Mois : mars 2014 (Page 1 of 3)

Les Poudremages Tome 1, La Promesse du Sang – Brian McClellan

Résumé : Le coup d’état fomenté par le maréchal Tamas a déposé le roi, envoyé les nobles corrompus à la guillotine et sauvé le peuple d’Adro de la famine. Mais ce n’est que le début des difficultés et Tamas le sait. Car devant la menace de ce nouveau pouvoir, la guerre avec les huit Nations qui bordent les frontières d’Adro semble inéluctable.
Tamas doit maintenant compter sur les derniers poudremages de sa cabale, ainsi que sur ses fidèles compagnons pour maintenir la cohésion d’Adro. Mais entre les derniers rebelles royalistes et les supposés alliés de Tamas, l’Église et le puissant syndicat des travailleurs d’Adro, la trahison bat son plein alors que chacun semble vouloir sa part de pouvoir.
À qui Tamas peut-il encore se fier pour maintenir son pouvoir en place ? Et lorsque des prophéties immémoriales, annonçant le retour d’un dieu ancien, menacent de devenir réalité, il semble bien que l’avenir d’Adro réserve quelques mauvaises surprises.

Edition : Eclipse

 

Mon Avis : Ce roman est un peu rentré dans ma PAL sur un coup de tête lors d’une de mes nombreuses visites en librairie. Il avait été mis en avant et, je ne sais pas trop, l’illustration de couverture de Gene Mollica m’a tout de suite attiré, annonçant un peu un mélange de fantasy et d’armes à feu qui est plutôt rare, je trouve. Après ma lecture du résumé et avoir feuilleté l’avant-propos de l’auteur qui se disait influencé par Dumas, j’avoue, j’ai été rapidement tenté par ce roman qui a donc rejoint ma bibliothèque.

Dès les premières pages l’auteur nous met tout de suite dans le bain, en effet la révolution est en cours, le maréchal Tamas prend le pouvoir pour libérer le pays de l’oppression, mais une vieille prophétie se rappelle à lui. Il décide donc de faire venir un enquêteur pour en apprendre plus. On est donc directement plongé dans l’histoire et offre alors un démarrage haletant et prenant où le lecteur tourne les pages pour en apprendre plus. L’auteur nous offre une intrigue multiple, certes classique sur certains points, mais intéressante, entre la révolution qui appelle son lot de manipulations politique mais aussi de guerre, l’aspect plus enquête complexe avec le personnage d’Adamat, ou bien encore le possible retour des dieux, nos héros vont devoir donner le maximum pour espérer s’en sortir. On se retrouve ainsi à suivre le parcours de quatre personnages différents permettant d’avoir plusieurs points de vues, ce qui se révèle intéressant.

Mais voilà l’auteur a parfois un peu de mal à gérer  l’intrigue multiple qu’il construit, ainsi que ses plusieurs points de vues principalement, selon moi, au niveau du rythme. Le début démarre fort, pour après glisser lentement dans une légère torpeur, certes rien de méchant, car le tout est agrémenté de scène d’action, mais qui donne une impression que l’ensemble prend un peu trop son temps, pour accélérer de nouveau de nouveau dans le dernier tiers et aboutir à une conclusion que j’ai trouvée un peu trop rapide. De plus il a un peu de  mal à gérer tous ses thèmes, car autant les intrigues politiques se révèlent bien ficelés avec son lot de surprises et de retournements de situations, autant celle sur le retour des dieux se révèle trop haché, ne reposant sur rien avant la révélation de milieu de tome et dont  certaines des surprises se révèlent clairement sans surprises. Il y a aussi ces passages avec Nila, la lavandière, petite intrigue d’une cinquantaine de pages qui m’a paru inutile, tout du moins dans ce premier tome, mais qui normalement devrait apporter quelque chose par la suite. Dans l’ensemble on obtient donc une histoire agréable, qui se lit facilement avec des rebondissements intéressants, mais qui manque parfois un peu de maîtrise.

Concernant l’univers, comme l’auteur le dit lui-même, il s’est inspiré de la révolution française pour construire son monde avec neuf nations, chacun ayant un roi, avant que Tamas prenne le pouvoir dans son pays pour vouloir le redonner au peuple. L’idée est intéressante, offre pas mal de réflexion sur l’utilisation du pouvoir, les dirigeants et la place du peuple au milieu de tout cela, mais ce premier tome reste très binaire et ne rentre jamais dans le fond du problème. On a d’un côté les partisans du peuple et de l’autre ceux qui considèrent la population comme incapable et qui ne mérite pas d’avoir le pouvoir, mais aucun des deux camps n’offre de véritables arguments ce qui est légèrement dommage, même si cela devrait je pense évoluer par la suite. Un peu comme si l’auteur ne faisait que rester en surface de sa politique là où je pense qu’un travail de fond aurait apporté un plus.

Concernant la magie je trouve l’idée vraiment intéressante et originale de ces différentes castes avec les Poudremages qui peuvent manipuler la poudre pour insuffler une énergie et une direction à des balles ou bien tout simplement la faire exploser, les privilégiés qui utilisent une magie plus classique, mais qui se croient au-dessus de tout le monde devant leurs puissances et aussi une magie plus mystérieuse avec le personnage de Ka-Poel. Je trouve juste dommage que certaines soient parfois un peu trop pratiques pour l’intrigue ou encore que celle de Ka-Poel se révèle trop puissante et, qui plus est, seulement sur la fin car si elle s’en était servie avant tout le récit aurait été faussé. Par contre, l’aspect fantasy et armes à feu est vraiment passionnante; ça change des épées et univers moyenâgeux.

