Mois : décembre 2012 (Page 1 of 3)

L’Héritage des Darcer Tome 2, Allégeance – Marie Caillet

Résumé : À la mystérieuse mort du souverain Keagan, la cour d’Edrilion est enfin libre de choisir son nouveau maître. Mais la reine, convaincue qu’il s’agit d’un meurtre, refuse d’abandonner son empire. Avec l’aide des Chimères, véritables extensions de son esprit et d’un lointain parent, elle met tout en œuvre pour conserver son trône.

En haut lieu, personne ne se doute que l’héritière des Darcer est encore en vie. Pourtant, dans les faubourgs d’une ville malfamée, Mydria et son compagnon Orest luttent pour subsister. Alors qu’ils se croyaient loin de ces enjeux de pouvoir qui les dépassent, le destin va les ramener à Edrilion plus tôt que prévu. Mais au milieu du chaos qui menace le royaume, une simple jeune fille et un hors-la-loi sans autorité peuvent-ils encore rétablir la dynastie déchue ?

Edition : Michel Lafon

 

Mon Avis : Le premier tome de cette série m’avait agréablement surpris, offrant une histoire pleine de surprises et de rebondissements, avec des personnages intéressants et le tout dans un univers solide et efficace (ma chronique ici). Par conséquent lors des dernières Imaginales j’ai fait entrer le second tome dans ma PAL. Et, vu que le Tome 3 sort prochainement, j’ai décidé de me lancer dans la lecture de ce livre. Par contre, je suis moins fan de la couverture de ce tome que celle du premier tome, la faut à la chimère dont j’ai un peu de mal à accrocher.

Le premier tome nous permettait de découvrir My, sa quête et son héritage, mais surtout avait il possédait sa conclusion propre. Je me demandais comment l’auteur allait pouvoir relancer sa série,
mais j’avoue qu’elle le fait de façon efficace et logique, relançant de façon cohérente la succession d’Edrilion. Le rythme de ce tome va se révéler plus intense que le premier, on quitte la quête initiatique pour entrer dans une sorte de course poursuite haletante pour le pouvoir, ce qui fait qu’on plonge dès les premières pages de ce livre pour ne plus vraiment le lâcher avant la fin. Un tome qui m’a paru plus adulte que le précédent, un peu plus sombre, qui va mettre les personnages devant des choix qui ne vont pas toujours se révéler facile à prendre. L’intrigue gagne aussi un peu en densité, certes il se révèle classique d’une lutte pour le trône, mais se révèle solide et gagne en complexité et aussi en nervosité.

L’auteur maîtrise bien son récit entre révélations, rebondissements, retournements de situations ou des scènes plus calmes servant à poser son univers et ses personnages, le récit est bien mené, de façon vraiment efficace et on est facilement entrainé à travers les aventures de My et ses compères. L’histoire donne par contre l’impression de moins visiter le Monde, mais on le fait de façon plus dense et plus riche. Il est d’ailleurs bien difficile de savoir comment va évoluer l’histoire au fil des pages, même si, il faut bien l’avouer, comme tout jeunesse, des fois, certains problèmes, certains aspects de l’intrigue m’ont paru être résolu un peu trop simplement et facilement. Mais rien de bien grave tant finalement l’histoire se lit d’elle même et se révèle cohérente et agréable au fil des pages qui défilent.

Je reprochai au premier tome de ne pas complètement développer l’univers proposé, ce qui est corrigé dans ce second tome où l’auteur développe un peu plus les différents éléments de son univers que ce soit les guildes, comme celle de fauconniers, mais aussi d’un point de vue de la culture ou bien encore de la faune et de la flore. Un univers vraiment intéressant où l’auteur apporte quelques idées vraiment originales qui sont un vrai plus. On découvre aussi les chimères, ces êtres hybrides qui vont se retrouver au centre de l’intrigue, des personnages intéressants, mais dont je leur reproche un certain côté indestructible et invincible. Un univers que j’espère continuer à découvrir dans le troisième tome.

