Mois : juillet 2016 (Page 1 of 2)

Dangerous Women, Part 1 – Anthologie dirigée par George R.R. Martin & Gardner Dozois

Résumé : All new and original to this anthology, the twenty-one stories in Dangerous Women include work by twelve New York Times bestsellers, and seven stories set in the authors’ bestselling continuities-including a new « Outlander » story by Diana Gabaldon, a tale of Harry Dresden’s world by Jim Butcher, a story from Lev Grossman set in the world of The Magicians, and a 35,000-word novella by George R. R. Martin about the Dance of the Dragons, the vast civil war that tore Westeros apart nearly two centuries before the events of A Game of Thrones.
Also included are original stories by Brandon Sanderson, Joe Abercrombie, Sherrilyn Kenyon, Lawrence Block, Carrie Vaughn, S. M. Stirling, Sharon Kay Penman, and more.

Edition : Tor Books

 

Mon Avis : Cette anthologie, je dois bien avouer que je la traine depuis un petit moment dans ma PAL en VO. Pourtant, le sujet a de quoi se révéler vraiment intrigant sur les femmes dangereuses, les auteurs au sommaire ne manquent pas non plus de me donner envie de la découvrir, mais voilà il s’agit quand même d’un beau pavé et ma lecture en Anglais était plutôt lente ces derniers mois. J’ai donc décidé sur un coup de tête de finalement me faire mon avis sur ce livre qui sort actuellement en VF en deux parties. Ce livre comporte 21 nouvelles, exceptionnellement je vais donc scinder ma chronique en deux et sur deux jours, sinon le pavé de ma critique serait ingérable à lire.

Some Desperado de Joe Abercrombie : Cette nouvelle est très typée western où l’on se retrouve à suivre Shy, une jeune femme poursuive par des chasseurs de primes et qui va se battre pour survire. L’histoire en soit n’a rien de révolutionnaire, mais Joe Abercrombie la rend efficace par un traitement haletant, percutant, sauvage et tendu du début à la fin. On y retrouve clairement la patte de l’auteur dans la construction de cette héroïne à la fois sombre et complexe, même si l’intensité du récit fait qu’on en sait peu sur elle, proposant en contrepartie une bonne dose d’action terriblement efficace. Une nouvelle réussie et entrainante qui ouvre l’anthologie de façon efficace.

My Heart is Either Broken de Megan Abbott : Celle nouvelle contemporaine nous plonge dans le quotidien d’un couple, à travers le regard du mari, après la disparition de leur enfant dans des circonstances mystérieuses. Ce texte j’avoue je l’ai trouvé très intéressant et solide dans sa faon de malmener les normes et la morale de notre monde, dans la façon dont les gens vont juger cette femme qui ne parait pas avoir des réactions considérées comme « logiques » suite à la perte de son enfant. Le mari, au milieu de tout cela, qui aime sa femme et la connait, va pourtant peu à peu sous la pression se retrouver à douter. Un texte qui marque vraiment dans la vision de l’humanité et de son besoin de se mêler de la vie des autres. Je regretterai juste une fin peut-être un peu convenue et facile et un léger manque d’émotion qui vient, je dirais, du fait que le texte est un peu court à mon goût.

Nora’s song de Cecelia Holland : Ce texte nous propose un récit historique puisqu’on on plonge à l’intérieur de la famille du roi Henri II. On suit Nora, une des filles du Roi et d’Aliénor d’Aquitaine, et jeune sœur de Richard connu comme le futur roi Richard 1er, Cœur de Lion. On plonge dans un univers familial tendu, empli de mensonges et de trahisons où la jeune Nora va découvrir que le monde des adultes n’est pas si magnifique ni aussi simple qu’elle le croit. Sauf que voilà je n’ai jamais réussi à complètement entrer dans ce récit, l’auteur cherche à trop en faire que ce soit dans les personnages comme dans les informations qu’elle transmet et surtout le récit demande clairement une bonne connaissance de l’aspect historique je trouve, malgré quelques erreurs assez surprenantes. J’ai aussi eu l’impression que ce texte se glissait dans un récit plus grand, comme si l’auteur proposait plus un synopsis d’un roman qu’elle comptait écrire. Cela n’empêche pas ce récit d’avoir des aspects intéressants, comme ce jeu de manipulation ou cette conclusion percutante, mais je reste plutôt mitigé.

The Hands that are not There de Melinda Snodgrass : On quitte l’historique pour de la SF, ce texte nous plongeant dans un avenir lointain. L’espace a été conquis et une jeune recrue qui se trouve mal considérée par ses camarades va finir dans un bar où un homme va lui raconter une histoire étrange. J’avoue je suis mitigé avec ce texte. D’un point de vue construction il est solide évitant de trop en faire. Au niveau des idées, que ce soit sur la position de la femme comme de la façon dont nous traitons les autres il y a de quoi offrir quelques réflexions efficaces et pourtant, même si j’ai plutôt bien apprécié ma lecture il lui manque un petit quelque-chose pour se révéler plus percutant et plus marquant. Peut-être un peu trop old school et trop linéaire à mon goût, je ne saurais dire. Au final un récit sympathique mais qui rentre dans le vite lu, apprécié, mais vite oublié.

Bombshells de Jim Butcher : Ah, alors cette nouvelle se plonge dans l’univers de Dresden et je vais vous offrir deux points de vue de ma lecture. La première, du lecteur lambda, j’ai trouvé cette lecture terriblement fun et entrainante, offrant une histoire efficace, percutante avec des héroïnes intéressantes. L’image de fond, que ce soit dans la magie comme dans les système de cour, s’avère franchement solide et efficace. C’est un texte que je qualifierai de pop-corn, détente, mais qui remplit parfaitement son rôle rythmé, trouvant le ton juste selon moi. Maintenant mon point de vue de lecture de la série Dresden en VF, qui sait que la suite ne verra jamais le jour chez nous et dont j’ai la VO dans ma PAL que je n’ai pas encore lu. C’est simple je me suis fait spoiler à mort. Il faut dire aussi qu’un texte qui se situe entre le tome 13 et 14 du cycle alors que j’en suis au tome 5, je ne peux que m’en mordre les doigts et je suis le seul à blâmer. L’effet positif c’est que ça me motive à me bouger pour enfin relire cette série en VO et découvrir rapidement la suite.

Raisa Stepanova de Carrie Vaughn : Cette nouvelle nous plonge en plein conflit de la seconde guerre mondiale où l’on suit Raisa Stepanova, une femme pilote Russe. J’avoue cette nouvelle je l’ai apprécié, l’auteur nous propose un sujet originale avec l’histoire de cette femme dans l’aviation Russe tout en offrant en toile de fond une image de ce pays assez rude et intéressante se révélant à la fois avancé sur certains aspects et tellement conservateurs sur d’autres. On y retrouve aussi deux ou trois aspects sur la position de la femme à l’époque qui ne manquent pas d’attraits et de réflexions. Mon seul regret et que l’ensemble est, je dirai, un peu trop académique. L’histoire est bonne, mais voilà elle a un petit convenue, comme si elle manquait d’un peu de folie, de liberté. Bon après je chipote un peu, le texte reste efficace et je pense mérite d’être découvert.

