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Le Dieu dans L’Ombre – Robin Hobb

Résumé : Evelyn a vingt-cinq ans, un époux, une belle famille et un enfant de cinq ans.
Quand elle était jeune fille, elle avait la compagnie des forêts de l’Alaska, de la poésie de la nature et de Pan, un faune mystique.
Un jour, il disparut.
Elle n’aurait jamais cru que la créature irréelle surgirait à nouveau dans sa vie et agiterait en elle ces émotions fantasmatiques et sensuelles.
A mi-chemin entre la civilisation et la nature, sous le couvert des arbres glacés, Evelyn devra faire face à des choix terribles. Trouvera-t-elle son chemin dans l’ombre ?

Edition : Actu SF

Mon Avis : Allez, je continue à tenter de rattraper mes chroniques en retard, même si ce n’est pas obligatoirement facile, manquant quand même de motivation à chroniquer. Bon, vue que je manque de motivation pour lire ça compense, je ne prend pas trop de retard. Cette fois je vais vous parler du livre Le Dieu dans l’Ombre de Megan Lindholm plus connu sous le nom de Robin Hobb. J’avoue je ne connaissais pas trop ce roman de l’autrice, par conséquent quand on m’a proposé de le découvrir, j’ai rapidement accepté, surtout que le résumé différait quand même clairement des récits que je lis habituellement d’elle. À noter aussi la magnifique illustration de couverture de Lucian Stanculescu qui, je trouve, colle parfaitement bien au récit et donne envie.

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Trolls & Légendes, l’Anthologie Officielle – Collectif

trolls & legendes 2015Résumé : Entre mythologie, humour et (en)quêtes, parcourez avec eux les sentiers qui mènent aux trolls, ces créatures de légende. Retournez dans le Paris délicieusement steampunk d’Ambremer avec Pierre Pevel ; embarquez pour l’Islande aux côtés de Claudine Glot et d’un chevalier en mal d’aventures ; tombez sous le charme d’un retable aux étranges pouvoirs avec Estelle Faye ou mettez fin à l’exploitation des nains de jardin dans le monde de la nuit parisienne en compagnie d’Adrien Tomas.

Edition : Actu SF

 

Mon Avis : Il y a un peu plus de deux ans j’ai participé au festival Trolls et Légendes et j’étais reparti avec l’anthologie, sur le thème du semi-homme, sous le bras qui sans se révéler mauvaise, ne m’avait que moyennement convaincu. Cette année je n’ai pas eu la chance de pouvoir aller au festival, mais cela ne m’a pas empêché de me laisser tenter par cette anthologie qui a décidé de mettre à l’honneur le Troll. Quoi encore un livre sur les Trolls? vous vous dites. Bah oui mais c’est tellement mignon ces petites bêtes qu’on en redemande. Non?. Sinon plus sérieusement on note la couverture, illustrée par Magali Villeneuve & Alexandre Dainche, que je trouve vraiment superbe. Ce recueil nous propose ainsi de découvrir 10 nouvelles d’auteurs différents.

Sous les Ponts de Paris de Pierre Pevel : Cette nouvelle de l’auteur prend place dans une de ses univers déjà existant, Le Paris des Merveilles, que j’avoue ne pas avoir encore lu. Donc quoi de mieux que lire ce récit pour se faire un avis. Je dois bien avouer qu’au final il se révèle très sympathique, traitant d’une grève des Trolls parisiens ce qui va fortement influencer la circulation sur les ponts de la ville avec son lot de surprises et de rebondissements. Un texte efficace, fluide, avec une bonne dose d’humour agréable et des personnages efficaces qui offrent un plus à l’ensemble. Alors certes le format court offre quelques raccourcis légèrement frustrants, mais rien de dérangeant. En tout cas j’ai bien envie de découvrir ce Paris des Merveilles. Un texte qui démarre de façon agréable cette anthologie.

D’Azur au Troll d’Or de Claudine Glot : J’avoue que je ne connaissais rien de l’auteur avant de me lancer dans cette nouvelle. Elle est spécialisée dans le mythe Arthurien et cela se ressent très rapidement dans le texte qu’elle nous propose, nous faisant découvrir un chevalier en quête de gloire et de combats épiques qui part donc à la recherche d’un Troll comme trophée, sauf que rien ne va se passer comme prévu. Le début parait très classique, avec cette quête de reconnaissance, mais très rapidement l’auteur prend le contre-pied et nous offre une histoire que j’ai trouvé efficace et divertissante, sans non plus révolutionner le genre, montrant l’absurdité de certains combats nobles et en nous faisant réfléchir sur le fait que parfois une épée n’est pas toujours la solution à tous les problèmes.

La Montagne aux Trolls d’Estelle Faye : Un texte qui plonge plus dans le fantastique où l’on découvre une jeune conservatrice de musée qui va se trouver fasciner par un retable dans la vallée des Vosges. Une nouvelle que j’ai trouvé très réussie, principalement pour son ambiance étrange et légèrement dérangeante qui monte lentement en tension au fil des pages et des révélations pour mieux happer le lecteur jusqu’à la fin. Un récit efficace et fluide qui offre une conclusion réussie et captivant.  On notera aussi un léger parallèle intéressant entre ville et campagne, certes classique, mais qui offre tout de même quelques réflexions.