Concernant les personnages, je dois dire que j’avais une certaine appréhension concernant My, retrouvant les voies de la couronne j’avais peur de la voir retomber dans ses travers de jeune fille hautaine, insouciante et un peu fille gâtée, mais voilà l’auteur a fait évoluer son personnage, la vie dans les rues l’a changé, elle n’est plus la même My, elle a gagné en maturité et on s’attache rapidement à elle. Orest, lui reste le même j’ai trouvé, il n’a pas tant évolué que ça même s’il est attaché à My, mais les évènements risquent de le faire vraiment changer. La relation entre My et Orest gagne aussi en compléxité, une relation surprenante, possédant une certaine distanciation, mais que j’ai trouvé vraiment efficace. On retrouve aussi certains personnages du tome précédent, mais aussi de nouveaux personnages, vraiment intéressants, même si certains manquent encore un peu de profondeur. Par contre la multiplication des personnages fait que parfois My et Orest passent au second plan, rien de bien grave, mais parfois j’ai quand même trouvé que Orest faisait un peu de la figuration.

Concernant la plume de Marie Caillet je dois dire qu’elle a gardée toutes les qualités du premier tome, simple, poétique et entrainante tout en offrant, dans ce second tome, une certaine nervosité dans l’histoire et l’intrigue qui se révèle plaisante. L’auteur ne tombe pas dans le triangle amoureux basique qui aurait pu s’ouvrir et c’est, selon moi, une bonne chose, car n’aurait rien apporté à l’histoire. Au final je dois bien avouer que je trouve ce second tome un peu plus abouti que le premier, plus efficace et captivant. L’auteur a vraiment réussi à relancer sa série, mais contrairement au premier tome le second volume appelle à lire le troisième, il ne possède pas de conclusion propre ce qui fait que maintenant j’ai envie de lire la suite.

En Résumé : J’ai passé un très bon moment de lecture avec le second tome de ce cycle que j’ai trouvé plus abouti, à mon gout, que le premier. L’histoire se révèle plus adulte, plus sombre et surtout plus nerveuse, on se retrouve happé du début à la fin sans véritablement savoir comment va se finir ce livre, même si parfois certains aspects sont résolus trop facilement. L’univers se révèle plus dense que le tome précédent, on en apprend plus, que ce soit sur les guildes, la culture, mais aussi la faune et la flore. On découvre aussi les chimères éléments important de l’intrigue, mais j’avoue que je les ai trouvées un peu trop invincible par moment. Les personnages ont évolués depuis le premier tome, on le ressent, principalement chez My, par contre la multiplication des personnages fait que parfois nos héros, surtout Orest, se révèlent un peu étouffés mais rien de bien grave. La plume de l’auteur est toujours aussi poétique et entrainante au fil des pages. Maintenant il ne me reste plus qu’à attendre la sortie du troisième tome.

 

Ma Note : 8/10

La Maison des Derviches – Ian McDonald

Résumé : Istanbul, avril 2027.
Sous une chaleur écrasante, la ville tentaculaire fête le cinquième anniversaire de l’entrée de la Turquie dans la Communauté européenne. Quinze ans plus tôt, Israël a frappé les sites nucléaires iraniens avec des missiles thermobariques, provoquant indirectement le pire choc pétrolier et gazier de l’Histoire.
Dans Istanbul en ébullition (l’air conditionné coûte trop cher, l’eau aussi), une bombe explose dans un tramway. Cet événement va bouleverser la vie des habitants de la maison des derviches de la place Adem-Dede : Necdet se met à voir des djinns, le jeune Can utilise son robot pour enquêter sur l’attentat non revendiqué, l’antiquaire Ayse accepte de rechercher un sarcophage légendaire, Leyla se voit chargée du marketing d’une nouvelle technologie révolutionnaire : le stockage bio-informatique.
C’est dans la maison des derviches que se joueront rien de moins que l’avenir de la Turquie et celui du monde tel que nous le connaissons.

Edition : Denoël Lunes D’Encre

 

Mon Avis : Je ne vais pas le cacher, je suis un grand admirateur des oeuvres de Ian McDonald, et cela depuis ma lecture de Roi du Matin, Reine du Jour. Le Fleuve des Dieux est d’ailleurs, selon moi, l’un des meilleurs romans de Science Fiction que j’ai lu ces dernières années (retrouvez ma chronique ici), alors quand est sorti La Maison des Derviches il n’a pas fallu longtemps pour que je l’achète et la fasse ainsi entrer dans ma PAL. Puis il faut dire aussi que l’illustration de la couverture a quelque chose d’hypnotique entre sacré et futuriste, je trouve.

