Auteur/autrice : BlackWolf Page 105 of 202

La Trilogie Morgenstern Tome 1, Le Quadrille des Assassins – Hervé Jubert

le quadrille des assassinsRésumé : Qu’est-ce qu’il se passe quand la culture cyberpunk rencontre le monde du XIXe siècle ? Le steampunk ! Dans Le Quadrille des assassins, roman de cette même inspiration, l’auteur Hervé Jubert invite le lecteur à suivre l’enquête de la sorcière Roberta Morgenstein, partie sur les traces d’un meurtre mystérieux, au coeur d’un Londres virtuel du XIXe. Un sacré voyage dans le temps et dans l’espace à travers un roman piquant et haletant.

Edition : Albin Michel Wiz
Poche : Editions Points

 

Mon Avis : Pour tout avouer, ce livre à terminé de façon vraiment fortuite entre mes mains. Lors de mon passage en bibliothèque (oui, j’ai un abonnement bibliothèque malgré une PAL qui explose), une Marmotte est apparue comme par magie me glissant  subrepticement ce livre entre mes mains et m’ordonnant de le lire. Bon après il faut bien dire que le résumé me tentait bien (même si ne je l’ai pas copié ici, préférant le résumé Points, je vous expliquerai pourquoi plus tard) et donc j’ai accepté sans trop de soucis de le faire entrer dans ma PAL, surtout que je n’avais encore rien lu de l’auteur. Concernant la couverture, illustré par Marc Moreno, je ne suis pas un grand fan, surtout des personnages qui me paraissent un peu trop anguleux.

Première chose qui marque, une fois la dernière page tournée, c’est l’imagination véritablement foisonnante d’idées de l’auteur. On se retrouve dans un mélange d’univers qui se révèle vraiment intéressant à découvrir, avec un enchevêtrement de monde futuriste, de magie, de steampunk et de technologie qui, sous la plume de l’auteur se révèle clairement cohérent, prenant et efficace. Je trouve aussi l’idée des villes  virtuelles vraiment intéressante, les gens peuvent ainsi quitter leur train-train quotidien pour se glisser dans un personnage et dans une ville à une époque bien précise comme Londres au 19ème ou bien Paris au 17ème tel un jeu de rôle grandeur nature, avec aussi tous ses côtés addictifs. Autre aspect efficace c’est le mélange offert entre magie et mysticisme, avec les sorcières et le Diable, et la technologie bien présente que ce soit par les traceurs ou encore les différents moyens de locomotions, même si j’attendais peut-être un peu plus de réflexion sur ce mélange. Rien de bien dérangeant non plus tant l’ensemble se révèle intrigant et captivant et donne envie d’en apprendre plus sur ce monde. J’ai aussi bien apprécié cette idée de pouvoir voyager à travers les tableaux. Par contre, vu que l’univers est vraiment très riche et le roman plutôt court, l’auteur passe parfois un peu trop vite sur certains aspects ce qui est dommage.

Concernant l’histoire en elle-même on est sur un aspect classique avec un meurtre mystérieux à élucider qui va, au fil des pages, se densifier pour aboutir à une conspiration beaucoup plus conséquente. Dans l’ensemble l’intrigue se révèle tout de même solide et se dévore assez facilement, l’ensemble étant bien rythmé et sans véritable temps morts. Le lecteur se retrouve à tourner les pages avec facilité et l’envie d’en apprendre plus. Chaque chapitre possède son lot de rebondissement et de surprises, avec des passages plus calmes qui permettent de bien assimiler tout le background qui est mis en place. Mais voilà les révélations et les résolutions sont très rapides, parfois même trop rapides, ce qui est parfois assez frustrant, donnant l’impression de passer d’une énigme à l’autre un peu trop facilement et sans que le lecteur puisse aussi se poser pour y réfléchir. L’auteur s’offre aussi parfois quelques facilités, un coup de magie par-ci, un léger Deus Ex-Machina par là pour se sortir de situations qui paraissaient impossible et hop on passe à la suite. Après il ne faut pas oublier que c’est un roman jeunesse, il faut que ça bouge assez vite, mais quand même laisser un peu de suspens apporte parfois un plus.

Par contre là où je suis un peu déçu, mais qui n’a rien à voir avec le récit ou bien l’auteur, c’est le quatrième de couverture chez Albin Michel qui vient gâcher quelques-unes des révélations un tant soit peu surprenantes du récit. Le vilain est annoncé au tiers du roman, pas grave le résumé l’a annoncé ce qui gâche un peu la tension de ce moment, la dernière ville surprise est annoncé au dernier quart du roman, non le résumé l’a déjà mis en avant ce qui gâche la quête secondaire de Martineau ainsi que sa surprise. C’est un peu dommage je trouve, même si ça n’empêche pas le récit de se révéler divertissant malgré parfois quelques transitions un peu brusque.

Concernant les personnages l’auteur nous offre un duo assez différent de ce qu’on voit habituellement en jeunesse avec Roberta Morgenstern sorcière d’âge mûre au caractère bien trempé qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et qui possède des animaux tous plus loufoques et barrés les uns que les autres et Martineau jeune loup un peu fou-fou à la recherche de sensations fortes et qui fait partie d’une des plus grandes famille. Deux personnages opposés qui vont se révéler finalement très complémentaires, mais de nouveau peut-être un peu trop rapidement et facilement. Mais c’est surtout Martineau qui va  devoir énormément évoluer dans ce tome face à ce qu’il va rencontrer et découvrir. Mais voilà malgré tout cela j’ai eu un peu de mal à complètement m’accrocher à eux, il manque un léger aspect émotionnel et humain, certes compensé par l’aspect aventure, mais je trouve cela dommage. Les personnages secondaires sont intéressants à découvrir et vont offrir pas mal de sueurs froides à nos héros dans leur enquête. L’ensemble est bien porté par des dialogues percutant, pleins d’humour et énergiques.

