Mois : avril 2013 (Page 1 of 2)

Kel Tome 1, Noir et Blanc – Andréa Schwartz

Résumé : A l’aube de la Cinquième Ere, les Deux Empires sont une fois de plus au bord de la guerre.

Shelun la Cheveux-Noirs a perdu toute sa famille dans un raid ennemi. Née femme dans un monde dominé par les hommes, elle n’hésite pas à transgresser les interdits et à se travestir pour accomplir sa vengeance.

Or, la guerre est loin d’être la glorieuse aventure décrite dans les cantiques. Quant aux ennemis, ils ne sont peut-être pas tous les monstres qu’elle avait imaginés…

Edition : Rebelle

 

Mon Avis : J’ai décidé de lire ce livre un peu par hasard, en fait j’avoue même que je n’avais pas vraiment entendu parler de ce roman avant qu’on me contacte pour me demander si j’étais intéressé pour le découvrir. Je dois dire que le résumé se révélait sympathique et pouvait offrir quelque chose d’intéressant, ajouter à cela une couverture que j’ai trouvée vraiment agréable à regarder et j’ai donc décidé de me laisser tenter. Je remercie donc les éditions Rebelle ainsi que l’auteur pour m’avoir fait découvrir ce premier roman. Par contre, je pense qu’une relecture aurait été nécessaire avant publication, car j’ai repéré quand même des coquilles dont, par exemple, un @ qui se promène au milieu d’une page sans trop savoir pourquoi.

Autant l’avouer tout de suite ce premier roman ne révolutionnera sûrement pas le genre et manque clairement d’originalité, offrant une guerre sans merci depuis toujours entre deux clans qui se déteste et dont cette haine va pousser une jeune fille, Shelun, à rejoindre l’armée en se travestissant où elle va découvrir que rien n’est aussi simple. Et pourtant je dois bien avouer je me suis tout de même laisser assez facilement emporter par cette histoire, l’auteur nous livrant quelque chose de solide et de vraiment efficace. Alors bien sûr une impression de déjà-vu subsiste ce qui fait que le récit se révèle rapidement sans grosses surprises et quelque peu linéaire, mais ça n’empêche pas l’auteur d’offrir des rebondissements et des retournements de situations efficaces qui happent le lecteur efficacement, surtout dans la première moitié du roman. L’histoire se révèle agréable et on tourne les pages avec plaisir devant un rythme soutenu et efficace malgré
certaines facilités de l’auteur, surtout lors des scènes de combats, où je n’ai jamais vu quelqu’un décapiter des soldats aussi facilement. D’ailleurs cette facilitée est un peu dommage, car la scène de la danseuse y perd un peu en crédibilité, mais rien de bien gênant tant le roman ne manque pas de rythme et se révèle vraiment plaisant à lire.

Les batailles présentées par l’auteur sont vraiment efficaces et surtout très visuelles, on ne se perd jamais au milieu de cette marée humaine et les stratégies développées tout au long du récit par l’auteur sont clairement expliqués ce qui fait qu’on n’a jamais l’impression d’être perdu et on comprend parfaitement ce qui se passe, sans pour autant s’ennuyer devant trop d’explications. Mais voilà, à un moment, l’héroïne est obligée de rentrer, ce qui amène environ une centaine de page qui m’ont parue un peu longues et se basant sur un cycle d’attentes peut être un peu trop répétitif, même si le tout est toujours aussi bien écrit et ne manque pas de charme. Quelques coupes aurait peut-être évité ce léger passage à vide, mais très vite on retrouve de nouveau un rythme soutenu et efficace pour aboutir à une conclusion qui se révèle bien écrite et intéressante. De plus, avis personnel, mais l’histoire d’amour entre deux héros se révèlent vraiment bien menée, efficace et arrive à ne pas trop tomber dans la mièvrerie ce qui est une bonne chose à mon goût.

L’univers décrit par l’auteur se révèle vraiment intéressant, nous plongeant dans un monde qui pioche clairement vers l’univers asiatique avec ses guerriers et son côté traditionaliste. Un univers vraiment solide et bien développé qui donne clairement envie d’en apprendre plus sur ces différents peuples qui le compose et surtout les différents points de vue de ces peuples. Des peuples chez qui la tradition touche à l’honneur et que l’héroïne va inconsciemment bouleverser. L’auteur nous dévoile ainsi un univers très figé dans l’héritage et le folklore et qu’elle va essayer de sensibiliser et faire réfléchir le lecteur au fil des pages, souvent de façon efficace, mais parfois de façon un peu trop grossière pour ne pas voir arriver les grosses ficelles, surtout sur le débat homme/femme sur un champ de bataille. Malgré cela l’univers se révèle vraiment agréable à découvrir tout au long du roman, ne manque pas de charme et donne vraiment envie d’être découvert, encore plus si on est un minimum attiré par tout ce qui peut toucher à l’Asie.

Concernant les personnages je dois dire que l’héroïne se révèle être un personnage fort, charismatique et, franchement, têtue, avec qui on s’attache quand même assez rapidement et tout au long du roman. Un personnage dense, travaillé et soigné même si parfois son côté obstinée offre des situations quelques fois improbable du genre « je prends trois jours de vacances en plein milieu d’une guerre, c’est ainsi ». Concernant les personnages qui gravitent autour de Shelun, ils sont eux-aussi vraiment intéressants à découvrir et ne manquent ni de profondeur ni d’attrait même si l’auteur joue parfois un peu trop avec les secrets de certains personnages et qu’on aimerait clairement en apprendre plus sur eux, ce que je ne doute pas apparaitra dans les prochains tomes, mais crée quelquefois une légère frustration à tourner en rond.