Mais soyons clair, entrer dans un livre de Ian McDonald n’est pas chose aisée et, je pense, n’est pas pour tout le monde. En effet l’auteur, comme à son habitude, nous plonge dans une histoire de Science-Fiction vraiment pointue, dense et d’une grande complexité, mais, si on aime la SF, qui se révèle rapidement passionnante. Mais voilà cette intrigue n’est qu’une partie du livre, car l’auteur met aussi énormément en avant le côté humain des personnages, ce sont les réactions des différents personnages, leurs actes et leurs sentiments au cours de l’histoire, des différentes sous-intrigues, qui s’entrecroisent les unes les autres au fil des pages, qui font que va se dévoiler ainsi, petit à petit, l’écheveau du complot lentement au fil des pages. Le roman se révèle donc posséder un rythme assez lent, ce qui peut, j’imagine, en déranger certain, mais ne m’a pas embêté du tout, car sert parfaitement la construction du récit, surtout devant la richesse  du roman, mais aussi devant sa poésie et sa façon d’offrir au lecteur une réflexion souvent pointue et captivante.

Tout comme Le Fleuve des Dieux je me suis retrouvé happé, immergé dans ce roman, dans cet univers, qui se trouve parfaitement maîtrisé par l’auteur sachant alterner les points de vue des personnages pour garder en haleine le lecteur, jouant avec les rebondissements pour nous faire ainsi facilement tourner les pages. Ce que j’aime aussi avec les romans de l’auteur c’est sa capacité à me pousser à faire des recherches, à me renseigner, certains n’aimeront pas ça, mais moi ça me fascine un roman qui peut me pousser à me remettre en question, à réfléchir, à effectuer des recherches. Au final ce roman est une fresque humaine futuriste où différents destins, à leur façon, vont s’entrecroiser et changer l’histoire. Un roman que j’ai trouvé aussi plus accessible que Le Fleuve des Dieux, ce qui ne le rend pas moins bon, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit.

Istanbul va se révéler le cadre idéal pour cette histoire, mélange de culture futuriste, avec une ville qui est le berceau des nano technologies, tout en conservant une certaine culture, un certain passé. Istanbul étant l’une des villes les plus anciennes au monde. Une ville multiculturelle, mais qui peut aussi s’enflammer pour un rien, une ville où la religion à son importance, mais c’est surtout, aussi, une ville à l’architecture passionnante, à l’histoire intrigante et surtout une ville pleine de vie. Je ne me suis jamais vraiment intéressé à Istanbul et pourtant l’auteur a réussi à m’immerger dans cette ville, à me donner envie de la visiter malgré le fait qu’elle soit loin d’être parfaite. L’univers technologique mis en avant par l’auteur est vraiment réussi et cohérent et colle parfaitement à l’intrigue. Le tout nous offre une vision d’un futur vraiment réaliste et plausible tant du point de vue politique que du point de vue économique et la position centrale de la Turquie entre l’Europe et l’Asie possède son importance.

Les multiples personnages qui composent l’histoire de ce roman sont véritablement denses et travaillés du début à la fin. Chaque personnage est différent et surtout permet de nous offrir une vision différente; à chaque fois, de l’histoire, de la ville ou encore d’un point de vue l’évolution sociale et des différentes sociétés. Mais la grande force de ce roman est aussi de rendre les personnages vraiment humains et attachants au fil des pages. On s’accroche vraiment à chacun d’eux de façon différente, chaque personnage ayant son propre comportement, ses propres sentiments et son propre ressenti. Mais surtout chaque personnage possède son histoire, son passé que l’auteur nous conte ce qui permet de mieux les comprendre, de mieux les apprécier au fil des pages même si, je trouve, dans la construction, la séparation aurait pu être plus nette entre les passages du présent et ceux du passé. En tout cas l’auteur nous prouve encore qu’il ne laisse pas le côté humain de côté dans son roman, s’en est même finalement un des points forts et importants de son récit.

