Mois : février 2013 (Page 1 of 2)

L’Héritage des Darcer Tome 3, La Relève – Marie Caillet

Résumé : Le royaume d’Edrilion est plus que jamais en danger. Le Sanreth, le roi bâtard, s’est emparé du trône, et dans son ombre travaillent la sournoise reine de la Déléane et ses terrifiantes Chimères. Pour Mydria, seule héritière légitime de la Couronne, il est temps de se révéler au grand jour et de reprendre le pouvoir. Elle s’efforce alors de créer de nouvelles alliances pour déclencher une guerre souterraine. Aidée de son amant Orest, d’Allian l’espion et de Kebren la traqueuse aux pattes de velours, elle tente de gagner l’appui des Fauconniers et de réunir une armée. Mais il faut frapper vite, car les Chimères se déploient dans tout le pays à sa recherche. Mydria doit tout faire pour récupérer son royaume, libérer ses sujets de l’oppresseur et sauver son unique espoir : l’enfant qu’elle attend en secret. Le dernier des Darcer…

Edition : Michel Lafon

 

Mon Avis : Après avoir été agréablement surpris par un premier tome efficace et intéressant, malgré une héroïne « exigeante » au début, et avoir été conquis par un second tome vraiment captivant, haletant et prenant je n’ai pas hésité longtemps avant de faire entre dans ma PAL et de me lancer dans la lecture de ce troisième et dernier tome (Retrouvez ma chronique du Tome 1 ici, du Tome 2 ). Ce livre a d’ailleurs été lu en mini Lecture Commune avec Lyra. J’ai trouvé vraiment intéressant les résumés des deux premiers tomes ça permet de bien se resituer et se remettre dans l’ambiance. Je dois dire que je trouve la couverture de ce troisième tome réussie, c’est d’ailleurs ma préférée des trois justement.

Ce troisième tome repart directement après la fin du second tome, on rentre dans la dernière ligne droite des aventures de My et Orest pour tenter de récupérer le trône volé il y a des années aux Darcer et il faut bien l’avouer l’auteur ne va pas nous ménager. En effet très vite nos héros vont devoir se replonger dans l’action, le temps de se cacher est fini et ils vont devoir faire la guerre, des batailles vont avoir lieu, des intrigues et des trahisons vont se mettre en place et vont les changer et les bouleverser. Tout va vite, va très vite et dès le début on est happé par le récit et les péripéties que va rencontrer nos héros. Par contre j’ai ressenti une légère frustration sur le fait ça va peut-être un peu trop vite par moment, car des passages m’ont paru traités un peu trop rapidement ce qui fait que parfois en un seul chapitre énormément de choses sont développés et aboutissent de façon trop rapide. Rien de bien gênant car ça ne gêne en rien la lecture, mais c’est parfois légèrement frustrant.

En tout cas l’auteur sait maîtriser son récit entre rebondissements, retournements de situations et scènes plus d’action, mais surtout elle sait ménager ses effets de surprise et, même si certains je les avais vu arriver, parfois assez rapidement, à d’autres moments j’ai vraiment été étonné par certaines révélations. Ce qui est intéressant aussi c’est que l’auteur, malgré que le livre vise un public jeunesse à la base, ne tombe pas non plus trop dans le manichéisme nous dévoilant un monde ni blanc, ni noir et que la guerre ne se fait pas sans violence ni souffrance même si bon j’ai quand même trouvé que les personnages manquaient peut être légèrement d’empathie, mais rien de bien méchant. Alors, bien sûr ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dis, ce roman reste un roman jeunesse avec ces traits parfois accentués exprès et ces facilités, mais l’auteur sait vraiment en jouer pour passionner tout lecteur. On est vraiment emporté par ce roman énergique, efficace et qui ne ménage pas le lecteur et joue avec lui du début à la fin et cela malgré certaines simplicités par moments. Un dernier tome qui vient clôturer de façon vraiment plaisante cette trilogie avec une conclusion, certes convenue et attendue, mais vraiment solide et captivante et que j’ai trouvé intéressante.

L’univers mis en place par l’auteur continue à s’agrandir, à se dévoiler, se développer au fil des pages et je trouve que l’auteur possède une imagination pleine de magies et de mystères, même si
parfois certains des éléments imaginés servent finalement un peu trop les protagonistes. En tout cas la faune, la flore ou bien encore la magie continue à se dévoiler de façon vraiment intéressante et parfois surprenante et nous dévoilent vraiment un univers qui donne envie d’être découvert, d’être visité. Les chimères sont vraiment intéressantes; êtres immortels et contrôlés par télépathie, mais qui sont loin d’être des objets et qui jouent un rôle capital. De plus l’auteur nous fait aussi visiter de nouvelles régions comme l’Acryak et, même si c’est assez rapide, on découvre là-bas une nouvelle façon de vivre, de penser, une nouvelle culture. Un univers qui ne manque vraiment pas de charme et qui se révèle bien soigné par l’auteur.

Les personnages sont toujours aussi intéressants à suivre tout aux longs de leurs aventures, mais surtout continuent à évoluer au fil des pages, des différentes situations et évènements rencontrés. Ils sont loin les personnages qu’on a découvert au premier tome, ils ont tous changé que ce soit My qui est devenue clairement plus mature et même si elle n’a pas obligatoirement encore le charisme elle se révèle intéressante, charismatique et pleine de fougue ou encore Orest, qui est loin du héros bourru, on découvre ses failles, son amour et son courage. Les personnages secondaires ne sont pas en reste et ne manquent pas de surprises. Mais ce qui est bien c’est que les personnages restent humains avec leurs failles, leurs lacunes, leurs erreurs ou encore leurs jalousies. De plus autre point positif à mon goût l’auteur a su éviter de plonger dans ce qui caractérise pas mal de romans jeunesses, le triangle amoureux ou encore les relations amoureuses un peu trop mièvre, ce que j’ai apprécié.

