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Utopiales 2017, Anthologie – Collectif

Résumé : Le temps de lire cette anthologie, vous serez parti sur la Lune où survit la dernière colonie humaine après que la Terre s’est retrouvée sous la glace, vous aurez discuté de l’égalité hommes-femmes sur un sujet qui vous surprendra, vous vous serez opposé à un texte sur l’avortement, vous aurez renoué avec la légende arthurienne, vous aurez attendu le retour de l’amour de votre vie, découvert en avantpremière une auteur chinoise, et affronté la cruauté des follets et des gnomes.

Edition : ActuSF

 

Mon Avis : C’est maintenant devenu une tradition depuis quelques années, à chaque fois que je passe dans un festival et qu’il en existe une anthologie associée je repars avec l’édition de l’année et, si possible, dédicacée. Concernant l’anthologie des Utopiales c’est aussi pouvoir se lancer dans une Lecture Commune avec d’autres lectrices et lecteurs. Cette année changement, en plus de MarieJuliet ce recueil a été lu avec Ptitetrolle qui s’est jointe à notre petite « secte ». Sauf que, pour cette fois, je risque d’être le seul à publier mon avis, sauf si mes collègues de LC trouvent de la motivation. Pour cette saison 2017 le thème était le temps et ce livre est composé de 12 nouvelles. Concernant la couverture, illustrée par Laurent Durieux, elle s’avère très sympathique et répond au thème contrairement, comme assez souvent, à une majorité des textes de l’Anthologie. On notera aussi avec étonnement la disparition de la préface qui était pourtant annoncé sur le site de l’éditeur ainsi qu’un petit panel de texte primés dont un prix hugo de la meilleur nouvelle pour Pékin Origami.

Les Dieux Sauvages Tome 2, Le Verrou du Fleuve – Lionel Davoust

Résumé : L’armée démoniaque, mi-chair mi-machine, du dieu Aska est aux portes de Loered, la ville sur laquelle repose la défense et la stabilité du royaume – le Verrou du Fleuve.
Le Verrou doit tenir, ou la Rhovelle est perdue. Mériane, à la tête de maigres renforts, compte bien honorer sa propre prophétie et libérer la ville. Mais quand les hommes se mêlent de contrarier les Dieux, elle en est réduite à limiter les dégâts.
Face au désespoir qui s’installe, elle incarne le seul espoir du peuple, et l’instinct de survie fait taire, pour un temps, les dissensions. Pour autant, les manigances politiques se poursuivent en coulisses, et la guerre commence à peine que certains préparent déjà l’après.
Mais sur la route du Verrou du Fleuve, son mythe s’écrira avant tout dans le sang, la terreur et la peine.

Edition : Critic

 

Mon Avis : Il y a un peu moins d’un an maintenant, je me suis lancé dans le premier tome de ce cycle situant dans (pour moi en tout cas) l’excellente création de l’auteur : Évanégyre. J’avoue, depuis ma découverte de cet univers avec La Volonté du Dragon, j’adore y replonger dedans à travers les différents textes proposés, surtout qu’il a toujours sur apporter une large diversité, aussi bien dans les personnages que dans les intrigues, à son monde le tout sur un éventail temporel assez large ce qui lui permet de brasser différents genres et différents aspects visuels. Cette fois Lionel Davoust c’est lancé dans un gros morceau, puisqu’après les nouvelles et novella, puis un roman il a décidé de prolonger Évanégyre avec un cycle complet qui vient, d’une certaine façon, revisiter le mythe de Jeanne D’Arc. Après un premier tome très réussi, j’avais donc hâte de savoir ce qu’il allait nous proposer dans cette suite. Concernant la couverture, illustrée par Alain Brion, je la trouve très jolie. Je soulignerai par contre un soucis d’édition, en effet de nombreux espaces paraissent avoir été « oublié », ce qui fait que parfois des mots sont collés les uns aux autres, pas assez pour que ce soit bloquant de mon côté, mais assez pour que ça se remarque et se révèle légèrement frustrant.

Les Dieux Sauvages Tome 1, La Messagère du Ciel – Lionel Davoust

Résumé : Mériane est une trappeuse, une paria, une femme. Autant de bonnes raisons d’en vouloir aux Dieux qui ont puni le peuple de la Rhovelle pour les fautes de ses aïeux. Car depuis la chute du glorieux Empire d’Asrethia, le monde est parcouru de zones instables qui provoquent des mutations terrifiantes, les gens ont faim, et une religion austère qui prêche la haine des femmes soutient un système féodal.
Pourtant, quand les Dieux décident de vider leur querelle par l’intermédiaire des humains, un rôle crucial échoit à Mériane. Pour elle débute une quête qui la verra devenir chef de guerre et incarner l’espoir de tout un peuple.