L’écriture de l’auteur est toujours aussi dense et soignée qu’à son habitude, mais elle possède toujours ce côté un peu poétique si particulier dans cet univers futuriste si pointu. Mais surtout il développe des thèmes et des axes de réflexions vraiment intéressants et captivants qui nous poussent à réfléchir, tels que les nano technologies, la cohabitation de multiples cultures, la religion, mais aussi la vison de l’avenir de chacun. Encore une fois l’auteur m’a offert un excellent roman, d’une grande force et profondément humain. Un roman peut être moins dense et complexe que Le Fleuve des Dieux, mais tout aussi passionnant à découvrir, malgré une fin peut être, selon moi, qui fini un peu trop bien, mais là je chipote un peu.

En Résumé : J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce nouveau roman de Ian McDonald qui comme à son habitude nous offre une intrigue dense, soignée et complexe où chaque sous-intrigue s’entremêle pour dévoiler une intrigue globale vraiment travaillé et captivante. Mais surtout l’auteur nous offre aussi un aspect humain vraiment réussi avec différents personnages qui apportent chacun leurs points de vue, leurs sentiments et leurs émotions, des personnages vraiment attachants et prenants. La ville d’Istanbul colle parfaitement à cet univers, mélange d’aspect futuriste et de culture. Un univers qui oscille entre tradition et avenir et qui donne vraiment envie d’être découvert. La plume de l’auteur est toujours dense, passionnante et poétique et nous plonge toujours aussi facilement dans l’histoire. Au final un roman moins complexe que Le Fleuve des Dieux, mais tout aussi réussi, malgré peut être une fin que j’ai trouvé un légèrement trop « happy end » mais franchement rien de bien grave.

 

Ma Note : 9/10

Ghostopolis – Doug TenNapel

Résumé : Le jeune Garth ne pensait pas découvrir si tôt le monde des spectres ! Propulsé par accident à Ghostopolis par Franck Gallows, un chasseur de fantômes un peu usé, il s y découvre des pouvoirs spéciaux… et de nouveaux ennemis ! Car ses nouvelles capacités font des envieux parmi les puissants. Frank sait que les heures de Garth sont comptées. Il n’a pas le choix : il doit s’infiltrer dans Ghostopolis et trouver une issue vers le monde des vivants.

Edition : Milady graphics

 

Mon Avis : J’avais plus ou moins entendu parler, souvent en bien, de cette BD récemment mais j’avoue que, surtout, je trouvais à la couverture un aspect légèrement Burtonien qui rendait bien et donnait clairement envie de découvrir d’en savoir plus sur ce livre. Alors, quand j’ai vu que, lors du dernier Masse Critique, Babelio proposait ce livre j’ai décidé de tenter le coup et j’ai eu la chance d’être sélectionné. Je remercie donc Babelio et les éditions Milady de m’avoir fait découvrir cette Bande Dessinée.

Franck travaille pour la FIIS, la Force d’Intervention de l’Immigration Surnaturelle, il renvoie les fantômes dans leur monde. Mais voilà, lors d’une mission, il va envoyer par erreur un petit garçon, Garth, avec le fantôme qu’il traquait dans l’au-delà. Il va alors tout faire pour le retrouver et le rendre à sa famille. L’histoire en elle-même ne manque pas de charme, mais c’est surtout par son rythme effréné et plein de rebondissements qu’elle va réussir à emporter le lecteur à travers les péripéties de Garth. En effet on ne s’ennuie jamais un seul instant dans cette Bande Dessinée qui ravira autant les plus jeunes que les moins jeunes mélange d’aventure, d’action et d’humour. Mais voilà il faut bien l’avouer cette histoire, malgré qu’elle happe le lecteur, reste tout de même simpliste et surtout les péripéties sont souvent résolues un peu trop rapidement, preuve que le public cible reste tout de même les adolescents, ce qui n’empêche pas, me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, à ce livre de séduire et d’emporter son lecteur de tout âge.

