Auteur/autrice : BlackWolf Page 130 of 202

Feed Tome 2, Deadline – Mira Grant

feed-2-deadlineRésumé : Shaun Mason part à la dérive. Il a tout perdu, et l’homme de terrain qui taquinait le mort-vivant au petit déjeuner n’a plus le goût de rien, si ce n’est celui de la vengeance. Lorsqu’une chercheuse rebelle du CCPM lui demande son aide, une horde de zombies affamés sur les talons, Shaun découvre, effaré, la véritable étendue du complot que sa soeur et lui avaient mis au jour. Les implications à l’échelle médicale autant qu’humaine dépassent tout ce qu’ils avaient imaginé. Le virus n’a jamais frappé au hasard et le temps presse : il lui faut
démasquer les responsables dans l’ombre avant qu’un second Jour des Morts balaie les survivants…

Edition : Bragelonne

 

Mon Avis : Je dois bien dire que j’attendais beaucoup de ce livre car, après un premier tome qui se révélait vraiment efficace, plein de surprises, de rebondissements et qui offrait une histoire vraiment intelligente et soignée (ma chronique du tome 1 ici), j’avais hâte de savoir ce que pouvait nous proposer l’auteur pour cette suite. De plus étant plutôt un amoureux de la littérature de zombies j’allais encore moins manquer ce second tome, même si j’avais un léger doute suite à la fin du premier tome, principalement sur les personnages. La couverture reste dans la lignée du premier, plutôt sanglante et se révélant efficace. RISQUE DE SPOILER, ayant besoin de révéler des zone du tome un dans ma chronique pour parler de ce livre, mais aussi de parler de ce tome pour expliquer mon point de vue. Par contre, je pousse un petit coup de gueule contre l’éditeur car une relecture n’aurait pas été du superflu parfois.

Un an s’est écoulé depuis la fin du premier tome et on retrouve Shaun qui tente tant bien de survivre après la mort de sa soeur et pour cela il s’investit pleinement dans son blog d’information et son équipe, jusqu’au jour où une chercheuse du CCPM le rejoint avec des révélations. Alors, autant le dire tout de suite j’ai eu du mal à complètement accrocher à ce second tome, l’histoire ayant du mal à m’embarquer complètement. Pourtant, tout est là pour emporter le lecteur un complot médical, des révélations, énormément de rebondissements, de l’action et des surprises, mais voilà j’ai clairement eu l’impression que l’auteur avait du mal à mettre tout ça en forme, elle donnait l’impression de prendre trop son temps et de ne pas savoir où elle allait. Tout commençait bien avec un démarrage qui dépote et sans temps morts, avec de nouvelles révélations sur le virus, mais très vite l’auteur tombe dans une sorte de cycle répétitif qui clairement m’a ennuyé et repose sur le fait que, finalement, Shaun possède la finesse d’un rhinocéros. C’est simple dès le début on sait que le CCPM cache la vérité et va donc chercher à faire disparaitre Shaun et son équipe, comme toute personne intelligente il décide donc d’aller se présenter au CCPM pour chercher la vérité (oui oui vous avez bien lu, limite il aurait pu mettre un panneau sur sa tête avec « je suis le mec à abattre »), ça ne marche pas, il manque de mourir, il retourne donc se cacher puis il va obtenir de nouvelles informations qui vont faire qu’il décide de retourner au …… CCPM, logique quand tu nous tiens. Il m’a été aussi parfois difficile d’admettre que devant un tel rapport de force entre le CCPM et un groupe de blogueurs, les protagonistes puissent faire autant de choses si facilement.

Pourtant c’est bien dommage car, ce n’est pas non plus mauvais, l’auteur arrive toujours à maintenir une certaine tension et un rythme efficace pour tenter d’emporter le lecteur grâce à des retournements de situations efficaces, dont certains « retournent » le lecteur, mais voilà ils concernent soit des intrigues secondaires, soit des révélations par rapport à des évènements du premier tome. L’intrigue principale donne clairement l’impression de ne pas avancer et l’auteur se focalisant plus sur la fuite en avant pour la survie de Shaun et son équipe qu’elle en oublie tout l’aspect développement politique et la conspiration de Feed. On aurait pu croire que l’action aurait pris le dessus, mais même pas tant l’auteur tombe dans des développements et des explications qui sont parfois même un peu longue. Je reproche aussi à l’auteur certaines facilités comme par exemple ce qui concerne Maggie, cette fille de riches milliardaires qui possède les dernières technologies de pointe, aussi un débat sur l’éthique médicale assez louche, montrant presque que si tu obtiens des résultats tu peux tout te permettre du moment que tu ne joues pas avec l’homme (Chiens, Chats si vous n’avez rien à faire venez vous faire infecter pour la science) ou encore un débat sur le journalisme parfois clairement trop simpliste.

