Auteur/autrice : BlackWolf Page 143 of 202

Les Livres des Rai-Kirah Tome 1, L’Esclave – Carol Berg

l'esclaveRésumé : Seyonne était le détenteur d’une magie puissante, le dernier rempart contre les rai-kirah, de redoutables démons aux noirs desseins, qui n’hésitent pas à s’infiltrer dans l’esprit des humains.
Mais aujourd’hui, privé de ses pouvoirs, banni par les siens, Seyonne n’est plus qu’un esclave au service d’Aleksander, le fils de l’empereur derzhi qui a asservi son peuple, les Ezzariens. Sa vie ne vaut plus rien, mais il va devoir la risquer pour lutter contre les démons qui semblent avoir infiltré la cour de l’empereur et mettent en péril l’équilibre du monde.

Edition : Bragelonne

Poche : Folio SF

 

Mon Avis : J’ai longtemps été intéressé par cette série sans jamais vraiment me lancer à sa découverte, il faut dire qu’il fut un temps ou Bragelonne n’était pas sûr de sortir la trilogie complète. Heureusement la trilogie est finalement sortie en Grand Format et, le poche du premier ayant suivi juste derrière, je me suis laissé tenter par ce livre. Je trouve aussi la couverture vraiment intrigante et sympathique.

Finalement je suis bien content de m’être lancé dans cette série, ce premier tome se révélant un premier tome solide, efficace et vraiment intéressant. L’intrigue se révèle soigné même si elle repose sur du classique, avec une lutte entre le bien et le mal, prophéties et pouvoirs, mais se révèle parfaitement maîtrisée par l’auteur. Elle sait gérer les rebondissements, retournements de situations et nous offre parfois des surprises vraiment captivantes. On retrouve d’ailleurs dans la plume de l’auteur, je trouve, un peu de la plume de Robin Hobb avec déjà une narration à la première personne qui, certes, limite les points de vues mais permet de jouer plus facilement sur le suspens mais c’est surtout dans sa capacité à développer des personnages lentement et de façon passionnante tout en gardant une intrigue vraiment captivante et sans jamais ennuyer le lecteur. Attention je ne dis pas que Carol Berg fait du Robin Hobb, elle possède sa propre plume, mais il y a ce quelque chose qui fait qu’on ressent une légère familiarité.

Alors bien sûr tous n’est pas parfait, n’est pas non plus Robin Hobb qui veut, et on retrouve parfois certaines longueurs dans le récit, des développements un peu trop prolixes, mais aussi des rebondissements qui m’ont paru, quelquefois, un peu trop rapidement expédiés, parfois un élément de danger est résolu en à peine un chapitre. Aussi l’auteur accélère son histoire vers la fin ce qui occasionne certaines facilités envers nos héros pour se permettre parfois d’aller plus vite. Mais voilà rien de vraiment dérangeant ou d’ennuyant tant ce premier roman m’a paru quand même maîtrisé, haletant et passionnant. L’univers reste certes classique avec un empire, différents peuples, de la magie, mais le tout se révèle efficace et l’auteur s’offre même quelques bonnes originalités dans les éléments surnaturels et cette bataille contre les démons.

Les personnages sont au final une des grandes forces de l’histoire avec des protagonistes opposés, avec Seyonne l’esclave, cynique, froid et qui refuse tout contact et Aleksander, son maître, le prince derzhi un personnage égoïste, sans pitié et imbu de sa personne et pourtant ces deux personnages vont se révéler différent de ce que l’on peut s’imaginer et se lier de façon surprenante. Alors bien sûr qui dit personnages construits dis un rythme un peu plus lent, pour bien les poser, donc si vous recherchez un livre plein d’actions et d’animations vous risquez d’être un peu déçu, mais ce serait dommage tant les personnages sont plaisants et attachants. Les personnages secondaires ne manquent pas non plus de profondeurs et de motivations, même si, sur la fin quand l’auteur accélère, certains personnages sont présentés trop vite.

Concernant la plume de l’auteur je l’ai trouvé de qualité, dense, attrayante et soignée qui nous plonge quand même facilement dans cette histoire malgré les quelques légers défaut qui jalonnent ce livre. Un premier tome, certes pas parfait, mais qui selon moi, vaut vraiment le coup d’être découvert, car il se révèle solide, efficace et prenant et possède quelques surprises et quelques bonnes idées. A noter aussi que ce premier tome possède sa propre fin et qu’il n’est pas obligatoire de lire la suite, même si je lirai la suite avec grand plaisir dès leurs sorties en poche.

