce qui n’est pas toujours chose aisée. La relation entre notre héros et Beverley va aussi connaitre quelques changements intéressant sur le long terme, même si selon moi ils manquent un peu de force dans la façon dont cette évolution est amenée, mais rien de non plus dérangeant. Concernant les personnages secondaires j’avoue que là par contre, sans être mauvais, ils ne se révèlent pas non plus des plus fascinants mis à part un ou deux qui sortent du lot. Oh ils remplissent parfaitement leurs rôles dans l’intrigue, mais voilà rien de vraiment percutant ou marquant j’ai trouvé.

Pourtant une fois ce livre refermé je dois bien avouer qu’un léger sentiment de déception se ressent. Pas qu’il soit mauvais, comme je le dis on y retrouve une certaine qualité et le côté divertissant qui caractérise bien ce cycle, mais je trouve tout de même que ce cinquième tome est pour le moment le plus faible de la série. Déjà je suis sorti frustré vis-à-vis du fil rouge qui est construit depuis le second tome et dont de nombreuses révélations avaient été faites dans le tome précédent, mais c’était oublier que Ben Aaronovitch est aussi scénariste et qu’il sait que tout épisode à révélation suit souvent un épisode de transition. Ce cinquième tome ne nous proposera donc que quelques lignes sur ce fameux mage sans visage, et encore de façon très détournée. Autre point qui m’a dérangé c’est que, malgré le côté entrainant de l’intrigue, l’histoire de cette disparition se révèle très prévisible dans ces grandes lignes tant les indices sont un peu trop présents et visibles, certes rien de bloquant, mais ça joue tout de même sur le ressenti. Enfin le dernier point qui m’a frustré c’est cette grande question qui m’est venu à l’esprit une fois la dernière page tournée « Mais où est la conclusion? ». J’ai même secoué le livre au cas où elle se soit cachée. Alors, oui j’aime les fins ouvertes, mais il y a une différence entre ouverte et abrupte, c’est à peine si l’auteur répond au différentes interrogations de l’enquête. C’est dommage. Attention je le répète ce livre ne fût pas non plus une mauvaise lecture, mais voilà ces points soulevés ont fait qu’elle ne s’est pas non plus révélée des plus transcendantes.

La plume de l’auteur se révèle toujours aussi fluide, simple et efficace, avec toujours cet humour qui se dégage et qui je trouve apporte un véritable plus à l’ensemble. On y retrouve aussi toujours cet aspect « geek » que l’auteur distille au fil des pages avec de nombreuses références et qui, forcément, me parle. Finalement un cinquième tome qui, sans être mauvais, se révèle en demi-teinte pour ma part, mais cela ne m’empêchera pas de lire la suite pour savoir ce que va nous proposer l’auteur et en espérant plus de révélations sur le fil rouge.

En Résumé : J’avoue sortir de ma lecture avec un ressenti légèrement frustré par ce cinquième tome de la série que je considère, pour le moment, comme le plus faible du cycle. Alors attention ce n’est pas non plus catastrophique, l’histoire se révèle toujours autant fluide et entrainante, bien maîtrisé par l’auteur. L’univers continue à se développer doucement apportant de nouvelles informations et de nouvelles idées originales. Les personnages principaux continuent à se développer et à évoluer, surtout suite aux bouleversements du tome précédent. Mais voilà certains point m’ont frustrés ; ce tome décide d’oublier en grande partie le fil rouge malgré les révélations du quatrième volume, ensuite j’ai trouvé la révélation de l’intrigue facilement devinable devant les indices proposés et enfin j’ai trouvé la conclusion beaucoup trop abrupte, comme si l’auteur se rendant compte qu’il arrivait au bout de son nombre de pages autorisé  conclue dans la rapidité. La plume de l’auteur, elle, reste par contre toujours aussi fluide, entrainant et efficace. Au final on se retrouve ici avec un cinquième tome que je n’ai pas non plus trouvé mauvais, mais qui est loin de se révéler vraiment exceptionnel.