Edition : Critic

 

Mon Avis : Lionel Davoust est un auteur dont je suis assidument les différentes publications depuis ma lecture de son premier livre La Volonté du Dragon. Il faut dire que, outre sa capacité à proposer des romans accrocheurs et efficaces, la construction de son univers Evanégyre au travers des différentes textes indépendants qu’il propose est vraiment fascinante et complexe. Cela permet aussi de proposer une large panel d’histoires, sur une ligne temporelle assez grande. D’ailleurs pour situer ce texte dans la chronologie il se situe avant Port d’Âmes, mais après la chute Saint Empire d’Asrethia. Cette fois l’auteur nous propose de revisiter  dans cet univers l’histoire de Jeanne d’Arc. Concernant la couverture, illustrée par Alain Brion, colle bien à l’ambiance du roman.

Fées & Automates – Anthologie 2016 des Imaginales dirigée par Jean-Claude Vantroyen

fees & automatesRésumé : Le thème de l’anthologie des Imaginales 2016 ose le face à face entre deux personnages archétypaux provenant de mondes différents. La fée, figure principale de la rêverie médiévale, du fantastique, de la fantasy, et l’automate, un produit de la culture quasi industrielle, de la pensée scientifique, de la science-fiction. Deux univers qui s’opposent sans doute, mais dont la rencontre est propice à l’imagination et fait jaillir des étincelles. Cette anthologie va vous étonner et vous passionner.

Edition : Mnémos

 

Mon Avis : Si vous suivez régulièrement mon blog, vous commencez sûrement à connaître la musique. Chaque année je vais au festival des Imaginales et je repars avec son anthologie que je lis en Lecture Commune avec d’autres lecteurs. Sauf que cette année on a décidé de faire les choses en grands, puisqu’en plus de Snow, et Mariejuliet nous ont aussi rejoint PetiteTrolle et Rose. Concernant la couverture, illustrée par Hélène Larbaigt, je la trouve superbe donnant envie de la découvrir. Cette anthologie comporte treize nouvelles, ainsi qu’une préface qui, j’avoue, ne m’a pas accroché plus que cela ne retrouvant pas obligatoirement ce que j’espère et j’attends dans une préface.

Smoke et miroirs d’Estelle Faye : Cette nouvelle se décompose en trois scénettes. Trois héroïnes qui ont comme ambition de réussir dans le show-business. J’ai bien aimé cette nouvelle, toujours bien porté par une plume efficace et poétique, elle nous happe ainsi facilement. L’histoire ne manque pas d’intérêt avec cette notion, selon moi, de l’oubli du merveilleux pour un monde plus terre-à-terre voir égoïste dans cette chute assez cynique et percutante. Le récit est aussi très typé cinéma que ce soit dans sa construction, comme dans certains clin d’œil comme, je pense, l’automate qui me fait penser à celui du film Big avec Tom Hanks. Pas obligatoirement la meilleure nouvelle de l’auteur, mais un texte réussi et efficace qui ouvre bien l’anthologie.

Le Rouet Noir de Charlotte Bousquet : Cette seconde nouvelle nous plonge dans l’univers de Jadis que je n’ai pas encore lu et qui m’attend dans ma PAL. La plume de l’auteur est toujours aussi dense et soignée et l’univers construit autour donne vraiment envie d’être découvert, mais, je ne sais pas trop, je n’ai jamais réussi à rentrer complètement dans le texte. Je ne sais pas si c’est le fait de ne pas avoir lu Jadis ou pas, mais j’avais l’impression d’être spectateur d’une histoire dont il me manquait certaines clés. Chronique peut-être à rediscuter une fois lu Jadis.

Le crépuscule et l’Aube de Fabien Cerutti : Cette nouvelle nous plonge dans l’univers du Bâtard de Kosigan et nous fait découvrir le destin des fées. J’ai bien aimé cette nouvelle, on sent bien la maîtrise de l’auteur nous proposant un texte pleine de rebondissements et de surprises qui nous happe facilement. L’ensemble se lit vite et avec un minimum de plaisir et d’envie d’en apprendre plus. Je regretterai juste une présence de trop de personnages, principalement chez les antagonistes, ce qui fait qu’ils ont du mal à vraiment « exister », ainsi qu’une ou deux facilités. Rien de bien bloquant tant l’ensemble s’avère divertissant et plutôt efficace.

Le comte et l’horloger de Benoit Renneson : Cette nouvelle nous fait suivre un horloger qui va être mandaté par un comte de venir réparer son automate. Il va alors découvrir quelque-chose de surprenant. Bon, j’avoue, ce récit ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. L’ensemble m’a paru vraiment trop convenu et manquer de surprises pour vraiment arriver à me captiver. L’ensemble manque je trouve d’émotions et de peps, même si sur l’ensemble elle n’est pas non plus mauvaise. Le récit est ainsi plutôt bien maîtrisé et la plume de l’auteur simple et efficace. Au final un texte qui me laisse sur ma faim avec une fin un peu trop happy-end à mon goût.

