Mois : décembre 2015 Page 1 of 2

Joyeux Noël !

 

Je vous souhaite à tous et à toutes un joyeux noël !

Plein de bonnes chose et de livres sous le sapin.

La Dague et La Fortune Tome 2, Le Sang du Roi – Daniel Hanover

Résumé : Geder Palliako est désormais le protecteur du prince Aster et le héros d’Antéa. Mais les nuages noirs de son passé planent encore au-dessus de lui et une guerre risque bien de changer la donne.
Cithrin bel Sarcour ne dirige plus vraiment la banque qu’elle a elle-même créée. Ses moindres faits et gestes sont épiés en permanence. Si la jeune femme ne parvient pas à se libérer de cette cage dorée, tous ses sacrifices n’auront servi à rien. Le conflit qui se prépare pourrait lui donner l’occasion qu’elle attend.
Un ancien prêtre connaît l’origine du chaos qui s’annonce, un secret depuis longtemps enterré et qui remonte au temps des dragons. Une ère de folie et de mort approche et seule une poignée de héros condamnés sera en mesure de l’empêcher.

Edition : Fleuve Noir

 

Mon Avis : Il y a maintenant 2 ans (déjà) je me suis laissé tenter par le premier tome de cette série qui m’avait offert un moment de lecture sympathique, efficace, malgré une certaine linéarité dans l’intrigue et un léger manque de surprise (ma chronique du Tome 1 ici). Je me suis ainsi laissé tenter par cette suite qui, je l’avoue, a un peu trainé dans ma PAL, en me demandant ce que l’auteur allait offrir surtout que ce cycle est prévu en cinq tomes, déjà parus en VO. Concernant la couverture, elle est dans le même style que celle du tome précédent et se révèle assez jolie.

On plonge dans la suite direct du tome précédent, le monde est en plein bouleversement devant le retour d’un culte et de la montée au pouvoir de Geder Palliako à Anthéa qui commence à faire des vagues. J’avoue, j’avais un peu peur de me retrouver perdu, vu que ma lecture du précédent remonte à 2 ans, mais j’ai finalement assez facilement replongé dans les intrigues multiples que développe l’auteur. Certes, parfois j’ai eu besoin de replonger dans mes souvenirs profonds, mais j’ai trouvé que l’auteur recentrait bien son histoire et je ne me suis jamais senti perdu. Pour ceux qui auraient vraiment des soucis, un lexique à la fin résume les personnages principaux. Alors que vaut ce second tome? Bah je dois bien avouer que je l’ai trouvé légèrement mieux maîtrisé et plus dense que le premier tome. En effet on quitte ici le tome d’introduction pour enfin plonger pleinement dans les différents fils rouges que met en place l’auteur, dévoilant ainsi un récit qui se complexifie encore un peu sur le fond et avec quelques bonnes surprises, j’ai trouvé ; ce qui manquait un peu dans le premier tome. Certes l’ensemble se développe sur un rythme plutôt lent, si vous recherchez l’action frénétique vous allez être déçu, mais il se révèle clairement fluide et entrainant et je me suis retrouvé à tourner les pages avec un minimum de plaisir et d’envie d’en apprendre plus, principalement en ce qui concerne la banque et la façon dont Cithrin et les personnages qui gravitent autour d’elle évoluent. Je reprocherai juste un manque parfois frustrant d’action, principalement dans les scènes de guerre ou l’auteur va vite et offre régulièrement un point de vue en retrait ce qui m’a une ou deux fois légèrement frustré.

L’univers en soit se révèle toujours aussi solide, cohérent et agréable à découvrir. Les jeux de pouvoirs se révèlent efficaces et prenants, même si à un ou deux moments  j’ai eu l’impression qu’ils étaient traités un peu facilement et rapidement. Le principal développement de l’univers vient qu’on commence à en apprendre plus sur ce nouveau culte de la déesse araignée ainsi que sur leurs disciples, que ce soit à travers leurs actes comme à travers un personnage qui a pris de l’importance à la fin du premier tome et qui offre quelques révélations percutantes. Alors certes, pas non plus de quoi révolutionner le genre avec ce mal ancien qui revient, mais voilà l’auteur s’en sort bien, proposant quelque chose d’efficace à défaut de révolutionnaire. Comme je l’ai dit autre point important c’est l’aspect financier lié à la banque qui, je trouve, apporte un véritable plus à l’ensemble et surtout prend le pas, pour moi, sur l’aspect guerrier et jeu de pouvoir d’Anthéa qui se révèle finalement assez classique et sans surprise, même si pas mauvais. En tout cas un univers qui gagne en profondeur entre alliances, trahisons, mensonges et manipulations, et donne envie d’en apprendre plus. Je trouve par contre dommage que le travail sur les 13 races misent en place depuis le début reste ici finalement qu’anecdotique malgré une annexe en fin de roman, j’aurai préféré plus d’éléments intégrés dans le roman, mais bon ce n’est que mon avis.

