Auteur/autrice : BlackWolf Page 133 of 202

Lasser, Un Privé sur le Nil – Sylvie Miller & Philippe Ward

lasser-un-prive-sur-le-nilRésumé : 1935, Le Caire. Jean-Philippe Lasser, détective privé de seconde zone, hante le bar de l’hôtel où il a posé ses valises et ses bureaux, en attendant le coup qui rapportera gros. Pour le moment, il ne décroche que des petites affaires, celles que tous ses confrères ont refusées…
La dernière en date pourrait bien changer la donne : la déesse Isis en personne vient lui demander de retrouver le très convoité manuscrit de Thot. Or, si l’opportunité peut le rendre plein aux as, elle peut aussi le laisser sur le carreau. Malgré ses réticences, il n’est pas en mesure de refuser : dans cette Égypte pharaonique où les Dieux marchent parmi les hommes, quand les premiers ordonnent, les seconds obéissent.
Délaissant son précieux seize ans d’âge, il se lance dans une succession d’enquêtes rocambolesques qui le verra peut-être devenir le seul, l’unique, détective des dieux !

Edition : Critic

 

Mon Avis : Après avoir découvert Lasser dans l’anthologie Contes de Villes et de Fusées paru chez Ad Astra, qui offrait un texte vraiment décalé et une reprise délirante et efficace du chat botté (ma chronique de l’anthologie ici), je me demandais s’il existait d’autres textes sur ce détective. Voilà chose faite avec la sortie de ce roman qui rassemble plusieurs enquêtes du détective dont celle que j’avais déjà lu dans l’anthologie. A noter que je trouve la couverture, illustrée par Ronan Toulhoat, vraiment sympathique même si par endroit un peu trop anguleuse à mon goût mais rien de bien méchant.

Lasser est l’archétype même du détective qu’on retrouve dans les romans noirs, détective plutôt médiocre et pas non plus vraiment reconnu qui cherche plus à rester assis dans son fauteuil à siroter un whisky qu’à travailler et qui a du mal à joindre les deux bouts, mais voilà les dieux en ont décidé autrement pour lui. On rentre très rapidement dans cette histoire qui ne ménage pas son lecteur, nous emportant dans plusieurs petites enquêtes qui se révèlent sans temps morts, pleines de rebondissements, de surprises, mais aussi avec beaucoup d’humour et de fraicheur. On sent bien que les auteurs se sont amusés à travailler ces histoires et cet amusement se retrouve dans la lecture où le lecteur oscille entre sourire et parfois franche rigolade. Le fait d’offrir de petites histoire permet aussi d’obtenir un rythme rapide et prenant, ce qui fait qu’on se laisse facilement emporter par les différentes aventures que rencontre le héros.

Mais voilà le fait d’offrir plusieurs enquêtes, courtes, les unes derrière les autres n’apporte pas non plus que des aspects positifs au livre et même si le rythme gagne en intensité, la révélation des témoins ou la découvertes des indices paraissent parfois un peu trop rapide et facile. Alors, certes j’ai apprécié le fait qu’on retrouve un détective qui agisse plus sur l’instinct que sur la technologie ou autre, mais parfois c’est assez surprenant la façon dont il résout les enquêtes. De plus on retrouve parfois les mêmes personnages dans différentes enquêtes ce qui donne parfois des répétitions, surtout dans le comportement et la présentation de ces personnages. Autre léger point qui m’a un peu dérange c’est la facilité du héros à obtenir des traitements ou autres qui le sort de situations dangereuses, je vais prendre pour exemple le fait que notre héros peut se faire tabasser et finir mal en point, pas de soucis, il existe un baume qui va guérir ses blessures en un claquement de doigts. Mais au final rien de vraiment gênant, car le but de ce premier roman n’est pas de plonger dans la réalité la complexité ou la densité, mais bien d’offrir un moment de lecture léger, captivant et vraiment sympathique et là les auteurs ont réussis leur pari.

L’univers mis en place par les auteurs et tout aussi intéressant à découvrir au fil des pages, un monde, mélange des genres, entre cette Egypte mystique et pleine de dieux facétieux qui joue avec les hommes et aussi cette ambiance très polar noir des années 20-30. Un mélange qui marche efficacement et qui fait qu’on a envie de découvrir cette Egypte qui nous est présentée. On sent aussi que les auteurs se sont renseignés pour créer leur univers, que ce soit aussi bien à travers les villes que les lieux visités. Par contre une petite carte aurait peut-être été un plus, car j’avoue que ma connaissance de la géographie Egyptienne n’est pas obligatoirement mon fort. Les auteurs n’oublient pas non plus l’humour principalement à travers la représentation de ces dieux et
de leurs comportements qui se révèlent principalement délirant, surtout par exemple, j’avoue, la représentation de Seth en mafiosi.

