Mois : mai 2013 Page 1 of 3

Retour sur les Imaginales 2013

Les Imaginales sont devenus un rendez-vous incontournable et intéressant dans l’est de la France (voir même d’une grande partie de la France) pour tous les amoureux de l’imaginaire. Pour cette année 2013 j’en suis à ma sixième participation à ce festival et, pour tout dire, j’en suis même à ma quatrième édition d’affilée puisque je n’en ai loupé aucune depuis 2010. Puis ça fait toujours super plaisir de retrouver des auteurs, des amis et des blogueuses/blogueurs.

Commençons par le commencement et par l’arrivée sur site, le Jeudi 23 Mai, qui fut on ne peu plus mouvementée. Sorti du travail et là, oh surprise, la neige tombe dans les hauteurs alsaciennes et vosgiennes. Oui, oui, tu lis bien il est tombé de la neige un 23 Mai, ce qui a rendu le trajet un peu plus complexe que prévu, mais rien de bien gênant, je n’allais pas non plus louper une partie du festival et décaler mon arrivée.

Oui vous ne rêvez pas, il neige

Une fois arrivé sur place j’ai donc décidé de rejoindre d’autres blogueurs/blogueuses. Je savais que Harmony était déjà présente sur le Festival. Alors, pour retrouver Harmony, c’est simple, vous prenez votre planning, vous trouvez une conférence où est présent Adrien Tomas; vous la trouverez au premier rang, fascinée et plus que charmée. Une fois la conférence terminée, et Harmony revenue sur terre, premier tour dans la bulle des livres, toujours aussi grande et toujours aussi remplie de livres partout, ce qui a de quoi fasciner un amoureux des livres. À partir de là première rencontres d’auteurs (avec quelques révélations car, oui, Lionel Davoust a bien perdu ses cheveux), premières dédicaces et premières discussions littérature et la journée touche rapidement à sa fin. Une petite photo avec les prémices de la frise pour bien constater son évolution en fin de festival et retour à l’hôtel.

Frise Jeudi en fin de journée

On redémarre le tout le vendredi matin avec mon premier Café Littéraire en compagnie de MarieJuliet sur le thème « Franchir la limite? Quand le roman va (presque) trop loin… », un échange intéressant mais peut être un peu court. Retour dans la bulle des livres pour de nouveau se laisser tenter au fur et à mesure des différents auteurs et stands, avant d’aller manger tranquillement pour bien se préparer pour une nouvelle après-midi bien remplie.

Repas terminé je change rapidement de casquette pour devenir Taxi pour aller chercher lors d’un premier voyage Ptitetrolle et Plumeline, puis lors d’un second la Marmotte à la gare nous voilà tous de retour. Et c’est reparti pour de nouvelles promenades que ce soit dans la Bulle du Livre, les différents lieux de conférences ou bien encore à l’espace exposition de l’Espace Cours. Bien entendu encore pas mal d’achats de livres et de dédicaces, le tout agrémenté de promenades dans le parc, car, oui, le soleil a fait son apparition (chose qu’on ne croyait plus possible). Une nouvelle journée encore passée trop rapidement.

Pour le samedi démarrage tranquille, vu que cette journée est souvent la plus remplie du festival, début de week-end oblige.

La bulle du livre samedi matin

Nouveau Café Littéraire sur le sujet « Le bruit et la fureur… Quand la fantasy s’enténèbre » avec une discussion vraiment intéressante sur le côté sombre des univers et des personnages, mais comme souvent une heure c’est assez court. Puis c’est reparti pour une nouvelle journée de ballade dans tous le festival avec encore des achats, des dédicaces, des rencontres de blogueurs et blogueuses, d’auteurs. J’ai aussi joué le conseiller, grâce à moi des blogueurs sont repartis avec encore plus de livres (oui je suis vilain 😀 ). Mais le samedi est aussi la possibilité de voir certaines animations, déguisements, maquillages qui sillonnent autour de la bulle du livre.

Animation du week-end

J’ai aussi tenté ma chance pour me faire dédicacer quelques livres par Nicolas Fructus, mais le nombre de personnes en attente ajouter à quelques écrasements de pieds ont fait que j’ai décidé de revenir que le lendemain en espérant un peu moins de monde. Je finis la journée avec le conférence sur Ken Scholes. Au final une journée vraiment bien rempli et trop rapide où j’ai rencontré et discuté avec énormément de monde, je ne pourrai pas citer tout le monde, je manquerais de place.

Dimanche, dernière journée de ma présence au festival, une petite pointe de nostalgie se fait sentir en sachant que dans quelques heures ce sera fini pour l’édition 2013. Juste le temps d’accompagner La Marmotte à la gare et retour au festival. J’en profite le plus possible malgré le fait que le temps ait retrouvé sa morosité et je parcoure différents Cafés Littéraires et aussi les dernières rencontres . N’ayant pas pu profiter du concert, le samedi midi, de Ken Scholes je me rattrape devant une improvisation de l’auteur dans un stand.