En Résumé : J’ai passé un bon moment avec ce livre qui, certes, possède des défauts, mais happe facilement le lecteur et se révèle classique mais vraiment solide et efficace avec une histoire travaillée et possédant quelques bonnes surprises avec des rebondissements et des retournements de situations maîtrisés. L’univers est classique mais efficace. Les personnages sont vraiment un point fort du livre, ils sont vraiment travaillés et solides et repose surtout sur une relation maître/esclave assez rare en littérature. La plume de l’auteur est vraiment dense, soigné et captivante. Alors bien sûr tout n’est pas parfait, certaines longueurs apparaissent par moment, l’intrigue accélère sur la fin occasionnant quelques facilités ou des rebondissements résolus trop vite mais rien de dérangeant tant je me suis tout de même laisser emporter par ce premier tome efficace, prenant et solide. Un premier tome qui possède sa propre conclusion. Je lirai les prochains tomes avec plaisir.

 

Ma Note : 8/10

Sillage Tome 1, A Feu et à Cendres – Morvan & Buchet

sillage-t1.gifRésumé : Sillage est un convoi multiracial de vaisseaux spatiaux à la recherche de planètes à coloniser. Les Hottards, peuple du convoi, doivent absolument s’implanter quelque part.
Sillage leur accorde une planète couverte de jungles et d’océans qui n’est habitée – selon ses critères – par aucune espèce intelligente. Mais le premier Hottard qui débarque tombe sur Nävis, une enfant sauvage d’une race jusqu’alors inconnue de Sillage : les Hommes?

Edition : Delcourt

 

Mon Avis : Dernièrement j’ai envie de lire quelques Bandes Dessinées de science fiction et en attendant la sortie du prochain Orbital (qui ne devrait plus tarder, encore quelques jours) j’ai demandé conseil à mon libraire pour une bonne BD Space-Opera. Il m’a alors fortement conseillé Sillage et je me suis laissé tenter par l’intégrale des trois premiers tomes qui annonçait une histoire vraiment intéressante malgré, selon mon libraire, quelques baisses de régimes selon les tomes. Voilà ma chronique du premier tome.

Ce premier tome nous plonge dans la découverte de ce convoi spatial qu’est Sillage, convoi multi-races, qui recherche des planètes, mais aussi la découverte de Nävis l’héroïne charismatique de cette série. Je dois dire que ce premier tome ne manque pas d’action ni de rebondissements et on ne s’ennuie pas un seul instant malgré une intrigue qui se révèle quand même par moment un peu trop simpliste et parfois possédants quelques raccourcis faciles pour tenir l’histoire en un tome. Il est même parfois surprenant de voir comment s’en sort aussi facilement l’héroïne sauvageonne devant tant de technologies. Et pourtant ça se lit facilement, le rythme est parfaitement maîtrisé, les personnages efficaces et on tourne les pages pour voir comment tout va se finir.

Concernant l’univers mis en place par les auteurs, il se révèle assez foisonnant de jungles et d’animaux en tous genres avec des décors qui se révèlent vraiment magnifiques et flamboyants. Un univers intéressant à découvrir même si je reproche un peu le fait que les « races » aliens soient en grandes majorités trop proches de l’homme avec deux bras, deux jambes etc.. mais rien de vraiment méchant ,car on le remarque souvent dans d’autres livres ou BD. Les différents peuples ont leurs propres façons de vivres, d’évoluer, de se comporter ce qui apporte une grande diversité à l’univers mis en place, mais le plus intéressant et intrigant et cette absence d’humanité, mis à part Nävis. C’est cette question qui va se révéler être le fil rouge de l’histoire. La technologie omniprésente est vraiment intéressante et originale.

Les personnages se révèlent intéressants à découvrir et assez attachants malgré, parfois, une certaine simplicité comme peut l’être Heiilig le Hottard qui aurait mérité plus d’approfondissement ou encore les Migreurs qui sont des êtres simples mais efficaces dont seul Bobo paraît avoir ne conscience. Mais finalement le personnage le plus important reste Nävis qui s’impose facilement pour le lecteur grâce à sa simplicité, sa joie de vivre, sa sauvagerie, mais surtout son charisme et son intelligence particulière, le tout porté par des dialogues souvent percutants et incisifs. C’est vraiment Nävis, sa survie, son passé qui fait qu’on se passionne pour cette histoire.

