Étiquette : utopiales

Utopiales 2016, Anthologie – Collectif

Résumé : En 2016, les treize nouvelles de l’anthologie officielle des Utopiales s’interrogent sur la thématique de la machine.
Pèle-mêle, on y croise ainsi une vieille dame artificielle pas décidée à mourir, un diable lumineux gardant un terrible secret, un homme dont plus de 50 % du corps a été remplacé par des prothèses, une femme robot aux charmes ambigus…
… mais aussi un concert virtuel plus vrai que nature, des tofus permettant de voyager dans l’espace, une course-poursuite de magiciens, un étrange artefact martien, un gentleman aux manières trop parfaites, un jeu vidéo meurtrier, une montre à l’origine de curieux décalages temporels, des truites psalmodiant en choeur «Innsmouth» et même André Brahic et une licorne.
Treize textes pour s’émerveiller, s’interroger et se marrer franchement, portés par treize plumes incontournables de l’imaginaire actuel, francophone comme étranger.

Edition : Actu SF

 

Mon Avis : On ne change pas une tradition et, comme depuis maintenant quelques années, quand je participe à un festival je repars dans la majorité des cas avec l’anthologie associée. Concernant les Utopiales, c’est aussi pouvoir se lancer dans une lecture commune avec Marie-Juliet, mon acolyte de LC depuis quelques temps maintenant. Cette année le thème de l’anthologie est « La Machine », et le recueil est composé de treize nouvelles d’auteurs différents. Concernant la couverture, illustrée par Denis Bajram et reprenant l’affiche du festival, je la trouve très sympathique et efficace. Comme souvent on retrouve une préface efficace, qui nous offre de bonnes réflexions sur le thème du recueil et s’avère soignée, même si parfois pas facile d’accès.

La Vieille Dame de Simon Bréan : Cette nouvelle nous plonge dans un monde futuriste ou les IA ont, d’une certaine façon, pris le contrôle du bien-être de l’humanité. On se retrouve à suivre un homme, dont le métier est d’accompagner les IA « en fin de vie » dans leurs derniers instants. On découvre ainsi un texte qui se révèle efficace, bien porté par la tension qui se développe entre les deux protagonistes dans leur duel. Le texte offre aussi quelques réflexions intéressantes, qui ne manquent pas d’apporter un plus à l’ensemble et le tout est soutenu par une plume simple et entraînante. Au final une nouvelle solide, qui ouvre plutôt bien ce recueil des Utopiales.

Pour Hesperia et Pour la Gloire d’Ann Leckie : Cette nouvelle propose de découvrir la lettre d’un homme qui cherche à expliquer à un certain Mr Stephens les évènements étranges qui sont survenus chez lui. Franchement cette nouvelle est principalement un hommage à la SF pulp, un peu comme le proposait Brackett et Hamilton ou bien encore John Carter. Le soucis c’est que mis à part cette ambiance suranné intéressante, le reste ne suit pas. Le mystère n’a pas le temps d’exister qu’il est déjà résolu, la fin manque clairement de tension et d’intérêt et l’intrigue est traitée trop rapidement. Le tout m’a ainsi paru trop court, comme si le format nouvelle ne suffisait pas, ce qui est dommage. Reste une nouvelle qui se lit vite, mais qui s’oublie tout aussi vite je trouve. Après cette nouvelle a été initialement publié en VO pour un magazine dont le numéro proposait comme thème le cliché, ce qui lui correspond mieux et m’aurai moins dérangé que dans une anthologie tournant autour des machines

Deep Space Mine de Catherine Dufour : Cette nouvelle est une réédition d’un texte de l’auteur : Mémoires Mortes. On suit ainsi une jeune fille, dans un monde futuriste de plus en plus connecté, qui va mener l’enquête après la disparition de son frère. Mon ressenti concernant cette nouvelle est plutôt ambigu, autant les axes de réflexions présents sur l’adolescence et ce monde futuriste ne manquent pas d’attrait, le rythme est percutant et entraînant, et pourtant le côté un peu « trash » du style, quelques transitions étranges et certaines révélations un peu tiré par les cheveux ont fait que je n’ai jamais vraiment réussi à complètement entrer dans le récit. Cela vient clairement de moi, je lirai quand même le recueil de l’auteur pour me faire un avis plus tranché.

La Machine de l’Année de Raphaël Granier de Cassagnac : Cette nouvelle nous fait découvrir un homme possédant plus de 50% de son corps greffé cybernétiquement. Une nouvelle que j’ai trouvé sympathique, plutôt efficace par sa narration alternant plusieurs époques, un peu comme un puzzle, et qui offre une réflexion, certes un peu convenu, mais intéressante, sur la notion d’Homme et de machine. Cette nouvelle s’intègre dans l’univers des romans de l’auteur, ce qui se fait parfois un peu ressentir, mais rien de trop dérangeant. Pas obligatoirement un grand texte, mais au final un récit divertissant.

Fin de Partie de Lev Grossman : Alors cette nouvelle est étrange, on se retrouve à suivre une jeune femme, magicienne, en mission d’entrainement. Pourquoi elle est étrange? Car on est clairement dans le genre de nouvelles tellement imbriquées dans un univers déjà existant, à travers les romans de l’auteur, que j’ai l’impression que si on ne les a jamais lus on a du mal à en comprendre l’utilité et à entrer dans le récit. Pourtant, le texte ne manque pas d’action, de rebondissements et se révèle sans temps mort, mais voilà une fois la dernière page tournée je suis beaucoup trop resté sur ma faim pour vraiment accrocher. C’est frustrant.

Le Diable d’Estelle Faye : Cette nouvelle est la première qui, je trouve, se détache  franchement de ce recueil. Elle nous plonge dans un futur post-apocalyptique où la technologie est interdite par la religion. Un texte, comme souvent avec l’auteur, qui s’avère sombre, poétique et humain. Gabriel, le personnage principal, a réussi à me happer rapidement que ce soit à travers sa complexité,  ses réflexions comme son évolution. L’auteur nous propose aussi de réfléchir sur de nombreux sujets comme la religion, l’importance de la technologie et ses conséquences ou bien encore sur nous-même. Un très bon texte, prenant et bien maîtrisé qui m’a captivé du début à la fin.

La Montre de Ménéas Marphil : On plonge avec cette nouvelle dans la ville de Montpellier, où des étudiants, fan de la série Fringe, décident de faire une blague à l’un de leur ami. Franchement l’idée de base n’est pas mauvaise et aurait pu se révéler sympathique, sauf que voilà je n’ai jamais clairement réussi à entrer dans ce récit. L’auteur en fait trop, principalement dans les explications, ce qui fait que j’ai trouvé cette nouvelle trop longue. De plus certains tics de langage est un style trop didactique à mon goût ont fait que je ne me suis pas obligatoirement senti le public cible pour cette nouvelle. Il faut dire aussi que je ne suis pas le genre de lecteur qui apprécie trop qu’on lui tienne la main, j’aime un peu de mystère et de découverte, hors là tout est aussi trop balisé pour moi je trouve.