Concernant les personnages, j’avoue, je ne ressors pas totalement convaincu, ils ne sont pas mauvais, on suit leurs péripéties avec plaisir, ils sont cohérents et possèdent leurs motivations propres d’avancer, mais voilà il manque clairement un aspect émotionnel pour qu’on s’attache complètement à eux. Je trouve que l’auteur a du mal à mettre en avant leurs sentiments, que ce soit liés à leurs pertes ou à leurs blessures affectives. Pourtant il y avait de quoi faire avec des héros tels que Tamas héros ambigu rempli de haine après le meurtre de sa femme ou encore son fils Taniel trahi par sa compagne et qui se cherche lui-même. Ceci vient principalement du fait que l’auteur ne se concentre que sur les scènes un minimum mouvementés ou d’action, offrant des ellipses temporelles jamais complètement comblés entre chaque passage. L’ensemble donne l’impression d’avoir des protagonistes qui manquent de consistance, comme s’il leur manquait quelque chose pour les rendre vraiment entier. Il faut ajouter à cela aussi quelques décisions qui paraissent incompréhensibles, mais là rien de bien bloquant.

Le style de l’auteur se révèle simple, efficace et entrainant, même si parfois on sent bien que certains passages en font un peu trop ou encore que certains dialogues manquent clairement d’impacts, tombants parfois à plat. Rien de bien dérangeant non plus, surtout quand on sait qu’il s’agit d’un premier roman, mais à travailler dans les prochains écrits de l’auteur selon moi. Dans l’ensemble j’ai passé un moment de lecture agréable avec ce premier volume efficace et entrainant qui, malgré c’est vrai quelques défauts, m’a donné envie de lire la suite sans soucis. Un roman solide qui pose les bases d’une histoire qui s’annonce intéressante.

En Résumé : J’ai passé un agréable moment de lecture avec ce premier tome de la trilogie Poudremages. L’histoire se révèle solide et plutôt efficace avec son lot de surprises et de rebondissements, même si par moment le rythme se révèle mal géré et une certaine torpeur se fait sentir au milieu du récit. L’auteur mélange plusieurs intrigues et même si elles ne sont pas toutes au même niveaux dans l’ensemble elles se révèlent intéressantes à découvrir malgré une conclusion peut-être légèrement trop rapide. L’univers construit est vraiment captivant se situant dans un monde ayant des traits proches de la révolution française, avec un système de magie vraiment original et prenant même si parfois l’auteur en fait un peu trop, offrant par moment une magie trop forte. Les personnages sont intéressants à suivre et à découvrir, mais je n’ai jamais réussi à complètement m’accrocher à eux, manquant souvent d’émotions. La plume de l’auteur se révèle simple, efficace et entrainante malgré parfois quelques longueurs et certains dialogues un peu plat. Un premier tome qui pose les bases d’une histoire intéressante, qui laisse pas mal de questions en suspens et je lirai la suite avec plaisir.

 

Ma Note : 7/10

 

Autres avis : Phooka, …

Mes Achats du Mois de Mars 2014

Après un début d’année bien rempli j’ai un peu décidé de baisser la voilure pour éviter de trop surcharger ma PAL et finir écrasé par tant de livres à lire. Et, d’une certaine façon, j’ai réussi avec seulement 5 livres et 2 ebooks. Tadaaaa!!! J’en fais un peu trop je crois.

Voilà donc mes entrées de PAL pour ce mois de Mars 2014 :

  • Stark et les Rois des Étoiles de Leigh Brackett, Ray Bradbury & Edmond Hamilton aux éditions Le Bélial’. Rien que la couverture me donnait envie de faire entrer ce livre dans ma PAL. Puis bon un space-op ça ne se refuse pas.
  • Les Salauds Gentilshommes Tome 3, La République des Voleurs de Scott Lynch aux éditions Bragelonne. À peine entré dans ma PAL et déjà chroniqué, retrouvez mon avis ici.
  • Hystérésis de Loïc Le Borgne aux éditions Le Bélial. J’ai pas mal entendu parler de ce roman et les premiers échos positifs ont fait qu’il est rentré dans ma PAL.
  • Kel Tome 2, Le Loup Blanc de Andréa Schwartz aux éditions Rebelle. Après un premier tome qui m’a convaincu la suite a rejoint ma bibliothèque.
  • Liavek de Megan Lindholm & Steven Brust aux éditions ActuSF. Je continue a faire entrer des romans de Robin Hobb écrit sous le nom de Mégan Lindholm

Et donc deux ebook aussi :

  • Lady Bang and The Jack, Les Foulards rouges, Saison 1-Épisode 1: Les Foulards rouges de Cécile Duquenne.
  • La Trilogie du Vide, L’Intégrale de Peter F. Hamilton.

Un mois de mars donc qu’on peut dire plutôt « calme ». À voir si le mois prochain je serai aussi calme, mais bon je vais à Zone Franche la semaine prochaine, cela risque d’être compliqué.

