Auteur/autrice : BlackWolf Page 114 of 202

La Petite Déesse – Ian McDonald

la petite deesseRésumé : En 2004, Ian McDonald publiait en Angleterre un roman d’une ambition peu commune dans le paysage de la science-fiction contemporaine, Le Fleuve des dieux, un livre monstre de plus de 600 pages, aux multiples intrigues situées dans une Inde de 2047 balkanisée et en proie à une sécheresse sans précédent. Le prix de la British Science Fiction Association a récompensé ce roman qui s’est aussitôt imposé comme le Blade Runner du début de XXIe siècle. Son édition française a reçu le Grand Prix de l’Imaginaire.
En 2009, Ian McDonald a rassemblé sous le titre La Petite Déesse les sept nouvelles et courts romans qu’il avait écrits sur cette même Inde du futur. On y découvre, souvent par le biais du regard d’enfants, un sous-continent où les hommes sont quatre fois plus nombreux que les femmes, où se côtoient puissants, gens d’une extrême pauvreté, intelligences artificielles et stars virtuelles, tous confrontés à des menaces d’un genre nouveau.

Edition : Denoël Lunes D’Encre

 

Mon Avis : Ian McDonald fait partie des auteurs dont je ressors toujours fasciné et conquis par ma lecture de ses différents écrits. Le Fleuve des Dieux est pour moi, à l’heure actuelle, le plus grand roman de l’auteur nous offrant une magnifique fresque d’une Inde en perdition devant lutter contre son histoire, mais aussi contre son avenir. Ce recueil nous propose justement de replonger dans l’univers fascinant de ce roman à travers sept nouvelles. Ce livre n’a donc pas mis longtemps pour rentrer dans ma PAL, puis il faut aussi ajouter la magnifique couverture, illustrée par Machu, qui donne clairement envie de le découvrir.

Sanjiv et Robot-Wallah : On suit à travers cette nouvelle Sanjiv, jeune garçon fasciné par les robots et qui va trouver son heure de gloire en devenant l’aide de camp d’un groupe d’adolescent conducteur de mecha en pleine guerre. Un texte qui traite de façon efficace et pertinente les rêves et les envies de chacun, tout en ramenant tout le monde sur terre une fois la campagne terminée. Comment continuer à avancer quand on a été un adolescent adulé et fasciné par les autres, quand on a connu une vie pleine de frénésie due à la manipulation de ces machines et à la guerre? Un texte qui traite, aussi d’une certaine façon, des enfants guerrier, surtout dans une époque où on manipule les robots de chez soi et où, le plus souvent, ce sont les jeunes qui maîtrisent ce genre de technologie. La grande force du récit est de traiter de la guerre de façon différente, à travers Sanjiv qui n’en voit jamais l’horreur, mais que le côté glamour et classieux, ce qui le pousse limite à tout abandonner en espérant y profiter et sortir grandi et adulé. Le réveil est parfois difficile. L’auteur traite aussi ici de l’Inde, de son impossibilité à se construire ensemble qui amène la guerre, mais aussi de ce mélange de tradition obsolète et de nouvelles technologies qui fausse la vision des jeunes.

Kyle Fait la Connaissance du Fleuve : Cette nouvelle traite de ce qu’on peut considérer comme un choc des cultures, Kyle étant un enfant occidental qui accompagne son père pour la reconstruction du pays et il va rencontrer Salim un enfant local. L’auteur arrive dans ce texte à vraiment bien retranscrire, à travers les yeux d’enfant, cette haine et cette violence qui retombe sur ses étrangers, mais aussi l’impossibilité à eux de s’intégrer vivant dans une zone de cantonnement pour raison de sécurité et aussi par fierté. C’est d’ailleurs ce qui va pousser Kyle à sortir pour découvrir le monde que propose Salim. Il va alors découvrir une Inde exotique et fascinante avec ses traditions, ses cultures, ses façons de vivre et le tout avec en point d’orgue la découverte du fleuve. J’avoue, ce texte m’a paru un peu en dessous des autres, l’auteur me donnant l’impression de se focaliser sur la beauté d’une Inde qu’il construit et oubliant légèrement, sur la fin, ses personnages et ses intrigues. C’est certes magnifique, mais je suis ressorti de ma lecture légèrement frustré de ne pas avoir eu plus.

L’Assassin-Poussière : On retrouve avec ce texte une nouvelle réussie et vraiment efficace qui nous plonge dans les jeux d’intrigues de deux grandes familles indiennes qui contrôlent le commerce de l’eau et qui cherchent à en prendre le pouvoir. La construction du récit est vraiment intéressante, un peu construite comme un mythe, un conte où l’héroïne, façonnée comme une arme par sa famille, va se retrouver à tout perdre puis trouver un nouvel espoir. La relation entre l’héroïne et son ennemi se révèle vraiment ambigu et bien amenée et m’a fait penser un peu au mille et une nuits. Un conte qui va se révéler tragique et cruel dans sa conclusion, certes qu’on devine rapidement, mais qui n’empêche pas d’être fascinante, haletante et qui possède aussi son lot de surprises. Un récit qui se révèle aussi plein d’émotions et de sentiments et qui permet aussi d’en apprendre plus au lecteur sur les neutres, ces personnages qui ne sont ni homme ni femme. De plus l’auteur, à travers ce texte, nous fait réfléchir, d’une certaine façon sur l’environnement, rappelant ainsi que l’eau est une denrée primordiale.

