Auteur/autrice : BlackWolf Page 117 of 202

Tony Chu Détective Cannibale Tome 3, Croque-Mort – Guillory & Layman

tony chu 3 croque-mortRésumé : La vie semble avoir retrouvé un cours à peu près normal pour Tony Chu. Son chef lui accorde enfin un répit bien mérité, et depuis le retour à ses côtés de son partenaire, John Colby, pas un crime ne leur résiste. Comble du bonheur, Tony a rencontré une journaliste culinaire dont la prose lui permet d’imaginer ce qu’il ne peut pas déguster. Mais cette situation idyllique n’est pas appelée à durer…

Edition : Delcourt

 

Mon Avis : Je m’étais lancé dans la lecture de ce comics car les couvertures et le résumé annonçaient clairement quelque chose de déjanter et d’efficace. Je dois bien avouer qu’après avoir lu les deux premiers tomes je n’étais pas trop déçu de ce côté là (ma chronique Tome 1, Tome2). Puis par manque de temps, j’ai un peu laissé la série de côté, mais aujourd’hui je me lance enfin dans le troisième tome en espérant retrouver ce qui m’avait plu dans les premiers tout en espérant enfin un développement plus important du fil rouge.

Je dois bien avouer que dans ce troisième tome, on ne s’ennuie jamais un seul instant. Les auteurs alternent efficacement entre enquêtes policières et aspect plus intime de la vie de Tony Chu et de ses amis proposant ainsi un tome qui se révèle efficace, nerveux et prenant. La tension monte doucement au fil des pages, retrouvant des anciens personnages qui ont une importance capitale dans l’intrigue principale. Mais voilà, ce qui est dommage, c’est que ce tome donne encore un peu l’impression d’être un tome de transition, n’offrant finalement que quelques indices parsemés sur le fil rouge principal ce qui est parfois un peu frustrant, ne comblant pas complètement les attentes. Heureusement le tout est vraiment compensé par le travail sur la vie du héros qu’on découvre de plus et qui en devient donc de plus en plus attachant au fur et à mesure des pages.

En effet, pour rappel, Tony Chu n’est pas un héros comme les autres, il est cibopathe. Ce qui veut dire qu’il est capable de retracer l’histoire complète de ce qu’il mange, ce qui est très vite contraignant. Mais à côté de ça, il est aussi un personnage humain, qui a du mal avec sa vie, qui est timide et accumule les soucis avec sa famille. Au final un tome où il va prendre de l’ampleur, ou sa vie va aussi changer car il a peut être enfin trouvé l’amour. Le dernier chapitre conclut d’ailleurs avec brio ce tome, permettant de vraiment rentrer dans la vie de Tony, son passé et son entourage, tout en lançant une intrigue qui donne clairement envie de lire la suite rapidement.

Mais l’un des points forts est toujours ce côté déjanté et toujours aussi drôle qu’on retrouve au fil des tomes; ce troisième tome ne dérogeant pas à la règle. Les situations burlesques, les gags ou encore les dialogues enlevés et efficaces continuent vraiment à rendre cette série intéressante, même si parfois les intrigues secondaires sont parfois résolues trop rapidement à mon goût. Ce qui est un peu dommage, vu que le fil rouge prend un peu son temps. L’univers se révèle toujours aussi solide et efficace avec toujours son idée de départ originale sur un monde où le poulet est interdit de vente suite aux différentes grippes, amenant ainsi un marché noir considérable.

Les graphismes sont toujours aussi réussis à mon goût, possédant toujours cette patte cartoon et funky, style années 70, qui font le charme de la série. On se laisse vraiment porter par ces images qui viennent accentuer le côté burlesque de l’histoire tout en ayant aussi un trait un peu plus sérieux dans les intrigues. On pourrait être surpris par ce trait parfois un peu anguleux, mais finalement on accroche rapidement, offrant des scènes d’action vives et efficaces, ainsi que des personnages attachants et expressifs. De plus, on ne peut cacher les multiples clins d’œil que mettent en avant les auteurs et qui ajoute un certain intérêt. Au final, un troisième tome toujours aussi intéressant, même si j’attendais un peu plus dans le développement du fil rouge. Je lirai la suite sans soucis.

En Résumé : J’ai passé un bon moment de lecture avec ce troisième tome de cette série. Alors c’est vrai, j’attendais tout de même plus de l’intrigue principale qui continue à se développer trop lentement à mon goût, mais les auteurs compensent cela par des intrigues secondaires nerveuses et sans temps mort mais aussi une plongée vraiment intéressante dans la vie de Tony Chu. On accroche vraiment à ce personnage qui se dévoile de plus en plus au fil des pages et se révèle vraiment humain malgré sa particularité. On retrouve toujours avec plaisir ce côté burlesque et humoristique qui fait vraiment sourire le lecteur et permet clairement de se détendre. L’univers se révèle toujours aussi solide. Les graphismes sont toujours aussi réussis et funky et nous plongent facilement dans le récit. Au final, un bon tome de transition et je lirai la suite sans problème, en espérant enfin  en apprendre plus sur le fil rouge.