Heureusement, les cent dernières pages remontent clairement le niveau nous offrant enfin quelque chose d’haletant, sans temps morts et surtout bien construit qui a enfin fait que je me suis senti concerné par l’histoire et le devenir des personnages. L’auteur nous retourne sur cette dernière partie avec LE rebondissement efficace et elle vient clôturer son intrigue avec un Cliffangher qui force clairement à lire le troisième tome. C’est d’ailleurs peut être là que le bât blesse, car j’ai eu l’impression de tourner en rond pendant 400 pages et me retrouver avec 100 pages qui se révèlent être plus une première partie d’un tome qu’une conclusion. Franchement, je m’avance peut être, mais elle aurait mis ces 100 dernières pages au début du troisième tome et se limiter à écrire un diptyque je pense que ça aurait été suffisant. Concernant l’univers, comme le Tome un on n’est clairement pas dans un roman 100% de zombies, les zombies ne servant qu’à montrer les effets d’une catastrophe sur la population, leurs réactions face à cette crise, mais voilà je trouve que dans ce tome on ne voit que deux fois les zombies, au début et à la fin, ce qui est quand même un peu dommage. Donc si vous cherchez un livre où c’est rempli de zombies avec plein d’action passez votre chemin ce n’est pas ce que recherche l’auteur, elle cherche plus à nous offrir une conspiration.

Concernant les personnages je dois dire que je n’ai pas été complètement convaincu. Par rapport au premier tome on perd cette triangulaire équilibrée entre Shaun, Georgia et Buffy pour se retrouver qu’avec Shaun qui, clairement, ne m’a pas vraiment convaincu en tant que personnage principal et narrateur. Le problème vient principalement du fait que Shaun est violent, il le dit lui-même, il a déjà frappé ses collaborateurs et le plus souvent pour des broutilles que ce soit un problème informatique ou encore un argumentaire qui le contrariait. Il a tout le temps besoin de se défouler et le plus souvent sur un mur voir sur ses collègues et amis. Alors, on va me dire qu’il a souffert, je comprends bien, mais j’ai du mal à accepter cette mentalité du « je t’aime, mais je te frappe, ce n’est pas de ma faute c’est mon côté j’ai trop souffert j’évacue », de plus ça remet en cause toute la cohésion du groupe car j’ai clairement du mal à imaginer comment des collègues, avec un patron un minimum violent, puissent se sacrifier pour lui ou ne se sont pas encore barrés en courant. Autre point qui m’a dérangé, Shaun, suite au décès de sa soeur, l’a « recréer » dans sa tête, mais c’est parfois mal géré par l’auteur car ça rend parfois Shaun beaucoup plus intelligent et intuitif que ce qu’il paraissait être dans le premier tome grâce à sa sœur clairement imaginaire. Concernant les personnages qui gravitent autour de lui ils sont intéressants, bien construits, mais tombent parfois un peu dans la caricature.

La plume de l’auteur est toujours aussi simple, efficace et entrainante et c’est justement ça qui est dommage, car si elle n’avait clairement pas transformé ce second tome en introduction pour le troisième tome, ce livre aurait sûrement était une meilleure réussite. Par contre, je ne l’avais pas trop éprouvé dans le premier tome, mais je l’ai plus ressenti dans ce tome, c’est la capacité de l’auteur à se répéter énormément comme par exemple sur les aiguilles des testeurs, le café ou encore le coca. Je trouve aussi tout de même dommage que l’auteur ait un peu laisser tomber le côté développement politique du premier tome pour simplement se consacrer à cette enquête médicale qui d’ailleurs ne possède pas de réponse finale et finalement peu de développement dans ce tome et sert juste de lancement au troisième. Alors, j’ai quand même passé un moment sympathique avec ce livre, principalement grâce aux 100 dernières pages, mais voilà j’attendais peut être trop de ce second roman.

En Résumé : Je suis un peu déçu de ma lecture de ce second tome, la lecture s’est révélé moyenne, mais surtout s’est clairement révélé en dessous des attentes que j’avais concernant la suite de feed. La faute à une intrigue, certes entrainante et qui se lit facilement, mais qui donne l’impression de tourner en rond et qui abandonne clairement des aspects intéressants du premier tome comme l’aspect politique. De plus l’auteur s’offre quelques longueurs dans des explications et quelques simplicités qui m’ont un peu dérangé. Heureusement les 100 dernières pages relèvent clairement le niveau redevenant une histoire haletante et dont la fin appelle obligatoirement à lire la suite. Concernant les personnages j’avoue je n’ai pas accroché plus que cela à Shaun qui est un personnage violent et sans raison. Pour ce qui est des personnages secondaires ils sont intéressants même si parfois un peu caricaturaux. La plume de l’auteur est toujours aussi vivante et énergique même si l’auteur tombe facilement dans la répétition. Par contre, tout comme le premier tome, ce livre n’est pas un livre sur les zombies, les morts-vivants n’étant là que comme cause d’un changement dans le monde donc si vous cherchez des zombies il y en aura très peu. Malgré ma légère déception je lirai quand même la suite mais j’ai clairement eu l’impression que ce tome ne servait que d’introduction au troisième tome.