Un Beau Parti : J’avoue, j’ai eu un peu peur en me lançant dans les premières pages de cette nouvelle, le héros se révélant être un playboy assez arrogant et un peu caricatural, je me demandais bien où aller nous plonger l’auteur. Puis finalement, au fil des pages, je me suis laissé emporter par cette critique acerbe sur la recherche de l’amour du personnage principal dans une Inde où, avec les dernières technologies et leurs traditions de privilégier les garçons aux filles, il y a quatre fois plus d’hommes que de femmes. L’auteur nous offre ici ainsi une nouvelle cynique sur le monde de l’amour qui passe par des agences ou encore des conseils qui viennent par exemple d’IA, soit disant mieux au fait des choses de l’amour. D’ailleurs que se passe-t-il quand des IA viennent conseiller des gens? Je vous laisse le découvrir mais, la fin, d’une certaine façon tragique et mélancolique, se révèle vraiment réaliste, passionnante et nous renvoie finalement à nous-même.

La Petite Déesse : Cette nouvelle à gagner le Grand Prix de L’Imaginaire 2013 et je dois dire qu’elle le mérite amplement. Sûrement pour moi la meilleur nouvelle du récit, et rien que pour elle ce recueil mérite d’être lu. On va se retrouver plonger dans le quotidien d’une jeune fille qui respecte les 32 critères de perfection et qui va, après une épreuve sanglante, être considérée comme la réincarnation de la déesse. Jusqu’au jour ou tout bascule et elle doit replonger dans l’anonymat. Un texte vraiment poignant qui nous dévoile la gloire, la chute et la rédemption de cette héroïne qui n’a jamais rien demandé, mais aussi de sa folie, entretenue par toutes les traditions qui ont fait d’elle un être unique, seul et adulé et qui une fois libérée la force à ne devenir qu’un fardeau pour ses parents. Un personnage fort, charismatique, perdue dans la multitude de personnage qu’on la force à être et qui accroche le lecteur à travers sa vie compliquée. Un texte qui vaut aussi beaucoup pour tout le travail que met en avant l’auteur sur cette culture, toujours d’actualité vis-à-vis de cette enfant déesse, tout en y apportant ces éléments technologiques comme les IA. Toujours ce mélange entre tradition et avenir qui ne fait pas toujours bon ménage. On en apprend aussi un peu plus sur les interdictions des aei de niveau 3 et la bataille qui s’en suivra, qu’on retrouve au cœur du Fleuve des Dieux, et qui se révèle vraiment intéressant. Une conclusion réussie et pleine d’espoir vient parfaitement clôturer cette histoire.

L’Épouse du Djinn : Avec ce texte l’auteur nous plonge dans une histoire d’amour un peu particulière entre une humaine, danseuse, et une intelligence artificielle acteur principal des négociations sur l’eau qui ravage le pays. Mais voilà comment un tel amour peut survivre entre un être de chair et un être virtuel et surtout quand les lois font que les aei supérieure à un certain niveau sont considérées comme hors la loi. Ajoutez à cela tous les aspects humains d’une relation dont la jalousie et vous obtenez une nouvelle vraiment vivante, pleine d’énergie et de frustration sur un couple et un amour impossible. L’univers développé par l’auteur se révèle toujours aussi magnifique et dense. Mais voilà je regrette que finalement, devant tout ce que met en avant l’auteur dans ce texte, il se soit simplement consacré à cette histoire d’amour sans jamais vraiment développer les aspects politiques de cette lutte pour l’eau et les conséquences que cela amène. Dommage même si le texte reste vraiment sympathique.

Vishnu au Cirque des Chats : On suit dans cette nouvelle Vishnu, qui propose de découvrir aux gens dans la rue son cirque des chats, ce qui lui sert de prétexte pour ainsi raconter sa vie. Le lecteur va alors plonger dans la vie d’un brahmane, être modifié génétiquement à la longévité exceptionnel, mais dont le corps évolue plus lentement. Cette nouvelle se tient au final sur deux niveaux, le premier plus personnel se basant sur la vie du héros qui a été façonné sans son consentement par des généticiens et qui se révèle être incompris et considéré soit comme un dieu soit comme un démon. On se retrouve d’une certaine façon à la fois fasciné et horrifié par la vie de cet homme dont l’esprit vieillit deux fois plus vite que son corps ce qui l’empêche pleinement de se découvrir. Le second niveau de lecture correspond au 50 années de l’évolution de l’Inde que l’auteur retrace au fur et à mesure de l’histoire du héros. Une histoire, une culture et une technologie toujours aussi profondément lié, mais toujours aussi antagoniste qui offre, d’une certaine façon, un point de vue beaucoup plus large des tenants et des aboutissant du roman le Fleuve des Dieux. Un texte vraiment réussi, mais qui aurait mérité d’être plus longuement développé à mon goût, surtout vis-à-vis de certains choix du héros et de certains rebondissements ne servant qu’à faire avancer l’intrigue.

 

Ce qui me fascine toujours dans les textes de l’auteur c’est le travail effectué pour créer son univer que ce soit sur l’environnement, le mystique, la technologie, les luttes de pouvoir etc… on sent bien que l’auteur ne laisse rien au hasard, mais surtout rend le tout cohérent et, d’une certaine façon, fascinant. On se laisse vraiment plonger dans cette Inde futuriste en plein essor, un pays qui, à travers ses luttes de caste, s’est morcelé et cherche à se reconstruire. L’auteur possède une grande connaissance de cette région et, oui, il faut parfois s’accrocher un peu, mais au final quelle réussite. Chaque texte nous propose de découvrir des personnages vraiment intéressants, travaillés et soignés avec régulièrement des enfants mis en avant, montrant ainsi l’adaptation de générations entre passé et avenir. Par contre, comme Le Fleuve des Dieux, des expressions indiennes parsèment les écrits de l’auteur, moi je trouve cela accrocheur et permet ainsi une immersion totale dans le texte, mais peut en rebuter certains. En tout cas un excellent recueil qui permet de prolonger le plaisir et de replonger dans l’univers du roman, mais qui peut aussi permettre à ceux qui ne connaissent pas l’auteur de le découvrir.