 

Ma Note : 7,5/10

Le Diable est au Piano – Léo Henry

le diable est au pianoRésumé : 1844 : le sorcier Aleister Crowley, revenu dans le temps, offre à Edgar Poe son plus fameux poème. 1927 : Blaise Cendrars et Corto Maltese passent les fêtes à Rio sur la piste d’un serial killer. 1936 : George Orwell et Indiana Jones s’allient contre le fascisme espagnol. En des temps plus incertains, on exhume des textes inédits du cerveau d’écrivains comateux, on se rend à Prague pour surmonter ses phobies littéraires ou on échange, avec le Diable, son talent contre une âme (et non l’inverse). On trouvera aussi, dans ce recueil de nouvelles fantastiques, fantasques, borderlines ou pleinement réalistes (souvent les plus étranges) : une machine à piéger les paroles, un pionnier de l’aviation, des pirates surinamiens, des dieux égyptiens et hindous, des filles peu vêtues (dont une est un robot), des explorateurs de terres lointaines, des fous de toutes sortes et quelques vrais fantômes.

Edition : La Volte

 

Mon Avis : De Léo Henry je ne connaissais finalement que peu de chose, seulement deux nouvelles que j’avais lues et qui m’avaient bien accrochées. Une dans le Bifrost sur G.R.R Martin et une autre dans le recueil sur La Guerre (ma chronique du recueil ici). Puis un jour je suis tombé sur cette couverture, illustrée par Stéphane Perger, qui m’a vraiment accroché et je suis reparti avec ce recueil qui me permettait aussi de découvrir un peu plus l’auteur. À noter que ce recueil comporte vingt nouvelles.

Révélations du Prince de Feu : Cette nouvelle nous plonge dans une histoire policière sur fond de mysticisme brésilien et le tout est porté par Blaise Cendrars et Corto Maltese. Une histoire vraiment noire, dense et complexe mais que j’ai trouvé par moment un peu lourde. De plus le mélange de réalité et fiction avec les différents personnages ne m’a pas accroché.

Quand j’ai voulu ôter le masque, il collait à mon visage : Un texte qui plonge dans le fantastique et vient nous présenter la vérité sur Poe. Un texte court, agréable, mais qui selon moi est vite lu, vite oublié, malgré toutes les qualités de l’écriture.

Je suis de mon enfance comme d’un pays : Une nouvelle qui va nous plonger dans la vie de Saint-Exupéry, un très beau texte, efficace, captivant, poignant et émouvant. Un des seuls qui a réussi à m’émouvoir et m’accrocher dans ces textes « hommages ».

L’Invention de Guthmann : J’avoue être resté plutôt de marbre face à ce texte qui est pourtant écrit de façon fascinante et passionnante, mais qui n’a jamais  réussi à vraiment me happer. Comme s’il me manquait des clés de compréhension.

Indiana Jones et la phalange du troisième secret : Un texte hommage à l’aventurier, où l’auteur mélange fiction et réalité (Jones rencontrant Orwell par exemple) et surtout offre une critique froide sur l’absence de conviction politique de l’archéologue. C’est plein d’aventures mais j’avoue j’accroche jamais à ce genre particulier de textes.

Kiss kiss, bang bang : De nouveau un texte hommage, mais cette fois à James Bond. J’ai un peu plus accroché à cette nouvelle, principalement parce que James Bond n’en est pas le héros, mais plus la victime qui se retrouve figé dans une sorte d’immortalité cinématographique qui le détruit.

Fragments retrouvés dans une poubelle de salle de bains, hôtel Venceslau, chambre 604 : On retrouve ici un texte sympathique, qui revisite en rendant hommage à sa façon la Métamorphose de Kafka. Agréable, surprenant qui offre un divertissement agréable sans non plus se révéler exceptionnel.

Je me permets de faire une digression pour essayer d’ajouter un élément de compréhension au fait que je n’ai pas vraiment accroché à ces premiers textes. En effet, je n’ai jamais été passionné par les écrits qui rendent hommage à tel personnage connu ou de fiction en le reprenant et lui offrant une nouvelle histoire, une nouvelle aventure.

Un festin de pierre : Une belle nouvelle, qui nous offre un axe de réflexion vraiment intéressant sur la ville et son absence de besoin des hommes pour vivre, évoluer et exister. Peut-être un peu court mais vraiment poétique et captivant.

Soixante-dix-huit pin-up : Un texte mineur du recueil, qui vient conter la vie et la nostalgie d’un condamné qui va vire ses relations à travers le papier glacé des pin-up. Frustrant, car trop court, j’en attendais plus.

À bord du Gergelim : Une attaque pirate bien écrite, efficace et nerveuse le tout accompagné de rebondissements mais dont la conclusion, je l’avoue, m’a échappé.