Ken Scholes musicien

Je me lance dans la file d’attente, moins longue que samedi, pour me faire une dédicace de Nicolas Fructus et, après un peu d’attente, j’arrive à faire passer mon exemplaire de Kadath. Je trouve l’illustration vraiment magnifique et je vous la fais partager.

Dédicace de Kadath

Puis arrive le dernier tour de la Bulle du livre avant de devoir quitter les lieux pour rentrer chez soi. Au final encore une très belle édition des Imaginales, je reviendrai avec grand plaisir, sauf impossibilité, l’année prochaine même si ma PAL en profite, comme tous les ans, pour prendre un peu plus de volume. Si vous voulez savoir ce mes acquisition lors du festival, c’est ici. Encore un grand merci à tous les auteurs, blogueueses, blogueurs, et personnes rencontrées lors du festival qui ont fait que j’ai passé un excellent moment. Pour clôturer cet article la photo de la frise à mon départ.

Mes achats du mois de Mai et des Imaginales!

Comme d’habitude en approchant de la fin du mois Mai arrive les Imaginales et son flot d’achats livresque qui font gonfler ma PAL. Cette année n’a pas fais exception à la règle et j’ai encore craqué pour 13 livres au festival auxquels s’ajoutent 2 livres achetés en e-book.

Voilà donc ce qui a fait gonfler ma PAL en ce mois de Mai à forte connotation des Imaginales :

  • La Maison des Mages de Adrien Tomas aux éditions Mnémos. Après m’avoir convaincu avec son précédent roman La Geste du Sixième Royaume je me suis laissé tenter par le nouveau roman de l’auteur.
  • Bloody Marie de Jacques Martel aux éditions Black Book. Ce livre m’a été vendu par Plumeline a coup de déambulateur. Faut dire que l’auteur me l’a aussi très bien vendu.
  • Bloodsilver de Wayne Barrow aux éditions Mnémos. Un livre qui m’a été très bien vendu par Morgane Caussarieu sur les vampires.
  • Elfes et Assassins anthologie dirigée par Sylvie Miller & Lionel Davoust aux éditions Mnémos.Comme tous les ans je repars avec l’antho qui sera lu en LC avec Snow.
  • Léviathan Tome 3, Le Pouvoir de Lionel Davoust aux éditions Don Quichotte. Après avoir été accroché par les deux premiers tomes j’avais hâte de lire la conclusion de cette histoire.
  • Le Calice du Dragon de Lucius Shepard aux éditions Le Bélial’. Après avoir adoré le recueil sur Griaule j’avais vraiment envie de savoir ce qu’allait nous proposer l’auteur dans ce roman.
  • La Dernière Terre Tome 1, L’Enfant Merehdian de Magali Villeneuve aux éditions L’Homme Sans Nom. Un livre qui me tentait depuis un certain temps déjà.
  • Les Étoiles s’en Balancent de Laurent Whale aux éditions Critic. Pour ceux qui le savent si ils suivent mon blog j’ai lu ce livre aux éditions Rivière Blanche, sauf que l’édition Critic change pas mal et il vaut mieux lire cette édition avant de se lancer dans la suite.
  • Les Damnés de L’Asphalte de Laurent Whale aux éditions Critic. Livre qui est la suite du roman dont j’ai parlé précédemment.
  • Les Coups de Coeur des Imaginales anthologie dirigée par Stéphanie Nicot aux éditions Actu SF. Un livre qui me faisait pas mal envie.
  • Le Puits des Mémoires Tome 3, Les Terres de Cristal de Gabriel Katz aux éditions Scrinéo. Je suis en train de finir le Tome 2, j’ai donc fais rentrer la suite dans ma PAL.
  • Vampires & Bayous de Morgane Caussarieu aux éditions Mnémos. Un essai de l’auteur sur les Vampires, j’avais bien envie de le découvrir, il a donc rejoins ma bibliothèque.
  • Un An dans les AIrs aux éditions Mnémos. Après avoir craqué sur le beau livre sur Kadath il y a quelques temps, cette fois-ci j’ai craqué sur celui-là.

Ajouter donc à cela deux livres numériques :

  • Le Boucher de Olivier Gay aux éditions Midgard.
  • La Pucelle et le Démon de Bénédict Taffin aux éditions Asgard.

En tout cas voilà encore un mois bien rempli en achats et en remplissage d’étagères. De bonnes lectures en perspectives j’espère en tout cas.

Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children – Ransom Riggs

En Résumé : A mysterious island.

An abandoned orphanage.

A strange collection of vintage photography.