La plume de l’auteur se révèle toujours aussi pleine de poésie et de charmes et sait vraiment nous emporter dans son récit qui se révèle plein de vie, sans temps morts et qui sait emporter son lecteur, malgré, c’est vrai, quelques facilités, et quelques situations résolues trop rapidement, vers une conclusion, certes sans surprise et un peu happy-end, mais vraiment efficace et qui colle parfaitement à l’histoire. Une trilogie qui au final ne manque pas de charme et qui m’a fait passer un bon moment de lecture. En tout cas je lirai d’autres livres de l’auteur.

En Résumé : J’ai passé un bon moment de lecture avec le troisième roman qui vient clôturer ce cycle en nous offrant un dernier tome énergique, efficace et vraiment prenant et sans temps morts. L’intrigue offre énormément de rebondissements et de surprises même si parfois j’ai trouvé que certains aspects traités trop rapidement ou que l’auteur parfois offrait quelques facilités, mais rien de véritablement gênant. L’univers développé par l’auteur se révèle solide plein d’imagination et de surprises même si parfois certains aspects tombent un peu trop à pic pour aider nos héros. Les personnages sont toujours aussi intéressants à suivre, mais surtout continuent à se développer au fil des pages, à évoluer selon les situations rencontrées. Ils se révèlent humain avec leurs forces et leurs faiblesses. La plume de l’auteur est toujours aussi poétique et pleine de charme et de magie et ne manque pas de facilement emporter le lecteur. Un troisième tome captivant et qui clôture de façon efficace cette trilogie.

 

Ma Note : 8/10

 

 

Retrouvez la chronique de Lyra ici.

Blitz Tome 1, Black-Out – Connie Willis

Résumé :Oxford, futur proche. L’université est définitivement dépoussiérée : historien est devenu un métier à haut risque. Car désormais, pour étudier le passé, il faut le vivre. Littéralement.

Michael Davies se prépare pour Pearl Harbor, Merope Ward est aux prises avec une volée d’enfants évacués en 1940, Polly Churchill sera vendeuse en plein coeur du Blitz, et le jeune Colin Templer irait n’importe où, n’importe quand, pour Polly…

Ils seront aux premières loges pour les épisodes les plus fascinants de la Seconde Guerre mondiale. Une aubaine pour des historiens, sauf que les bombes qui tombent sont bien réelles et une mort soudaine les guette à tout moment. Sans parler de ce sentiment grandissant que l’Histoire elle-même est en train de dérailler.

Et si, finalement, il était possible de changer le passé ?

Edition : Bragelonne

 

Mon Avis : Connie Willis est loin d’être une nouvelle auteur dans le monde de la SF et ça fait un long moment que j’ai envie de lire un de ces romans tant j’en ai entendu du bien. J’ai d’ailleurs longtemps hésité entre la lecture deux romans de l’auteur, ce livre et aussi Sans Parler du Chien dont on m’a beaucoup parlé. Mais voilà, c’est Black-out qui, ayant gagné une multitude de prix et ayant fait un peu le buzz depuis quelques mois sur le net, est finalement sorti de ma PAL. De plus je trouve la couverture assez intéressante et qui a plutôt tendance à vouloir donner envie de découvrir cette histoire sur la seconde guerre mondiale.

Et pourtant le début fut, on peut le dire clairement, assez laborieux et j’ai eu du mal à vraiment rentrer dans l’histoire. Déjà premièrement la faute à une accumulation d’informations, de dates et de thématiques pas toujours très bien expliquées comme par exemple le voyage temporel en lui-même, ensuite un rythme vraiment lent qui donne l’impression de stagner et enfin la faute à un
style, des actions et des dialogues qui se révèlent vraiment plats et qui donnent aussi par moments l’impression d’être inutiles voir surjoués, offrant l’impression que l’auteur écrit ici son premier roman et qu’aucun travail d’édition n’a été fait. Il faut attendre environ 80-100 pages pour vraiment s’impliquer un peu plus dans la lecture, les personnages commençant à vivre pleinement la période du Blitz. Mais voilà autant le dire tout de suite si vous cherchez un roman de SF, passez votre chemin, l’auteur nous offre plutôt ici un roman historique sur le Blitz et l’héroïsme des anglais avec quelques traces, ici ou là, de SF. De plus si la période historique de la seconde guerre mondiale ne vous tente pas, vous risquez de grandement vous ennuyer dans ce livre.

Car oui, même si le livre devient plus intéressant après, nous offrant une plongée vraiment efficace, intéressante et un minimum captivante dans cette Angleterre en plein Blitz et nous dévoilant aussi le comportement stoïque et parfois héroïque de gens ordinaires, comme vous ou moi, durant une période sombre et sanglante; l’auteur nous offre un diptyque qui devrait tourner aux alentours de 1300 pages, ce qui donne vraiment l’impression que l’intrigue est complètement dilué car, mis à part quelques passages qui cherchent à nous démontrer que le cours de l’histoire peut être modifié par ces fameux historiens du futur, on ne peut pas vraiment dire que l’intrigue soit développée, ce qui est dommage. On se retrouve plus dans une succession de tranches de vies de personnages durant la guerre plutôt que sur un roman possédant une histoire. La preuve en est qu’il faut attendre près de 300 pages pour trouver un élément sur ce brouillage temporel. Comme si l’auteur avait peur d’entrer dans son intrigue. De plus elle a décidé de suivre plusieurs personnages qui alternent au fil des chapitres, mais tous les personnages ne sont pas aussi intéressants, car autant Polly et Mike qui sont au coeur de la guerre offre pas mal d’intérêt, autant Eileen qui, pendant 400 pages, garde des gamins turbulents, apprend à conduire et fait des lessives se révèle peu intéressante.