Nataraja : Un texte que j’ai trouvé très beau, qui sous ses airs d’un conte hindou nous présentent la lutte entre deux divinités, tout en élevant le problème à l’univers industriel, à l’environnement tout en montrant la problématique du cycle répétitif des actions. Un texte réussi et efficace.

L’Envers du Diable : Cette nouvelle se révèle être une variation vraiment réussie sur le thème de Faust et de l’âme avec la plongée en abime d’un rocker. Un texte plein de surprises, fascinant et très bien écrit, offrant une conclusion de renouveau vraiment surprenante.

Arbre sec, arbre seul : Une nouvelle qui propose de plonger le lecteur dans le thème de la folie et ses variations, le tout se révélant fascinant, déroutant et écrit de façon captivante.

Supplément au Bibliophage (1994 -2003) : Une nouvelle au style différent, qui nous présente la biographie de trois personnages différents, le tout dévoilant en toile de fond une histoire sur le Bibliophage. Un texte déroutant, surprenant dans sa façon de présenter l’histoire, mais frustrante, donnant envie d’en savoir plus.

Les trois livres qu’Absalon Nathan n’écrira jamais : Une nouvelle vraiment réussie dans un futur fascinant ou on peut mesurer le potentiel de créativité d’une personne ou plonger dans l’esprit d’une personne. Un texte passionnant sur l’écriture, le travail de création et la peur qui l’entoure. Une excellente nouvelle.

Goudron mouillé, prière dérisoire : On retrouve ici un texte vraiment poignant qui rend hommage à une personne chère à l’auteur et offre une belle réflexion sur le deuil et son acceptation.

Laisse couler, bonhomme : Un texte vraiment nébuleux dont j’avoue, je n’ai jamais vraiment réussi à rentrer dedans.

La  pelle et le pétrin : Une nouvelle nous plongeant dans un monde futuriste où l’obtention d’un enfant passe par une loterie. Une réflexion sur la difficulté d’avoir un enfant qui aurait pu se révéler intéressante, mais qui au final est frustrante tant l’auteur se laisse parfois trop porter par ses chemins cryptiques que par le récit.

Sur le chemin du retour : Texte déjà lu et chronique dans l’anthologie La Guerre, Anthologie d’une Belligérance. Une seconde lecture toujours aussi intéressante.

Au carrefour agenouillé : Une nouvelle intéressante dans un  univers SF western ou vivent robots et humains. Un texte qui ne manque pas de charme et d’attrait, mais qui, après la dernière page tournée, demande à en savoir plus ce qui est frustrant. L’auteur devrait d’ailleurs retourner dans cet univers.

 

Ce qui fascinant, une fois la dernière page de ce recueil tournée, c’est le travail d’écriture de l’auteur qui possède toujours ce côté, captivant, dense, poétique tout en étant déroutant et parfois même dérangeant. On sent bien que l’auteur aime la plume et l’écriture, mais que le tout n’est pas facile. Pourtant je ressors de ma lecture avec un avis je dirai mitigé. La faute peut-être a la grande diversité des textes qui offre ainsi une première partie de récits « hommages »,  chose dont je n’accroche pas, ce qui a pu m’influencer pour la suite. Il m’est aussi arrivé d’être dérouté ou frustré devant certains textes, ce qui est dommage. Et pourtant, ce recueil regorge aussi de quelques pépites qui, à elles seules, méritent d’être découvertes. En tout cas le style particulier de l’auteur m’a accroché et même si tous les textes ne m’ont pas captivé je lirai d’autres écrits de l’auteur.

En Résumé : J’avoue ressortir de ma lecture avec un sentiment mitigé concernant ce recueil de vingt nouvelles. Déjà, la première partie repose sur des textes hommages à des personnes ayant existé ou fictives, histoire dont je n’accroche jamais vraiment. Ajouter à cela un aspect parfois frustrant de certains textes dont on aurait aimé en savoir plus, ou d’autres dont le style est magnifique, mais qui se révèlent trop nébuleux pour vraiment rentrer dedans, vous comprendrez que je n’ai pas vraiment accroché à près d’un tiers des nouvelles. Et pourtant je ressors fasciner par le style de l’auteur dense, d’une grande complexité, réfléchi et qui se révèle fascinant. Ne vous trompez pas non plus, il y a aussi d’excellents textes dans ce recueil et qui valent d’être découverts. Peut-être que si je n’avais pas buté sur cette première partie mon avis aurait été différent. En tout cas je lirai d’autres écrits de l’auteur, car même si tous les textes ne m’ont pas convaincu, il y a un quelque chose qui m’a tout de même clairement accroché.

 

Ma Note : 6,5/10

 

chalengeChallenge JLNN 14ème lecture

Mes Achats du Mois d’Octobre 2013

Voilà un mois d’Octobre qui s’est révélé au final assez sage en achats livresques. En effet mon porte-feuille n’a pas trop râler puisque je finis ce mois avec seulement quatre livres et un ebook acheté.