La plume de l’auteur se révèle énergique, vive et vraiment efficace, happant le lecteur assez rapidement pour le trimballer avec facilité dans les aventures de nos héros. L’ensemble est bien porté par des descriptions qui donnent envie d’en apprendre plus sur ce monde et par un léger aspect humoristique souvent décalé et efficace qui fait qu’on a rapidement et régulièrement le sourire même si parfois certaines blagues m’ont laissé de marbre. Dans l’ensemble un premier tome que j’ai trouvé plutôt agréable, qui ouvre sur un univers vraiment original et intéressant et même si certains défaut persistent, comme la facilité de résolution de l’intrigue ou un univers trop foisonnant, ce qui fait que certains aspects sont traités trop rapidement, je lirai la suite avec plaisir. Par contre il s’agit bien d’un roman jeunesse mais certains passages un peu sanglant le classe plus vers l’adolescent.

En Résumé : J’ai passé un agréable moment de lecture avec ce livre jeunesse qui offre une histoire, certes classique de meurtre mystérieux, mais qui se révèle sympathique, bien rythmé et sans temps morts. L’auteur construit une machination qui se développe de façon efficace au fil des pages. Mais voilà le tout va parfois trop vite, principalement dans les révélations, bouclant les mystères un peu trop rapidement. La grande force du roman est son univers foisonnant d’idées intéressantes et offrant un mélange de genre assez réussi et cohérent, même si l’aspect « riche » fait que certains éléments sont à peine effleurés. Les personnages sont efficaces, entrainants et plein d’humour, mais j’avoue j’ai eu un peu de mal à complètement m’accrocher à eux, leur manquant, selon moi, un aspect émotionnel et humain légèrement plus poussé. Le style de l’auteur est entrainant, sans temps morts et efficace même si certaines transitions m’ont paru trop brusques. Dans l’ensemble un premier tome qui pose les bases d’une histoire intéressante et dont je lirai la suite avec plaisir malgré les quelques défauts soulevés.

 

Ma Note : 7/10

 

Autre avis : Lynnae, Marmotte, Anésidora, LaureduMiroir, etc…

Lasser, Mystère en Atlantide – Sylvie Miller & Philippe Ward

lasser mystère en atlantideRésumé : 1936, Le Caire. « Nom de Zeus ! » C’est ce que pourrait s’écrier Jean-Philippe lasser lorsque le roi des dieux grecs vient l’engager pour retrouver l’Atlantide. Mais comment localiser un continent disparu depuis trois mille ans ? Les dieux eux-mêmes ignorent son emplacement !
Troquant sa panoplie de détective contre celle d’aventurier, Lasser se lance dans cette quête impossible. Dans son périple l’accompagnent un mystérieux professeur d’archéologie, un djinn malicieux et un chat… qui déteste autant l’eau que lui. Ensemble, ils vont voyager hors de l’Égypte, à travers la Mare Nostrum, et même au-delà…
Entre découvertes, tempêtes, émotions fortes et révélations, le détective découvrira que l’amitié peut prendre d’autres dimensions.

Edition : Critic

 

Mon Avis : Après deux premiers tomes qui m’avaient offert une lecture vraiment agréable et divertissante avec des histoires pleines d’action, mélangeant humanité et divinité de façon humoristique, le tout sans temps morts (ma chronique du Tome 1, Tome 2), j’avais hâte de découvrir la suite. Certes ce n’est pas le cycle le plus dense et le plus exceptionnel qui soit, mais ça se lit tellement bien et on s’attache tellement aux personnages que ce troisième tome n’a pas mis longtemps pour finir entre mes mains, qui plus est dédicacé à Zone Franche. Concernant la couverture, illustrée par Ronan Toulhoat, elle est vraiment sympathique, mais je la trouve un léger ton en dessous des précédentes.

Ce tome va mener notre héros dans une nouvelle enquête, et pas n’importe laquelle, car il s’agit pour lui de retrouver l’Atlantide. Rien que ça. Alors certes autant le dire tout de suite, l’intrigue en elle-même ne révolutionnera pas le genre, l’Atlantide ayant déjà été traité de toutes les façons possibles et inimaginables, mais cela n’empêche finalement pas l’histoire de se révéler toujours aussi entrainante, efficace et bien construite. On se laisse de nouveau facilement porter par les aventures de nos héros pleines d’entrains, de rebondissements et qui fait que le lecteur tourne les pages très facilement et le tout sans trop se prendre la tête. Le rythme est entrainant et parfaitement maîtrisé par les auteurs. Le récit va aussi se révéler plus sombre, plus rude, qui va pousser nos héros parfois à faire des choix pas toujours faciles et on va aussi les retrouver dans des situations qui ne vont pas toujours les laisser indemnes. L’humour est aussi une des composantes qui fait que la lecture est plaisante, le mélange action-humour rendant l’ensemble vraiment vif et incisif.