Tout n’est pas non plus mauvais dans ce roman, loin de là, car, comme je l’ai dit l’aspect historique, si on s’intéresse un tant soit peu à la période de la seconde guerre mondiale, se révèle vraiment intéressant, passionnant et soigné. On sent que l’auteur a longtemps travaillé son contexte historique, a fait énormément de recherches, fait des rencontres et s’est beaucoup renseignée pour nous offrir un background prenant et d’une tel réalisme qu’on pourrait se croire vraiment à Londres en plein milieu de la guerre. Le contexte historique est justement le point fort de cette oeuvre et se révèle d’une grande richesse, principalement par le fait qu’on croise au fur et à mesures des pages des gens ordinaires qui font front face à la guerre, des héros ordinaires loin de
ce qu’on peut croiser habituellement en littérature.

L’Histoire (avec un grand H) est cohérente et se révèle bien développée, mais voilà manque quand même d’intensité, normalement quand on sait  qu’on devrait se trouver en plein milieu d’une guerre, du bombardement de Londres et parfois on a plutôt l’impression de se retrouver en colonie de vacances, même si j’imagine bien qu’on s’habitue à tout, même les pires contextes, mais voilà par moment l’insouciance parait tout de même éxagéré. Au final rien de gênant, car on est tout même un minimum happé. Autre point, mais plus personnel, l’auteur a crée un décalage technologique entre les historiens de 2060 et 1940, ce qui est parfaitement logique, mais, autant j’imagine très bien ne pas savoir rouler une voiture d’époque ou encore faire bouger un ascenseur sans liftier, autant resté bloqué sur une porte à tambour et se demander ce que ça peut bien être, alors qu’on est historienne sur cette époque m’a clairement fait rire.

Concernant les personnages je dois bien avouer qu’ils ne sont pas mauvais, mais qu’ils manquent quand même clairement de profondeurs. À croire qu’ils ne vivent qu’au présent, ils n’ont ni passés, ni amis, ni véritables backgrounds pour les rendre complètement attachants. C’est dommage, car il y a du potentiel dans ces personnages et on a parfois plus l’impression d’être devant de simples observateurs que devant des êtres humains. Ce qui ne les empêche pas d’avoir des sentiments, des émotions, de la souffrance, mais les personnalités manquent quand même un peu de puissance, d’assurance ce qui les rend par moment trop lisse, limité, et même parfois interchangeables surtout dans les personnages féminins. Leurs réactions m’ont aussi paru par moment excessives, comme si l’auteur cherchait à les exacerber pour bien les faire comprendre, mais offre cette impression d’un personnage surjoué, surtout durant la première partie du roman. La seconde partie devient légèrement plus fluide, les personnages ont l’air d’offrir quelque chose de plus intéressant, que j’espère voir confirmer dans la suite.

Le style de l’auteur est simple et plutôt efficace, mais je trouve que par moment il est parfois trop didactique comme si l’auteur avait en premier lieu écrit son roman pour des adolescents, voir des jeunes adultes, ce qui par moment alourdit un peu la lecture par des descriptions ou des explications trop poussées. Cela empêche d’ailleurs le roman de devenir trop sombre, ce qui tout de même est un peu dommage pour une histoire en période de guerre.. Rien de bien gênant, mais cela se ressent, aussi dans les dialogues qui oscillent parfois entre le platonique et parfois le soap. Au final vu tout ce qu’on disait sur ce livre je m’attendais à un grand livre, mais je me retrouve avec un livre certes sympathique, mais qui n’a rien de transcendant et aurait peut-être mérité à être raboté, tant par moment on a l’impression de ne pas avancer. Il faut dire que j’ai commencé à lire ce livre en espérant un livre SF et je me retrouve avec un livre historique sur des tranches de vies d’anonymes parsemé de quelques morceaux d’intrigues SF. Je lirai le second tome, car j’ai tout de même envie de savoir comment fini l’histoire.

En Résumé : Sans être non plus complètement mauvais j’avoue que j’attendais mieux de ce livre Black-out qui m’a juste offert une lecture plutôt sympathique sans être non plus exceptionnelle. Déjà si vous vous attendez à une histoire SF passez votre chemin il s’agit d’un roman historique sur la seconde guerre mondiale avec quelques aspects SF disséminés ici ou là, donc si vous ne trouvez aucun attrait à la seconde guerre mondiale passez aussi votre chemin. De plus l’auteur a voulu faire un diptyque ce qui offre une finale une histoire qui tiendra sur 1300 pages, mais a le soucis de diluer fortement l’intrigue, ce qui donne clairement l’impression que parfois il ne se passe rien mis à part suivre quelques tranches de vies de personnages pendant la guerre. Alors certes j’avoue que cette période de l’histoire m’intéresse et suivre des gens ordinaires se révéler stoïque et parfois héroïque, mais voilà, on a clairement l’impression de pas trop avancer. L’univers est vraiment travaillé, soigné, dense on sent que l’auteur n’a rien laissée au hasard et s’est énormément renseignée sur cette époque, c’est vraiment le point fort de ce livre et donne envie d’en savoir plus. Les personnages sont intéressants mais manquent clairement de profondeurs et auraient mérités d’être plus développés, de plus ils paraissent trop lisses et interchangeables, surtout dans la première partie du roman. Le style de l’auteur est simple et efficace, mais parait par moments trop didactique comme si l’auteur cherchait à axer son roman pour des adolescents où des jeunes adultes.