La plume de l’auteur est vraiment l’un des points forts de ce roman, c’est ce qui fait que le lecteur se retrouve  facilement happé par cette histoire. Une plume vraiment efficace, dense et vive qui nous fait facilement plonger dans l’intrigue tout en alternant les scènes plus d’actions avec les scènes d’émotions et les descriptions, le tout sans jamais perdre le lecteur et en maintenant un rythme efficace. Pour un premier roman j’ai trouvé que l’auteur maîtrise bien son histoire qui est, certes, du déjà-vu, mais qui pourtant se lit facilement et avec plaisir. Je reprocherai juste certaines facilités dans les scènes de combat ou l’héroïne se transforme parfois en « super-héros » tant elle tue avec une facilité déconcertante et aussi des longueurs dans la partie hors de la guerre ou l’héroïne rentre chez elle, mais bon rien de véritablement gênant, car finalement, ce roman a beau manquer d’originalité, j’ai passé un bon moment de lecture. Je lirai donc la suite, quand elle sortira, avec plaisir pour voir comment l’auteur va faire évoluer son histoire.

En Résumé : J’ai passé un bon moment de lecture avec ce roman qui, certes, manque clairement d’originalité et offre une histoire qui ne renouvellera sûrement pas le genre, mais qui pourtant ne manque ni de charme ni d’attrait et se lit facilement et avec plaisir. La faute principalement à une plume clairement maîtrisée par l’auteur qui fait que le lecteur se retrouve happé par cette histoire pleine de rebondissement à défauts de surprises. L’univers mis en place par l’auteur se rapproche clairement du monde asiatique et se révèle plaisant entre tradition et modernisme et donc vraiment envie d’être découvert. Les personnages sont vraiment attachants et ne manquent pas de charismes même si parfois l’auteur chercher un peu trop à jouer le mystère sur un ou deux personnages ce qui frustre un peu le lecteur. Je reprocherai par contre une certaine facilitée de l’héroïne à tuer durant les combats et quelques longueurs vers le milieu du livre au moment ou l’héroïne rentre chez elle. Au final un premier tome sympathique, agréable et plutôt bien maîtrisé qui, certes, offre une histoire déjà vue, mais de façon efficace et solide et je lirai la suite avec plaisir.

 

Ma Note : 7,5/10

Lasser, Mariage à L’Egyptienne – Sylvie Miller & Philippe Ward

Résumé : 1935, Le Caire. Enfin ! Jean-Philippe Lasser vient de décrocher le jackpot, l’affaire qui lui vaudra la Une des journaux… ou la rubrique nécrologique.
Le mariage inédit qui doit rapprocher dieux grecs et égyptiens risque de prendre une fâcheuse tournure : la future mariée a disparu ! Fugue ? Enlèvement ? Complot ? Si la promise ne réapparaît pas très vite, le vin de noces pourrait bien tourner au vinaigre. Armé de son intuition et de son pur malt, Lasser plonge au coeur des intrigues divines, où mensonge et trahison sont la règle. Le compte à rebours est lancé : le détective des dieux n’a pas le droit à l’erreur, et encore moins de tomber amoureux…

Edition : Critic

 

Mon Avis : Je dois bien avouer que le premier tome des aventures de Lasser, détective privé, m’avait convaincu en offrant une histoire fun, sans temps morts, pleine d’humour et avec des personnages hauts en couleurs malgré quelques facilités et simplicités (ma chronique ici). J’avais donc hâte de savoir ce que pouvait proposer les auteurs avec ce second tome. Par conséquent, lors du festival Trolls & Légendes, je n’ai pas attendu longtemps avant de repartir avec mon exemplaire de ce Mariage à L’Egyptienne. À noter que je trouve la couverture, toujours illustrée par Ronan Toulhoat, vraiment réussie.

Changement de style avec ce roman, car Lasser n’aura pas plusieurs petites enquêtes, mais une seule, et quelle enquête, car il va devoir retrouver la future femme de Horus. De nouveau on rentre
facilement, dès les premières pages, dans cette histoire qui récupère les qualités que possédait le premier tome, c’est-à-dire une histoire vive, efficace où le lecteur ne s’ennuie jamais vraiment et prends du bon temps le tout possédant un humour efficace et plein de fraicheur. Pourtant, cette intrigue va se révéler, un peu plus sombre que les précédentes et va amener notre enquêteur préféré dans des situations toutes plus inextricables les unes que les autres, le pousser dans ses derniers retranchements. C’est donc avec grand plaisir qu’on se laisse emporter par cette histoire et cette enquête unique, le lecteur ne s’ennuyant jamais vraiment devant les rebondissements et les retournements de situation parfaitement maîtrisés et tourne les pages avec un plaisir certain.

L’univers mis en place par les auteurs est toujours aussi intéressant, l’idée de placer les dieux aux côtés des hommes avec tous les avantages et les conséquences que ça peut avoir, mais aussi de la traiter un peu à la façon Jet Set apporte clairement son lot de surprise et de situations cocasses qui font que le lecteur ne manque jamais de s’ennuyer à travers ce ton léger et plaisant. L’univers des années 30 colle parfaitement bien avec ces dieux qui se la jouent parfois un peu mafieux, mais aussi du point de vue de la construction de l’histoire avec l’archétype du détective privé qui doit mener l’enquête. Les auteurs continuent aussi à développer les mythologies, car, en plus des divinités égyptiennes, on retrouve aussi des divinités grecques et gauloises, ce qui permet ainsi d’agrandir et d’approfondir un peu plus l’univers. Notre héros va aussi quitter le Caire et ses environs et commence donc à découvrir un peu plus de ce monde, un monde mélange de magie et normalité, et qui se révèle vraiment convivial et intéressant.