 

Edition : Quirk Books

 

 

Mon Avis : Ce livre a fini dans ma PAL un peu par hasard et aussi beaucoup pour éviter les coups de déambulateur d’une certaine Plumeline qui m’a, à sa façon à elle, fortement conseillée de lire ce livre qui devrait normalement me plaire. Bon, il faut bien avouer que la couverture possède quelque chose d’intrigant, ajouter à cela le fait qu’un film devrait être tiré de ce livre et réalisé par Tim Burton (un réalisateur que j’adore), je me suis donc facilement laissé convaincre par ses arguments. En tout cas l’édition qui m’a été prêtée est vraiment jolie et réussie.

La première chose à souligner dans son roman est, en fait, son originalité, l’auteur ayant construit une histoire à partir de vieilles photos en noir et blanc. Quasiment chaque personnage et chaque histoire démarrent en fait d’une image. Le principe se révèle donc vraiment attrayant, mais surtout repose aussi sur une imagination vraiment débordante de l’auteur. L’histoire aurait pu en pâtir, de cette idée, mettant par exemple plus en avant les images que l’intrigue, mais pourtant l’auteur a vraiment réussi à construire quelque chose d’efficace, de soigner et de prenant pour le lecteur. Il mêle ainsi quête initiatique du héros, mais aussi l’enquête, qui plonge peu à peu dans le fantastique, sur la mort du grand-père du héros et le tout de façon cohérente et captivante. Pourtant l’histoire manque clairement d’originalité et parait déjà-vu, mais voila l’auteur construit au final quelque chose de solide et d’envoutant.

L’histoire prend pourtant tout son temps à se développer, ce qui se fait parfois ressentir, et il faut bien attendre un bon tiers du roman avant de rencontrer ces enfants particuliers, mais voilà l’auteur, dans cette première partie, arrive vraiment à poser une ambiance un peu vintage, mystérieuse et troublante, qui colle vraiment parfaitement à l’œuvre et fait que finalement on tourne les pages avec un minimum de plaisir. Puis, une fois Miss Peregrine et ses enfants rencontrés l’histoire monte clairement en puissance, en tension au fil des pages avec son lot de surprises et de rebondissements et des explications efficaces et surprenantes et plonge dans une ambiance plus vive et pleine d’action. Un livre qui se lit avec un certain plaisir malgré, il faut l’avouer, certaines facilités qu’on pardonne tout de même à l’auteur.

L’univers développé par l’auteur est un mélange de contemporain, le héros vivant à notre époque, et un monde fantastique, principalement lors de la rencontre avec Miss Peregrine et ses enfants. Un mélange cohérent et bien amené. Je dois dire que je m’attendais quand même à un univers plus sombre et dérangeant, vu que Tim Burton comptais en faire un film, mais rien de vraiment dérangeant, car au final l’univers se révèle tout de même agréable, solide et possède ses originalités. Alors, c’est vrai, autant les particularités des enfants se révèlent classiques, autant j’ai trouvé que la particularité de Miss Peregrine vraiment intéressante à découvrir et créer ainsi des règles attrayante dans ce monde.

Les personnages sont bien construits et se révèlent intéressant principalement avec Jacob, le héros narrateur de son histoire, qui se révèle rapidement assez proche de n’importe qui, ce qui le rend facilement accrocheur et attachants tout au long de ses aventures. Le fait d’écrire l’histoire à la première personne permet aussi de vraiment plonger dans la vie du personnage, de mieux le comprendre et le cerner. Les personnages secondaires ne manquent pas de charmes et de profondeurs eux aussi et se révèlent vraiment intéressants à découvrir même si parfois l’auteur passe un peu trop vite sur l’un ou l’autre des personnages, mais rien de bien méchant.

La plume de l’auteur se possède cette dose de magie et de mystère qui offre ainsi au lecteur une histoire intéressante, le plongeant ainsi dans quelque chose de troublant, de rythmé et d’efficace. Mais voilà arrive la fin, et là, deux surprises pour moi, premièrement je ne savais pas que ce livre allait avoir une suite (prévue début 2014 en VO) ce qui fait que j’ai été étonné de me rendre compte que le roman n’a pas une vraie fin, même s’il répond à pas mal de questions, et deuxièmement je trouve la fin beaucoup trop convenue à mon goût, tombant un peu trop facilement dans une lutte entre gentils et méchants monstres qui sont à la recherche, par tous les moyens, de quelque chose d’unique et surtout amené de façon un peu simpliste. Maintenant je m’avance peut être, il va falloir que j’attende la suite pour juger, mais en tout cas cette fin m’a légèrement frustré à mon goût, ce qui est dommage, même si ça n’enlève en rien la qualité de cette œuvre. Dans tous les cas une bonne lecture, pas parfaite mais originale, principalement grâce aux photos qui ajoutent vraiment un plus à l’histoire; le tout porté par une très belle édition.