 Wrestling Jesus de Joe R. Lansdale : Ici pas vraiment d’héroïne présente au premier plan. Lansdale comme à son habitude, nous dépeint une Amérique loin des clichés et de ses idées reçues de grandeur. La « femme dangereuse » est plus ici une femme fatale, entre deux hommes amoureux, présence qui sert ainsi à faire avancer l’intrigue. Au final une nouvelle plus que sympathique, principalement à travers son panel de personnages qui se révèle vraiment complexe et intéressant ainsi que pour son image de fond. Sauf que voilà j’ai trouvé que l’ensemble manquait peut-être un peu de marquant et aussi de surprises, l’ensemble se révélant tout de même assez linéaire. Cela n’enlève en rien la quête initiatique du jeune héros qui devient adulte qui se révèle efficace. Un texte agréable et divertissant.

Neighbors de Megan Lindholm : Cette nouvelle nous plonge dans le quotidien d’une femme âgée qui voit le monde changer autour d’elle et traite de la vieillesse, la façon dont on la gère, la démence ou encore Alzheimer. Un excellent texte selon moi, que j’ai trouvé parfaitement maîtrisé sachant jouer avec le lecteur pour faire monter la tension jusqu’à la révélation finale. L’auteur s’amuse ainsi entre réalité et fantastique pour mieux nous faire réfléchir sur la maladie et offre aussi des personnages qui sonnent juste, que ce soit la vieille dame qui se sent perdue ou bien ses enfants qui l’aiment, mais veulent la faire entrer dans une maison spécialisée pour personnes âgées pour éviter de s’inquiéter. Un texte humain, intelligent et étrange qui ne laisse pas indifférent.

I Know how to Pick ‘Em de Lawrence Block : Cette nouvelle nous fait découvrir un homme dans un bar, qui va rencontrer une magnifique jeune femme et va repartir avec elle. S’ensuit alors un jeu psychologique où vont se dévoiler de nombreuses révélations. L’auteur joue clairement sur le côté récit noir, avec un soupçon d’élément dérangeant, cherchant clairement à marquer le lecteur. C’est bien écrit, je ne le nie pas, mais voilà le texte en soit n’a pourtant pas réussi à me captiver plus que cela. Je l’ai trouvé très prévisible et cherchant à trop en faire dans le troublant pour vraiment me happer. De plus il m’a paru vraiment court et la conclusion manque un peu de mordant.

Shadows for Silence in the Forests of Hell de Brandon Sanderson : Cette nouvelle nous plonge dans un univers où la nuit, si on ne respecte pas certaines règles simples on peut très mal finir face aux ombres. Silence va devoir briser les règles pour sauver sa famille. La grande force de Sanderson vient quand même régulièrement de ses univers, et de nouveau il fait mouche. Certes l’ensemble peut paraitre simple, jouant sur la terreur du noir, le remplaçant ici par des ombres meurtrières, mais l’ensemble se révèle solide, efficace et percutant. Un univers qui donne clairement envie d’en apprendre plus, proposant une mythologie intéressante. Il vient alors construire une histoire très western avec bandits, chasseurs de primes, armes à feu et violence qui s’avère entrainante et bien porté par des personnages efficaces et prenants. Je pourrai reprocher une intrigue un peu convenue, mais franchement rien de dérangeant tant j’ai lu l’ensemble d’une traite.

A Queen in Exile de Sharon Key Penman : On replonge ici dans la nouvelle historique avec le destin de la reine Constance de Sicile donnée en mariage au prince allemand. Sauf que la mort prématurée et sans descendant du roi de Sicile va pousser son mari à un conflit pour récupérer ce trône et y mettre Constance. Franchement, d’un point de vue historique j’ai apprécié cette nouvelle qui se révèle dense et solide, offrant de nombreux détails et me faisant découvrir une époque que je connais peu. Sauf que voilà, tous ses détails n’apportent pas toujours grand chose au récit, et le fait que l’héroïne manque un peu de force pour une « femme dangereuse » font que ce récit n’a pas non plus réussi à me happer complètement. Ce n’est en soit pas une mauvaise nouvelle, qui se laisse lire facilement, mais qui aurait pu offrir beaucoup plus selon moi. Qui sait, peut-être sur un format plus long si un jour l’auteur a envie de développer.

 

Retrouvez la suite de ma chronique ici concernant les 10 dernières nouvelles.

Origines Tome 3, Club Uranium – Stéphane Przybylski

Résumé : Début 1940.
L’extraordinaire découverte faite par Friedrich Saxhäuser dans la vallée du Nahr al-Zab-al-Saghir est désormais aux mains d’un comité occulte basé en terres américaines. De Berlin à Washington D.C., tous s’accordent sur une chose : retourner au Kurdistan irakien est impératif. Qui se rendra maître du Château des millions d’années possédera un avantage crucial dans le conflit en cours… De chaque côté de l’Atlantique, le comte Erchingen et l’énigmatique M. Lee montent des expéditions secrètes avec l’Irak en point de mire, une gageure quand la guerre étend son empire sur l’essentiel du globe… Reste Saxhäuser, soldat hors normes confronté à l’indicible et aux convictions balayées. Peut-être lui appartiendra-t-il de sauver l’humanité ? Mais envisager pareille entreprise est-il seulement possible quand votre propre humanité semble vous échapper ?

Edition : Le Bélial’

 

Mon Avis : Il y a un peu plus d’un an maintenant, je me suis laissé tenter par le premier tome de cette tétralogie mélange de roman historique, de complot et de science-fiction. J’avoue m’être ainsi rapidement laissé emporter par un récit nerveux et efficace, confirmé par un second tome que j’ai aussi trouvé un peu mieux maîtrisé et percutant (ma chronique du Tome 1, Tome 2). C’est donc sans surprise que je me suis rapidement laissé tenter par ce troisième tome. Concernant la couverture, toujours illustrée par Aurélien Police, elle est selon moi toujours aussi réussie et magnifique.

Ce troisième tome est ainsi la suite directe des volumes précédents. La situation politique s’envenime, les tensions sont de plus en plus marquées entre les nations. La découverte effectuée par Saxhäuser dans le premier tome, et qui pourrait faire basculer la guerre du côté de celui qui la trouvera, est maintenant connu des grandes nations et attire la convoitise. Des expéditions sont ainsi lancées pour essayer de la retrouver et de s’emparer de ses secrets. Clairement ce troisième tome se présente un peu comme un tome de transition, mettant en place les derniers éléments pour ainsi amener le lecteur à se questionner et à attendre la conclusion du dernier tome. Je dois bien avouer que pour un tome de transition, l’auteur a franchement réussi à nous proposer une histoire solide et efficace, offrant quelques bonnes surprises.

Déjà, même si ce tome continue à suivre plusieurs personnages, une seule ligne d’intrigue se dégage, celle de l’expédition du Château des Millions d’Années, ce qui fait que l’ensemble s’avère encore plus fluide, vu qu’on alterne que très peu avec d’autres intrigues ou sous-intrigues. On est ainsi assez rapidement happé par ce récit qui, même s’il se révèle un peu moins porté sur l’action que le précédent, ne manque pas de rebondissements et de surprises. La tension qui monte au fil des pages fait que dans l’ensemble on se laisse ainsi porter facilement. Alors après l’auteur possède toujours cette habitude de vouloir trop en faire, je pense ici à l’utilisation des flashbacks pour expliquer un élément surprenant de la scène précédente, ce qui n’est pas toujours utile et donne plus l’impression de remplissage, mais franchement je n’ai pas non plus trouvé cela trop gênant tant j’ai tourné les pages avec plaisir et envie d’en apprendre plus. L’auteur, au final, ne révolutionne pas le récit historique avec complot alien, mais il offre quelque chose solide et d’efficace.