 

Ma Note : 6/10

Il Etait une Fois en France Tome 1, L’Empire de Monsieur Joseph – Nury & Vallée

il-etait-une-fois-en-france-1Résumé : Il Etait Une Fois en France conte l’histoire de Joseph Joanovici, juif roumain devenu l’homme le plus riche de France pendant l’occupation. Ferrailleur, collabo, résistant, il fut pour certain un criminel, pour d’autres un héros. C’est le cheminement de ce personnage ambigu baptisé le Roi de Paris, par ceux qui ont croisé sa route, que relate avec justesse cette saga au thème délicat. Monsieur Joseph se confie sur son lit de mort aux côtés de Lucie Fer, celle qui fut sa plus fidèle compagne.
Intelligence avec l’ennemi, corruption de fonctionnaires, contrebande, enrichissement personnel et même meurtre seront reprochés à la Libération à celui qui possédait pendant l’occupation un appartement en plein cœur de la préfecture de police. Portant fièrement la rosette de la résistance, Joseph reçoit les plus huppés du Tout-Paris, alors que de sombres nuages annoncent la fin de son règne.

 

Edition : Glénat

 

 

Mon Avis : Cette bande dessinée me faisait de l’oeil depuis un bon moment maintenant, en effet les nombreuses critiques positives ainsi que les nombreux échos entendus sur ce cycle me donnaient vraiment envie de me lancer dans cette série. Surtout que le sujet en lui-même, traiter de la vie complexe de Joseph Joanovici, s’annonçait comme un thème assez difficile, et, selon la façon dont les auteurs allaient le traiter aurai pu être casse gueule. Vu que le cycle est maintenant complet j’ai donc décidé de me lancer enfin dans sa lecture.

On découvre donc la vie de Joseph Joanovici, personnage qui va se révéler vraiment ambigu du début à la fin, ne sachant jamais de quel côté il était se retrouvant souvent dans différents « camps ». C’est d’ailleurs là-dessus que va se reposer la BD, sur cette ambiguïté qu’on retrouve tout au long de ce premier tome, nous présentant un personnage charismatique, mais dont on a du mal à définir ses objectifs et ses attentes. Justement les auteurs ne prenant jamais parti laissent au lecteur le soin de se faire lui-même sa propre décision au fil des pages, de juger les actes de ce personnage. La narration mise en place par les auteurs repose principalement sur les flashbacks offrant une certaine dynamique entrainante et rythmée qui fait que le lecteur se laisse emporter par l’histoire, même si j’avoue parfois on a l’impression de se perdre d’un point de vue chronologique tant on change d’époque régulièrement, mais rien de bien dérangeant.

Les auteurs nous livrent donc une BD historique vraiment réussie, dense et efficace le tout se situant entre la seconde guerre mondiale et l’après guerre, une époque qui m’intéresse toujours de
découvrir. Les différentes époques rencontrés sont parfaitement représentés. Ce premier tome comporte aussi pas mal de personnages et se révèlent tous vraiment intéressants à suivre, à découvrir et tous se révèlent vraiment complexes et ambigus, car même le fameux juge qui cherche à faire tomber le héros n’est pas exempt de tous reproches. C’est justement ces personnages qui sont loin d’être tout blanc ou tout noir qui font une des grandes réussites de cette oeuvre. Chaque lecteur se fera son propre avis sur qui a raison ou qui a tort, doit-on parfois sacrifier sa vie pour une bonne cause? Une histoire sombre, violente qui rappelle un peu certains films de gangsters et où tous les personnages ne devraient pas s’en sortir indemne.

Concernant les graphismes je dois dire qu’ils se révèlent assez classiques dans leurs représentations, mais se révèlent vraiment efficace et bien maîtrisés par le dessinateur et collent parfaitement à l’histoire. Il joue énormément sur les plans rapprochés des personnages et permet ainsi de mettre en avant une description des protagonistes facilement reconnaissable avec des visages assez marqués et percutants. Les émotions sont fidèlement retranscrites et les scènes un peu plus d’action sont parfaitement maîtrisées. Au final voilà un premier tome vraiment efficace et qui donne clairement envie de lire la suite et d’en apprendre plus sur la vie de Jospeh Joanovici avant de pouvoir se faire son avis, voir le juger.

En Résumé : J’ai finalement passé un très bon moment de lecture avec cette Bande Dessinée qui donne clairement envie de lire la suite pour en apprendre plus sur ce personnage vraiment ambigu de la seconde guerre mondiale et de l’après guerre qu’est Joseph Joanovici. Les auteurs nous offrent clairement une histoire sans parti pris ou chaque lecteur devra se faire son propre avis sur l’histoire et ses personnages. Les personnages se révèlent tous complexes, denses et passionnants à découvrir, n’étant ni noir, ni blanc et ne cherchant simplement qu’à faire ce qu’il leur parait juste au fur et à mesure des pages qu’on tourne avec plaisir. Les graphismes sont certes classiques, mais maîtrisés et efficaces surtout dans la représentation des personnages. Je lirai la suite avec plaisir.

 

Ma Note : 8/10

Le Dernier Apprenti Sorcier Tome 3, Murmures Souterrains – Ben Aaronovitch

le-dernier-apprenti-sorcier-3-murmures-souterrainsRésumé : Un cadavre abandonné dans les entrailles de la station Baker Street, voilà tout ce qu’il reste de James Gallagher, jeune Américain étudiant à Londres. Sa riche famille est bien décidée à aller jusqu’au fond des choses pour comprendre les circonstances du drame.

Le problème, c’est que le fond des choses est situé bien plus profond que quiconque ne pourrait l’imaginer. Quiconque, sauf l’inspecteur Thomas Nightingale, officiellement le dernier sorcier de Londres, et son apprenti, Peter Grant.