En Résumé : J’ai passé un excellent moment avec ce livre qui nous propose à travers sept nouvelles de replonger dans l’univers du Fleuve des Dieux et de cette Inde futuriste. On plonge avec plaisir dans des textes toujours aussi denses, soignés et palpitants qui se suivent chronologiquement et permettent ainsi de découvrir, à travers des personnages travaillés et accrocheurs, l’histoire d’une Inde qui a du mal à vivre son statu de puissance. Entre castes, environnement, tradition et technologie on se retrouve dans un univers qui mélange les genres de façon cohérente et surtout fascinante, nous offrant une peinture de ce pays à la fois tragique et magnifique. Ces textes viennent surtout compléter tout le travail qui a été effectué par Le Fleuve des Dieux et permet aussi, parfois, de mieux le comprendre, de mieux en discerner les tenants et les aboutissants, d’y apporter de nouveaux éléments dans cette fresque. Alors certes, un ou deux textes m’ont paru légèrement en dessous des autres, mais franchement rien de gênant tant l’ensemble me confirme que Ian McDonald fait partie des grands de la SF.

 

Ma Note : 8,5/10

 

chalengeChallenge JLNN 24ème lecture

Bifrost n°71 – Spécial Michel Pagel

bifrost 71Edition : Le Bélial’

 

 

 

 

 

Mon Avis : Je continue ma lecture des différents Bifrost qui se promènent dans ma PAL depuis quelques temps, avec cette fois ce numéro consacré à Michel Pagel auteur français dont j’avoue ne pas avoir encore lu un seul écrit. Il faut bien un début à tout, surtout que le dossier est en soi assez complet permettant ainsi de se faire un avis sur l’auteur. En tout cas je dois dire que la couverture, illustrée par David Lecossu, est vraiment magnifique. Ce 71ème Bifrost est composé de trois nouvelles d’auteurs différents.

Cosplay de Michel Pagel : À travers cette nouvelle l’auteur nous propose de plonger dans un monde futuriste où la télé réalité, ainsi que le Cosplay, sont poussés à son paroxysme. Un univers où chaque personne se choisit un personnage à vivre toute sa vie et où les plus proches de leurs rôles sont élus par le public. Un texte qui se révèle glaçant et qui happe rapidement et facilement le lecteur dans cette histoire, mais qui fait aussi réfléchir le lecteur sur la popularité ainsi que sur le paraitre que chacun cherche à renvoyer. On suit la trajectoire diamétralement opposée de deux personnages qui nous offrent une vision complètement différente de ce monde et des besoins de chacun. Les personnages se révèlent travaillés avec une plongée dans la vision qu’ils montrent aux caméras, mais aussi leur ressenti intérieur qu’ils se doivent de cacher. Un style qui se trouve être vraiment simple, efficace et entrainant. Les jeux de pouvoir se révèlent eux aussi passionnants. Mon seul problème, qui m’a empêché de trouver cette lecture excellente, je n’ai jamais, de mon point de vue personnel, complètement accroché à l’univers. Un monde où on a tous la tête d’un « personnage » m’a paru trop improbable. Ajouter que j’ai trouvé les héros cosplay un peu vieillots (Zorro, Barbie, Ken, Superman, Spirou, …) il manquait des héros plus récents.

Le Choix du Quêteur de Thierry Di Rollo : Cette nouvelle nous plonge dans un univers futuriste où un second dans un vaisseau spatial menace sous la folie de tout faire exploser. Une nouvelle qui m’a bien accroché et dont je ne vais pas trop en révéler pour ne pas gâcher le plaisir de la lecture, ce qui serait dommage. Une histoire qui se révèle dans une première partie vraiment efficace, technologiquement accrocheuse et bien porté par des personnages qui nous dévoilent les conséquences du mal de l’espace. Entre folie et raison dur de déterminer qui a véritablement raison de qui a tort. Dans la seconde partie on rentre dans un processus plus émotionnel avec la découverte de la vérité sur ces holums et surtout un personnage, qui prend de l’ampleur et nous dévoile un monde assez aseptisé. Mais c’est surtout ce message sur les holums qui se révèle intéressant, avec cette question de leur existence et leur devenir. Une bonne nouvelle mais qui se révèle être un peu trop linéaire et qui surtout est peut-être légèrement trop longue sur la fin à mon goût.

L’Homme de Paul McAuley : Cette nouvelle nous plonge dans la vie de Ziyi, une femme qui a quitté la Terre pour vivre dans un nouveau monde colonisé, fuyant ainsi une crise mondiale destructrice. Elle se retrouve à survivre en fouillant une plage à la recherche d’artefact, jusqu’au jour où un homme, nu, vient frapper à sa porte. C’est cette rencontre qui fait la force du texte, une rencontre forte, pleine d’émotion et de sentiment, mais qui va surtout nous dévoiler une humanité qui se révèle toujours aussi égoïste, avare et insensible qui ne cherche qu’à détruire plutôt qu’à se découvrir et à partager. Une rencontre pleine de non-dits sur la force de l’amitié et de la simplicité. Viens aussi me mystère que porte cet inconnu dont on ne sait rien et qui va se dévoiler au fur et à mesure des pages. Un inconnu aux valeurs simples et intéressantes, qui vit sa vie comme elle vient, n’ayant peut-être pas non plus le choix. Le tout est bien porté par un style efficace et soigné. La conclusion se révèle enlevé et entrainante. Avant ce texte je ne connaissais pas l’auteur, mais je lirai sans soucis d’autres textes de lui.