L’image de fond que construit l’auteur au fil des pages est, pour moi, le gros point fort du récit. Déjà le premier point qui fascine est l’aspect historique qui ne manque pas de se révéler détaillé et pointu, collant parfaitement au récit, sans jamais non plus se révéler trop lourd ou ennuyeux. On sent d’ailleurs bien que l’auteur est historien, mais sa grande force est ainsi d’arriver à finalement nous offrir un fond historique sans jamais trop en faire ou offrir trop de longueurs. Surtout que ce troisième tome développe un pan assez large de la seconde guerre mondiale allant de la période juste avant l’invasion de la France à la mort de Reinhard Heydrich, tout en développant des aspects vastes et pas toujours les plus connus de cette guerre comme l’influence de celle-ci en Afrique ou en en orient et principalement en Irak, les tentatives de paix d’Hitler, l’influence de l’Axe dans les choix allemands, l’africacorps ou bien encore des aspects on va dire plus intimiste comme par exemple la passion d’Hitler pour King Kong. Ayant pendant un temps étudié à fond cette période, on ressent clairement les connaissances de l’auteur qui apportent un vrai plus au récit sans jamais tenter de nous perdre.

L’autre aspect du roman vient aussi de son côté fantastique et là les amoureux comme moi de la série X-Files devraient en être ravi je pense. Entre influence des trois pays (Angleterre, USA, Allemagne) ou bien encore société secrète avec ces personnages mystérieux comme M. Lee, qui n’est pas sans rappeler l’Homme à la Cigarette, on y retrouve de nombreux codes du genre. Les aspects sur tout ce qui concerne complot, vérité cachée, groupes de personnalités influentes qui dirigent le monde, tout ce qui a fait le succès de certaines séries des années 90 se retrouvent dans ce roman. Certes cela a parfois un côté un peu kitsch assumé, et si vous n’appréciez pas ce genre d’idées il vaut mieux  alors passer votre chemin, mais moi j’ai bien apprécié. Surtout qu’il prend ici de l’ampleur, offrant de nombreuses révélations et amenant des divisions qu’on n’attendait pas forcément. D’étranges alliances vont alors se former. L’auteur se permet même de s’offrir quelques explications assez intéressantes sur des faits étranges de l’histoire, mais dont je ne dirai rien pour éviter de trop en dévoiler.

Concernant les personnages, on retrouve avec grand plaisir Saxhäuser comme personnage principal, même si d’autres ne sont pas non plus en restes. De nouveaux protagonistes intéressants, même si parois un peu sous-exploité, font aussi leurs apparitions, principalement du côté américain. L’auteur continue ainsi à construire un panel de personnages vraiment complexe et qui nous entraîne assez facilement dans leurs aventures. De plus, la rencontre entre notre héros et M. Lee m’a vraiment happé par la tension et les jeux de manipulations de chacun.  Alors, c’est vrai, parfois certains d’entre eux tombent dans une légère caricature, ce qui fait qu’ils s’enferment dans un rôle un peu convenu, ou bien je reprocherai aussi à notre héros principal de tomber dans le syndrome « James Bond » du bel espion qui fait tomber toutes les femmes et dont je n’ai jamais vraiment accroché, mais rien de non plus trop gênant. Autres point aussi à soulever, l’auteur propose de nombreux personnages, alors j’avoue que ça ne m’a pas franchement dérangé, les reconnaissant assez rapidement, mais parfois pour un ou deux il m’a fallu un peu de temps pour me souvenir de son rôle dans les anciens tomes. Au final les personnages construits s’avèrent travaillés, percutants et qui donnent envie d’en apprendre un peu plus sur eux et les machinations en cours tant certains continuent à garder des secrets par devers eux.

Quelques points m’ont tout de même frustré avec ce troisième tome. Déjà il s’agit du plus long de la série, ce qui parfois se ressent, offrant quelques longueurs comme par exemple avec ses flash-backs dont j’ai parlé plus haut ou bien un ou deux passages un peu verbeux. Ensuite, le fait de retourner au Kurdistan irakien possède un léger goût de redite par rapport au premier tome, même si traité de façon différente. J’ai aussi trouvé que certains retournements de situations se révélaient un peu faciles, voir reposaient un peu trop sur la chance. Enfin parfois l’auteur utilise des ellipses pour faire avancer son histoire de plusieurs semaines, mais qui par moment se sont révélées frustrantes à mon goût. Rien de non plus bloquant au niveau du récit, mais qui parfois m’ont un peu perturbé. Cela n’empêche pas pour autant ce troisième tome d’apporter son lot de révélations, avec en point d’orgue ce retournement de situation final qui donne vraiment envie de lire la suite. L’ensemble est toujours porté par une plume simple, efficace, entraînante dont mon seul regret vient de la présentation des personnages qui tombe un peu trop dans la fiche (taille, poids, couleurs des yeux, des cheveux …) mais rien de dérangeant tant j’ai plongé facilement dans ce troisième tome. Il ne me reste plus qu’à attendre la sortie du quatrième tome.

En Résumé : Ce troisième tome m’a ainsi offert de nouveau un bon moment de lecture nous offrant une histoire qui ne manque ni de rebondissements, ni de surprises. Certes il est peut-être un peu moins nerveux que le précédent, jouant un peu le tome de transition, mais ne manque pas de s’avérer solide et efficace. Le point fort vient de l’image de fond que construit l’auteur, tout d’abord dans son aspect historique soigné dont on reconnait la patte d’historien de l’auteur qui brosse de nombreux événements et informations de façon efficace et sans jamais tomber dans la longueur ou la lourdeur. Ensuite dans son côté très X-file, offrant complot alien, sociétés secrètes, trahisons et mensonges qui devrait plaire aux amoureux du genre, même si parfois il tombe un peu dans le kitsch assumé. Les personnages, que ce soit les anciens comme les nouveaux arrivants, se révèlent toujours aussi solide, efficaces et entraînants, même si parfois certains d’entre eux tombent un peu dans la caricature ou bien que le personnage principal a un peu trop, à mon goût, le syndrome James Bond du tombeur de ses dames. Alors quelques points m’ont tout de même dérangés, quelques longueurs se font ressentir comme principalement les flash-backs pas toujours utiles, refaire une expédition a un côté un peu redite du premier tome, certaines résolutions paraissent simples ou chanceuses ou bien encore certaines ellipses qui m’ont légèrement frustrés, mais rien de non plus trop bloquant. L’ensemble est porté par une plume simple, efficace et prenante, même si les descriptions font un peu trop fiche de personnage, et je lirai le quatrième tome avec grand plaisir tant la révélation finale donne clairement envie d’en apprendre plus.