L’autre aspect intéressant c’est que les auteurs font justement évoluer leurs histoires, ils cherchent ainsi à éviter les répétitions, par exemple dans ce tome ils ont décidé de laisser un peu de côté les dieux Égyptiens pour mettre plus en avant les dieux Grecs, Zeus étant le commanditaire de l’enquête de Lasser. L’univers développé offre donc alors de nouveaux développement, notre héros devant voyager dans toutes la Mare Nostrum (qui est le bassin méditerranéen) et plus principalement la Grèce, la Crète et les îles autour, ce qui dépayse grandement le lecteur devant ces nouveaux lieux et ces nouveaux paysages souvent ensoleillés et magnifiques. On découvre aussi de nouveaux dieux et demi-dieux ainsi que le minotaures, aspect vraiment intéressant et qui permet de densifier un peu plus la mythologie déjà existante, surtout que les auteurs ne laissent rien au hasard et on sent bien derrière que des recherches ont été effectuées. D’ailleurs pas que sur les dieux, ils aiment aussi toujours autant les voitures. Mon seul léger regret est peut-être qu’on découvre l’Atlantide trop peu de temps malgré tout son potentiel, mais bon là je chipote.

Alors après, bien entendu, on retrouve aussi un peu, ce que je considère comme, les mêmes défauts que les tomes précédents, car vu que le récit privilégie le rythme tendu et sans temps morts, certains rebondissements se révèlent un peu rapides et parfois même sans véritables surprises ; le lecteur les devinant quelques pages avant. Par contre, cette fois les personnages rencontrés par Lasser au cours de son enquête se révèlent légèrement plus nuancés, on devine quand même assez rapidement de quels côtés ils sont, mais quelques trahisons vont venir gêner notre héros. Mais voilà malgré ces quelques points ce tome se lit avec toujours autant de plaisir, facilement et remplit parfaitement son rôle de page-turner divertissant et plus qu’agréable. Un récit à lire, pourquoi pas, entre deux romans denses permettant ainsi de s’amuser sans se prendre la tête. Sur ce point-là le pari est parfaitement réussi.

Concernant les personnages ils se révèlent toujours aussi intéressants à suivre et surtout notre héros continue d’évoluer. Certes Lasser est toujours le détective, looser, bien porté par ses amis et efficace quand il faut, mais il devient aussi de plus en plus humain au fil des tomes, surtout depuis sa rencontre avec Médée dans le tome précédent qui l’a bouleversé. Dans ce tome il est un peu en transition, tentant d’avancer en oubliant, tout sachant qu’il a finalement changé et la conclusion ne va pas le laisser indemne. Les autres personnages sont toujours aussi efficaces que ce soit le chat Ouabbou, même s’il agit moins, le djinn Amr ou bien de nouveaux protagonistes qui viennent apporter du punch tel que Gabian. Les dieux sont toujours aussi captivants à découvrir par leur représentation ; imbus des humains et pourtant finalement si proche d’eux. Des êtres puissants qui n’hésitent pas à se servir de leurs pouvoirs et qui pourtant ne peuvent pas vivre sans les hommes. Je regrette juste que Fazimel se retrouve légèrement en retrait dans ce tome et de ne pas avoir croisé Seth. D’ailleurs parlant de Fazimel, elle continue à m’intriguer et j’espère en apprendre plus sur elle prochainement.

La plume des auteurs se révèlent toujours aussi vive, entrainante et captivante, nous plongeant dans un monde coloré, détaillé et soigné à travers des descriptions accrocheuses et où rien n’est laissé au hasard. Ils gèrent leur histoire de façon efficace, sachant jouer de façon intelligente avec les rebondissements et les surprises. Le mélange entre aventure, action, mythologie et humour se révèle toujours aussi réussi et prenant. Un troisième tome qui confirme tout le bien que je pensais de ce cycle, faisant passer au lecteur un bon moment divertissant malgré quelques faiblesses et quelques facilités. Je lirai le quatrième tome avec plaisir pour retrouver nos héros et leurs aventures.

En Résumé : J’ai de nouveau passé un bon moment de lecture avec ce troisième tome qui offre une intrigue toujours aussi efficace, sans temps morts et pleine de rebondissements et de surprises. Les auteurs arrivent à se renouveler au fil des tomes, cette fois en mettant un peu de côté les dieux Égyptiens pour mettre en avant les dieux Grecs ce qui permet ainsi de densifier cet univers toujours aussi intéressant, soigné et qui donne envie d’être découvert. Dommage par contre qu’on ne découvre que si peu de temps la cité de l’Atlantide. Les personnages sont toujours aussi attachants et efficaces, même si je suis légèrement frustré que Fazimel et Seth soient en retrait de cette histoire, mais rien de bien gênant et, qui plus est, compensé par de nouveaux personnages secondaires surprenants. La plume des auteurs est toujours aussi vive et entrainante plongeant avec facilité le lecteur dans cette histoire. Je regrette juste de nouveau certaines facilités dans la résolution de rebondissements qu’on voit parfois arriver rapidement et certaines grosses ficelles facilement devinables, mais rien de non plus bloquant tant l’histoire se révèle divertissante et sans prise de tête. Un page-turner très efficace. Je lirai la suite sans soucis.