Les Salauds Gentilshommes Tome 3, La république des Voleurs – Scott Lynch

Résumé : Après le plus grand casse de leur carrière, Locke et son inséparable complice, Jean, ont réussi à s’échapper. Mais Locke ne s’en est pas tiré indemne : empoisonné, il est mourant. Aucun alchimiste n’est en mesure de l’aider. Alors que le moment fatidique approche, une mystérieuse Mage Esclave lui propose un marché qui le sauvera ou mettra un terme à ses souffrances. Locke hésite, jusqu’à ce que la mage mentionne le nom d’une femme qu’il a connue par le passé. L’amour de sa vie. Sa rivale en matière d’habileté et d’intelligence. Et, s’il accepte cette mission, son plus dangereux adversaire.
À l’approche des élections de la cité des mages, les différentes factions recrutent leurs stratèges. Locke doit faire un choix : affronter ou séduire celle qu’il n’a jamais pu oublier. Leurs vies dépendent peut-être de sa décision…

Edition : Bragelonne

 

Mon Avis : Dire que j’attendais ce troisième tome de cette série avec impatience est un doux euphémisme, en effet il a fallu attendre six ans depuis la sortie du deuxième tome pour le voir arriver. Attention, je ne me plains pas, je préfère attendre et avoir un excellent roman, que de le voir sortir rapidement et me retrouver déçu devant un livre bâclé, mais voilà l’attente fût tout de même longue surtout après deux premiers tomes qui se révélaient vraiment excellents (Chronique Tome 1, Tome 2). Malgré tout, j’avoue, j’avais un peu peur tout de même de me retrouver avec le même ressenti que le troisième tome du Cycle des Démons de Peter V. Brett qui m’a vraiment déçu. C’est donc avec une grande envie et tout de même une légère appréhension que je me suis lancé dans la lecture de La République des Voleurs. En tout cas je trouve la couverture, illustrée par Benjamin Carré, vraiment magnifique.

On retrouve donc nos héros, quelques semaines après la fin du tome précédent, en mauvaise posture, Locke, mourant, et Jean se retrouve alors obligé d’accepter une mission de leurs pires ennemis, les Mages-Esclaves, pour s’en sortir. Une mission qui va les mener devant une ancienne de la bande ; Sabetha. Quel plaisir de retrouver nos héros après tout ce temps, surtout que l’auteur décide de changer de registre, ici point de grandes arnaque pour s’enrichir, mais un travail de sape dans une élection pour faire élire un parti. On se retrouve donc avec une histoire, certes peut être moins rythmé que les précédents, la politique demandant moins de se taper dessus, mais tout aussi efficace et entrainante, malgré peut-être un début qui prend son temps. Scott Lynch arrive toujours aussi facilement à construire son récit, tel un maître d’orchestre, ne laissant rien au hasard, sachant jouer avec rebondissements et surprises pour faire que le lecteur à du mal à lâcher le roman. Une intrigue principale qui va amener nos héros à se lancer dans de grandes manipulations comme dans les coups bas pour espérer s’en sortir et réussir.

L’autre aspect qui se révèle toujours aussi intéressant c’est aussi la capacité à conter deux histoires en même temps, la première qui concerne la mission, et une seconde reposant sur le passé des personnages du temps de Camorr. Cela permet ainsi de mieux poser Sabetha, de mieux comprendre son rôle dans le groupe et sa relation avec les autres, mais permet aussi de retrouver, avec une certaine nostalgie et beaucoup de plaisir, certains des personnages disparus. Cette seconde intrigue se révèle toute aussi intéressante et bien construite que la première, l’auteur arrivant à passer de l’une à l’autre de façon efficace tout en arrivant à garder l’intérêt du lecteur d’une histoire à l’autre, jouant de façon vraiment réussi avec les twists et les coups de théâtre et surtout l’une répondant à l’autre ; l’ensemble se révélant d’une certaine façon lié. Ici nos héros vont d’ailleurs apprendre le métier d’acteur, le vrai, celui qui se joue sur les planches d’un théâtre.

L’ensemble m’a donc offert un livre passionnant, entrainant, sans véritable temps morts, dense et riche et j’ai adoré suivre les nouvelles aventures de nos héros. De plus ce tome ouvre enfin quelque chose d’important sur le fil rouge présent depuis le premier tome, sur le nom de Locke et aussi sur son passé. Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler mais l’ensemble commence à se dévoiler et à amener quelque chose de plus grand et de plus notable, donnant vraiment envie d’en apprendre plus.

L’univers développé possède toujours cette richesse et cette originalité qui fait, je trouve, sa qualité depuis les premiers tomes. L’auteur nous offre toujours un monde vraiment original, vaste et fascinant où chaque pays, chaque région, chaque ville possède ses coutumes, sa gastronomie, sa façon de vivres, ses zones de lumières et ses zones d’ombres. Certains pourraient trouver que l’auteur en fait un peu trop, principalement dans les descriptions, mais moi je suis toujours aussi happé par cette construction complète d’un monde de A à Z. On découvre aussi avec grand plaisir deux nouvelles villes dans les différentes intrigues, mais aussi le milieu politique ou nos héros vont devoir truquer ses élections. Par contre un des aspects intéressants qui est développé dans ce tome c’est concernant les Mages-Esclaves, on en apprend enfin plus sur cette caste secrète ce qui apporte un intérêt supplémentaire. Un univers qui continue, selon moi, à évoluer de façon vraiment captivante au fil des pages et qui continue à me donner envie de le découvrir et en apprendre plus.