 

Ma Note : 7,5/10

 

Autres avis : Apophis, Joyeux-Drille, …

Antiqu’Idées – Anthologie 2016 des Imajn’ère

Résumé : Que pouvons-nous trouver comme idées neuves en refouillant l’Antiquité ? Revisiter un passé déjà connu, imaginer un futur plus rose ou tout simplement plonger dans l’Histoire antique pour le plaisir desyeux et des sens, voilà le programme d’Antiqu’idées. Quinze auteurs ont imaginé des histoires originales mettant en scène des éléments ou des personnages antiques, pour bousculer nos connaissances etrappeler que l’Histoire peut être vue autrement, voire même revécue.
De la Guerre de Troie à la Cimmérie, en passant par l’Égypte, Carthage et les confins bien connus de notre héritage gréco-latin, ces quinze nouvelles s’attachent à nous conter gaiement notre besoin decombat épique, de voyage au lointain et de quête de nos racines.

Edition : ImaJn’ère

 

Mon Avis : En 2015, on m’a proposé de découvrir l’anthologie du festival ImaJn’ère, Star Ouest, qui m’avait offert un assez sympathique moment de lecture, même si j’avoue le recueil manquait de textes marquants (ma chronique ici). Pour cette nouvelle édition 2016 du salon de l’Imaginaire et du Polar d’Angers, il m’a de nouveau été proposé de découvrir l’anthologie dont le thème était l’antiquité et j’avoue m’être assez facilement laissé tenter. Il faudrait par contre qu’un jour j’aille un jour faire un tour à ce festival, mais le manque de temps n’aide pas beaucoup. A noter que ce recueil comporte 15 nouvelles.

La Maison des Vignes d’Estelle Faye : On suit ici une jeune femme qui voit un de ses amis complètement changer et s’éloigner suite à sa mutation. L’auteur décide ici de travailler le mythe de Dionysos, déjà un peu présenté dans sa série La Voie des Oracles, et elle fait de façon très réussie offrant un texte efficace, captivante et plein d’émotions. La plume de l’auteur est toujours aussi prenante et envoûtante, plongeant facilement le lecteur dans ce récit étrange et surprenant. Mon seul regret est une fin que j’ai trouvé un peu convenu, mais rien de bien dérangeant.

Rivages d’Eva Simonin : Cette nouvelle nous fait suivre une jeune femme qui teste pour son entreprise une simulation de réalité virtuelle sur la guerre de Troie. Le texte en soit se lit facilement, il y a une certaine fluidité dans la construction et dans la plume, mais voilà il est loin de se révéler marquant. Il lui manque un petit quelque-chose je trouve qui le ferait gagner en intensité. De plus, il s’agit d’une nouvelle à chute et autant, j’avoue, je ne l’avais pas complètement venu venir, autant elle a eue du mal à vraiment me convaincre. Je ne vais pas spoiler la conclusion, ce serait dommage, mais j’ai lu d’autre nouvelles sur le même thèmes qui m’ont beaucoup plus touché, mon ressenti vient peut-être aussi de là.

Deux fois vainqueur traverser l’Achéron de Fabien Clavel : Cette nouvelle se présente sous la forme d’un poème qui revisite le mythe d’Orphée avec une petite touche de Fantastique vraiment intéressante. Un texte que j’ai trouvé réussi sur la forme, qui se laisse lire avec plaisir sur le fond, mais qui m’a paru un peu froid. Je ne sais pas, c’est peut-être moi, mais j’ai trouvé que ça manquait d’un peu d’émotions. Ce récit reste tout de même très sympathique à lire et à découvrir.

Le rêve du pont Milvius d’Olivier Boile : Cette nouvelle, je ne vais pas trop en dévoiler pour éviter de spoiler, mais il s’agit d’une uchronie dans la tradition de Philip K. Dick et de son Maître du Haut Château. Je dois bien avouer qu’il s’agit ici d’une belle réussite, que ce soit dans son background que dans son récit j’ai trouvé ce texte marquant et intelligent. Il nous offre aussi de nombreux axes de réflexions sur notre société avec cette idée, certes classique, du Et si…? Une excellente nouvelle qui, je pense mérite d’être découvert et m’a donné envie d’en découvrir plus sur l’auteur..

Ponce, Pilate, ponce ! de Justin Hurle : Cette nouvelle nous plonge dans l’humour et le burlesque, nous proposant de revisiter les dix plaies d’Egypte. Bon, j’avoue je suis passé à côté de ce texte. L’humour dépend vraiment de chacun et je pense ne pas être obligatoirement fait pour ce genre d’humour, tout du moins dans ce format de nouvelles. Sur l’ensemble le texte est pourtant fluide, entrainant et les idées sont là bien porté par une plume efficace, mais voilà je ne pense pas être le public adéquat.

Le tombeau de Calypso de Brice Tarvel : L’auteur nous propose ici de revisiter l’épisode de Calypso dans l’odyssée d’Ulysse. J’avoue cette nouvelle est loin de m’avoir marqué. L’histoire donne l’impression de partir dans tous les sens manquant d’explications, on ne sait pas trop ou l’auteur nous emmène malgré pourtant des personnages intéressants. Au final, je suis peut-être passé à côté de certains éléments de compréhension, mais pour ma part au final une nouvelle qui me laisse un sentiment plus que mitigé.

Chez Lucius, Dieux, Lares et Génies de Myrtille Bastard : Cette nouvelle nous fait suivre un reporter qui décide, dans un univers uchronique, de faire découvrir à son public une nouvelle échoppe qui annonce vendre des dieux, déesses et autres divinités. J’ai bien aimé cette nouvelle, l’idée de départ est vraiment intéressante et offre de nombreuses possibilités avec cet aspect de pouvoir acheter son embryon divin et le faire grandir. L’idée d’utiliser un membre de la presse offre aussi une bonne dose d’ironie ainsi que quelques réflexions intéressantes. Par contre, l’ensemble reste finalement assez linéaire, mais rien de non plus trop dérangeant. Une très bonne nouvelle, très intéressante.

Aheli ou la mémoire enfouie d’Isa3elle Arnoult : Une nouvelle assez surprenante, jouant sur plusieurs époques et dont il est difficile de la présenter sans trop en dévoiler. J’ai plutôt bien aimé cette nouvelle, écrite de façon efficace, mystérieuse et entraînante, jouant avec le lecteur pour mieux tenter de le surprendre sur la fin, même si certains points sont facilement devinables. Mon seul léger regret est que la nouvelle est très courte, ce qui fait que certains points sont à peine esquissés, mais rien de non plus trop gênant. Au final une nouvelle plus que sympathique, fluide et agréable.

Quid Novi Medice ? de Jean-Hugues Villacampa : Cette nouvelle tente de répondre à la question de savoir comment César a pu battre Vercingétorix malgré un rapport de force les déclarant perdant. L’idée de départ se révèle intéressante, de plus l’auteur l’amène de façon plutôt efficace et intéressante. Le texte ne révolutionne pas le genre, mais se révèle efficace, divertissante et facile à lire. Là où par contre je suis resté bloqué c’est sur le choix des noms des personnages, l’auteur paraît proposer une certaine ironie qui m’a laissé perplexe.

Carthage ! d’Arnaud Cuidet : Cette nouvelle nous offre une relecture de la bataille de Carthage entre les romains adeptes du dieu de la lumière et les adeptes de Baal, sauf que l’auteur plonge sont récit dans un univers différent mélange de technologies avancées et de bio-technologies. Clairement le texte en lui-même n’a rien de révolutionnaire, nous proposant une simple bataille, sauf que voilà il y a une certaine flamboyance qui se dégage de ce récit ainsi qu’un sentiment épique. Un texte qui en met plein les yeux et que j’ai trouvé divertissant et percutant.