Purple Brain d’Ugo Bellagamba : Cette nouvelle est plus, selon moi, une nouvelle hommage à André Brahic, scientifique reconnu qui a participé au festival et qui est décédén en 2016. Personnellement, concernant le texte, il n’est pas mauvais, se laisse lire et possède même une certaine poésie à travers certaines scènes dans l’espace. Mais voilà, pour moi ,il tombe justement un peu trop dans l’hommage, à travers un récit un peu trop simple et une conclusion convenue qui ne sert juste à mettre en avant con héros. Au final une nouvelle plutôt sympathique, qui se laisse lire, qui est loin de m’avoir marqué, mais qui devrait, je pense, toucher les lecteurs qui ont connu André Brahic.

Tokyodôme d’Olivier Paquet : Suite à la séparation d’un groupe de rock japonais, un de leur plus grand admirateur décide de créer virtuellement leur concert au Tokyodôme qui n’a jamais pu avoir lieu. Ce concert va alors rencontrer un succès inattendu et exceptionnel. J’ai trouvé cette nouvelle très réussie que ce soit dans le monde que développe l’auteur, comme dans la complexité des personnages présentés, mais aussi des réflexions présentées. Ce concert va ainsi profondément faire évoluer les membres de ce groupe et le tout est présenté de façon humaine et plus que convaincante. Il y a aussi tout du long ce travail sur la virtualité qui permet parfois de magnifier le réel et les questions que cela peut soulever. Au final une nouvelle réussie et prenante, qui m’a offert un très bon moment de lecture.

Modèle Mika de Paolo Bacigalupi : De nouveau une très bonne nouvelle avec ce texte qui nous plonge dans un avenir indéterminé, ou un policier voit débarquer une jeune femme qui vient se rendre pour un meurtre qu’elle vient de commettre. Le problème c’est que la jeune femme est en fait un robot. Le récit est bien construit, maîtrisé et surprenant offrant un texte intéressant à découvre et intelligent. Certes la notion d’humanité de la machine a déjà été traité de nombreuses fois, mais cela n’empêche ce récit de le faire de façon solide et intéressante. J’aurai peut-être aimé qu’il soit un peu plus long, mais cela ne l’empêche pas de s’avérer très réussi avec des personnages efficaces et complexes et quelques surprises.

Un Gentleman de Gérard Klein : Cette nouvelle est une réédition d’un texte de l’auteur de 1968. On découvre ainsi un homme, grand gentleman, qui n’arrive pas à trouver l’amour de sa vie dans un futur où être un gentleman est devenu désuet. On est ici dans une nouvelle à chute qui se laisse lire, mais n’a rien de vraiment marquant. La chute est devinable très rapidement et l’ensemble est parfois un peu trop simpliste pour vraiment s’avérer percutant. Cela n’a pas empêché un débat entre Marie Juliet et moi concernant la conclusion, mais je n’en dirai pas plus pour ne pas vous gâcher la fin. Un texte que je classerai dans le vite lu, apprécié un minimum, mais rien de transcendant.

La Caverne aux Tofus de Jean Pettigrew : Alors ce texte est un peu étrange, on est clairement dans de la SF pleine d’humour et avec un côté absurde, sauf que j’avoue je suis resté hermétique à l’humour présenté. Il faut dire que l’auteur propose un monde où les règles et les lois scientifiques deviennent de plus en plus loufoque sans aucune véritable explication, ni tentative de cohérence, simplement pour faire de l’humour ce qui a du sûrement me bloquer. Je ne doute pas que cela fera rire d’autre lecteurs, mais j’avoue de mon côté je suis complètement passé à côté.

Le Truc qui Ressemble à une Machine de Karim Berrouka : De nouveau une nouvelle pleine d’humour où un homme récupère une drôle de machine. Un jour il va vouloir la tester et, à partir de là, les ennuis commencent. J’avoue j’ai plus accroché à ce genre d’humour, certes c’est barré mais l’ensemble ne donne pas l’impression de partir dans tous les sens. Une nouvelle plus que divertissante, qui m’a fait sourire, bien porté par des personnages loufoques et entraînants. Alors après c’est vrai que ce n’est pas le premier texte de l’auteur que je lis, loin de là, ce qui fait que certaines mécaniques, que ce soit dans la construction du récit ou des blagues, sont prévisibles, mais cela n’empêche pas l’ensemble de s’avérer plus que sympathique.

En Résumé : Je dois bien admettre que le cru 2016 de l’anthologie des Utopiales est loin de m’avoir vraiment captivé comme avait pu le faire celle de l’année dernière. Il y a bien trois textes qui sortent du lot, mais le reste oscille entre le moment de lecture plutôt sympathique et ceux qui ne m’ont pas accrochés. L’ensemble des nouvelles propose pourtant des récits variés avec beaucoup d’idées développées, même si toutes ne répondent pas pour moi à la thématique initiale, mais voilà il manquait un petit quelque-chose pour complètement m’emporter je pense. Au final un sentiment plutôt mitigé, même si l’ensemble se laisse tout de même lire facilement.

 

Ma Note : 5,5/10

 

L’avis de Marie Juliet.

 

Autres avis : Xapur, Au Pays des Cave Trolls,  …

Des Toiles aux Utopiales !

Bon, j’avoue, j’avais prévu de vous faire un retour sur mon week-end à Nantes pour les Utopiales, mais je manque un peu de temps. De plus certains soucis techniques font que je suis dans une période ou il est compliqué d’écrire pour le blog. Je n’ai pas perdu l’idée de pouvoir écrire cet article, mais histoire de vous faire patienter j’ai décidé de vous parler des deux films que j’ai visionné durant le festival, car oui cette année j’ai enfin trouvé la motivation d’aller voir quelques uns de leur sélection cinéma. Il s’agit de Psiconautas et de Arrival (Premier Contact) qui vient d’ailleurs de sortir au cinéma.

psiconautas

Psiconautas de Pedro Rivero & Alberto Vázquez

Déjà, premier point que je soulignerai avec ce film c’est que même s’il s’agit d’un film d’animation, il est loin d’être un film pour enfant. Ce que j’entends par là c’est que les thématiques soulevées, très sombres, ainsi que leurs représentations, pas obligatoirement sanglantes mais métaphoriquement noires et sauvages, pourront surprendre, voir même faire peur aux plus jeunes. Je dis ça, car ce fût un constat lors de la séance aux Utopiales. Ce film nous conte ainsi le destin d’une île qui après un tragique accident industriel a été abandonnée par l’extérieur et se retrouve cloîtrée sur elle-même à penser ses blessures et à tenter de retrouver une vie normale. Dinky et ses amis veulent fuir l’île. Pour cela ils ont mis de l’agent de côté en espérant trouver un passeur qui les aidera. Elle aimerait aussi que Birdboy les accompagne, mais voilà Birdboy rongé par ses tourments, ses drogues et ses cauchemars, possède un secret qui fait qu’il ne veut pas quitter l’île ; pour lui l’espoir d’un renouveau est toujours possible, caché au fond de l’île.

Clairement, j’ai passé un très bon moment avec ce film, l’animation se veut soigner par des graphismes très sombres qui, certes véhiculent des images sombres et une bonne dose de mélancolie et de souffrances, mais dont se dégage une certaine poésie.  On est loin de la 3D aseptisée des grands studios (attention j’apprécie aussi ce genre de films, mais ils ne transmettent pas les mêmes effets et ne cherchent pas les mêmes réflexions) proposant ainsi une image plus âpre, plus tremblante et souffrante qui colle parfaitement au récit tout en s’avérant colorée et réaliste. Certains passages s’avèrent ainsi d’une grande force, comme la catastrophe, les cauchemars de Birdboy ou bien encore la décharge qui marquent vraiment le lecteur. Le renouveau reste aussi de mise dans ce récit, même s’il est extrêmement ténu, avec des passages vraiment envoûtants où on y retrouve ce mince espoir, lié à la nature et à sa sauvegarde qui touchent, je trouve, le spectateur. Comme vous vous en doutez de nombreuses réflexions transparaissent dans ce film, comme notre besoin de surconsommation, notre plongée dans la technologie sans garde-fou, la perte du réel et du plaisir qui font qu’on plonge dans des drogues de substitutions et de nombreux autres comme aussi la souffrance de ces adolescents qui ne correspondent pas à un monde où l’ingénieur est roi.