Concernant les personnages il continue aussi à évoluer au fil des pages et se révèlent toujours aussi passionnants à découvrir et à suivre. L’amitié entre Locke et Jean se révèle toujours aussi solide, vive et entrainante et l’arrivée de Sabetha vient offrir un nouvel aspect sur l’ensemble du groupe avec cette relation amoureuse ambigu avec Locke. Alors oui il y a de l’amour et des sentiments mais l’auteur s’en sort parfaitement bien en ne tombant jamais dans le pathos ou le niais, offrant limite une relation amour- haine qui m’a surpris et accroché, même si une ou deux fois il en fait un peu trop.

J’ai trouvé le personnage de Sabetha vraiment intéressant à découvrir même si, j’avoue, je m’étais imaginé une héroïne devant l’idéalisation de Locke depuis deux tomes, je l’ai peut être trouvé un peu moins mordante que ce que je m’étais imaginé. Rien de bien méchant car elle reste un personnage intelligent et on s’attache finalement à elle au fil des pages. J’ai aussi trouvé que Jean prenait encore un peu plus d’ampleur ce qui rend nos deux héros de plus en plus complémentaires.  Les personnages secondaires sont aussi intéressants et soignés, possédant leurs propres histoires et leurs propres caractères. Mais la grande force de l’auteur reste les dialogues toujours aussi enlevés, vif, plein de gouailles et d’humour qui marchent parfaitement bien. L’auteur possède un véritable sens du rythme et de la répartie et cela se ressent.

Mais voilà, clairement ce tome s’annonce comme un peu ce qu’on pourrait appeler un tome de transition (pas trouver d’autre mot) et soit le lecteur accroche soit il n’accroche pas. Je m’explique, ce tome possède deux gros aspects importants qui sont développés, deux révélations primordiales ainsi que la découverte de Sabetha, ce qui fait que, malgré tout le bien que je pense de l’intrigue politique, elle se révèle légèrement sans surprise et aussi un peu moins virtuose sur l’ensemble, même si l’arnaque en elle-même reste bien construite et intéressante. Tout dépend donc de vos attentes, si les nouveautés et l’ouverture à quelque chose de plus grand sur Locke et son passé vous intéresse alors, comme moi, je pense que vous aller accrocher, si vous recherchez plus le côté arnaque grandiose et explosive et le passé de Locke ne vous intéresse pas le moins du monde vous allez peut-être être rebuté. Si je devais vraiment chipoter il n’y a que deux points qui m’ont dérangé, certains passages qui traînent légèrement en longueur et une des révélations qui est amenée de façon un peu bancal j’ai trouvé, même si je n’ai pas toutes les cartes en mains pour complètement le déterminer. Mais voilà ces légers défauts ont vite été balayés devant la qualité du récit.

La plume de l’auteur se révèle toujours aussi efficace, entrainante et soignée, arrivant à jongler de façon réussie entre l’intrigue, les personnages et les révélations pour nous emporter. Un troisième tome qui se révèle au final, selon moi, aussi abouti et réussi que les précédents et dont les révélations qui ouvrent de nouveaux horizons à la série me donne envie d’en apprendre plus. Je lirai sans soucis le quatrième tome qui, selon les dernières informations données par l’auteur, pourrait d’ailleurs sortir en VO dès la fin de l’année. En tout cas quel plaisir de retrouver Locke et Jean après toutes ses années et d’enfin découvrir Sabetha.

En résumé : J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce roman qui permet de retrouver avec plaisir Jean et Locke et nous replonger dans une de leurs aventures. L’auteur nous offre deux intrigues, entre passé et présent, qui s’alternent de façon efficace, jouant sur les rebondissements et les surprises et happant le lecteur dès les premières pages malgré que le début prenne un peu son temps. L’univers continu à se développer au fil des pages de façon cohérente et se révèle toujours aussi fascinant à découvrir. Concernant les personnages ils sont toujours aussi soignés et entrainants, bien portés par des dialogues savoureux et on découvre enfin avec grand plaisir Sabetha. Un tome qui, par contre, fait la part belle à deux révélations sur le passé de Locke, mettant un peu moins en avant le côté « arnaque », ce qui pourrait peut-être en rebuter certains qui ne seraient pas intéressé sur le nébuleux passé de notre héros. Il y a bien quelques légères longueurs et une des révélation m’a parue amenée de façon bancale, mais vite oublié devant la qualité du roman, le tout porté aussi par un style entrainant, soigné et vraiment efficace. J’attends maintenant avec impatience la sortie du tome 4 qui est normalement annoncé fin de l’année en VO. Je croise les doigts, car j’ai hâte de retrouver nos héros.

 

Ma Note : 9/10

Tony Chu Détective Cannibale Tome 4, Flambé! – Guillory & Layman

Résumé : Depuis qu’une écriture extraterrestre a fait son apparition dans le ciel, la vie est étrange. La population ne semble pas s’en inquiéter ni même se préoccuper d’une probable fin du monde. Quant à la R.A.S., agence gouvernementale ultra-puissante, elle est devenue complètement inutile. L’avenir de l’agent cibopathe Tony Chu semble compromis… À moins qu’il puisse inverser le cours des événements.