J’attendais beaucoup des personnages concernant ce tome, en effet le volume précédent servait principalement d’introduction et même si certains sortaient du lot, d’autre avaient eu un peu de mal à complètement me fasciner. Cette suite corrige, je trouve en partie, les légères craintes que j’avais. Marius, que je trouvais très classique, gagne de la profondeur dans sa quête de rédemption, Cithrin est l’héroïne qui m’accroche toujours le plus dans sa façon d’avancer et d’évoluer dans le récit même si parfois certains choix me paraissent surprenant, Geder dont j’avais un peu peur de son évolution, se révèle finalement très réussi dans son rôle, possédant une certaine ambiguïté qui fait qu’il évite de trop tomber dans les stéréotypes même s’il reste parfois prévisible. Finalement je reste plus circonspect concernant Clara et Dawson qui finalement eux sont un peu trop prévisibles et surtout légèrement caricaturaux, mais les évènements de la fin laissent présager pas mal de changement par la suite. Concernant les personnages secondaires, ils se révèlent eux-aussi intéressants, et certains commencent aussi à prendre un peu d’ampleur. Certains se révèlent peut-être un peu trop présent que pour faire avancer l’intrigue, mais cela ne se ressent jamais vraiment au point de se révéler bloquant.

Je reprocherai par contre quelques longueurs, principalement vers le début où certains passages m’ont fait dire que l’auteur cherchait à gagner du temps pour bien remplir son second tome, mais franchement rien de non plus trop dérangeant ou frustrant. L’histoire est toujours portée par un style qui se révèle simple, efficace, fluide et entrainant plongeant finalement assez facilement le lecteur dans son intrigue. Au final un second tome un léger ton au-dessus par rapport au premier, qui, sans non plus révolutionner la fantasy, m’a donné envie de lire la suite et de savoir comment Daniel Hanover va faire évoluer tout cela. Par contre pour le moment autant le tome 3 a été publié, autant aucune information n’est actuellement disponible sur une possible sortie du tome 4. À voir d’ici quelques mois.

Résumé : J’ai passé un assez bon moment de lecture avec ce second tome qui finalement vient approfondir les fils d’intrigues lancé précédemment, quittant le tome d’introduction pour offrir quelque-chose de plus dense, de plus complexe qui est accrocheur et efficace. L’auteur m’a paru mieux maîtrisé son récit, offrant quelques rebondissements et quelques surprises intéressantes, mais si quelques longueurs restent présente. Rien de non plus trop dérangeant. Le rythme est, certes, plutôt lent, mais j’ai tourné les pages avec envie d’en apprendre plus. L’univers se révèle toujours aussi solide et intéressant à découvrir que ce soit sur le culte de cette déesse qui se dévoile un peu plus comme sur les passages liés à la banque qui, je trouve, prennent le pas sur l’aspect guerrier un peu trop classique, même si pas mauvais. Par contre, plus travailler l’aspect des 13 races m’aurait intéressé, peut-être par la suite. Les personnages se développent de façon intéressantes, même si un ou deux m’ont paru un peu trop prévisibles et classiques. Je regrette par contre que les scènes d’actions soient parfois un peu trop survolés et souvent d’un point de vue en retrait. La plume de l’auteur est toujours aussi simple, efficace et vive et je lirai la suite sans soucis.

 

Ma Note : 7,5/10

La Voix de L’Empereur Tome 2, Le Poignard et la Hache – Nabil Ouali

Résumé : L’empereur Elin rencontre une jeune guerrière au passé mystérieux, qui s’apprête à bouleverser brutalement l’échiquier de la cour déjà secoué par les manœuvres menées par les courtisanes dans l’ombre du pouvoir. Ma’Zhir quant à lui cherche un moyen de libérer les morts pour les faire déferler sur l’Empire et mettre fin aux pratiques du clergé. Alors que chaque royaume se prépare à la guerre, les choix de quelques mortels suffiront-ils à sauver l’Empire d’une ruine imminente ?

Edition : Mnémos

 

Mon Avis : Je continue mon mini challenge personnel mis en place depuis quelques semaines, d’avancer mes séries en cours dont les suites trainent dans ma PAL. Cette fois j’ai décidé de me lancer dans le tome 2 de La Voix de L’Empereur, dont le premier tome s’était révélé plutôt sympathique, mais manquait quand même de densité, de détail et de travail de fond pour complètement me convaincre (ma chronique ici). J’ai ainsi décidé de me laisser tenter par ce second volume, pour savoir ce qu’allait nous proposer l’auteur et comment il allait continuer à faire avancer son intrigue. A noter que de nouveau Mnémos nous offre un magnifique écrin, comme le premier tome, avec reliure cartonnée et illustration de couverture sobre et efficace.

On plonge ainsi dans ce tome, quelques mois après la terrible révélation de la fin du tome précédent qui allait remettre en cause le pouvoir du nouvel empereur Elin. La guerre gronde pourtant dans le royaume et les jeux de pouvoir deviennent de plus en plus tendus, chacun cherchant à sortir gagnant. Alors, que dire au final de cette suite? C’est bien simple, une fois la dernière page tournée j’ai eu l’impression d’y retrouver les mêmes qualités et défauts que le tome précédent et donc cette impression de me retrouver le cul entre deux chaises, attendant finalement plus du récit. Il faut dire que les livres sont très courts, pour le moment chacun des tomes lus faisant moins de 300 pages et l’intrigue que construit l’auteur se révèle dense et complexe ce qui crée selon moi un décalage. Tout dépend après aussi de ce qu’on recherche, si on aime les histoires qui avancent assez rapidement et facilement, on risque de plus accrocher que moi qui aime quand même comprendre la complexité des enjeux des manipulations, leurs conséquences et leurs intérêts. C’est dommage, car l’intrigue en soit est intéressante, même si rien de non plus novateur. Franchement il y a un énorme potentiel et de bonnes idées, mais voilà il faut parfois savoir prendre du temps selon moi. Je prends pour exemple la révélation finale du tome précédent, remettant complètement en cause la hiérarchie du pouvoir, sauf que voilà la façon dont l’auteur la résout est beaucoup trop rapide, en à peine 10 pages sur tout le tome et amené de façon trop brusque et sans explication. Légèrement frustrant pour ma part, même si je comprends que ceux qui aiment les romans tendus accrochent. Il faut dire aussi que l’auteur continue à ajouter des fils à son intrigue, ce qui fait qu’au final on passe peu de temps sur chacun d’entre eux, ce qui n’aide pas à complètement m’embarquer.