 

Ma Note : 6/10

 

Autres avis : Iluze, …

Le Dernier Apprenti Sorcier Tome 4, Le Rêve de L’Architecte – Ben Aaronovitch

le dernier apprenti sorcier 4 le reve de l'architecteRésumé : La découverte d’un corps mutilé dans la banlieue de Londres fait monter d’un cran la paranoïa ambiante, d’autant que la méthode rappelle furieusement celle de l’Homme sans visage, ce magicien fou déjà connu des services de police.
Enfin, pas de tous les services, juste de celui des affaires surnaturelles, dont le représentant le plus actif, l’agent Peter Grant, est aussi le dernier apprenti sorcier de Londres.
A peine débutée, son enquête va s’enrichir de nouveaux éléments à première vue sans rapport avec le crime, mais qui tous mènent au quartier d’Elephant & Castle; plus précisément à un ensemble d’immeubles conçu par un architecte dérangé et habité par tout ce que la capitale britannique compte de désespérés…

Edition : Nouveaux Millénaires

 

Mon Avis : La fantasy urbaine fait partie des genre que j’apprécie énormément (hors Bit-Lit que je ne lis pas) revisitant souvent un monde contemporain tout en y ajoutant une petite pointe de magie et de mystères. Le Dernier Apprenti Sorcier fait partie de ses séries qui m’ont bien accroché dès le début et, après trois tomes, qui se sont révélés captivantes et prenantes avec un fil rouge efficace qui commence à se dessiner (Chronique du Tome 1, Tome 2, Tome 3). J’avais donc hâte de voir ce qu’allait bien pouvoir me proposer ce quatrième tome des aventures de l’agent de police Peter Grant. À noter l’illustration de couverture que je trouve toujours aussi jolie et efficace.

Et je dois bien avouer que ce quatrième tome me conforte dans tout le bien que je pensais de ce cycle. Après un troisième volume efficace à double intrigue, l’auteur nous offre ici un jeu de piste des plus pertinents, jouant avec le lecteur, amenant de nombreux éléments à, ce qu’on pense être, des impasses, mais qui au fil des pages dévoile son véritable jeu. Une machination traitée de façon assez lente, qui se révèle complexe, les informations étant parfaitement maîtrisées et lâchées au compte goutte offrant ainsi au fur et à mesure une vision de plus en plus complète de ces manipulations. Après, tout dépend de ce que vous recherchez, les 150 premières pages offrant finalement que peu de révélations, l’auteur mettant en place chaque élément, ce qui peut déranger certains lecteurs ; cette impression de ne pas encore comprendre où on nous emmène.  Mais surtout cette intrigue permet de se recentrer sur ce fil rouge que construit l’auteur depuis le second tome avec ce mage sans visage et, même si on s’apprendra que peu de choses sur lui, il commence quand même à se dévoiler doucement offrant un ennemi intéressant.

Mais surtout, ce qui me fascine toujours autant, c’est ce travail sur la ville de Londres et sur ses habitants, l’ensemble offrant un cadre parfait à cette série entre historique et contemporain. Cette fois l’auteur se consacre à parler d’architecture, mais surtout il le fait vraiment avec envie sans jamais non plus ennuyer le lecteur, arrivant à travers ses mots à partager cette passion. J’avoue, je me suis retrouvé plusieurs fois sur internet pour faire de plus amples recherche sur tel ou tel aspect dont nous parle l’auteur, ce que j’aime faire de temps en temps, mais qui n’est nullement obligatoire pour lire le livre. Surtout l’auteur continue à développer son univers, moins l’aspect divinité, même si on découvre les esprits de la forêt, et plus l’aspect magie, nos héros continuant à développer leurs talents. Surtout Nightingale va devoir agir, j’attendais cela depuis plusieurs tomes et il va nous faire une représentation de sa magie vraiment explosive et passionnante sur quelques pages, mais je vous laisse découvrir.

Concernant les personnages ils continuent à se développer et à évoluer au fur et à mesure des pages et on continue à s’attacher à eux. L’auteur a vraiment su rendre cette série intéressante en ne faisant pas de son héros, Peter Grant, un super magicien mais un véritable apprenti qui ne possède que deux ou trois sorts pour le moment et dont son évolution repose aussi beaucoup sur les autres. Ce tome nous permet aussi d’en apprendre plus sur Nightingale qui se dévoile de plus en plus sur son passé trouble. Lesley continue à prendre dans l’ampleur au fil des tomes et se révélant être un personnage intéressant. Des personnages qui vont devoir faire face à des choix qui vont tout changer. La présence de certains personnages peut paraitre inutile dans ce tome, mais devrait servir énormément par la suite, je n’en doute pas. L’auteur nous présente aussi au fil des pages un panel vraiment intéressant de Londoniens et Londoniennes qui dévoile une ville vraiment hétéroclite et fascinante. Mais surtout les dialogues sont toujours aussi percutants et souvent plein d’humour ce qui apporte vraiment une pointe de légèreté.