Edition : Delcourt

 

Mon Avis : Tony Chu Détective Cannibale  fait partie des comics que je lis avec plaisir tant l’idée de départ continue à m’intéresser, le fil rouge qui se dessine se révèle intrigant et aussi par son côté complètement déjanté. Après la lecture des trois premiers volumes qui se révélaient intéressants et offraient pas mal de rebondissements (chronique du Tome 1, Tome 2, Tome 3) j’avais hâte de voir ce qu’allait bien pouvoir proposer ce quatrième tome tout en espérant, c’est vrai, quelques révélations.

La fin du tome précédent nous avait laissé devant un cliffangher qui paraissait d’une certaine façon lié à l’intrigue principale, suite à l’apparition de cette écriture extra-terrestre dans le ciel. Je me lançais donc dans ce tome avec envie et … rien, ou pas grand-chose du moins. On sent au final une certaine lassitude et une certaine répétition dans ce tome qui continue à ménager le lecteur avec chaque chapitre qui offre une intrigue secondaire vite résolue et seulement quelques éléments qui viennent s’ajouter encore et toujours au mystère de cette intrigue principale sans aucune révélation, ce qui en plus rend le tout confus. C’est un peu ça qui me frustre, continuer à ne pas avoir d’élément de réponse ou au moins de début de quoi que ce soit pour expliquer tout ce qui tourne autour de cette fameuse épidémie de grippe aviaire. Je pourrai appeler ce volume un tome de transition, mais voilà c’est un peu ce que j’avais déjà dis du tome précédent et deux tomes de transition qui se suivent ça fait un peu trop je trouve.

Pour autant est-ce que ce tome est mauvais? Non il se révèle tout de même plutôt plaisant à lire, justement toujours grâce à ces intrigues secondaires qui se suivent et ne se ressemblent jamais, plongeant le lecteur dans les délires et les trips les plus fous sortis de l’imagination des auteurs. D’ailleurs ils se sont bien lâchés dans ce tome, nous emmenant même dans la zone ultra-secrète qu’est la Zone 51, mais je vous laisse découvrir, car une fois encore notre héros va être mis à rude épreuve. Les nombreux rebondissements ainsi que l’humour toujours aussi noir et cynique relève le niveau de ce tome, mais voilà là où quelques éléments plus poussés sur l’intrigue principale aurait rendu ce tome vraiment intéressant on se retrouve ici avec plutôt, selon moi, un tome moyen qui donne l’impression que les auteurs prennent un peu trop leur temps.

Concernant tout ce qui concerne le background développé par les auteurs il se révèle toujours aussi intéressant, principalement dans la représentation d’une Amérique effrayée de tout danger sanitaire suite à la grippe aviaire et qui pourtant oublie tout une fois une nouvelle crise qui apparait. Une légère critique sociale continue à se dessiner aussi au fil des tomes, qui se révèle plutôt intéressante et donne matière à la réflexion comme par exemple devant la manipulation du public ou encore le jeu de pouvoir sur la crainte des populations. En ce qui concerne notre héros on continue à en apprendre un peu plus sur lui et sa famille, même si les ellipses temporels ont fait que certaines questions restent, selon moi; en suspens suite à des révélation du tome précédent ce qui est dommage. On retrouve aussi avec plaisir Mason Savoy toujours aussi énigmatique et dont j’espère on en apprendra enfin plus par la suite.

Concernant les graphismes ils se révèlent toujours aussi fun et réussi avec ce petit côté cartoon et années 70’s. L’ensemble lui donne clairement une identité propre et permet au lecteur de rentrer clairement dans l’histoire à travers un trait qui se révèle réaliste tout en offrant énormément de pointes d’humour et d’ironie. Les scènes se révèlent toujours aussi colorés, vives et entrainantes tout en offrant aux personnages un large panel d’émotion. Au final comme je l’ai dit un quatrième tout juste sympathique, la faute à une intrigue principale qui prend vraiment trop son temps avec peu de révélations et un côté un peu confus à l’ensemble. Je lirai tout de même le cinquième, car le cliffangher final m’a donné envie de lire la suite tout en espérant enfin des révélations sinon je m’arrêterai là.

En Résumé : Je suis sorti de ma lecture de ce tome avec, j’avoue, un léger sentiment de frustration. En effet on se retrouve de nouveau avec un tome qui développe une intrigue secondaire à chaque chapitre, lâchant quelques nouveaux questionnements sur l’intrigue principale, mais sans jamais apporter de révélations ou au moins à minima des éléments de réponses. Un tome qu’on pourrait considérer de transition si le précédent ne l’était déjà pas et deux tomes de transitions qui se suivent c’est jamais efficace. Pourtant le tout n’est pas non plus mauvais on retrouve toujours des histoires complètement barrées et délirantes ou les auteurs poussent leurs imaginations à fond, l’univers est toujours aussi solide et intéressant et les personnages donnent toujours envie de les découvrir. Dommage que ce quatrième tome donne un peu l’impression de piétiner sur l’histoire. Je lirai tout de même la suite, car le cliffangher de fin annonce quelque-chose d’intéressant en espérant ne pas être déçu.