 

Ma Note : 6/10

Le Trône de Fer, L’Intégrale 3 – George R.R. Martin

Résumé : Le royaume des sept couronnes est sur le point de connaître son plus terrible hiver : par-delà le mur qui garde sa frontière nord, une armée de ténèbres se lève, menaçant de tout détruire sur son passage. Mais il en faut plus pour refroidir les ardeurs des rois, des reines, des chevaliers et des renégats qui se disputent le trône de fer, tous les coups sont permis, et seuls les plus forts, ou les plus retors s’en sortiront indemnes…

Edition : J’ai Lu

 

Mon Avis : Dans un mois environ, le premier épisode de la troisième saison de Games of Thrones sera sur les écrans. Par conséquent, qui dit nouvelle saison, annonce de nouveau une lecture en mini LC, avec Lyra et Taliesin qui est venu s’ajouter à notre petit groupe, sur l’intégrale 3 qui devrait couvrir les deux prochaines saisons. Après deux premières intégrales que j’ai trouvés vraiment captivantes et surprenantes (chronique Intégrale 1 ici, Intégrale 2 ), j’avais hâte de savoir ce qu’allait nous proposer l’auteur. A noter que je trouve la couverture, toujours illustrée par Marc Simonetti, toujours aussi réussie.

Plonger dans un tome du Trône de fer c’est un peu se lancer à l’aventure sans filets, on ne sait pas vraiment ce qui va arriver et on a de grandes chances d’être surpris voir même étonné par ce que peut nous proposer l’auteur. Mais voilà cette troisième intégrale nous offre vraiment le paroxysme, tant le lecteur va se retrouver chambouler, transporter et va même y perdre parfois ses
repères, la faute à l’auteur qui n’offre aucune pitié à ces personnages et à son intrigue toujours aussi sombre. Une troisième intégrale qui va se révéler vraiment passionnante du début à la fin malgré plus de 1100 pages et, une fois plongé dans l’histoire et retrouvé les personnages j’ai vraiment eu du mal à lâcher ce livre. L’auteur sait parfaitement gérer les passages, alternant efficacement entre les moments calmes et les moments vraiment déroutants et surprenants ce qui fait que le rythme reste toujours entrainant, surtout que l’auteur sait surprendre et réveiller le lecteur aux moments où il l’attend le moins, ce qui fait que le lecteur ne s’ennuie jamais vraiment, toujours dans l’attente de ces bouleversements.

Les jeux des trônes n’a jamais été aussi mortel et dangereux que dans ce tome et l’auteur nous rappelle que rien n’est figé, qu’il est le seul maître à bord de son histoire et que si vous pensiez qu’il n’arriverait pas à vous étonner alors c’est raté. Il est d’ailleurs vraiment très difficile de deviner les choses à l’avance tant l’auteur sait jouer avec le lecteur, on a beau essayer de vouloir assembler les pièces, tenter de deviner les choses, rien n’y fait l’auteur arrive vraiment toujours, à un moment ou à un autre, à nous sortir LE chapitre qui vient tout remettre en cause. L’histoire continue aussi à gagner en complexité, en densité tout au long de cette troisième intégrale. Alors, bien sûr en cherchant bien il y a quelques passages un peu longs, l’auteur donne parfois l’impression de s’attarder un peu trop sur les descriptions comme par exemple sur la nourriture et il est parfois difficile de savoir pourquoi s’attarder sur tel personnage, mais franchement tous ces points sont vite balayés une fois la dernière page tournée par le fait que le lecteur se retrouve immergé et emporté par l’histoire.

L’univers n’est pas en reste et n’est pas laissé de côté par l’auteur qui continue à aussi à le développer, le densifier et le complexifier. Il est d’ailleurs vraiment intéressant d’avoir pu en apprendre plus sur certains points comme par exemple sur les Sauvages derrières le mur, Les Autres ou encore sur de nouvelles régions que va découvrir par exemple Daenerys. Le fait de ne pas s’arrêter au Royaume des Sept Couronnes permet vraiment de découvrir d’autres cultures, d’autres façons de vivre vraiment intéressantes et captivantes. De plus l’auteur continue à développer tout l’aspect sur les différents dieux, leurs interactions dans cet univers et leurs desseins, à travers leurs émissaires, qui restent certes encore assez obscures. La magie prend encore un peu plus d’ampleur, sans non plus jamais vraiment devenir un élément imposant ou incontournable dont tout le monde pourrait se servir. Différentes magies qui ne manquent pas de charmes et d’attraits et dont j’attends de voir comment va continuer à s’en servir l’auteur.

Concernant les personnages on retrouve avec plaisir les protagonistes des tomes précédents qui continuent à se développer tout au long du roman, que ce soit émotionnellement mais aussi du point de vue de leurs envies et de leurs ambitions. Mais rien n’est gratuit et l’auteur nous le rappelle à chaque instant tant il peut aussi bien offrir aux personnages des moments de calme, mais aussi des moments de souffrances et de violences qui ne les laisseront pas intact. L’auteur nous dévoile aussi sa capacité à travailler et à rendre intéressant des personnages qui, aux premiers abords, paraissaient détestables, imbus d’eux-même et des autres. Je pense particulièrement à Jaime Lannister qu’on découvre dans ce tome et qui, finalement, au fil des pages, va gagner en intérêt, alors bien sûr il reste un personnage des plus détestables sur certains points, mais on comprend mieux ces motivations et ces actions. Par contre j’avoue, des fois je regrette que l’auteur tombe un peu dans le caricatural, je suis désolé pour Sansa, mais franchement si elle n’a pas encore compris que les princes charmants ça n’existait pas je ne sais pas ce qu’il lui faut pour lui faire comprendre. Dans tous les cas des personnages loin d’être manichéen, tout en nuance qui accroche facilement le lecteur.