Mais voilà, comme je l’ai dit, j’ai retrouvé le même plaisir à lire ce livre que le premier tome, mais j’y ai aussi retrouvé quand même certains des défauts qui marquaient le volume précédent. Certains rebondissements sont, à mon avis, résolus trop rapidement, chaque chapitre ayant quasiment son problème et sa résolution dans la foulée, ce qui est dommage. De plus Lasser arrive toujours à trouver la bonne personne qui débloque la solution en quelques pages, que ce soit un ami ou l’ami d’un ami ils apportent toujours la réponse au problème mais surtout ils viennent l’aider de bon coeur sans parfois même le connaitre ou remettre en cause ses motivations. Ce qui n’empêche clairement pas ce livre d’apporter son lot de surprises et de sensations fortes avec un rythme soutenu tout du long, mais voilà le fait de résoudre tout trop rapidement, et parfois avec simplicité, provoque une légère frustration du lecteur. Un roman qui, en tout cas, remplit bien son rôle de divertissement.

Concernant les personnages, on s’accroche toujours aussi rapidement à eux et on retrouve avec plaisir tous les personnages rencontrés dans le premier tome ainsi que des nouveaux qui se révèlent toujours aussi truculents et efficaces. Lasser entre parfaitement dans l’archétype du détective efficace, mais un peu looser qui ne cherche qu’à profiter pleinement de la vie sans soucier des autres, même si parfois il tombe un peu trop dans la caricature. Fazimel est toujours aussi efficace et, clairement, on a envie d’en savoir plus sur elle, car elle a l’air d’être bien plus qu’une simple réceptionniste. On retrouve aussi avec grand plaisir le chat Ouabbou qui vient apporter à notre enquêteur sa dose d’efficacité, de logique et d’humour. Ajouter à cela un panel de
personnages secondaires tous plus efficaces les uns que les autres, ce qui rend chaque personnage intéressant à découvrir, même ces dieux imbu de leurs personnes. Par contre, je n’ai pas accroché plus que cela sur la relation entre Lasser et Médée, car, malgré le côté sulfureux de l’héroïne qui colle parfaitement à l’univers, je suis resté assez distant vis-à-vis de ses sentiments qu’on essaye de nous vendre, l’impression que cette relation se basait plus sur le côté physique et charnel sans sentiments que sur un amour cohérent.

La plume des auteurs est toujours aussi vive, efficace et prenante tout au long de ce roman ce qui fait qu’on se laisse donc facilement emporter dans ces aventures. Le mélange entre humour, action et univers des années 30 se marie parfaitement et offre une aventure efficace et des plus divertissante. J’attendais beaucoup de ce roman qui offrait une enquête unique, et je dois dire que j’y ai retrouvé le même plaisir de lecture et le même divertissement que le premier tome, même si on y retrouve aussi les mêmes défauts et les mêmes facilités. Dans tous les cas je lirai le troisième tome des aventures de Lasser avec un grand plaisir.

En Résumé : J’ai passé un bon moment de lecture avec ce second tome des aventures de Lasser qui nous offrait sa première grosse enquête au héros. L’histoire se révèle toujours aussi efficace, vive et captivante et on tourne les pages avec plaisir même si les rebondissements sont parfois traités avec un peu de trop de facilité et que le héros tombe toujours sur la bonne personne au bon moment, ce qui est légèrement dommage. L’univers mis en avant est toujours aussi vaste et intéressant à découvrir et les personnages sont toujours aussi attachants et soigné apportant leurs lots de caractères différents. Par contre, j’avoue, je suis resté de marbre concernant la relation ambigu entre Lasser et Médée. Concernant la plume des auteurs elle est toujours aussi vive, efficace et captivante et nous plonge facilement dans l’histoire. Au final un second tome plus qu’efficace, qui se lit avec toujours autant de plaisir malgré parfois sa simplicité et ses facilités et je lirai la suite avec grand plaisir.

 

Ma Note : 7,5/10

Le Puits des Mémoires Tome 1, La Traque – Gabriel Katz

Résumé : Trois hommes se réveillent dans les débris d’un chariot pénitentiaire accidenté en pleine montagne. Aucun d’eux n’a le moindre souvenir de son nom, de son passé, de la raison pour laquelle il se trouve là, en haillons, dans un pays inconnu. Sur leurs traces, une horde de guerriers, venue de l’autre bout du monde, mettra le royaume à feu et à sang pour les retrouver.

Fugitifs, mis à prix, impitoyablement traqués pour une raison mystérieuse, Olen, Karib et Nils se découvrent au fil des pages, au fur et à mesure que leur passé les rattrape, et vont devoir survivre dans un monde où règnent la violence, les complots et la magie noire…

Edition : Scrineo

 

Mon Avis : Je dois bien avouer que le premier tome de cette série me tentait  depuis un bon moment déjà. D’ailleurs il y a quelques mois, suite aussi aux avis positifs que j’ai lus sur la série, je me suis même procuré ce livre, mais voilà il a un peu stagné dans ma PAL qui, comme vous devez commencer à vous en douter commence à prendre un peu de place. Il a fallu ma rencontre avec l’auteur lors de Trolls & Légendes et l’insistance de certaines personnes pour que je me lance (enfin) dans la lecture de ce roman. Concernant la couverture, illustrée par Miguel Coimbra, je la trouve vraiment sympathique et réussie.