Concernant les personnages, finalement on s’accroche vite au personnage principal, ce détective limite looser qui ne cherche qu’à profiter de la vie à moindre frais et à siroter son whisky dans un bon fauteuil. Il se révèle attachant et surprenant et possède un petit air, j’ai trouvé, de Harry Dresden. Mais voilà il ne faut pas oublier non plus tous ces personnages secondaires qui se révèlent vraiment être des protagonistes hauts en couleurs, pleins de verves et de réparties et qui ne manquent pas de rendre les aventures du héros plus palpitantes et pleines d’humour que ce soit, comme je l’ai déjà dit, les dieux, mais aussi les différentes aides et associés que va rencontrer notre détective au cours de ses enquêtes.

La plume à quatre mains des auteurs se révèlent vraiment simple, entrainante, sachant nous plonger dans ces aventures avec facilité et sachant jongler entre les passages nerveux, rythmé et efficaces, mais aussi des passages plus calmes et nuancés ou encore plus humoristiques. Au final on sent que les auteurs se sont amusés et ont clairement voulu amuser le lecteur, ce qui se ressent tout au long du roman dont on a parfois du mal à lâcher tant il se révèle drôle et plein de vie malgré, certes, quelques points qui m’ont dérangé comme certaines facilités et quelques répétitions, mais rien de vraiment dérangeant. Dans tous les cas je lirai la suite avec plaisir et j’ai hâte de savoir ce que va nous réserver le tome deux qui sort le mois prochain abandonnant les enquêtes courtes pour un roman avec une seule enquête.

En résumé : J’ai passé un vraiment bon moment de lecture avec ce roman qui regroupe plusieurs enquêtes de Lasser le détective. L’histoire se révèle simple et efficace nous emportant facilement dans les aventures du héros, une histoire sans temps morts et pleines de surprises, mais qui voilà, par moment, tombe peut être un peu dans la facilité que ce soit dans la révélation d’indice ou par les témoins qui tombent au bon moment. De plus je reproche aussi peut être une légère répétition dans la présentation des personnages, mais voilà rien de dérangeant tant l’histoire se révèle agréable, pleine d’humour et efficace, le tout porté par un univers, mélange des genres qui se révèle intéressant et passionnant à découvrir. On s’attache facilement au héros un peu looser qui possède un petit air d’Harry Dresden et il est bien porté par des personnages secondaires pleins de mordants et hauts en couleurs. La plume à quatre mains des auteurs se révèlent simple et efficace et je lirai la suite des aventures de Lasser avec grand plaisir.

 

Ma Note : 7,5/10

Les Etranges Soeurs Wilcox Tome 1, Les Vampires de Londres – Fabrice Colin

les-vampires-de-londres Résumé : Londres 1888. Qui sont ces deux orphelines qui s’aventurent la nuit dans les rues mal famées ? Ignorent-elles qu’on peut y rencontrer Jack l’Eventreur ? Que des créatures plus terrifiantes encore, goules et vampires s’y livrent une lutte sans merci ? Mais Amber et Luna Wilcox ne sont pas des jeunes filles comme les autres. Sous leur frêle apparence se cache un terrible secret. C’est pour cela qu’elles ont été choisies. Par qui ? Impossible d’en dire plus. Sinon que la survie de l’empire britannique repose désormais sur les très étrangers soeurs Wilcox…

Edition : Gallimard Jeunesse

 

Mon Avis : Ce livre est un peu arrivé dans ma PAL par hasard, en effet lors de la dernière sortie TTBS ce livre a été proposé en prêt par Basset. Étant intrigué par le quatrième de couverture ainsi que par l’illustration de couverture, illustrée par Erwann Surcouf, que je trouve vraiment sympathique et agréable ce qui a pas mal joué sur le fait que j’ai décidé de découvrir ce premier tome de ce livre jeunesse.Je remercie donc Basset de m’avoir prêté ce livre.

Dès les premières pages on rentre facilement dans ce roman qui nous plonge directement dans l’histoire et surtout dans les malheurs qui frappent ces deux soeurs qui se réveillent dans un cimetière.Tout va très vite, les clans se forment rapidement, on découvre les ennemis et les alliès. L’auteur se permet même de multiplier les lignes d’intrigue qui s’entremêlent, chose assez rare pour un livre jeunesse. Il sait même facilement happer le lecteur en jouant sur les rebondissements et les retournements de situations ce qui fait qu’on se demande même jusqu’où va-t-il bien pouvoir nous emmener. Mais voilà le problème c’est que la suite ne répond pas aux attentes qu’avait l’air d’offrir le début de ce roman, ce qui est vraiment dommage.

Certes comme j’ai dit l’auteur multiplie des sortes de sous-intrigues, mélangeant le tout pour essayer de ne pas rendre la tâche trop aisée au lecteur de trouver la fin, mais voilà à force d’emmêler les histoires on obtient rapidement quelque chose que j’ai trouvé finalement lourd par moment. Surtout que bon, il faut bien l’avouer, certaines des sous-intrigues n’ont l’air de servir à rien mis à part remplir un chapitre, car trop vite résolue. Cette impression un peu trop touffue et dispersée fait que j’ai eu du mal à vraiment me plonger dans cette lecture ayant parfois l’impression que l’histoire allait dans tous les sens pour ne vraiment aboutir à rien. Ce qui est dommage car il y a quand même de bonnes choses dans ce roman, on ne s’ennuie jamais vraiment, l’histoire se révèle vive et sans temps morts, mais voilà je n’ai pas été complètement embarqué. De plus j’ai trouvé dommage que l’auteur passe sous silence certains développements qui m’ont paru important n’offrant ainsi qu’un résumé de quelques lignes ce qui est assez frustrant. Heureusement la conclusion plutôt énergique et vive vient remonter tout ça.