Et c’est un peu le ressenti que j’ai pour tout. Si on prend l’univers, la présentation de l’ensemble se révèle intéressante, six pays, chacun ayant sa spécialité, formant un empire, dont la mort de l’empereur vient remettre en cause le trône ; franchement c’est classique mais l’ensemble possède une bonne dose de potentiel avec toutes les possibilités qu’on peut imaginer. Sauf que voilà, je viens de finir le second tome de cette trilogie et, mis à part la vie de château à la capitale et les personnages qui gravitent autour, le reste m’a paru beaucoup trop léger voir vide. Alors certes, l’auteur offre quand même quelques incursions que ce soit au niveau du pays de la foi ou encore sur une fameuse tour qui permet de sortir un peu du cadre, mais voilà c’est trop peu à mon goût. Cela ne veut pas dire que l’univers est mauvais, loin delà, juste que, comme je l’ai déjà dit après ma lecture de Blizzard, je suis peut-être un lecteur de Fantasy de la « vieille époque », mais j’aime un minimum de détail dans l’image de fond que cherche à dessiner un auteur et ici j’ai trouvé ça trop peu. Concernant les aspects politiques, là aussi, les machinations et manipulations ne sont pas mauvaises, mais m’ont paru être traité beaucoup trop rapidement, comme par exemple cette fameuse scène des courtisanes qui, en soit, est vraiment intéressante, sauf qu’elle ne repose sur quasiment rien qui pourrait un minimum l’expliquer et la rendre vraiment cohérente. Pareil, certains aspects restent tellement nébuleux qu’on se demande comment l’auteur va s’en sortir avec un seul tome restant. Je pense principalement à Tara et ses mystères, mais je reviendrai sur cette héroïne.

Sur les personnages on est toujours plongé dans un roman choral, proposant ainsi de nombreux points de vues divers et variés, permettant ainsi de développer quelque-chose d’assez large. Sauf que voilà, comme dans le premier tome, avoir de nombreux personnages en si peu de pages fait que, d’une, on a du mal à vraiment s’intéresser à certains et surtout on passe parfois trop vite de l’un à l’autre. Cela n’empêche pas certains protagonistes de sortir du lot et offrir de moments prenants, mais voilà prendre plus de temps sur chacun d’entre eux et surtout, pourquoi pas, offrir un peu plus d’introspection, aurait permis d’offrir des héros plus profonds soigné et attachants selon moi. Je regretterai aussi un trop grand manque de nuance, les personnages tombant parfois dans le manichéisme. Ensuite je voulais revenir un peu sur Tara, nouvelle héroïne qui entre dans la vie du jeune empereur et va en à peine deux pages devenir sa plus grande confidente. Le personnage en soit n’est pas mauvais, mais voilà l’auteur cherche à aller trop vite et à trop en faire sur son côté mystérieux. C’est frustrant, car il repose principalement sur une absence d’explication, de plus elle s’intègre tellement trop facilement dans toutes les révélations, même les plus secrètes. Mais surtout cela enlève tout ressort dramatique, car on s’imagine tellement de choses que, par exemple, la scène finale de ce personnage, même si elle se révèle épique, parait finalement un peu grosse dans ses ficelles et surtout sans véritable surprise.

Au final on pourrait croire que je n’ai pas du tout accroché à ce livre, alors que c’est faux, le roman possède tout de même des atouts. Déjà la plume de l’auteur qui se révèle toujours aussi poétique, dense et envoutante. Il possède un vrai talent de conteur, même si une ou deux fois j’ai eu l’impression qu’il en faisait de trop. Ensuite, le récit possède tout de même de nombreuses bonnes idées, qui donnent envie d’en apprendre plus et d’en découvrir plus. Enfin on ne peut le nier, malgré le fait que je trouve ce cycle pas assez travaillé, j’ai tout de même tourné les pages plutôt facilement et avec un minimum de plaisir et d’envie. Et c’est là qu’est mon dernier soucis, ai-je envie de lire ou pas le troisième tome? Je verrai bien.