 

Ma Note : 7,5/10

Kel Tome 2, Le Loup Blanc – Andréa Schwartz

kel 2 le loup blancRésumé : Dix ans de guerre contre les Deux-Empires ont repoussé les tribus occidentales loin dans la forêt éternelle.
Fils d’un général et d’une Cheveux-Noirs rebelle, Herdred emprunte à contrecœur le même chemin que son père : guerrier, officier, bras armé de l’Empire kel’yon. Lorsque des murmures de révolte contre les Deux-Empires s’élèvent dans la forêt, son instinct lui souffle de se tenir à l’écart.
Mais l’ombre du dieu de l’ouest plane sur les bois, et la main du grand loup blanc propulse le jeune sang-mêlé au cœur de la forêt, là où trahison et ambition règnent en maître.

Edition : Rebelle

 

Mon Avis : Il y a un an je me suis lancé un peu par hasard dans la lecture du premier tome de ce cycle qui, au final, sans révolutionner le genre, m’avait offert un plutôt bon moment de lecture avec une histoire solide et efficace, bien porté par des personnages entrainants et une plume dense et captivante (ma chronique ici). C’est donc sans surprise que le Tome 2, sorti récemment, a rejoint ma PAL avec l’envie de savoir comment l’auteur allait faire évoluer son histoire et son intrigue. À noter l’illustration de couverture que je trouve sympathique et qui colle plutôt bien à l’histoire.

Surprise, dès les premières pages on se rend compte qu’on ne suit pas le couple de héros du premier tome, mais l’histoire de leur premier fils, devenu guerrier, une dizaine d’années plus tard. Je trouve le principe vraiment intéressant, Shelun et Aydred ayant montré la majorité de leurs potentiels dans le tome un, mettre en avant Herdred leur premier fils, permet ainsi de suivre une autre histoire, d’offrir quelque chose de différent, un nouveau point de vue. À partir de là l’auteur se met à construire une intrigue, certes que je trouve plus lente que le premier tome, mais d’une certaine façon plus efficace et tout aussi entrainante. On tourne les pages avec envie d’en apprendre plus de ce récit qui se révèle plus dense et plus complexe que le précédent, mélangeant un aspect à la fois intime avec la survie de Herdred et sa quête de lui-même, mais aussi un aspect beaucoup plus large, avec une intrigue politique nébuleuse remplie de trahisons et de complots qui se dévoilent au fil des pages entre les Kel’yon, les Kel’bai et les Barbares.

L’univers développé par l’auteur, de fait par rapport à l’intrigue, se complexifie aussi, car là où dans le tome précédent on suivait plus une guerre sans développer pleinement l’aspect politique derrière, ici justement toutes ces machinations et ces quêtes de pouvoirs entre les différents peuples prennent plus d’importance, offrant ainsi plus d’épaisseur aux deux empires. L’autre aspect intéressant c’est qu’ici on découvre les peuples Barbares qui étaient à peine esquissés auparavant, offrant vraiment quelque chose de travailler ; les barbares n’étant simplement pas que des ignares, mais des peuples aux coutumes et aux croyances différentes mais qui, dans le fond, se révèlent comme tout le monde avec leurs ambitions et leurs rêves de conquêtes et de pouvoirs. Une différentiation et une ressemblance qui vont remettre en cause les croyances du héros. L’histoire et la mythologie continuent aussi à se développer au fil des pages, et se révèlent aussi intéressantes, donnant envie d’en apprendre plus sur ces différents peuples et leurs coutumes.

Alors, par contre, j’ai trouvé les premières pages un peu complexes, il y a beaucoup d’informations à assimiler et surtout beaucoup de nom de personnages. Il y a bien un lexique à la fin qui évite de se retrouver perdu, mais faire la navette sur le début casse un peu le rythme. Bon après faut dire que j’ai une mémoire de poisson rouge avec les noms, surtout quand ils sont longs et écrit dans les formes. J’ai aussi trouvé que le passage où notre héros se retrouve en terrain Kel’bai, au début du roman, traînait parfois un peu en longueur, surtout qu’il n’apporte pas obligatoirement grand-chose pour la suite et se révèle parfois un peu trop répétitif. Certes il permet de retrouver un personnage du tome précédent, mais quelques pages en moins n’aurait, selon moi, pas dérangé la compréhension. Autre point qui me dérange toujours légèrement c’est dans les combats où notre héros effectue des mouvements exceptionnels, du genre arrêter des flèches avec son épée. Pour en avoir discuté avec l’auteur j’ai compris qu’elle reprenait un peu le style asiatique, mais autant je trouve cela esthétique dans un film, autant j’ai un peu de mal dans un livre. Après ce ne sont que des légers défauts, car j’ai vraiment été emporté par cette intrigue maîtrisée et pleine de surprises qui évite justement le happy end pour nous offrir quelque-chose  de cohérent et vraiment passionnant.

Concernant les personnages, ils se révèlent vraiment denses, soignés et cohérents, même si j’avoue j’ai quand même eu un peu de mal à m’accrocher à Herdred. Le personnage se révèle rapidement froid, distant, renfermé et blasé ce qui fait qu’on a du mal à s’attacher, même si vu son passé et ce qui a touché ses parents, on comprend très vite pourquoi. Puis au fil des pages il va commencer à se dévoiler lentement, à se révéler humain et loin de l’être de glace qu’il laissait transparaitre. J’ai trouvé par contre que son histoire d’amour avec Asja ressemblait un peu trop à celle de de Shelun et Aydred dans le tome un, avec ce côté amour impossible entre deux peuples qui se haïssent, et même si c’est présenté de façon différente et de façon plutôt intéressante, l’ensemble reste globalement sans surprise. Cela ne dérange en rien, car on est vite emporté par ces personnages efficaces et qui arrivent parfois à prendre à contre-pied le lecteur, je pense principalement à l’empereur. L’autre aspect intéressant et aussi de voir Shelun et Aydred à travers un regard neuf, on  les idéalise moins, ils se révèlent plus humains.