En Résumé : J’ai passé un bon moment de lecture avec ce roman qui possède l’idée originale de partir sur des photos pour construire une histoire. Surtout l’auteur a construit une intrigue solide, est intéressant qui, malgré un départ parfois un peu lent, mais bien porté par une ambiance mystérieuse, nous happe peu à peu au fil des pages et monte clairement en tension au fil des pages. L’univers mis en place par l’auteur est vraiment intéressant et possède des originalités qui ne manqueront pas de charmer le lecteur. Les personnages se révèlent vraiment attachants et intéressants à suivre même si parfois l’auteur passe un peu vite sur certains. La plume de l’auteur est vraiment pleine de mystère et de poésie et nous plonge facilement dans l’histoire, mais voilà je ne m’attendais pas à ce que ce soit roman soit le début d’un cycle et la fin tombe, de façon un peu simpliste, un peu dans le manichéisme à mon goût ce qui m’a un peu frustré. Je lirai tout de même la suite qui devrait sortir en VO normalement début 2014.

 

Ma Note : 7,5/10

 

Autres avis : Plumeline, Sita, Sia, Miss Spooky Muffin, …

Le Porteur de Lumière Tome 2, Le Couteau Aveuglant – Brent Weeks

En Résumé : Chaque lumière dissimule un secret. Chaque secret porte en lui une révélation.
Gavin Guile se meurt. Il croyait encore avoir cinq ans de répit avant de succomber au sort de tous les Prismes. En vérité, il lui reste à peine une année… À travers le monde, la magie des couleurs devient incontrôlable et menace de destruction les sept satrapies. Les anciens dieux reviennent à la vie, levant une implacable armée de spirites. L’unique salut pourrait se trouver du côté du frère renégat de Gavin. Celui dont il a volé la liberté il y a seize ans…

Edition : Bragelonne

Mon Avis : Brent Weeks, grâce à sa première trilogie La Voie des Ombres, m’avait vraiment fait passer un très bon moment nous offrant un cycle efficace, vif et sans temps  morts le tout rempli de surprise et de rebondissements malgré un certain relâchement vers la fin du cycle. Il y a un peu plus d’un an sortait le premier tome de la nouvelle trilogie de l’auteur (qui depuis est devenue une tétralogie), un premier tome qui avait du mal à démarrer, mais se révélait au final sympathique même si un ton en dessous de sa première trilogie (retrouvez ma chronique ici). J’étais donc curieux de voir ce qu’allait me proposer l’auteur pour la suite. En tout cas je trouve la couverture, illustrée pas Miguel Coimbra, sympathique malgré le fait que je la trouve trop proche d’Assassin’s creed.

La première trilogie de l’auteur possédait cette qualité de se révéler nerveuse, enlevée et bien portée par une intrigue, certes pas la plus dense qui existe, mais pleine de surprises et de rebondissements le tout sans temps mort. Pour cette tétralogie l’auteur a décidé de tenter de jouer sur une intrigue plus complexe avec son jeu de pouvoir, ses intrigues et ses complots. C’est peut-être là que le bât blesse, l’auteur a encore du mal a vraiment poser une intrigue dense, complexe et efficace car, soit il la sabote au bout de quelques chapitres, soit il la fait durer trop longtemps, créant ainsi des longueurs ce qui provoque finalement un démarrage de tome en demi-teinte. Surtout que l’auteur possède toujours ce côté nerveux et incisif dans son écriture ce qui crée une sorte de léger décalage avec l’envie de l’auteur de mettre en avant des intrigues lentes et travaillées et son envie d’aller vite dans son histoire et dans son développement.

Second point noir à soulever, par rapport à ce second tome, c’est l’aspect initiatique, surtout vis-à-vis du personnage de Kip. C’est dommage car l’auteur avait vraiment réussi à éviter d’envoyer Kip découvrir la magie à l’école dans le premier tome, évitant ainsi le syndrome Harry Potter, mais il plonge en plein dedans dans ce second tome envoyant le personnage en cours avec tout ce qui en découle, que ce soit concernant le relationnel ou l’apprentissage, et tombe parfois aussi dans une légère caricature, surtout du point de vue du pauvre adolescent mal aimé de la classe. Ajouter à cela certains chapitres de remplissage qui nous présente vaguement des personnages qui meurent deux chapitres plus loin et vous obtenez mes principaux arguments sur ce qui m’a le plus dérangé dans ce livre.

Et pourtant au final ce tome n’est pas complètement mauvais ou lourd, car, après une première moitié laborieuse avec juste quelques coups d’éclats qui maintiennent l’attention, l’auteur retrouve peu à peu la vivacité et la nervosité dans son histoire et nous happe clairement dans un dernier tiers efficace, plein de surprises et de rebondissements, pour aboutir ainsi à une conclusion accrocheuse et qui donne bien envie de lire la suite. Dommage au final que le démarrage manque de fluidité et se révèle parfois frustrant, où l’auteur essaye de trop en faire, de trop développer certains points qui auraient mérité d’être épurés voir même parfois abandonnés vu que l’auteur parfois l’auteur coupe des lignes d’intrigues secondaires de façon brusque et frustrante.