Octobre-13

Venez dons découvrir ce qui rentre dans ma PAL pour ce mois d’Octobre 2013 :

  • Le Poids de son Regard de Tim Powers aux éditions Bragelonne. J’aime beaucoup ce que fait cet auteur et on a dû le remarquer, car ce livre m’a été offert pour mon anniversaire.
  • Le Carrefour des Parrallèles Tome 1, La Métropole du Vide de Yseult Le Goarnig aux éditions Ceol Bosca. J’ai croisé l’auteur lors de la dernière édition Zone Franche et j’ai décidé de me laisser tenter par son roman.
  • 7 Secondes pour Devenir un Aigle de Thomas Day aux éditions Le Bélial’. Ce livre dès que j’en ai entendu parler je savais qu’il finirait dans ma PAL.
  • Dominium Mundi, Livre 1 de François Baranger aux éditions Critic. Livre aussitôt acheté aussitôt lu et chroniqué. Mon avis ici.

Ajouter à ces quatre livres un ebook :

  • L’Etoile de Pandore, L’Intégrale de Peter F. Hamilton aux éditions Bragelonne.

Comme vous pouvez le constater un mois d’octobre où je suis resté très sage. Par contre pour le mois de Novembre cela risque d’être un peu plus compliqué les Utopiales passant par là.

Punk’s Not Dead – Anthelme Hauchecorne

punk's not deadRésumé : À quoi l’Apocalypse ressemblerait-elle, contée par un punk zombi ? Qu’adviendrait-il si le QI des Français se trouvait d’un coup démultiplié ? Un grand sursaut ? Une nouvelle Révolution, l’an 1789version 2.0 ?
Est-il bien sage pour un succube de s’amouracher d’un simple mortel ?
Les gentlemen du futur pourront-ils régler leurs querelles au disrupteur à vapeur, sans manquer aux règles de l’étiquette ?
Et si La Mort s’accordait un repos mérité ?
Treize nouvelles. Autant de sujets graves, traités entre ces pages avec sérieux.
Ne laissez pas vos neurones s’étioler, offrez une cure de jouvence à vos zygomatiques. Cessez de résister, accordez-vous une douce violence…
De toute évidence, ce recueil a été écrit pour vous.

Edition : Midgard

 

Mon Avis : Il y a quelques mois j’ai lu Âme de Verre de l’auteur et, j’avoue, j’ai été plutôt convaincu par cette histoire de fantasy urbaine. J’ai donc décidé de continuer ma plongée dans l’univers présenté par Anthelme Hauchecorne et quoi de mieux que son dernier recueil de nouvelles. Puis il faut bien l’avouer la couverture, illustrée par Loïc Canavaggia, se révèle vraiment magnifique et attire l’œil. Ajouter à cela une présentation originale et des illustrations intérieures vraiment réussies et vous obtenez un bel objet entre les mains. Ce recueil comporte treize nouvelles, un chiffre bien choisi pour cette période d’Halloween je trouve.

Décembre aux cendres : Voilà une très belle entrée en matière que ce récit qui offre au lecteur une histoire sombre, efficace et passionnante où une jeune fille tente de survivre dans un monde post-apocalyptique. Le monde présenté par l’auteur se révèle vraiment intéressant, avec une idée de départ efficace sur ces feux solaires. On suit les soucis d’Eva dont la vie va changer après une rencontre surprenante, mais qui va finalement se rendre compte que le monde a beau être au bord du gouffre rien n’est jamais gratuit. Un texte percutant, intelligent et qui offre une histoire captivante et pleine de réflexions. Dommage par contre que la conclusion soit si ouverte, comme si une suite était en projet.

Sarabande Mécanique : J’ai trouvé cette nouvelle vraiment sympathique, divertissante et efficace sans non plus révolutionner le genre. L’auteur nous plonge sur une planète lointaine, dans un univers néo-victorien teinté de Steampunk où se déroule un duel à l’ancienne, arme au poing.  L’auteur offre dans ce récit pas mal d’idées et de travail sur l’univers, le côté futuriste et steampunk, mais là aussi l’auteur en fait parfois un peu trop. Surtout pour un texte si court. Au final une histoire brève, vive amusante et percutante qui accumule les rebondissements, même si parfois un peu trop, mais rien de bien gênant tant on ne s’ennuie pas.

No Future : Ce texte est un peu particulier, en effet l’auteur nous offre ici le dernier testament d’un zombie. Une histoire qui se veut trash, sanglante et efficace. Une nouvelle nerveuse qui entraine le lecteur et lui montre un monde industriel qui va toujours plus loin, jusqu’à la rupture. C’est simple, sans concession et ça marche vraiment bien.

C.F.D.T. : Avec cette nouvelle l’auteur plonge complètement dans l’humour et l’histoire totalement décalé. Il va nous expliquer comment les différents monstres sur terre vont entrer dans une nouvelle confédération des plus intéressante et fascinante, on va dire. Il reprend les codes de la Fantasy pour mieux les détourner les réutiliser dans l’humour et l’amour. En tout cas un texte qui m’a bien fait rire et possédant aussi une histoire efficace et sans temps morts. Juste que, pour connaitre le Graoully, je le voyais autrement.