Boadicée de Pierre-Marie Soncarrieu : Cette nouvelle nous fait découvrir un devin qui va lire l’avenir d’une futur reine. Le texte en soit ne manque pas d’attrait que ce soit dans les personnages qu’il développe, comme dans le traitement que propose l’auteur. On suit avec un minimum d’intérêt le destin de cette reine qui va être loin de se révéler idyllique et dont elle va devoir faire des choix pas toujours facile. Sauf que voilà j’ai trouvé l’ensemble trop court, ce qui fait que les développements proposés vont trop vite et rendent ainsi la chute un peu convenu et trop rapide. Cela reste un texte agréable à lire, mais qui avait le potentiel pour être plus.

Discorde de Patrice Verry : L’auteur nous propose de revisiter le mythe de Pâris et de la fameuse pomme de la discorde. L’idée de départ est intéressante, mais voilà j’ai trouvé que le traitement du texte se révélait un peu simpliste et surtout beaucoup trop prévisible pour vraiment m’emballer. Je ne vais pas dire que le texte est mauvais, mais il rentre dans ma catégorie vite lu, un minimum apprécié et vite oublié.

Une histoire Tauride de Romuald Herbreteau : L’auteur propose avec cette nouvelle de se servir du lient de Tchernobyl pour amener le monde de Conan le Barbare dans notre univers. Franchement l’idée de départ est accrocheuse, j’aurais aimé apprécier ce texte, sauf que voilà j’ai trouvé que l’auteur en faisait trop ce qui fait que le récit bascule trop rapidement d’un récit dense vers un récit trop lourd avec beaucoup trop d’idées qui se télescopent. Peut-être sur un format plus long ce texte aurait marché, en tout cas là je suis sorti de ma lecture avec un sentiment mitigé de trouver de bonnes idées, mais qui auraient mérité un autre traitement.

L’Immortel et l’Assassin de Jérôme Verschueren : Cette nouvelle nous propose de revisiter un des plus célèbres mythes du cinéma de science-fiction, tout en y ajoutant une pointe d’ironie et de Fantasy. Je dois bien avouer que ce texte se révèle plutôt amusant et divertissant. Il se lit d’ailleurs assez facilement, sauf que voilà il n’a rien de non plus très marquant à mon goût et manque peut-être aussi d’un peu d’originalité, ce qui est le soucis des reprises. L’idée de base n’est pourtant pas mauvaise, la chute se révèle surprenante, mais voilà je trouve qu’il manque un petit quelque chose pour vraiment élever ce texte.

Faisabilité et intérêt zootechniques de la métamorphose de masse de Lionel Davoust : Cette nouvelle a déjà été publiée dans un autre recueil qui est dans ma PAL : Fragments d’une Fantasy Antique. Elle nous propose ainsi de découvrir une étude très intéressante qui revisite le mythe de Circée et lui offre de nouvelles applications. Une très bonne nouvelle qui nous offre quelque chose de différent, plein d’ironie et de second degré et que j’ai trouvé vraiment réussie et efficace. L’auteur construit son récit comme une étude scientifique rend l’ensemble plus concret et aussi un peu plus décalé. Un récit qui clôture de fort belle manière ce recueil et qui m’a offert un très bon moment de lecture.

En Résumé : J’ai de nouveau passé un moment de lecture assez sympathique avec ce recueil de nouvelles qui nous propose un panel de textes assez large revisitant l’antiquité. Alors certes, tout les textes ne sont pas au même niveau et certains m’ont laissé plus que perplexes voir je suis complètement passé à côté, mais ils sont contrebalancés par des textes que j’ai trouvé très réussi et qui méritent d’être découverts. Au final une anthologie 2016 agréable et plus que divertissante.

 

Ma Note : 6,5/10

Autres avis : Ours inculte, Apophis, Lorhkan, …

Challenge CRAAA 20ème lecture

Chaos Tome 1, Ceux qui N’oublient Pas – Clément Bouhélier

Résumé : Paris, gare de Lyon. Une jeune femme brise une éprouvette et libère un virus inconnu qui se nourrit de la mémoire et frappe sans distinction d’âge, de sexe ou de milieu social.
Peu à peu, les infectés perdent toute capacité à penser et à agir. Malgré les mesures gouvernementales, l’épidémie se répand dans le pays, et même au-delà. Bientôt, le monde se peuple de « zombies », coquilles vides, errantes, répétant le même geste à l’infini.
Au milieu des décombres survivent quelques miraculés, des immunisés. Parmi eux, Chloé, Phil’, Claudy et Arthur. Ils n’ont rien en commun et ne se connaissent pas.
Pourtant, une voix mystérieuse leur souffle de se rencontrer. Dans cette France en proie au chaos, ils doivent découvrir qui a déclenché la pandémie et, surtout, mettre fin à son œuvre de destruction.

Edition : Critic

 

Mon Avis : Ce roman, j’avoue, il me fait de l’œil depuis que j’en ai entendu parler. Il faut bien admettre que la couverture, illustrée par Aurélien Police, a de quoi donner envie et attire rapidement le regard. Mais ce n’est pas le seul point qui m’a donné envie de le lire, appréciant un bon roman apocalyptique et post-apocalyptique, le résumé avec ce virus destructeur avait de quoi m’intriguer. Ajouter à cela des premiers retours positifs ainsi qu’une discussion avec l’auteur lors des Imaginales, ce livre a donc terminé rapidement dans ma PAL. Puis bon un diptyque qui voit sa conclusion publiée dans les prochaines semaines, ça m’évite aussi de me lancer dans une longue série.

Dès les premières pages, on découvre une jeune femme qui va libérer un virus dans la gare de Lyon. Ce virus, extrêmement efficace, ne laisse que très peu de chance à l’Homme, et ce premier tome va nous proposer de suivre l’influence qu’il va avoir sur notre monde. En effet les principaux symptômes débutent comme une méningite pour, sur la fin, effacer la mémoire des contaminés les transformant en coquilles vide. Seuls quelques personnes paraissent immunisés pour des raisons obscures. Déjà commençons par évacuer un point, ce roman n’est pas un récit de zombies. Si vous souhaitiez lire ce livre pour y trouver des hordes de morts-vivants affamés, alors passez votre chemin vous allez être déçu. Le roman se rapproche plus, selon moi, de Fléau de Stephen King avec ce virus et ce côté fantastique qui se développe. Bien maintenant que ce point est levé quel est mon retour ce roman? Pour résumé, j’avoue avoir passé un très agréable moment de divertissement avec ce premier, même si certains points auraient mérité d’être retravaillé. Mais j’y reviendrai.