La plume de l’auteur se révèle toujours aussi fluide, dense, et entrainante plongeant le lecteur avec toujours autant de facilité dans son histoire, alternant de façon vraiment efficace et limpide les phases de descriptions avec les phases d’actions et celle d’introspection. J’ai juste eu un peu de mal avec, parfois, la voix intérieure des personnages, qui apparait en italique dans le roman, se révélant d’une certaine façon répétitive, ou bien accentuant un peu trop des aspects ou des émotions qui se devinaient au final facilement, ce qui n’apporte pas toujours grand-chose. Un second tome que j’ai trouvé mieux réussi, mieux géré et plus original que le précédent, qui m’a fait passer un très bon moment de lecture. À noter le petit cliffangher de la conclusion qui me donne clairement envie de lire et de découvrir ce qui va arriver par la suite à nos héros.

En Résumé : J’ai vraiment passé un très bon moment de lecture avec ce second tome que j’ai trouvé un cran au-dessus du précédent. Certes il risque d’en surprendre plus d’un en mettant en avant plutôt le fils de Shelun, mais il permet de construire une histoire que j’ai trouvée plus complexe et plus dense, où l’intrigue politique se mélange avec une intrigue plus intime sur ce personnage de Herdred. L’univers continue à se développer de façon captivante, on en apprend plus sur les deux empires et on découvre aussi le peuple barbare. Les personnages se révèlent vraiment cohérents, soignés et efficaces même si le côté un peu froid du héros principal fait qu’on prend un peu de temps à s’attacher à lui. L’histoire d’amour évite de tomber dans le mielleux, mais se révèle sans surprise, tant dans les grandes lignes elle ressemble à celle du premier tome. La plume de l’auteur est toujours aussi entrainante et fluide. Je reproche juste un démarrage un peu long, énormément d’informations à assimiler dans les premières pages ainsi qu’une trop grande facilité pour notre héros dans les batailles. Rien de bien gênant. La conclusion évite de façon efficace le happy end et offre un léger cliffangher qui me donne clairement envie de découvrir la suite.

Ma Note : 8/10

Les Foulards Rouges Saison 1 Episode 1, Lady Bang and The Jack – Cécile Duquenne

les foulards rouges 1 lady bang and the jackRésumé : Plongez avec Lara dans l’enfer de Bagne, planète-prison où le danger se cache partout, au cœur de chacun de ses sinistres habitants, et même derrière chaque goutte d’eau, chaque ressource naturelle de cette terre irradiée.
Sur Bagne, Lara traverse les étendues désertiques pour remplir ses contrats et ses missions. Car Lara est une Foulard Rouge, appelée à faire régner la loi à grand renfort de balles. Et sur cette planète-prison où les deux-tiers de la population sont des hommes, anciens violeurs ou psychopathes, c’est une vraie chance pour une jeune femme comme elle de ne pas avoir fini dans un bordel. En plus, elle fait son boulot plutôt bien – on la surnomme même Lady Bang. Mais Lara n’a pas obtenu ce job par hasard – tout comme elle n’a pas atterri dans cet enfer par hasard. Elle doit tout ça à quelqu’un en particulier, quelqu’un à qui elle en veut profondément… et qui, pourtant, a peut-être quelque chose de nouveau à lui offrir, une chose qui n’a pas de prix. Acceptera-t-elle de baisser un peu sa garde pour écouter ce que son envoyé, le mystérieux Renaud, a à lui proposer ?

Edition : Snark (Bragelonne)

 

Mon Avis : Il faut bien l’avouer je n’étais pas obligatoirement partant pour me lancer dans cette série ayant déjà lu un roman de l’auteur, Quadruple Assassinat dans la Rue de la Morgue Tome 1, Les Nécrophiles Anonymes, qui ne m’avait pas accroché du tout. Il faut admettre aussi que je me suis un peu fait avoir, car la couverture n’annonçait en rien une histoire de Bit-Lit. Puis plusieurs avis sont apparu concernant cette nouvelle série sur le net, principalement sur le site d’Escroc-griffe, qui ont fait que j’ai laissé une chance à ce cycle, surtout que l’univers SF post-apo décrit dans le résumé me correspondait plus. Ajouter le fait que ce premier épisode est disponible gratuitement et une couverture possède un côté punchy et Steampunk vraiment intéressant, il a donc fini sur ma liseuse.

Pourtant, une fois la dernière page de cet épisode tournée j’avoue que je ressors quand même mitigé de ma lecture. Certes j’ai largement plus accroché à cette histoire que celle proposée dans Les Nécrophiles Anonymes, l’intrigue, classique, se révèle un minimum intéressante et entrainante faisant que l’ensemble se lit plutôt bien, de façon fluide et sans temps morts. La présentation à la façon épisode se révèle efficace avec son introduction et sa conclusion en forme de twist qui appelle à lire la suite est dans l’ensemble maîtrisée offrant ainsi une histoire qui ne manque pas de nervosité et d’action, façon western spatial. Mais voilà je me suis rendu compte que je ne suis pas le type de lecteur pour ce cycle. La faute à un aspect romance qu’on voit arriver rapidement et qui tombe dans tous les stéréotypes du genre, mais je reviendrai dessus par la suite.