Concernant l’univers il se révèle assez intéressant, alors bien sûr il ne révolutionnera en rien le genre et se révèle loin d’être le plus original, mais l’auteur connaît bien ces classiques et nous offre donc, dans ce roman, un univers solide et efficace qui ne manque pas de charme. On retrouve dans cette Angleterre Victorienne tout ce qu’il faut de magie et de mystères pour charmer un minimum le lecteur et le tout sans le perdre en étant trop lourd ou compliqué. Entre vampire, magiciens ou encore sociétés secrètes il y a tout ce qu’il faut pour plaire à un lecteur jeune et moins jeune et le tout sans non plus trop tomber dans la caricature. Alors, bien sûr par moment on aimerait en savoir plus, que l’auteur nous développe plus tel ou tel point mais rien de bien méchant.

Pareil pour ce qui concerne les personnages j’ai eu quand même un peu de mal à vraiment m’accrocher à eux, par exemple les fameuses soeurs Wilcox elles m’ont paru interchangeable tant il est difficile de les différencier l’une de l’auteur dans leurs comportements. De plus leurs façons de prendre des décisions parait tellement aléatoire qu’on se pose des questions, comme par exemple rejeter l’aide d’un personne car elle parait louche, mais sortir dehors dans des ruelles avec un inconnu ne les dérangent en rien. De plus on nous présente ces soeurs comme proches l’une de l’autre, alors qu’elles passent leur temps à se cacher tout élément important, histoire de placer un peu de suspens. Autre point qui m’a dérangé, l’auteur réutilise certains personnages connus et j’avoue un personnage m’a énormément perturbé, c’est la réutilisation de Sherlock Holmes, mais un Sherlock complètement différent de l’idée que je m’en suis fait, ce qui fait que je n’ai pas du tout accroché à ce personnage en particulier. Les autres personnages secondaires restent intéressants, mais sont trop peu développés dans ce premier tome.

Le style de l’auteur est intéressant, il est un minimum travaillé et on sent aussi que l’auteur ne s’est pas lancé au hasard dans cette histoire,qu’il s’est renseigné sur l’époque et sur le côté magique et mystique. C’est là finalement que c’est vraiment dommage car j’ai bien senti tout le potentiel que possédait cette histoire et, malgré ma chronique, je ne sors pas complètement déçu de ma lecture. Mais voilà au final le roman n’a pas réussi à complètement m’embarquer et je ressors pas vraiment conquis par cette histoire. Peut être est-ce moi ou le fait que j’ai lu ce livre après Le Trône de Fer L’Intégrale 3, mais voilà je ne pense pas me lancer dans la suite. Je peux comprendre par contre que ce livre peut plaire car comme je l’ai dit il a du potentiel et si le lecteur arrive à s’attacher aux personnages il aura sûrement plus de facilité à apprécier la lecture.

En Résumé :Je ressors de ma lecture avec un avis vraiment mitigé. J’ai vraiment senti que cette histoire pouvait avoir un potentiel mais j’ai pas accroché plus que cela. L’intrigue n’est pas mauvaise en soir pour un livre jeunesse mais l’auteur cherche à multiplier les fils de sous-intrigues ce qui, au lieu de densifier l’histoire, l’a rendue à mon goût un peu trop brouillonne. J’ai eu aussi du mal à vraiment m’accrocher aux personnages, les soeurs Wilcox manquent de profondeurs et surtout ont des réactions un peu trop surprenantes et au bonheur la chance, de plus l’auteur réutilise des personnages connus et j’avoue je n’ai pas réussi à me retrouver dans le Sherlock Holmes présenté. Concernant l’univers il se révèle vraiment sympathique et solide sans être non plus des plus novateurs ou originaux, mais l’auteur a réussi à créer quelque chose d’intéressant. La plume de l’auteur se révèle plutôt agréable, mais voilà une histoire brouillonne et des personnages dont je n’ai pas accroché font que je ne lirai sûrement pas la suite.

 

Ma Note : 5/10

Tony Chu Détective Cannibale Tome 2, Un Goût de Paradis – Guillory & Layman

tony-chu-un-gout-de-paradis Résumé : Tony Chu, agent très spécial du département de Répression des Aliments et Stupéfiants, est sur la trace d’une plante étrange dont le goût ressemble exactement à celui du poulet ; poulet dont la consommation mondiale a été prohibée depuis d’obscurs cas de grippe aviaire. Son enquête le mène jusqu’à l’île paradisiaque de Yamapalu, un endroit idéal pour couler des jours heureux… et trouver une mort certaine.