La plume de l’auteur est toujours aussi soignée, prenante et captivante sachant nous plonger efficacement dès les premières pages dans son univers et son intrigue complexe. Un style vraiment
sombre dans un univers complexe et violent, sans non plus tomber dans l’excès ce qui est vraiment intéressant, mais qui n’est pas non plus à mettre entre toutes les mains. Une écriture dense et il vaut mieux rester concentré. Mais comme les autres tomes, parfois j’ai eu un peu de mal avec la traduction qui me paraît parfois un peu trop alambiqué, de plus quelques coquilles se sont glissées ici ou là dans le roman, rien de fondamentalement gênant mais ça surprend toujours quand on les repère. Par contre je trouve ça bien que la carte ainsi que le glossaire des personnages se soit étoffé un peu même si je le trouve encore un peu juste. Dans tous les cas ce troisième tome parait être le paroxysme de ce cycle et j’ai hâte de savoir ce que l’auteur va nous offrir dans le quatrième tout en m’inquiétant légèrement de savoir si l’auteur arrivera à garder la même densité et la même intensité.

En résumé : J’ai encore une fois passé un excellent moment avec ce roman qui se révèle, à mon avis, pour le moment le meilleur de la série, car l’auteur a décidé de frapper un grand coup dans son histoire et de rappeler que c’est lui qui est aux commandes de l’intrigue. Une intrigue qui se révèle vraiment pleine de surprise, saisissante et qui continue à se densifier et à se complexifier au fur et à mesure des tomes. Alors certes, on pourrait légèrement reprocher quelques longueurs et parfois un un peu trop de descriptions, mais franchement devant la force de ce troisième tome on oublie vite ces légers points. L’univers continue lui aussi à se développer, à se densifier, l’auteur continuant à nous faire découvrir de nouvelles contrées mais aussi nous permet de découvrir les sauvages, ou encore la magie, ou aussi les dieux. Les personnages sont toujours aussi intéressants, passionnants et denses et continuent à évoluer tout au fil des pages. L’auteur arrive même à nous faire accepter des personnages pas toujours très apprécié comme Jaime. Par contre, au bout de trois Tome je trouve toujours Sansa un peu cruche, certes elle apprend et évolue, mais à une vitesse de tortue. La plume de l’auteur est toujours aussi soignée, travaillée et captivante, dommage que par moment la traduction donne l’impression d’être mal faite. Vivement l’intégrale quatre.

 

Ma Note : 9,5/10

 

Retrouvez la chronique de Lyra ici.

Retrouvez la Chronique de Taliesin là.

Lasser, Un Privé sur le Nil – Sylvie Miller & Philippe Ward

Résumé : 1935, Le Caire. Jean-Philippe Lasser, détective privé de seconde zone, hante le bar de l’hôtel où il a posé ses valises et ses bureaux, en attendant le coup qui rapportera gros. Pour le moment, il ne décroche que des petites affaires, celles que tous ses confrères ont refusées…
La dernière en date pourrait bien changer la donne : la déesse Isis en personne vient lui demander de retrouver le très convoité manuscrit de Thot. Or, si l’opportunité peut le rendre plein aux as, elle peut aussi le laisser sur le carreau. Malgré ses réticences, il n’est pas en mesure de refuser : dans cette Égypte pharaonique où les Dieux marchent parmi les hommes, quand les premiers ordonnent, les seconds obéissent.
Délaissant son précieux seize ans d’âge, il se lance dans une succession d’enquêtes rocambolesques qui le verra peut-être devenir le seul, l’unique, détective des dieux !

Edition : Critic

 

Mon Avis : Après avoir découvert Lasser dans l’anthologie Contes de Villes et de Fusées paru chez Ad Astra, qui offrait un texte vraiment décalé et une reprise délirante et efficace du chat botté (ma chronique de l’anthologie ici), je me demandais s’il existait d’autres textes sur ce détective. Voilà chose faite avec la sortie de ce roman qui rassemble plusieurs enquêtes du détective dont celle que j’avais déjà lu dans l’anthologie. A noter que je trouve la couverture, illustrée par Ronan Toulhoat, vraiment sympathique même si par endroit un peu trop anguleuse à mon goût mais rien de bien méchant.

Lasser est l’archétype même du détective qu’on retrouve dans les romans noirs, détective plutôt médiocre et pas non plus vraiment reconnu qui cherche plus à rester assis dans son fauteuil à siroter un whisky qu’à travailler et qui a du mal à joindre les deux bouts, mais voilà les dieux en ont décidé autrement pour lui. On rentre très rapidement dans cette histoire qui ne ménage pas son lecteur, nous emportant dans plusieurs petites enquêtes qui se révèlent sans temps morts, pleines de rebondissements, de surprises, mais aussi avec beaucoup d’humour et de fraicheur. On sent bien que les auteurs se sont amusés à travailler ces histoires et cet amusement se retrouve dans la lecture où le lecteur oscille entre sourire et parfois franche rigolade. Le fait d’offrir de petites histoire permet aussi d’obtenir un rythme rapide et prenant, ce qui fait qu’on se laisse facilement emporter par les différentes aventures que rencontre le héros.