 

Concernant le reste du magazine, une introduction vraiment intéressante nous offre une vision de la littérature du genre pas toujours resplendissante, mais qui laisse présager, pourquoi pas, de bonnes choses dans l’avenir. Comme je l’ai dit le dossier sur Michel Pagel est vraiment intéressant. Les conseils pour survivre à un contact alien se révèlent plein d’humour et l’interview de la libraire de L’Antre Monde est vraiment intéressante. Au final un bon Bifrost que j’ai trouvé aussi un peu plus équilibré que celui sur George R.R. Martin, les chroniques prenant un peu moins de place. Il me reste encore à lire le dernier magazine sorti, celui consacré à Ray Bradbury.

 

Ma Note : 8/10 (Note ne reposant que les nouvelles)

 

chalengeChallenge JLNN 23ème lecture

8 – Gia D’Iseult

huitRésumé :Huit nouvelles écrites au cours des huit dernières années.

 

 

Edition : The Book Edition

 

Mon Avis : Avant ma lecture de ce recueil je ne connaissais pas cette auteur qui avait déjà publié un de ses romans, toujours dans l’auto édition. Quand il m’a été proposé de découvrir ce livre, je me suis rapidement laissé tenté par l’envie de  faire de nouvelles découvertes ainsi que par la couverture que je trouve très réussie par son côté sobre et sombre. On retrouve ici un recueil de huit nouvelles de l’auteur.

La Pièce de Deux Euros : L’originalité de cette nouvelle est au final de ne pas suivre une ou plusieurs personnes, mais de suivre le trajet d’une pièce de deux euros, permettant ainsi d’offrir un panel de personnages tout en mettant en exergue la vie d’objets ordinaires qui transitent régulièrement sans que personne ne s’y intéresse vraiment. Et pourtant je n’ai pas vraiment accroché à cette histoire, il faut dire que tout va beaucoup trop vite, on ne s’accroche jamais vraiment aux différentes personnes rencontrées et la conclusion qui se veut « choc » perd beaucoup de son côté émotionnel de ce fait. Ce qui est dommage.

Asylum : Cette nouvelle nous plonge dans un des sujets qu’affectionne énormément l’auteur, c’est la différence. Ici elle nous offre une héroïne enfermée dans un centre psychiatrique pour folie, mais qui revendique son unicité. Une nouvelle intéressante sur le fond, mais qui pêche un peu sur la forme, la faute a une représentation de ces centres qui m’a parue (du peu de connaissance que j’ai, j’entends bien) archaïque et même cliché, mais surtout par des dialogues qui manquent clairement d’intérêt se révélant souvent plat, manquant d’émotion, de vivacité et se révélant souvent surjoué. Un peu comme si l’auteur cherchait à trop en faire par moment.

Slutgarden : J’avoue j’ai bien aimé cette nouvelle, qui traite d’ailleurs un peu d’un sujet d’actualité qui est la prostitution, ses risque mais pas que, parlant aussi de la sexualité et de la position de la femme. Le texte sonne plutôt juste, bien porté par cet aspect confession de l’héroïne qui vient nous présenter sa vie, son fardeau et sa descente aux enfers par son envie de vivre ce qui lui plait, ce qui la fait frissonner, de vivre sa vie. Un texte vraiment saisissant bien mené, je reprocherai juste l’aspect séminaire qui tombe un peu parfois dans le trop sentimental avec la mise en avant des réactions du public, mais qui n’apporte pas grand-chose à l’histoire.

Sauvage : Un texte qui au final porte bien son nom et va se révéler percutant, nous présentant une héroïne qui va tout claquer pour plonger dans la forêt et ainsi retrouver son instinct primal, sa liberté, devenant une femme-louve. On retrouve ici les thèmes de la liberté, de l’énergie à travers ce voyage qu’on peut considérer comme initiatique qui va pousser le personnage principal à se remettre en question sur les pressions d’un monde et revenir ainsi dans le monde des hommes changée. Peut être un peu plus de développement comme par exemple sur le passé de l’héroïne pour mieux la comprendre aurait pu être un plus, mais rien de gênant, car il s’agit d’un texte vraiment sympathique à mon goût.

Nesthésie : Je ressors frustré de ma lecture de ce texte, pourtant il y avait du potentiel dans la construction de cet univers totalitaire qui impose sa volonté, son abrutissement par la musique et où l’héroïne, rebelle, va découvrir que la musique peut être aussi libératoire. Mais voilà l’univers en soi manque de profondeur et se révèle un peu frustrant, mais surtout de nouveau les dialogues ne suivent pas, se révélant soit trop plats soit sans véritable intensité scénaristique. Ajouter à cela certains rebondissements qui se révèlent trop stéréotypés à mon goût comme le vieux maître et je ressors de ce texte avec un léger sentiment de déception tant il y avait la possibilité de faire plus.