Le gros point fort du roman vient de la façon dont est décrit la fin de la civilisation qu’on suit tout au long de ce roman. Démarrant par une simple grippe résistante puis allant jusqu’à l’épidémie, l’auteur nous décrit de façon détaillé et soignée la façon dont la France va gérer cette crise, comment elle va tomber dans les affres du doute et de la peur et comment va exploser notre société. Certes il ne révolutionne pas le genre, mais sa façon large de présenter la chose et sa complexité font qu’on se retrouve facilement absorbé par ce récit. La multiplication des points de vue permet ainsi de développer cette fin du monde sous de nombreux aspects, offrant ainsi une vue d’ensemble allant du simple citoyen, en passant aux médecins, jusqu’aux plus hautes instances du pays. L’angoisse se met doucement en place, la population d’abord amorphe va peu à peu tomber dans la peur. Chacun va ainsi gérer cette crise de façon différente et va devoir faire des choix qui vont avoir parfois de terribles conséquences. L’ordre, les structures, la solidarité tout va s’effondrer au fil des du récit face à quelque chose d’incompréhensible, montant en tension au fil des pages pour aboutir à une conclusion des plus sombre et percutante. On se retrouve ainsi à tourner les pages avec un minimum de plaisir et d’envie d’en apprendre plus. Il faut aussi ajouter quelques axes de réflexions simples et efficaces que ce soit sur les médias, notre société ou encore nous-même.

L’autre point intéressant du récit vient des personnages principaux que brosse l’auteur. Là aussi il nous offre des héros qui se révèlent profonds, travaillés et surtout se révélant loin des héros habituels de ce genre de récit avec un retraité, un collégien, une actrice porno et un communicant a mi-temps pour une mairie et l’autre pour un parlementaire. Ces quatre personnages vont ainsi se retrouver immuniser contre le virus et vont voir le monde changer sans comprendre ni comment, ni pourquoi. Ils vont devoir ainsi évoluer, avancer et faire face à de nombreux péripéties et de nombreuses surprises. Chacun d’entre eux se révèle ainsi soigné et on s’attache un minimum à eux, dans leurs actes comme dans leurs réactions face à l’impensable. Alors après certains aspects de leurs personnalités m’ont paru un peu mal amené, comme cette histoire d’amour avec notre assistant parlementaire, mais dans l’ensemble ils se révèlent plus qu’efficaces et donnent envie d’en apprendre plus que ce soit sur chacun d’entre eux comme sur ce qui va leur arriver.

Le dernier point intéressant du récit, je trouve, est que l’auteur ne laisse rien paraître sur son fil rouge. Je ne vais pas dire qu’on est perdu du début à la fin, mais tout est fait pour que le fil rouge soit le plus mystérieux possible, ne lâchant les informations qu’au compte goutte venant ainsi y ajouter une bonne dose d’étrangeté et aussi de fantastique que je vous laisse découvrir pour ne pas spoiler. Tout dépendra de chacun, mais moi j’aime spéculer ce qui fait que je continue à tourner les pages pour savoir vers quoi on m’entraine. Mais voilà, le principal défaut, pour moi, vient des longueurs qu’on retrouve dans le récit. Le fait de multiplier les points de vues a un effet positif, comme je l’ai dit, mais a aussi un effet de lenteur, qui se ressent principalement dans la première partie. Certes on découvre ainsi en détails les effets de la maladie ou bien les conséquences de celle-ci, mais j’ai trouvé qu’il en faisait trop et que cela devenait aussi par moment trop répétitif. C’est dommage, car cela joue sur le rythme et l’intensité de lecture de cette première partie qui fluctue. Autre point qui m’a un peu dérangé, certaines légères facilités ici ou là, mais rien de non plus trop bloquant de ce côté-là. L’ensemble est par contre bien porté par une plume dense, simple, vive et percutante qui nous plonge assez facilement dans ce récit. Au final un très agréable premier tome qui, sans non plus se révéler révolutionnaire, me donne envie de lire la suite.

En Résumé : J’ai passé un très agréable moment de lecture avec ce premier tome d’un diptyque qui se révèle très divertissant. L’histoire n’a rien de Zombies, mais nous plonge plus dans l’attaque d’un virus dont seul quelques personnes sont immunisés pour des raisons obscures. L’auteur nous propose une plongée efficace et angoissante face à cette crise qui va faire monter un peu plus au fil des pages la peur et l’angoisse dans la population, poussant ainsi les uns et les autres à faire des choix parfois surprenants. L’auteur nous offre ainsi un travail dense, détaillé et soigné sur « l’explosion » de notre société. Les personnages ne manquent pas d’intérêt se révélant travaillés dans leurs histoires comme dans leurs évolutions, devant au fil du récit attachant même si je regrette peut-être certains aspects mal amenés. Autre point intéressant le fil rouge, à la fois mystérieux et intrigant, dont l’auteur dévoile les informations au compte goutte pour mieux nous appâter avec cet aspect fantastique que je vous laisse découvrir et qui donne envie d’en apprendre plus. Alors après tout n’est pas parfait, l’auteur offre une multitude de point de vue qui certes permet de développer le récit mais fait aussi qu’il donne l’impression de se disperser, voir de se répéter, créant ainsi des longueurs. Certains simplicités se font aussi ressentir ici ou là, mais de ce point de vue rien de bien bloquant. La plume de l’auteur se révèle détaillée, simple, efficace et entraînante et je lirai la suite de ce Chaos avec plaisir.

 

Ma Note : 7/10

Le Village – Emmanuel Chastellière

Résumé : Une jeune fille se réveille un matin dans une demeure inconnue.
Livrée à elle-même au cœur d’un village aussi étrange que désert, privée de ses souvenirs, elle va bien vite se rendre compte que les secrets de son passé sont liés à ceux des anciens habitants des lieux.
Pour se défaire de ces liens invisibles et espérer quitter ce village aux allures de prison hors du temps, elle va devoir raviver les cendres d’un bûcher centenaire…

Edition : Les Editions de l’instant

 

Mon Avis : Les Editions de l’Instant m’ont fait découvrir il y a quelques mois un roman de Fantasy assez atypique et vraiment fascinant : Un Étranger en Olondre. Je suis donc avec intérêt les nouvelles publications de cet éditeur, espérant réitérer quelques belles découvertes, et j’avoue avoir rapidement été tenté par ce nouveau roman proposé. Il faut dire que la couverture, illustrée par Marc Simonetti, est vraiment superbe et le résumé possède un petit côté étrange qui m’attire. Alors pour ceux qui ne connaitraient pas Emmanuel Chastellière il est connu pour être le fondateur d’Elbakin, mais aussi pour son métier de traducteur.

 On se retrouve ainsi avec ce roman, à suivre deux lignes d’intrigue. La première  concernant une jeune fille qui se réveille dans un village, qui a perdu la mémoire et qui va rapidement découvrir qu’elle est coincée et que d’étrange phénomènes surviennent et la traque. La seconde, nommée Interlude, est celle d’un village où sévit une terrible maladie. J’avoue, une fois la dernière page du livre tournée, j’ai passé un très bon moment de lecture avec ce livre. L’histoire, mélange de fantastique, de fantasy et avec une légère pointe d’historique qui vient exacerber cette ambiance légèrement angoissante, se révèle vraiment accrocheuse et, la tension montant au fil du récit, on se retrouve à tourner les pages avec envie d’en apprendre plus. On se rend rapidement compte que l’auteur ne laisse rien au hasard, qu’il parait avoir peaufiné son récit jusque dans les moindres détails, alternant efficacement phases d’angoisse, d’action, de sentiments et de réflexions, de façon à ne jamais nous perdre ou nous ennuyer. Alors après, c’est vrai, le démarrage m’a paru un peu austère, la faute a, je trouve, un peu trop de description. L’auteur m’a paru chercher un peu trop vouloir en faire, à trop aller dans le détail, mais par la suite cela se calme et une fois emporté on l’oublie, cherchant à en apprendre plus sur les aventures de nos héros se laissant captiver au fil d’une intrigue qui se ressert jusqu’à une conclusion percutante, explosive et pleine de surprises.