Les graphismes sont vraiment réussis et possèdent un trait travaillé, efficace et vif et qui fait qu’on se laisse facilement emporter par cette histoire. Les décors ainsi que les personnages sont fidèlement représentés et ne manquent pas d’émotions et de sentiments. La colorisation chaude apporte vraiment un plus à cet univers de jungle. En tout cars je sors de la lecture avec une impression plutôt agréable malgré quelques défauts dans l’histoire, peut être un peu trop simpliste et même si on est loin du niveau d’une BD comme Orbital ça reste vraiment sympathique à lire. Je lirai la suite avec plaisir pour découvrir les nouvelles péripéties de Nävis.

En Résumé : J’ai passé un bon moment avec cette Bande Dessinée de Space-opera qui offre une histoire nerveuse et pleine d’action malgré un côté assez simpliste et quelques raccourcis faciles. L’univers mis en place par les auteurs ne manque pas de charmes et de surprises et se révèle vraiment plaisant à découvrir. Concernant les personnages Nävis est un personnage vraiment passionnant à découvrir par son côté sauvage, simple et impertinent et les personnages secondaires se révèlent intéressant malgré parfois quelques facilités qui arrangent bien l’histoire. Les graphismes se révèlent soignés, travaillé et efficaces nous plongeant facilement dans l’histoire. Au final un premier tome vraiment agréable qui me donne envie de découvrir la suite.

 

Ma Note : 7,5/10

Cthulhu, Le Mythe – H.P. Lovecraft

cthulhu le mytheRésumé : À votre tour, vous allez pousser la porte de la vieille bâtisse hantée qu’est la Maison de la Sorcière, rejoindre un mystérieux festival où l’on célèbre un rite impie, découvrir une cité antique enfouie sous le sable, ou échouer dans une ville portuaire dépeuplée dont les derniers habitants sont atrocement déformés…Ce recueil inclut des illustrations originales ainsi que le portfolio « Les terres de Lovecraft en images » : 16 pages de photographies des paysages et des lieux dont s’est inspiré le maître de l’effroi.
Le mythe de Cthulhu n’a jamais été aussi réel…

Edition : Bragelonne & Sans-Détour

 

Mon Avis : H.P. Lovecraft fait partie de ses auteurs que j’aime, de temps en temps, découvrir ses textes sombres et glauques. Il fait partie, pour moi des grands auteurs de fantastique et de frisson, des textes qui font souvent froid dans le dos et qui marque avec une facilité déconcertante le lecteur, pour peu qu’on arrive à se laisser emporter. Après avoir lu il y a quelques mois Par-Delà le Mur du Someil (chronique ici) je me suis facilement laissé tenter par cette anthologie sur le mythe de Cthulhu proposé par Bragelonne et Sans-Détour. De plus je dois bien avouer que la couverture, illustrée par Goomi, est vraiment réussie et magnifique. Cette anthologie regroupe une introduction à Lovecraft ainsi que neuf textes agrémentés de quelques illustrations, le tout complété par un portfolio de photographies.

Introduction : Cette introduction de Jérome Bouscaut sur Lovecraft se révèle vraiment intéressante, permettant aux novices comme aux habitués de situer ou resituer la vie et l’œuvre de Lovecraft. Une introduction peut être parfois un peu trop didactique par moment, mais qui se révèle vraiment complète sur l’oeuvre de l’auteur, ses influences mais aussi son influence sur d’autres auteurs.

La Cité sans Nom : Premier texte de cette anthologie, il s’agit d’une courte nouvelle qui nous fait découvrir une cité disparue ou se terre l’horreur. Un texte court, sombre nous dévoilant une cité effroyable à la géométrie surprenante qui nous plonge dans un abime de dédales et de cultes. Un texte sympathique, mais qui manque un peu d’impact par son côté un peu trop court ce qui empêche de pleinement sombrer dans la folie que cherche à nous partager l’auteur. Un texte tout de même prenant et intéressants et surtout il s’agit du premier texte ou apparait le Necronomicon.

Le Festival : Encore une courte nouvelle qui nous plonge dans un festival, un culte, bien particulier, un festival obscur qui va plonger dans la folie un héritier bien particulier. Ce texte possède un peu les mêmes défauts et qualités que le précédent, il est sympathique, possède ce côté prenant, mais parait trop court pour vraiment plonger dans cette lente descente dans l’enfer et la folie. Il reste agréable à découvrir.

L’Appel de Cthulhu : On rentre cette fois avec ce texte, dans le vif du sujet et la présentation de Cthulhu et les Grands Anciens à travers l’enquête d’un jeune homme sur la vie et la mort de son grand oncle, universitaire. Un texte angoissant, fluide et qui nous plonge doucement dans l’abyme de la découverte de ces Grands Anciens, monstres intemporels et angoissants. On croirait presque en leurs existences et on se met à frissonner au fil des pages ou la tension et l’horreur monte doucement.