Sale Petite Peste : Dans cette histoire l’auteur a décidé de rendre hommage à Terry Pratchett en réutilisant la Mort de l’univers du Disque-Monde. Il nous offre ainsi un texte qui se place durant la grande épidémie de peste à Marseille et qui offre son lot d’humour, de facéties et d’éléments sombres. Un texte plutôt pas mal, bien écrit, bien amené avec une conclusion efficace, mais voilà la Mort de Pratchett fait clairement parti de mes personnages préférés et j’avoue avoir moins accroché à la Mort de Anthelme, même si les références sont bien là. Ce qui est dommage, car cela influe sur ma perception de cette nouvelle. Au final un texte sympathique qui souffre, pour moi, de sa comparaison avec le personnage original.

Les Gentlemen à Manivelles : Voilà un texte où de nouveau l’auteur nous montre son ironie mordante, cette fois sur la présence des robots et automates dans notre monde et surtout sur le devenir de l’homme et son oisiveté. L’histoire se révèle vraiment intéressante, efficace qui offre une réflexion, certes classique, mais efficace sur qui survivra entre l’homme et la machine. Les personnages sont pleins d’humours et de réparties. L’imagination de l’auteur concernant chaque machine se révèle cynique et vraiment intéressante.

La Guerre des Gaules : J’avoue je n’ai pas accroché à ce texte. Pourtant il avait de quoi être intéressant, offrant une réflexion sur la chute de la France avec l’arrivée au pouvoir d’un parti extrême, causant son surendettement puis son morcellement pour aboutir à sa survie et sa relève. Mais voilà, comme parfois avec l’auteur, il se laisse trope emporter par son message et oublie un peu l’histoire. Trop de petites incohérences ici ou là, qu’elles soient géopolitiques ou autres, m’ont mené à me désintéresser du récit. De plus je trouve que la narration par interview, offrant une accumulation de différents faits, n’apporte pas obligatoirement la puissance et  l’émotion nécessaire pour ce genre de texte.

Voodoo Doll : Un texte qui a eu du mal à vraiment me convaincre. L’auteur reprend ici le thème du roman policier noir pour nous offrir une enquête dans les bas fond de Lyon à la recherche d’une fille disparue. Je ne sais pas trop, je n’ai pas accroché à ce court texte, trop prévisible, sans véritable surprise il s’est révélé anecdotique et les personnages ne sont pas des plus attachants. Dommage, car la nouvelle est bien écrite.

De Profundis : Ce texte se révèle vraiment fascinant, l’auteur reprenant le mythe des dragons, mais en le glissant dans les profondeur maritimes. On sent le travail qu’a mené l’auteur pour retranscrire cette histoire, qui se révèle vraiment captivante grâce à cela, mais surtout l’univers qui sert d’image de fond. L’histoire se révèle aussi efficace et pleine de surprises, même si la conclusion se laisse deviner.

La Ballade d’Abrahel : Un texte qui revisite un conte lorrain sur le mythe du clivage entre ange et démon et les humains entre les deux. La nouvelle se révèle vraiment agréable, bien construite, vive et pleine de surprise et de rebondissements. Les personnages sont convaincants, attachants et on suit leurs péripéties avec plaisir. Une histoire sombre, sanglante à la conclusion surprenante et efficace.

Le Buto Atomique : Je ressors mitigé de ce texte, j’avoue avoir été véritablement conquis par cette sorcière et tout ce travail mené sur le gala et l’univers de la danse. Pourtant, je ne sais pas trop pourquoi,  la ligne rouge ne m’a pas accroché plus que cela. Je suis resté assez froid alors que le tout s’annonce tragique et empli d’émotion. Puis j’avoue que le style témoignage à son médecin ne m’a pas obligatoirement convaincu. Le hic c’est que cette histoire avait tout pour me plaire. Peut-être la relire dans quelques temps.

La Grâce du Funambule : On retrouve ici une très belle nouvelle nous présentant un personnage qui cherche à faire carrière dans le monde de la mode. Une histoire vraiment passionnante et surtout pleine de subtilité, qui nous présente un héros principal égoïste mais plein de surprises et, comme l’annonce le titre, joue au funambule avec tous les éléments de sa vie pour survire et tenter de réaliser son rêve. Ici absence d’éléments fantastiques ou surnaturels, simplement un héros attachant rempli d’émotions et de sentiments, parfois contradictoires et violents, et le tout porté par une plume très poétique.

Le Roi d’Automne : Cette nouvelle sert en fait d’introduction à l’un des personnages du roman Âmes de Verre de l’auteur. J’ai bien apprécié cette nouvelle, on retrouve avec plaisir les différents mondes qui composent cette Fantasy Urbaine et l’auteur nous offre là un récit enlevé, sans temps morts avec son lot de surprises et de trahisons. Un texte qui vient aussi lever certaines zones d’ombres sur ce fameux personnage du cycle le Sidh. On se retrouve plonger avec plaisir dans cet univers sombre, violent, sanglant, d’une certaine façon fascinant et on se passionne pour les aventures que vont suivre les personnages. Une sorte de quête initiatique qui va les faire passer de l’enfance à l’âge adulte. Mais tout à un prix on va dire.