C’est à ce dernier qu’échoit la mission d’arpenter les couloirs hantés du plus vieux et désormais du plus mortel réseau métropolitain du monde. Mais au moins ne sera-t-il pas seul. Le FBI lui a envoyé un agent de choc : jeune, ambitieuse, belle à se damner… Comme quoi, la vie réserve parfois quelques bonnes surprises!

Edition : Nouveaux Millénaires

 

Mon Avis : Les deux premiers tomes de cette série de Fantasy Urbaine se sont révélés vraiment très plaisant à lire, efficaces, prenants et bien menés, le tout dans un Londres qui continue à se révéler fascinante et mystérieuse au fil des tomes (chronique du Tome 1 ici et du Tome 2 ). J’avais donc hâte de pouvoir découvrir la suite des aventures de l’agent Grant et de savoir ce qu’allait nous proposer l’auteur dans ce nouveau tome. L’illustration de couverture est toujours aussi sympathique, posant cette fois clairement le métro comme point de départ de l’histoire, mais j’avoue tout de même une petite préférence pour les couvertures anglaises.

Pour ce troisième tome je dois dire que j’attendais beaucoup de l’intrigue, l’auteur ayant mis en place un fil rouge à la fin du second tome avec le fait que la Folie n’est peut-être pas le seul lieu où on peut trouver des magiciens et qu’ils ne cherchent pas tous à respecter la loi. Je dois bien dire que ce troisième tome ne m’a pas déçu, car l’auteur vient mélanger habilement deux intrigues, celle, un peu light, mais passionnante, sur son Magicien sans Visage et celle, plus développée et tout aussi intéressante sur ce nouveau cadavre découvert dans les entrailles du métro. Il arrive à jongler avec les deux sans jamais perdre le lecteur ou le frustrer. L’auteur continue à jouer de façon astucieuse entre l’enquête policière et la plongée dans ce monde fantastique de la magie, ce monde plein de mystères et de surprises. Il arrive aussi à nous emporter dans une enquête vraiment intéressante et bien rythmé et réussit surtout à ne pas plonger dans la surenchère de magie, elle est présente, mais elle est loin de toujours aider, voir sauver, notre héros, même si elle se révèle forte utiles. Une histoire vraiment sombre, pleine d’humour et toute aussi efficace que les deux premiers tomes qui fait qu’on tourne les pages avec facilité et l’envie d’en savoir plus. Par contre, parfois l’auteur se laisser aller à un peu de longueurs qui, je ne le doute pas, serviront plus tard, mais paraissent survenir un peu par surprise dans le tome et ne rien apporter pour le moment, rien de bien méchant.

L’univers mis en place par l’auteur se révèle toujours aussi riche, dense, entrainant, efficace et surtout continue de se diversifier au fil des tomes. On continue à retrouver les personnages des tomes précédents, principalement les déesses des rivières, qu’on voit parfois un peu trop souvent à mon goût, mais surtout l’auteur continue à développer son univers féérique. On continue par exemple à en apprendre un peu plus sur les fantômes ou encore on découvre dans ce tome ce qu’est le petit peuple. Concernant la magie, comme je l’ai dit, elle se révèle présente, mais possède ses limites, selon son expérience et ses connaissances, on ne devient pas un « super magicien » comme cela en claquant des doigts et je trouve ça intéressant. Par contre, je sais, je me répète, mais je trouve que Londres est vraiment une ville fascinante et qui colle parfaitement au genre d’univers fantastique et de fantasy de ce genre de roman, ici on découvre le métro de Londres qui oscille entre fascination et angoisse. Depuis trois tomes l’auteur donne envie de découvrir cette ville, mais surtout il arrive à instiller des passages d’histoire, comme par exemple sur la création du
métro, de façon efficace, intégré à l’histoire et sans déconnecter le lecteur de l’intrigue, même si des fois ça force un peu les héros à trop en connaître. Le côté un peu geek qu’on retrouve disséminé au fil des pages est aussi un point positif du roman, que ce soit Doctor Who, Tolkien ou encore les jeux de rôles, on retrouve avec plaisir cet univers, même si les références restent assez connues; la grande force de l’auteur et de ne pas rendre tout ça non plus trop lourd pour le lecteur qui ne possèderait pas ce côté geek.

Le personnage qu’on suit tout au long de ce troisième tome est toujours Peter Grant, donc autant le dire tout de suite si vous ne l’appréciez pas, passser votre chemin, sinon laissez-vous de nouveau plonger dans la vie de cet agent de police, légèrement cynique qui possède un humour anglais vraiment efficace, vis-à-vis de sa situation et de ses différentes interrogations et explications. On a souvent le sourire aux lèvres devant les réparties et les descriptions que nous livre le héros, de plus l’utilisation de la narration à la première personne fait qu’on s’accroche encore plus facilement à lui, peut être parfois légèrement au détriment des autres. Cela n’empêche tout de même pas aux autres personnages de se révéler importants, mais surtout soignés et attachants, que ce soit Lesley qu’on retrouve dans ce tome et qui évolue de façon intéressante malgré tous les changements de sa vie, mais aussi Nightingale qui parait toujours aussi décalé à travers cette histoire, mais tout aussi passionnant. Ajouter à cela de nouveaux personnages qu’on découvre dans ce tome qui se révèle intéressant, même si parfois ils manquent, à mon goût, un peu de consistance, et qui viennent offrir un peu de changement.