Le roman démarre fort, on retrouve les trois héros, enfermés dans une boite et sans aucun souvenir. Tout va aller très vite. L’auteur nous plonge directement dans son histoire avec un départ sans temps mort, haletant, plein de surprises et surtout d’action, mais surtout qui repose son intrigue sur l’amnésie de nos héros, sachant jouer avec les surprises et les rebondissements pour saisir le lecteur. Tout le long du roman on se demande d’ailleurs bien ce que cachent nos héros. Sont-ils bon ou mauvais? Manipulé ou hors la loi? C’est cette absence de passé et d’histoire de nos héros qui fait qu’on se retrouve facilement emporter dans ce premier tome, car pour le reste on retrouve, au final, un déroulement de l’histoire assez classique, certes bien construit par l’auteur et efficace, mais qui ne révolutionne pas non plus le genre. J’ai trouvé par contre un peu dommage que la tension née des premiers chapitre s’apaisent par la suite, reposant alors plus l’histoire sur la quête de leurs identités à travers le voyage, certes mouvementé, des héros que sur cette sorte de course poursuite pour leur survie annoncé dans les premiers chapitres. Rien de dérangeant, car le rythme reste tout de même efficace, soutenu et entrainant, mais qui se révèle quand même un peu surprenant et légèrement frustrant le temps de se recentrer sur l’histoire.

Par contre, une des grandes réussites de l’auteur et clairement de prendre les codes de la Fantasy et de s’amuser à les contourner, voir les casser de façon cynique et pleine d’humour. Exit le guerrier massif et sans cervelle ici le guerrier est un bellâtre tandis que le personnage imposant se révèle être un mage de guerre. Et on retrouve ainsi au fil des pages des points que l’auteur s’amuse à détourner et qui, j’avoue, m’ont plu, m’ont fait rire et ajoute une touche de fraicheur à ce roman. Un roman qui oscille d’ailleurs entre passage vif et léger, mais aussi entre passage plus noir, plus sombre, plus violents, les aventures de nos héros se révélant loin d’être une partie de plaisir, devant lutter pour survivre et pour avancer face à cette traque sans merci devenant les hommes les plus recherchés du pays. Je reprocherai juste à l’auteur une certaine naïveté, surtout vis-à-vis des personnages qui parfois tombent, à mon goût, trop facilement décontenancé voir surpris par certains évènements. Concernant l’univers là aussi l’auteur ne révolutionnera pas le genre, mais il nous offre clairement un monde solide et efficace, même si parfois il m’a paru un peu trop ressemblé à un univers de jeu vidéo. Entre magie, nécromancie, mystères cet univers offre un cadre vraiment sympathique au voyage et aux aventures des protagonistes.

Concernant les personnages il faut bien avouer qu’ils se révèlent sympathiques, attrayants et efficaces malgré le fait qu’ils ne se souviennent pas de leurs passés. On s’attache donc facilement à eux et on les suit avec grand plaisir tout au long de leurs aventures. Nos trois héros se révèlent totalement différents et pourtant vraiment complémentaires, que ce soit dans l’action, mais aussi dans les passages plus calmes et reposés. Entre Olen le tombeur de ses dames qui sait charmer et inventer des histoires,  Karib est son côté naïf et innocent ou encore Nils avare en parole mais qui se révèle cynique et percutant autant dans ses discours que dans sa façon de vivre, chaque personnage se révèle une énigme qu’on cherche à résoudre et donne envie d’être découverts au fil des pages. Concernant les personnages secondaires ils se révèlent eux aussi intéressants et bien construits, même si une ou deux fois ils manquaient, à mon goût, d’un peu de profondeur. L’auteur s’amuse ici aussi avec le lecteur nous offrant souvent des personnages à contre-courant de ce qu’on pourrait se douter, par contre je reprocherai tout de même un peu trop de familiarité concernant tous les personnages, le roi parlant limite de la même façon que le paysan.

Le style de l’auteur se révèle efficace et percutant même si parfois il prend un peu son temps. On se retrouve  facilement plongé dans cette histoire efficace et captivante malgré, parfois, clairement un manque d’originalité. L’une des grandes force de ce roman et de savoir prendre à contre-pied, que ce soit les codes de la fantasy, mais aussi la présentation des personnages, nous offrant alors une histoire qui oscille habilement entre passages plein d’humour de cynisme, mais aussi des passages plus sombres, plus noirs, plus violents, ce qui offre une lecture vraiment prenante et intéressante. Je reprocherai par contre des dialogues parfois inutiles et trop simplistes. Alors certes, le roman est loin d’être parfait, possédant sa naïveté et quelques longueurs, mais on trouve ici un premier tome vraiment solide et efficace qui ouvre un cycle intéressant et dont la conclusion de ce premier tome donne clairement envie de lire la suite.

En Résumé : J’ai passé un bon moment avec ce livre qui offre une histoire, certes classique dans son développement, mais vraiment captivante par la présentation de ces personnages amnésiques à la recherche de leurs passés. Le livre démarre fort et même si le rythme se dilue au fil des pages, laissant un peu de côté la traque pour la quête d’identité, il reste tout de même soutenu et efficace, happant facilement le lecteur. L’univers se révèle certes sans surprises et déjà-vu mais s’avère solide et offre un cadre efficace, à défaut d’être surprenant, à nos héros. Je reprocherai par contre une certaine naïveté principalement dans certaines réactions des personnages. Concernant les protagonistes ils se révèlent vraiment intéressant différents et pourtant complémentaires et on s’attache facilement à eux le tout porté aussi par des personnages secondaires intéressants même si parfois ils manquent de profondeurs. La plume de l’auteur  est percutante et entrainante et sait emporter le lecteur même si, parfois, j’ai trouvé certains dialogues un peu simplistes voir inutiles et un peu trop de familiarité dans la façon de parler des personnages, le roi parlant de la même façon que le paysan.