 

Un des points vraiment intéressant concernant la construction des textes de l’auteur c’est son soucis du détail qui est vraiment poussé à son maximum. Chaque nouvelle se révèle vraiment soignée, dense et complexe où rien n’est laissé au hasard et tout à un sens, que ce soit l’univers ou encore les personnages. On sent aussi que l’auteur est très engagé, chaque texte quasiment porte un message, une réflexion, mais c’est aussi un peu son défaut car il se laisse parfois un peu trop emporter par le message qu’il cherche à faire passer que par l’histoire. Hors je ne suis pas un grand fan du message matraqué qu’on doit tout simplement assimiler. Au final ce recueil de nouvelles m’a fait passer un bon moment de lecture avec des textes variés, certes pas toujours au même niveau, mais qui se lisent dans l’ensemble avec plaisir, mélangeant trash, sanglant, percutant, réflexion et parfois humour.

En Résumé : J’ai passé un bon moment de lecture avec ce recueil de treize nouvelles qui se révèlent clairement variés et efficaces. L’auteur nous offre des textes mélange de sang, de sueur, de violence avec régulièrement un message fort et qui pousse régulièrement, sauf exception, à la réflexion. Alors, bien sûr tous les textes ne sont pas au même niveau et certains ne m’ont pas accroché, l’auteur se laissant parfois emporter par son message, mais au final je ressors de ma lecture satisfait en ayant passé un agréable moment, divertissant et captivant. Je continuerai sans soucis ma découverte d’autres écrits de l’auteur.

 

Ma Note : 7,5/10

 

Autres avis : paikanne, Lauryn, …

 

chalengeChallenge JLNN 13ème lecture

Stalker – Arkadi & Boris Strougatski

stalkerRésumé : Des Visiteurs sont venus sur Terre. Sortis d’on ne sait où, ils sont repartis sans crier gare. Dans la Zone qu’ils ont occupée pendant des années sans jamais correspondre avec les hommes, ils ont laissé traîner des objets de toutes sortes. Objets-pièges. Objets-bombes. Objets-miracles. Objets que les stalkers viennent piller au risque de leur vie, comme une bande de fourmis coloniserait sans rien y comprendre les détritus abandonnés par des pique-niqueurs au bord d’un chemin.

Edition : Denoël Lunes d’encre
Poche : Folio SF

 

Mon Avis : Ce livre, j’en ai longtemps en tendu parler et j’ai vu aussi pas mal défiler d’avis sur différents sites et blogs, souvent positives, qui m’ont toujours donné envie de le lire. J’ai donc décidé de me lancer dans cette histoire, au quatrième de couverture qui se révélait vraiment intéressant. À noter la très belle couverture, illustrée par Lash, qui attire vraiment l’œil et qui met clairement en garde le lecteur.

Je dois bien avouer que je ressors convaincu de ma lecture de ce roman, mais je suis loin d’en ressortir totalement conquis comme certains. Les auteurs nous proposent pourtant une idée de base vraiment intéressante et originale, décidant de présenter leur récit de façon différente. En effet ici pas de contact avec les aliens, ils sont arrivés sur terre, sont restés quelques temps et son repartis tout aussi rapidement, ne laissant que des zones sinistrés et dangereuses et des objets alien. Ici pas de premier contact, de rencontre ou autre, simplement des hommes vivants près d’une Zone visitée qui tentent de survivre et d’avancer.

Tout va reposer justement sur l’influence que va avoir cette catastrophe, ce passage d’être venus d’ailleurs, sur la façon dont vont vivre les hommes et l’humanité en général. Un bouleversement infime qui va remettre en cause la vision ainsi que l’évolution de chacun. Les auteurs jouent aussi clairement avec ces zones d’ombres, utilisant les non-dits, limitant les explications, pour faire avancer et évoluer l’histoire, procédé que j’ai trouvé intéressant permettant ainsi au lecteur de se faire sa propre idée sur tout, mais qui risque peut être aussi d’en déranger certains.

Ce roman nous propose au final une histoire qui se révèle beaucoup plus sensible, qui va nous dévoiler une humanité vaine qui se cherche au fil des pages à travers les différents personnages croisés. Des hommes, chercheurs de trésors dans une zone complètement contaminée, mortelle où ils peuvent perdre la vie à chaque instant. Les auteurs nous montrent des morts ambulants qui font cela  pour tenter d’améliorer un minimum leur vie. Les auteurs arrivent à retranscrire de façon fidèle et prenante les angoisses qui rongent ses hommes, que ce soit celles liées aux dangers dans la zone, retranscrite de façon austère où le risque est totalement inconnu, ou encore celles plus philosophiques sur la place de l’homme dans l’univers. L’explication des auteurs se révèle d’ailleurs surprenante et vraiment fascinante sur cette histoire de pique-nique, nous ramenant au rang de simple présence infime dans quelque chose de beaucoup plus gigantesque et insondable.