Le style de l’auteur se révèle toujours aussi efficace, simple et nous plonge facilement dans cette histoire de meurtre dans un Londres fantastique et passionnant. L’humour Anglais bien présent ne plaira peut être pas à tout le monde, en tout cas moi j’ai bien rigolé par moments. Alors, certes, je le dis clairement, ce genre de roman ne révolutionnera peut être pas le genre, mais en tout cas pour le moment je ne suis pas déçu et ce troisième tome confirme mon impression en m’ayant fait passer un vraiment bon moment de lecture. Ce cycle possède ses atouts et son propre charme qui fait que je compte lire la suite avec plaisir. Mon seul léger reproche c’est un léger essoufflement de l’histoire vers les 3/4 du roman et une fin que j’ai trouvée légèrement trop courte. Dans tous les cas vivement la sortie du quatrième tome, ce qui devra attendre un peu vu qu’il ne devrait pas sortir avant le mois de Juillet en VO et donc sûrement pas avant 2014 en VF.

En Résumé : J’ai de nouveau passé un bon moment de lecture avec le troisième tome de ce cycle qui nous offre de nouveau une histoire captivante, sombre et pleine d’humour qui vient mélanger deux intrigues intéressantes que ce soit celle du fil rouge comme l’enquête habituelle. L’univers plein de magie et de mystères se révèle toujours aussi fascinant continuant à nous dévoiler au fil des tomes les différents êtres féeriques qui y sont présents, le tout se situant à Londres, ville qui colle parfaitement à ce genre d’univers et qui donne vraiment envie d’être visitée. Les personnages continuent à se révéler tout aussi passionnant et à se densifier, on retrouve avec plaisir des personnages des tomes précédents et on découvre de nouveaux personnages fascinants même si parfois ils manquent un peu de profondeur. Le style de l’auteur est toujours aussi simple, efficace et prenant et nous plonge facilement dans son histoire passionnante du début à la fin. J’aurai juste un léger regret, une fin peut-être légèrement vite expédiée ainsi qu’un léger essoufflement au 3/4 du roman, mais rien de gênant. En tout cas j’ai vraiment hâte de lire le quatrième tome de cette série.

 

Ma Note : 7,5/10

Rainbow Warriors – Ayerdhal

rainbow-warriorsRésumé : Mis à la retraite sur requête du Bureau ovale, le général de division Geoff Tyler se voit proposer par l’ancien secrétaire général des Nations Unies de prendre la tête d’une armée privée financée par des célébrités de toutes obédiences.

Son objectif : renverser le dictateur d’un État africain et permettre la tenue d’élections en bonne et due forme. Ses moyens : l’argent n’est pas un problème. Son effectif : un encadrement d’une centaine de professionnels et 10 000 soldats dont il faut parfaire la formation. Jusqu’ici tout va bien. Il y a toutefois un détail.

Cette armée est presque exclusivement constituée de LGBT. Lesbian, Gay, Bi, Trans.

Edition : Au Diable vauvert

 

Mon Avis : Je dois bien avouer que les livres d’Ayerdhal ne me sont pas inconnus, ayant lu ces deux derniers thrillers que sont Transparences et Résurgences, et qui m’ont fait passer un très bon moment de lecture avec des histoires efficaces et intelligentes. Le dernier roman de l’auteur s’annonçant clairement comme un livre alléchant et surtout d’actualité, et connaissant déjà la plume incisive de l’auteur je savais qu’il allait rentrer rapidement dans ma PAL. Donc quand on m’a proposé de le découvrir je n’ai pas attendu longtemps avant de me laisser tenter. Je remercie donc les éditions Au Diable Vauvert de m’avoir fait découvrir ce livre.

Ce roman ne va pas laisser indifférent, nous proposant une histoire véritablement d’actualité, intelligente et vraiment efficace tout en nous plongeant dans un roman prônant, d’une certaine manière, la tolérance et l’acceptation de soi et des autres malgré les différences de chacun. Tout dans ce livre se révèle être une critique sociale intelligente, percutante et bien construite sur différents sujets tel que l’exploitation du continent africain par les multinationales et les pays riches laissant en place des dictateurs, sur la géopolitique internationale et les services secrets ou encore sur l’acceptation des LGBT (Lesbian Gay Bi Trans). L’auteur cherche à faire réagir le lecteur, parfois même à le surprendre et il le fait de façon efficace et prenante du début à la fin à travers ce qu’on peut considérer comme une révolution des « rejetés ». Le début manque peut être un peu de rythme, le temps à l’auteur de poser ces différents personnages, ainsi que l’évolution de son intrigue et la préparation de cette révolution, mais une fois plongée dans l’histoire, j’avoue que j’ai eu beaucoup de mal à lâcher le livre malgré, j’avoue, peut être quelques longueurs ici ou là surtout quand l’auteur prend parfois trop de temps sur les pensées de certains personnages.