Alors certes, quelques points sont quand même venus nuancé légèrement mon enthousiasme durant cette lecture. Comme je l’ai dit l’auteur est un passionné d’architecture et de la ville de Londres, ce qui fait que parfois il se laisse un peu trop aller dans les descriptions de lieux et de bâtiments, rien de bien méchant non plus, mais une ou deux fois on a l’impression que l’ensemble est un peu long. Il a parfois aussi ce soucis avec les descriptions des personnages, en faisant parfois un peu trop, principalement dans les métaphores et les comparaisons ce qui peut être très drôle mais quelquefois un peu ennuyeux. Mais le tout ne m’a jamais bloqué dans la lecture et j’ai tourné les pages avec envie pour en apprendre plus et découvrir la conclusion. Une conclusion, peut-être un peu rapide, mais qui va gagner en intensité et en rythme et qui va clairement apporter son lot de rebondissements et même si, sur certains points j’avais en tête de fortes probabilités que cela arrive, l’auteur a tout de même réussi à me surprendre.

La plume de l’auteur se révèle toujours aussi énergique, entrainante, efficace et possède toujours cet humour anglais qui fait clairement tout son charme. C’est surtout le côté « geek » que l’auteur met par moments en avant qui apporte un petit plus à cette histoire selon moi, comment ne pas sourire devant les différentes références qui apparaissent au fur et à mesure que ce soit comme par exemple sur Doctor Who, SdA, Balde Runner etc… Au final un tome que j’ai trouvé bien construit, intriguant et que j’ai lu avec grand plaisir confirmant tout le bien que je pense de ce cycle. Je lirai la suite avec grand plaisir tant des questions restent en suspens. En espérant qu’elle soit d’ailleurs bien publié, vu la chance que j’ai eue avec des séries comme celle de Butcher ou Mike Carey. Au pire je les lirai même en Anglais vu qu’il est confirmé que quatre nouveaux tomes doivent encore sortir.

En Résumé : J’ai de nouveau passé un très bon moment de lecture avec le quatrième tome de ce cycle qui nous propose une histoire, certes plus lente, construite sur des impasses, mais qui m’a vraiment bien accroché offrant son lot de rebondissements pour aboutir à une conclusion vraiment efficaces, captivante et surprenante. L’univers construit par l’auteur continue à se développer de façon fascinante dans ce Londres toujours aussi attirant et, de plus, on découvre enfin un peu la puissance de Nightingale. Les personnages continuent à se densifier au fil des pages et sont confrontés à des choix pas toujours faciles. La plume de l’auteur se révèle toujours aussi vive, efficace et entrainante même si parfois il se laisse un peu trop aller à des descriptions de lieu et de bâtiments qui, parfois, traînent un peu en longueur, de plus la conclusion est un peu rapide, mais franchement rien non plus de dérangeant. En tout cas je lirai la suite de cette série sans soucis.

 

Ma Note : 7,5/10

Le Dernier Apprenti Sorcier Tome 3, Murmures Souterrains – Ben Aaronovitch

le-dernier-apprenti-sorcier-3-murmures-souterrainsRésumé : Un cadavre abandonné dans les entrailles de la station Baker Street, voilà tout ce qu’il reste de James Gallagher, jeune Américain étudiant à Londres. Sa riche famille est bien décidée à aller jusqu’au fond des choses pour comprendre les circonstances du drame.

Le problème, c’est que le fond des choses est situé bien plus profond que quiconque ne pourrait l’imaginer. Quiconque, sauf l’inspecteur Thomas Nightingale, officiellement le dernier sorcier de Londres, et son apprenti, Peter Grant.

C’est à ce dernier qu’échoit la mission d’arpenter les couloirs hantés du plus vieux et désormais du plus mortel réseau métropolitain du monde. Mais au moins ne sera-t-il pas seul. Le FBI lui a envoyé un agent de choc : jeune, ambitieuse, belle à se damner… Comme quoi, la vie réserve parfois quelques bonnes surprises!