L’univers développé par l’auteur ne manque pourtant pas non plus de charme, avec cette planète-bagne ou la durée de vie se compte en quelques années tant la planète se révèle polluée, irradiée et faisant un peu penser à la série Firefly. Elle ajoute aussi un système de caste, certes sans surprise, mais solide et efficace avec bien entendu tous les jeux politiques autour et les possibles rébellions qui sont à peine esquissé ici, mais qui, je pense, devraient prendre de l’ampleur. Il y a juste deux points qui m’ont paru incompréhensible. Le premier est personnel et technique, et vient de l’eau. Planète irradiée, pluies très fortement acides, germes, l’eau est loin d’être potable mais, dans mes études ayant étudié à fond les traitements de l’eau, pour moi l’auteur simplifie beaucoup trop les choses à mon goût ce qui m’a légèrement frustré. Comme je l’ai dit c’est un point technique et qui ne dérange peut-être au final que moi.

L’autre point qui m’a dérangé est plus global et concerne la présentation des castes. Bagne la planète est composée a 80% d’hommes, les femmes qui arrivent là-bas deviennent donc des putes, sous la caste des foulards roses, et n’ont aucun autre choix ; Renaud notre héros patron des foulards roses, l’ayant bien justifié devant trois nouvelles recrues leur annonçant qu’elles étaient obligées d’accepter leurs sorts sinon leurs vies deviendront un enfer. Là où j’ai été surpris c’est que, quelques pages après, le même Renaud frappe un mec qui a osé chercher à deviner l’ancienne catégorie sociale d’une fille et le tout en se lançant dans un débat enflammé que les classes sociales c’était le monde avant le bagne parlant même de ségrégation visant à contrôler, diriger, limiter et aliéner qui n’a pas lieu d’être à Bagne. C’est vrai qu’obliger des filles à devenir prostituées, ne leur proposant aucune alternative, n’est en rien ségrégationniste et aussi à coucher avec toutes pour vérifier leurs compétences et leurs niveaux doit bien leur permettre, à ces demoiselles, de se sentir libre. Non aucune contradiction ici, cela doit venir du charisme du personnage. Malgré ces aspects l’univers se révèle quand même sympa par son côté aride, violent et sauvage, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit.

Mais voilà le point principal qui fait que j’ai moyennement accroché au récit, c’est la caractérisation des personnages. Déjà on nous présente Lara comme une chasseuse de prime douée dans un monde où elle n’a pas le droit à l’erreur, pourtant dès le premier contrat on se rencontre que c’est Candy au pays de OZ (la série, pour ceux qui connaissent, pas le magicien). J’entends par là qu’elle est tellement sentimentale et n’a tellement pas envie de provoquer de morts, tremblant presque, qu’on se demande comment elle a survécu tant de temps. Ensuite pour moi on tombe dans les clichés qui annoncent une romance avec bien entendu une héroïne sexy et solitaire au passé troublé, un héros, Renaud, sombre, charismatique et mystérieux et ce n’est pas du tout mon style. Je reviens d’ailleurs sur l’aspect mystérieux, je l’ai déjà dit avec La Maîtresse de Guerre et je le redis ici, un homme dont on ne connait rien et qui ne veut rien dévoiler sur lui ne le rend pas, selon moi, mystérieux et charismatique, même s’il est bâti comme une divinité aux muscles saillants et souples, cela en fait juste un mec qui, dans l’intimité, doit avoir autant de conversation qu’un rocher.

Le style de l’auteur se révèle simple, agréable et entrainant construisant un épisode plus dense et complexe que ce que m’avait proposé l’autre livre Snark que j’ai lu, Le Rêve Oméga, mais voilà le fond a beau être plutôt bon l’histoire entre l’apollon sombre mais humain dans son petit cœur, avec l’héroïne sexy, fougueuse mais en manque de relation me bloque très rapidement. Au final donc une lecture mitigée et je m’arrête là avec les histoires de Cécile Duquenne me rendant compte que je ne suis pas du tout le public cible recherché pour ce genre de récits.

En Résumé : J’avoue je ressors mitigé de ma lecture. L’histoire en soi se lit assez facilement avec son lot de rebondissements et de surprises, le tout à un rythme nerveux et sans temps morts. L’univers se révèle solide sans non plus révolutionner le genre, faisant d’une certaine façon penser à Firefly, même si l’auteur se contredit sur certains points, principalement sur le côté caste et classe sociale qui me frustre un peu. Non le principal problème vient de la caractérisation des personnages, déjà Laura donne l’impression d’être Candy au pays des Loups et on se demande bien comment elle peut survivre, mais surtout les personnages de Laura et Renaud sont calibrés pour une romance, cela saute aux yeux. On tombe ainsi limite dans la caricature avec l’héroïne sexy, au passé trouble et le héros charismatique, beau et mystérieux. Le genre de choses qui me laisse de marbre, pire me bloque. Le style de l’auteur se révèle fluide, simple et entrainant. Au final je me rends bien compte que je ne suis pas le public visé par ce genre d’histoire, je ne lirai donc pas la suite.