 

Ma Note : 7,5/10

Feed Tome 2, Deadline – Mira Grant

Résumé : Shaun Mason part à la dérive. Il a tout perdu, et l’homme de terrain qui taquinait le mort-vivant au petit déjeuner n’a plus le goût de rien, si ce n’est celui de la vengeance. Lorsqu’une chercheuse rebelle du CCPM lui demande son aide, une horde de zombies affamés sur les talons, Shaun découvre, effaré, la véritable étendue du complot que sa soeur et lui avaient mis au jour. Les implications à l’échelle médicale autant qu’humaine dépassent tout ce qu’ils avaient imaginé. Le virus n’a jamais frappé au hasard et le temps presse : il lui faut
démasquer les responsables dans l’ombre avant qu’un second Jour des Morts balaie les survivants…

Edition : Bragelonne

 

Mon Avis : Je dois bien dire que j’attendais beaucoup de ce livre car, après un premier tome qui se révélait vraiment efficace, plein de surprises, de rebondissements et qui offrait une histoire vraiment intelligente et soignée (ma chronique du tome 1 ici), j’avais hâte de savoir ce que pouvait nous proposer l’auteur pour cette suite. De plus étant plutôt un amoureux de la littérature de zombies j’allais encore moins manquer ce second tome, même si j’avais un léger doute suite à la fin du premier tome, principalement sur les personnages. La couverture reste dans la lignée du premier, plutôt sanglante et se révélant efficace. RISQUE DE SPOILER, ayant besoin de révéler des zone du tome un dans ma chronique pour parler de ce livre, mais aussi de parler de ce tome pour expliquer mon point de vue. Par contre, je pousse un petit coup de gueule contre l’éditeur car une relecture n’aurait pas été du superflu parfois.

Un an s’est écoulé depuis la fin du premier tome et on retrouve Shaun qui tente tant bien de survivre après la mort de sa soeur et pour cela il s’investit pleinement dans son blog d’information et son équipe, jusqu’au jour où une chercheuse du CCPM le rejoint avec des révélations. Alors, autant le dire tout de suite j’ai eu du mal à complètement accrocher à ce second tome, l’histoire ayant du mal à m’embarquer complètement. Pourtant, tout est là pour emporter le lecteur un complot médical, des révélations, énormément de rebondissements, de l’action et des surprises, mais voilà j’ai clairement eu l’impression que l’auteur avait du mal à mettre tout ça en forme, elle donnait l’impression de prendre trop son temps et de ne pas savoir où elle allait. Tout commençait bien avec un démarrage qui dépote et sans temps morts, avec de nouvelles révélations sur le virus, mais très vite l’auteur tombe dans une sorte de cycle répétitif qui clairement m’a ennuyé et repose sur le fait que, finalement, Shaun possède la finesse d’un rhinocéros. C’est simple dès le début on sait que le CCPM cache la vérité et va donc chercher à faire disparaitre Shaun et son équipe, comme toute personne intelligente il décide donc d’aller se présenter au CCPM pour chercher la vérité (oui oui vous avez bien lu, limite il aurait pu mettre un panneau sur sa tête avec « je suis le mec à abattre »), ça ne marche pas, il manque de mourir, il retourne donc se cacher puis il va obtenir de nouvelles informations qui vont faire qu’il décide de retourner au …… CCPM, logique quand tu nous tiens. Il m’a été aussi parfois difficile d’admettre que devant un tel rapport de force entre le CCPM et un groupe de blogueurs, les protagonistes puissent faire autant de choses si facilement.

Pourtant c’est bien dommage car, ce n’est pas non plus mauvais, l’auteur arrive toujours à maintenir une certaine tension et un rythme efficace pour tenter d’emporter le lecteur grâce à des retournements de situations efficaces, dont certains « retournent » le lecteur, mais voilà ils concernent soit des intrigues secondaires, soit des révélations par rapport à des évènements du premier tome. L’intrigue principale donne clairement l’impression de ne pas avancer et l’auteur se focalisant plus sur la fuite en avant pour la survie de Shaun et son équipe qu’elle en oublie tout l’aspect développement politique et la conspiration de Feed. On aurait pu croire que l’action aurait pris le dessus, mais même pas tant l’auteur tombe dans des développements et des explications qui sont parfois même un peu longue. Je reproche aussi à l’auteur certaines facilités comme par exemple ce qui concerne Maggie, cette fille de riches milliardaires qui possède les dernières technologies de pointe, aussi un débat sur l’éthique médicale assez louche, montrant presque que si tu obtiens des résultats tu peux tout te permettre du moment que tu ne joues pas avec l’homme (Chiens, Chats si vous n’avez rien à faire venez vous faire infecter pour la science) ou encore un débat sur le journalisme parfois clairement trop simpliste.

Heureusement, les cent dernières pages remontent clairement le niveau nous offrant enfin quelque chose d’haletant, sans temps morts et surtout bien construit qui a enfin fait que je me suis senti concerné par l’histoire et le devenir des personnages. L’auteur nous retourne sur cette dernière partie avec LE rebondissement efficace et elle vient clôturer son intrigue avec un Cliffangher qui force clairement à lire le troisième tome. C’est d’ailleurs peut être là que le bât blesse, car j’ai eu l’impression de tourner en rond pendant 400 pages et me retrouver avec 100 pages qui se révèlent être plus une première partie d’un tome qu’une conclusion. Franchement, je m’avance peut être, mais elle aurait mis ces 100 dernières pages au début du troisième tome et se limiter à écrire un diptyque je pense que ça aurait été suffisant. Concernant l’univers, comme le Tome un on n’est clairement pas dans un roman 100% de zombies, les zombies ne servant qu’à montrer les effets d’une catastrophe sur la population, leurs réactions face à cette crise, mais voilà je trouve que dans ce tome on ne voit que deux fois les zombies, au début et à la fin, ce qui est quand même un peu dommage. Donc si vous cherchez un livre où c’est rempli de zombies avec plein d’action passez votre chemin ce n’est pas ce que recherche l’auteur, elle cherche plus à nous offrir une conspiration.