L’énergie du désespoir d’Adrien Tomas : On suit ici Kimba, chasseuse professionnelle, avec son automate et un apprenti. Leur quête est simple, chasser et ramener des fées pour pouvoir nourrir en énergie la ville qui a subi un attentat. L’auteur nous offre une histoire efficace, bien rythmé, offrant rebondissements et surprises qui possède même le luxe de nous proposer quelques réflexions intéressantes. L’ensemble se révèle fluide et entraînant, bien porté par des personnages hauts en couleurs et percutants, même si parfois il en fait un peu trop. Par contre je regrette une certaine linéarité dans le récit, ainsi que certains rebondissements facilement devinables, mais rien de non plus trop bloquant. Au final une nouvelle agréable et plus que sympathique.

L’étalon de Paul Béorn : Une nouvelle qui nous fait suivre notre héros, enfermé par une fée depuis tout petit et qui va se rebeller. Bon j’avoue ce texte, en soit, n’est pas mauvais, il se laisse lire facilement, l’histoire s’enchaîne bien et ne manque ni de fluidité, ni de rythme . Les idées sont là, mais voilà il lui manque un petit quelque-chose pour se révéler marquant. L’ensemble m’a paru trop classique et manque de surprises, la conclusion je l’ai vu venir assez rapidement et un des rebondissements m’a paru trop facile. Au final une nouvelle que je classe dans le vite lu, apprécié, vite oublié.

Magie de Noel de Gabriel Katz : Cette nouvelle nous fait suivre un père de famille qui décide de braver la loi pour ramener une fée automate interdite de vente. Concernant ce texte il y a pour moi du bon et du moins bon. J’ai beaucoup aimé l’univers avec tout ce no man’s land du seize à la fois étrange, sombre, angoissant, mais aussi un peu le quartier où on trouve de tout. Le principe de la fée automate interdite par la loi apporte aussi quelques réflexions intéressantes et l’ensemble repose sur un rythme vraiment entrainant et haletant. Mais voilà, la conclusion ne m’a pas accroché, trop bordélique, voulant trop en faire et donnant l’impression de contredire les propres bases de son univers. La chute ainsi que le choix final du héros m’ont aussi surpris par une certaine facilité et une non remise en question. Au final une nouvelle avec du potentiel qui aurait, je trouve, mérité un traitement plus long.

Al’Ankabût de Nabil Ouali : De nouveau une nouvelle qui me laisse un sentiment légèrement mitigé. Franchement, l’auteur nous plonge clairement dans un récit à forte connotation sur notre monde actuel, suivant le destin d’une jeune fille qui va voir sa ville se retrouver plonger d’un coup en pleine guerre et va se retrouver à fuir. On ne reste pas indifférent devant ce destin, le tout porté par une plume efficace et poétique, malgré, j’avoue quelques lignes au début qui ne m’ont pas plus accroché que cela. Sauf que, pour moi, là où l’auteur a manqué le coche c’est dans la tentative de son parallèle entre l’art et la guerre, qu’on retrouve régulièrement, mais qui ici n’a pas la force nécessaire pour marquer vraiment et parait même un peu déconnecté du récit. L’ensemble manque aussi d’explication, de liant, ce qui donne une impression à la fin de manquer de cohérence. Par contre l’auteur offre une conclusion complètement ouverte qui s’avère marquante dans son aspect visuel je trouve.

Le tour de Vanderville de Pierre Gaulon : Cette nouvelle nous fait suivre un inventeur qui va, pour la première fois, dévoiler sa dernière trouvaille dans une foire. Il va alors rencontrer un autre forain. J’avoue cette nouvelle démarrait bien, se dirigeant vers le fantastique jouant sur l’étrangeté des foires même si cela manquait de Freak Show. Mais voilà plus j’avançais dans le récit, plus je trouvais que l’auteur avait peur de vraiment se lancer, restant dans un aspect un peu trop classique. Cela a pour conséquence de rendre finalement l’ensemble facilement devinable et linéaire, le tout dans un univers où il manque un petit truc pour vraiment captiver. Dommage, car l’ensemble avait du potentiel. Là je ressors avec le sentiment d’une nouvelle vite lue, un minimum apprécié, mais vite oublié.

AuTOMate de Pierre Bordage : Cette nouvelle nous fait découvrir une fée qui est tombée amoureuse d’un homme, mais dont le couple va très vite tomberdans la routine. De nouveau une nouvelle qui me laisse un petit sentiment mitigé, les idées sont là dans la tentative de dénonciation sur la dérive de l’Homme concernant la nature, ou encore une dépendance accrue à la technologie, mais voilà j’ai trouvé que l’ensemble manquait de finesse et paraissait mal amené. Le récit va trop vite et cherche trop à imposer ses idées j’ai trouvé. De plus, l’auteur tombe un peu dans des clichés caricaturaux. Dommage, car l’ensemble possédait du potentiel.