L’auteur traite aussi, dans son livre, de sujets sensibles, certes basiques tels que la famille, la mort, l’amour et aussi la mort, mais surtout l’auteur arrive à les traiter de façon sensible, délicate et surtout efficace avec un mélange de sérieux et d’humour qui fait qu’on se laisse convaincre facilement et offre une grande cohérence à l’histoire et surtout aux personnages. En fait c’est ça qui fait que, selon moi, cette BD happe si facilement les lecteurs, ce mélange parfaitement dosé et réussi entre les péripéties des différents personnages, les sentiments et réflexions et le tout bien accompagné par un humour vraiment efficace. Ajouter à cela un univers plein de spectres, de momies, de faës ou encore de squelettes, un univers vraiment travaillé et soigné par l’auteur qui possède ses propres règles et lois. Un univers vraiment efficace possédant un léger côté à la Tim Burton, mais le tout par contre en moins macabre et moins sombre. J’aurai juste un léger reproche, le fait que Garth s’adapte un peu trop rapidement à cet univers.

Les personnages ne sont pas des plus originaux et paraissent souvent déjà vus, entre l’enfant aux sentiments complexes, le chasseur de fantôme blasé et un peu looser et le vilain au passé trouble on ne trouve rien ici de franchement novateur mais ça n’empêche pas ces personnages de se révéler solides et de fonctionner correctement, mais surtout, mis à part le vilain car c’est le vilain, on s’attache facilement à eux, on les comprend, on se laisse emporter par eux. Le vilain est différent, oui, il est là pour être méchant et il remplit parfaitement son rôle, amenant ce côté un peu sombre à l’histoire. Bon par contre la révélation finale sur le méchant m’a clairement paru trop téléphonée et un peu trop tirée par les cheveux.

Les graphismes se révèlent très aérées, les cases assez grandes, ce qui fait qu’on ne se sent jamais étouffé dans cette BD. Les traits assez gros, un peu cartoon,  offrent aux personnages l’expression de leurs sentiments et de leurs émotions vraiment réussie et efficace. Les couleurs vives et colorées permettant aussi de rendre ce récit accessible à tous, malgré parfois des sujets assez sombres. Je reprocherai juste que les paysages ne soient pas plus développés, les cases se concentrant trop souvent simplement sur les personnages. Au final je suis plutôt content de ma découverte avec cette Bande Dessinée qui touche facilement le lecteur de tout âge même si, j’avoue, elle aurait pu être un peu plus travaillé et complexe.

En Résumé : J’ai passé un bon moment de lecture avec cette Bande Dessinée qui nous plonge rapidement dans l’histoire avec une intrigue efficace, pleine d’action et d’aventures et au rythme effréné, mon seul petit regret et que finalement l’histoire soit au final tout de même un peu trop simpliste, mais rien de bien méchant vu qu’il s’agit d’un livre pour jeunes et moins jeunes. La BD traite de sujet sérieux et bien amené le tout de façon efficace et pleine d’humour. L’univers présenté est vraiment intéressant, travaillé et soigné avec ces différents peuples et possède aussi un léger côté Burtonien. Les personnages, sans être non plus très originaux, remplissent parfaitement leurs rôles et se révèlent vraiment efficaces et attachants. Les graphismes, très cartoonesques sont vraiment efficace et aérés offrant aussi une représentation des sentiments et des émotions vraiment réussie. Je reprocherai juste trop de gros plans limitant ainsi la présentation des décors et des paysages. Au final une bonne BD qui plaira autant aux ados et aux grands, il suffit juste de se laisser emporter.

 

Ma Note : 7,5/10

Ghostopolis
Douglas TenNapel
tous les livres sur Babelio.com

 

Joyeux Noël Tout le Monde!

 

 

Joyeux Noël post fin du monde à tous et à toutes!

En vous souhaitant plein de bonnes choses et surtout des livres sous le sapin!

Les Annales du Disque-Monde Tome 3, La Huitième Fille – Terry Pratchett

Résumé : Sentant venir sa mort prochaine, le mage Tambour Billette organise la transmission de ses pouvoirs, de son bourdon, de son fonds de commerce. Nous sommes sur le Disque-Monde. La succession s’y effectue de huitième fils en huitième fils. Logique. Ainsi opère le mage. Puis il meurt. Or, il apparaît que le huitième fils est cette fois… une fille. Stupeur, désarroi, confusion : jamais on n’a vu pareille incongruité. Trop tard, la transmission s’est accomplie au profit de la petite Eskarina…

Edition : L’Atalante

Poche : Pocket

 

Mon Avis : Après la découverte, hilarante et passionnante, des deux premiers tomes de la série des Annales du Disque Monde (chronique du Tome 1 ici, du Tome 2 ) je continue ma plongée, que j’espère pleine d’humour, dans le troisième tome de ce cycle. Il faut bien avouer aussi que l’illustration de couverture, toujours réalisée par Marc Simonetti, est toujours aussi réussie et donne toujours autant envie de plonger dans cet univers complètement loufoque. A noter que ce troisième tome peut être lu indépendamment des deux premiers et nous propose de nouveaux personnages ainsi que de nouveaux lieux.