Romance – Gothique : Voilà une nouvelle qui décide de traiter de la différence, mais en nous présentant un conte ainsi qu’une histoire d’amour entre une princesse et une marionnette en bois. Le début se révèle vraiment intéressant, bien amené et cette relation se révèle bien porté par les personnages et leurs incompatibilités. Les rebondissements se révèlent certes classiques, mais le tout se lit avec plaisir. Pourtant, je n’ai pas accroché à la conclusion. L’auteur aime écrire des écrits sombres, les fins heureuses ne sont clairement pas ce qu’elle cherche, donc ici aussi elle cherche le conte tragique, mais le tout se révèle trop brusque, trop rapide en à peine quelques lignes et surtout assez invraisemblable tant l’héroïne change d’avis d’un seul coup sans véritable raison à mon goût. Dommage

Les Van Goth : Sûrement mon texte préféré de ce recueil. L’auteur nous offre ici un mélange d’univers et de héros qui se révèlent proche de la famille Adams. On se retrouve ainsi avec des personnages morbides et sombres à souhait, le tout avec un humour qui se révèle vraiment mordant et cynique. On passe vraiment un bon moment avec cette nouvelle, sans prise de tête, marrante et à la conclusion percutante. De plus les dialogues ici sont vraiment mieux maîtrisés.

Christ : Autant le dire clairement je suis resté de marbre devant cette nouvelle, même si j’en ai repéré les lignes de réflexions que cherchait à mettre en avant l’auteur j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans ce texte qui me donnait l’impression de partir un peu dans tous les sens. Dommage.

 

Ce recueil de nouvelles m’a offert un moment de lecture plutôt agréable, même si tous les textes ne m’ont pas toujours convaincus. On retrouve ici des nouvelles assez variées avec des thèmes qui se révèlent cher à l’auteur comme l’acceptation de la différence. Par contre si j’ai un conseil à donner, de mon point de vue de lecteur, c’est de travailler les dialogues qui manquent souvent d’attrait et de percussions et se révèlent souvent plats mis à part quelques exceptions.

En Résumé : J’ai passé un moment agréable de lecture avec ce recueil de huit nouvelles de Gia D’Iseult qui nous offre des textes divers et variés , souvent sombres et percutants. Alors, certes, je n’ai pas accroché à tous les textes, mais dans l’ensemble quelque chose se dégage de ce recueil qui ne m’a pas laissé indifférent même si clairement certains récits méritent d’être retravaillés. Le texte qui ressort vraiment le plus du lot à mon avis c’est Les Van Goth avec son humour caustique et qui se révèle vraiment très divertissant. Concernant mon principal reproche ce serait concernant les dialogues que l’auteur devrait travailler pour les rendre vivant. À voir maintenant sur d’autres futurs textes de l’auteur.

 

Ma Note : 6/10

 

chalengeChallenge JLNN 22ème lecture

Naissance : Anthologie – Collectif

naissance anthologieRésumé : Recueil illustré de quatre images, l’anthologie Naissance vous propose huit nouvelles dans des genres différents :
Anticpation
Science-Fiction
Epouvante/Horreur
Thriller

Edition : Cyngen

 

Mon Avis : J’avoue, avant ma lecture de ce recueil, je ne connaissais pas du tout cette maison d’édition qui cherche à faire découvrir de jeunes auteurs de l’imaginaire. J’ai donc eu la chance de pouvoir découvrir ce livre qui regroupe huit nouvelles autour du thème de la naissance. Je dois bien avouer que les illustrations, que ce soit celle de couverture ou celles séparant chaque genre, se révèlent vraiment sympathiques.

Le Sang des Inférieures de Anne Feugnet : On se retrouve avec cette nouvelle dans un monde futuriste où notre héros se réveille sans mémoire et forcé à travailler pour évoluer vers le monde d’en haut. Une nouvelle sympathique qui offre un monde post-apocalyptique intéressant et qui se base sur des réflexions, certes déjà-vu tel que la supériorité de certains sur d’autres ou encore sur les notions d’environnement, qui se révèlent efficaces. Le style froid et neutre est à double tranchant, permettant d’offrir un monde et une société glaciale, mais empêchant de s’attacher aux héros. Un texte sympathique qui aurait pu être meilleur s’il y avait eu un travail d’édition plus poussé, en effet l’auteur plonge trop dans les descriptions, ce qui parfois est inutile et se révèle frustrant, mais aussi offre un peu trop de répétitions, retrouver 3 à 4 fois par pages le prénom du héros c’est trop. Un texte tout de même agréable.

Lucy de Gaëlle Dupille : Bon, j’avoue, je ressors mitigé de ma lecture de cette nouvelle. J’ai bien aimé le point de vue original que nous propose l’auteur en nous offrant comme narrateur le fœtus qu’est Lucy. De plus l’auteur crée quelque chose de vraiment intéressant autour de cette « naissance » avec cette histoire de vaccin qui va dégénérer où l’auteur reprend les aspects des zombies, mais aussi de la perte totale de procréation. Le background est vraiment intéressant et donne envie d’en savoir plus. Alors bien sûr quelques aspects ici ou là paraissent trop tirés par les cheveux, mais là où m’a un peu perdu l’auteur c’est, d’un point de vue personnel, quand elle s’est mise à mélanger l’aspect religieux à tout ça, cherchant trop la surprise finale qui viendra estomaquer le lecteur. J’ai trouvé cela de trop.

L’Enfer dans les Yeux de Nicolas Saintier : Je ressors de ma lecture de cette nouvelle avec un sentiment assez moyen, la faute à une première partie beaucoup trop stéréotypée. On suit dans ce texte Norman, enfant non désiré, rejeté par ses parents et ses professeurs qui, bien entendu, va finir dans le gothique, devenir fan des vampires et se retrouver considéré comme gay, car différent. Comme je l’ai dit énormément de clichés dans ces premières pages selon moi, que j’ai trouvé en plus assez mal amenés, trop brusques. Puis arrive cette conclusion, ce rêve brisé qui va pousser notre héros à bout, offrant une fin que j’ai trouvé réussi et efficace, mais qui ne sauve pas non plus complètement l’ensemble, dommage. Par contre, avis personnel, le thème épouvante/horreur est mal choisi pour cette nouvelle.