En Résumé : Je dois bien avouer que je ressors de ma lecture de ce second tome du cycle avec un ressenti de lecture un peu mitigé tant j’ai eu l’impression que l’ensemble manquait de détails et de profondeur. L’intrigue en soit n’est pas mauvaise, faite de jeux de pouvoirs, de machinations et de manipulations, mais l’ensemble va trop vite pour vraiment prendre le temps d’amener des explications et se révéler cohérente. L’univers ne manque pas d’attrait, nous proposant de nombreux pays avec leurs us et coutumes, sauf que, mis à part la capitale, on ne développe quasiment jamais le reste ce qui est frustrant. Concernant les personnages, autant de narrateur dans un roman si court fait qu’on a du mal à vraiment s’intéresser à tout le monde, de plus ils manquent parfois d’un peu plus d’émotion et de complexité. De plus, je dois bien avouer que la nouvelle héroïne, Tara, a eu du mal à me convaincre tombant un peu trop dans le « mystérieux » et dans l’héroïne inarrétable. Pourtant l’ensemble n’est pas non plus mauvais, la plume de l’auteur est toujours aussi poétique, envoutante et entrainante, on note de bonnes idées et je dois bien avouer que, malgré les défauts, j’ai été un minimum embarqué au point de tourner les pages avec un minimum d’envie d’en apprendre plus. Sauf que voilà, maintenant vais-je lire la suite au vu de ma PAL? J’avoue que je me pose la question.

 

Ma Note : 6/10

 

Autres avis : Dup, …

Origines Tome 2, Le Marteau de Thor – Stéphane Przybylski

Résumé : Fin 1939.
La mission archéologique de l’Ahnenerbe est un échec : l’extraordinaire découverte faite dans la vallée du Nahr al-Zab-al-Saghir semble aux mains de l’ennemi anglais, et Friedrich Saxhäuser est porté disparu au large de Madère… Heinrich Himmler ne peut tolérer pareil camouflet, d’autant que ce qui a été mis au jour dans le Kurdistan irakien se révèle à ce point stupéfiant, impensable, que l’ensemble des forces en présence, à l’aube du plus grand conflit que l’humanité ait jamais connu, pourrait s’en trouver balayé… Aussi, alors que la Wehrmacht écrase la Pologne et que les Einsatzgruppen de Heydrich déchaînent l’enfer dans les rues de Varsovie, le regard des chefs nazis se tourne-t-il vers l’Ouest. Retrouver la cargaison du Siegfried est désormais crucial : l’Allemagne hitlérienne s’apprête à abattre le Marteau de Thor sur l’Angleterre…

Edition : Le Bélial’

 

Mon Avis : En début d’année je me suis laissé tenter par le premier tome de ce cycle qui offrait un récit, mélange d’Histoire, d’aventure et de SF, qui se révélait efficace et surtout soigné au niveau des recherches et de la documentation, offrant ainsi une image de fond plus que solide. C’est donc sans surprise que je me suis rapidement laissé tenter par cette suite pour savoir comment l’auteur allait faire évoluer son intrigue. Vu que je suis dans une période ou je lis les suites des séries que j’ai entamé, il a donc rapidement fini entre mes mains. À noter de nouveau une couverture, illustrée par Aurélien Police, que je trouve magnifique.

Ce second tome nous plonge ainsi directement dans la suite des évènements du Château des Millions d’Années, où la fameuse arme secrète a été en partie perdue au profit des Anglais et où Saxhäuser est porté disparu. L’Allemagne décide donc de lancer une opération secrète pour retrouver l’élément manquant de cette arme qui pourrait changer le cours de la guerre, voir de l’Histoire. J’avoue avoir replongé très facilement dans cette suite. J’avais pourtant un peu peur de m’y perdre, car de nombreux personnages se télescopent dans le premier tome, mais l’auteur s’en sort franchement bien pour raviver nos souvenirs. Il y apporte ainsi les informations nécessaires pour qu’on se rappelle d’eux sans non plus se perdre dans trop de répétitions, le tout bien porté aussi par un glossaire qui possède toute son importance selon moi. L’attrait principal de cette suite, c’est aussi qu’on quitte le tome d’introduction pour se retrouver plonger dans un récit que j’ai trouvé encore plus nerveux, efficace et entrainant, alternant rebondissements et action de façon percutante. Le rythme se révèle tendu et prenant du début à la fin, j’ai même eu l’impression que l’auteur maîtrisait mieux son histoire, se perdant moins dans les détails que dans le tome précédent, même s’il continue parfois d’en faire un peu trop. La construction de l’histoire jouant avec la temporalité du récit entre flashback et bon en avant, permet ainsi aussi de développer de façon réussie et fluide les différentes intrigues qui se croisent et les personnages.

L’univers développé au fil du récit se révèle toujours aussi solide et soigné. On sent clairement que l’auteur a longuement travaillé cette période, ce qui se ressent dans le sens du détail et la profondeur de ce qu’il construit en image de fond sur l’aspect de la seconde guerre mondiale. Il évite ainsi, je trouve, de tomber dans la facilité, nous offrant une étude complexe de la situation que ce soit d’un point de vue politique ou encore social, et évite aussi le manichéisme, nous rappelant qu’en période de guerre beaucoup de choses sont permises. Un travail de fond captivant et surtout qui permet d’en apprendre plus sur cette époque, tout en se laissant entrainer dans des aventures pleines de rebondissements et de surprises. Mais surtout là où il arrive vraiment à s’en sortir c’est dans cette pointe de SF mise en place depuis le premier tome, et dont je ne révèlerai rien pour éviter de trop spoiler , mais qui se greffe de façon efficace à l’intrigue, sans non plus tomber dans le grand n’importe quoi. Un jeu d’équilibre réussi et dont il donne envie de voir ce qu’il va nous proposer par la suite et de savoir comment l’auteur va s’en sortir par la suite avec le mélange historique.