Les personnages s’avèrent ainsi vraiment percutants et nous touchent dans leurs quêtes et leurs souffrances. D’une certaine façon je me suis un peu reconnu en certains d’entre eux. Un film qui ne laisse ainsi pas indifférent et soulève de nombreuses questions sur la capacité autodestructrice de notre société et qui pourtant offre une légère dose d’espoir au milieu de toute cette souffrance. Certes, certains passages m’ont paru traité un peu trop facilement et rapidement, comme les voix qu’entend une des héroïnes, ou bien encore le passage sur l’araignée, mais vite oublié par la qualité du film qui, je pense, mérite d’être découvert pour se faire son propre avis.

8/10

Arrival (Premier Contact) de Denis Villeneuve

J’ai eu la chance de voir ce film en avant-première aux Utopiales, près d’un mois avant sa sortie, film que j’attendais avec impatience. Certes depuis le film est sorti et beaucoup qui l’attendaient comme moi avec impatience ont déjà du le voir, mis je vais quand même vous en parler. Ce film je l’espérais pour deux raisons, la première j’attendais un vrai film de SF et non pas un film où le message souvent simpliste est caché derrière des effets pyrotechniques et des explosions à tout va, ensuite Denis Villeneuve fait parti des réalisateurs qui savent surprendre et que ce soit par Sicario ou Prisonners il m’a toujours laissé un très bon souvenir. Mais alors le film tient-il toutes ses promesses? Je dirais qque oui. Je ne vous sortirai pas de façon pédante que si il y a un film SF à voir cette année c’est celui-là, je considère que chacun a ses propres attentes et que chacun soit se faire son propre avis, mais j’ai trouvé ce film excellent et qui mérite d’être vu.

Arrival nous fait ainsi suivre Louise, linguiste, qui est contactée par l’armée pour tenter de nouer un contact avec une race extraterrestre qui vient de poser de nombreux vaisseaux sur notre planète. La tension entre les pays internationaux est des plus nerveuse et, de ce premier contact, pourrait changer de nombreuses choses. Ainsi la première grande force de ce film est de vouloir traiter le sujet de façon intelligente, d’oublier le côté explosif, ou le côté simpliste du contact pour vraiment ramener le langage et le dialogue au premier plan. Mais surtout la grande force du récit c’est le climax que met en place le réalisateur à travers ses images, ses filtres et sa musique qui font qu’on est rapidement happé par l’ensemble. Surtout que les décors sont, d’une certaine façon, simplistes et l’histoire peut paraître répétitive avec ses allers-retours entre le vaisseau et la camp, mais voilà entre l’intelligence du récit, la réalisation et les quelques scènes qui sont parsemées et nous font sortir du schéma narratif de base, il réussit le coup de force de nous captiver et de ne plus nous lâcher. C’est ainsi vraiment cette ambiance, une conclusion efficace et surprenante ainsi que le message transmis qui font qu’on ne voit pas le film passer

Mais voilà le film ne repose pas non plus que sur ce point là, il soulève aussi de nombreuses questions, que ce soit notre relation avec l’autre, avec celui qu’on ne comprend pas, et je ne parle pas obligatoirement d’alien offrant ainsi une forte résonance avec notre société. Ou bien encore sur l’importance du langage et de la communication dans notre société, tout cela fait qu’on ne reste pas indifférent. On y trouve aussi un aspect émotionnel qui vient toucher le spectateur, montant doucement en tension tout du long et fait qu’on est ainsi marqué par ces héros. D’ailleurs il est a noter la grande performance de chacun des acteurs qui fait qu’on a vraiment l’impression de vivre et d’accompagner ce premier contact de l’intérieur, d’être présent avec eux et pris dans cette tension. Sans non plus trop vous spoiler, je dois aussi avouer que j’ai trouvé la conclusion fascinante, de nombreux points sont pourtant présentés, mais je ne l’ai pas vu venir, ce qui est aussi une grande force du film, justement avoir réussi à me surprendre, car finalement ce premier contact va amener de nombreux bouleversements.

A noter que ce film est tiré d’une nouvelle de Ted Chiang dont j’ai fait justement rentré le recueil dans ma PAL.

9/10

Utopiales 2015, Anthologie – Collectif

Utopiales 2015Résumé : Construite autour de la thématique « Réalité », cette anthologie officielle des Utopiales, septième du nom chez Actusf, va vous entraîner dans des jungles mystérieuses avec Fabien Clavel, sur un monde aux mœurs singulières avec M. R. Carey ou encore à la rencontre d’êtres venus d’ailleurs avec Laurent Queyssi… Vous y croiserez également d’anciens pilotes communistes qui ont vu des OVNI pendant la Deuxième Guerre mondiale, des petits robots fugueurs, de vieux copains de bistrot aux paris un peu fous et alcoolisés et des maisons en réalité virtuelle à l’intérieur desquelles tout est possible…
Sans oublier Alain Damasio qui nous offre une belle avant-première avec le premier chapitre inédit de son futur roman, Fusion.
Êtes-vous sûr de votre réalité ? Sont-ils vivants et nous morts ?
Treize nouvelles pour douter de tout…

Edition : Actu SF

 

Mon Avis : C’est devenu une tradition depuis quelques années maintenant, mais à chaque fois que je participe à un festival je repars avec l’anthologie et j’en fais même, selon les festivals, une LC. Sauf que cette année est un peu particulière puisque je n’ai pas pu participer au festival Utopiales de 2015. Cela n’a pas empêché Marie-Juliet de me récupérer et faire parvenir un exemplaire, (dédicacé qui plus est, encore merci), dans le but d’une Lecture Commune. Ce livre comporte ainsi treize nouvelles, ainsi qu’une préface sur le principe de Réalités qui s’avèrent très intéressante, soignée, efficace et ouvre de façon réussie l’anthologie développant de façon intéressante le terme de Réalités.

Les yeux en face des trous d’Alain Damasio : Alors ce texte nous propose de nous plonger dans un groupe d’amis, dans un monde futuriste, dont l’idée de base qui repose sur l’échange de mémoire se révèle clairement intéressant. Le style de l’auteur s’avère toujours aussi efficace, fascinant, soigné et entraînant, même si parfois il en fait peut-être un peu trop dans le jeu de typo. Certes cela offre quelque-chose de plus, principalement dans les souvenirs, l’effet un peu embrouillé, mais parfois il donnait plus l’impression de juste vouloir faire de l’esthétique. Par contre, le point que je trouve frustrant du récit, selon moi vient qu’il s’agit ici du premier chapitre du futur roman de Damasio, ce texte n’a donc pas de « conclusion » comme on pourrait l’attendre d’une nouvelle d’une anthologie.