L’Horreur à Dunwich : Selon moi l’un des meilleurs textes de ce recueil où on rentre tout de suite dans un lieu corrompu avec une famille d’abominations qui vont vouer un culte dépravé. La tension et la folie monte crescendo au fil des pages jusqu’à la découverte d’une vérité impossible et une sorte de lutte dérisoire qui ont fait que j’ai même retenu mon souffle, emporté par le texte.

Celui qui Chuchotait dans le Noir : Un texte vraiment intéressant sur la correspondance entre un universitaire et un érudit d’un petit village sur l’existence d’êtres surnaturels dans une forêt sombre. Un texte sombre, monstrueux qui va nous dévoiler les pires cauchemars qui peuvent se tapir dans les forêts les plus denses. Un texte efficace et prenant jouant sur les non-dits pour nous dévoiler le pire. Dommage que l’auteur casse le rythme de sa conclusion selon moi ce qui m’a gâché légèrement ma lecture, mais rien de vraiment dérangeant tant on est pris par l’histoire.

Le Cauchemar d’Innsmouth : Un texte sûrement important dans le mythe des Grands Anciens avec cette ville complètement corrompue, dépravée en pleine corruption par des pouvoirs plus obscurs que va découvrir un jeune garçon en voyage. Un voyage ou l’horreur va le guetter au fil des pages et le transformer complètement jusqu’à une conclusion complètement déroutante et frappante. Un excellent texte, l’un des meilleurs de ce recueils.

La Maison de la Sorcière : Un texte qui va nous plonger dans la lente folie d’un jeune homme qui a décidé d’habiter dans l’ancienne chambre d’une sorcière. Un texte vraiment efficace, prenant qui plonge peu à peu dans l’abysse de l’horreur, mais je trouve un peu dommage que certains aspects sur la sorcière paraissent un peu désuète tout de même de plus je ne sais pas pourquoi et j’ai du mal à mettre le doigt dessus mais il me manquait un petit quelque chose dans ce texte qui l’aurait fait passer du bon texte à l’excellent. Rien de grave.

Le Monstre sur le Seuil : Nouvelle déjà lu dans l’anthologie Par-Delà le Mur du Sommeil, chronique ici.

Celui qui Hante les Ténèbres : Nouvelle déjà lu dans l’anthologie Par-Delà le Mur du Sommeil, chronique ici.

Au final Lovecraft fait, et je le dis clairement, parti des auteurs que soit on adore ou on déteste. Soit on se laisse emporter par son écriture un peu vieillotte et son style simple, dense, mais si particulier qui nous plonge lentement, au fil des pages, dans une folie de plus en plus prenant et sombre soit on s’ennuie rapidement. Moi, personnellement j’adore la vision de l’auteur sur cette folie, et la place de l’homme qui n’est pas obligatoirement tout puissant. De plus Lovecraft a cette facilitée à poser une ambiance sombre, qui monte devient de plus en plus angoissante et stressante au fil des pages nous faisant réévaluer certaines régions et espace et le tout sans gore ni sang nous offrant une réalité différente de ce qu’on cherche à croire. Des textes fascinants avec peu de dialogues qui jouent souvent sur les absences de descriptions que sur les descriptions elles-mêmes pour faire frissonner le letceur et jouer son imagination. Au final une anthologie vraiment intéressante même si les textes ne sont pas tous au même niveau.

En Résumé : J’ai passé un très bon moment de lecture avec cette anthologie de neuf textes de Lovecraft qui vont nous plonger dans la folie des mythes des Grands Anciens et du Necronomicon. Des textes, certes pas toujours au même niveau, mais qui nous offrent une ambiance qui plonge lentement dans la folie la plus sombre et la plus glauque au fil des pages. Pour peu qu’on se laisse entrainer et emporter par ces textes alors préparez-vous à être retourné et à frissonner. Mais si vous n’accrochez pas à l’auteur alors arrêtez-vous car l’auteur possède toujours la même construction pour ces histoires, ce qui est un peu son défaut quand on lit trop de textes de l’auteur à la suite. Pour moi une anthologie vraiment efficace qui s’adresse aux amoureux de l’auteur comme à ceux qui voudraient découvrir son univers.