Concernant les personnages, je ne vais pas le cacher, le héros Saxhäuser est clairement en retrait dans ce tome qui met plus en avant la mission de récupération de l’arme et les personnages d’Erchingen, de Ziegler et de Maud. On découvre ainsi trois personnages qui ne manquent pas non plus d’intérêt, nous happent assez facilement permettant aussi de mettre en avant la complexité qu’il peut y avoir entre les différents services allemands, Erchingen représentant le service de renseignement militaire là où Ziegler lui fait parti des SS. Maud n’est pas non plus en reste, nous dévoilant une héroïne complexe, forte et qui ne manque pas de charisme, qui donne envie d’en apprendre plus sur elle tant elle garde de nombreux mystères par-devers elle. Cela ne veut pas dire pour autant que notre héros principal disparait, il reste présent de façon très ponctuel, nous proposant un protagoniste toujours en plein doute, qui doit faire face à des choix. Les personnages secondaires ne manquent pas non plus de se révéler efficaces, offrant de nombreuses surprises. Je reste toujours un peu en attente concernant le personnage d’Andrea, car même si ce tome offre quelques rebondissements, je pense qu’elle a encore des révélations à faire. À moins que je me trompe complètement.

Quelque points m’ont tout de même dérangé dans cette suite. Comme je l’ai dit, même si j’ai trouvé ce tome mieux maitrisé que le précédent, j’ai tout de même eu l’impression une ou deux fois que l’auteur se perdait dans son besoin du détail, là où certaines scènes auraient pu être épurées à mon goût, tirant un peu pour garder du suspens alors que ce n’est pas obligatoirement nécessaire. Ensuite, un point légèrement frustrant c’est qu’une fois la dernière page tournée, j’ai eu cette impression de ne pas avoir avancé. Comme je l’ai dit Saxhäuser reste en retrait, ce qui fait qu’on est plus dans ce qu’on pourrait considérer comme une intrigue « secondaire » mise en avant, alors que le fil rouge principal évolue que très peu. C’est un choix qui certes, j’avoue a tout de même plutôt bien marché, car je me suis retrouvé embarqué dans cette suite, je ne le nie pas, mais voilà j’attendais quand même un peu plus d’informations de ce second tome. Attention rien de non plus bloquant, j’ai largement apprécié ma lecture, mais voilà j’attendais plus sur certains aspects. En tout cas l’ensemble est toujours porté par une plume efficace, entrainante, précise qui nous plonge finalement assez facilement dans ce récit mélange d’aventure, d’action et de SF. Je lirai le troisième tome sans soucis et avec grand plaisir.

En Résumé : J’ai de nouveau passé un tr-s sympathique moment de lecture avec la suite de ce cycle qui nous offre une histoire mélange d’Histoire, d’aventures et de SF qui se révèle, selon moi, mieux maîtrisé dans son rythme que le premier tome, offrant une intrigue efficace, entrainante, pleine d’action et percutante. L’univers construit continue à se révéler solide, on sent bien toute la passion de l’auteur sur cette époque, nous offrant ainsi une image de fond nuancé et réussie. Concernant les personnages, le héros du premier tome est un peu en retrait, même si présent ponctuellement et toujours ainsi intéressant à découvrir. Cela permet de mettre en avant de nouveaux protagonistes qui ne manquent pas d’attraits, denses et nous entrainant assez facilement dans leurs aventures. Au final je regretterai tout de même deux choses, quelques longueurs l’auteur en faisant un peu trop quelque fois dans le détail, et surtout une intrigue qui, même si elle a des qualités, parait pour l’instant plus secondaire. Rien de non plus bloquant, car j’ai de nouveau été emporté par le récit, bien porté par une plume simple, efficace et entrainante. Je lirai la suite sans soucis.

 

Ma Note : 7,5/10

Blizzard Livre 2, Les Guerre Madrières – Pierre Gaulon

Résumé : Dans le premier tome de la saga de fantasy Blizzard, Le Secret des Esthètes, la révolte s’est propagée contre la tyrannie de l’Inquisiteur, des pentes montagneuses balayées par les vents glacés aux somptueuses galeries souterraines des Esthètes jusqu’à la capitale où se tient le Grand Tournoi. L’invasion des Erzats, le peuple mi-humain mi-animal irradié par la magie, menace de déclencher une nouvelle grande guerre. Au coeur des montagnes, Chasseur, le jeune leader des révoltés, embarque pour le plus dangereux des voyages : explorer la part sombre de sa mémoire. Qui est-il réellement ? Ravivera-t-il les récits des terribles premières grandes guerres ? Réussira-t-il à trouver l’enfer des mages où se terre l’ombre de son étrange maître, Blizzard ?

Edition : Mnémos

 

Mon Avis : Je m’étais laissé tenter en début d’année, par le premier tome de ce cycle par la faute à l’époque de la couverture et des premiers retours plus que positif que j’avais. J’avoue que je n’avais pas été totalement emballé pr le démarrage, mais l’ensemble possédait assez de potentiel pour me convaincre de laisser une chance à la suite (ma chronique ici). Et vu que j’ai décidé dans les prochains jours de me lancer dans une sorte de défi « lis des suites qui sont dans ta PAL », j’ai donc décidé de sortir ce tome 2. A noter la couverture que je trouve sympathique même si, pour moi, moins marquante que celle du premier tome.