Et pourtant je dois bien avouer qu’une fois ce troisième tome refermé j’ai eu l’impression d’avoir moins été emporté que par les tomes précédents. Attention ce troisième tome est loin d’être catastrophique, mais il m’a moins fait marrer que les deux premiers, même si certains passages restent poilants. Cela vient peut être aussi de l’histoire, car l’auteur décide de traiter d’un sujet qui aujourd’hui encore a son importance, l’inégalité des sexes; pourquoi une fille ne pourrait-elle pas être mage alors que la magie n’est, soit disant, réservée qu’aux hommes. Mais voilà entre sérieux et humour l’auteur a parfois du mal à trouver le juste milieu de la critique cynique et burlesque, ce qui n’empêche pas certains passages d’être franchement épiques et poilants et aussi de tourner les pages avec un sourire aux lèvres. Mais voilà, une fois terminé on a l’impression d’un goût de trop peu, surtout comparé aux deux premiers tomes.

L’univers de ce disque de monde est toujours aussi passionnant à découvrir, avec cette fois une découverte plus en profondeur de ce qui est la magie, que ce soit par les mages ou encore par les sorcières. Des sorcières finalement très demandées pour tout ce qui peut être soucis de couple ou encore tous les soucis du quotidien, que l’auteur nous présente au vitriol et qui fait qu’on ne peut s’empêcher de sourire, voir de rire parfois, surtout par exemple devant la naïveté d’Eskarina sur cette profession. L’auteur nous fait aussi découvrir la vie à la campagne, cette différence entre ville et bourgade. Mais voilà l’auteur cherche aussi à nous présenter la magie, ces mécanismes et son existence ce qui fait que l’auteur essaye d’entrer dans des considérations parfois légèrement ronflantes et qui donne l’impression parfois de ne pas aboutir, ce qui fait qu’on s’y perd un peu

Concernant les personnages, il faut bien l’avouer, un personnage se détache vraiment du lot il s’agit de Mémé Ciredutemps, elle se détache d’ailleurs tellement du lot qu’elle éclipse facilement tous les autres et, mis à part Eskarina qui arrive tout de même à sortir du lot, on a un peu l’impression que les autres personnages se révèlent un peu fade. Mais rien de gênant tant Mémé, à elle seule, vaut vraiment le coup d’être découverte par son cynisme, sa vision du monde très pragmatique et délirante ou encore par sa verve et sa façon de regarder les gens qui ne manquent pas de faire rire le lecteur. Eskarina est aussi un personnage intéressant par sa candeur d’enfant ou encore sa naïveté qui amène pas mal de quiproquo qui ne manquent pas de faire sourire. Si on considère le Bourdon comme un personnage alors lui aussi mérite d’être découvert avec son caractère bien trempé et sa façon bien à lui de réagir aux évènements.

On retrouve avec plaisir le style de l’auteur, fluide et efficace, mais surtout cet humour anglais fait de jeux de mots, de situations burlesques où l’auteur s’amuse à placer nos héros dans les situations les plus improbables et les plus délirantes qu’il soit. Mais voilà ce troisième tome, malgré que l’histoire m’ait paru plus construite que les précédentes, m’a paru aussi un peu moins drôle et poilant que les précédents, comme si l’auteur avait un peu de mal à jongler entre histoire sérieuse et passages humoristiques. Ce qui n’empêche pas ce troisième tome de se révéler tout de même intéressant à découvrir et offre quelques passages des plus drôles. Au final un troisième tome qui, selon moi, est un ton en dessous que les deux précédents, mais se révèle tout de même sympathique et n’entache en rien mon envie de découvrir la suite.