Une des forces de l’auteur est déjà de ne pas complètement poser son histoire dans notre monde, pas qu’il soit complètement différent, on retrouve tout ce qui concerne notre planète, les différents pays et autres, mais le pays africain est inventé et certains des personnages qu’on retrouve dans le livre sont aussi inventés tout en restant proche de ce qu’on connait pour les reconnaitre. Cette façon de présenter l’histoire permet aussi à l’intrigue une certaine universalité, on peut coller ce pays à quasiment tout pays africains instable, on obtiendra le même résultat, ce qui permet au lecteur de ne pas trop se focaliser sur le background du pays en lui-même, mais de clairement se concentrer sur le message que souhaite faire passer l’auteur.

Alors, bien sûr, on peut être ou ne pas être d’accord avec les arguments que met en avant l’auteur, mais une chose est sûre, cette histoire ne laissera pas le lecteur indifférent et le forcera, d’une certaine façon, à approfondir son avis sur pas mal de sujets comme la politique internationale, l’acceptation des différences, l’importance des médias ou celle encore plus grandissante de l’influence d’internet et de ces hackers qui peuvent, d’une certaine façon, à eux seuls, influencer une guerre. Certains sujets peuvent paraitre incongrus aux premiers abords,  mais s’intègrent parfaitement dans l’histoire. La conclusion, forte et choc ne devrai pas laisser indifférent le lecteur même si, par contre, j’ai trouvé que le dernier chapitre en faisait un peu trop et se révélait peut être légèrement trop « happy end ».

Concernant les personnages ils se révèlent vraiment travaillés, denses, efficaces et surtout l’auteur arrive à les faire vivre en quelques lignes à peine. Il n’a besoin que de quelques phrases pour les rendre captivants, offrant un background un minimum soigné et surtout une motivation qui les poussent à intervenir, ce qui fait qu’ils se révèlent un minimum attachants et surtout humains malgré leurs différences. C’est d’ailleurs ces différences qui font qu’ils vont se révéler unis dans cette histoire. Chaque personnage va rapidement se révéler avoir ses qualités et ses défauts, ses sentiments et ses émotions et on se laisse facilement emporter par leurs aventures. Le seul problème, à mon gout, c’est le côté un peu trop foisonnant des personnages, l’auteur a voulu mettre en place énormément de personnages tous plus hétéroclites les un que les autres, mais parfois on se retrouve à les mélanger, alternant régulièrement d’un point de vue à l’autre. Rien de complètement dérangeant, mais parfois c’est légèrement perturbant étant obligé de prendre un peu de temps pour remettre en place le personnage et qui il est exactement, surtout dans les personnages un peu plus secondaires. Ce qui n’empêche pas certains personnages de vraiment sortir du lot où chaque lecteur devrait y trouver son compte. Par contre, autre petit reproche, parfois l’auteur nous offre des personnages un peu trop efficaces, je pense principalement à Pilar qui est limite invincible ou encore le sniper, rien de bien gênant, mais parfois on tique un peu devant leurs exploits.

La plume de l’auteur se révèle toujours aussi intelligente, soignée et surtout sert à délivrer un message, qui se révèle d’actualité, de façon efficace, captivante et parfois même de façon cynique et surprenante. Ce roman ne plaira peut être pas à tout le monde, mais en tout cas il force à réfléchir sur certains aspects et surtout offre une vision pas toujours rose de notre monde actuel, à chacun de faire son avis maintenant. En tout cas moi j’ai passé un excellent moment avec ce livre, même si par moment je trouve que l’auteur prêche un peu trop par le socialisme, et je ne suis pas du tout déçu de ma lecture des aventures de cette armée qui nous font vivre un large panel d’émotions. Encore une fois Ayerdhal fait mouche et met clairement en ébullition l’esprit critique du lecteur.

En Résumé : J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce roman percutant qui nous offre une histoire efficace et critique sur pas mal de sujet d’actualité. Le début peut paraître un peu lent, mais une fois l’histoire posée et les personnages présentés on a du mal à lâcher le livre qui offre un rythme haletant à travers cette révolution. Un roman qui amène le lecteur à réfléchir sur des sujets divers et d’actualité que sont les multinationales, l’influence des pays riches, l’acceptation des autres ou encore la géopolitique. Les personnages sont vraiment attachant et soignés et se révèlent denses et attachants, je reproche juste le fait qu’il y en ait énormément, ce qui fait que parfois je me suis légèrement perdu dans qui est qui. La plume de l’auteur se révèle toujours aussi incisive et nous plonge facilement dans une histoire percutante qui nous fait traverser un panel d’émotion du rire aux larmes en passant par la camaraderie et la souffrance. Au final un roman efficace qui mérite, je pense, d’être découvert, au moins pour son message.

 

Ma Note : 8/10

Mes Achats du Mois de Mars 2013

Ce mois de Mars s’est finalement révélé plutôt calme. Pourtant avec le festival Trolls & Légendes je pensais, comme à mon habitude, faire un craquage mais voilà l’organisation du côté des livres a fait que finalement je suis resté sage.