Yamadut de Cassandra O’Donnell : Cette nouvelle prend place dans un des univers de l’auteur, celui de Rebecca Keane cycle d’urban fantasy, dont je n’ai rien lu. Concernant cette histoire on suit une chasseuse à la poursuite d’un Troll. Le texte cherche à se révéler nerveux, percutant et sans temps mort, certes il remplit plutôt bien ces aspects, mais j’avoue ne jamais avoir réussi à rentrer complètement dedans. La faute en revient d’abord un peu à l’héroïne qui dans ce texte parait tellement invincible, tant elle parait avoir de pouvoir ou de facilités, que le récit en perd de son intérêt, ensuite par le fait que cette nouvelle donne plus l’impression de lire un chapitre de son roman qu’un vrai texte indépendant. C’est dommage.

Seulement les Méchants de Jean-Luc Marcastel : Une nouvelle qui nous fait découvrir une enquête policière sur le meurtre horrible d’une jeune fille. Un texte plutôt bien écrit, qui offre un face-à-face qui ne manque pas d’attrait, mais qui m’a paru trop linéaire au point que j’avais deviné rapidement la conclusion. Cela n’empêche pas ce récit de se révéler sympathique et agréable à lire où l’auteur s’amuse par contre de façon intéressante, même si parfois un peu trop appuyée, sur la définition de monstre, mais qui, pour moi, au final, rentre plus dans le vite lu, apprécié, vite oublié.

Une Créature Extraordinaire de Magali Ségura : Cette nouvelle nous fait découvrir le destin d’une jeune fille viking qui, après s’être engueulé avec sa mère décide de fuguer, mais va rencontrer un Troll, ce qui va changer sa vie. Un texte qui se révèle comme ça aux premiers abords classique, mais qui a vraiment réussi à me toucher par sa construction et sa plume, se révélant émouvant et soigné, principalement au niveau des relations familiales. La conclusion sonne juste et se révèle réussie. Une certaine mélancolie se dégage de ce texte, à travers la perte et la souffrance des uns et des autres, qui nous montre aussi que la communication n’est pas toujours facile. Un des meilleurs textes du recueil j’ai trouvé.

Le Troll de sa Vie d’Adrien Tomas : On replonge ici dans l’univers d’urban fantasy que construit l’auteur depuis peu et dont j’ai découvert une première nouvelle dans l’anthologie des Imaginales Trolls & Licornes. Cette nouvelle nous propose ainsi une nouvelle enquête de l’inspectrice Tia, qui est chargée de surveiller les méta-humains pour éviter tout débordement. Comme son précédent texte une nouvelle pas mauvaise, mais qui possède les mêmes qualités et les mêmes défauts. Un univers intéressant, qui mérite d’être développé sur une format plus long, mais le format court et l’histoire un peu foutraque fait qu’il est un peu compliqué de s’attacher vraiment à l’héroïne et offre une conclusion beaucoup trop rapide et légèrement frustrante. A voir si l’auteur décide de construire son histoire dans un roman car il y a du potentiel.

Le Mythe de la Caverne de Gabriel Katz : Cette nouvelle nous plonge au coeur d’un groupe de mercenaire, qui ont connu la guerre sainte et qui se retrouvent après des années pour chasser un Troll et surtout la récompense qui va avec. L’auteur nous offre ici un récit qui décide de démarrer de façon classique, mais pour mieux nous surprendre par la suite, offrant un contre-pied à certains codes d’honneurs qu’on retrouve dans les récits de chevalier. Un texte efficace, bien construit, avec une bonne dose de cynisme, d’absurde et d’humour noir, le tout dans une ambiance sombre, qui m’a fait passer un très bon moment de lecture.

Le Mal Caché de Patrick McSpare : Cette nouvelle va nous faire découvrir un homme qui découvre la mort de sa compagne par ce qui parait être des démons et va chercher à se venger. J’avoue n’être jamais vraiment rentrer dans ce récit, en premier lieu il m’a paru trop imbriqué dans l’univers de la série de l’auteur Les Héritiers de l’Aube pour être vraiment indépendant, ensuite j’ai trouvé que niveau information l’auteur en offrait beaucoup trop en peu de pages et enfin j’ai trouvé que le récit possédait trop de facilités pour vraiment réussi à m’embarquer vraiment. Dommage car le côté action est vraiment là.

Vieux Tacot de Megan Lindholm : Pour ceux qui ne le savent pas, Megan Lindholm et l’autre nom de plume de Robin Hobb. Sous le premier elle sort des écrits plus SF là où, sous le second, elle publie ses récits Fantasy. Ce Vieux Tacot nous propose donc une histoire de Science-Fiction futuriste où l’on suit une famille qui reçoit en héritage une voiture. Un texte qui se révèle bien sympathique, avec une belle ambiance nostalgique sur cette mère et ses deux enfants qui, à travers une voiture un peu « vieillotte » vont se trouver des points communs. Rien de non plus transcendant, mais une histoire qui se lit facilement et se révèle très divertissante. Là où par contre cette nouvelle surprend c’est le choix éditorial de la publier dans une anthologie qui n’a offert que des textes sur les Trolls là où Robin Hobb nous parle de tout autre chose, mais bon l’éditeur ne pouvait sûrement pas passer à côté de la présence de l’auteur au festival.

En Résumé : Cette anthologie du festival Trolls & Légendes s’est révélé finalement assez sympathique à découvrir, nous proposant 10 textes assez variés avec comme point central, excepté pour la nouvelle de Robin Hobb qui traite d’un tout autre sujet, le Troll. Entre humour, dérision, aspect épique ou encore ambiance angoissante le Troll nous dévoile ici ses multiples facettes. Alors certes je n’ai pas été conquis de la même façon par tous les textes, certains me laissant même de marbre, là où d’autres on se sont révélés très réussis et surprenants, mais dans l’ensemble cette anthologie se révèle divertissante et permet aussi par la même occasion de découvrir quelques auteurs de l’Imaginaire, leurs plumes et leurs univers.