Son dernier coup d’échec de Jean-Claude Dunyach & Mike Resnick : Cette nouvelle nous fait suivre un automate champion d’échec qui se lie d’amitié avec une humaine et va se retrouver au milieu d’un conflit d’échec que je vous laisse découvrir. J’ai bien aimé cette nouvelle, la construction est efficace, le message se veut simple et percutant et les personnages sont intéressants à suivre dans leurs aventures. La conclusion offre une surprise efficace tout en ayant en fond une légère pointe de mélancolie. Je ne dirai pas que cette nouvelle est révolutionnaire, mais elle est réussie et offre un bon moment de lecture dont, finalement le seul point qu’on pourrait lui reprocher et la très faible présence de la fée.

Tsimoka de Cindy Van Wilder : Comme toujours avec l’auteur on se retrouve avec un texte bien construit, dense et avec des héroïnes et des personnages secondaires qui ne manquent pas d’attrait et marquent assez facilement le lecteur dans leurs quêtes. L’ensemble se situe ainsi dans l’univers des Outrepasseurs, mais voilà j’ai trouvé l’intrigue un peu convenu et manquant d’un peu de force pour franchement nous offrir plus qu’un simple récit très sympathique et agréable. Par contre, j’ai bien aimé la mythologie que construit l’auteur derrière, avec en message sous-jacent l’esclavage, mais il aurait, je pense, mérité d’être encore plus présent.

Le plateau des chimères de Lionel Davoust : On termine cette anthologie avec un auteur habitué, puisqu’il s’agit de la nouvelle Lionel Davoust qui nous revient dans son univers Evanégyre. J’ai bien aimé cette nouvelle, que ce soit dans sa construction comme dans la confrontation des deux personnages qui se révèlent bien plus que de simples protagonistes, avec, en fond, une confrontation entre la Nature et la Technologie. L’ensemble est ainsi très bien maitrisé, j’ai très vite été happé par ce texte offrant de nombreux rebondissements et quelques surprises tout en nous faisant réfléchir sur nos actes. je regretterai peut-être juste que le retournement de situation sur le fin se révèle facilement devinable. Au final un dernier texte qui conclut de très bonne façon cette anthologie.

En Résumé : J’avoue je ressors moins enthousiasme que les années précédentes avec ma lecture de cette anthologie. L’ensemble n’est pas non plus mauvais, mais j’ai trouvé que, mis à part quelques exceptions, les textes sont moins marquant que les années précédentes, avec des hauts et des bas. Après il faut aussi bien admettre que le thème n’était pas non plus des plus facile, l’association automates et fées tombant au final ici facilement dans le convenu ou dans le mal amené. L’anthologie reste tout de même sympathique à découvrir et à lire et quelques textes sortent assez du lot pour donner envie, mais voilà rien de vraiment mémorable, elle ne dépasse pas le sympathique et divertissant à lire. Cela ne m’empêchera pas pour autant de faire rentrer la version 2017 dans ma PAL.

 

Ma Note : 6/10

Avis de mes collègues de LC : Snow, Mariejuliet, PtiteTrolle, Rose

Autres avis : Boudicca (Bibliocosme), Celindanaé, …

Antiqu’Idées – Anthologie 2016 des Imajn’ère

antiqu'ideesRésumé : Que pouvons-nous trouver comme idées neuves en refouillant l’Antiquité ? Revisiter un passé déjà connu, imaginer un futur plus rose ou tout simplement plonger dans l’Histoire antique pour le plaisir desyeux et des sens, voilà le programme d’Antiqu’idées. Quinze auteurs ont imaginé des histoires originales mettant en scène des éléments ou des personnages antiques, pour bousculer nos connaissances etrappeler que l’Histoire peut être vue autrement, voire même revécue.
De la Guerre de Troie à la Cimmérie, en passant par l’Égypte, Carthage et les confins bien connus de notre héritage gréco-latin, ces quinze nouvelles s’attachent à nous conter gaiement notre besoin decombat épique, de voyage au lointain et de quête de nos racines.

Edition : ImaJn’ère

 

Mon Avis : En 2015, on m’a proposé de découvrir l’anthologie du festival ImaJn’ère, Star Ouest, qui m’avait offert un assez sympathique moment de lecture, même si j’avoue le recueil manquait de textes marquants (ma chronique ici). Pour cette nouvelle édition 2016 du salon de l’Imaginaire et du Polar d’Angers, il m’a de nouveau été proposé de découvrir l’anthologie dont le thème était l’antiquité et j’avoue m’être assez facilement laissé tenter. Il faudrait par contre qu’un jour j’aille un jour faire un tour à ce festival, mais le manque de temps n’aide pas beaucoup. A noter que ce recueil comporte 15 nouvelles.

La Maison des Vignes d’Estelle Faye : On suit ici une jeune femme qui voit un de ses amis complètement changer et s’éloigner suite à sa mutation. L’auteur décide ici de travailler le mythe de Dionysos, déjà un peu présenté dans sa série La Voie des Oracles, et elle fait de façon très réussie offrant un texte efficace, captivante et plein d’émotions. La plume de l’auteur est toujours aussi prenante et envoûtante, plongeant facilement le lecteur dans ce récit étrange et surprenant. Mon seul regret est une fin que j’ai trouvé un peu convenu, mais rien de bien dérangeant.