Mars-13

Voilà ce qui a quand même fait gonfler ma PAL pour ce mois de Mars :

  • Feed Tome 2, Deadline de Mira Grant aux éditions Bragelonne. Après un premier tome vraiment très bon j’avais hâte de lire la suite. Ce livre a donc rejoint rapidement ma PAL.
  • La Roue du Temps Tome 4, Un Lever de Ténèbres de Robert Jordan aux éditions Bragelonne. Petit à petit ce cycler remplit ma bibliothèque et je compte prochainement me
    lancer dans le second tome.
  • Le Chasseur et son Ombre de George R.R. Martin & Gardner Dozois & Daniel Abraham aux éditions Bragelonne. Je suis tombé un peu par hasard sur ce livre en occasion et il m’a donné envie de le découvrir.
  • Trolls & Legendes Anthologie, Semi-Hommes aux éditions Asgard. Un de mes rares achats au festival, j’avais envie de voir ce que pouvait bien proposer ce livre sur un sujet très classique, le semi-homme.
  • Martyrs, Livre 1 de Oliver Peru aux éditions J’ai Lu. Vu que j’ai déjà lu et chroniqué ce livre tant il me faisait envie je pense que je n’ai pas grand chose à ajouter.
  • Le Sang des 7 Rois, Tome 1 de Régis Goddyn aux éditions L’Atalante. J’avoue que je me suis laissé tenter par ce livre déjà grâce à sa couverture et ensuite aux bons échos que j’ai entendu.
  • Le Dernier Apprenti Sorcier Tome 3, Murmures Souterrains de Ben Aaronovitch aux éditions Nouveaux Millénaire. Je suis tombé sous le charme de ce cycle de fantasy urbaine et j’espère que ce tome 3 continuera à me convaincre.
  • Lasser, Mariage à L’Egyptienne de Sylvie Miller & Philippe Ward aux éditions Critic. Après un premier tome vraiment divertissant et sympathique j’ai hâte de voir ce que vont nous proposer les auteurs pour la suite.

Comme vous pouvez le constater un mois qui se révèle plutôt calme surtout si vous connaissez ma folie d’achats habituelle. En tout cas de bons moments de lecture en perspective.

Utopiales 2012, Anthologie – Collectif

anthologie-utopiales-2012Résumé : Et si les extraterrestres nous observaient la nuit ? Et si l’on pouvait se concentrer à l’extrême sur un seul sujet ? Ou connaître tout notre avenir depuis l’enfance ? Ou bien avoir des rendez-vous réguliers avec un visiteur du futur ? Et si on pouvait désinventer des inventions ?

 

Edition : Actu SF

 

Mon Avis : Pour ma première participation aux utopiales je suis donc reparti avec l’anthologie du festival qui, il faut bien l’avouer, offrait un sommaire et un panel d’auteurs vraiment intéressant. De plus cette anthologie est aussi un hommage rendu à Roland C. Wagner, auteur connu et reconnu, qui a énormément contribué aux utopiales. Ajouter à cela le thème de cette anthologie qui est « Origines », qui donne vraiment envie de savoir ce que pouvait proposer les auteurs et voilà un livre qui a rapidement rejoint ma PAL. La couverture, illustrée par Nicolas Fructus, est vraiment réussie et magnifique selon moi. Comme d’habitude avec les recueils que je lis, je vais chroniquer chaque
nouvelle.

Origo de Pierre Bordage. Voilà une courte nouvelle qui nous plonge dans l’origine de l’univers à travers le voyage d’un équipage. Un texte, certes peu original sur la forme et le fond, mais qui se révèle plaisant à lire et plutôt bien écrit, mais surtout un texte que j’ai trouvé humain, avec cet équipage abandonné par tous. Une histoire efficace grâce à une conclusion intéressante et possédant sa magie propre. Par contre, selon moi, ce texte aurait mérité peut être d’être plus développé sur certains aspects qui sont justes survolés et m’ont légèrement frustrés de ne pas en savoir plus. Rien de dérangeant en tout cas.

Fae-Space de Sara Doke. Cette nouvelle est un véritable mélange des genres, entre fantasy et SF avec l’association du peuple des Fae (ou fées) dans le space-opera et le voyage spatial à la découverte d’un peuple extra-terrestre. Un texte qui se révèle vraiment efficace et qui va nous faire réfléchir sur l’Humanité, sa relation avec soi-même et surtout avec les autres qu’elle ne comprend pas toujours. Un texte bien écrit, bien amené et qui appelle clairement à la tolérance et à la collaboration entre les différents peuples. Une nouvelle vraiment sympathique et agréable à lire, porté par une très jolie plume.

L’Observatrice de Robert Charles Wilson. Voilà une nouvelle qui va se révéler intrigante jusqu’à sa conclusion.  Tout démarre pourtant de façon classique avec une jeune adolescente amoureuse des étoiles, qui a l’impression de se faire enlever la nuit par un peuple inconnu. L’auteur construit de nouveau, comme à son habitude, un texte profondément humain où on accroche vraiment à cette héroïne, incomprise de quasiment tout le monde, à la recherche de la vérité. Mais c’est aussi une nouvelle surprenante par sa conclusion qui prend un peu à contre-pied ce que j’attendais et qui m’a agréablement surprise.