L’univers reste l’un des points forts de cette série, principalement par son système de magie qui se révèle toujours aussi intéressant et baser sur les couleurs. L’auteur continue justement à développer cette magie, qui repose sur la possibilité d’absorber la lumière et la transformer en luxine, mais nous offrant aussi de nouvelles variations sur le spectre des couleurs qui se révèlent intéressantes et devraient prendre une place importante pour la suite. L’auteur nous fait aussi découvrir, parfois de façon un peu trop exhaustive, la garde noire, mais aussi tout ce qui tourne autour des anciens dieux et des spirites. Le pouvoir de la Chromerie y gagne un peu en développement, même si je trouve que les manipulations de Gavin pour obtenir ce qu’il veut rabaisse un peu ce pouvoir. Mais l’aspect le plus intéressant, à mon avis dans ce tome, c’est le développement du jeu de cartes, le jeu des neuf rois, qui se révèlent vraiment captivant et intrigant dont j’espère un peu plus de développement dans les prochains tomes. Un univers vraiment intéressant qui mérite d’être découvert et dont on a envie d’en savoir plus.

Concernant les personnages la plupart gagnent en profondeurs dans ce second tome, que ce soit Gavin toujours aussi arrogant, charismatique et fougueux qui offre un personnage vraiment plein de vie, peut être même parfois un peu trop, et dont on suit l’intrigue avec plaisir. Kip est, dans ce tome, un personnage intéressant, problème, il est complètement à l’opposé de ce qu’il était dans le premier tome où, au début, il se révélait le roi des boulets, incapable de quoi que ce soit et alignant connerie sur connerie, dans ce tome il se révèle un personnage plutôt intelligent, efficace et qui tient tête, parfois de façon violente, aux fauteurs de troubles. Le soucis c’est qu’il n’y a aucune logique dans ce passage d’un personnage qui rate tout et ne sait pas se défendre, à un personnage plus complexe avec un minimum d’intelligence et capable de se défendre face à certains des plus forts. Concernant Liv par contre je n »ai pas trouvé ces passages très intéressants et le personnage donne l’impression de stagner quasiment tout au long du tome. Pour les personnages secondaires on alterne entre les personnages intéressants et captivants et les personnages qui n’apportent pas grand-chose. Malgré cela les personnages restent tout de même un minimum sympathiques et agréables.

La plume de l’auteur se révèle toujours aussi vive, efficace et nerveuse malgré son côté très simple. Elle arrive même à happer le lecteur dans un dernier tiers vraiment haletant, plein d’action et de surprise, dommage que le début de ce tome soit parfois long et certains aspects mal travaillés. Par contre, je reprocherai à l’auteur un problème dans certains dialogues trop simplistes et aussi un aspect trop familier, comme s’il n’existait aucune hiérarchie. Finalement je pense que si l’auteur avait effectué des coupes adéquats dans les deux premiers volumes et avait rassemblé le tout, on aurait pu avoir, alors, un premier tome entrainant, sans temps morts et efficace. Au final on se retrouve avec deux premiers tomes tout juste sympathiques. Ça ne m’empêchera pas de lire la suite pour savoir où va nous amener l’auteur, surtout après le cliffhanger de fin, mais je suis un peu déçu de ne pas retrouver le plaisir que j’avais à lire L’Ange de la Nuit.

En Résumé : J’avoue ce deuxième tome offre au final une lecture moyenne voir tout juste sympathique la faute à l’auteur qui cherche à densifier et à offrir des intrigues complexes alors qu’il est un habitué des intrigues vives et sans temps morts, ce qui amène des longueurs et surtout parfois des intrigues secondaires inutiles, car coupé de façon brusque. Pourtant, après une première moitié laborieuse, malgré quelques coups d’éclats, l’auteur retrouve peu à peu sa plume vive et efficace pour aboutir à un dernier tiers vraiment intéressant, sans temps morts, vif et rempli de surprises et de rebondissements. Un travail de coupe aurait sûrement dû être fait pour mieux harmoniser le tout. Concernant l’univers par contre il se révèle vraiment intéressant et donne envie d’en savoir plus, surtout du point de vue du jeu de carte le jeu des neuf rois. Les personnages gagne, certes, en profondeur, mais Liv manque clairement d’attrait sur ce tome et Kip passe de boulet incapable en personnage intéressant, intelligent et combatif sans véritable logique, ce qui n’empêche pas de les rendre un minimum attachants. Au final un tome moyen, lent à démarrer qui s’en sort bien, surtout dans son dernier tiers, mais je lirai la suite rien que pour le cliffhanger laisser par l’auteur à la fin de ce tome.