 

Ma Note : 6,5/10

Le Rêve Oméga Tome 1, Souvenirs Mortels – Jeff Balek

Résumé : Garibor Coont est un ouvrier disséqueur. Son métier : extraire les organes des morts afin de les préparer à la transplantation. Si son quotidien est banal, ses hobbies le sont bien moins : Coont a la capacité extraordinaire de décoder les mémoires d’Heisenberg, les implants mentaux dont est équipé l’essentiel de la population de Yumington.? Un don qui va attirer l’attention de l’Organisation, une société secrète dont l’objectif est de résoudre des crimes aussi technologiques que mystérieux.
Sous la contrainte, Coont devra enquêter sur la propagation d’un virus mental et mortel qui dévore les souvenirs de ses victimes.?Et ce qu’il apprendra l’amènera à remettre en cause sa propre identité.

Edition : Snark (Bragelonne)

 

Mon Avis : Il y a quelques mois Bragelonne a décidé de lancer une entité entièrement dédié à la publication numérique avec aussi la possibilité, si on aime le papier, de faire une impression à la demande. Le projet en lui-même se révélait déjà intéressant et pour promouvoir l’ensemble l’éditeur a décidé d’offrir quelques uns de ces romans-feuilletons gratuitement. Voilà donc comment Souvenirs Mortels a finalement fini dans la PAL de mon Kindle. Les différents avis, souvent positifs, que j’ai vu défilé depuis sa sortie on fait que j’ai décidé de lire ce roman pour me faire mon avis.

Finalement, une fois la dernière page tournée, je dois bien avouer que je n’ai pas vraiment accroché à ce roman. Contrairement à L’Équation de La Vie que j’ai lu il y a quelques jours, je savais ici à quoi m’attendre. Je savais parfaitement que ce roman chercherait principalement à offrir au lecteur un simple et pur moment de divertissement sans prise de tête ou l’action et l’adrénaline primerait. C’est donc sans surprise ce que j’ai trouvé des rebondissements, des courses poursuites, des combats tout ce qui peut caractériser une série B sans prétention autre que de faire tourner les pages au lecteur. Le rythme est tendu, nerveux et sans temps mort, le tout finalement porté par des chapitres qu’on peut considérer comme court voir ultra-court, deux à trois pages kindle en moyenne, ce qui fait que l’ensemble va vite, même très vite et voir trop vite. Le chapitrage aurait peut-être dû être rallongé selon moi.

Alors pourquoi je n’ai pas accroché? C’est simple le tout a beau aller à un rythme effréné qui fait que oui, on tourne plutôt rapidement les pages, je trouvais que le reste ne suivait vraiment pas. Que ce soit l’intrigue, qui tient en deux lignes et qui se révèle clairement linéaire, d’un mec banal engagé par une organisation gouvernementale secrète pour résoudre certains problèmes, ou bien encore les surprises que l’auteur cherche à mettre en avant mais qu’on voit arriver très rapidement, franchement le retournement de situation du héros qui n’est pas celui qu’on croit est capillotracté, j’avoue que j’ai eu du mal à vraiment accrocher à ce récit. Je ne parlerai pas non plus de l’univers, qui a du potentiel, mais reste justement à l’état de potentiel tant l’auteur ne fait rien pour le développer et pire à chaque fois qu’il peut y avoir un semblant  d’explication ou de réflexion elles sont balayées par le narrateur ou un personnage qui considère que c’est trop compliqué à expliquer, ce qui est frustrant.

Concernant les personnages j’avoue qu’on est un peu sur le même principe que l’univers, il y a en tout et pour tout quatre (si je compte les Smith comme une seule entité) personnages qu’on découvre un peu au fil des pages possédant un CV et se révélant aussi épais que l’épaisseur d’une feuille de papier. C’est dommage, car cela a eu pour conséquence que je ne me suis jamais intéressé ni accroché à aucun des héros. Franchement à la fin ils auraient pu tous mourir dans d’horribles souffrances cela ne m’aurait fait ni chaud ni froid. Concernant l’humour que développe l’auteur j’avoue je suis resté de marbre. Pour vous donner une idée, il a décidé de faire appeler tous les agents secrets de l’organisation John Smith, sans revenir sur la référence je vous laisse imaginer les imbroglios d’une pièce remplie de plusieurs John Smith, ça vous fait rire foncez, mais si comme moi vous n’accrochez pas, je suis pas sûr que vous allez rire énormément.

Je comprends par contre parfaitement que ce genre d’histoire électrique et mouvementé plaise, en effet ici tout n’est qu’action et péripétie et permet de passer un bon moment pour peu qu’on déconnecte un peu son cerveau, mais voilà j’attends quand même un minimum plus d’un livre et si je souhaite débrancher ce qui me sert de tête je préfère le faire devant un film à la TV plutôt que devant un livre. Je suis peut-être élitiste en disant ça, je ne sais pas, un livre a le droit d’être pur divertissement, j’en lis aussi, mais bon un minimum de background et de profondeur dans les personnages me parait un minimum, il ne suffit pas de balancer des gens au milieu d’explosion et d’action pour que je me sente happé. Ceci est bien entendu mon ressenti personnel d’autres ont l’air d’avoir accroché.