La Finale de Nancy Kress. Un texte qui aborde le thème de la science et de ses risques, à travers la possibilité de supprimer toutes les pensées parasites pour se consacrer sur un seul sujet et donc par conséquent accroitre fortement son potentiel. Un texte classique sur le fond, concernant la possibilité d’améliorer son cerveau, mais qui se révèle efficace, bien construit et qui fait froid dans le dos sur l’utilisation de la science sans tenir compte de toutes les conséquences imaginables. Une nouvelle vraiment plaisante à lire, bien écrite et pleine de réflexions.

La Chose du Lac de Laurence Suhner. L’auteur nous offre ici un texte qui offre un divertissement efficace et sans temps morts, à défaut de vraiment passionner ou emporter. On retrouve dans cette nouvelle un mélange d’Arsène Lupin avec un aspect plus fantastique et horrifique avec cette Chose du lac. Le texte est bien écrit, construit de façon classique, mais se révèle quand même linéaire et sans surprise. Un texte qui cherche plus les origines de la SF divertissante et sans prise de tête et qui, sur le coup, y réussit parfaitement, mais qui, au milieu des autres nouvelles, ne marquera pas non plus fortement le lecteur.

« Et Pleurer Comme Alexandre » de Neil Gaiman. Encore une fois Neil Gaiman m’a surpris par son imagination sans limite et aussi par sa façon de présenter le texte, jouant sur plusieurs niveaux. On retrouve dans cette histoire un désinventeur qui nous parle de son métier. Un texte court, incisif et surtout bien maîtrisé par l’auteur qui oscille entre folie et normalité du personnage avec son lot de révélations. La nouvelle nous plonge avec facilité dans l’histoire et son univers et surprend jusqu’à cette conclusion efficace et surprenante.

La Fin de Léthé de Claude Ecken. Voilà une nouvelle vraiment intéressante qui traite d’un sujet rare, la maladie d’Alzheimer et de façon surprenante avec ce mélange efficace de SF et de réalité entre une personne malade et cette histoire de voyageur temporel. Un texte que j’ai trouvé vraiment efficace, prenant mais surtout poignant, car il traite de la maladie de façon véritablement humaine, simple et captivante. L’auteur m’a vraiment surpris avec ce texte.

Petite Excursion à L’Endroit des Atomes de Tommaso Pincio. J’ai eu un problème avec ce texte, j’ai parfaitement compris ce que voulait faire l’auteur, se moquant de façon cynique et mordante la politique italienne, de Berlusconi ainsi que l’utilisation du nucléaire et pourtant, j’avoue, malgré le fait que ce texte se lise bien, je n’ai pas été emporté ni même vraiment touché par cette histoire. Mais là, par contre, je le dis tout de suite, cela vient sûrement de moi et non du texte en lui-même, il ne m’a tout simplement pas accroché personnellement.

En Attendant Demain de Laurent Queyssi & Xavier Mauméjean. Avec cette nouvelle, écrite à quatre mains, les auteurs nous plonge dans la vie d’un enfant qui, un jour, va se retrouver à pouvoir lire l’avenir. Comment profiter de la vie quand on sait ce qui va arriver? Peut-on influencer les choses au point de modifier complètement l’histoire et donc ne rien vouloir changer à l’avenir? Un texte surprenant et inquiétant qui offre pas mal de réflexions et d’idées. La conclusion offre aussi son lot de surprise et ajoute un intérêt à l’histoire.

RCW d’Ayerdhal. Le dernier texte de ce recueil, qui est aussi le plus long texte, est un hommage à Roland C. Wagner qui nous a quitté il y a peu. Un texte vraiment poignant, qui rend hommage d’une façon plaisante à l’auteur, mais qui dépend surtout de la connaissance que chaque lecteur a de l’oeuvre de l’auteur. Je pense clairement que si on ne connait rien des écrits de RCW on passe clairement à côté de cette histoire. La preuve, je suis très loin d’avoir tout lu de l’auteur et parfois j’ai eu l’impression de passer complètement à côté de certaines références. Un texte que j’ai trouvé tout de même très sympathique et qui m’a donnée envie d’en savoir encore plus sur les écrits de RCW.

 

Au final je suis content d’avoir découvert cette anthologie qui nous offre des textes vraiment variés sur le thème des « Origines ». Alors, certes, toutes les nouvelles ne sont pas au même niveau, mais dans l’ensemble elles se révèlent toutes plaisantes à lire et surtout, en plus de divertir, offre des axes de réflexions qui se révèlent parfois passionnants. Des nouvelles intelligentes, souvent d’actualités, parfois pleine de magies et de mystères, parfois simplement divertissantes, mais dans tous les cas intéressantes à découvrir selon moi.

En Résumé : J’ai passé un bon moment avec cette anthologie qui nous offre des textes variés et plaisants même si, j’avoue, certains m’ont plus ou moins accrochés. On se laisse tout de même facilement captiver par des textes divertissants, intelligents, nous forçant à réfléchir et à se poser des questions sur des sujets souvent d’actualité et aussi qui ne manquent pas, parfois, de poésie et de magie. Comme je l’ai dit tous les textes ne sont pas au même niveau, mais, au final, on retrouve avec ce livre une anthologie de nouvelles de SF divertissantes et efficaces et qui se laisse lire avec plaisir.

 

Ma Note : 7,5/10

 

 

chalenge

Challenge JLNN 2ème lecture

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