Et pourtant, je ne sais pas pourquoi, malgré les qualités et l’originalité de l’intrigue, je n’ai pas non plus été transcendé, là où j’entendais parler de chef-d’œuvre. Déjà j’ai trouvé qu’il y avait un problème dans le rythme du récit, pas qu’il soit trop lent ou trop rapide, non du tout, on a juste l’impression qu’il a toujours le même, entre angoisse et avancée des personnages. Un peu comme si le conteur avait raconté son histoire du début à la fin avec toujours le même ton, au bout d’un moment ça lasse un peu. Ensuite, le récit ne possède aucune véritable ligne directrice dans son intrigue, on se retrouve avec quatre chapitres qui racontent l’évolution des personnages. Cette narration possède un côté fascinant, comme je l’ai déjà dit, mais possède aussi une certaine limite, l’impression de ne lire que quatre tranches de vies dans quelque chose de plus gros, ce qui m’a un peu frustré.

Concernant les personnages je dois dire qu’ils possèdent une certaine dualité, tout au long du roman ils se révèlent complexes, d’une certaine façon effrayés tentant de survivre, voir même de vivre par tous les moyens. On ressent leur quête, simple, du bonheur dans un monde complètement remis en question par cette « catastrophe », mais voilà malgré tout cela jamais je n’ai vraiment réussi à complètement m’attacher à eux. Comme si un voile se dressait entre eux et moi. Pourtant, on voit bien qu’ils ont des émotions, des sentiments, qu’ils ne sont pas indifférents à ce qui les entoure et cherchent des réponses. Pour moi ce ressentiment venait de l’écriture, qui nous présente les personnages de façon un peu trop clinique par moment. Cela n’empêche en rien non plus de ne pas se trouver captivé par les différentes aventures qu’ils rencontrent, cela crée juste un léger décalage.

La plume des auteurs se révèle vraiment intéressante, soignée et surtout possède cette sourde angoisse qui transforme les personnages au contact de la zone visitée. Alors je l’ai dit, je l’ai trouvé parfois un peu froide et distante dans la présentation des personnages, mais elle n’empêche en rien de se laisser porter par ce roman original sur la venu d’extra-terrestres sur terre et de l’influence, d’un point de vue évolution et philosophie sur l’homme. Au final j’ai passé un bon moment de lecture avec ce roman, mais j’avoue ne pas non plus crier au chef-d’œuvre. Voilà un bon roman de science-fiction, avec des réflexions intéressantes qui se lit avec plaisir malgré des défauts.

En Résumé : J’ai passé un moment agréable de lecture avec ce roman qui nous plonge dans une histoire de SF différente, où la vie va être bouleversée par la visite éclair avec une race alien. Aucun contact n’a eue lieu et pourtant tout va changer. Un récit qui offre pas mal de réflexions intéressantes sur la place de l’homme, son rôle et son évolution. La Zone se révèle angoissante, où la mort règne à chaque pas et seul l’instinct permet de survivre. Les personnages sont vraiment complexes et soignés, mais ils m’ont paru un peu froid, ce que je trouve dommage. Autre point qui m’a dérangé, le fait qu’il n’y ait pas de véritable fil conducteur et aussi l’impression d’un rythme et d’une tension toujours égale de la première à la dernière page. La plume des auteurs se révèle vraiment travaillée et efficace. Un roman qui, pour moi, n’est peut-être pas un chef-d’œuvre, mais qui se laisse lire avec grand plaisir.

 

Ma Note : 7,5/10

 

Autres avis : Guu, Spocky, Miss Spooky Muffin, Vepug, …

Les Annales du Disque-Monde Tome 4, Mortimer – Terry Pratchett

mortimerRésumé : Mortimer court à travers champs, agitant les bras et criant comme une truie qu’on égorge. Et non. Même les oiseaux n’y croient pas. « Il a du coeur », fait le père adossé contre un muret. « Dame,c’est le reste qui lui manque », répond l’oncle Hamesh. Mais à la foire à l’embauche, la Mort le remarque et l’emporte sur son cheval Bigadin. Il faut la comprendre : elle a décidé de faire sa vie. Avec un bon commis, elle pourrait partager le travail quotidien, ce qui lui laisserait des loisirs. Un grand destin attend donc Mortimer. Mais… est-ce bien raisonnable ?

Edition : L’Atalante
Poche : Pocket

 

Mon Avis : Je continue mon agréable plongé dans la découverte d’un des cycles les plus loufoque et délirant de la Fantasy avec ce quatrième tome des Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett. Je n’ai pas non plus sorti ce tome par hasard, j’avais envie d’un peu de détente après mes dernières lectures. Alors, il s’agit bien du quatrième tome du cycle, mais je rappelle que, sauf exception comme les deux premiers tomes, chaque volume peut se lire séparément. Concernant les couvertures, illustrée par Marc Simonettti, je les trouve toujours aussi réussies et retranscrivent fidèlement l’esprit du récit.