 

Ma Note : 5/10

 

Autres avis : Cajou, Galleane, Frankie, Escroc-griffe, etc…

Les Poudremages Tome 1, La Promesse du Sang – Brian McClellan

les poudremages 1 la promesse du sangRésumé : Le coup d’état fomenté par le maréchal Tamas a déposé le roi, envoyé les nobles corrompus à la guillotine et sauvé le peuple d’Adro de la famine. Mais ce n’est que le début des difficultés et Tamas le sait. Car devant la menace de ce nouveau pouvoir, la guerre avec les huit Nations qui bordent les frontières d’Adro semble inéluctable.
Tamas doit maintenant compter sur les derniers poudremages de sa cabale, ainsi que sur ses fidèles compagnons pour maintenir la cohésion d’Adro. Mais entre les derniers rebelles royalistes et les supposés alliés de Tamas, l’Église et le puissant syndicat des travailleurs d’Adro, la trahison bat son plein alors que chacun semble vouloir sa part de pouvoir.
À qui Tamas peut-il encore se fier pour maintenir son pouvoir en place ? Et lorsque des prophéties immémoriales, annonçant le retour d’un dieu ancien, menacent de devenir réalité, il semble bien que l’avenir d’Adro réserve quelques mauvaises surprises.

Edition : Eclipse

 

Mon Avis : Ce roman est un peu rentré dans ma PAL sur un coup de tête lors d’une de mes nombreuses visites en librairie. Il avait été mis en avant et, je ne sais pas trop, l’illustration de couverture de Gene Mollica m’a tout de suite attiré, annonçant un peu un mélange de fantasy et d’armes à feu qui est plutôt rare, je trouve. Après ma lecture du résumé et avoir feuilleté l’avant-propos de l’auteur qui se disait influencé par Dumas, j’avoue, j’ai été rapidement tenté par ce roman qui a donc rejoint ma bibliothèque.

Dès les premières pages l’auteur nous met tout de suite dans le bain, en effet la révolution est en cours, le maréchal Tamas prend le pouvoir pour libérer le pays de l’oppression, mais une vieille prophétie se rappelle à lui. Il décide donc de faire venir un enquêteur pour en apprendre plus. On est donc directement plongé dans l’histoire et offre alors un démarrage haletant et prenant où le lecteur tourne les pages pour en apprendre plus. L’auteur nous offre une intrigue multiple, certes classique sur certains points, mais intéressante, entre la révolution qui appelle son lot de manipulations politique mais aussi de guerre, l’aspect plus enquête complexe avec le personnage d’Adamat, ou bien encore le possible retour des dieux, nos héros vont devoir donner le maximum pour espérer s’en sortir. On se retrouve ainsi à suivre le parcours de quatre personnages différents permettant d’avoir plusieurs points de vues, ce qui se révèle intéressant.

Mais voilà l’auteur a parfois un peu de mal à gérer  l’intrigue multiple qu’il construit, ainsi que ses plusieurs points de vues principalement, selon moi, au niveau du rythme. Le début démarre fort, pour après glisser lentement dans une légère torpeur, certes rien de méchant, car le tout est agrémenté de scène d’action, mais qui donne une impression que l’ensemble prend un peu trop son temps, pour accélérer de nouveau de nouveau dans le dernier tiers et aboutir à une conclusion que j’ai trouvée un peu trop rapide. De plus il a un peu de  mal à gérer tous ses thèmes, car autant les intrigues politiques se révèlent bien ficelés avec son lot de surprises et de retournements de situations, autant celle sur le retour des dieux se révèle trop haché, ne reposant sur rien avant la révélation de milieu de tome et dont  certaines des surprises se révèlent clairement sans surprises. Il y a aussi ces passages avec Nila, la lavandière, petite intrigue d’une cinquantaine de pages qui m’a paru inutile, tout du moins dans ce premier tome, mais qui normalement devrait apporter quelque chose par la suite. Dans l’ensemble on obtient donc une histoire agréable, qui se lit facilement avec des rebondissements intéressants, mais qui manque parfois un peu de maîtrise.

Concernant l’univers, comme l’auteur le dit lui-même, il s’est inspiré de la révolution française pour construire son monde avec neuf nations, chacun ayant un roi, avant que Tamas prenne le pouvoir dans son pays pour vouloir le redonner au peuple. L’idée est intéressante, offre pas mal de réflexion sur l’utilisation du pouvoir, les dirigeants et la place du peuple au milieu de tout cela, mais ce premier tome reste très binaire et ne rentre jamais dans le fond du problème. On a d’un côté les partisans du peuple et de l’autre ceux qui considèrent la population comme incapable et qui ne mérite pas d’avoir le pouvoir, mais aucun des deux camps n’offre de véritables arguments ce qui est légèrement dommage, même si cela devrait je pense évoluer par la suite. Un peu comme si l’auteur ne faisait que rester en surface de sa politique là où je pense qu’un travail de fond aurait apporté un plus.