Cynogenèse de Selène Meynier : Cette nouvelle traite de la naissance de façon un peu spéciale, à la façon Alien le film. En effet on suit le parcours d’un homme qui a été parasité, ainsi que de l’être qui se développe à l’intérieur de lui. Concernant le côté glauque et sanglant, rien à redire, l’auteur s’en sort bien avec des descriptions réussies, sanglantes et percutantes. Côté histoire et sentiment l’auteur a un peu plus de mal. On ne s’accroche jamais aux héros et, j’avoue, j’ai eu du mal à croire au rejet du héros par les siens. Une histoire correcte qui vaut le coup pour sa partir horreur réussie; mais qui, à mon goût, est vite lue vite oubliée.

Le Jour où tu es Née de Caroline Rochas : Cette nouvelle nous raconte l’histoire d’un généticien qui travaille dans un laboratoire et qui un jour se retrouve coincé à l’intérieur avec une jeune fille inconnue qui n’est pas venue là par hasard. L’idée de départ se révèle intéressante et plutôt bien amené par l’auteur, cherchant à jouer avec le lecteur, faisant monter la tension au fur et à mesure des surprises révélés. Mais des dialogues un peu plat, des révélations trop rapides, une réflexion sur l’éthique un peu poussive et une conclusion beaucoup trop ouverte ont fait que je n’ai pas plus accroché que cela à ce texte.

Le Projet Janus de Robin Maillard : J’ai bien apprécié cette nouvelle qui nous plonge dans l’histoire de scientifiques qui cherchent à démontrer la possibilité de la téléportation. Une histoire de SF qui essaye de jouer avec la hard-science, tout en restant assez soft, reposant sur les mathématiques de Pythagore et de l’anti-terre et qui se révèle vraiment intéressante. Un texte efficace bien rythmé et porté par une héroïne assez charismatique, forte qu’on se plait à découvrir. Mon seul regret et que le tout soit finalement très prévisible, mais rien non plus de dramatique.

Alchimie Humaine de François Cedelle : J’ai bien aimé ce texte qui nous offre une histoire policière sur fond de psychopathe un peu mystique. L’auteur sait parfaitement jouer avec la tension et les rebondissements pour que le lecteur reste accrocher à ce récit et se retrouve à tourner les pages pour en découvrir la conclusion. Une conclusion qui se révèle vive et percutante. Un mélange d’action et de surprises efficace et bien porté par des personnages intéressants à découvrir. Je reprocherai juste une sorte de triangle amoureux, ainsi que des éléments fantastiques qui ne servent à rien dans ce récit, mais rien de bien dérangeant non plus.

La Chose de Muriel Georges : Surement l’un des récit les plus angoissant du recueil. Cette nouvelle nous propose de plonger dans la vie d’une héroïne qui a été agressée, s’est retrouvée enceinte et cherche à se venger. Un texte vraiment sombre, violent à la tension palpable tout du long, qui nous plonge dans la vision d’enfer du personnage principal sans jamais non plus tombé dans le voyeurisme ou le trop sanglant. Un texte que j’ai trouvé réussi, prenant et surprenant.

 

Au final on retrouve ici un recueil assez disparate au niveau des textes, certains m’ayant vraiment accrochés là où d’autres m’ont laissé assez perplexes voir de marbre. Il y a tout de même, selon moi, quelques plumes qui se détachent du lot et qui méritent d’être découvert. Un travail d’édition plus poussé sur certains textes aurait peut-être pu aussi gommer certaines lacunes.

En Résumé : J’avoue ressortir de ma lecture avec un sentiment plutôt mitigé tant les textes se sont révélés hétérogènes. Certains des textes ont réussi à me convaincre et à me passionner, là où d’autres ont beaucoup trop peiner à me faire entrer dans leurs univers voir même ne m’ont pas accrochés. Il faut dire que pour beaucoup ce sont de jeunes auteurs méconnus et le tout manque peut-être aussi de travail d’édition. Le Thème principal de la naissance est bien respecté et se révèle présenté de façon assez large, allant de la simple naissance classique à la naissance d’une planète, évitant ainsi les répétitions. Au final, certains auteurs sortent du lot et méritent d’être découverts selon moi. Maintenant à vous de voir.

 

Ma Note : 5,5/10

 

chalengeChallenge JLNN 21ème lecture

Les Héros – Joe Abercrombie

les herosRésumé : Trois hommes. Une bataille. Pas de héros.
Selon la légende, Dow le Sombre aurait tué plus d’hommes que le pire des hivers et conquis le trône du Nord en semant le chaos derrière lui. Jaloux, son voisin le roi de l’Union lui envoie ses armées : des milliers d’hommes bardés de fer se dirigent ainsi vers un cercle de pierres oublié, sur une colline sans intérêt, dans une vallée sans importance.
Bremer dan Gorst, fine lame disgraciée, Calder, prince sans couronne, et Curnden Craw, dernier honnête homme du Nord, se retrouvent inexorablement entraînés dans une guerre sans honneur.
Trois jours de bataille sanglante scelleront le destin du Nord. Cependant, entre les conspirations, les querelles et les jalousies mesquines, il y a peu de chances que ce soient les coeurs les plus nobles, ni même les bras les plus forts, qui l’emportent.
Malheur aux peuples qui ont besoin de héros.