Concernant les personnages je dois dire que je n’ai pas été complètement convaincu. Par rapport au premier tome on perd cette triangulaire équilibrée entre Shaun, Georgia et Buffy pour se retrouver qu’avec Shaun qui, clairement, ne m’a pas vraiment convaincu en tant que personnage principal et narrateur. Le problème vient principalement du fait que Shaun est violent, il le dit lui-même, il a déjà frappé ses collaborateurs et le plus souvent pour des broutilles que ce soit un problème informatique ou encore un argumentaire qui le contrariait. Il a tout le temps besoin de se défouler et le plus souvent sur un mur voir sur ses collègues et amis. Alors, on va me dire qu’il a souffert, je comprends bien, mais j’ai du mal à accepter cette mentalité du « je t’aime, mais je te frappe, ce n’est pas de ma faute c’est mon côté j’ai trop souffert j’évacue », de plus ça remet en cause toute la cohésion du groupe car j’ai clairement du mal à imaginer comment des collègues, avec un patron un minimum violent, puissent se sacrifier pour lui ou ne se sont pas encore barrés en courant. Autre point qui m’a dérangé, Shaun, suite au décès de sa soeur, l’a « recréer » dans sa tête, mais c’est parfois mal géré par l’auteur car ça rend parfois Shaun beaucoup plus intelligent et intuitif que ce qu’il paraissait être dans le premier tome grâce à sa sœur clairement imaginaire. Concernant les personnages qui gravitent autour de lui ils sont intéressants, bien construits, mais tombent parfois un peu dans la caricature.

La plume de l’auteur est toujours aussi simple, efficace et entrainante et c’est justement ça qui est dommage, car si elle n’avait clairement pas transformé ce second tome en introduction pour le troisième tome, ce livre aurait sûrement était une meilleure réussite. Par contre, je ne l’avais pas trop éprouvé dans le premier tome, mais je l’ai plus ressenti dans ce tome, c’est la capacité de l’auteur à se répéter énormément comme par exemple sur les aiguilles des testeurs, le café ou encore le coca. Je trouve aussi tout de même dommage que l’auteur ait un peu laisser tomber le côté développement politique du premier tome pour simplement se consacrer à cette enquête médicale qui d’ailleurs ne possède pas de réponse finale et finalement peu de développement dans ce tome et sert juste de lancement au troisième. Alors, j’ai quand même passé un moment sympathique avec ce livre, principalement grâce aux 100 dernières pages, mais voilà j’attendais peut être trop de ce second roman.

En Résumé : Je suis un peu déçu de ma lecture de ce second tome, la lecture s’est révélé moyenne, mais surtout s’est clairement révélé en dessous des attentes que j’avais concernant la suite de feed. La faute à une intrigue, certes entrainante et qui se lit facilement, mais qui donne l’impression de tourner en rond et qui abandonne clairement des aspects intéressants du premier tome comme l’aspect politique. De plus l’auteur s’offre quelques longueurs dans des explications et quelques simplicités qui m’ont un peu dérangé. Heureusement les 100 dernières pages relèvent clairement le niveau redevenant une histoire haletante et dont la fin appelle obligatoirement à lire la suite. Concernant les personnages j’avoue je n’ai pas accroché plus que cela à Shaun qui est un personnage violent et sans raison. Pour ce qui est des personnages secondaires ils sont intéressants même si parfois un peu caricaturaux. La plume de l’auteur est toujours aussi vivante et énergique même si l’auteur tombe facilement dans la répétition. Par contre, tout comme le premier tome, ce livre n’est pas un livre sur les zombies, les morts-vivants n’étant là que comme cause d’un changement dans le monde donc si vous cherchez des zombies il y en aura très peu. Malgré ma légère déception je lirai quand même la suite mais j’ai clairement eu l’impression que ce tome ne servait que d’introduction au troisième tome.

 

Ma Note : 6/10

Il Etait une Fois en France Tome 1, L’Empire de Monsieur Joseph – Nury & Vallée

Résumé : Il Etait Une Fois en France conte l’histoire de Joseph Joanovici, juif roumain devenu l’homme le plus riche de France pendant l’occupation. Ferrailleur, collabo, résistant, il fut pour certain un criminel, pour d’autres un héros. C’est le cheminement de ce personnage ambigu baptisé le Roi de Paris, par ceux qui ont croisé sa route, que relate avec justesse cette saga au thème délicat. Monsieur Joseph se confie sur son lit de mort aux côtés de Lucie Fer, celle qui fut sa plus fidèle compagne.
Intelligence avec l’ennemi, corruption de fonctionnaires, contrebande, enrichissement personnel et même meurtre seront reprochés à la Libération à celui qui possédait pendant l’occupation un appartement en plein cœur de la préfecture de police. Portant fièrement la rosette de la résistance, Joseph reçoit les plus huppés du Tout-Paris, alors que de sombres nuages annoncent la fin de son règne.

 

Edition : Glénat

 

 

Mon Avis : Cette bande dessinée me faisait de l’oeil depuis un bon moment maintenant, en effet les nombreuses critiques positives ainsi que les nombreux échos entendus sur ce cycle me donnaient vraiment envie de me lancer dans cette série. Surtout que le sujet en lui-même, traiter de la vie complexe de Joseph Joanovici, s’annonçait comme un thème assez difficile, et, selon la façon dont les auteurs allaient le traiter aurai pu être casse gueule. Vu que le cycle est maintenant complet j’ai donc décidé de me lancer enfin dans sa lecture.