 

Ma Note : 7/10

 

Autres avis : Bibliocosme, La plume ou la vie, …

CRAAA

Challenge CRAAA 3ème lecture

Fitz and the Fool Book 1, Fool’s Assassin – Robin Hobb

fool's assassinRésumé : Tom Badgerlock has been living peaceably in the manor house at Withywoods with his beloved wife Molly these many years, the estate a reward to his family for loyal service to the crown.
But behind the facade of respectable middle-age lies a turbulent and violent past. For Tom Badgerlock is actually FitzChivalry Farseer, bastard scion of the Farseer line, convicted user of Beast-magic, and assassin. A man who has risked much for his king and lost more…
On a shelf in his den sits a triptych carved in memory stone of a man, a wolf and a fool. Once, these three were inseparable friends: Fitz, Nighteyes and the Fool. But one is long dead, and one long-missing.
Then one Winterfest night a messenger arrives to seek out Fitz, but mysteriously disappears, leaving nothing but a blood-trail. What was the message? Who was the sender? And what has happened to the messenger?
Suddenly Fitz’s violent old life erupts into the peace of his new world, and nothing and no one is safe.

Edition : Harper Voyager

 

Mon Avis : Clairement, ce nouveau cycle sur Fitz n’a pas terminé sa course entre mes mains par hasard. Il faut savoir que j’ai une relation un peu particulière avec Fitz, puisque ce sont ses aventures qui m’ont relancé dans la lecture il y a quelques années, alors que je ne lisais quasiment plus, voir même plus du tout. Il faudrait d’ailleurs que je me fasse une relecture des deux premiers cycles et des  Aventuriers de la Mer. J’ai donc un ressenti un peu particulier envers le personnage, par conséquent quand l’auteur a décidé de publier un troisième cycle sur ses aventures je ne pouvais que faire rentrer très rapidement ce premier tome dans ma PAL. Il faut aussi noter l’illustration de couverture que je trouve sobre et réussie.

Je retrouvais donc avec grand plaisir Fitz qui, bien des années plus tard la fin du second cycle, vit une vie paisible à Withywoods avec Molly loin des jeux de pouvoirs et de manipulations liés au trône et à ses anciennes activités. Sauf que rien n’est jamais acquis et bien des années plus tard une nouvelle menace va de nouveau peser sur lui et ses amis. Une fois la dernière page tournée, je dois bien avouer que je n’ai pas été complètement emballé par ce premier tome. Je ne l’ai pas complètement détesté, loin de là, mais je n’ai pas été complètement emporté non plus. Je me retrouve dans une impression d’entredeux, mais tout de même plutôt positive, qui me donne envie de lire la suite qui devrait paraitre en VO, si je ne fais pas d’erreur, courant de l’année, mais qui est loin des attentes que je pouvais avoir. Pour essayer de mieux vous faire comprendre mon ressenti je divise le livre en quatre.

La première partie est, je trouve, ma préférée du récit, celle qui m’a le plus accrochée pour une raison toute simple : la nostalgie. Retrouver Fitz, Molly et les autres personnages du cycle a fait remonter énormément de souvenirs et d’émotion de ma lecture des cycles précédents et c’est toujours avec plaisir que je les retrouvais, même autant d’années plus tard. On se retrouve donc à tourner les pages avec mélancolie, donnant l’impression de retrouver un vieil ami qui nous raconte ce qu’il a fait ses dernières années, comment il a vécu une vie simple et heureuse.

La seconde partie est plus problématique, c’est celle que j’ai le moins aimé dans le récit, pas qu’elle soit mauvaise , mais j’ai eu l’impression qu’elle traînait en longueur tant il ne se passe pas grand-chose, voir rien du tout. De toute façon c’est bien simple, si vous cherchez de l’action et des rebondissements oublié ce premier tome, il ne fait que présenter la vie de Fitz à Withywoods, une sorte de chronique familiale avec ces malheurs et ces joies, mais qui reste un peu frustrante par le manque d’action et surtout une intrigue qui a franchement du mal à démarrer. Pour revenir sur cette seconde partie, ce fût une lecture aussi contradictoire car quand j’étais dedans je tournais les pages avec un minimum de plaisir, il faut l’avouer bien porté par la plume de l’auteur toujours aussi soignée, ciselée et poétique, mais une fois le bouquin posé j’avais du mal à me replonger dedans, surtout pour y retrouver des scènes du genre Fitz va au marché, Fitz va à la taverne y retrouver un ami etc… L’auteur cherche bien à diversifier son récit, en y amenant un second point de vue, dont je ne peux rien dire sur son identité sous peine de spoiler, mais qui d’un point de vue caractérisation a aussi, pour moi, du mal à se différencier de la personnalité de Fitz.

Puis arrive la troisième partie qui vient enfin apporter quelques rebondissements et surtout enfin apporter les éléments qui viennent poser l’intrigue. A partir de ce moment là j’ai donc de nouveau été un peu plus happé par le récit qui devient un peu plus tendu tant les évènements se rapprochent et les révélations se font. La quatrième partie correspond en gros aux 60 dernières pages, celles où tout s’accélère, où les pièces s’assemblent, où les derniers rebondissements se mettent en place et viennent ainsi jouer avec le lecteur, le porter. J’aurai clairement pu adoré cette quatrième partie et la considéré comme la meilleure du récit, si je n’avais pas deviné les principales révélations finales quasiment dès la moitié du livre. D’ailleurs je pense qu’il n’y a que Fitz pour ne pas avoir compris. Cela n’empêche pas non plus cette quatrième partie de se révéler efficace.