 

Ma Note : 6,5/10

 

Autres avis : Zina, …

Janua Vera – Jean-Philippe Jaworski

Résumé : Chaque nuit, Leodegar le Resplendissant se réveille en hurlant dans son palais. Quelle est donc l’angoisse qui étreint le conquérant dans son sommeil ? S’agit-il d’un drame intime, ou bien de l’écho multiple des émotions qui animent le peuple du vieux royaume ?

Désenchantement de Suzelle, la petite paysanne, devant la cruauté de la vie ? Panique de maître Calame, le copiste, face aux maléfices qui somnolent dans ses archives ? Scrupule d’Ædam, le chevalier, à manquer aux lois de l’honneur ? Hantise de Cecht, le housekarl, confronté aux fantômes de la forêt ? Appréhension de Benvenuto, le maître assassin, d’être un jour l’objet d’un contrat ? Ou peurs primales, peurs fondamentales, telles qu’on les chuchote au Confident, qui gît au plus noir des ténèbres…

Edition : Les Moutons Électriques

 

Mon Avis : Jean-Philippe Jaworski est un auteur qui a vraiment réussi à me convaincre et à me fasciner dès son premier roman, Gagner la Guerre, qui offrait une histoire vraiment soignée, dense, efficace et surtout un véritable travail sur l’écriture. J’avais donc envie de découvrir son recueil de nouvelles, Janua Vera, mais voilà je souhaitais l’édition des Moutons et mon budget n’a pas toujours été en adéquation avec mon envie. Voilà maintenant chose réparée, ce livre ayant rejoint ma PAL il y a quelques mois. À noter que l’édition que je viens de lire comporte 10 nouvelles et, en tout cas je trouve la couverture, illustrée par Howard Pyle, vraiment réussie.

Avertissement au Lecteur : Ce texte n’est pas une nouvelle, mais sert d’introduction au recueil, en fait on retrouve Benvenuto dans un texte ou l’auteur joue sur la réalité et la fiction, qui est vrai de qui est faux entre Benvenuto et l’auteur. J’avoue je n’ai pas complètement accroché à ce texte car il donne l’impression que Benvenuto remet en cause les histoires de ce vieux royaume même si je comprends le travail de l’auteur sur cette introduction.

Janua Vera : Cette nouvelle sert véritablement de texte d’introduction à l’univers de l’auteur, car il s’agit, chronologiquement, du texte le plus ancien de ce royaume. Un texte qui nous dévoile un Roi-Dieu en prise avec son premier cauchemar. Un texte vraiment intéressant, épique et mystérieux qui offre une conclusion vraiment surprenante, passionnante et possédant sa dose de cynisme. Mais voilà j’ai aussi trouvé le texte un peu froid et surtout j’ai eu du mal à complètement plonger dans ce personnage de Roi-Dieu tellement contradictoire. Pas que le texte soit mauvais, loin de là mais ce n’est pas la nouvelle que j’ai préférée de ce recueil.

Montefellóne : Voilà un texte que j’ai trouvé vraiment intéressant et passionnant du début à la fin, nous plongeant dans une guerre, à travers une époque proche du Moyen-Age, où l’on suit un général un peu forcé de se battre pour faire plaisir à son roi. Un texte intense, qui monte en tension au fil des pages qu’on tourne avec grand plaisir et qu’on savoure, pour finir de façon vraiment surprenant et pleine d’ironie pour le personnage principal. Une excellente nouvelle.

Mauvaise Donne : Sûrement la meilleure nouvelle de ce recueil à mon goût, mais elle partait avec un avantage, l’avantage de retrouver Benvenuto et de découvrir comment il a rejoint Leonide Ducatore. Une nouvelle, mélange habile d’action, d’intrigue et jeu de pouvoir, toujours magnifiquement porté par le personnage passionnant de Benvenuto, héros mélangeant gouaille, finesse, violence et folie maîtrisée. Une histoire pleine de rythme, de surprise et parfaitement maîtrisée du début à la fin.

Le Service des Dames : Cette nouvelle repose en fait sur un chevalier qui croit ferment au code d’honneur de la chevalerie, et c’est là-dessus que l’auteur construit son texte, mettant à mal de façon sournoise, surprenante et efficace ce code d’honneur. Le personnage principal est vraiment déroutant, mais pourtant captivant à découvrir au fil des pages, principalement sur sa façon de gérer la situation. Une nouvelle cynique à souhait et qui m’a ravi.

Une Offrande Très Précieuse : Une nouvelle intéressante peut être légèrement en dessous des trois précédentes, mais qui se révèle intimiste nous contant l’histoire de ce barbare au terrible secret. Une nouvelle traitée tout en finesse avec un mélange de fantastique et de divinité poussant le héros à faire une introspection sur lui-même et qui trait de la mort et du deuil de façon vraiment intéressante. Pas la plus bouleversante ni la plus passionnante des nouvelles du recueil, mais une nouvelle efficace.