On découvre donc la vie de Joseph Joanovici, personnage qui va se révéler vraiment ambigu du début à la fin, ne sachant jamais de quel côté il était se retrouvant souvent dans différents « camps ». C’est d’ailleurs là-dessus que va se reposer la BD, sur cette ambiguïté qu’on retrouve tout au long de ce premier tome, nous présentant un personnage charismatique, mais dont on a du mal à définir ses objectifs et ses attentes. Justement les auteurs ne prenant jamais parti laissent au lecteur le soin de se faire lui-même sa propre décision au fil des pages, de juger les actes de ce personnage. La narration mise en place par les auteurs repose principalement sur les flashbacks offrant une certaine dynamique entrainante et rythmée qui fait que le lecteur se laisse emporter par l’histoire, même si j’avoue parfois on a l’impression de se perdre d’un point de vue chronologique tant on change d’époque régulièrement, mais rien de bien dérangeant.

Les auteurs nous livrent donc une BD historique vraiment réussie, dense et efficace le tout se situant entre la seconde guerre mondiale et l’après guerre, une époque qui m’intéresse toujours de
découvrir. Les différentes époques rencontrés sont parfaitement représentés. Ce premier tome comporte aussi pas mal de personnages et se révèlent tous vraiment intéressants à suivre, à découvrir et tous se révèlent vraiment complexes et ambigus, car même le fameux juge qui cherche à faire tomber le héros n’est pas exempt de tous reproches. C’est justement ces personnages qui sont loin d’être tout blanc ou tout noir qui font une des grandes réussites de cette oeuvre. Chaque lecteur se fera son propre avis sur qui a raison ou qui a tort, doit-on parfois sacrifier sa vie pour une bonne cause? Une histoire sombre, violente qui rappelle un peu certains films de gangsters et où tous les personnages ne devraient pas s’en sortir indemne.

Concernant les graphismes je dois dire qu’ils se révèlent assez classiques dans leurs représentations, mais se révèlent vraiment efficace et bien maîtrisés par le dessinateur et collent parfaitement à l’histoire. Il joue énormément sur les plans rapprochés des personnages et permet ainsi de mettre en avant une description des protagonistes facilement reconnaissable avec des visages assez marqués et percutants. Les émotions sont fidèlement retranscrites et les scènes un peu plus d’action sont parfaitement maîtrisées. Au final voilà un premier tome vraiment efficace et qui donne clairement envie de lire la suite et d’en apprendre plus sur la vie de Jospeh Joanovici avant de pouvoir se faire son avis, voir le juger.

En Résumé : J’ai finalement passé un très bon moment de lecture avec cette Bande Dessinée qui donne clairement envie de lire la suite pour en apprendre plus sur ce personnage vraiment ambigu de la seconde guerre mondiale et de l’après guerre qu’est Joseph Joanovici. Les auteurs nous offrent clairement une histoire sans parti pris ou chaque lecteur devra se faire son propre avis sur l’histoire et ses personnages. Les personnages se révèlent tous complexes, denses et passionnants à découvrir, n’étant ni noir, ni blanc et ne cherchant simplement qu’à faire ce qu’il leur parait juste au fur et à mesure des pages qu’on tourne avec plaisir. Les graphismes sont certes classiques, mais maîtrisés et efficaces surtout dans la représentation des personnages. Je lirai la suite avec plaisir.

 

Ma Note : 8/10

Le Dernier Apprenti Sorcier Tome 3, Murmures Souterrains – Ben Aaronovitch

Résumé : Un cadavre abandonné dans les entrailles de la station Baker Street, voilà tout ce qu’il reste de James Gallagher, jeune Américain étudiant à Londres. Sa riche famille est bien décidée à aller jusqu’au fond des choses pour comprendre les circonstances du drame.

Le problème, c’est que le fond des choses est situé bien plus profond que quiconque ne pourrait l’imaginer. Quiconque, sauf l’inspecteur Thomas Nightingale, officiellement le dernier sorcier de Londres, et son apprenti, Peter Grant.

C’est à ce dernier qu’échoit la mission d’arpenter les couloirs hantés du plus vieux et désormais du plus mortel réseau métropolitain du monde. Mais au moins ne sera-t-il pas seul. Le FBI lui a envoyé un agent de choc : jeune, ambitieuse, belle à se damner… Comme quoi, la vie réserve parfois quelques bonnes surprises!

Edition : Nouveaux Millénaires

 

Mon Avis : Les deux premiers tomes de cette série de Fantasy Urbaine se sont révélés vraiment très plaisant à lire, efficaces, prenants et bien menés, le tout dans un Londres qui continue à se révéler fascinante et mystérieuse au fil des tomes (chronique du Tome 1 ici et du Tome 2 ). J’avais donc hâte de pouvoir découvrir la suite des aventures de l’agent Grant et de savoir ce qu’allait nous proposer l’auteur dans ce nouveau tome. L’illustration de couverture est toujours aussi sympathique, posant cette fois clairement le métro comme point de départ de l’histoire, mais j’avoue tout de même une petite préférence pour les couvertures anglaises.

Pour ce troisième tome je dois dire que j’attendais beaucoup de l’intrigue, l’auteur ayant mis en place un fil rouge à la fin du second tome avec le fait que la Folie n’est peut-être pas le seul lieu où on peut trouver des magiciens et qu’ils ne cherchent pas tous à respecter la loi. Je dois bien dire que ce troisième tome ne m’a pas déçu, car l’auteur vient mélanger habilement deux intrigues, celle, un peu light, mais passionnante, sur son Magicien sans Visage et celle, plus développée et tout aussi intéressante sur ce nouveau cadavre découvert dans les entrailles du métro. Il arrive à jongler avec les deux sans jamais perdre le lecteur ou le frustrer. L’auteur continue à jouer de façon astucieuse entre l’enquête policière et la plongée dans ce monde fantastique de la magie, ce monde plein de mystères et de surprises. Il arrive aussi à nous emporter dans une enquête vraiment intéressante et bien rythmé et réussit surtout à ne pas plonger dans la surenchère de magie, elle est présente, mais elle est loin de toujours aider, voir sauver, notre héros, même si elle se révèle forte utiles. Une histoire vraiment sombre, pleine d’humour et toute aussi efficace que les deux premiers tomes qui fait qu’on tourne les pages avec facilité et l’envie d’en savoir plus. Par contre, parfois l’auteur se laisser aller à un peu de longueurs qui, je ne le doute pas, serviront plus tard, mais paraissent survenir un peu par surprise dans le tome et ne rien apporter pour le moment, rien de bien méchant.