Mais voilà le fait d’offrir plusieurs enquêtes, courtes, les unes derrière les autres n’apporte pas non plus que des aspects positifs au livre et même si le rythme gagne en intensité, la révélation des témoins ou la découvertes des indices paraissent parfois un peu trop rapide et facile. Alors, certes j’ai apprécié le fait qu’on retrouve un détective qui agisse plus sur l’instinct que sur la technologie ou autre, mais parfois c’est assez surprenant la façon dont il résout les enquêtes. De plus on retrouve parfois les mêmes personnages dans différentes enquêtes ce qui donne parfois des répétitions, surtout dans le comportement et la présentation de ces personnages. Autre léger point qui m’a un peu dérange c’est la facilité du héros à obtenir des traitements ou autres qui le sort de situations dangereuses, je vais prendre pour exemple le fait que notre héros peut se faire tabasser et finir mal en point, pas de soucis, il existe un baume qui va guérir ses blessures en un claquement de doigts. Mais au final rien de vraiment gênant, car le but de ce premier roman n’est pas de plonger dans la réalité la complexité ou la densité, mais bien d’offrir un moment de lecture léger, captivant et vraiment sympathique et là les auteurs ont réussis leur pari.

L’univers mis en place par les auteurs et tout aussi intéressant à découvrir au fil des pages, un monde, mélange des genres, entre cette Egypte mystique et pleine de dieux facétieux qui joue avec les hommes et aussi cette ambiance très polar noir des années 20-30. Un mélange qui marche efficacement et qui fait qu’on a envie de découvrir cette Egypte qui nous est présentée. On sent aussi que les auteurs se sont renseignés pour créer leur univers, que ce soit aussi bien à travers les villes que les lieux visités. Par contre une petite carte aurait peut-être été un plus, car j’avoue que ma connaissance de la géographie Egyptienne n’est pas obligatoirement mon fort. Les auteurs n’oublient pas non plus l’humour principalement à travers la représentation de ces dieux et
de leurs comportements qui se révèlent principalement délirant, surtout par exemple, j’avoue, la représentation de Seth en mafiosi.

Concernant les personnages, finalement on s’accroche vite au personnage principal, ce détective limite looser qui ne cherche qu’à profiter de la vie à moindre frais et à siroter son whisky dans un bon fauteuil. Il se révèle attachant et surprenant et possède un petit air, j’ai trouvé, de Harry Dresden. Mais voilà il ne faut pas oublier non plus tous ces personnages secondaires qui se révèlent vraiment être des protagonistes hauts en couleurs, pleins de verves et de réparties et qui ne manquent pas de rendre les aventures du héros plus palpitantes et pleines d’humour que ce soit, comme je l’ai déjà dit, les dieux, mais aussi les différentes aides et associés que va rencontrer notre détective au cours de ses enquêtes.

La plume à quatre mains des auteurs se révèlent vraiment simple, entrainante, sachant nous plonger dans ces aventures avec facilité et sachant jongler entre les passages nerveux, rythmé et efficaces, mais aussi des passages plus calmes et nuancés ou encore plus humoristiques. Au final on sent que les auteurs se sont amusés et ont clairement voulu amuser le lecteur, ce qui se ressent tout au long du roman dont on a parfois du mal à lâcher tant il se révèle drôle et plein de vie malgré, certes, quelques points qui m’ont dérangé comme certaines facilités et quelques répétitions, mais rien de vraiment dérangeant. Dans tous les cas je lirai la suite avec plaisir et j’ai hâte de savoir ce que va nous réserver le tome deux qui sort le mois prochain abandonnant les enquêtes courtes pour un roman avec une seule enquête.

En résumé : J’ai passé un vraiment bon moment de lecture avec ce roman qui regroupe plusieurs enquêtes de Lasser le détective. L’histoire se révèle simple et efficace nous emportant facilement dans les aventures du héros, une histoire sans temps morts et pleines de surprises, mais qui voilà, par moment, tombe peut être un peu dans la facilité que ce soit dans la révélation d’indice ou par les témoins qui tombent au bon moment. De plus je reproche aussi peut être une légère répétition dans la présentation des personnages, mais voilà rien de dérangeant tant l’histoire se révèle agréable, pleine d’humour et efficace, le tout porté par un univers, mélange des genres qui se révèle intéressant et passionnant à découvrir. On s’attache facilement au héros un peu looser qui possède un petit air d’Harry Dresden et il est bien porté par des personnages secondaires pleins de mordants et hauts en couleurs. La plume à quatre mains des auteurs se révèlent simple et efficace et je lirai la suite des aventures de Lasser avec grand plaisir.

 

Ma Note : 7,5/10

Les Etranges Soeurs Wilcox Tome 1, Les Vampires de Londres – Fabrice Colin

Résumé : Londres 1888. Qui sont ces deux orphelines qui s’aventurent la nuit dans les rues mal famées ? Ignorent-elles qu’on peut y rencontrer Jack l’Eventreur ? Que des créatures plus terrifiantes encore, goules et vampires s’y livrent une lutte sans merci ? Mais Amber et Luna Wilcox ne sont pas des jeunes filles comme les autres. Sous leur frêle apparence se cache un terrible secret. C’est pour cela qu’elles ont été choisies. Par qui ? Impossible d’en dire plus. Sinon que la survie de l’empire britannique repose désormais sur les très étrangers soeurs Wilcox…

Edition : Gallimard Jeunesse

 

Mon Avis : Ce livre est un peu arrivé dans ma PAL par hasard, en effet lors de la dernière sortie TTBS ce livre a été proposé en prêt par Basset. Étant intrigué par le quatrième de couverture ainsi que par l’illustration de couverture, illustrée par Erwann Surcouf, que je trouve vraiment sympathique et agréable ce qui a pas mal joué sur le fait que j’ai décidé de découvrir ce premier tome de ce livre jeunesse.Je remercie donc Basset de m’avoir prêté ce livre.