Immersion d’Aliette de Bodard : Cette nouvelle je l’avais déjà lu lors de sa publication dans l’anthologie Réalité 5.0 dont vous retrouverez ma chronique ici. Je ne reviendrai donc pas dessus, juste pour dire que la seconde lecture m’a conforté dans mon ressenti avec  très bon texte dont l’univers mériterai d’être plus développé.

Welcome Home de Jérôme Noirez : Cette nouvelle nous offre un récit dans un univers où les plus riches peuvent s’offrir un lieu considéré comme en-dehors de la « réalité », où les lois n’ont plus aucunes valeur. Deux potes junkie vont ainsi se retrouver invité à une soirée dans ces subréalités. Un texte que j’ai trouvé efficace, à prendre dans le côté complètement barré, style sexe, drogue & rock’n roll. Certes il ne fait qu’effleurer les notions qu’il soulève sur la moralité et la loi, mais n’empêche pas de faire réfléchir le lecteur. Un texte percutant, prenant dont je regretterai peut-être tout de même certaines facilités ainsi qu’une certaine linéarité qui joue sur le côté surprenant. Au final un bon texte et il faudrait que je sorte d’autres écrits de l’auteur que j’ai dans ma PAL.

Un demi bien tiré de Philippe Curval : Une nouvelle plutôt courte qui propose, à travers un jeu à boire, de traité du paradoxe de Zénon avec humour. Un texte qui, sans se révéler exceptionnel, offre un moment de détente et de divertissement efficace à travers ce délire alcoolique qui termine par une conclusion percutante et surprenante.

Dieu, un, zéro de Joël Champetier : Cette nouvelle nous propose de suivre un mathématicien de renom qui va rejoindre une équipe scientifique dans un ranch. Cette nouvelle offre une idée intéressante avec quelques sujets de réflexions efficaces que ce soit sur la religion, les robots, l’intelligence, mais j’ai trouvé la première partie un peu longue comme par exemple cet acharnement sur la règle à calcul qui aurait pu offrir une réflexion intéressante sur la surutilisation de la technologie et ses contrôles, mais qui perdait de son intérêt devant son incessante répétition. De plus je n’ai pas vraiment compris le rôle du héros face à un problème qui parait déjà résolu face à la conclusion du texte. Pour moi un récit qui, sans se révéler mauvais loin de là, aurait mérité un format plus long je trouve.

Les aventures de Rocket Boy ne s’arrêtent jamais de Daryl Gregory : Un texte qui lorgne plus vers le drame contemporain que vers la SFFF, où l’on suit l’histoire du narrateur à travers une épreuve qui l’a marqué. Un texte touchant, poignant, qui ne m’a pas laissé indifférent développant le sujet de l’adolescence, de l’amitié et aussi la dure réalité de la vie. Le ton de l’auteur s’avère très juste, sans jamais se perdre et offre aussi un amour pour le cinéma, son aspect rêve, imagination, évasion. La conclusion se révèle intéressante avec, selon moi, ce cercle qui, d’une certaine façon, se referme avec le retour de Rocket Boy.

Le vert est éternel de Jean-Laurent Del Socorro : Cette nouvelle nous propose de replonger dans le quotidien de la compagnie du Chariot, présente dans Royaume de Vents et de Colères, en pleine période de l’Édit de Nantes. Une nouvelle qui offre une réflexion sur la différence en pleine guerre de religion, qui n’a pas la force du roman, mais qui se lit vite et se révèle plutôt sympathique avec une héroïne intéressante. À noter aussi une petite réflexion sur la caricature qui n’est pas anodine. Au final un récit qui introduit de façon agréable son univers, même si j’avoue j’espérais peut-être un peu plus.

Coyote Creek de Charlotte Bousquet : Cette nouvelle nous propose de traiter de la maladie d’Alzheimer, jouant ainsi entre vérité et fantastique avec comme fond des légendes indiennes. Un texte touchant, bien porté par une plume efficace, qui offre un texte réussi, même si j’avoue sur le même thème j’avais trouvé le texte de Claude Ecken dans l’anthologie 2012 des Utos m’avait plus marqué. Cela n’empêche pas cette nouvelle d’avoir son propre ton et de mériter d’être découverte, surtout que la plume de l’auteur que j’ai trouvé poétique offre un plus à l’ensemble.

Intelligence extra-terrestre de Stéphane Przybylski : Une nouvelle construite un peu dans le thème de la série X-files, avec une enquête mélangeant fantastique et complot alien. Sauf que voilà le récit a eu un peu de mal à complètement m’emporter. Autant l’auteur a montré que dans un format long il s’en sortait efficacement, autant ici dans un format court je me suis senti frustré comme si j’avais entre les mains un brouillon de résumé d’un roman.

Pont-des-Sables de Laurent Queyssi : Cette nouvelle n’est pas sans rappeler celle de Daryl Gregory, avec une bande d’ami qui vont faire face à un drame, sauf que malgré cette ressemblance, ce texte possède sa propre identité. L’auteur nous offre ainsi un texte intelligent, touchant à travers la quête d’un des personnages. C’est aussi une réflexion intéressante sur le passage à l’âge adulte, tout en proposant un véritable hommage à la SF, au comics, aux jeux de rôle etc… Un très bon texte, à découvrir selon moi.

Versus de Fabien Clavel : Cette nouvelle nous propose de plonger dans une mission militaire qui va mal tourner. Un texte plutôt bien écrit, amusant et agréable à lire, mais qui pêche pas une certaine prévisibilité qui gâche un peu la révélation finale. Un récit tout de même divertissante qui rentre dans le vite lu, apprécié et vite oublié.

Smithers et les fantômes du Thar de Robert Silverberg : Une nouvelle qui nous offre un texte d’aventure en Inde avec la quête d’une cité mystérieuse. Une nouvelle fantastique un peu angoissant très typé qui, sans se révéler des plus marquante ni transcendante, s’est révélé offrir une lecture plutôt sympathique. Les personnages se révèlent intéressant, lié à une époque différente de la nôtre, et portent plutôt bien le récit. De nouveau une nouvelle que je classe dans le vite lu, apprécié, vite oublié.

Visage de Mike Carey : Une nouvelle très SF dans un monde différent du nôtre où un gouverneur écrit une lettre racontant les derniers troubles qu’il a rencontré. Un texte intelligent, traitant de la différence, de la religion, du choix de chacun avec de nombreux aspects intéressant comme cette idée de « visage » qui n’est pas sans rappeler certaines idéologies de notre époque. L’ensemble ne manque pas de subtilité, montrant qu’il n’y a pas obligatoirement de bon et de méchants, principalement dans sa conclusion surprenante. Le tout est porté par un style simple et efficace qui fait que le récit se lit bien et se révèle très réussi.

En Résumé : Un anthologie des Utopiales qui nous offre un cru 2015 assez réussi et qui m’a offert un bon moment de lecture. Alors comme souvent tous les textes ne sont pas au même niveau, certains ont même du mal à se retrouver lier, selon moi, au thème proposé, mais dans l’ensemble il propose de nombreuses nouvelles qui méritent d’être découvert. On pourrait mettre un « bémol » sur le teasing concernant le prochain roman d’Alain Damasio dont ce livre propose le premier chapitre, mais cela ne m’a pas dérangé plus que cela. Au final une anthologie qui mérite d’être découverte et je lirai avec plaisir le cru 2016.