Concernant la magie je trouve l’idée vraiment intéressante et originale de ces différentes castes avec les Poudremages qui peuvent manipuler la poudre pour insuffler une énergie et une direction à des balles ou bien tout simplement la faire exploser, les privilégiés qui utilisent une magie plus classique, mais qui se croient au-dessus de tout le monde devant leurs puissances et aussi une magie plus mystérieuse avec le personnage de Ka-Poel. Je trouve juste dommage que certaines soient parfois un peu trop pratiques pour l’intrigue ou encore que celle de Ka-Poel se révèle trop puissante et, qui plus est, seulement sur la fin car si elle s’en était servie avant tout le récit aurait été faussé. Par contre, l’aspect fantasy et armes à feu est vraiment passionnante; ça change des épées et univers moyenâgeux.

Concernant les personnages, j’avoue, je ne ressors pas totalement convaincu, ils ne sont pas mauvais, on suit leurs péripéties avec plaisir, ils sont cohérents et possèdent leurs motivations propres d’avancer, mais voilà il manque clairement un aspect émotionnel pour qu’on s’attache complètement à eux. Je trouve que l’auteur a du mal à mettre en avant leurs sentiments, que ce soit liés à leurs pertes ou à leurs blessures affectives. Pourtant il y avait de quoi faire avec des héros tels que Tamas héros ambigu rempli de haine après le meurtre de sa femme ou encore son fils Taniel trahi par sa compagne et qui se cherche lui-même. Ceci vient principalement du fait que l’auteur ne se concentre que sur les scènes un minimum mouvementés ou d’action, offrant des ellipses temporelles jamais complètement comblés entre chaque passage. L’ensemble donne l’impression d’avoir des protagonistes qui manquent de consistance, comme s’il leur manquait quelque chose pour les rendre vraiment entier. Il faut ajouter à cela aussi quelques décisions qui paraissent incompréhensibles, mais là rien de bien bloquant.

Le style de l’auteur se révèle simple, efficace et entrainant, même si parfois on sent bien que certains passages en font un peu trop ou encore que certains dialogues manquent clairement d’impacts, tombants parfois à plat. Rien de bien dérangeant non plus, surtout quand on sait qu’il s’agit d’un premier roman, mais à travailler dans les prochains écrits de l’auteur selon moi. Dans l’ensemble j’ai passé un moment de lecture agréable avec ce premier volume efficace et entrainant qui, malgré c’est vrai quelques défauts, m’a donné envie de lire la suite sans soucis. Un roman solide qui pose les bases d’une histoire qui s’annonce intéressante.

En Résumé : J’ai passé un agréable moment de lecture avec ce premier tome de la trilogie Poudremages. L’histoire se révèle solide et plutôt efficace avec son lot de surprises et de rebondissements, même si par moment le rythme se révèle mal géré et une certaine torpeur se fait sentir au milieu du récit. L’auteur mélange plusieurs intrigues et même si elles ne sont pas toutes au même niveaux dans l’ensemble elles se révèlent intéressantes à découvrir malgré une conclusion peut-être légèrement trop rapide. L’univers construit est vraiment captivant se situant dans un monde ayant des traits proches de la révolution française, avec un système de magie vraiment original et prenant même si parfois l’auteur en fait un peu trop, offrant par moment une magie trop forte. Les personnages sont intéressants à suivre et à découvrir, mais je n’ai jamais réussi à complètement m’accrocher à eux, manquant souvent d’émotions. La plume de l’auteur se révèle simple, efficace et entrainante malgré parfois quelques longueurs et certains dialogues un peu plat. Un premier tome qui pose les bases d’une histoire intéressante, qui laisse pas mal de questions en suspens et je lirai la suite avec plaisir.

 

Ma Note : 7/10

 

Autres avis : Phooka, …

Mes Achats du Mois de Mars 2014

Après un début d’année bien rempli j’ai un peu décidé de baisser la voilure pour éviter de trop surcharger ma PAL et finir écrasé par tant de livres à lire. Et, d’une certaine façon, j’ai réussi avec seulement 5 livres et 2 ebooks. Tadaaaa!!! J’en fais un peu trop je crois.

Mars-14

Voilà donc mes entrées de PAL pour ce mois de Mars 2014 :

  • Stark et les Rois des Étoiles de Leigh Brackett, Ray Bradbury & Edmond Hamilton aux éditions Le Bélial’. Rien que la couverture me donnait envie de faire entrer ce livre dans ma PAL. Puis bon un space-op ça ne se refuse pas.
  • Les Salauds Gentilshommes Tome 3, La République des Voleurs de Scott Lynch aux éditions Bragelonne. À peine entré dans ma PAL et déjà chroniqué, retrouvez mon avis ici.
  • Hystérésis de Loïc Le Borgne aux éditions Le Bélial. J’ai pas mal entendu parler de ce roman et les premiers échos positifs ont fait qu’il est rentré dans ma PAL.
  • Kel Tome 2, Le Loup Blanc de Andréa Schwartz aux éditions Rebelle. Après un premier tome qui m’a convaincu la suite a rejoint ma bibliothèque.
  • Liavek de Megan Lindholm & Steven Brust aux éditions ActuSF. Je continue a faire entrer des romans de Robin Hobb écrit sous le nom de Mégan Lindholm

Et donc deux ebook aussi :

  • Lady Bang and The Jack, Les Foulards rouges, Saison 1-Épisode 1: Les Foulards rouges de Cécile Duquenne.
  • La Trilogie du Vide, L’Intégrale de Peter F. Hamilton.

Un mois de mars donc qu’on peut dire plutôt « calme ». À voir si le mois prochain je serai aussi calme, mais bon je vais à Zone Franche la semaine prochaine, cela risque d’être compliqué.

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