Edition : Delcourt

 

Mon Avis : Après un premier tome qui se révélait vraiment déjanté et, le tout basé sur une idée originale qui m’a vraiment accroché dès le départ, il n’a pas fallu longtemps pour que ce second tome rejoigne ma PAL. Par contre, je l’avoue, j’ai mis un peu de temps pour le lire, la faute à un léger manque de temps, mais voilà la chose est maintenant réparé. La couverture est moins sanglante que celle du premier volume, mais parait toujours aussi fun et déjanté.

On retrouve nos héros à peu près là où on les avait quittés au tome précédent. Suite aux évènements Tony travaille toujours au RAS retrouve son ancien coéquipier. Ce qui est bien avec ce comics c’est qu’il ne se prend pas vraiment la tête en nous offrant des situations funs, enlevées et pleines d’ironies, même si parfois l’humour tombe un peu bas, ce qui n’est pas toujours ce qui m’accroche le plus. Les différentes enquêtes présentées dans ce tome vont amener notre détective à continuer à rencontrer un lot de protagonistes tout plus tarés les uns que les autres, dans un univers où il est interdit de consommer du poulet. L’idée originale du héros est toujours aussi intéressante et permet aussi des situations toujours plus cocasses.

L’univers mis en place par l’auteur est toujours aussi intéressant, décalé et coloré, avec cette interdiction de manger du poulet suite aux graves pertes qu’a causé la grippe aviaire. De plus l’ambiance très funky, style polar années 70/80, colle parfaitement à cette histoire et au monde que cherche à développer l’auteur. Le léger problème vient qu’à travers cette accumulation de petites histoires il n’y a pas encore de véritable fil rouge qui se dessine. On retrouve bien des personnages récurrents, mais rien qui permet de clairement définir une intrigue principale, ce qui est un peu dommage. Cela ne gêne en rien pour le moment, car ce n’est que le second tome, mais il ne faudrait pas trop faire trainer les choses sous peine de perdre le lecteur. Un tome pour présenter à chaque fois un vilain sans même parler de son but, on va vite se lasser.

Les personnages sont toujours aussi intéressants à découvrir et se révèlent surtout très drôles, plein de verves et de surprises ce qui les rend attachants. On en découvre un peu plus sur le premier équipier de Chu qu’on retrouve dans ce tome, même si j’ai trouvé qu’il n’était tout de même qu’esquissé, mais il devrait se développer dans les prochains tomes. Les personnages secondaires ne manquent pas d’attraits et parfois même de mystères et permet aussi de développer ainsi le personnage principal qu’est Tony Chu. Alors, bien sûr, on pourrait reprocher au héros d’être parfois un peu trop caricatural, mais je trouve que ça colle, pour le moment, parfaitement avec ce qu’essaye de nous présenter les auteurs.

Les graphismes sont, à mon goût, toujours aussi funky, stylés 70/80 et paraissent toujours aussi réussis, vivants et efficaces. Ils conservent ce trait caractéristique et anguleux, principalement sur les visages, qui peut surprendre mais finalement qu’on assimile très vite. Donc voilà un second tome que je trouve tout de même un léger ton en dessous du premier, car il est un peu difficile de pleinement repérer un fil rouge, mais qui se révèle toujours aussi fun, déjanté, vif et plaisant à lire. Je lirai donc la suite sans soucis.

En Résumé : J’ai passé un bon moment avec le second tome de cette série de comics qui se révèle toujours aussi plaisant à lire nous offrant une histoire vraiment pleine d’humour, d’action et dont l’idée originale d’un héros gouteur est toujours aussi bien traité avec humour et dérision. L’univers se révèle toujours aussi intéressant, solide et efficace et donne envie d’en savoir plus. Les personnages sont toujours aussi intéressants à découvrir, pleine de verve et d’humour et se révèlent attachants. Mon seul point faible et que finalement au bout de deux tomes il n’y a pas vraiment de fil rouge ou d’intrigue principale qui se détache, rien de bien méchant, mais il ne faudrait pas créer une série à rallonge simplement parce que le succès est présent. En tout cas un second tome agréable et efficace et je lirai la suite avec plaisir.

 

Ma Note : 7,5/10

Les Tangences Divines – Franck Ferric

les-tangences-divines Résumé :Lorsque Théodule, égoutier à Paris, décide de lever le pied sur un job qui l’épuise et une vie de couple bancale, il espère pouvoir se la couler douce un moment. Mais c’est sans compter sur l’arrivée de deux vieilles gloires décaties persuadées que leur salut tient à la redécouverte d’un dieu antique, qui viennent frapper à sa porte pour le contraindre à leur prêter main forte.

Embringué dans une histoire qui le concerne sans doute plus qu’il ne l’imagine, l’égoutier croisera des nains ratatinés, des dieux amateurs de blues, des déchus à tête de chacal et des nymphes
rapiécées. Autant de guides splendides et misérables, qui le conduiront aux confins des tangences divines.