Rivages d’Eva Simonin : Cette nouvelle nous fait suivre une jeune femme qui teste pour son entreprise une simulation de réalité virtuelle sur la guerre de Troie. Le texte en soit se lit facilement, il y a une certaine fluidité dans la construction et dans la plume, mais voilà il est loin de se révéler marquant. Il lui manque un petit quelque-chose je trouve qui le ferait gagner en intensité. De plus, il s’agit d’une nouvelle à chute et autant, j’avoue, je ne l’avais pas complètement venu venir, autant elle a eue du mal à vraiment me convaincre. Je ne vais pas spoiler la conclusion, ce serait dommage, mais j’ai lu d’autre nouvelles sur le même thèmes qui m’ont beaucoup plus touché, mon ressenti vient peut-être aussi de là.

Deux fois vainqueur traverser l’Achéron de Fabien Clavel : Cette nouvelle se présente sous la forme d’un poème qui revisite le mythe d’Orphée avec une petite touche de Fantastique vraiment intéressante. Un texte que j’ai trouvé réussi sur la forme, qui se laisse lire avec plaisir sur le fond, mais qui m’a paru un peu froid. Je ne sais pas, c’est peut-être moi, mais j’ai trouvé que ça manquait d’un peu d’émotions. Ce récit reste tout de même très sympathique à lire et à découvrir.

Le rêve du pont Milvius d’Olivier Boile : Cette nouvelle, je ne vais pas trop en dévoiler pour éviter de spoiler, mais il s’agit d’une uchronie dans la tradition de Philip K. Dick et de son Maître du Haut Château. Je dois bien avouer qu’il s’agit ici d’une belle réussite, que ce soit dans son background que dans son récit j’ai trouvé ce texte marquant et intelligent. Il nous offre aussi de nombreux axes de réflexions sur notre société avec cette idée, certes classique, du Et si…? Une excellente nouvelle qui, je pense mérite d’être découvert et m’a donné envie d’en découvrir plus sur l’auteur..

Ponce, Pilate, ponce ! de Justin Hurle : Cette nouvelle nous plonge dans l’humour et le burlesque, nous proposant de revisiter les dix plaies d’Egypte. Bon, j’avoue je suis passé à côté de ce texte. L’humour dépend vraiment de chacun et je pense ne pas être obligatoirement fait pour ce genre d’humour, tout du moins dans ce format de nouvelles. Sur l’ensemble le texte est pourtant fluide, entrainant et les idées sont là bien porté par une plume efficace, mais voilà je ne pense pas être le public adéquat.

Le tombeau de Calypso de Brice Tarvel : L’auteur nous propose ici de revisiter l’épisode de Calypso dans l’odyssée d’Ulysse. J’avoue cette nouvelle est loin de m’avoir marqué. L’histoire donne l’impression de partir dans tous les sens manquant d’explications, on ne sait pas trop ou l’auteur nous emmène malgré pourtant des personnages intéressants. Au final, je suis peut-être passé à côté de certains éléments de compréhension, mais pour ma part au final une nouvelle qui me laisse un sentiment plus que mitigé.

Chez Lucius, Dieux, Lares et Génies de Myrtille Bastard : Cette nouvelle nous fait suivre un reporter qui décide, dans un univers uchronique, de faire découvrir à son public une nouvelle échoppe qui annonce vendre des dieux, déesses et autres divinités. J’ai bien aimé cette nouvelle, l’idée de départ est vraiment intéressante et offre de nombreuses possibilités avec cet aspect de pouvoir acheter son embryon divin et le faire grandir. L’idée d’utiliser un membre de la presse offre aussi une bonne dose d’ironie ainsi que quelques réflexions intéressantes. Par contre, l’ensemble reste finalement assez linéaire, mais rien de non plus trop dérangeant. Une très bonne nouvelle, très intéressante.

Aheli ou la mémoire enfouie d’Isa3elle Arnoult : Une nouvelle assez surprenante, jouant sur plusieurs époques et dont il est difficile de la présenter sans trop en dévoiler. J’ai plutôt bien aimé cette nouvelle, écrite de façon efficace, mystérieuse et entraînante, jouant avec le lecteur pour mieux tenter de le surprendre sur la fin, même si certains points sont facilement devinables. Mon seul léger regret est que la nouvelle est très courte, ce qui fait que certains points sont à peine esquissés, mais rien de non plus trop gênant. Au final une nouvelle plus que sympathique, fluide et agréable.

Quid Novi Medice ? de Jean-Hugues Villacampa : Cette nouvelle tente de répondre à la question de savoir comment César a pu battre Vercingétorix malgré un rapport de force les déclarant perdant. L’idée de départ se révèle intéressante, de plus l’auteur l’amène de façon plutôt efficace et intéressante. Le texte ne révolutionne pas le genre, mais se révèle efficace, divertissante et facile à lire. Là où par contre je suis resté bloqué c’est sur le choix des noms des personnages, l’auteur paraît proposer une certaine ironie qui m’a laissé perplexe.