Concernant l’univers, il est certes solide et on retrouve avec plaisir de nombreux aspects comme le Skills (l’Art) ou encore le Wit (le Vif), le côté politique reste toujours un minimum présent et intéressant, Fitz ne pouvant complètement s’éloigner du pouvoir, par contre niveau voyage et dépaysement on est un peu frustré. La majorité de l’histoire se passe à Withywoods, voir se limite même à une demi-douzaine de pièce de la demeure ce qui est parfois un peu frustrant de toujours s’attarder sur les mêmes salles, surtout quand on connait la taille de l’univers à travers les nombreuses séries de l’univers. Heureusement la suite devrait clairement changer cela. Concernant les personnages, on va déjà clarifier un point, si vous trouviez Fitz énervant et pleurnicheur dans les deux premiers cycle, alors éviter peut-être celui-là car il n’a pas changé. Il a même transformé sa capacité à s’autoapitoyer et à limite tomber en dépression, comme un art véritable. Parfois avec raison, parfois pas j’avoue. Moi cela ne me dérange pas, ça fait partie du héros, même si parfois on a envie de le secouer c’est vrai. Concernant les autres personnages je les ai retrouvés avec plaisir, se révélant toujours aussi intéressants à découvrir ou redécouvrir. Les nouveaux personnages viennent aussi apporter du sang neuf, sauf une ou deux exceptions qui me paraissent ne rien apporter, et j’attends de voir ce que la suite va proposer pour un ou deux d’entre eux.

Concernant la plume de l’auteur, comme je l’ai déjà dit, elle se révèle poétique et véritablement entrainante, c’est d’ailleurs un peu la grande force du récit (ça et la nostalgie de retrouver Fitz), elle arrive a rendre un poil plus captivant les scènes du quotidien de nos héros. Maintenant il faut être franc, certes je veux bien que ce tome soit un tome d’introduction, mais franchement les deux premiers tiers du livre aurait pu être largement réduit, l’ensemble y aurait gagné au niveau du rythme et de l’efficacité. Alors oui je lirai la suite, car je ne peux décemment pas ne pas savoir ce qui va arriver à Fitz et aussi parce-qu’on ne peut pas enlever à Robin Hobb son talent de conteuse, mais franchement si un lecteur novice décide de se lancer avec ce récit (qui plus est en VF avec le découpage à la hache traditionnel de Pygmalion pour transformer un volume en deux), j’ai peur qu’il ait du mal à accrocher. En tout cas amoureux d’action et de rebondissements, il vaut mieux sûrement éviter ce premier tome.

En Résumé : Je ressors de ma lecture au final avec un sentiment légèrement mitigé avec l’impression d’avoir entre les mains un premier tome qui ne répond pas vraiment à mes attentes. Certes ça se laisse lire avec un minimum de plaisir, principalement grâce à la plume de l’auteur et aussi à la nostalgie de retrouver Fitz, mais voilà j’ai eu l’impression d’avoir entre les mains un tome d’introduction qui se limitait un peu trop aux simples scènes du quotidien de nos héros. Pour moi les deux premiers tiers aurait mérité d’être réduits ce qui aurait améliorer le rythme. Alors certes les soixante dernières pages lancent enfin l’intrigue de façon captivante et entrainante, happant facilement le lecteur, mais pas au point d’oublier les longueurs. L’univers se révèle toujours aussi solide, même s’il se concentre un peu trop sur les mêmes lieux ce que j’ai trouvé dommage. Concernant Fitz, il est toujours égal à lui-même, pas sûr que ceux qui le trouvait pleurnicheur dans les précédentes séries ne changent d’avis. Les protagonistes secondaires se révèlent en majorité intéressants. Au final un premier tome d’introduction qui a du mal à me convaincre totalement, mais dont je lirai la suite, pour en apprendre pus sur Fitz, pour le cliffangher de fin et aussi car Robin Hobb possède, on ne peut le nier, un véritable talent de conteuse.

 

Ma Note : 6/10

 

Autres avis :

Liavek – Megan Lindholm & Steven Brust & Gregory Frost

liavekRésumé : Dans la majestueuse cité portuaire de Liavek, les habitants reçoivent une dose de « chance » chaque année, le jour de leur anniversaire. La plupart des gens ne peuvent utiliser ce pouvoir, seuls les sorciers ont appris à le manipuler, souvent à leur propre profit. Kaloo, une jeune orpheline, sent qu’elle pourrait apprivoiser et développer sa « chance », mais comment faire alors qu’elle ignore sa date de naissance ? Taraudée par cette question, elle consulte un mage pour tenter de lever le voile sur ses origines. Commence pour elle une quête initiatique qui l’emmènera sur des sentiers dangereux.Certains mystères devraient rester dans l’ombre…

Edition : ActuSF

 

Mon Avis : Ce recueil n’a pas fini dans ma PAL par hasard, il faut bien avouer que voir Robin Hobb (ou plutôt ici sous le nom de plume de Megan Lindholm) au sommaire a fait que j’ai rapidement été tenté par ce livre. Ajouter à cela un résumé intriguant ainsi qu’une couverture, illustrée par Yana Moskaluk, vraiment superbe et il a donc rejoint ma bibliothèque. Il s’agit ici d’un recueil de six nouvelles, avec même une nouvelle écrite à trois auteurs, avec comme point central la ville de Liavek. Les récits se révélant tous liés les uns avec les autres, formant ainsi une histoire globale, je ne vais pas parler de chaque texte, mais plutôt tenter une chronique globale.