Dès les premières pages on rentre facilement dans ce roman qui nous plonge directement dans l’histoire et surtout dans les malheurs qui frappent ces deux soeurs qui se réveillent dans un cimetière.Tout va très vite, les clans se forment rapidement, on découvre les ennemis et les alliès. L’auteur se permet même de multiplier les lignes d’intrigue qui s’entremêlent, chose assez rare pour un livre jeunesse. Il sait même facilement happer le lecteur en jouant sur les rebondissements et les retournements de situations ce qui fait qu’on se demande même jusqu’où va-t-il bien pouvoir nous emmener. Mais voilà le problème c’est que la suite ne répond pas aux attentes qu’avait l’air d’offrir le début de ce roman, ce qui est vraiment dommage.

Certes comme j’ai dit l’auteur multiplie des sortes de sous-intrigues, mélangeant le tout pour essayer de ne pas rendre la tâche trop aisée au lecteur de trouver la fin, mais voilà à force d’emmêler les histoires on obtient rapidement quelque chose que j’ai trouvé finalement lourd par moment. Surtout que bon, il faut bien l’avouer, certaines des sous-intrigues n’ont l’air de servir à rien mis à part remplir un chapitre, car trop vite résolue. Cette impression un peu trop touffue et dispersée fait que j’ai eu du mal à vraiment me plonger dans cette lecture ayant parfois l’impression que l’histoire allait dans tous les sens pour ne vraiment aboutir à rien. Ce qui est dommage car il y a quand même de bonnes choses dans ce roman, on ne s’ennuie jamais vraiment, l’histoire se révèle vive et sans temps morts, mais voilà je n’ai pas été complètement embarqué. De plus j’ai trouvé dommage que l’auteur passe sous silence certains développements qui m’ont paru important n’offrant ainsi qu’un résumé de quelques lignes ce qui est assez frustrant. Heureusement la conclusion plutôt énergique et vive vient remonter tout ça.

Concernant l’univers il se révèle assez intéressant, alors bien sûr il ne révolutionnera en rien le genre et se révèle loin d’être le plus original, mais l’auteur connaît bien ces classiques et nous offre donc, dans ce roman, un univers solide et efficace qui ne manque pas de charme. On retrouve dans cette Angleterre Victorienne tout ce qu’il faut de magie et de mystères pour charmer un minimum le lecteur et le tout sans le perdre en étant trop lourd ou compliqué. Entre vampire, magiciens ou encore sociétés secrètes il y a tout ce qu’il faut pour plaire à un lecteur jeune et moins jeune et le tout sans non plus trop tomber dans la caricature. Alors, bien sûr par moment on aimerait en savoir plus, que l’auteur nous développe plus tel ou tel point mais rien de bien méchant.

Pareil pour ce qui concerne les personnages j’ai eu quand même un peu de mal à vraiment m’accrocher à eux, par exemple les fameuses soeurs Wilcox elles m’ont paru interchangeable tant il est difficile de les différencier l’une de l’auteur dans leurs comportements. De plus leurs façons de prendre des décisions parait tellement aléatoire qu’on se pose des questions, comme par exemple rejeter l’aide d’un personne car elle parait louche, mais sortir dehors dans des ruelles avec un inconnu ne les dérangent en rien. De plus on nous présente ces soeurs comme proches l’une de l’autre, alors qu’elles passent leur temps à se cacher tout élément important, histoire de placer un peu de suspens. Autre point qui m’a dérangé, l’auteur réutilise certains personnages connus et j’avoue un personnage m’a énormément perturbé, c’est la réutilisation de Sherlock Holmes, mais un Sherlock complètement différent de l’idée que je m’en suis fait, ce qui fait que je n’ai pas du tout accroché à ce personnage en particulier. Les autres personnages secondaires restent intéressants, mais sont trop peu développés dans ce premier tome.

Le style de l’auteur est intéressant, il est un minimum travaillé et on sent aussi que l’auteur ne s’est pas lancé au hasard dans cette histoire,qu’il s’est renseigné sur l’époque et sur le côté magique et mystique. C’est là finalement que c’est vraiment dommage car j’ai bien senti tout le potentiel que possédait cette histoire et, malgré ma chronique, je ne sors pas complètement déçu de ma lecture. Mais voilà au final le roman n’a pas réussi à complètement m’embarquer et je ressors pas vraiment conquis par cette histoire. Peut être est-ce moi ou le fait que j’ai lu ce livre après Le Trône de Fer L’Intégrale 3, mais voilà je ne pense pas me lancer dans la suite. Je peux comprendre par contre que ce livre peut plaire car comme je l’ai dit il a du potentiel et si le lecteur arrive à s’attacher aux personnages il aura sûrement plus de facilité à apprécier la lecture.