 

Ma Note : 8/10

S.A.M. Tome 1, Après L’Homme – Marazano & Shang

sam-apres-l-homme.jpgRésumé : Après le Grand Effondrement, seuls quelques enfants et ados tentent de survivre dans la mégalopole. Traqués par des robots tueurs chargés d’éradiquer toute trace de vie, même végétale, ils se sont réfugiés dans les sous-sols et égouts, et ne remontent à la surface que pour chercher de quoi subsister. Un beau jour, Yann, l’un de ces enfants, à l’écart de son groupe, tombe nez à nez avec un robot de type inconnu. Se produit alors un événement qui pourrait changer la face de ce monde en perdition : le robot ne tue pas Yann, pourtant à sa merci ; sur la
structure de ce robot, les initiales S.A.M…

Edition : Dargaud

 

Mon Avis : Dernièrement je dois bien avouer que j’ai envie de lire un peu d’histoires SF Post-Apocalyptique. Le résumé de ce premier tome de S.A.M. ainsi que la couverture ont fait que j’ai trouvé que cette Bande Dessinée paraissait intéressante et m’a donné envie de la découvrir. Ajouter à cela des machines et cette BD a donc rejoins ma PAL en espérant une agréable découverte.

L’histoire se révèle agréable, une bande de jeunes qui tentent de survivre dans les bas fonds d’une ville, remontant à la surface pour la recherche de fournitures, évitant les robots meurtriers. Une relation ambigu va se créer entre une machine et un gamin. Une histoire, certes classique, mais bien menée, efficace et sans temps morts qui ne ménage pas les moments d’actions et les rebondissements sans trop se prendre la tête. Alors certes ce premier tome se répète un peu sur certains points, sert principalement à poser les personnages ainsi que le début de l’intrigue et surtout vise un public très large, ce qui empêche d’être trop sombre dans l’histoire, mais il y a quelque chose d’attachant qui fait que le lecteur suit avec plaisir cette BD. Je reprocherai peut être a ce premier tome un côté un peu « je tourne en rond » sur l’aspect entre le robot, Yann et ses amis.

Concernant l’univers il va se révéler très classique, sans grande originalité avec les machines qui ont décidé de se rebeller et prendre le pouvoir, dans un monde complètement détruit où seuls les enfants ont l’air d’avoir survécus, mais il se révèle assez solide pour ne pas perdre le lecteur. Les auteurs maîtrisent parfaitement les codes du genre pour happer le lecteur même s’il est rarement surpris. Un univers qui plaira aux amoureux de la SF comme aux novices sans les dérouter. La survie des enfants se révèle intéressante dans leur façon de se gouverner. Ce premier tome laisse pas mal de questions en suspens sur la cause de la catastrophe, ses origines ce qui donne envie de découvrir la suite pour en apprendre plus. Le monde est aussi bien porté par des graphismes soignés et réalistes, mais je trouve dommage que l’histoire se situe sur à peine deux ou trois lieux, ce qui rend parfois répétitifs les zones visitées.

Les personnages principaux se révèlent intéressants et surtout attachants, surtout le couple Yann et Ella qui se dévoilent lentement au fil des pages malgré certaines facilités. Les personnages secondaires servent plus de remplissages et paraissent un peu trop stéréotypés et parfois simples, mais remplissent au final parfaitement leurs rôles et surtout évite un peu les caricatures. Les auteurs ont réussi à rendre intéressant leurs évolutions en fonction de leurs survies mais aussi de leurs besoins, des personnages qui vont devoir évoluer. Mais le plus intéressant reste tout de même cette drôle de relation entre ce robot, S.A.M., et cet humain, Yann, personnages antagonistes dans cet univers, mais qui soulèvent pas mal de grandes questions qui font qu’on tourne les pages en espérant en apprendre plus sur le fait que ce robot ne le tue pas.

Les graphismes se révèlent vraiment sympathiques et efficaces avec un trait lorgnant fortement vers un aspect un peu manga, cela vient peut être des origines du dessinateur qui est chinois, mais qui se révèle tout de même prenant offrant un monde détruit, couverts de gravats, mais surtout gigantesques à ses enfants perdus et aussi des robots méthodiques et efficaces dans leurs traques. La colorisation est, je trouve, vraiment réussie jouant entre ombres et couleurs de façon captivante. Au final un premier tome vraiment sympathique, même s’il n’a rien de révolutionnaire dans sa construction et son univers et malgré son côté jeunesse, mais dont j’attends la suite avec plaisir pour essayer de répondre à mes questions.