Le gros point fort pour moi de ce roman vient de son ambiance. Cette étrangeté qui flotte du début à la fin, ce malaise, que ce soit concernant ce fameux village étrange où atterrit la jeune fille, comme dans ce qui tourne autour de cet interlude, de ces villageois, de leurs tensions, de leurs souffrances et de leurs choix. J’avoue aussi, cela peut jouer, je suis un fan de ce genre de fantastique, qui ne cherche pas à offrir toutes les réponses mais plutôt à clairement jouer sur l’atmosphère, à surprendre tout en gardant une certaine logique. Là, j’avoue, j’ai tout de suite été captivé par les nombreux mystères qui sont soulevés, par la façon dont l’auteur les amène, les fait évoluer et leur offre une réponse, voir laisse le lecteur se faire ses propres réponses. Ajouter à cela un sentiment de traque, où chaque personnage va se retrouver à lutter pour survivre, pour continuer à avancer et à exister, on obtient alors quelque chose de vraiment envoûtant, stressant et limite fascinant.

Autre point intéressant c’est l’univers que construit l’auteur, que ce soit aussi bien dans l’aspect historique, qui sans être non plus le gros point du roman, se révèle efficace, comme dans l’aspect fantastique, mais aussi sur le village en lui-même. En effet au fil du récit il en devient un véritable personnage avec, on peut dire, sa propre vie, se révélant dense et travaillé offrant quelques pièges. Il ne donne franchement pas envie de le visiter, mais il a ce côté intrigant qui fait qu’on se laisse captiver par son histoire. Mais surtout malgré cette densité, l’auteur arrive à rester cohérent et offre ainsi un univers qui, je trouve, ne laisse pas indifférent que ce soit dans ces passages angoissants, intimistes ou entraînants.

Concernant les personnages, ils se révèlent soignés et captivants à découvrir. Il y a finalement que peu de personnages, mais cela permet d’offrir à chacun d’entre eux une profondeur, une histoire et surtout une évolution au fil du récit qui font qu’on s’attache rapidement à eux. Certes leurs vies ne sont pas faciles, devant fuir pour ne pas mourir, mais voilà chacun d’entre eux se révèlent unique. Principalement dans la partie avec les enfants et les adolescents qui n’est pas sans rappeler les « enfants perdus » de Peter Pan, mais avec une bonne dose de Sa Majesté des Mouches (dont la citation en quatrième de couverture n’est pas illogique), leur offrant ainsi un voyage initiatique qui va les marquer. Une jeunesse poussée à devenir adulte trop vite sous la faute de leurs ancêtres. Il y a d’ailleurs, je trouve, une certaine réflexion derrière tout cela. Concernant l’interlude on est plus dans une autre phase d’accroche, jouant sur la découverte, happé par les conflits et les choix de chacun. Alors après certains personnages secondaires usent peut-être un peu trop de stéréotypes, je pense par exemple au bourgmestre, mais cela ne se ressent qu’à peine et ne dérange en rien la lecture.

Je trouve par contre légèrement dommage le traitement qui est au fait au niveau des « relations amoureuses ». En effet les histoires entre les uns et les autres paraissent amenés trop rapidement et de façon un peu brusque, ce qui fait que j’ai trouvé que cela manquait d’un peu de cohérence et d’émotion, même si rien de vraiment bloquant. D’autres points m’ont aussi un peu dérangé. Premièrement l’auteur monte en tension et en rythme au fil des pages pour offrir une conclusion efficace et percutante, mais voilà j’ai trouvé que l’auteur offrait un peu trop d’informations et d’éléments d’un coup sur la fin, ce qui fait qu’on est parfois un peu submergé. Ensuite j’ai trouvé que certaines résolution se faisait un peu trop rapidement, comme s’il était pressé et qu’il fallait rapidement débloquer la situation. Alors après ce ne sont que des défauts mineurs, tant l’ensemble a réussi à me captiver. La plume de l’auteur se révèle efficace, soignée et entrainante et je lirai sans soucis et avec plaisir d’autre de ses écrits.

 En Résumé : J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce roman mélange des genres qui offre un récit fantastique étrange, efficace et captivant. Le démarrage m’a paru un peu austère, se révélant trop descriptif, mais très vite par la suite je me suis retrouvé facilement happé, à tourner les pages avec envie d’en apprendre plus sur les aventures de nos héros. Le gros point fort du récit, vient, je trouve, de l’ambiance légèrement dérangeante, mystérieuse et angoissante qui est mise en place ainsi que de l’univers qui est construit autour. L’auteur arrive vraiment à offrir un ensemble qui est cohérent, logique et donne envie d’en apprendre plus. Concernant les personnages ils se révèlent soignés et efficaces. On s’attache à eux au fil des pages devant leurs choix et leurs développements, même si certains personnages secondaires usent un peu trop des stéréotypes. Rien de non plus trop gênant. Je trouve par contre légèrement dommage le traitement fait aux relations amoureuses qui m’a paru trop brusque et manquant d’émotion, l’accumulation d’information sur la fin qui donne l’impression d’être submergé ou bien encore certaines résolutions un peu trop rapide et facile. Après rien de dérangeant tant j’ai été emporté par l’ensemble, bien porté par une plume efficace, soignée et entraînante. Je lirai sans soucis d’autres des écrits de l’auteur.

 

Ma Note : 8/10

 

Autres avis :

Rédemption – Bérengère Rousseau

Résumé : Quand un vieux médaillon et quelques documents anciens révèlent à Noâm les soupçons de collaboration qui pèsent sur son arrière-grand-père, son monde bascule. Comment accepter et vivre avec cette honte ? Il veut comprendre. Avec son meilleur ami, il se rend au Château de Noisy, là où son aïeul fut aperçu pour la dernière fois.
Sur place, ils sont victimes d’un éboulement. Ils se réveillent en 1944 à la veille de la Bataille des Ardennes. Noâm voit là l’occasion de restaurer l’honneur de sa famille, au risque de changer le cours de l’Histoire. Et si, justement, celle-ci avait déjà changé ?

Edition : Editions du Riez

 

Mon avis : Bon, je dois bien l’admettre, le premier élément qui m’a attiré vers ce roman c’est sa couverture, illustrée par Aurélien Police, que je trouve vraiment superbe et qui met directement dans l’ambiance. Ajouter à cela un résumé que je trouvais accrocheur, parlant de voyage dans le temps et de seconde guerre mondial, il est donc logique que ce roman ait rejoint ma PAL. Bon après, comme souvent, il a un peu traîné, mais ayant envie d’un peu d’imaginaire historique je me suis laissé tenter à enfin le lire et le découvrir.