Carthage ! d’Arnaud Cuidet : Cette nouvelle nous offre une relecture de la bataille de Carthage entre les romains adeptes du dieu de la lumière et les adeptes de Baal, sauf que l’auteur plonge sont récit dans un univers différent mélange de technologies avancées et de bio-technologies. Clairement le texte en lui-même n’a rien de révolutionnaire, nous proposant une simple bataille, sauf que voilà il y a une certaine flamboyance qui se dégage de ce récit ainsi qu’un sentiment épique. Un texte qui en met plein les yeux et que j’ai trouvé divertissant et percutant.

Boadicée de Pierre-Marie Soncarrieu : Cette nouvelle nous fait découvrir un devin qui va lire l’avenir d’une futur reine. Le texte en soit ne manque pas d’attrait que ce soit dans les personnages qu’il développe, comme dans le traitement que propose l’auteur. On suit avec un minimum d’intérêt le destin de cette reine qui va être loin de se révéler idyllique et dont elle va devoir faire des choix pas toujours facile. Sauf que voilà j’ai trouvé l’ensemble trop court, ce qui fait que les développements proposés vont trop vite et rendent ainsi la chute un peu convenu et trop rapide. Cela reste un texte agréable à lire, mais qui avait le potentiel pour être plus.

Discorde de Patrice Verry : L’auteur nous propose de revisiter le mythe de Pâris et de la fameuse pomme de la discorde. L’idée de départ est intéressante, mais voilà j’ai trouvé que le traitement du texte se révélait un peu simpliste et surtout beaucoup trop prévisible pour vraiment m’emballer. Je ne vais pas dire que le texte est mauvais, mais il rentre dans ma catégorie vite lu, un minimum apprécié et vite oublié.

Une histoire Tauride de Romuald Herbreteau : L’auteur propose avec cette nouvelle de se servir du lient de Tchernobyl pour amener le monde de Conan le Barbare dans notre univers. Franchement l’idée de départ est accrocheuse, j’aurais aimé apprécier ce texte, sauf que voilà j’ai trouvé que l’auteur en faisait trop ce qui fait que le récit bascule trop rapidement d’un récit dense vers un récit trop lourd avec beaucoup trop d’idées qui se télescopent. Peut-être sur un format plus long ce texte aurait marché, en tout cas là je suis sorti de ma lecture avec un sentiment mitigé de trouver de bonnes idées, mais qui auraient mérité un autre traitement.

L’Immortel et l’Assassin de Jérôme Verschueren : Cette nouvelle nous propose de revisiter un des plus célèbres mythes du cinéma de science-fiction, tout en y ajoutant une pointe d’ironie et de Fantasy. Je dois bien avouer que ce texte se révèle plutôt amusant et divertissant. Il se lit d’ailleurs assez facilement, sauf que voilà il n’a rien de non plus très marquant à mon goût et manque peut-être aussi d’un peu d’originalité, ce qui est le soucis des reprises. L’idée de base n’est pourtant pas mauvaise, la chute se révèle surprenante, mais voilà je trouve qu’il manque un petit quelque chose pour vraiment élever ce texte.

Faisabilité et intérêt zootechniques de la métamorphose de masse de Lionel Davoust : Cette nouvelle a déjà été publiée dans un autre recueil qui est dans ma PAL : Fragments d’une Fantasy Antique. Elle nous propose ainsi de découvrir une étude très intéressante qui revisite le mythe de Circée et lui offre de nouvelles applications. Une très bonne nouvelle qui nous offre quelque chose de différent, plein d’ironie et de second degré et que j’ai trouvé vraiment réussie et efficace. L’auteur construit son récit comme une étude scientifique rend l’ensemble plus concret et aussi un peu plus décalé. Un récit qui clôture de fort belle manière ce recueil et qui m’a offert un très bon moment de lecture.

En Résumé : J’ai de nouveau passé un moment de lecture assez sympathique avec ce recueil de nouvelles qui nous propose un panel de textes assez large revisitant l’antiquité. Alors certes, tout les textes ne sont pas au même niveau et certains m’ont laissé plus que perplexes voir je suis complètement passé à côté, mais ils sont contrebalancés par des textes que j’ai trouvé très réussi et qui méritent d’être découverts. Au final une anthologie 2016 agréable et plus que divertissante.

 

Ma Note : 6,5/10

Autres avis : Ours inculte, Apophis, Lorhkan, …

CRAAA

Challenge CRAAA 20ème lecture

Port D’Âmes – Lionel Davoust

port d'amesRésumé : Rhuys ap Kaledán est un héritier déchu.
Tout juste libéré de la servitude et des galères, il rejoint la cité franche d’Aniagrad, où tout se vend et tout s’achète, pour reconquérir l’honneur de sa famille. L’occasion lui en est rapidement donnée : Edelcar Menziel, un ancien ami de son père, lui propose de travailler sur la conversion dranique, un procédé perdu depuis des siècles qui permettrait de réaliser des machines magiques. Résolu à tracer son chemin dans la haute société de la ville, le jeune homme s’investit de tout son cœur dans le projet.
Mais bientôt, coincé entre des intrigues politiques et son amour pour une mystérieuse jeune femme qui vend des fragments de son âme pour survivre, Rhuys découvre que le passé recèle des secrets bien sombres et tortueux. Aux prises avec l’ambition, la duplicité et le mensonge, il devra se montrer plus rusé que ses ennemis s’il veut atteindre son but sans perdre son âme.