En Résumé : Ce premier tome se révèle être un tome d’introduction vraiment très sympathique nous offrant une histoire Post-Apo  dans un monde gouverné par des robots et où des enfants doivent survivre. L’histoire, malgré son côté un peu jeunesse, reste efficace et plonge le lecteur dans de nombreuses questions et le fait tourner les pages facilement. L’univers, malgré son léger manque d’originalité, reste solide, les auteurs sachant se servir des codes du genre. Les personnages sont travaillés et attachants malgré parfois quelques personnages secondaires un peu trop stéréotypés. Les graphismes sont vraiment efficaces, tendent parfois vers le manga et le tout est porté par une colorisation entre ombres et couleurs réussies. Je lirai la suite avec plaisir même si cette BD ne risque pas de révolutionner le genre.

 

Ma Note : 7/10

Kaïken – Jean-Christophe Grangé

kaikenRésumé :Quand le Soleil Levant devient un Soleil noir,
Quand le passé devient aussi tranchant qu’une lame nue,
Quand le Japon n’est plus un souvenir mais un cauchemar,

Alors, l’heure du kaïken a sonné.

 

Edition : Albin Michel

 

Mon Avis : Jean-Christophe Grangé fait partie des auteurs français de Thriller que j’apprécie énormément et, malgré quelques livres que j’ai trouvés moins réussis, je suis impatient de découvrir à chaque fois ses nouveaux livres. Surtout, qu’il faut bien l’admettre, le livre précédent de l’auteur, Le Passager, m’avait rassuré sur les qualités de mise en place d’un bon Thriller sanglant de l’auteur (chronique ici) et j’avais donc hâte de découvrir son nouveau roman. Je dois dire aussi que je trouve la couverture de ce livre esthétiquement réussie avec une certaine sensualité qui donne envie de découvrir l’histoire derrière.

Et pourtant je dois bien l’avouer je ne sors pas complètement emballée par ce roman, il est loin d’être complètement raté et mauvais, mais voilà il est aussi très loin des meilleurs livres que j’ai lu de l’auteur. Un livre juste sympathique, mais qui est loin de m’avoir emporté. Et pourtant on sentait que l’auteur souhaitait, avec ce livre, une sorte de renouveau, changer sa façon d’écrire pour surprendre le lecteur en s’éloignant du thriller classique pour nous plonger dans une histoire sombre, sanglante, noire mais, au fil des pages, glissant dans une histoire plus intimiste pleine de secrets, de souffrances et de mensonges qui vont marquer profondément les différents personnages. Mais voilà finalement je trouve que l’auteur n’a pas réussi son pari.

La faute en vient au fait que l’auteur décide de nous offrir deux intrigues, une sur un serial killer « L’Accoucheur », mais qui manque clairement de souffle et de surprises, vu que dès le départ l’auteur nous annonce clairement la couleur avec l’annonce du coupable dès les premières pages, puis une seconde intrigue qui démarre vraiment à la moitié du livre, qui elle se révèle plus prenante et captivante et qui va toucher personnellement le héros et l’amener à reconsidérer sa vie entière et ses proches. C’est cette seconde intrigue qui m’a vraiment intéressé et passionné. De plus l’auteur cherche à embrouiller le lecteur, cherchant à le détourner de la vérité, mais les fausses pistes glissées manquent souvent de rebondissements et paraissent assez balisées. Pour simplifier, la première moitié du livre se lit gentiment, distraitement grâce à la plume de l’auteur un minimum entrainante, il faut attendre le départ de la seconde intrigue pour commencer à se réveiller lentement au fil des pages, pour monter doucement en tension dans les cent dernières pages et cette traque sans merci.

Ce livre se révèle aussi être une véritable déclaration d’amour de l’auteur envers le Japon, pays contradictoire entre les anciennes coutumes, souvent sacrés, héroïques, pleines de non-dits, de traditions et d’honneur, et le Japon actuel en pleine régression et décrépitude, un pays de geek perdu entre nouvelles technologies et le passé. Un Japon qui se révèle, somme toute, dans ce roman assez fascinant. Ajouter à cela le fait que l’auteur arrive toujours à nous dépeindre un monde sombre, plein de violences, de souffrances et de libertés et on obtient un univers vraiment sombre qui devrait coller parfaitement à un Thriller. Et pourtant, j’ai trouvé que l’auteur en faisait parfois un peu trop dans le glauque comme si plus aucun espoir n’existait vraiment, ce qui parfois fait qu’on décroche un peu, surtout dans la première partie, mais rien de vraiment gênant.