Edition : Nouveaux Millénaires

 

Mon Avis : Les deux premiers tomes de cette série de Fantasy Urbaine se sont révélés vraiment très plaisant à lire, efficaces, prenants et bien menés, le tout dans un Londres qui continue à se révéler fascinante et mystérieuse au fil des tomes (chronique du Tome 1 ici et du Tome 2 ). J’avais donc hâte de pouvoir découvrir la suite des aventures de l’agent Grant et de savoir ce qu’allait nous proposer l’auteur dans ce nouveau tome. L’illustration de couverture est toujours aussi sympathique, posant cette fois clairement le métro comme point de départ de l’histoire, mais j’avoue tout de même une petite préférence pour les couvertures anglaises.

Pour ce troisième tome je dois dire que j’attendais beaucoup de l’intrigue, l’auteur ayant mis en place un fil rouge à la fin du second tome avec le fait que la Folie n’est peut-être pas le seul lieu où on peut trouver des magiciens et qu’ils ne cherchent pas tous à respecter la loi. Je dois bien dire que ce troisième tome ne m’a pas déçu, car l’auteur vient mélanger habilement deux intrigues, celle, un peu light, mais passionnante, sur son Magicien sans Visage et celle, plus développée et tout aussi intéressante sur ce nouveau cadavre découvert dans les entrailles du métro. Il arrive à jongler avec les deux sans jamais perdre le lecteur ou le frustrer. L’auteur continue à jouer de façon astucieuse entre l’enquête policière et la plongée dans ce monde fantastique de la magie, ce monde plein de mystères et de surprises. Il arrive aussi à nous emporter dans une enquête vraiment intéressante et bien rythmé et réussit surtout à ne pas plonger dans la surenchère de magie, elle est présente, mais elle est loin de toujours aider, voir sauver, notre héros, même si elle se révèle forte utiles. Une histoire vraiment sombre, pleine d’humour et toute aussi efficace que les deux premiers tomes qui fait qu’on tourne les pages avec facilité et l’envie d’en savoir plus. Par contre, parfois l’auteur se laisser aller à un peu de longueurs qui, je ne le doute pas, serviront plus tard, mais paraissent survenir un peu par surprise dans le tome et ne rien apporter pour le moment, rien de bien méchant.

L’univers mis en place par l’auteur se révèle toujours aussi riche, dense, entrainant, efficace et surtout continue de se diversifier au fil des tomes. On continue à retrouver les personnages des tomes précédents, principalement les déesses des rivières, qu’on voit parfois un peu trop souvent à mon goût, mais surtout l’auteur continue à développer son univers féérique. On continue par exemple à en apprendre un peu plus sur les fantômes ou encore on découvre dans ce tome ce qu’est le petit peuple. Concernant la magie, comme je l’ai dit, elle se révèle présente, mais possède ses limites, selon son expérience et ses connaissances, on ne devient pas un « super magicien » comme cela en claquant des doigts et je trouve ça intéressant. Par contre, je sais, je me répète, mais je trouve que Londres est vraiment une ville fascinante et qui colle parfaitement au genre d’univers fantastique et de fantasy de ce genre de roman, ici on découvre le métro de Londres qui oscille entre fascination et angoisse. Depuis trois tomes l’auteur donne envie de découvrir cette ville, mais surtout il arrive à instiller des passages d’histoire, comme par exemple sur la création du
métro, de façon efficace, intégré à l’histoire et sans déconnecter le lecteur de l’intrigue, même si des fois ça force un peu les héros à trop en connaître. Le côté un peu geek qu’on retrouve disséminé au fil des pages est aussi un point positif du roman, que ce soit Doctor Who, Tolkien ou encore les jeux de rôles, on retrouve avec plaisir cet univers, même si les références restent assez connues; la grande force de l’auteur et de ne pas rendre tout ça non plus trop lourd pour le lecteur qui ne possèderait pas ce côté geek.

Le personnage qu’on suit tout au long de ce troisième tome est toujours Peter Grant, donc autant le dire tout de suite si vous ne l’appréciez pas, passser votre chemin, sinon laissez-vous de nouveau plonger dans la vie de cet agent de police, légèrement cynique qui possède un humour anglais vraiment efficace, vis-à-vis de sa situation et de ses différentes interrogations et explications. On a souvent le sourire aux lèvres devant les réparties et les descriptions que nous livre le héros, de plus l’utilisation de la narration à la première personne fait qu’on s’accroche encore plus facilement à lui, peut être parfois légèrement au détriment des autres. Cela n’empêche tout de même pas aux autres personnages de se révéler importants, mais surtout soignés et attachants, que ce soit Lesley qu’on retrouve dans ce tome et qui évolue de façon intéressante malgré tous les changements de sa vie, mais aussi Nightingale qui parait toujours aussi décalé à travers cette histoire, mais tout aussi passionnant. Ajouter à cela de nouveaux personnages qu’on découvre dans ce tome qui se révèle intéressant, même si parfois ils manquent, à mon goût, un peu de consistance, et qui viennent offrir un peu de changement.