 

Ma Note : 7,5/10

 

L’avis de Marie-Juliet.

 

Autres avis : Xapur, Vert, Boudicca, Shaya, Cyrille, …

CRAAA

Challenge CRAAA 15ème lecture

Utopiales 2014, Anthologie – Collectif

utopiales 2014Résumé : Donnez « Intelligences » comme thème à des auteurs d’imaginaire et vous obtiendrez des résultats géniaux, fous et déconcertants. Préparez la révolution avec Jo Walton, ressuscitez une momie avec Sylvie Denis, enquêtez avec un célèbre albinos et Michael Moorcock, plongez dans le monde des échecs avec Léo Henry, découvrez les dernières volontés un peu folles d’un père avec K. W. Jeter ou bien sortez en plein cauchemar post-apocalyptique avec Dmitry Glukhovsky.

Edition : Actu SF

 

Mon Avis : C’est maintenant devenu une tradition inscrite dans le marbre, à chaque fois que je fais un festival je fais rentrer dans ma PAL l’anthologie consacrée. Alors j’avoue, celle de l’année dernière ne m’avait pas complètement accroché, j’espérais donc que le cru 2014 serait meilleur, surtout que le thème de l’intelligence ne manque pas d’attrait. Par contre, changement par rapport aux années précédentes puisque j’ai effectué la lecture en Lecture Commune avec Mariejuliet. Une LC très agréable avec pas mal de discussions, de débats fascinants et que je referai avec plaisir. Ce livre comporte 11 nouvelles ainsi qu’une préface vraiment intéressante et complète de Yannick Rumpala sur l’intelligence.

Chaperon de Laurent Genefort : L’auteur nous plonge ici dans une nouvelle qui cherche à faire réfléchir sur l’intelligence, qu’est-ce qui la définit et son échelle, à travers le regard d’aliens. La grande force de l’histoire est d’ailleurs de ne jamais parler de l’Humanité. Un texte qui se révèle agréable, qui se lit facilement et s’avère sympathique, offrant une « mise en bouche » à l’anthologie plaisante, mais voilà elle reste peut-être un peu trop gentillette, un peu comme si elle s’imbriquait dans quelque chose de plus grand. Cela n’empêche pas quelques originalités que je vous laisse découvrir et qui m’ont paru intéressantes.

Fe6 !! ou La Transfiguration de Bobby J. Fischer de Léo Henry : L’auteur nous propose ici de découvrir un texte qui tourne autour du monde des échecs et plus précisément autour de l’un des plus grands joueurs, marquant l’histoire de son intelligence et de sa folie Bobby Fisher. Un texte qui mélange réalité et fantastique, où la folie se mélange au rationnel et qui, j’avoue, m’a bien accroché que ce soit à travers ces complots, ces non-dits, mais aussi toute la construction que fait l’auteur de son récit. On sent d’ailleurs bien qu’il s’est fortement renseigné, principalement sur le monde des échecs. Une ambiance étrange se dégage de ce texte, dont quelques points restent nébuleux. Une nouvelle réussie selon moi.

En sommeil de Jo Walton : On plonge ici dans une nouvelle où une biographe construit une simulation de la personne sur laquelle elle écrit, pour pouvoir l’interroger. J’avoue qu’on a là un texte qui se révèle intelligent, nous dévoilant un monde loin d’être lumineux, où la liberté a pris un grand coup. L’auteur nous fais réfléchir sur l’avenir qu’on cherche mais aussi sur l’idée de changement. L’ambiguïté sur la simulation, reposant à la fois sur l’historique du personnage mais aussi sur son ressenti, apporte aussi une certaine originalité au récit. Mon seul regret est que cette nouvelle manque un peu de puissance, comme s’il ne s’agissait que d’une introduction à une histoire plus grande.

L’Évangile selon Artyom de Dmitry Glukhovsky : Cette nouvelle nous offre finalement une petite suite à Metro 2033, reprenant le personnage principal et dévoilant ce qui est survenu par la suite. Donc clairement le ressenti ne sera sûrement pas le même si vous avez lu ou non le roman. L’ayant lu, j’ai bien apprécié ce texte, apportant des informations supplémentaires, dévoilant de nouvelles personnalités du personnage principal et se révélant efficace et haletant avec une conclusion ouverte que je trouve intéressante.

Pas de deux sur la planète des ombres de Dominique Douay : Ce texte nous plonge dans un vaisseau spatial où les deux membres d’équipage vont faire une découverte qui va les changer. Dans l’ensemble le texte se laisse lire et ne manque pas d’intérêt mais il manque clairement de profondeur. Je ne suis pas sûr que l’aspect nouvelle soit la meilleure idée pour ce texte, principalement dans les aspects angoissants et stressants qui manquent de force. De plus il se dégage un sentiment que certains aspects manquent de développement et que la conclusion va trop vite. Texte sympathique mais sans plus qui rentre dans les vite lu, apprécié et vite oublié.

Les Dracula anonymes de Barbara Sadoul : Cette nouvelle décide, d’une certaine façon, de revisiter le mythe du vampire dans un futur proche et le tout façon pièce de théâtre. Franchement j’ai jamais réussi à accrocher à ce texte, l’histoire donnant l’impression de partir dans tous les sens et dans de nombreux délires pas toujours intéressants et surtout la construction dans une sorte de pièce de théâtre pastiche m’a laissé de marbre. Dommage.

L’Affaire du Bassin des Hivers de Michael Moorcock : Une nouvelle qui nous plonge dans un Paris parallèle où un enquêteur se retrouve à devoir résoudre le meurtre d’une jeune fille. Un texte agréable, même si construit de façon classique, qui se révèle intéressant par l’ambiance qu’il met en place et par l’univers qu’il construit. On sent que l’auteur s’est fortement renseigné, nous offrant un récit dense en informations. J’ai eu par contre un peu de mal avec les dialogues qui m’ont paru par instant légèrement « ampoulés ». La fin ouverte laisse présager des suites. Par contre j’ai eu un peu de mal à faire le lien avec le thème de l’intelligence.

L’Esprit de la roche de Jean-Marc Ligny : Cette nouvelle nous plonge au milieu d’un groupe de chercheurs qui souhaitent élucider le mystère qui se dégage de certaines pierres sur une planète morte. Un texte vraiment sympathique, qui se lit facilement, on sent que l’auteur a effectué des recherches pour offrir une histoire solide. On pourrait lui reprocher son côté extrêmement positif, mais franchement je trouve que ça colle parfaitement au récit.

Le Sage qui entre dans la paix de Sylvie Miller & Philippe Ward : On retrouve ici le célèbre détective des dieux, Jean-Philippe Lasser, qui va de nouveau se plonger dans une enquête divine. On ne change pas une équipe qui gagne, cette nouvelle enquête se révèle toujours agréable, entrainante, efficace et sans temps mort, à l’humour toujours aussi percutant. Notre héros va devoir donner beaucoup de lui-même entre manipulations et mensonges. On retrouve avec plaisir nos héros qui nous offrent ainsi une attente agréable avant la sortie prochaine du nouveau roman.