En Résumé : J’ai passé un moment de lecture sympathique avec ce troisième qui, certes se révèle un ton en dessous que les deux premiers, mais continue à faire sourire son lecteur si on aime l’humour anglais. L’histoire est plus construite que les précédents et parle d’un sujet encore d’actualité qui est l’égalité des sexes, ce qui n’empêche pas l’auteur de garder son humour et son cynisme même si j’ai trouvé que, dans ce tome, l’auteur avait parfois un peu de mal à trouver un juste équilibre. L’univers développé est toujours aussi intéressant à découvrir entre monde urbain et monde rural le tout agrémenté de sorcières et de mages, je reproche juste à l’auteur de se perdre un peu dans ses explications sur la magie. Le style de l’auteur est toujours aussi fluide et efficace et son humour très british continue à faire mouche et à me faire rigoler. Alors certes ce troisième tome m’a paru légèrement mois bon que les deux premiers, mais il reste plaisant à découvrir et je lirai les autres tomes avec grand plaisir.

 

Ma Note : 7/10

La Geste du Sixième Royaume – Adrien Tomas

Résumé : Les cinq royaumes : des nations turbulentes et ambitieuses souvent en guerre. Au coeur des terres, un sixième royaume : la Grande Forêt légendaire, impénétrable et hostile. Dans les maisonnées de Sélénir, dans les cases de Val ou dans les yourtes des nomades des steppes de Khara, le soir au coin du feu, on raconte aux enfants la légende suivante : tes rêves, tes cauchemars comme les créatures fantastiques des contes que tu aimes tant peuplent le sixième royaume.
Alors, pourquoi un baladin perdu, une belle sorcière aux terribles pouvoirs endormie depuis cinq cents années, un jeune voleur des rues amoureux, un demi-nain commerçant débonnaire et un homme-loup monstre de foire se retrouvent attirés par la Grande Forêt ?

Edition : Mnémos

 

Mon Avis : L’histoire de l’arrivée de ce livre dans ma PAL est assez simple, lors des dernières Imaginales je me suis fais harceler par Plumeline et Ptitetrolle qui étaient tombées sous le charme de ce roman (ou bien de l’auteur je ne sais plus vraiment, faudra leur demander ^^). Après une discussion avec l’auteur, et un quatrième de couverture intéressant, je me suis rendu compte que ce livre pouvait m’intéresser et voilà comment il a fini dans ma PAL. Puis il faut bien avouer que la couverture, illustrée par Alain brion, est, je trouve, vraiment réussie et efficace. Par contre, petite constatation, la police de caractère m’a paru légèrement petite et resserré, rien de bien méchant mais il aurait peut-être été intéressant de gonfler le livre d’une centaine de pages pour le rendre plus aéré, mais je me rends bien compte que cela aurait joué sur le prix aussi.

Alors, autant le dire tout de suite ce roman ne révolutionnera en rien le genre de la fantasy Epique, reprenant les codes déjà bien connus du genre, donc si vous cherchez l’originalité dans l’histoire passez votre chemin. Mais voilà pour les autres, malgré que l’intrigue manque clairement d’originalité, ça n’empêche pas à l’auteur de connaitre ses classiques et de nous offrir une histoire plus que solide et intéressante.  En effet ce roman nous propose une guerre entre cinq royaumes humains et un royaume plus mystique avec, au milieu de tout ça, une bataille entre le Père, représentant de la Nature et l’Autre représentant du progrès et de l’évolution. Voilà, l’histoire a beau être balisée entre destinées, prophéties, magies etc… ça n’empêche pas l’auteur de nous offrir une histoire vraiment efficace à défaut de surprendre totalement le lecteur. Elle est menée du début à la fin avec conviction, passion et enthousiasme qui fait qu’on se laisse tout de même emporter par cette intrigue pleine d’action, de mouvements, de rebondissements et de retournements de situations.