Mais alors qu’en est-il de ce second tome. Bah !, je dois bien avouer que même si l’ensemble reste dans la même veine que le premier et se lit facilement, je ne suis toujours pas convaincu par l’ensemble et ressort même mitigé par ma lecture. On y retrouve clairement les défauts et les qualités du tome précédent, la nouveauté en moins. Au niveau de l’intrigue elle va se retrouver ainsi scinder en deux, une partie qui reprend la trame du premier tome concernant le tournoi, l’inquisiteur ses manipulations ainsi que la révolution qui gronde, et une seconde partie qui décide de nous offrir un flashback développant les guerres madrières contre les Erzats. Ce qu’on ne peut pas enlever au récit c’est que ça se lit vite et sans temps morts, surtout que là ou le premier tome, finalement, servait de base, cette suite permet d’offrir, principalement grâce à cette guerre, plus d’action et de rebondissements. Il faut aussi rappeler que l’auteur est aussi un écrivain de Thriller, ce qui se ressent dans le rythme et la tension qu’il cherche à mettre en place au fil des pages qui fait que le lecteur tourne les pages avec un minimum d’envie. Sauf que voilà, pour moi, le reste ne suit pas. J’en suis à la fin du second tome et j’ai l’impression d’avoir un récit qui, dans un premier temps, n’avance pas avec un flashback qui prend la moitié du roman ce qui me parait trop long pour ce qu’il apporte, et qui ensuite est trop banal, trop classique dans son développement alignant des scènes qui ont un air de déjà-vu et dont l’auteur a du mal à vraiment y insuffler son propre souffle.

Alors certains pourraient me dire que je suis un nostalgique de la Fantasy qui se perd dans de long développement offrant autant une aventure qu’un voyage, sauf que je ne serai qu’à moitié d’accord. Oui j’apprécie un roman qui prend son temps en travail de fond, mais je peux aussi savourer un roman qui va vite, du moment qu’il développe un minimum son récit ce qui ne m’a pas paru le cas. Attention je ne dis pas qu’il n’y a pas d’intrigue, mais déjà m’offrir ce qui parait tendre vers un combat face à un inquisiteur méchant car il est très, très méchant je trouve ça un peu trop caricatural et binaire pour vraiment m’emballer. Ensuite tout l’aspect météo et les conséquences sont occultées ou à peine esquisser et cette fameuse rébellion manque de finesse et de profondeur je trouve.  Au bout de deux tomes j’ai finalement le sentiment que rien n’est développé que ce soit dans l’univers construit, les personnages ou encore la complexité de l’intrigue, mais comment pourrait-il l’être devant la multiplication des personnages et des points de vues, ainsi qu’un chapitrage trop court qui ne tient parfois que sur une feuille recto-verso. Pourtant l’ensemble possède quand même quelques qualités, la capacité de l’auteur à maintenir une tension dans le récit y joue fortement, mais c’est trop peu pour me convaincre de continuer tant l’histoire parait convenue, déjà-vue et qu’elle manque de densité.

Concernant l’univers, je ne vais pas mentir, il est, on va dire, un minimum solide. Il ne possède pas de véritables incohérences qui pourrait le rendre ennuyeux ou mauvais, mais voilà le travail effectué dessus est minimaliste et se ressent encore plus dans ce second tome, une fois l’aspect nouveauté passé. J’espérais ainsi en apprendre plus que ce soit sur l’Inquisiteur, les chimères, la magie, le monde en lu-même, les Erzats, les Esthètes, ou encore les tenants et les aboutissants de la guerre qui se prépare et, même si on a quelques bouts de phrases explicatives, l’ensemble ma parait trop léger pour vraiment m’emporter. Alors après si la profondeur de l’univers n’est pas votre première attente, vous risquez de plus accrocher que moi, mais de mon côté c’est un peu pour ça que je lis de la Fantasy, pour découvrir de nouveaux univers, voir le travail d’imagination que peut proposer le récit, la cohérence et ici je me suis vraiment senti frustré, surtout qu’il y a un certain potentiel. Il faut aussi ajouter que, même si cette suite est plus nerveuse, on ressent quand même clairement le tome de transition où, à la fin de la lecture, on n’a pas vraiment eu l’impression de beaucoup avancer, voir même de stagner.

Concernant les personnages ils se retrouvent finalement à avoir les mêmes qualités et les mêmes défauts que l’oeuvre, certes ils se révèlent entrainant à travers leurs énergies et leurs aventures, mais ils manquent quand même grandement de profondeur. Certes le premier tome leur avait offert des bases plutôt solide, mais franchement cette suite aurait pu/dû amener quelques explications qui m’ont paru manquer. Alors on me dira bien que la fin offre la révélation sur Chasseur, sauf que franchement, on la voyait venir depuis la fin du premier tome, difficile donc dans ce cas de la considérer comme vraiment percutante ou intéressante surtout qu’elle tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. Ce qui est dommage c’est que le flashback apporte aussi son lot de nouveaux personnages qui ne sont que peu esquissés, donc difficiles à vraiment s’intéresser ou s’attacher à eux, mais surtout réduit considérablement la présence de personnages dont j’attendais plus de développement tel que Blizzard, Chasseur ou encore Iak. Je reste aussi toujours mitigé concernant les personnages qui apparaissent en tant que narrateur le temps d’à peine un ou deux chapitres, je n’en vois que rarement l’utilité. Dommage.