Edition : Bragelonne

 

Mon Avis : Je ne présente plus Joe Abercrombie qui fait partie des auteurs dont j’adore découvrir les romans, offrant une Fantasy vraiment sombre, cynique, violente et efficace et qui, pour le moment, m’a toujours convaincu que ce soit aves sa trilogie La Première Loi (Ma chronique tome 1, tome 2, tome 3) ou son one shot Servir Froid (mon avis ici). Il n’a donc pas fallu longtemps après la sortie de ce livre pour qu’il finisse entre mes mains. D’ailleurs comme Servir Froid il s’agit d’un très beau livre avec carte sur les rabats, couverture cuir et une jaquette très réussie illustrée par Didier Graffet et Dave Senior.

Contrairement à Servir Froid qui se ressentait clairement comme un roman indépendant, malgré la présence de quelques personnages de La Première Loi, ici on peut considérer ce livre un peu comme la suite de la trilogie, même s’il se lit de façon indépendante sans problème. On retourne donc dans le Nord à peine une dizaine d’année après la fin du cycle La Première Loi pour la dernière bataille entre l’Union et les peuples barbares du Nord dirigés par Dow le Sombre. Comme à son habitude l’auteur nous offre ici une histoire qui va se révéler vivante, efficace et entrainante. Il maitrise parfaitement son histoire, sachant rebondir au bon moment et jouant avec la tension et l’intensité de son histoire de façon efficace pour qu’on ne s’ennuie jamais, alternant de façon passionnante les phases d’attentes et de mise en place de stratégies ainsi que les phases de batailles. Le lecteur se retrouve à tourner les pages avec plaisir pour suivre cette bataille sur trois jours qui se révèle vraiment épique, sanglante et captivante.

Mais ce qui fascine surtout c’est tous les axes de réflexions que met en avant l’auteur de façon censé, cohérente, intelligente et passionnante. Alors bien sûr rien non plus de nouveau sous le soleil, mettant surtout en avant l’absurdité de la guerre qui finalement ne sert que quelques personnes bien placées, mais voilà l’auteur arrive à nous présenter clairement les choses de façon entrainante et fascinante, principalement grâce à la mixité des personnages. On y retrouve le héros qui croit avoir une destinée, la jeune recrue qui rêve de gloire, des vétérans qui se font rattraper par l’âge ou qui se retrouvent désabusés et d’autres encore.

Tous ces personnages vont apporter leurs points de vues, ce qui offre un panel de réflexions vraiment prenantes et soignée. Car finalement tout le monde rêve, ou a rêvé d’être un héros, ce qui n’est au final jamais une décision personnelle. La guerre décide. Des héros meurent, des lâches survivent, des hommes brillants n’évoluent jamais là où des personnages ambitieux, mais sans intelligence, se retrouvent Général; voilà ce qu’est la guerre, voilà ce que sont les héros, des hommes avec des forces et faiblesse dont les chants et les contes ne font que glorifier quelques passages. Voilà ce que nous présente l’auteur, le tout de façon toujours aussi sanglante, réaliste, cynique, sans concession et efficace.

Concernant l’univers on retrouve avec plaisir le Nord qu’on avait déjà visité dans la première trilogie. On sent aussi clairement que cette bataille de trois jours n’est pas non plus totalement fantasmé, faisant référence à la bataille de Gettysburg, bataille importante aux USA. La magie se révèle toujours présente même si on est loin des mages qu’on retrouve classiquement dans la fantasy, mais là je vous laisse découvrir. Bayaz le premier mage est d’ailleurs un personnage toujours aussi fascinant. En tout cas comme à son habitude avec l’auteur on retrouve un roman de Dark Fantasy efficace et surtout bien porté par les différentes visions misent en avant par les personnages et par des scènes de batailles se révélant vraiment épiques, sanglantes et comme souvent en temps de guerre vide de sens. On retrouve toujours aussi cette ligne de fond, développée depuis le début, cette lutte entre les mages et le prophète qui se révèle intéressante.

Pourtant, je dois bien l’avouer, malgré toutes les qualités que j’ai mis en avant depuis le début de cette chronique, ce roman se révèle clairement un ton en dessous de Servir Froid. Déjà il faut bien l’avouer ici il n’y a pas vraiment d’histoire, on ne fait que suivre l’évolution de cette bataille qui va définir un gagnant. Alors, certes l’histoire de Servir Froid se révélait aussi assez simple, mais il y avait tout un fond dense d’influence politique et de pouvoir qu’on ne retrouve pas forcément ici ou à trop petite échelle. On se retrouve donc légèrement frustré, une fois la dernière page tournée, surtout qu’il y avait sûrement quelque chose à faire entre cet aspect de guerre, pour soit disant libérer un pays oppressé, alors que dans l’ombre c’est bien plus que cela. De plus l’auteur nous avait habitué à une galerie de personnages tous fascinants, alors que dans ce roman quelques-uns se révèlent clairement ternes et ont du mal à s’imposer, un peu comme ce gamin du nord qui espère devenir héros comme son père, mais qui va découvrir la réalité de la guerre, personnage qui a eu du mal à me convaincre. Ce roman reste un bon récit, mais, sans ces quelques aspects qui m’ont frustrés, il aurait été excellent.

Le style de l’auteur se révèle toujours aussi efficace, cynique, percutant et entrainant nous plongeant avec facilité dans cette fresque sanglante d’une bataille sans logique. Mais surtout la réussite de l’auteur repose sur cette cohérence entre les différents personnages qui nous offrent ainsi une réflexion vraiment intelligente et intéressante. Surtout que la conclusion est loin de ce qu’on pouvait attendre et réserve son lot de surprises même si, une fois qu’on connait l’auteur, on arrive à voir certains retournements arriver. Mon seul reproche est toujours cette utilisation parfois légèrement abusive des onomatopées, mais rien de bien méchant. En tout cas même si ce roman est un ton en dessous de son précédent que j’ai lu, j’ai tout de même passé un bon moment de lecture. Je continuerai à lires des romans de l’auteur sans soucis.