Mais voilà il faut bien l’admettre ce roman possède encore quelques erreurs de jeunesse, car on a beau se laisser facilement happer par ce roman, certains passages paraissent tout de même guindé, voir possèdent quelques longueurs, un peu comme si l’auteur avait un peu de mal à romancer certains de ces passages, mais rien de bien grave. J’ai, par contre, bien apprécié l’idée de l’auteur de ne pas nous offrir une lutte entre le bien et le mal, mais quelque chose de plus nuancé où finalement les deux ennemis ne peuvent pas vraiment vivre l’un sans l’autre, le savent, et qui pourtant cherchent à se détruire. Par contre, j’avoue que même si j’ai été pris par la lecture j’ai jamais été vraiment surpris, car, malgré la multiplication des points de vue des personnages, qu’il soit d’un côté ou de l’autre, je connaissais déjà le vainqueur de cette guerre, comme si c’était écrit à l’avance. Ce qui n’empêche pas le déroulement d’être captivant.

L’univers est une des grandes réussites de ce roman tant il va se révéler dense et foisonnant au fil des pages. On sent que l’imagination de l’auteur a longtemps été bercé d’Imaginaire et qu’il a réussi à se réapproprier un bestiaire complet pour le faire correspondre à son univers, le rendre cohérent et passionnant; mais sans là non plus révolutionner le genre. On retrouve, Nains, Humains, Elfes, Dryades etc… dont l’auteur apporte parfois ses propres idées, ses petites retouches, qui se révèlent intéressantes. Les différentes races et peuples sont soignés, bien amenés que ce soit par leurs cultures, leurs histoires ou encore leurs façons de vivre. On découvre avec plaisir toute cette population qui peuple les six royaumes. De plus l’auteur pousse aussi un peu à la réflexion sur la nature, son devenir face à la technologie le tout sans s’imposer au lecteur ou pousser à l’extrême ces axes de réflexion, car finalement le roman montre que l’homme a besoin des deux, de la nature et du progrès.

Concernant les personnages je dois dire qu’ils sont nombreux, un peu comme une présentation à la Trône de Fer, et on suit donc différents personnages dans les différents camps présents. Mais voilà j’ai trouvé que tous les personnages ne sont pas au même niveau. Par exemple j’ai été accroché par Llir et Maev deux personnages hauts en couleur, denses et travaillés, ou encore Moineau qui a un peu de mal à s’imposer au début, mais sur la fin offre pas mal de surprises, mais par conte un personnage comme Corius m’a paru moins travaillé, un peu moins profond que les autres par ses sentiments, son passé et ses émotions. Ou bien encore le personnage d’Irian qui est, certes, un très bon assassin, bien campé, sombre et violent, mais qui a, selon moi, ce côté « super héros » limite invincible par moment qui m’a un peu dérangé. Mais dans la globalité les différents personnages sont intéressants, attachants et accrochent assez le lecteur.

Concernant le style de l’auteur je l’ai trouvé vraiment sympathique, simple, efficace et qui nous plonge quand même facilement dans son monde, dans cette guerre pleine de rebondissements. L’auteur manie d’ailleurs un léger cynisme assez intéressant, mais surtout l’auteur nous offre un final vraiment passionnant et possédant pas mal de surprises qui m’ont vraiment emporté pour aboutir à cette conclusion plus qu’efficace. Au final un premier roman de l’auteur efficace a défaut d’être complètement original; un roman qui ne révolutionnera pas le genre de la fantasy épique mais qui ne manque pas de faire passer un bon moment malgré quelques défauts, mais rien de rédhibitoire. En tout cas j’attends avec impatience ce que va nous proposer à l’avenir l’auteur.

En résumé : J’ai passé un bon moment de lecture avec ce livre qui nous offre une histoire, certes pas des plus originale, mais qui se révèle solide, agréable, pleine d’action et de rebondissements qui font qu’on se laisse emporter. L’univers mis en place par l’auteur est déjà vu, mais reste solide et possède quelques petites idées intéressantes qui méritent d’être découverts. Les personnages sont efficaces et prenants même si ils ne sont pas tous au même niveau j’ai par exemple accroché à Llir et Maev et beaucoup moins à Corius et Iran. Alors, bien sûr tout n’est pas parfait le livre possède ses défauts, certains passages m’ont parus un peu lent et guindés et surtout le clan gagnant paraît clair dès le début. Le style de l’auteur est vraiment simple et efficace et sait nous faire plonger dans son roman. Un roman qui, sans revisiter le genre de l’épique fantasy, se lit avec plaisir.

 

Ma Note : 7,5/10

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