Au final je pense que ce roman plaira à ceux qui cherchent une histoire nerveuse, simple, efficace et qui ne se prend pas la tête, privilégiant l’aventure, pour ma part j’ai trouvé que l’ensemble ne faisait que survoler l’ensemble, ce qui fait que je suis ressorti frustré de ma lecture. C’est dommage, car on ne peut pas enlever au roman certaines qualités comme un sens du rythme maîtrisé par l’auteur et aussi une plume vive, nerveuse et entrainante. Je vais donc m’arrêter là avec ce cycle.

En Résumé : Je dois bien avouer que je ressors mitigé de ma lecture de ce second tome du cycle Blizzard qui, je trouve, ne reste finalement qu’en surface de ce qu’il construit là où j’attendais plus. L’auteur scinde ainsi son récit en deux avec une partie sur le présent et le tournoi et un flashback sur les guerres Madrières, sauf qu’une fois terminée je n’ai pas eu l’impression d’avancer et surtout l’ensemble offre une impression de déjà-vu sans que l’auteur arrive à y insuffler un souffle. C’est dommage, car l’ensemble possède tout de même des qualités se révélant nerveux, bien porté par une plume entrainante et on tourne les pages assez facilement. En ce qui concernant l’univers je dois bien avouer que j’en attendais plus, j’ai eu l’impression que l’auteur ne faisait que l’effleurer pour ne se concentrer que sur son intrigue. Même chose pour les personnages, surtout que le flashback vient apporter de nouveaux personnages ce qui limite encore plus les héros principaux. On sent que l’auteur vient du Thriller ou tout doit aller plus vite, mais j’aurai aimé une image de fond et des protagonistes un peu plus épais et travaillés. Au final un deuxième tome dont je ressors mitigé et dont je ne lirai pas la suite.

 

Ma Note : 5/10

Mémoires de Sable – Emmanuel Jouanne & Jacques Barbéri

Résumé : Le stathouder Arec est chargé par la PSI (Protection Surveillance Intervention) du bunker d’éliminer Anjelina Séléné contaminée par les «autres». Il efface comme à chaque fois, en bon professionnel, sa cible, mais l’image de cette femme hante régulièrement ses pensées. Aurait-il exceptionnellement des remords? Une fois sa mission effectuée, il réintègre le bunker, bâtiment souterrain où travaillent et sont logés les membres de la PSI. Il emprunte des chemins détournés en évitant comme à son habitude les postes de contrôle, mais cette fois-ci un fonctionnaire zélé aperçoit son manège et le dénonce. Arec est convoqué par ses supérieurs, mais l’entrevue tourne plus autour de sa dernière «cible» — l’a-t-il réellement effacée — que des entorses au règlement. Qui est réellement cette jeune femme pour que les instances dirigeantes du bunker s’y intéressent à ce point? Kô, son ami et voisin, a qui il demande régulièrement conseil pense qu’il n’y a pas besoin de lire entre les lignes pour conclure que les dirigeants du bunker veulent sa peau d’une manière ou d’une autre. Mais qui sont réellement les gouvernants du bunker et, au delà, des différentes communautés qui peuplent la surface? La Tête, alias le président, alias le condottiere, qui ne montre jamais le même visage sur l’écran des Anes, et dont personne ne connaît la véritable apparence —humain, machine, extra-terrestre? Ou bien la Girouette chargée d’énoncer lois et règlements et qui n’hésite pas à faire intervenir les jeux de hasard pour attribuer certains fonctions ou certains titres?

Edition : La Volte

 

Mon Avis : J’avoue qu’avant de me lancer dans la lecture de ce roman je ne connaissais rien des auteurs. J’ai bien un livre de Jacques Barbéri qui traine dans ma PAL depuis quelques temps, mais dont je n’ai pas encore fait la découverte. Par conséquent quand j’ai vu le résumé de ce livre sur le masse critique de Babelio j’ai décidé de me laisser tenter à la découverte et j’ai eu la chance d’être sélectionné. Je remercie dons Babelio ainsi que les éditions de La Volte pour m’avoir permis de lire ce livre. il est à noter qu’il s’agit d’un roman écrit à quatre mains, suite à la disparition d’Emmanuel Jouanne dont le manuscrit a été repris et complété par Jacques Barbéri qui a bien connu l’auteur et avait déjà collaboré avec lui.

Dès les premières pages on plonge ainsi dans le quotidien d’Arec dont la mission est d’effacer Anjelina Séléné, mission qu’il va réussir à la perfection comme il le fait toujours. Sauf que voilà, à partir de là tout va déraper et pour des raisons nébuleuses il va devoir s’échapper, traquer par son employeur. Il va ainsi se lancer dans une course-poursuite avec comme compagnon de fuite un ange, une artiste de rue et une chicherie, une chimère croisement entre une chauve-souris et un porc. Barré? oui complètement et le roman l’assume pleinement ce qui est finalement l’un de ses grands avantages. On est ainsi assez facilement happé par ce roman d’aventure et de science-fiction surréaliste qui parait partir dans tous les sens, mais qui pourtant possède un rythme qui se révèle efficace et percutant. Alors certes il faut apprécier ce genre de récit, où la réalité et la logique dépendent un peu des envies des auteurs, mais si c’est le cas alors il pourrait plaire, surtout que l’ensemble arrive clairement à obtenir une cohérence porté par des explications efficaces et qui collent parfaitement à l’univers. Les auteurs jouent ainsi assez facilement et de façon convaincante avec les rebondissements et les révélations ce qui fait qu’on tourne les pages, même si, il est vrai, l’ensemble se révèle tout de même assez linéaire dans son évolution et son avancée. Une intrigue bien amenée aussi par une ambiance assez ambigüe et nébuleuse, jouant avec l’imagination du lecteur.