Le Conte de Suzelle : De nouveau une nouvelle intimiste nous plongeant dans la vie de Suzelle qui va, un beau jour, rencontrer ce qu’elle croit être son prince charmant, celui qui changera sa vie. Un texte vraiment poignant, prenant et cruel qui va se révéler vraiment efficace et bien maîtrisée par l’auteur, malgré un rythme assez lent, sachant rendre la vie de ce personnage vraiment attachante. On suit son évolution jusqu’à cette conclusion étonnante et crue.

Jour de Guigne : Voilà une nouvelle offrant un ton plus léger et qui nous offre une histoire de malchance des plus pittoresque et pleine d’humour. On suit un personnage qui va subir une sorte de malédiction et qui va aligner les bévues et les malchances. Un texte vraiment drôle, et plein de finesse, hommage un peu à Pratchett, qui se révèle vraiment réussi et détend parfaitement le lecteur, surtout que la nouvelle est idéalement placée vers le milieu du recueil.

Un Amour Dévorant : On quitte le registre de l’humour pour cette fois plonger dans le registre du fantastique et des fantômes avec cette nouvelle qui possède son côté angoissant, mais qui se révèle vraiment intéressante à découvrir. Surtout le lecteur tourne les pages pour essayer d’en apprendre plus sur le sort tragique des héros.

Comment Blandin fut Perdu : A travers cette histoire on nous raconte la vie d’un peintre qui un jour a pris un apprenti talentueux, mais miné par un amour inconditionnel qui fait qu’il ne peint que le visage de sa bien-aimée. Encore une fois l’auteur nous plonge dans une nouvelle dense et détaillée, nous plongeant dans l’art, un art par moment éblouissant et de toute beauté. L’intrigue monte doucement en tension au fil des pages offrant une conclusion efficace, mais que j’ai trouvé un peu convenue.

Le Confident : Une nouvelle qui nous plonge dans une histoire sombre et parfois angoissante. On suite un membre du culte du desséché qui a décidé de se priver de toute lumière et va devenir un confident. Une nouvelle qui oscille de façon efficace et prenante entre rêve et réalité et nous dévoilant un personnage vraiment intéressant. La conclusion ouverte se révèle vraiment intéressante.

 

Ce qui marque toujours le lecteur avec les écrits de l’auteur c’est le travail qu’il effectue sur l’écriture, mais aussi tout le travail mis en avant, que ce soit dans la présentation des personnages, les descriptions ou encore la découverte de tout cet univers qui se révèle fascinant. Une écriture vraiment dense, soignée et élégante, mais le tout sans jamais tomber non plus dans un style ampoulé ou un peu trop lourd, trouvant toujours parfaitement la justesse de ton qui emporte le lecteur dans ces textes. Dans tous les cas voilà un recueil de nouvelles vraiment passionnant à découvrir qui nous plonge dans un univers vraiment passionnant et dense pour suivre des personnages humains et attachants. Les annexes apportent aussi un vrai plus à ce recueil. Un recueil qui mérite vraiment d’être lu.

En Résumé : J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce recueil de nouvelles qui nous plongent dans des histoires toutes plus passionnantes les unes que les autres, vraiment efficaces et prenantes. On suit des personnages souvent torturés, qui se révèlent passionnants et plein de surprises. L’univers est vraiment captivant à découvrir et donne envie d’en savoir plus. La plume de l’auteur est toujours aussi travaillée, dense, raffinée et pleine de justesse, mais surtout l’auteur sait jouer de tous les styles, aussi bien le burlesque que le côté angoissant. Un recueil de 10 nouvelles qui mérite vraiment d’être découvert.

 

Ma Note : 8,5/10

 

Challenge JLNN 5ème lecture

Elric Tome 1, Le Trône de Rubis – Blondel & Poli & Recht & Bastide

Résumé : Empereur de l’antique île aux Dragons de Melniboné, Elric, albinos et malade, règne sur un peuple plurimillénaire à la puissance héritée des dieux. Mais sa santé fragile l’oblige à user de drogues et de magie pour survivre. Son cousin Yyrkoon, qui méprise ces faiblesses, tente de remettre en cause sa légitimité à posséder le trône de rubis.

 

Edition : Glénat

 

Mon Avis : Elric fait partie de ces héros de Fantasy connus et populaires dont j’ai tenté vaguement de me lancer dans la découverte il y a quelques années de cela. Le problème étant, qu’à l’époque, n’ayant pas de chronologie claire je me suis un peu perdu dans tous ces romans qui ne se valaient pas tous. Mais voilà Elric revient un peu sur le devant de la scène, Pocket ayant prévu de ressortir ce cycle en intégrale et une BD paraissant chez Glénat. Alors, quand Babelio m’a proposé de découvrir le premier tome de cette Bande Dessinée je me suis facilement laissé tenter. Je remercie donc Babelio et les éditions Glénat pour m’avoir permis de lire ce premier tome de ce cycle.