Les personnages se révèlent assez intéressants, mais surtout reposent sur les relations entre le policier Passan et sa femme Naoko mais aussi entre Passan et le serial killer L’Accoucheur. Des relations vraiment fortes, surprenantes pleines de charismes et intenses, mais ce que j’ai trouvé dommage c’est que sur le fond ils se ressemblaient tous un peu trop, principalement Passan et le tueur, tous les deux enfants abandonnés, ayant grandi dans le 93, zone de violence et de haine et aux destins différents. D’ailleurs c’est aussi un léger reproche que je fais, l’auteur a voulu sortir des stéréotypes en montrant les deux facettes des banlieues d’où sont sortis un flic et un assassin, mais à force de vouloir quitter ces stéréotypes l’auteur s’y enfonce quand même par moment. Sinon je trouve dommage aussi, à propos de Naoko, d’avoir construit un personnage pendant toute la moitié du livre pour, une fois un secret révélé nous dévoiler le total opposé de ce que l’auteur a essayé de nous présenter, c’est trop abrupte et improbable pour m’avoir complètement emporté.

La plume de l’auteur se révèle toujours aussi fluide, simple, sanglante et efficace et il sait parfaitement nous faire suivre son histoire sans à coups; on se laisse bercer tranquillement par ce thriller qui finalement se révèle en demi-teinte. Surtout que comme à son habitude l’auteur a, selon moi, offert une fin mitigée avec un duel qui manque de force et surtout se révèle expédié en quelques pages à peine. Au final un roman sympathique, surtout après la moitié du roman, avec un univers assez fascinant, mais qui est loin des meilleurs Grangé. J’espère que le prochain livre de l’auteur retrouvera cet univers prenant, mais surtout s’offrira une intrigue plus soignée et travaillée.

En Résumé : J’ai passé un moment juste sympathique avec ce livre, nouveau thriller de Jean-Christophe Grangé. L’auteur change de style et nous offre deux intrigues, mais la première se révèle peu haletante et surtout sans surprise et il faut attendre la moitié du livre pour entre dans la seconde intrigue qui a plus réussi à m’emporter, malgré quelques simplicités et des raccourcis faciles, et monte rapidement en tension. Par contre comme d’habitude avec l’auteur j’ai trouvé la conclusion en demi-teinte. L’auteur nous présente dans ce livre sa passion pour le Japon et arrive vraiment à la partager avec le lecteur sur une nation pleine de contraste et de surprise. Les relations des personnages se révèlent vraiment prenantes et efficaces, mais les personnages en eux-mêmes donnent l’impression d’être tous créé sur le même moule. La plume de l’auteur est toujours aussi simple et angoissante ce qui fait qu’on se laisse aller facilement dans cette histoire même si j’avoue j’en attendais quand même mieux.

 

Ma Note : 6/10

La Saga des Wildenstern Tome 1, Voraces – Oisin McGann

voracesRésumé : Quand Nate Wildenstern rentre au manoir familial après un voyage, il découvre que son frère aîné vient de mourir dans de mystérieuses circonstances… et que tout l’accuse ! Coïncidence ou complot? Les Wildenstern ne sont-ils pas entraînés depuis leur enfance à la trahison et au meurtre ? Un père tyrannique, des voyous prêts à tout et quatre ancêtres revenus d’entre les morts… le retour de Nate dans sa terrible famille ne sera pas de tout repos !

Edition : Mango

 

Mon Avis : Je me suis laissé tenter par cette série après avoir entendu plusieurs avis très positifs sur ces romans jeunesse mélange de steampunk, meurtre et humour; tout ce qu’il faut pour me plaire et facilement me faire craquer. Alors quand j’ai trouvé les deux premiers tomes en occasion, je n’ai pas trop réfléchi et ils ont vite rejoint ma PAL. Puis il faut dire que la couverture, illustrée par Aurélien Police, est vraiment magnifique à mon goût.

Et pourtant je dois bien avouer que je sors finalement de cette lecture avec un avis mitigé, mais surtout loin des attentes que j’avais à propos de ce livre. Attention il n’est pas non plus complètement mauvais, mais là où j’attendais un bon voir très bon livre steampunk et sombre, je me retrouve au final avec un divertissement honnête et sans surprises, qui est loin de m’avoir marqué. Pourtant tout démarrait bien avec une histoire pleine de mystères, de rebondissements et de trahisons dans une famille qui cautionne le meurtre pour permettre son évolution. Une intrigue vive, alerte et pleine de tensions et d’actions qui auraient dû me happer complètement et ne jamais me lâcher.