Le style de l’auteur se révèle toujours aussi efficace, simple et nous plonge facilement dans cette histoire de meurtre dans un Londres fantastique et passionnant. L’humour Anglais bien présent ne plaira peut être pas à tout le monde, en tout cas moi j’ai bien rigolé par moments. Alors, certes, je le dis clairement, ce genre de roman ne révolutionnera peut être pas le genre, mais en tout cas pour le moment je ne suis pas déçu et ce troisième tome confirme mon impression en m’ayant fait passer un vraiment bon moment de lecture. Ce cycle possède ses atouts et son propre charme qui fait que je compte lire la suite avec plaisir. Mon seul léger reproche c’est un léger essoufflement de l’histoire vers les 3/4 du roman et une fin que j’ai trouvée légèrement trop courte. Dans tous les cas vivement la sortie du quatrième tome, ce qui devra attendre un peu vu qu’il ne devrait pas sortir avant le mois de Juillet en VO et donc sûrement pas avant 2014 en VF.

En Résumé : J’ai de nouveau passé un bon moment de lecture avec le troisième tome de ce cycle qui nous offre de nouveau une histoire captivante, sombre et pleine d’humour qui vient mélanger deux intrigues intéressantes que ce soit celle du fil rouge comme l’enquête habituelle. L’univers plein de magie et de mystères se révèle toujours aussi fascinant continuant à nous dévoiler au fil des tomes les différents êtres féeriques qui y sont présents, le tout se situant à Londres, ville qui colle parfaitement à ce genre d’univers et qui donne vraiment envie d’être visitée. Les personnages continuent à se révéler tout aussi passionnant et à se densifier, on retrouve avec plaisir des personnages des tomes précédents et on découvre de nouveaux personnages fascinants même si parfois ils manquent un peu de profondeur. Le style de l’auteur est toujours aussi simple, efficace et prenant et nous plonge facilement dans son histoire passionnante du début à la fin. J’aurai juste un léger regret, une fin peut-être légèrement vite expédiée ainsi qu’un léger essoufflement au 3/4 du roman, mais rien de gênant. En tout cas j’ai vraiment hâte de lire le quatrième tome de cette série.

 

Ma Note : 7,5/10

Le Dernier Apprenti Sorcier Tome 2, Magie Noire à Soho – Ben Aaronovitch

magie noire a sohoRésumé : Après avoir réconcilié les divinités qui se partagent la Tamise, et mis hors d’état de nuire un tueur en série sorti d’un conte pour enfants vieux de plusieurs siècles, l’agent Peter Grant et l’inspecteur Nightingale pensaient pouvoir souffler un peu. Mais le repos n’est pas une option pour les deux derniers sorciers de Londres : ce sont cette fois les jazzmen de la capitale anglaise qui meurent un peu trop souvent et dans des conditions un peu trop suspectes.

Edition : J’ai Lu / Nouveaux Millénaires

 

Mon Avis : Après avoir passé un très bon moment avec le premier tome de cette série de fantasy urbaine, qui offrait une histoire efficace, de la magie et des personnages intéressants (ma chronique ici), je me suis rapidement laissé tenté par la suite publiée récemment. J’avais hâte de savoir comment l’auteur allait s’en sortir pour son second roman et comment allait évoluer son histoire et ses personnages. En tout cas je dois bien avouer que je trouve la couverture vraiment réussie et magnifique.

Pas de temps mort pour nous héros, à peine quelques semaines de repos et il faut déjà repartir dans une nouvelle enquête malgré une équipe à moitié usée. Cette fois Peter va devoir enquêter sur des meurtres surnaturels dans le jazz, un milieu qu’il connait bien. L’intrigue de ce second tome va finalement se retrouver solide et réussie, apportant son lot de surprises, de rebondissements et de retournements de situations dans cette double enquête qui se croise au fil des chapitres. On se laisse facilement emporter, tout comme dans le premier tome, par cette histoire efficace et prenante malgré, peut être par moment, une légère impression de partir un peu dans tous les sens, mais rien de bien grave tant on est happé par cette intrigue qui monte en tension au fil des pages. Une histoire qui se révèle aussi sombre, sanglante et qui va vraiment toucher et changer les personnages. On tourne les pages pour aboutir à une conclusion efficace et cruelle pour certains de nos protagonistes et qui apporte aussi une ouverture sur la suite malgré une non-surprise devant le changement de Lesley qui me paraissait attendu.