En Résumé : J’ai passé un bon moment de lecture avec ce roman qui, certes, se révèle clairement un ton en dessous de Servir Froid, mais qui nous offre trois jours de bataille qui se révèlent vraiment intenses, épiques et passionnantes. Surtout l’auteur manie les rebondissements et le rythme de façon vraiment efficace pour emporter le lecteur. L’auteur nous offre aussi une réflexion vraiment intéressante sur la guerre, son importance, son existence et surtout son utilité. Des idées amenées de façon vraiment pertinentes et efficaces par les différents points de vues des personnages qui se révèlent cohérents et intelligents. On retrouve avec plaisir l’univers déjà visité dans la trilogie avec un retour dans le Nord, mais aussi la magie avec la présence de Bayaz personnage toujours aussi fascinant. Mais voilà je reproche tout de même à ce roman au final l’absence d’intrigue, le roman se limitant à cette bataille, et la présence de personnages qui se sont révélés assez ternes là où l’auteur m’avait clairement habitué à mieux. La plume de l’auteur se révèle toujours aussi sombre, cynique et efficace même si elle continue à légèrement abuser des onomatopées, mais rien de bien gênant. Dans tous les cas je continuerai à lire des romans de l’auteur.

 

Ma Note : 7,5/10

Mes Achats du Mois de Novembre 2013

Après plusieurs qui se sont révélés plutôt calme en achats, surtout me connaissant, je dois dire que ce mois de Novembre est bien rempli. Je pense même qu’on peut parler de craquage avec pas moins de 18 livres achetés auxquels il faut ajouter 2 ebooks. Il faut dire que les Utopiales, et dans une moindre mesure le salon du livre de Colmar, sont passés par là.

Novembre-13

Voilà sur quoi j’ai craqué :

  • Les Héros de Joe Abercrombie aux éditions Bragelonne. Je n’ai jamais été déçu avec les écrits de l’auteur. Je continue donc à me plonger dans son univers.
  • Demain le Monde de Jean-Pierre Andrevon aux éditions Le Bélial’. La couverture me tentait énormément et l’auteur fait partie des auteurs qu’il me plait de découvrir.
  • Steampunk : De Vapeur et d’Acier de Xavier Mauméjean & Didier Graffett aux éditions Le Pré aux Clercs. Les illustrations se révélant splendides, il a rapidement terminé dans ma PL..
  • Poupée aux Yeux Morts de Roland C. Wargner aux éditions Moutons Électriques. Une magnifique édition qui me faisait vraiment envie.
  • Divergences 001 aux éditions Flammarion. Un recueil de nouvelles jeunesse dont le sommaire m’a rapidement accroché.
  • La Troisième Lame de Ayerdhal aux éditions Actu SF. Je continue ma plongée dans ma découvertes des romans de l’auteur.
  • Le Chemin des Dieux de Jean-Philippe Depotte aux éditions Denoël Lunes d’Encre. Un roman qui me faisait de l’œil depuis un bon moment et dont j’ai longtemps hésiter a faire intégrer ma PAL. C’est maintenant chose faite.
  • État de Rêve de Ian McDonald aux éditions Robbert Laffont. J’ai pris ce livre aux Utopiales après ma rencontre avec l’auteur.
  • L’Homme qui Savait la Langue des Serpents de Andrus Kivirähk aux édition Le Tripode. Roman nominé aux Utopiales dont le résumé assez barré ma accroché.
  • Quantika Tome 2, L’Ouvreur des Chemins de Laurence Suhner aux édition L’Atalante. Après un très bon premier tome j’ai hâte de découvrir la suite de cette trilogie.
  • Utopiales 2013 aux éditions Actu SF. Comme l’année dernière je repars avec l’anthologie du festival.
  • Les Éveilleurs Livres4, Le Passage de Pauline Alphen aux éditions Hachette. Un cycle jeunesse dont les trois premiers tomes m’avaient bien accrochés. La suite a donc rapidement rejoint ma PAL.
  • Bankgreen de Thierry Di Rollo aux éditions Le Bélial’. Un livre que j’ai envie de lire depuis un long moment déjà.
  • Mytale de Ayerdhal aux éditions Au Diable Vauvert. Comme pour La Troisième Lame un livre de l’auteur que je fais rentrer dans ma PAL.
  • Le Cycle de Lanmeur Intégrale Tome 2, Les Enfants du Léthé de Christian Léourier aux éditions Ad Astra. Je continue ma découverte de Lnameur qui m’avait accroché dans sa première intégrale.
  • L’Esprit du Melkine de Olivier Paquet aux éditions L’Atalante. Livre déjà lu et chroniqué dont vous pouvez retrouver mon avis ici.
  • La Grande Route du Nord, Tome 1 de Peter F. Hamilton aux éditions Bragelonne. Je continue ma découverte des univers de l’auteur.
  • La Petite Déesse de Ian McDonald aux éditions Dénoël Lunes d’Encre. Fan de l’auteur et, qui plus est, de son roman Le Fleuve des Dieux, je n’ai pas mis longtemps à rajouter ce livre dans ma bibliothèque.

Il ne faut pas non plus oublier les ebooks achetés :

  • L’école des Assassins de Thomas Day & Ugo Bellagamba aux éditions Le Bélial’.
  • Zombies, un Horizon de Cendres de Jean-Pierre Andrevon aux éditions Le Bélial’

Au final un mois de novembre qui n’aidera ni a faire baisser ma PAL, ni à la stabiliser. En tout cas de bons moments de lectures en perspective.

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