Edition : Critic

 

Mon Avis : Il y a un an l’auteur publiait La Route de la Conquête, un recueil de nouvelles prolongeant la plongée du lecteur dans l’univers d’Evanégyre découvert lors de ma lecture de La Volonté du Dragon. J’avoue ne pas avoir été déçu par la découverte de cet univers fascinant, dense offrant un mélange passionnant de technologie et de magie, le tout porté par des récits intelligents et soignés. Par conséquent quand il fût annoncé qu’un roman allait être publié par l’auteur dans ce monde, je savais qu’il allait très rapidement entrer dans ma PAL. Mais même sans ces arguments, la magnifique couverture, illustrée par François Baranger, m’aurait obligatoirement fait pencher sur ce livre. Alors attention si vous lisez cette chronique je risque de spoiler, non pas ce livre, ce que j’essaie d’éviter au maximum, mais plus l’univers d’Evanégyre, principalement des informations qu’on retrouve dans La Route de la Conquête sur la chronologie. A noter qu’il n’est pas nécessaire d’avoir lu ses précédents récit dans cet univers pour se plonger dans ce roman, car comme ses textes précédents ils peuvent tous se lire indépendamment.

Ce roman est situé dans une période très lointaine dans le futur de l’univers d’Evanégyre que l’on connait. Dans son précédent recueil, face à sa suffisance, l’Empire d’Asreth c’était finalement éteint, amenant les Âges Sombres ainsi qu’une forte régression aussi bien technologique que sociale. Ici on se retrouve encore bien des années plus tard, les Âges Sombres s’éteignent, la technologie Asreth a complètement disparue et l’Empire est devenue un simple mythe, une légende qu’on raconte comme une fiction. On découvre ainsi Rhuys ap Kaledán, noble déchu, qui revient, après 8 ans de servitude, à Aniagrad espérant y retrouver tout ce qu’il a perdu. Il va très rapidement se rendre compte que rien n’est gratuit.

Première chose qui surprend, c’est le changement radical dans l’univers, on quitte ainsi l’Empire d’Artech et son univers carré, avec son but unique que tout le monde suivait malgré quelques dissensions, il ne faut pas l’oublier, pour un futur qui est d’une certaine façon plus pernicieux, où la guerre va faire son grand retour, où les mensonges, les complots et les trahisons influencent fortement la vie des uns et des autres. Aniagrad en est d’ailleurs le parfaite exemple, la ville où on peut tout acheter, où tout est déclaré et où le contrôle se fait avec une poigne de fer par l’administration et sa milice. Une ville de liberté, mais où on se rend rapidement compte qu’elle est construite comme une toile d’araignée dont on peut très vite tomber dans ses filets et se retrouver acculer. Cela ne veut pas dire que l’Empire et sa technologie a complètement disparu, on le croise, en ligne de fond, à travers des récits, des légendes, des recherches, il va avoir une place dans l’intrigue, mais est loin d’en être le point central. La description de ce monde par l’auteur se révèle dense, soignée, sans non plus se révéler trop lourde ou ennuyeuse, on a l’impression de se plonger dedans, de visiter cette ville pittoresque et hétéroclite, à la fois pleine de surprise, de beauté, mais aussi d’ombre, d’exclusion, de violence. Alors ce changement peut surprendre, si vous êtes habitué aux machines Asreth, mais finalement se révèle très intéressant, permettant ainsi de varier son histoire et aussi d’éviter d’ennuyer le lecteur en racontant toujours la même chose. L’idée du transfert, qu’on avait, d’une certaine façon, déjà découvert dans une autre nouvelle, offre ici quelque chose que j’ai trouvé de très poétique et mélancolique, avec ce besoin de ressentir des émotions ou, selon certains, de les faire disparaitre.

L’intrigue n’est pas non plus en reste par rapport à l’univers, elle se révèle ainsi clairement captivante, offrant tout du long un jeu de manipulation, de pouvoir et de trahisons qui se révèle franchement accrocheur et efficace, tout en se gardant aussi un aspect plus intimiste par l’entremise du personnage principal qui apporte ainsi une touche plus émotionnelle, au plus proche du héros, qui permet de se retrouver facilement happer par les nombreuses aventures qui vont lui arriver. Alors certes, l’histoire et l’univers donne une impression de Fantasy plus classique, mais cela n’empêche pas l’auteur de montrer qu’il s’en sort très bien en nous offrant un récit qui se révèle captivant et entrainant, le tout à un rythme qui monte lentement en tension au fil des pages, des révélations et de l’évolution du personnage principal dans cette quête identitaire qui ne va pas le laisser indemne et le pousser à se remettre énormément en question, oscillant entre amour, naïveté et souffrance. Le récit joue ainsi avec le lecteur pour mieux le surprendre, lui offrir rebondissements et machinations, mais qui aussi n’oublie pas de soulever quelques réflexions intéressantes et efficaces. Que ce soit concernant l’identité, la souffrance, la liberté ou encore sur le jeu des classes sociales et du pouvoir, on ne peut s’empêcher de se poser des questions sur ce qui nous est montré, même si parfois présenté de façon un peu facile. En tout cas une intrigue bien ficelée, maîtrisée, prenante par son ambiance pleine de mystère et de mensonges.