Concernant le style de l’auteur il se révèle simple, très simple voir même trop simple je trouve, se reposant trop sur les dialogues et oubliant le reste. Certains chapitres ne sont même, limite, que des dialogues sans rien d’autre. Alors tout n’est pas non plus complètement mauvais, je me suis senti frémir sur le 15 derniers pourcentage du récit, devant la frénésie et la résolution de cette enquête j’ai tourné les pages avec légèrement plus d’envie, mais bon pas non plus de quoi me faire oublier tout ce qui ne m’a pas accroché. Je ne lirai donc pas la suite de cette histoire, je préfère m’arrêter là sachant que je ne suis pas fait pour ce genre de feuilleton.

En Résumé : Au final j’avoue ne pas avoir accroché à cette histoire qui n’offre au lecteur qu’une intrigue bourrée d’action et d’adrénaline oubliant un peu de tout le reste. L’univers présenté à pourtant quelques bonnes idées, mais jamais aucune explication ni aucun développement n’est fourni, soit le lecteur l’accepte, soit selon le narrateur c’est trop complexe pour être expliqué. les quelques personnages importants dans cette histoire je les ai trouvés aussi épais qu’une feuille de papier ce qui fait que je ne me suis jamais accroché à eux ni ressenti d’émotion pour eux. Concernant le style de l’auteur il se révèle trop simple à mon goût, ne se reposant en majorité que sur les dialogues et je suis aussi resté de marbre à l’humour. Les 15% de la fin ont un peu plus réussi à m’emballer, mais pas de quoi sauver l’ensemble ni de me donner envie de lire la suite. Ce genre d’histoire plaira à ceux qui veulent déconnecter leur cerveau devant un livre, moi j’avoue je préfère faire cela devant la TV, j’attends plus d’un livre. Dommage, même si je ne doute pas que ce genre d’histoire possède son public, j’en fais juste pas parti.

 

Ma Note : 4/10

 

Autres avis : Herbefol, ImagIn, etc…

Le Sang des 7 Rois, Livre Deux – Régis Goddyn

Résumé : – Tu n’es pas une fille Rosa, tu es un miracle. Fernest se pencha et cueillit une petite fleur qu’il lui glissa dans les cheveux.
– Pourquoi m’aimes-tu?
– Je t’aime… parce que tu en as besoin.
– Ce n’est pas une raison.
– Alors je t’aime parce que j’en ai besoin.
Rosa essaya de voir les voyageurs en contrebas. Ils étaient trop loin, et dissimulés par le relief. Elle ferma les yeux et sentit leur présence, leurs émotions, leurs douleurs et leurs peines. Elle s’écarta pour regarder Fernest, puis elle détourna le regard comme pour se mesurer au glacier, colossal nuage pétrifié sur le flanc de la crête. Elle resta ainsi longuement avant de reprendre la parole.
– On ne m’a jamais aimée, Fernest.

Edition : L’Atalante

 

Mon Avis : Il y a quelques mois je me suis lancé dans la lecture du premier tome de ce cycle qui se révélait vraiment intéressant, offrant une histoire efficace et pleine de surprise malgré un début un peu lent (ma chronique ici). Je n’ai donc pas mis longtemps avant de faire entrer ce second tome dans ma PAL et, vu que le troisième vient d’être publié il y a peu, j’ai décidé de le sortir de ma bibliothèque pour savoir ce que nous offre cette suite. À noter toujours que ce cycle devrait contenir 7 tomes. En tout cas je trouve la couverture, illustrée par Yann Tisseron, toujours aussi magnifique.

Après un premier tome qui nous permettait de poser les bases, que ce soit des personnages, de l’univers et de l’intrigue, on rentre avec ce livre deux dans une histoire qui se révèle plus soutenue, plus vive et plus entrainante. En effet suite aux différents complots nos héros se retrouvent en fuite pour différentes raisons et vont tout tenter pour survivre et continuer à avancer. La narration multiple permet clairement à l’auteur de varier les points de vues offrant à l’ensemble un rythme vraiment efficace et entrainant, même si, j’avoue, j’ai moins accroché aux passages sur Rosa dont j’attendais beaucoup, mais qui, dans ce tome, n’évolue pas vraiment et se consacre à cette histoire d’amour que je trouve bancale. L’auteur nous offre dans l’ensemble pas mal de rebondissements, d’action mais aussi des révélations surprenantes qui viennent ajouter quelques pièces au puzzle de l’intrigue qui continue à se dessiner, même si on n’a pas encore de vue d’ensemble. Surtout l’auteur offre aussi quelques surprises que je vous laisse découvrir et qui redistribuent clairement les cartes sur les idées qu’on avait et les forces en présence.

L’univers présenté par l’auteur se révèle toujours aussi solide et continue à s’étoffer lentement au fil des pages. Ce tome nous permet ainsi d’en découvrir plus sur ce fameux sang bleu, les mages et les avantages que tout cela procure, mais on découvre aussi plus en profondeur le monde des rebelles qui est différend de ce qu’on pouvait croire avec aussi de ce côté des luttes de pouvoir internes et des machinations. L’auteur continue aussi à travailler sur cette différenciation entre les couleurs du sang amenant à une supériorité des uns sur les autres ainsi que son lot d’horreur et de tortures. Il offre ainsi un large panel de réflexion sur l’aspect génétique et ses conséquences, l’inquisition et ses méthodes ou encore sur l’élimination de masse de population considérée comme inférieure. Au final un univers efficace et intéressant, dont beaucoup de questions restent encore en suspens. Mon seul soucis vient des pouvoirs magiques des mages comme Orville ou Rosa, on tombe un peu trop dans le « super-pouvoir » qui les rend limite invincibles leur permettant ainsi de sortir trop facilement des dangers. À voir comment ça évolue par la suite.