Commençons déjà par poser le contexte. La préface vient ainsi nous expliquer ce qu’est Liavek, ville imaginée par Emma Bull et Will Sheterly, où à chaque date anniversaire on obtient une quantité de chance à « utiliser ». Certains arrivent même à la stocker et à s’en servir sur le long terme pour améliorer leurs vies. De nombreux auteurs connus ont ainsi, au fil des années, et à travers de nombreuses anthologies, écrits sur cette ville, la faisant par conséquent évoluer et pourtant j’avoue que c’est la première fois que je lis des Textes sur Liavek. ActuSF a d’ailleurs décidé de cibler les textes écrits par Robin Hobb/Megan Lindholm, et plus précisément ceux tournant autour de Dashif et Kaloo.

Une fois la dernière page tournée, je dois bien avouer que l’ensemble des textes réunis dans ce livre se révèle sympathique à lire, divertissant, bien porté par des intrigues pleines de manipulations et de mensonges et qui surtout offrent leurs lots de surprises et de rebondissements. Pourtant l’ensemble manque quand même de force et de puissance pour se révéler n’être plus qu’un simple divertissement efficace et, aussi, tous les textes ne sont pas au même niveau. Je prends comme exemple Un Acte de Contrition de Steven Brust, première nouvelle qui ouvre le recueil, qui a eu du mal à totalement me convaincre malgré une intrigue solide, mais qui se révèle trop simple, les réponses arrivant trop rapidement et l’auteur s’amusant inutilement à complexifier la résolution pour pas grand-chose.  Par la suite l’ensemble commence à s’équilibrer, il faut bien avouer, en partie grâce à Robin Hobb qui, comme à son habitude, vient y apporter une bonne dose d’humanité et d’émotion qui manquait un peu justement à ce premier texte. L’intérêt de ce recueil vient aussi que chaque nouvelle arrive à se lire indépendamment tout en formant ensemble une histoire, certes classique, mais agréable.

On se laisse ainsi prendre au jeu des autres récits qui, vont ainsi nous faire découvrir Liavek, la ville obscure, qui se dévoile lentement au fil des pages, nous proposant un univers solide, efficace, bien porté par des jeux de pouvoirs et de manipulations, où nos héros vont se retrouver entrainer au fil des histoires et amener à bouleverser de nombreuses choses. La ville en elle-même possède aussi du charme et un aspect culturel des plus soigné, donnant presque envie de se promener dans ses rues et de gouter ce fameux ragout. On en apprend aussi plus sur ce fameux concept de chance, qu’on peut utiliser comme on utilise la magie, encore faut-il savoir comment faire et être doué pour cela, qui ne manque pas d’intérêt et donne envie d’en apprendre plus. Surtout quand l’auteur nous propose une héroïne qui ne connait pas sa date de naissance. Après j’avoue, j’attendais peut-être aussi plus de profondeur de l’univers, comme je le dis il n’est pas mauvais, se révèle solide, mais voilà reste toujours en fond des histoires alors qu’il aurait pu prendre une place plus importante ; Liavek étant une ville à la fois fascinante et pleine de zones d’ombres.

Concernant les personnages ils se révèlent être l’un des points les plus intéressants du récits. Que ce soit Kaloo la jeune orpheline qui évite de tomber dans les clichés, possédant un caractère fort et qui sait ce qu’elle désire et est prête a beaucoup pour l’obtenir, ou bien encore Dashif homme de main froid et méthodique, bras caché et armé du pouvoir, qui réalise les pires besognes ; il va pourtant croiser de nombreux obstacles, voir sa vie bouleverser et ainsi se dévoiler au fil des pages. Les personnages secondaires ne sont pas non plus en reste, possédant un minimum de densité pour nous accrocher comme par exemple les parents adoptifs de Kaloo. Mais surtout ce qui se révèle efficace, ce sont leurs relations, qui vont évoluer et changer au fil des pages, des années et des rencontres, offrant un travail intéressant sur les émotions et aussi, légèrement, sur la notion de famille et d’amour. Alors après j’avoue que certains personnages manquent un peu de consistance, principalement dans la dernière nouvelle, j’aurai par exemple aimé en savoir plus sur Jolesha ou encore Brajii qui possèdent du potentiel, mais qui ne parait jamais exploité.

Les différentes plumes des auteurs arrivent finalement à se marier efficacement, chacun apportant sa petite touche, pour nous offrir une trame de fond cohérente, sympathique et entrainante. Après on ne va pas le cacher ce recueil ne révolutionne en rien la Fantasy, l’ensemble se révélant dans les grandes lignes convenus et parfois sur certains aspects un peu simpliste, mais l’ensemble se laisse lire facilement et donne même envie d’en apprendre plus sur cette ville qu’est Livaek. Qui sait peut-être un jour à travers la publication d’un autre recueil.