Le court roman de la momie de Sylvie Denis : Cette nouvelle nous propose de découvrir un homme qui tombe amoureux d’une momie et qui, par un miracle de la technologie va la ramener à la vie. Très vite il va se rendre compte que rien ne se passe comme prévu. J’avoue que j’ai beaucoup aimé ce texte qui essaie finalement de traiter de l’intelligence sans conscience, ni base avec cette momie millénaire qui va se retrouver a faire des choix extrêmes dans ce futur. Le texte se révèle aussi intéressant par les nombreuses réflexions écologiques que cet univers nous dévoile. Au final une histoire d’amour platonique captivante et qui nous fait réfléchir, une nouvelle réussie.

Dernières volontés de K. W. Jeter : Cette nouvelle nous plonge dans les derniers instants d’un homme qui sait qu’il va mourir et demande à sa fille de mourir à une date bien précise. De nouveau un texte réussi, entrainant, sensible sur une relation pas toujours facile entre un père et son enfant. L’ensemble se révèle vraiment fascinant, efficace, bien amené, avec son lot de surprises, d’humour et de sentiments. Par contre dur de classer ce récit dans l’Imaginaire. En tout cas ce texte m’a donné envie de découvrir d’autres écrits de l’auteur.

En Résumé : Une anthologie des Utopiales 2014 qui se révèle vraiment sympathique et qui m’a offert un agréable moment de lecture, même si c’est vrai tous les textes ne sont pas au même niveau. En tout cas un meilleur cru que l’année 2013 avec des récits variés, efficaces et entrainants. Mis à part peut-être un texte qui m’a laissé complètement de marbre, les autres oscillent entre plutôt sympathique et fascinant. J’ai peut-être eu un peu de mal à toujours voir le lien entre les textes et le thème de l’intelligence, mais rien de vraiment dérangeant. Une anthologie plus que plaisante et je lirai avec plaisir celle de l’année prochaine.

 

Ma Note : 7/10

 

Avis de Mariejuliet
Autre avis : Vert, Boudicca, …

Utopiales 2013, Anthologie – Collectif

utopiales 2013Résumé : 14 nouvelles,14 univers qui se télescopent.
Et si les nuages possédaient une forme d’intelligence ? Que faire lorsqu’on découvre un satellite artificiel qui a la texture d’une grosse grenade ? Comment agir lorsque l’on est un vampire en mission dans l’espace ?
L’anthologie officielle des Utopiales 2013 réunit, cette année encore, auteurs étrangers et francophones, pour défricher les possibles et explorer le futur. Pour être, en somme, au coeur même de notre vocation : la science-fiction.

Edition : Actu SF

 

Mon Avis : Comme l’année dernière je me suis rendu aux Utopiales et j’en suis reparti avec l’anthologie du festival. Il faut dire que le sommaire d’auteurs présent se révélait vraiment intéressant et donner envie de découvrir ce recueil. Ajouter à cela une couverture, reprenant l’illustration du festival de Vincent Callebaut, qui se révèle magnifique et vous comprendrez que ce livre ait rapidement rejoint ma bibliothèque. À noter qu’on retrouve ici 14 nouvelles.

Dougal Désincarné de William Gibson : L’auteur nous offre ici une courte nouvelle qui revisite le mythe du fantôme, offrant quelques idées vraiment intéressantes comme par exemple l’apparition du fantôme après une overdose, mais qui, à mon goût, peine à décoller, n’arrivant jamais à me marquer, à m’attacher ou à me surprendre. La nouvelle, au final, ne se révèle pas mauvaise non plus, mais elle rentre dans les textes qui sont vite lus et vite oubliés ce qui est dommage car il y avait un certain potentiel, principalement dans la banalité de la vie de spectre que retranscrit l’auteur, ainsi que par le jeu d’identité entre corps et esprit.

Trois Relations de la Fin de L’Écrivain de Jean-Louis Trudel : L’auteur nous propose à travers cette nouvelle un univers où écrire est devenu une banalité, sans impact, ni revendication, tout le monde pouvant s’implanter le logiciel adéquat. Jusqu’au jour où le héros va découvrir une phrase écrite sur sa nouvelle chemise. Clairement les idées sont là, mais comme le texte du dessus cette nouvelle a eu du mal à complètement m’emporter, mais pas pour les mêmes raisons. Ici j’ai eu l’impression que l’histoire manquait de liant, passant d’une scène à l’autre de façon brusque comme si l’auteur manquait de place et, de plus, j’ai trouvé la conclusion plutôt moyenne. Une nouvelle sympathique sans plus au final.

Les Fleurs de ma Mère de Andreas Eschbach : Cette nouvelle nous propose de plonger dans le quotidien d’un jeune handicapé mental qui est effrayé de voir les fleurs, que sa maman lui avait demandé de surveiller, mourir. Ce qu’il ne comprend pas, et qu’on découvre petit à petit en toile de fond, c’est qu’un scientifique a libéré un poison qui tue la flore entière. Un texte nous dévoilant une idée de fond certes classique, mais qui va se révéler poignante et m’a emportée, principalement grâce à son personnage principal attachant qui vit un peu dans son monde, mais aussi par ses réactions face aux problèmes qui se révèlent pleines d’émotions et de mélancolie. Un très joli texte.

Nöel en Enfer de Orson Scott Card : Cette nouvelle nous plonge dans la vie d’un homme qui vient de mourir et découvre que pour rentrer au paradis ou en enfer il faut remplir certaines conditions. Il va donc errer, jusqu’à sa rencontre avec le Père Noël. Autant le dire tout de suite je n’ai jamais accroché à ce texte, l’auteur cherche à nous offrir une critique sur l’humanité et sa façon de vivre, mais le tout dégouline trop de cet aspect religieux et de bons sentiments pour vraiment m’accrocher et encore moins me convaincre. Pourtant on sent bien que l’auteur veut faire de cette fable une mise en avant des bonnes actions, principalement vis-à-vis des enfants. Mais voilà entre accumulation de guimauve et de clichés, l’auteur prouve qu’il est meilleur auteur de SF que de fable de Noël. Dommage.

La Main Tendue de Norman Spinrad : Avec cette nouvelle, l’humanité va découvrir qu’elle n’est pas seule dans l’univers. Un contact qui va lui faire ouvrir les yeux sur sa folie destructrice et qui va amener les Hommes à changer de vie radicalement. Un texte présenté de façon original à travers des extraits de journaux, de transmissions et d’interview qui se trouve bien porté par un style acerbe et percutant nous offrant des axes de réflexion intéressants sur nous et notre façon d’évoluer. Puis arrive les dernières pages et là, désolé, le soufflé s’effondre. Je suis peut être devenu pessimiste, mais les conclusions où on se prend tous dans les bras en se faisant des poutous et où tout fini en rose bonbon car tout le monde aime et aide tout le monde, oui, je n’accroche pas du tout.

Grenade au Bord du Ciel de Sylvie Lainé : Avec ce texte l’auteur nous plonge à la découverte d’un astéroïde, sorte d’attrape-rêve, qui va transformer les émotions et les ambitions des gens qui entrent en contact avec son cœur. Une nouvelle que j’ai trouvé très réussie, sûrement une des meilleurs de l’anthologie, qui est parfaitement portée par une plume soignée et magique ainsi que par des personnages cohérents et efficaces.  On y trouve aussi des idées vraiment originales comme cette réflexion sur la cupidité percutante. Cela me donne envie d’en découvrir plus sur les écrits de l’auteur.