L’univers futuriste présenté dans ce roman ne manque pas non plus d’attrait et se révèle lui aussi assez coloré et barré, même si, je l’avoue, il m’a paru tout de même manquer un peu d’informations, de profondeur. On y trouve ainsi une critique que je trouve assez intéressante de notre combat inutile et perdu d’avance face à la nature, d’un monde qu’on a laissé sombrer et qui d’une certaine façon se rebelle devant ce qui parait être les Autres. On note aussi un parallèle efficace entre l’organisme qui emploie Arec qui tend vers le contrôle et la surveillance absolue et la soit disant contamination des autres plus « organique » et désorganisée. Arec va ainsi, de façon certes un peu convenu et déjà-vu, démontrer qu’au fil des pages qu’il est un peu le lien entre les deux ; c’est son évolution, ses questionnements et son acceptation qui vont démontrer que la guerre n’est peut-être pas toujours la solution. Sauf que voilà j’ai tout de même trouvé que l’univers en soit, manquait de complexité, que ce soit par exemple sur les autres dont on ne sait finalement que peu de choses voir même autant le dire quasiment rien, ou encore sur la Tête dont les actes restent finalement très nébuleux et un peu caricaturaux, ce qui est légèrement frustrant car ils sont quand même les deux grands axes de ce monde. On constatera par contre une réutilisation des contes, légendes, mythologies détournés de façon assez déroutant et surprenante à travers les aventures de nos héros, qui, je trouve, apporte un certain plus à l’ensemble.

Concernant les personnages je me suis finalement laissé assez facilement porté par les aventures du héros et de ses compagnons. Alors certes cela manque un peu de profondeur pour faire qu’on s’accroche complètement à lui ou aux autres personnages, mais là n’est pas le but recherché du récit, mais plus de nous offrir des aventures délirantes qui portent le lecteur. Ils sont ainsi plus là pour faire avancer l’histoire et apporter une dose de fun, d’humour et de punch par des dialogues qui se révèlent percutants, bien portés par jeux de mots, humour et calembours efficaces. Les personnages secondaires sont dans le même état d’esprit, permettant de faire avancer l’intrigue par leurs révélations et leurs actions. Sauf que voilà, j’ai trouvé que ce manque de profondeur se révélait aussi légèrement frustrant, cela empêche le personnage principal de vraiment gagner une dimension supplémentaire et fait que certaines interactions entre les protagonistes manquent d’explications et par conséquent d’attraits, même si rien de non plus vraiment bloquant. J’émettrai aussi quelques réserves sur le changement de narration au fil des chapitres entre Arec et Kô qui paraissent parfois un peu servir de remplissage.

Au final je dirai que pour se laisser porter par ce récit il faut deux choses. Premièrement, accepter le genre d’histoire bien barré, surréaliste qui reprend des thèmes et des contes déjà connus pour nous offre une histoire sorte de Dorothy qui remonte le chemin du monde d’Alice avec ces équipiers pour découvrir la menace (je caricature bien entendu et mes références sont un peu pourries, mais c’est un peu l’impression que j’avais) le tout de façon potache et amusante. Même si bon, parfois, j’ai trouvé que certaine blagues étaient un peu lourdes. L’autre point est qu’il faut aussi accepter que ce roman n’est rien de plus qu’un divertissement, il ne cherche pas à être plus que cela et, finalement, remplit plutôt bien ce rôle. Un roman sans prise de tête, qui se lit facilement, mais qui est loin d’être non plus le plus marquant qui soit. Le fait que le roman soit écrit à quatre mains ne se ressent même pas tant l’ensemble se révèle finalement fluide. Bon il ne me reste plus qu’à découvrir la plume de Barbéri seul qui m’attend dans ma PAL et pourquoi pas un jour trouver un roman de Jouanne.

En Résumé : J’ai passé un sympathique moment de lecture avec ce roman qui nous propose une histoire complètement barré avec de l’aventure, des rebondissements et des surprises le tout porté par une bonne dose d’humour, de jeux de mots et de calembours, certes parfois un peu lourd. Autant le dire tout de suite ce récit ne cherche que le divertissement et il remplit plutôt bien son rôle, on tourne ainsi les pages avec un minimum de plaisir, plongeant dans un monde ambigu où l’homme continue son combat inutile et limiter perdu d’avance face à la nature et où l’on croise des personnages hauts en couleurs et qui, certes, manquent un peu de profondeur, ce qui est parfois frustrant, mais se révèle entrainant et nous plongent dans leurs aventures avec facilité. Alors après si vous cherchez plus que le simple divertissement qui fait sourire ou si vous n’aimez pas les histoire un peu barré et surréalistes passez votre chemin, sinon pourquoi pas vous laisser tenter par cette histoire qui, certes est loin d’être marquant, mais offre un moment de détente sympathique, bien porté par une plume efficace et entrainante, malgré certains passages qui m’ont paru un peu de remplissages. Je me laisserai maintenant bien tenter par le livre de Jacques Barbéri qui traine dans ma PAL.

 

Ma Note : 7/10

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