En Résumé : J’ai passé un sympathique moment de lecture avec ce recueil de six nouvelles, liées entre elles, qui vont nous faire plonger dans la mystérieuse ville de Liavek avec sa magie qui donne envie d’en apprendre plus et ses luttes de pouvoirs. Au milieu de tout cela on va découvrir Dashif et Kaloo deux personnages intéressants au caractères fort et engagé qui vont se dévoiler peu à peu au fil des textes et voir leur vie bouleverser par les évènements. Un des points intéressants du récit est de proposer à travers six textes qui peuvent se lire indépendamment, mais qui ensemble une trame de fond plus dense et cohérente du début à la fin. Des personnages humains qui ne manquent pas de se révéler attachants. Alors après tous les textes ne sont pas au même niveau, certains manquant parfois de complexité, et l’ensemble n’a rien non plus de révolutionnaire proposant une Fantasy classique, mais remplissant pleinement son rôle de divertissement et se révèle agréable. En espérant pouvoir retourner un jour dans Liavek et en apprendre un peu plus sur cette ville qui reste encore très énigmatique.

 

Ma Note : 7/10

 

Autres avis : Vert, Ptitetrolle, Boudicca, karline05, …

The Rain Wild Chronicles Book 4, Blood of Dragons – Robin Hobb

blood of dragonsRésumé : Dragon blood and scales, dragon liver and eyes and teeth. All required ingredients for medicines with near-miraculous healing powers. The legendary blue dragon Tintaglia is dying of wounds inflicted by hunters sent by the Duke of Chalced, who meanwhile preserves his dwindling life by consuming the blood of the dragon’s poet Selden Vestrit. If Tintaglia perishes, her ancestral memories will die with her. And the dragons in the ancient city of Kelsingra will lose the secret knowledge they need to survive. Their keepers immerse themselves in the dangerously addictive memory-stone records of the city in the hope of recovering the Elderling magic that once allowed humans and dragons to co-exist. In doing so they risk losing their own identities, even their lives. And danger threatens from beyond the city, too. For war is coming: war between dragonkind and those who would destroy them.

Edition : Harper Collins

 

Mon Avis : Encore une nouvelle lecture anglaise, je suis assez content de moi je trouve que j’arrive de mieux en mieux à lire en VO, limitant mes aller-retour avec le dictionnaire. Je me lançais dans le quatrième tome de cette série avec, j’avoue, un léger ressenti, le troisième tome trainant, pour moi, un peu trop en longueur (chronique du Tome 1, Tome 2, Tome 3). J’avais donc un peu peur que ce quatrième tome ne soit pas obligatoirement à la hauteur de mes espérances, surtout qu’il vient aussi clôturer le cycle. D’un autre côté j’avais pourtant hâte de voir comment allait s’en sortir certains personnages et les choix qu’ils allaient faire. En tout cas la couverture est clairement dans la lignée des précédents et je la trouve assez sympathique, annonçant même quelque-chose d’un peu plus guerrier. Attention par contre il y a de gros risques de spoiler, je m’en excuse d’avance.

Je dois bien avouer que, finalement, une fois la dernière page tournée, je ressors de ma lecture avec un léger sentiment de déception. Je ne vais pas dire que ce récit est complètement mauvais, il y a tout de même des aspects qui se révèlent intéressants, mais j’ai trouvé que l’auteur se base un peu trop sur ses acquis de conteuse et en oublie le reste. Déjà reprenons l’intrigue, pour rappel on suit des dragons qui sont nés difformes et décident, accompagnés de volontaires humains, de retrouver Kelsingara la ville disparue des Elderlings (les anciens en VF si je ne me trompe pas) le tout teinté d’un conflit avec Chalced qui cherche à tuer des dragons pour sauver le Duc. Déjà là, j’aurai dû me rendre compte qu’il y avait un soucis, tenir quatre tomes sur, je schématise, une bande de scouts qui traversent une rivière avec des monstres asociaux, c’est un véritable tour de force. Niveau épique, comme clairement annoncer sur la couverture, on repassera aussi, car finalement pendant quatre tomes on ne fait que tourner en rond sur les considérations sentimentales et émotionnelles des personnages. Sur un voir deux volumes je pense que l’ensemble aurait bien marché, sur quatre cela donne clairement l’impression de stagner et de ne pas avancer.

Pourtant l’auteur arrive toujours aussi facilement à nous offrir des personnages humains, complexes qui ne manquent pas d’intérêts et se révèlent un minimum attachants. J’ai apprécié voir Alise prendre enfin son destin en main, faire ses propres choix et affronter ses démons, tout comme j’ai bien aimé le personnage de Rapskal qui sombre lentement dans la folie. Concernant Thymara, je ne sais que dire, je trouve le personnage intéressant avec ses doutes et ses forces, mais voilà mettre tout un cycle, d’environ 2000 pages, pour se sortir laborieusement d’un triangle amoureux m’a vite ennuyé. Bon il faut aussi avouer que les triangles amoureux m’ont toujours laissé perplexe et même si ici Robin Hobb s’en est un peu mieux sorti que d’autres c’est quand même long, surtout que finalement son choix se fait plus par défaut. Concernant les personnages de Malta et de Reyn je reste perplexe, je me souvenais d’eux dans Les Aventuriers de la Mer comme des héros fougueux, luttant pour leurs choix, hors ici j’ai eu l’impression de les trouver fantomatiques, abattus, comme si les évènements glissaient sur eux et qu’ils restaient limite spectateurs, alors qu’il y avait mieux à faire. Pareil le troisième tome avait mis en avant Selden et Hest comme personnages principaux, j’avoue à l’époque j’étais resté perplexe, trouvant qu’ils servaient plus de remplissage et ce quatrième a confirmé ce que je pensais. Les passages concernant Selden sont vraiment répétitifs et Hest joue un peu le rôle du Bad Boy qu’on traine pour avoir un vilain et qu’on fait disparaitre sans véritable logique une fois qu’on a plus besoin de lui. Dommage.