Vert Dur de Stéphane Beauverger : Imaginez un avenir où le féminisme et l’écologie deviennent liés, ce qui a pour conséquence de provoquer de profond changements dans la façon de gérer aussi bien les pays que les entreprises. Une inversion des rôles dans un monde qui cherche la neutralité qui se révèle vraiment intéressant et pousse le lecteur à réfléchir. Surtout que tout n’est pas non plus ce que l’on croit aux premiers abords. Le style de l’auteur est vraiment plaisant, dommage que la conclusion se soit révélé, à mon goût, en demi-teinte, mais rien de gênant. Une nouvelle vraiment agréable.

Comment je suis Devenu un Biotech de Lucas Moreno : Une nouvelle qui va nous faire découvrir la naissance et l’évolution d’une Intelligence Artificielle. Une IA qui va très vite chercher à améliorer la condition humaine. Un texte plein de bonnes idées, avec cette phase ascendante technologique qui va remettre en cause totalement l’humanité et pousser les IA à s’adapter de façon vraiment intéressante et surprenante. La plume de Lucas Moreno se révèle vraiment dense et intelligente et le tout donne bien envie de découvrir plus de textes d’un auteur que je ne connaissais pas vraiment.

Dans les Mines de Mars de Jean-Pierre Andrevon : Cette nouvelle est un texte écrit dans les années 70 par l’auteur, qu’il a repris et réécris pour cette anthologie. Au final je n’ai que très moyennement accroché à cette nouvelle, les messages que cherche à faire passer l’auteur sont forts et clairs, mais voilà malgré le travail d’actualisation le tout parait démodé, que ce soit dans la construction du récit, le style, l’aventure, l’action ou encore même les rebondissements. De plus la conclusion qui se veut surprenante se trouve être devinée au bout de quelques pages ce qui est frustrant. Si j’avais lu ce texte comme un texte écrit dans les années 70 mon avis aurait peut-être été différent, m’amusant du côté suranné, mais là, présenté comme un texte de 2013, je n’ai pas plus accroché que cela.

J’ai eu Trente Ans de Thierry Di Rollo : L’auteur nous propose ici une courte nouvelle qui nous fait suivre comme personnage principal un nanti qui ne fait rien de ses journées à part regarder un monde virtuel. Un texte court qui se révèle sombre, noir et qui vaut le coup d’être lu pour sa conclusion vraiment percutante et pleine de surprises. Mon seul regret et que l’auteur se laisse un peu trop aller dans les descriptions technologiques, ce qui plombe un peu le rythme de son récit.

Trois Futurs de Ian McDonald : A travers trois textes l’auteur nous construit ici une nouvelle vraiment réussie et prenante, sur des avenirs possibles, mais surtout sur la capacité des hommes à réagir et à se rebeller selon les situations. Des récits vraiment contemporains, qui mettent en avant, peut être même parfois de façon trop prononcée, la force de la technologie, d’internet et des réseaux de communications dans l’embrasement des foules et leur façon à gérer les informations. Dans tous les cas des textes qui font réfléchir. L’auteur arrive toujours aussi bien à mélanger les aspects technologiques à des futurs vraiment cohérents et fascinants à découvrir.

La Femme aux Abeilles de Thomas Day : Encore une très bonne nouvelle où l’on suit une jeune femme picte qui voit passer chez elle des mercenaires. Une rencontre qui ne va pas se révéler sans soucis. Un texte choc, sombre, sanglant, percutant mais qui n’oublie pas non plus de nous offrir des personnages forts et charismatiques aux relations souvent ambigus et surprenantes. Un récit qui ne m’a pas laissé indifférent. Le tout est peut-être un peu trop froid, ce qui empêche parfois de pleinement appréhender les émotions, mais rien de bien gênant.

Nimbus de Peter Watts : Une courte nouvelle qui nous dévoile un avenir où les nuages ont pris vie et les catastrophes qui étaient naturelles s’abattent maintenant sur la terre pour éliminer. Un texte vraiment intéressant avec une idée de départ originale, mais qui, selon moi, aurait mérité d’être plus développé. En effet il m’a paru bien trop court pour complètement appréhender l’ensemble des conséquences de cette évolution, mais aussi pour s’attacher aux personnages et vraiment être ému par cette conclusion. Un texte tout de même agréable à lire et à découvrir.

La Fontaine aux Serpents de Jeanne-A Debats : Il s’agit de la plus longue des nouvelles de ce recueil, qui nous replonge dans l’histoire du vampire Navarre qu’on retrouve avec plaisir se révélant toujours aussi charismatique, sans gêne et efficace. Cette fois-ci on le retrouve dans l’espace, dans un futur apocalyptique. Comme à son habitude l’auteur cherche à surprendre et à bousculer le lecteur dans ses convictions, soit par le sexe et sa diversité ou encore par ses idées, comme la naissance, qui ne laissent jamais indifférent et poussent à la réflexion. Mais voilà j’ai trouvé que parfois le tout partait un peu trop dans tous les sens, surtout au début, ce qui fait que j’ai eu un peu de mal à rentrer complètement dans l’histoire. Il faut aussi ajouter un bond temporel, suite à sa dernière aventure, qui a faussé un peu mes repères. Une bonne nouvelle, toujours aussi cynique et percutante, mais un cran en dessous, pour moi, de ce que j’ai lu précédemment sur Navarre.

 

Au final je dois bien avouer que je ressors un peu moins enthousiasmé par cette anthologie que celle de 2012. Il y a bien quelques textes qui arrivent à sortir du lot, mais la plupart oscille entre le bon moment de lecture et les textes qui ne m’ont pas accroché. Dommage, car le sommaire, avec tous ses jolis noms, laissait présager de bonnes choses. Cette anthologie de Utopiales reste toute de même sympathique à découvrir.

En Résumé : Je ressors de ma lecture de cette anthologie des Utopiales 2013 avec le sentiment d’avoir moins accroché que celle de l’année dernière. La faute à des nouvelles beaucoup trop hétéroclites, allant de celles qui ne m’ont pas accrochées aux nouvelles vraiment passionnantes et fascinantes. Au final l’anthologie reste tout de même sympathique à lire, mais voilà au vu des noms présents dans le sommaire et des attentes que j’avais après ma découverte de l’anthologie 2012, je m’attendais à mieux de ce recueil. Cela m’empêchera sûrement pas de lire le recueil de l’année prochaine.

 

Ma Note : 6,5/10

Autres avis : Vert, …

 

chalengeChallenge JLNN 25ème lecture

Utopiales 2012, Anthologie – Collectif

anthologie-utopiales-2012Résumé : Et si les extraterrestres nous observaient la nuit ? Et si l’on pouvait se concentrer à l’extrême sur un seul sujet ? Ou connaître tout notre avenir depuis l’enfance ? Ou bien avoir des rendez-vous réguliers avec un visiteur du futur ? Et si on pouvait désinventer des inventions ?

 

Edition : Actu SF

 

Mon Avis : Pour ma première participation aux utopiales je suis donc reparti avec l’anthologie du festival qui, il faut bien l’avouer, offrait un sommaire et un panel d’auteurs vraiment intéressant. De plus cette anthologie est aussi un hommage rendu à Roland C. Wagner, auteur connu et reconnu, qui a énormément contribué aux utopiales. Ajouter à cela le thème de cette anthologie qui est « Origines », qui donne vraiment envie de savoir ce que pouvait proposer les auteurs et voilà un livre qui a rapidement rejoint ma PAL. La couverture, illustrée par Nicolas Fructus, est vraiment réussie et magnifique selon moi. Comme d’habitude avec les recueils que je lis, je vais chroniquer chaque
nouvelle.