Concernant les personnages il faut bien avouer que je me suis rapidement attaché à Rhuys, jeune homme pleins d’idéaux, d’honneur et de rêves, qui va rapidement se rendre compte que le monde est loin de ce qu’il imaginé, qui va, d’une certaine façon prendre une claque et que pour changer les choses il faut parfois savoir sacrifier certaines choses. Son évolution au fil des pages se révèle captivante, soignée, accrocheuse et surtout réaliste, tant on se retrouve proche de lui dans la façon dont cela nous est présenté. Alors certes je l’admet, parfois on se pose quelques questions, pour un personnage qui a passé 8 ans dans la marine, il apparait un peu naïf dans certaines situations, mais bon rien de bien méchant. Surtout la façon dont il va grandir, passer d’une certaine façon de l’adolescent innocent, à l’adulte s’avère efficace et prenant. Concernant les personnages qui gravitent autour de lui ils se révèlent denses, soignés, offrant une palette large de personnages humains avec leurs bons et leurs mauvais côtés, leurs ambitions et leurs souffrances, avec une mention toute particulière pour la vendeuse, héroïne mystérieuse, torturée, fougueuse, charismatique qui prend son temps pour se dévoiler et surtout prend une place de plus en plus importante dans le récit. Elle vient ainsi apporter une touche de poésie supplémentaire à l’ensemble. La complexité de la relation qu’elle va nouer avec Rhuys est aussi captivante, par ce jeu qui se nous entre ces deux protagoniste, d’une certaine façon semblables, mais pourtant si différents dans leurs visions.

Je ne relèverai que deux points qui m’ont légèrement laissé perplexe, le premier vient de quelques longueurs que j’ai ressenti, rien de bien méchant, ni dérangeant, mais j’ai eu l’impression que l’auteur tirait un peu certains passages, principalement avant certaines révélations. L’autre point est un peu plus, on va dire, personnel et vient d’une des révélations finales que j’ai vu arriver très tôt, ça n’empêche en rien de savourer ce récit ni de l’apprécier vu que cette révélation n’est que secondaire, l’important venant surtout des conséquences, mais ça m’a laissé un léger sentiment de frustration. Rien de bien méchant non plus tant l’ensemble s’avère plus qu’efficace toujours aussi bien porté par une plume fluide, travaillée, prenante et qui happe, je trouve, assez rapidement le lecteur. Au final Port d’Âmes offre une nouvelle vision réussie d’Evanégyre, et me donne encore envie d’en découvrir plus sur cet univers. C’est bien car je crois avoir vu que son prochain récit dans cet univers serait une trilogie.

En Résumé : J’ai passé un très bon moment de lecture avec cette nouvelle intrusion dans le monde d’Evanégyre, qui se situe, d’un point de vue temporel, dans une époque complètement différente de l’Empire d’Asreth. On se retrouve plonger ainsi dans une histoire qui peut, aux premiers bords paraitre classique, mais qui est maîtrisée, captivante mélange de mensonges, de trahisons, de manipulations et de jeux de pouvoir et qui n’oublie pas aussi de pousser le lecteur à se poser des questions. L’univers, se révèle dense, soigné, nous présentant la ville d’Aniagrad qui oscille entre ombre et lumière et qui donne envie d’en apprendre plus tant elle se révèle tortueuse. On s’accroche très rapidement au personnage principal de Rhuys, naïf adolescent qui va, par la force des choses entrer dans le monde adulte avec tout ce que cela entraine. Les personnages qui gravitent autour de lui se révèlent eux-aussi très intéressants à découvrir, avec une mention spéciale pour la vendeuse, héroïne passionnante, vivante et charismatique, apportant une touche de poésie. Je ne relèverai que deux points, le premier est que j’ai ressenti quelques longueurs, mais rien de vraiment dérangeant tant on est pris dans l’intrigue. Le second vient d’une révélation que j’ai vu venir très rapidement, rien de non plus dérangeant vu que l’intérêt vient des conséquences qu’elle amène, mais tout de même légèrement frustrant. La plume de l’auteur se révèle travaillée, captivante et fluide, nous plongeant avec facilité de nouveau à la découverte d’Evanégyre dont je lirai sans soucis d’autres écrits.

 

Ma Note : 8/10

 

Autres avis : Dionysos, …

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