Mais voilà très vite on se rend compte que nos héros, qui sont soit disant les N°3 et 4 dans l’ordre de succession (avant la mort du frère ainé), se révèlent être en fait des bisounours, limite faiblards au milieu d’une soit disant famille de charognards. Ils ont le cœur tendre, ont du mal à supporter la torture ou les expulsions des travailleurs alors qu’ils baignent dedans depuis leurs naissances. Attention je ne dis pas qu’ils ont tort, bien sûr ce genre de pratiques sont horribles, mais là où ca bloque c’est comment des héros aussi « gentils » ont pu survivre dans une famille aussi pervertie et avide de pouvoir, où tous les coups sont permis. De plus ce roman profite de ficelles qui sont parfois vraiment un peu trop grosses et se reposent parfois trop sur des simplicités qui ont un peu de mal à passer.

Concernant l’univers je ne sais pas pourquoi, mais pour moi tout tendait vers un univers Steampunk et pourtant plus je tournais les pages moins je trouvais l’univers recherché. Seul les mécanimaux offrent une légère perspective steampunk; des mécanimaux dont je trouve vraiment l’idée originale et bien amenée par l’auteur, avec au milieu la théorie de l’évolution adaptée de façon efficace. Des mécanimaux vraiment féroces, puissants et qui donnent envie d’être découverts. Par contre, je trouve dommage que l’auteur ne cherche pas plus à développer son univers, surtout qu’il a l’air de situer son histoire dans une Irlande du 19-20 ème siècle, période assez trouble pour le pays.

Concernant les personnages je dois dire qu’ils ne se révèlent pas mauvais et même assez sympathiques, mais je trouve qu’ils vont se montrer finalement au fil des pages assez stéréotypés et parfois même sans surprises. Que ce soit Nathaniel l’enfant riche et rebelle qui ne cherche qu’à vivre sa vie, Roberto son frère qui cache soit disant un lourd secret, Tatiana la jeune fille revêche qui aime profiter et être gâté ou encore Daisy la femme de Roberto qui c’est marié pour l’argent, mais qui au fil du temps a réussie à aimer son mari, ils m’ont paru balisés, même si au cours de la lecture on s’attache quand même assez à eux.

La plume de l’auteur se révèle quand même fluide et entrainante, mais je trouve dommage qu’elle ait du mal à se démarquer, à avoir son propre style et parfois à essayer de tomber un peu trop dans le visuel, comme si l’auteur cherchait à vendre son projet au cinéma, mais rien de grâve car finalement elle remplit bien son office et rend les scènes très visuelles et prenantes. Par contre j’ai eu un peu de mal sur les quelques réflexions que nous offre l’auteur car autant certaines sont bien amenées et travaillées, autant certaines tombent un peu à plat telle que l’alcool est la cause de tous les maux sur terre ou encore si les femmes étaient au pouvoir on aurait moins de violence. Alors attention je ne nie pas complètement le fond de ces réflexions, juste que ça me parait un peu trop manichéen et aurait peut-être mérité quand même d’être nuancé.

Puis arrive les 100 dernières pages qui vont relever le niveau en nous offrant une conclusion sombre, sanglante, enlevée et efficace, qui va entraîner le lecteur à tourner ces dernières pages pour dévoiler le fin mot de l’histoire. Et même si on pourrait reprocher certaines petites aberrations dans ces dernières pages, j’ai enfin été happé par ces pages pour pouvoir découvrir la conclusion. Comme je l’ai dit une histoire honnête qui offre un divertissement sympathique, mais qui sera loin de rester dans les annales, ou comme disait une bloggeuse il y a peu « ça casse pas trois pattes à un canard » et franchement ce n’est pas le premier livre jeunesse qui me viendrait à l’esprit si on me demandait conseil. Je lirai tout de même la suite pour me faire un avis plus complet, mais elle attendra.

En Résumé : Je sors finalement de cette lecture avec ce sentiment de ne pas retrouver ce que j’espérais y trouver, ce livre n’offrant qu’un divertissement honnête là où j’attendais une bonne lecture. L’histoire ne manque pas de mystères, de surprises et de rebondissements, mais voilà la base de l’intrigue et l’univers mis en place par l’auteur sur cette famille sans pitié manque de cohérence. De plus je trouve que l’auteur aurait pu offrir un développement plus conséquent à son monde. Les personnages se révèlent sympathiques et assez attachants, mais quand même assez stéréotypés. Les réflexions de l’auteur alternent entre les phases où elles sont bien amenées et les phases où elles sont balancées sans aucune nuance. La plume de l’auteur se révèle simple, fluide et entrainante, surtout dans les 100 dernières pages qui nous entraînent dans une conclusion efficaces et surprenantes malgré quelques petites aberrations. Au final un livre honnête, loin d’être exceptionnel et je lirai la suite pour me faire un avis plus complet.

 

Ma Note : 6/10

Page 143 of 202

© 2010 - 2026 Blog-o-Livre