Une chose est certaine : si les dieux de jadis ont salement perdu de leur superbe, ce sont toujours de fieffés escrocs.

Edition : Edition du Riez

 

Mon Avis : J’ai découvert Franck Ferric il y a quelques années, au festival des Imaginales, où il était venu présenter La Loi du Désert, un roman qui nous offrait un voyage vraiment intéressant et poétique à travers un récit post-apocalyptique réfléchi et intelligent (retrouvez ma chronique ici). Je me suis donc facilement laissé tenter, lors des dernières Futuriales, par son dernier roman dont la quatrième de couverture, faisant revenir les dieux dans notre monde, ne manquait pas d’attrait. Puis il faut bien l’avouer la couverture, illustrée de nouveau par B., est encore une fois vraiment réussie et possède un côté sombre et froid qui donne vraiment envie d’en savoir plus.

Que dire de ce roman, j’avoue j’en sors avec un sentiment certes positif et agréable mais, voilà, je suis loin d’avoir été complètement conquis comme j’ai pu l’être par exemple avec La Loi du Désert. Déjà, il faut bien l’avouer, j’ai eu du mal au début du roman, la faute en grande partie au personnage de Théodule dont j’ai eu un peu de mal à vraiment m’accrocher, voir même parfois m’intéresser. Pourtant, l’idée de l’auteur de nous présenter un mec banal au possible est bonne et, il faut l’avouer, peu utilisée dans les livres, mais voilà au lieu de nous présenter un personnage banal on tombe parfois dans la caricature de ce qu’on peut appeler limite un « beauf », l’homme qui après sa journée boulot et regarde la tv en slip un saucisson à la main et qui subit tout et n’importe quoi, comme par exemple un mariage en perdition avec une femme plus autoritaire qu’autre chose, sans jamais vraiment se plaindre, râler ou tenter quoi que ce soit. J’ai trouvé les ficelles trop grosses et parfois un peu extrême, ce qui fait qu’on regarde un peu ce personnage de loin, sans jamais vraiment s’attacher à lui ou complètement l’apprécier.

Pourtant l’histoire ne manque pas de charme, mais aussi d’originalité et d’imagination avec ses dieux revenus sur terre, surtout aussi cet univers qui nous est présenté à travers le travail d’égoutier de notre héros que j’ai trouvé vraiment intéressant à découvrir et qui, finalement, offre un certain charme pour le cadre, certes un peu claustrophobe, de l’histoire, mais qui colle parfaitement à l’histoire je trouve. De plus ces dieux manipulateurs, fieffés menteurs et filous qui ne cherchent que leurs intérêts personnels sont vraiment intéressants à découvrir et à suivre leurs manipulations et leurs trahisons. Alors, bien sûr, l’auteur n’est pas le premier à nous présenter les dieux de cette façon, mais il a réussi à se les approprier et les intégrer facilement dans cette histoire et dans notre monde le tout sans jamais perturber ou ennuyer le lecteur.

Mais voilà le problème est que ces points, qui rendent cette histoire vraiment captivante et intéressante à découvrir, sont contrebalancés par quelques aspects qui m’ont dérangé lors de ma lecture de ce livre, en plus du personnage principal avec qui on met un peu de temps à accrocher. Déjà premièrement j’ai eu un problème avec les descriptions, car autant des fois l’auteur sait nous transporter dans son univers et dans son monde avec des descriptions un minimum soutenues et possédants une certaine poésie, autant il peut nous offrir des descriptions de choses banales qui traînent en longueur et fait qu’on se déconnecte un peu, on est peu intéressé de savoir que notre héros mange un pomme ou fait cuire des haricots sur une plaque chauffante. Enfin, autre point qui m’a dérangé c’est cette fin abrupte, surtout concernant le passage sur les dieux et la quête de notre héros. Un peu comme si l’auteur délaissait son histoire première pour se consacrer pleinement à un message plus philosophique qu’il cherche à faire passer.

Concernant les personnages, comme je l’ai déjà dit au début, j’ai eu un peu de mal à pleinement m’accrocher à Théodule et il faut un peu de temps, le temps que la quête s’installe pour que je me
passionne doucement à ce personnage et ces aventures. Concernant les autres personnages je les ai trouvés intéressants et surtout assez hétéroclites, que ce soit son collègue égoutier grand black amoureux de Jazz, ou bien Sylène le vagabond amoureux de l’alcool ou bien encore Echo cette déesse écorchée; ils nous offrent une palette de personnages qui se révèlent plaisants à découvrir et à suivre. Mais surtout c’est la façon dont l’auteur a fait survivre et adapter ses anciens dieux dans notre monde actuel que j’ai trouvé vraiment intéressant.