On se retrouve ainsi à suivre Noâm, jeune étudiant en psychologie féru d’histoire, qui va apprendre que son arrière grand-père a joué un rôle lors de la bataille des Ardennes, pire que cela il est soupçonné de collaboration ce qui va le bouleverser. Pour en apprendre plus il va aller avec son meilleur ami au Château de Noisy, mais là tout va basculer et ils vont se retrouver envoyé dans le passé. Sauf que voilà, l’Histoire ne serait pas la bonne. Bon autant être franc, je n’ai jamais vraiment accroché à ce roman, pas tant la faute du livre, que plutôt de ce qui me parait être un rendez-vous manqué. Déjà premier point, quand j’ai lu le résumé et vu la couverture je m’attendais à un roman adulte, pourtant dès le premier chapitre je vais être surpris. Il ressemble plus à un roman jeunesse. Ce que la suite va me confirmer au fil des pages et je ne m’y attendais pas du tout. Je n’ai rien contre les livres jeunesses, j’en lis, mais ils ne traitent pas de l’intrigue de la même façon et donc je n’avais pas obligatoirement les mêmes attentes. Encore plus quand il s’agit d’un roman mélangeant imaginaire et historique. Cela va ainsi se ressentir directement ici puisque le fil des évènements va se révéler assez simpliste et manichéen, ce qui a provoqué au cours de ma lecture une certaine frustration. Cela n’a clairement rien à voir avec l’auteur, par contre je trouve dommage que l’éditeur ne l’ait jamais mis en avant. Après, d’autres points sont aussi venus me déranger  au fil de ma lecture.

Le point fort du récit vient ainsi de son rythme, une chose qu’on ne peut pas enlever à ce livre c’est sa façon d’offrir un récit percutant, sans temps mort, avec de nombreux rebondissements et des surprises. On ne peut pas nier que si on se laisse happer, on se retrouve alors à tourner les pages avec un minimum d’envie d’en apprendre plus. Les scènes de batailles et de violences liées à la période ne manquent pas de se révéler percutantes et très visuelles, même si l’auteur s’en sert de façon un peu trop répétitive voir incohérente par moment. Après le premier point qui m’a dérangé vient de l’intrigue, elle est finalement assez simple, linéaire au possible et surtout manquant de profondeur. Tout tourne vraiment trop autour de Noâm qui va à travers ce voyage initiatique découvrir que dans la vie tout n’est pas toujours blanc ou noir mais que parfois c’est beaucoup plus complexe que cela. Mais je reviendrai là-dessus un peu plus tard car je n’ai pas complètement accroché au traitement de l’auteur.

Concernant l’univers, je suis sorti frustré. Certes on sent que l’auteur aime son pays, la Belgique, qu’elle offre des descriptions intéressantes et efficace, mais écrire un roman sur la seconde guerre mondiale sans développer un peu l’image de fond qui reste trop superficielle me dérange. Je suis peut-être un peu exigeant, je n’en doute pas, mais voilà ici clairement cela manque d’explication. C’est bien simple nos héros se retrouvent ainsi dans le passé et dans un monde parallèle en effet on se situe en 1944, juste avant la bataille des Ardennes et Staline et Hitler sont de nouveau alliés. Comment? J’avoue ne pas avoir bien compris, le sont-ils depuis le début de la guerre vu qu’il s’agit d’un monde parallèle? Se sont-ils de nouveau alliés? Si oui, il va vraiment falloir me dire comment tant, si on se remet dans le contexte et malgré quelques tentatives, cela parait improbable sans une explication solide. Et justement d’explication il n’y en a pas, l’auteur met en place les esquisses de son univers et le lecteur n’a d’autres choix que de faire avec. J’ai eu ma période où j’ai vraiment étudié l’époque, sur laquelle j’ai beaucoup lu, de plus pour moi la mise en place d’un univers ne doit pas être qu’une simple image de fond, elle doit avoir une crédibilité et une cohérence, là rien ne le permet. C’est dommage. Ensuite, l’auteur considère le conflit comme quelque-chose d’assez binaire avec les méchants d’un côté et les gentils de l’autre sans aucune véritable nuance. C’est frustrant, car il y a tout de même du potentiel dans ce que met en avant l’auteur et elle arrive vraiment à mettre en place une ambiance un minimum angoissante et stressante.

Concernant les personnages, ils se révèlent entraînants dans leurs aventures, leurs péripéties et la façon dont ils gèrent ce qui leur arrive. Sauf que voilà, n’espérant pas un roman jeunesse je suis sorti frustré par leur manque de profondeur, mais aussi leur manque de nuance. L’exemple qui, pour moi, retranscrit le mieux ce que je viens de dire c’est Noâm. Il ne va jamais accepter que son arrière grand-père, membre de la résistance, arrêté par les Allemands ait pu lâcher des informations, comme si la torture ne pouvait pas faire parler les gens. Il lui faudra remonter le passé et se rendre compte que tout n’est pas toujours comme on peut l’imaginer, que parfois des choix doivent être faits, pour qu’il ouvre les yeux. Vraiment. Si encore le héros avait 12 ans ce serait plus que compréhensible, mais là il est quand même sur la vingtaine. L’auteur a aussi du mal à rentrer dans l’émotion, pourtant elle offre quelques scènes intenses avec violence et mort qui vont marquer les héros, mais voilà je ne sais pas ça a du mal à fonctionner. Comme s’il manquait un petit quelque-chose pour se rendre compte qu’ils souffrent. Ajouter à cela des personnages un peu trop caricaturaux à mon goût et d’autres n’ayant que peu d’utilités et j’avoue, même s’ils ne manquent pas d’offrir rythme et révélations, ils m’ont plutôt laissé froid.

Je regrette aussi que l’ensemble soit parfois traité un peu trop rapidement et facilement, les évènements s’enchainent trop vite ce qui fait que, parfois, leurs résolutions sont soit trop simplistes, soit reposent sur des Deus Ex Machina trop faciles. La plume de l’auteur ne manque pas de se révéler vive, entraînante et vivante ce qui fait que le lecteur se laisse un minimum porter par le rythme et l’ambiance. Au final certes je suis passé à côté de ce roman, la faute à un rendez-vous manqué la faute à une incompréhension, ce roman se classant plus dans le jeunesse, mais je pense qu’il pourra peut-être plaire à d’autres, principalement à un public plus jeune.

En Résumé : Au final je dois bien admettre que je suis passé à coté de ma lecture dont, j’avoue, rien n’indiquait qu’il s’agisse d’un roman jeunesse. Vu que je ne m’y attendais pas, je n’ai jamais pu rentrer dedans et j’ai commencé à tilter sur les autres petits points. Pourtant le rythme du récit se révèle prenant, offrant de nombreux rebondissements et retournements de situations. Sauf que voilà, le côté simpliste ainsi que le fait que le roman soit traité trop rapidement ce qui offre de nombreuses facilités ou des deus ex machina font que je me suis senti frustré. L’univers a du potentiel mais voilà l’auteur ne fait que l’esquisser et n’offre parfois que peu de réponses aux questions qu’on se pose. Comme si le seule intérêt du récit était la quête de Noâm, ce qui est dommage. Concernant les protagonistes il m’ont paru clairement manqué de profondeur et de nuance, un héros qui a la vingtaine et qui a du mal à imaginer que la vie est plus complexe que l’on croit, cela a un côté regrettable. Ajouté à cela quelques personnages secondaires stéréotypés, voir inutiles et j’avoue ils ont eu du mal à me marquer. La plume de l’auteur se révèle pourtant plutôt vive, entrainante et vivante, mais voilà ce roman et moi c’est l’histoire d’un rendez-vous manqué.

 

Ma Note : 4/10

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