Ah, quel plaisir d’ouvrir ce quatrième tome, déjà parce qu’on retrouve un personnage que j’adore et dont j’avais envie d’en apprendre plus, la Mort. Ensuite, parce que j’avais envie de rire et Pratchett fait partie des valeurs  sûres de ce côté-là. Imaginez que la Mort, nostalgique, décide de prendre un apprenti pour ainsi profiter de la vie; son choix se porte donc sur Mortimer garçon pas très futé. À partir de là on se retrouve emporté par des péripéties de plus en plus loufoques, efficaces et captivantes. Le lecteur tourne les pages avec plaisir; le sourire aux lèvres, porté aussi par une intrigue qui ne manque pas d’attrait, de cohérence, de charme. L’auteur soulève aussi avec mordant des questions philosophiques sur la vie, la mort, les princesses et autres, car oui la Mort se pose beaucoup de questions qu’elle partage avec philosophie et une dose efficace de cynisme et d’humour au lecteur.

Le tout est grandement porté par les passages où la Mort décide de découvrir ce que c’est d’être humain, des scènes vraiment délirantes nous le montrant allant à la pêche, jouant à des jeux d’argent, picolant dans un bar ou encore trouvant un job de cuisinier entouré de chats. Des passages truculents qui viennent efficacement contrebalancer une intrigue principale légèrement plus sérieuse, mais tout aussi intéressante. Par contre, je suis resté un peu circonspect devant la ligne d’intrigue principale qui m’a parue démarrer de façon un peu bancale, je parle de l’histoire sentimentale entre Morty et la princesse . Ce n’est en rien dérangeant tant on ne s’ennuie jamais, mais bon le coup du « un regard, un amour, une connerie » parait un peu facile et permet simplement de lancer l’intrigue.

L’univers mis en avant par l’auteur se révèle toujours aussi efficace, plein d’humour et de fantaisie. On découvre ainsi dans ce tome l’endroit où habite la Mort, un lieu en dehors du temps et de l’espace où tout est noir et où tout est une pale copie de la vie. Un lieu intéressant qui permet de découvrir une nouvelle facette de ce personnage. Justement concernant les personnages, ils se révèlent vraiment entrainants et surtout attachants. Comment ne pas se lier à cette Mort un peu dépressive qui cherche à changer de vie, voir même à découvrir tout simplement la vie. Comment ne pas apprécier Morty qui se retrouve balancer dans ce métier et qui va se retrouver coincé au milieu des soucis. Ajouter à cela la fille de la Mort (oui la mort a une fille, je vous laisse découvrir), Albert son assistant, la princesse ou même le retour de certaines têtes connues comme Rincevent ou Ook et vous obtenez un panel de personnage délirant et fascinant qui nous font passer un bon moment.

La plume de l’auteur se révèle toujours aussi entrainante, pleine de facéties et, après un troisième tome que j’avais trouvé moins drôle, retrouve l’humour des débuts. J’ai franchement bien rigolé avec ce tome. L’auteur arrive toujours aussi bien a placer les personnages dans des péripéties plus rocambolesques les unes des autres, tout en gardant une certaine cohérence, une certaine logique et un certain esprit scientifique (certes la science du disque-monde). Bien sûr certaines blagues et jeux de mots perdent de leur beauté avec la traduction, mais rien de bien méchant, car on a toujours le sourire aux lèvres et personne ne peut nier le travail fabuleux qu’effectue le traducteur sur cette série. Je reprocherai juste une conclusion qui s’étire un petit peu en longueur, mais bon rien de bien méchant Un quatrième tome qui se révèle efficace, drôle et plein de rebondissements et qui, surtout, permet de découvrir ce qui est, selon moi, le meilleur personnage de la série, la Mort.

En Résumé : J’ai passé un bon moment de lecture avec ce roman dans le cycle des annales du disque-monde. On retrouve une intrigue qui se révèle vraiment efficace, même si amenée de façon un peu trop rapide, qui surtout offre des moments remplis d’humour, de surprises et se lit sans temps morts. On se laisse entrainer avec grand plaisir par cette histoire délirante qui nous plonge de nouveau dans l’univers prenant et travaillé de l’auteur. Les personnages sont toujours aussi truculents, passionnants et attachants, et quel plaisir d’enfin découvrir un de mes personnages préférés, la Mort, et ses questions philosophiques. La plume de l’auteur est toujours aussi passionnante, entrainante, fluide et pleine de fantaisie qui entraine le lecteur à tourner les pages. La conclusion s’étire peut être un peu en longueur, mais franchement rien de gênant. Je continuerai sans soucis à lire d’autres romans du cycle.

 

Ma Note : 8/10

Autres avis : Olya, Tigger Lilly, Louve, Spocky, …

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