Concernant l’univers il se révèle toujours aussi intéressant à suivre et à découvrir au fil des pages, même s’il perd un peu de son aspect nouveauté. On en apprend enfin plus sur Kelsingara qui se dévoile et ne manque pas de charme, que ce soit à travers les descriptions proposées comme les différents éléments et objets qu’elle offre. On en apprend plus aussi sur Chalced, et plus principalement sur son Duc et le pouvoir, offrant des passages plus sombres, plus violents ce qui ajoute une touche supplémentaire intéressante je trouve. Concernant les Dragons, ils sont enfin de retour et se révèlent toujours aussi arrogant, se sachant clairement plus forts et supérieurs que les humains et j’apprécie toujours autant cette vision des choses qui me parait tellement cohérente, même si par moment j’ai trouvé qu’elle les humanisait peut-être un peu trop. En tout cas un monde qui donne toujours envie d’en apprendre plus.

Surtout l’impression que me donne ce roman c’est de ne pas être abouti, pendant près de trois tomes trois-quart l’ensemble avant à un rythme assez lent puis j’ai eu l’impression que pour le dernier quart de ce Blood of Dragons l’auteur donne la sensation de trop accélérer et limite de bâcler cette partie. Pour dire la fameuse bataille entre les Dragons et Chalced on ne la verra jamais, une ellipse tellement frustrante fait qu’on passe d’une page où on a, je schématise encore, « on va tuer les méchant » à la page suivante « le méchant Duc étant mort la paix est donc revenue dans le royaume ». Je ne dis pas que cette guerre méritait des pages et des pages, mais ici c’était un peu le point d’orgue du cycle, venant le conclure et ne pas la traiter m’a frustré. De plus l’épilogue que propose l’auteur parait assez clair, elle n’a pas encore abandonné les dragons et risque d’y revenir à travers d’autres romans. Si elle écrit, j’y reviendrais sans soucis, c’est sûr, mais j’espère qu’elle arrivera à mieux gérer son récit sinon je risque de vite abandonner cette fois.

Pourtant ce qui est assez fascinant c’est que j’ai continué à tourner les pages de ce livre, j’arrive toujours à me laisser emporter par la plume de l’auteur qui se révèle toujours aussi efficace, soignée et fluide. Je trouve qu’elle possède un vrai talent de conteuse et, même si je n’accroche pas toujours à ses personnages, elle arrive à les rendre attachants et humains. D’où aussi sûrement une plus grande frustration car, finalement, ce que je reproche à ce livre c’est que l’auteur a voulu trop en faire, nous offrant une série en 4 tomes là où 2 auraient fortement suffit je trouve, ce qui donne l’impression que les derniers tomes sont mous. Au final cette série est loin d’être ma préférée de l’auteur, surtout comparer aux excellent moments qu’on pu me proposer L’assassin Royal ou encore Les Aventuriers de la Mer, et j’avoue ressortir de ma lecture légèrement frustré. Cela ne m’empêchera de lire d’autres écrits de l’auteur. D’ailleurs je devrais faire rentrer sous peu le premier tome de sa nouvelle série sur Fitz et le Fou toujours en VO.

À noter que ce 4ème tome en VO correspond aux tomes 7 et 8 de La Cité des Anciens paru en VF.

En Résumé : Je ressors de ma lecture de ce quatrième et dernier tome pas totalement convaincu, loin de là. Alors certes la plume de l’auteur est toujours aussi fluide et entrainante, sachant conter avec talent une histoire, de plus l’univers est toujours aussi solide et intéressant à découvrir avec Kelsingara qui se dévoile enfin, mais voilà le reste ne suit pas vraiment. L’histoire m’a paru prendre beaucoup trop son temps et ne s’intéresser finalement qu’à des considérations sentimentales, oubliant parfois un peu le reste. De plus la conclusion qui doit aboutir à une guerre, point d’orgue de ce cycle, m’a paru bâclé et se reposant sur des ellipses frustrantes. Concernant les personnages je suis plutôt mitigé, certains héros sortent vraiment du lot, mais d’autres paraissent trainer toujours les mêmes problèmes depuis le début ou bien donnent l’impression d’être inutiles. Pour moi ce cycle aurait dû tenir en deux tomes, quatre je trouve que ça fait beaucoup trop. Une série qui au final a du mal à se révéler marquante, mais cela ne m’empêchera pas de lire d’autres écrits de l’auteur, d’ailleurs je devrai bientôt faire entrer dans ma PAL le premier tome sur Fitz et le Fou en VO.

 

Ma Note : 5,5/10

The Rain Wild Chronicles Book 3, City of Dragons – Robin Hobb

city of dragonsRésumé : Once dragons ruled the Rain Wilds, tended by privileged human servants known as Elderlings. But now the magnificent creatures have been driven nearly to extinction—and the last of their kind, born weak and deformed, have one last hope of survival: to return to their ancient city of Kelsingra.
After a long and harsh journey, Kelsingra is finally near, on the far side of the toxic Rain Wild River. But the greatest trial still lies ahead for the dragons and their human keepers. Rapidly approaching enemies driven by wickedness, greed, and dark desires covet the treasures that await within the magical city’s walls. And to reach their ancestral sanctuary, the dragons must reawaken a power lost to them generations earlier. The dragons must learn to fly.