L’univers reste toujours aussi intéressant et foisonnant que dans le premier tome et commence à développer ses propres originalités, surtout du point de vue des différents êtres mystiques et magiques rencontrés. L’auteur continue aussi d’apporter sa touche personnelle à ces mythes pour les faire coller pleinement à son univers et à Londres. D’ailleurs en parlant de Londres, la ville continue à fasciner et à offrir un cadre idéal à tout ce qui concerne la magie et le fantastique, on sent aussi que l’auteur aime sa ville, principalement par des longues descriptions vivantes et pleines d’histoires qui font que le lecteur se passionne vraiment pour cette ville, malgré parfois quand même quelques légères longueurs. Après c’est aussi à double tranchant, car si vous n’en avez rien à faire de Londres, que la ville et son histoire ne vous intéresse pas, alors vous risquez peut être de trouver ces passages un peu long et ennuyeux.  L’auteur doit aussi être fan de Jazz, il cherche à nous faire passer cette passion pour la musique et il y réussit plutôt bien car je me suis retrouvé une ou deux fois à écouter du Jazz pendant ma lecture du livre et pourtant je ne suis pas un grand fan de ce genre, je ne fais qu’en écouter de temps en temps. Mais l’auteur à vraiment réussi à faire passer et ressentir cette musicalité, ce rythme au spectateur.

Les personnages continuent à évoluer, à prendre de l’ampleur et à se densifier au fil des pages tout en restant attachants et plaisants à découvrir. En effet l’auteur décide de plonger un peu plus dans l’histoire, et surtout le passé, de certains personnages comme Peter ou encore Nightingale. L’auteur développe aussi l’aspect émotionnel et sentimental des personnages, certains se retrouvant de façon trop personnels dans l’intrigue ce qui va les changer, les faire évoluer et même si j’ai trouvé le discours sur l’éthique, en fin de roman, un peu trop convenu et rapide, l’auteur arrive vraiment à faire partager les émotions et le ressenti de Peter, bien porté aussi par la narration à la première personne. Les personnages se révèlent aussi toujours pleine d’humour et de cynisme qui n’a pas manqué de me faire sourire, même si j’ai trouvé légèrement dommage que l’auteur, par moment, se révèlent un peu trop « familier » dans les expressions utilisées.

Le style de l’auteur est toujours aussi efficace, simple et captivant, nous plongeant facilement dans son histoire et son univers et l’utilisation de la narration à la première personne permet vraiment une immersion plaisante malgré, comme je l’ai déjà dit, que l’auteur par moment se révèle un peu trop « familier » avec le lecteur, mais rien de vraiment grave. Par contre, je trouve que, par moment, l’auteur donne l’impression de vouloir trop en faire, de trop vouloir bien faire créant ainsi parfois une impression figée de la scène. En tout cas ce second tome que j’ai trouvé aussi bon que le premier et qui confirme tout le bien que je pensais de cette série et j’ai hâte de pouvoir lire la suite et savoir ce que va nous proposer l’auteur dans ces prochains romans.

En Résumé : J’ai passé un bon moment avec le second tome de ce cycle qui offre une histoire soignée, sombre et efficace apportant son lot de surprises, de rebondissement et de retournements de situations, le tout porté par un univers foisonnant et intéressant à découvrir avec, pour ce tome, une forte tonalité musicale et jazzy. Les personnages continuent à se densifier, principalement par leurs implications dans l’intrigue et aussi grâce à la découverte de leurs passés. Le style de l’auteur se révèle vraiment percutant simple et efficace et nous plonge facilement dans l’intrigue. Je reprocherai juste, parfois, une impression de partir dans tous les sens et aussi que l’auteur, par moment, donne l’impression de trop vouloir en faire. Mais rien de bien dérangeant, car j’ai trouvé ce second tome au niveau du premier et j’ai hâte de découvrir la suite.

 

Ma Note : 8/10

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