Finalement je suis bien content de m’être laissé tenter par cette BD qui offre au lecteur une histoire vraiment intéressante et pleine de surprise à travers la vie de ce héros qu’est Elric. L’histoire prend son temps pour développer l’univers, les personnages et l’intrigue, mais arrive à garder un rythme vraiment efficace et prenant, grâce à de l’action un minimum présent et de rebondissements intéressants, qui fait qu’on se laisse facilement entrainer par l’intrigue. Entre batailles sanglantes et intrigues politiques pour le pouvoir ce premier tome se révèle dense et soigné. D’ailleurs c’est peut-être aussi un soucis, cette densité, car, une BD ayant un nombre de pages assez courts, parfois on se sent coincé, on aurait aimé avoir plus de développement sur tel ou tel point qui paraissent un peu vite passés. Ce premier volume est un premier tome quand même réussi et efficace, mais un tome d’introduction avec ses avantages et ses inconvénients, qui sert à poser les bases tout en possédant aussi cet aspect un peu frustrant, une fois la dernière page tournée, de se dire qu’on a à peine toucher l’histoire. Rien de dérangeant au final.

L’univers mis en place est vraiment intéressant se consacrant principalement à travers ce premier tome au peuple de Melniboné. Un peuple entre puissance et décadence qui impose sa volonté par la force, mais se laisse tomber dans la déchéance, les fêtes et autres fantaisies mélange de violence et de plaisir. Un peuple qui fait clairement penser aux Romains qui ont aussi soufferts de cette chute. Un univers, mélange aussi entre dieux, démons, hommes et sorciers, qui se révèle vraiment intéressant même si comme l’histoire on ne fait que pour le moment l’effleurer. Dans tous les cas un monde efficace et bien construit et qui se révèle vraiment plaisant à découvrir à travers sa magie, sa mythologie et ses mystères.

Concernant les personnages il faut bien avouer que Elric, étant le personnage principal, se révèle vraiment travaillé, construit nous dévoilant plusieurs facettes qui caractérisent ce personnage. Le grand intérêt du personnage est justement le fait de représenter un héros plus nuancé, philosophe, intelligent, contrepoint intéressant dans un monde barbare et violent. Elric est l’antihéros par excellence et un antihéros qui se révèle tout autant juste que parfois violent, mais surtout le lecteur s’intéresse à lui et à ses aventures, on a envie de le découvrir lui, ses secrets et les forces qui tournent autour de lui. Le problème est que le héros éclipse un peu les autres personnages qui sont à peine brossés, on découvre Yrkoonou ou encore Cymoril, mais on ne sait pas grand-chose sur eux, juste la base ce qui est un peu dommage même si ça n’empêche pas ces personnages d’être des protagonistes intéressants.

Concernant les graphismes je les ai trouvés vraiment réussis et magnifiques concernant les décors et les lieux, arrivant à bien mettre en avant l’aspect grandiose et exceptionnel de ce peuple tout en montrant cette décadence et cette chute dans la violence et le plaisir. Par contre, j’aurai juste un léger point à soulever c’est concernant les personnages que je trouve parfois trop lisses et un peu abstrait, au niveau des traits et des émotions, mais rien de bien dramatique. En tout cas le tout est porté par des couleurs qui collent parfaitement à l’univers, mélange de rouge et de noir, où Elric tranche facilement avec son aspect Albinos mettant encore plus en avant sa différence. Au final un premier tome vraiment agréable à découvrir à travers un rythme efficace, mais un tome d’introduction  et de présentation tout de même. Je lirai la suite avec grand plaisir.

En Résumé : J’ai passé un bon moment de lecture avec ce premier tome de cette Bande Dessinée sur Elric qui offre une histoire rythmée et efficace malgré cette impression de tome d’introduction qui frustre légèrement car on aurait aimé en savoir plus. L’univers se révèle cohérent et efficace dévoilant la déchéance de ce peuple un peu comme ce fut le cas pour les Romains à une époque, tout en y ajoutant la magie et les êtres mystiques de façon surprenante et travaillée. Le personnage d’Elric est un antihéros intéressant à suivre et à découvrir, aux multiples facettes qui se dévoilent au fur et à mesure. Dommage que les autres personnages manquent un peu de construction. Les graphismes sont vraiment réussis et passionnants malgré une légère impression de visage parfois trop lisses et ébauchés et la colorisation colle parfaitement à l’univers. Je lirai la suite avec plaisir quand elle sortira.

 

Ma Note : 7,5/10

 

 

Elric, tome 1 : Le trône de rubis
Julien Blondel
tous les livres sur Babelio.com

 

Page 1 of 3

© 2010 - 2019 Blog-o-Livre