La plume de l’auteur est toujours aussi intéressante, efficace et possède toujours une certaine poésie même si comme je l’ai dit, parfois, elle se perd dans des descriptions parfois inutiles. On se laisse tout de même un minimum emporter par ce roman qui se révèle plaisant à lire. Puis comme à son habitude avec l’auteur, c’est surtout le chemin qui compte, un chemin qui nous montre un monde amorphe, en pleine déperdition où il est important de profiter pleinement de la vie. Cette philosophie se démarque vraiment dans le dernier chapitre qui se révèle vraiment profond, magique, sombre et passionnant. Mais voilà, dommage que le chemin que nous offre l’auteur soit parfois laborieux et que l’auteur brusque sa fin sur la quête de notre héros sans offrir obligatoirement toutes les réponses pour se consacrer sur sa philosophie. Un livre sympathique qui aurait pu être plus, je pense, sans ses quelques défauts.

En Résumé : J’ai passé un sympathique moment avec ce roman qui nous offre une histoire qui ne manque pas d’originalité, d’imagination et de charme qui nous plonge dans des anciens dieux en fin de vie qui lutte pour essayer de survivre face à un monde qui change et évolue. Mais voilà autant l’auteur sait nous offrir des descriptions passionnantes et poétiques autant des fois elles paraissent un peu inutiles et lourdes, de plus l’auteur nous offre une conclusion vraiment abrupte ce qui est dommage. Concernant les personnages j’ai eu du mal à m’attacher à Théodule, surtout au début, l’auteur cherchant à nous présenter un héros normal mais qui se révèle un peu trop fataliste, subissant trop les évènements sans jamais remettre en cause ou se plaindre. Par contres les autres personnages offrent un panel de personnalités intéressantes. Le style de l’auteur est intéressant et possède une certaine poésie et comme d’habitude avec l’auteur le chemin compte plus que la finalité, mais dommage finalement que ce chemin soit parfois laborieux et que la fin soit trop abrupte. Une lecture agréable.

 

Ma Note : 7/10

Alter Ego, Ultimatum – Renders & Lapières & Reynès & Benéteau

alter-ego-ultimatum Résumé : Pour venger la mort de Fouad et de Suzanne, Camille et Miep veulent faire éclater au grand jour la vérité sur la nature des Alter Ego et sur le complot mondial engendré par cette découverte. Traquées par les hommes d’Urasawa, elles lancent un ultimatum à la milliardaire Grynson. Mais quelles chances ont-elles face au pouvoir financier et logistique d’Urasawa, désormais allié, bon gré mal gré, au fils du Président américain? Bien que puissant, le jeune Noah s’avère cependant un allié encombrant, car il semble avoir perdu toute mesure, obnubilé par le perspectives de profit et de pouvoir qu’offrent les découvertes de la U-Tech. Enfin, le médium Jason n’a pas dit son dernier mot. La confrontation est inévitable. Mais finalement qui est dans le camp de qui?

Edition : Dupuis

 

Mon Avis : Le voilà enfin, le tome 7 de la série Alter Ego, celui qui offrira les révélations et nous permettra de savoir enfin ce qui se cache derrière ce complot, le volume qui devrait normalement apporter le maximum de réponses aux questions qu’on pouvait se poser encore. Cette fois on ne suit pas qu’un seul personnage mais la majorité des personnages qu’on a croisés dans les tomes précédents. J’attendais vraiment ce tome avec impatience pour savoir comment les auteurs allaient agencer tout ça.

Ce tome va se révéler finalement beaucoup plus rythmé que les précédents, se concentrant plus sur cette course poursuite entre ceux qui veulent dévoiler la vérité et ceux qui veulent la cacher. Peu de nouvelles révélations dans ce tome, mais toutes les confirmations des différents éléments qui avaient été dévoilés ou soupçonnés dans les tomes précédents. Un tome au rythme vraiment nerveux, soutenu et efficace construit un peu comme la série 24 avec le temps qui défile, sans temps morts entre course poursuite, actions et retournements de situation, mais le tout possédant une certaine cohérence et dans une certaine logique même si, il faut bien l’avouer, il y a quelques facilités, surtout devant tous les déplacements qu’effectuent nos héros en si peu de temps.

Mais voilà sans jamais casser le rythme ou ennuyer le lecteur ce tome se révèle moins surprenant, principalement concernant les révélations ne servant que de course poursuite contre le temps, mais aussi de confirmation et d’explications sur des points qu’on savait déjà. Ce qui n’empêche pas ce tome d’être vraiment agréable à lire, efficace et prenant, il est juste différent des autres et montre bien que les auteurs savent s’adapter à leur histoire. Au final donc un tome tout en tension, nervosité, action et qui se révèle vraiment dense du début à la fin. Peut être le seul petit bémol c’est que dans ce tome, obligatoirement, on perd l’attrait des six autres tomes à devoir soit même assembler les pièces du puzzle, mais bon les auteurs ne pouvaient faire autrement, il fallait obligatoirement un tome charnière, ce tome apportant vraiment un plus à l’intrigue, servant de point de rencontre et de vérité.