L’univers mis en place par l’auteur se révèle toujours aussi riche, dense, entrainant, efficace et surtout continue de se diversifier au fil des tomes. On continue à retrouver les personnages des tomes précédents, principalement les déesses des rivières, qu’on voit parfois un peu trop souvent à mon goût, mais surtout l’auteur continue à développer son univers féérique. On continue par exemple à en apprendre un peu plus sur les fantômes ou encore on découvre dans ce tome ce qu’est le petit peuple. Concernant la magie, comme je l’ai dit, elle se révèle présente, mais possède ses limites, selon son expérience et ses connaissances, on ne devient pas un « super magicien » comme cela en claquant des doigts et je trouve ça intéressant. Par contre, je sais, je me répète, mais je trouve que Londres est vraiment une ville fascinante et qui colle parfaitement au genre d’univers fantastique et de fantasy de ce genre de roman, ici on découvre le métro de Londres qui oscille entre fascination et angoisse. Depuis trois tomes l’auteur donne envie de découvrir cette ville, mais surtout il arrive à instiller des passages d’histoire, comme par exemple sur la création du
métro, de façon efficace, intégré à l’histoire et sans déconnecter le lecteur de l’intrigue, même si des fois ça force un peu les héros à trop en connaître. Le côté un peu geek qu’on retrouve disséminé au fil des pages est aussi un point positif du roman, que ce soit Doctor Who, Tolkien ou encore les jeux de rôles, on retrouve avec plaisir cet univers, même si les références restent assez connues; la grande force de l’auteur et de ne pas rendre tout ça non plus trop lourd pour le lecteur qui ne possèderait pas ce côté geek.

Le personnage qu’on suit tout au long de ce troisième tome est toujours Peter Grant, donc autant le dire tout de suite si vous ne l’appréciez pas, passser votre chemin, sinon laissez-vous de nouveau plonger dans la vie de cet agent de police, légèrement cynique qui possède un humour anglais vraiment efficace, vis-à-vis de sa situation et de ses différentes interrogations et explications. On a souvent le sourire aux lèvres devant les réparties et les descriptions que nous livre le héros, de plus l’utilisation de la narration à la première personne fait qu’on s’accroche encore plus facilement à lui, peut être parfois légèrement au détriment des autres. Cela n’empêche tout de même pas aux autres personnages de se révéler importants, mais surtout soignés et attachants, que ce soit Lesley qu’on retrouve dans ce tome et qui évolue de façon intéressante malgré tous les changements de sa vie, mais aussi Nightingale qui parait toujours aussi décalé à travers cette histoire, mais tout aussi passionnant. Ajouter à cela de nouveaux personnages qu’on découvre dans ce tome qui se révèle intéressant, même si parfois ils manquent, à mon goût, un peu de consistance, et qui viennent offrir un peu de changement.

Le style de l’auteur se révèle toujours aussi efficace, simple et nous plonge facilement dans cette histoire de meurtre dans un Londres fantastique et passionnant. L’humour Anglais bien présent ne plaira peut être pas à tout le monde, en tout cas moi j’ai bien rigolé par moments. Alors, certes, je le dis clairement, ce genre de roman ne révolutionnera peut être pas le genre, mais en tout cas pour le moment je ne suis pas déçu et ce troisième tome confirme mon impression en m’ayant fait passer un vraiment bon moment de lecture. Ce cycle possède ses atouts et son propre charme qui fait que je compte lire la suite avec plaisir. Mon seul léger reproche c’est un léger essoufflement de l’histoire vers les 3/4 du roman et une fin que j’ai trouvée légèrement trop courte. Dans tous les cas vivement la sortie du quatrième tome, ce qui devra attendre un peu vu qu’il ne devrait pas sortir avant le mois de Juillet en VO et donc sûrement pas avant 2014 en VF.

En Résumé : J’ai de nouveau passé un bon moment de lecture avec le troisième tome de ce cycle qui nous offre de nouveau une histoire captivante, sombre et pleine d’humour qui vient mélanger deux intrigues intéressantes que ce soit celle du fil rouge comme l’enquête habituelle. L’univers plein de magie et de mystères se révèle toujours aussi fascinant continuant à nous dévoiler au fil des tomes les différents êtres féeriques qui y sont présents, le tout se situant à Londres, ville qui colle parfaitement à ce genre d’univers et qui donne vraiment envie d’être visitée. Les personnages continuent à se révéler tout aussi passionnant et à se densifier, on retrouve avec plaisir des personnages des tomes précédents et on découvre de nouveaux personnages fascinants même si parfois ils manquent un peu de profondeur. Le style de l’auteur est toujours aussi simple, efficace et prenant et nous plonge facilement dans son histoire passionnante du début à la fin. J’aurai juste un léger regret, une fin peut-être légèrement vite expédiée ainsi qu’un léger essoufflement au 3/4 du roman, mais rien de gênant. En tout cas j’ai vraiment hâte de lire le quatrième tome de cette série.

 

Ma Note : 7,5/10

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