Origo de Pierre Bordage. Voilà une courte nouvelle qui nous plonge dans l’origine de l’univers à travers le voyage d’un équipage. Un texte, certes peu original sur la forme et le fond, mais qui se révèle plaisant à lire et plutôt bien écrit, mais surtout un texte que j’ai trouvé humain, avec cet équipage abandonné par tous. Une histoire efficace grâce à une conclusion intéressante et possédant sa magie propre. Par contre, selon moi, ce texte aurait mérité peut être d’être plus développé sur certains aspects qui sont justes survolés et m’ont légèrement frustrés de ne pas en savoir plus. Rien de dérangeant en tout cas.

Fae-Space de Sara Doke. Cette nouvelle est un véritable mélange des genres, entre fantasy et SF avec l’association du peuple des Fae (ou fées) dans le space-opera et le voyage spatial à la découverte d’un peuple extra-terrestre. Un texte qui se révèle vraiment efficace et qui va nous faire réfléchir sur l’Humanité, sa relation avec soi-même et surtout avec les autres qu’elle ne comprend pas toujours. Un texte bien écrit, bien amené et qui appelle clairement à la tolérance et à la collaboration entre les différents peuples. Une nouvelle vraiment sympathique et agréable à lire, porté par une très jolie plume.

L’Observatrice de Robert Charles Wilson. Voilà une nouvelle qui va se révéler intrigante jusqu’à sa conclusion.  Tout démarre pourtant de façon classique avec une jeune adolescente amoureuse des étoiles, qui a l’impression de se faire enlever la nuit par un peuple inconnu. L’auteur construit de nouveau, comme à son habitude, un texte profondément humain où on accroche vraiment à cette héroïne, incomprise de quasiment tout le monde, à la recherche de la vérité. Mais c’est aussi une nouvelle surprenante par sa conclusion qui prend un peu à contre-pied ce que j’attendais et qui m’a agréablement surprise.

La Finale de Nancy Kress. Un texte qui aborde le thème de la science et de ses risques, à travers la possibilité de supprimer toutes les pensées parasites pour se consacrer sur un seul sujet et donc par conséquent accroitre fortement son potentiel. Un texte classique sur le fond, concernant la possibilité d’améliorer son cerveau, mais qui se révèle efficace, bien construit et qui fait froid dans le dos sur l’utilisation de la science sans tenir compte de toutes les conséquences imaginables. Une nouvelle vraiment plaisante à lire, bien écrite et pleine de réflexions.

La Chose du Lac de Laurence Suhner. L’auteur nous offre ici un texte qui offre un divertissement efficace et sans temps morts, à défaut de vraiment passionner ou emporter. On retrouve dans cette nouvelle un mélange d’Arsène Lupin avec un aspect plus fantastique et horrifique avec cette Chose du lac. Le texte est bien écrit, construit de façon classique, mais se révèle quand même linéaire et sans surprise. Un texte qui cherche plus les origines de la SF divertissante et sans prise de tête et qui, sur le coup, y réussit parfaitement, mais qui, au milieu des autres nouvelles, ne marquera pas non plus fortement le lecteur.

« Et Pleurer Comme Alexandre » de Neil Gaiman. Encore une fois Neil Gaiman m’a surpris par son imagination sans limite et aussi par sa façon de présenter le texte, jouant sur plusieurs niveaux. On retrouve dans cette histoire un désinventeur qui nous parle de son métier. Un texte court, incisif et surtout bien maîtrisé par l’auteur qui oscille entre folie et normalité du personnage avec son lot de révélations. La nouvelle nous plonge avec facilité dans l’histoire et son univers et surprend jusqu’à cette conclusion efficace et surprenante.

La Fin de Léthé de Claude Ecken. Voilà une nouvelle vraiment intéressante qui traite d’un sujet rare, la maladie d’Alzheimer et de façon surprenante avec ce mélange efficace de SF et de réalité entre une personne malade et cette histoire de voyageur temporel. Un texte que j’ai trouvé vraiment efficace, prenant mais surtout poignant, car il traite de la maladie de façon véritablement humaine, simple et captivante. L’auteur m’a vraiment surpris avec ce texte.

Petite Excursion à L’Endroit des Atomes de Tommaso Pincio. J’ai eu un problème avec ce texte, j’ai parfaitement compris ce que voulait faire l’auteur, se moquant de façon cynique et mordante la politique italienne, de Berlusconi ainsi que l’utilisation du nucléaire et pourtant, j’avoue, malgré le fait que ce texte se lise bien, je n’ai pas été emporté ni même vraiment touché par cette histoire. Mais là, par contre, je le dis tout de suite, cela vient sûrement de moi et non du texte en lui-même, il ne m’a tout simplement pas accroché personnellement.

En Attendant Demain de Laurent Queyssi & Xavier Mauméjean. Avec cette nouvelle, écrite à quatre mains, les auteurs nous plonge dans la vie d’un enfant qui, un jour, va se retrouver à pouvoir lire l’avenir. Comment profiter de la vie quand on sait ce qui va arriver? Peut-on influencer les choses au point de modifier complètement l’histoire et donc ne rien vouloir changer à l’avenir? Un texte surprenant et inquiétant qui offre pas mal de réflexions et d’idées. La conclusion offre aussi son lot de surprise et ajoute un intérêt à l’histoire.

RCW d’Ayerdhal. Le dernier texte de ce recueil, qui est aussi le plus long texte, est un hommage à Roland C. Wagner qui nous a quitté il y a peu. Un texte vraiment poignant, qui rend hommage d’une façon plaisante à l’auteur, mais qui dépend surtout de la connaissance que chaque lecteur a de l’oeuvre de l’auteur. Je pense clairement que si on ne connait rien des écrits de RCW on passe clairement à côté de cette histoire. La preuve, je suis très loin d’avoir tout lu de l’auteur et parfois j’ai eu l’impression de passer complètement à côté de certaines références. Un texte que j’ai trouvé tout de même très sympathique et qui m’a donnée envie d’en savoir encore plus sur les écrits de RCW.

 

Au final je suis content d’avoir découvert cette anthologie qui nous offre des textes vraiment variés sur le thème des « Origines ». Alors, certes, toutes les nouvelles ne sont pas au même niveau, mais dans l’ensemble elles se révèlent toutes plaisantes à lire et surtout, en plus de divertir, offre des axes de réflexions qui se révèlent parfois passionnants. Des nouvelles intelligentes, souvent d’actualités, parfois pleine de magies et de mystères, parfois simplement divertissantes, mais dans tous les cas intéressantes à découvrir selon moi.

En Résumé : J’ai passé un bon moment avec cette anthologie qui nous offre des textes variés et plaisants même si, j’avoue, certains m’ont plus ou moins accrochés. On se laisse tout de même facilement captiver par des textes divertissants, intelligents, nous forçant à réfléchir et à se poser des questions sur des sujets souvent d’actualité et aussi qui ne manquent pas, parfois, de poésie et de magie. Comme je l’ai dit tous les textes ne sont pas au même niveau, mais, au final, on retrouve avec ce livre une anthologie de nouvelles de SF divertissantes et efficaces et qui se laisse lire avec plaisir.

 

Ma Note : 7,5/10

 

 

chalenge

Challenge JLNN 2ème lecture

© 2010 - 2017 Blog-o-Livre