Concernant les personnages je dois dire qu’il est vraiment plaisant de retrouver tous les personnages des tomes précédents qui vont se révéler et se croiser suite à cet ultimatum. On remarque aussi que les personnages ne sont pas figés, qu’ils évoluent et, autant certains confirment ce qu’on pensait d’eux, autant d’autres vont se révéler surprenant et dévoiler une face d’eux qu’on ne connaissait pas forcément. Jonas, le médium, parait, selon moi, l’un des meilleurs personnages de ce roman et son histoire avec son jumeau est vraiment une idée originale et bien menée. Par contre, dommage que certains personnages soient moins présents et plus en retrait, je pense en particulier à Camille qui, sans être non plus inutile, sert seulement d’élément déclencheur et après n’apporte que peu de choses, mais rien de bien méchant tant ce tome se révèle foisonnant.

Les graphismes se révèlent toujours aussi réussis et plaisants, sachant alterner de façon efficace les scènes nerveuses et pleines d’action avec les scènes plus calmes et plus intimes de révélations. Je trouve juste dommage que les passages de la vidéo de Suzanne on voit le visage du personnage à chaque fois couper en deux à cause du fait qu’elle se trouve en milieu de page. Au final on pourrait croire que j’ai adoré ce tome et, oui, j’ai trouvé ce tome vraiment bon, mais voilà un point me chiffonne, je m’attendais à une révélation finale alors que ce tome se finit sur un cliffangher et nous annonce que trois nouveaux personnages et un tome, cette fois final, sortira en 2013. Au début de ce cycle je n’avais jamais compris les choses ainsi et je suis légèrement frustré me demandant si la suite à véritablement un but ou si elle cherche juste à vendre plus d’albums? Pour le moment je ne juge pas et seul la lecture des prochains tomes me fournira la réponse, prochains tomes que je lirai avec grand plaisir.

En Résumé : J’ai finalement passé un bon moment avec ce septième volume de la série Alter Ego qui nous offre une histoire, certes qui a perdu un peu le charme des précédents, car on n’a pas besoin d’assembler les pièces, mais qui se révèle haletante, efficace et dense et qui fait qu’on ne s’ennuie jamais. On retrouve la majorité des personnages des tomes précédents avec plaisir certains confirmant ce qu’on savait déjà d’eux tandis que d’autres se dévoilent sous un jour qu’on ne leur connaissait pas et de façon surprenante. Les graphismes se révèlent toujours réussis, efficace et nous plongeant avec faciilté dans l’histoire. Mon seul regret et que finalement la conclusion se finisse sur un cliffangher et qu’on apprenne qu’une deuxième saison avec 4 nouveaux tomes (3 personnes plus un tome final) sortira courant de l’année. Dans tous les cas je lirai la suite avec plaisir.

 

Ma Note : 7,5/10

Le Lion du Caire – Scott Oden

le-lion-du-caireRésumé : Sur les berges du Nil, dans un palais somptueux, le jeune calife Rachid al-Hasan tente de contrôler un empire corrompu. Le roi chrétien de Jérusalem, un homme à l’insatiable cupidité, a envoyé des représentants du célèbre ordre des Templiers au coeur de la ville pour exécuter ses instructions dans un bain de sang. Dans les souks bondés et les ruelles étroites, des factions s’affrontent.
L’Égypte saigne, et l’odeur attire ses ennemis comme autant de requins. Pourtant, il reste un espoir. Le calife fait appel à la plus puissante des armes : un homme seul. Un Assassin à la lame possédée par un démon, dont la sinistre réputation s’étend de Séville à Samarcande. Celui qu’on appelle l’Émir du Couteau…

Edition : Bragelonne

 

Mon Avis : Bragelonne, comme chaque début d’année, nous arrive avec un roman qui profite d’un gros matraquage sur le net et pas mal d’annonces. J’avoue que depuis quelques années je fais plus attention avec ces annonces, la preuve mes dernières lectures des « coup de coeur » de la maison d’édition qui se sont soit révélé ratés, soit tout juste moyens. Mais voilà j’ai décidé de rapidement lire ce roman car, j’avoue, le quatrième de couverture nous plongeant en Egypte ainsi que l’illustration de la couverture, que je trouve vraiment réussi et intrigante, m’ont vraiment donnés envie d’offrir une chance rapide à ce livre au lieu de le laisser s’enfoncer dans les abysses de ma PAL.

Et je dois dire que je ne suis pas déçu de ma lecture. Alors, soyons clair tout de suite ce roman n’est pas un chef d’œuvre, mais il m’a permis de passer un bon moment sans temps mort. L’auteur
s’annonce influencé par les textes de Howard et çela se ressent, car il nous offre un roman d’héroïc fantasy à l’intrigue vraiment nerveuse, violente, pleine de vie et d’action mais aussi, finalement, un peu simpliste avec cet assassin, seul contre tous, et qui doit sauver le Caire de ses ennemis. On ne s’ennuie jamais dans ce roman et, dès le début, le rythme soutenu fait qu’on se laisse emporter par l’histoire, la tension montant doucement au fil des pages pour aboutir à une conclusion pleine de surprises et de rebondissements que l’auteur maîtrise plutôt bien. L’action très présente se révèle très visuelle et ne manque pas de tonus, même si par moment l’auteur en fait un peu trop facilitant un peu trop certains combats de son héros principal, mais rien de bien dérangeant. Là où le roman devient intéressant c’est que l’auteur a réussi à élever son récit par rapport à ce qui se fait d’habitude dans ce domaine.