Concernant les personnages ils sont toujours intéressants à découvrir et, même si je trouve que Rosa n’évolue pas assez dans ce tome nous donnant l’impression qu’on se retrouve au même point que le précédent, les autres se dévoilent au fil des pages. On s’attache à eux et on suit leurs péripéties avec plaisir et envie d’en apprendre plus. Orville continu à prendre de l’ampleur dans ce tome dévoilant un personnage avec ses forces et ses faiblesses qui cherche toujours à faire du mieux qu’il peut, mais qui se laisse porter par le courant. Mais surtout l’auteur apporte de nouvelles têtes qui se révèlent intéressantes, principalement chez les gardiens. En plus de continuer à en apprendre plus sur Sylvan on découvre Aldemond, fasciné par les énigmes. Heureusement d’ailleurs qu’on les découvre car concernant les autres gardiens ils me paraissent un peu trop construit sur le même moule, sauvage, violent et trop téméraire, aspect qui ne dérange pas quand on parle de soldat, mais qui m’ennuie un peu avec un personnage comme Lothar considéré comme le chef des gardiens qui devrait quand même posséder plus de charisme.

Je regrette aussi quelques aspects, je pense à tous les passages entre Orville et Petrus l’un cherchant à cacher ses pouvoirs de mage alors qu’il s’en sert à tout va et l’autre qui est tellement crédule qu’il croit tout ce qu’on lui dit ce qui rend certaines scènes un peu improbable du genre « tu as vu ce monstre marin découper tous nos ennemis en tranche et couler le bateau en à peine 1s et pouf il a disparu, car non ça ne peut pas être moi » »Oui Orville je te crois ». Rien de bien méchant non plus, mais ça m’a surpris. Autre point, l’auteur nous offre un résumé en début de roman, ce qui est toujours intéressant et permet le rappel de ce qui c’est passé précédemment, mais pourtant de nombreux passages reviennent aussi sur les évènements précédents dans le corps du roman, j’ai trouvé que cela faisait un peu trop de redite. Dernier point c’est la présentation des personnages que je trouve un peu trop protocolaire, façon CV, le personnage arrive et sur un voir deux paragraphes on a son age, son lieu de naissance et les faits importants de sa vie qui s’alignent, j’accroche moyennement.

Concernant la plume de l’auteur elle se révèle toujours aussi simple, efficace et entrainante, même si cette fois je lui ai trouvé quelques maladresses, principalement dans les dialogues voir même la sur-utilisation des dialogues. En effet j’ai trouvé que certains se révélaient parfois trop creux ou tombaient un peu trop à plat, je pense principalement au moment où on se retrouve devant les 12 conseillers pour juger un des héros et qu’il va se retrouver défendu par deux de ses amis. Les discussions m’ont paru alors manquer de conviction, de profondeur et de passion, franchement si un jour je dois être défendu par eux je préfère fuir. Ce genre de dialogue se retrouve une ou deux fois. Alors attention, ce n’est pas méchant et cela n’empêche en rien de se laisser porter par l’histoire surtout quand on sait que c’est un premier roman, mais à voir par la suite.

Au final j’ai de nouveau passé un bon moment avec ce second tome, malgré quelques petits défauts ici ou là, et je lirai la suite rapidement, principalement aussi vis-à-vis d’un passage, dont je ne vous parle pas, déjà pour ne pas spoiler et aussi, car pour le moment, il n’est qu’à peine ébauché et qu’il est donc trop tôt pour que je me fasse une idée précise.

En Résumé : J’ai passé un bon moment de lecture avec ce tome qui se révèle au final plus haletant et plus rythmé que le précédent qui servait à poser les bases. L’intrigue continue à s’étoffer entre révélations et surprises et on a hâte d’en apprendre plus. Concernant l’univers il se révèle toujours aussi solide, nous offrant des axes de réflexion intéressants. La magie continue à prendre de l’ampleur même si je trouve les mages un peu trop puissants. Concernant les personnages, dans l’ensemble, ils se révèlent intéressants même si je trouve dommage que Rosa n’évolue pas vraiment, se concentrant plus sur une histoire d’amour que je trouve bancale. Certains points m’ont tout de même dérangé, Orville passe son temps à se servir de ses pouvoir et fait croire à Petrus que c’est la chance ou le hasard alors que bon, au bout d’un moment il a bon dos le hasard et je trouve aussi qu’il y a trop de répétitions concernant les évènements du tome précédent avec le résumé et les différents dialogues. Concernant le style il est toujours aussi simplement et entrainant même si je l’ai trouvé un peu maladroit principalement dans certains dialogues un peu trop creux et plats ou encore dans la présentation un peu trop CV des protagonistes. Rien de non plus gênant car ce second tome m’a donné envie de lire la suite.

 

Ma Note : 7,5/10

 

Autres avis : Ptitetrolle, Mariejuliet, etc…

Page 1 of 3

© 2010 - 2018 Blog-o-Livre