Edition : Harper Collins

 

Mon Avis : Je continue ma lecture en Anglais, en douceur, avec cette fois le troisième tome écrit par Robin Hobb du cycle de The Rain Wild Chronicles. Un tome que j’avais vraiment hâte de lire pour savoir ce qu’allait bien nous proposer l’auteur suite à la conclusion ouverte et passionnante du tome précédent; malgré tout de même quelques réticences concernant le fait que j’ai appris que ce cycle passait de trois à quatre tomes, ce qui n’est pas toujours bénéfique. Concernant la couverture je la trouve toujours aussi sympathique et clairement dans la lignée des tomes précédents.

L’auteur reprend l’histoire à la fin du second tome, une fois Kelsingra trouvée et l’attente des protagonistes pour savoir que faire. Je dois bien avouer que j’attendais pas mal de révélations et d’évolutions avec ce tome, la découverte de la ville et l’avancement des personnages, mais voilà je reste vraiment sur ma faim. J’avais clairement l’impression de ressentir comme un tome de transition qui piétine légèrement, qu’un véritable tome qui cherche à faire avancer l’intrigue. Alors attention, faut pas croire que le roman soit complètement mauvais, on retrouve toujours avec plaisir le travail qu’effectue l’auteur, que ce soit sur l’histoire qui se révèle toujours autant travaillé nous offrant une intrigue complexe et intéressante, mais aussi cette capacité qu’a l’auteur à arriver à captiver le lecteur au fil des phrases, ce qui fait qu’on tourne tout de même les pages avec envie pour en savoir plus.

Mais voilà, malgré ces atouts, qu’on retrouve régulièrement dans les récits de l’auteur, j’ai trouvé que ce troisième tome avait du mal à vraiment décoller. Le rythme, sans être non plus catastrophique, se révèle par moment un peu poussif, soit par la faute d’informations ou de révélations qui traînent trop en longueur, soit par la faute de phases de réflexions et je dirais même de psychanalyse de personnage qui durent un peu trop longtemps, ce qui est dommage. De plus l’auteur décide dans ce tome d’apporter le point de vue de nouveaux personnages ou de personnages d’autres séries de l’auteur, mais voilà autant certains paraissent intéressants, autant d’autres donnent l’impression d’être là juste pour nous préparer une possible révélation dans le quatrième tome. Sans être totalement mauvaise cette intrigue, au final, donne plus l’impression d’être un peu diluée pour faire durer le tout malgré, c’est vrai, une ou deux révélations percutantes.

Concernant l’univers développé par l’auteur il se révèle toujours dense, soigné et efficace, mais il possède un peu les mêmes lacunes que l’intrigue, car là où on attendait un développement vraiment important sur la découverte de Kelsingra, sur cette ville mythique dont on entend parler depuis déjà quelques séries et on ne fait au final que la survoler. Alors certes l’auteur offre un ou deux éléments d’informations, mais pareil je reste sur ma faim. Par contre, j’ai trouvé intéressant que l’auteur respecte les influences dû aux passages de protagonistes d’autres séries. Concernant les dragons je trouve leur traitement toujours aussi intéressant à suivre, des êtres imposants qui se savent supérieur et le font savoir. Surtout, eux, ils évoluent dans ce troisième tome, il y a quelques changements vraiment captivants les concernant.

L’auteur nous offre, comme à son habitude, un panel de personnages complexes, soignés et vraiment denses, qu’on les aime ou qu’on les déteste ils se révèlent toujours intéressants et surtout possèdent de véritables envies et motivations. Après, on ne peut pas le nier, j’aurais aimé que ce tome permette de faire plus avancer certains personnages, surtout des personnages féminins, comme Thymara ou encore Alise, qui ne font selon moi que clairement tourner en rond. Comme je l’ai déjà dit, l’auteur nous offre le point de vue de nouveaux personnages, certains revenant même de séries précédentes de l’auteur, mais certains donnent l’impression d’être du remplissage, dommage.

La plume de Robin Hobb se révèle toujours aussi entrainante, soignée, fluide et passionnante, arrivant clairement à nous faire plonger dans son histoire et à nous faire suivre les aventures de ces personnages. C’est d’ailleurs en partie la plume de l’auteur qui fait qu’on ressent moins que ce tome piétine et qu’on tourne toujours les pages avec un léger plaisir. Au final un troisième tome que j’ai trouvé plutôt moyen, un peu de transition, mais qui ne m’empêchera pas clairement de lire le quatrième et dernier tome de ce cycle, en espérant qu’il apporte plus d’informations et de réponses.

En Résumé : J’avoue que je suis ressorti de cette lecture avec un sentiment mitigé, autant je reste toujours toujours aussi passionné et convaincu par la plume de l’auteur, par la construction et la densité qu’elle propose au niveau des personnages qu’elle met en avant, autant, clairement, ce tome donne l’impression de ne pas avancer et parfois même de tirer un peu sur la corde avant de lâcher certaines révélations ce qui le rend parfois prévisible. De nouveaux points de vue apparaissent, certains intéressants, d’autres moins et donnent parfois l’impression aussi de remplissage. L’univers se révèle toujours aussi intéressant même si, comme l’intrigue, on reste un peu sur notre faim et on aurait aimé en savoir plus. Au final une lecture plutôt moyenne, toujours aussi bien écrite avec une ou deux révélations intéressantes. Je lirai tout de même le quatrième tome avec grand plaisir.

 

Ma Note : 6/10

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