Car oui, l’auteur ne se limite pas à un héros « bourrin » qui va accumuler les scènes de combats et d’actions et va sauver un peuple entier, non, il cherche à nous offrir une histoire un peu plus intelligente que la moyenne où les intrigues et les trahisons ne manquent pas, densifiant ainsi légèrement son récit, le rendant plus complexe. Alors, bien entendu on est loin de ce que peut proposer certains auteurs, Scott Oden cherchant quand même à nous présenter quelque chose qui se lit facilement et rapidement, mais voilà je trouve cela agréable de ne pas avoir qu’une accumulation d’action, mais de trouver aussi une intrigue un minimum soignée qui révèle son lot de machinations, de surprises et de ruses. Par contre je trouve dommage que parfois l’auteur tombe un peu trop dans la facilité sur son intrigue, surtout vers la fin quand notre héros va infiltrer un camp, je doute que la chose aurait pu se passer aussi facilement et c’est un peu le péché de l’auteur,rendre parfois les choses trop faciles.

L’univers présenté par l’auteur se révèle vraiment intéressant car il est rare, en tout cas de ce que j’ai lu, de se retrouver du côté de l’orient vis-à-vis de la Guerre Sainte. De plus le cadre de la ville du Caire se révèle vraiment soigné, travaillé et donne vraiment envie de visiter cette ville des « Milles et Une Nuits », ensoleillée et magnifique, mais qui possède ses zones d’ombres et de misères. La magie et le fantastique se révèle présente avec parcimonie dans ce roman mais se révèle solide et efficace et donne envie d’en savoir plus, comme par exemple sur cette arme que possède le héros. La culture, la société ainsi que les croyances sont plutôt bien représentées et ne perdent pas trop le lecteur tout en se révélant plaisant à découvrir, même le langage arabe dont se sert légèrement l’auteur ajoute une pointe de réel à son histoire. Par contre il faut avoir un minimum d’attrait pour l’Egypte sous peine de ne pas accrocher au roman. Sinon je tiens à prévenir, ce roman n’a rien d’historique, l’auteur le dit lui-même dans la préface, il s’est donc permis des changements et des modifications.

Concernant les personnages je dois dire que le personnage principal se révèle vraiment charismatique, plaisant à suivre, mais aussi loin d’être manichéen, possédant cette nuance qui fait qu’il oscille un peu entre le bon et le mauvais, par contre, et c’est un reproche que je fais à tous les personnages, c’est que sans être manichéens ils sont tous dans un camp et ne remettent jamais vraiment en cause leurs actions et leurs ordres, ce qui est parfois, pour certains personnages assez surprenants. Concernant les personnages secondaires ils se révèlent solides, intéressants et ne manquent pas de charmes à suivre, que ce soit les bon comme les mauvais malgré certaines simplicités. Par contre, je suis un peu déçu des personnages féminins qui donnent soit parfois l’impression d’être surjouées, soit trop superficielles comme le rôle de la concubine.

Le style de l’auteur se révèle vraiment simple, efficace et vivant sachant nous plonger assez facilement dans son histoire et dans son univers, ce qui fait qu’on a du mal à vraiment lâcher le roman malgré les quelques reproches ici ou là. Un roman nerveux, prenant, violent et efficace qui ne manque d’être un minimum intelligent et complexe. J’ai donc été agréablement surpris par ce roman et, même si on est encore loin de l’excellent roman, je peux comprendre l’enthousiasme que Bragelonne trouve à ce livre d’héroïc fantasy. Un roman qui m’a offert un bon moment de lecture dommage que l’auteur se laisse un peu trop aller à la facilité. Si l’auteur écrit une suite je la lirai sans problème.

En Résumé : J’ai passé un bon moment avec ce livre qui nous offre une histoire d’héroïc fantasy vraiment nerveuse, pleine d’action et sombre ou le lecteur ne s’ennuie jamais tant le rythme est soutenu. De plus l’auteur cherche à rendre son histoire un peu plus intelligente que ce qui se fait habituellement, cherchant à rendre l’intrigue plus complexe qu’il n’y parait tout en gardant le côté fun et nerveux. L’univers situé en Egypte, et plus précisément au Caire, se révèle soigné, solide et intéressant. Le personnage principal ne manque pas de charisme et se révèle passionnant, les personnages secondaires son travaillé, je suis par contre déçu par les personnages féminins qui sont soit surjouées soit superficielles à mon goût. Le Style de l’auteur est vraiment simple, vivant et captivant et nous plonge facilement dans le roman. Un roman, certes, pas parfait mais qui offre un bon moment de lecture et donne envie de découvrir ce que peut proposer d’autres l’auteur.

 

Ma note : 7,5/10

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