En Résumé :Je ressors de ma lecture avec un avis vraiment mitigé. J’ai vraiment senti que cette histoire pouvait avoir un potentiel mais j’ai pas accroché plus que cela. L’intrigue n’est pas mauvaise en soir pour un livre jeunesse mais l’auteur cherche à multiplier les fils de sous-intrigues ce qui, au lieu de densifier l’histoire, l’a rendue à mon goût un peu trop brouillonne. J’ai eu aussi du mal à vraiment m’accrocher aux personnages, les soeurs Wilcox manquent de profondeurs et surtout ont des réactions un peu trop surprenantes et au bonheur la chance, de plus l’auteur réutilise des personnages connus et j’avoue je n’ai pas réussi à me retrouver dans le Sherlock Holmes présenté. Concernant l’univers il se révèle vraiment sympathique et solide sans être non plus des plus novateurs ou originaux, mais l’auteur a réussi à créer quelque chose d’intéressant. La plume de l’auteur se révèle plutôt agréable, mais voilà une histoire brouillonne et des personnages dont je n’ai pas accroché font que je ne lirai sûrement pas la suite.

 

Ma Note : 5/10

Tony Chu Détective Cannibale Tome 2, Un Goût de Paradis – Guillory & Layman

Résumé : Tony Chu, agent très spécial du département de Répression des Aliments et Stupéfiants, est sur la trace d’une plante étrange dont le goût ressemble exactement à celui du poulet ; poulet dont la consommation mondiale a été prohibée depuis d’obscurs cas de grippe aviaire. Son enquête le mène jusqu’à l’île paradisiaque de Yamapalu, un endroit idéal pour couler des jours heureux… et trouver une mort certaine.

Edition : Delcourt

 

Mon Avis : Après un premier tome qui se révélait vraiment déjanté et, le tout basé sur une idée originale qui m’a vraiment accroché dès le départ, il n’a pas fallu longtemps pour que ce second tome rejoigne ma PAL. Par contre, je l’avoue, j’ai mis un peu de temps pour le lire, la faute à un léger manque de temps, mais voilà la chose est maintenant réparé. La couverture est moins sanglante que celle du premier volume, mais parait toujours aussi fun et déjanté.

On retrouve nos héros à peu près là où on les avait quittés au tome précédent. Suite aux évènements Tony travaille toujours au RAS retrouve son ancien coéquipier. Ce qui est bien avec ce comics c’est qu’il ne se prend pas vraiment la tête en nous offrant des situations funs, enlevées et pleines d’ironies, même si parfois l’humour tombe un peu bas, ce qui n’est pas toujours ce qui m’accroche le plus. Les différentes enquêtes présentées dans ce tome vont amener notre détective à continuer à rencontrer un lot de protagonistes tout plus tarés les uns que les autres, dans un univers où il est interdit de consommer du poulet. L’idée originale du héros est toujours aussi intéressante et permet aussi des situations toujours plus cocasses.

L’univers mis en place par l’auteur est toujours aussi intéressant, décalé et coloré, avec cette interdiction de manger du poulet suite aux graves pertes qu’a causé la grippe aviaire. De plus l’ambiance très funky, style polar années 70/80, colle parfaitement à cette histoire et au monde que cherche à développer l’auteur. Le léger problème vient qu’à travers cette accumulation de petites histoires il n’y a pas encore de véritable fil rouge qui se dessine. On retrouve bien des personnages récurrents, mais rien qui permet de clairement définir une intrigue principale, ce qui est un peu dommage. Cela ne gêne en rien pour le moment, car ce n’est que le second tome, mais il ne faudrait pas trop faire trainer les choses sous peine de perdre le lecteur. Un tome pour présenter à chaque fois un vilain sans même parler de son but, on va vite se lasser.

Les personnages sont toujours aussi intéressants à découvrir et se révèlent surtout très drôles, plein de verves et de surprises ce qui les rend attachants. On en découvre un peu plus sur le premier équipier de Chu qu’on retrouve dans ce tome, même si j’ai trouvé qu’il n’était tout de même qu’esquissé, mais il devrait se développer dans les prochains tomes. Les personnages secondaires ne manquent pas d’attraits et parfois même de mystères et permet aussi de développer ainsi le personnage principal qu’est Tony Chu. Alors, bien sûr, on pourrait reprocher au héros d’être parfois un peu trop caricatural, mais je trouve que ça colle, pour le moment, parfaitement avec ce qu’essaye de nous présenter les auteurs.

Les graphismes sont, à mon goût, toujours aussi funky, stylés 70/80 et paraissent toujours aussi réussis, vivants et efficaces. Ils conservent ce trait caractéristique et anguleux, principalement sur les visages, qui peut surprendre mais finalement qu’on assimile très vite. Donc voilà un second tome que je trouve tout de même un léger ton en dessous du premier, car il est un peu difficile de pleinement repérer un fil rouge, mais qui se révèle toujours aussi fun, déjanté, vif et plaisant à lire. Je lirai donc la suite sans soucis.

En Résumé : J’ai passé un bon moment avec le second tome de cette série de comics qui se révèle toujours aussi plaisant à lire nous offrant une histoire vraiment pleine d’humour, d’action et dont l’idée originale d’un héros gouteur est toujours aussi bien traité avec humour et dérision. L’univers se révèle toujours aussi intéressant, solide et efficace et donne envie d’en savoir plus. Les personnages sont toujours aussi intéressants à découvrir, pleine de verve et d’humour et se révèlent attachants. Mon seul point faible et que finalement au bout de deux tomes il n’y a pas vraiment de fil rouge ou d’intrigue principale qui se détache, rien de bien méchant, mais il ne faudrait pas créer une série à rallonge simplement parce que le succès est présent. En tout cas un second tome agréable et efficace et je lirai la suite avec plaisir.

 

Ma Note : 7,5/10

Page 1 of 2

© 2010 - 2018 Blog-o-Livre