Auteur/autrice : BlackWolf Page 145 of 202

La Licorne Tome 3, Les Eaux Noires de Venise – Mathieu Gabella & Anthony Jean

la-licorne-t3.jpgRésumé : À Milan, Ambroise Paré et ses alliés ont découvert le laboratoire d’où tout est parti. Surtout, ils savent comment cet incroyable chantier a été mis en oeuvre, qui est à l’origine de la mutation du corps humain et comment il a procédé. Mais les découvertes s’arrêtent là ! L’Ennemi engage une lutte sans merci, emportant Ambroise. Désemparé, le groupe doit néanmoins poursuivre sa quête… à Venise.

Edition : Delcourt

 

Mon Avis : Je dois dire que pour le moment je ne suis pas déçu de ma découverte après la lecture des deux premiers tomes du cycle La Licorne qui m’ont offert une intrigue dense et intelligente le tout porté par des personnages captivants (chronique Tome 1 ici, Tome 2 ), j’avais donc hâte de pouvoir lire la suite. Ajouter à cela une couverture que je trouve vraiment réussi pour ce troisième tome, il n’a donc pas mis longtemps à rejoindre ma PAL.

Ce troisième tome commence à faire la part belle aux révélations et aux reponses, mais aussi à l’action qui se révèle très présente dans ce tome, ce qui rend peut être l’intrigue moins dense que les tomes précédents, mais qui n’empêche pas l’histoire d’être toujours aussi riche et soignée et on se retrouve facilement happé par les aventures de nos médecins. Ce tome va de révélations en surprise, nous offrant rebondissements, des trahisons et retournements de situation que les auteurs maîtrisent parfaitement du début à la fin, offrant un rythme haletant à leur histoire. Le puzzle commence doucement à se dévoiler dans ce troisième tome toujours aussi passionnant.

L’univers mis en place se révèle toujours aussi proche du nôtre et cette fois on découvre Venise, ville magnifique et qui colle parfaitement à ce troisième tome qui va nous faire découvrir les primordiaux marins. On sent encore une fois que les auteurs ont effectués pas mal de recherche pour nous rendre cet univers vivant et surtout pour faire cohabiter tous ses personnages connus dans l’histoire, mais aussi grâce aux ajouts en fin de volume d’explications historiques. Un univers palpitant mêlant médecine, pouvoir, fantasy et qui mérite d’être découvert.

Les personnages se révèlent toujours aussi intéressants à découvrir, ils se révèlent vraiment humains, denses et soigné même si parfois, sur quelques case, un peu simplistes. Mais rien de dérangeant car on s’accroche facilement à eux, à leurs aventures et leurs émotions. Les personnages que je trouvais peu utilisés dans les tomes précédents prennent enfin de l’importance. Par contre, j’ai un petit reproche à faire, je trouve que parfois certaines pages sont un peu trop saturées en bulles de dialogues. J’ai trouvé ça un peu dommage, mais rien de bien grave.

Concernant les graphismes, je ne sais pas si c’est moi, mais je les trouve des plus en plus réussis de tome en tome, plus détaillés et plus prenants. Les scènes de flash-back sont vraiment réussies. Un trait vraiment efficace et vivant qui nous plonge facilement dans cette histoire que ce soit à travers les scènes d’action ou encore par les émotions des personnages. En tout cas un troisième tome aussi réussi que les deux premiers ou les révélations commencent à tomber, un tome vraiment efficace et captivant. J’ai hâte de lire la quatrième tome qui viendra conclure ce cycle.

En Résumé : J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce troisième qui commence à nous offrir plus de réponses que de questions. L’intrique se révèle peut être moins dense mais toujours aussi riche et soigné nous offrant pas mal d’action, de rebondissements et de trahisons. Les graphismes sont toujours aussi réussi nous offrant un trait vif et efficace. L’univers est toujours aussi passionnant et dense que les tomes précédents et les personnages sont toujours aussi attachants et travaillés. Mon seul petit regret avec ce tome est parfois une saturation en dialogue sur certaines planches mais rien de vraiment dérangeant. J’ai hâte de lire le dernier tome.

 

Ma Note : 8,5/10

Et Pour Quelques Gigahertz de Plus… – Ophélie Bruneau

et pour quelques gigahertz de plusRésumé : Un vaisseau proche du cimetière des astronefs…
Un équipage incomplet et hétéroclite…
Un système inexploré à la veille d’une guerre interplanétaire…
Pour Jean-Frédéric Serrano, commandant du Viking, la meilleure solution serait de quitter le secteur avant le début des embrouilles ! Sauf, bien sûr, si les autochtones impliquent de force les Terriens dans leur conflit.
Pris entre deux feux, privés du soutien de la planète-mère, les soldats du Viking joueront à la roulette russe… à leur façon !
Dans l’espace, personne ne vous entendra bluffer.

Edition : Ad Astra

 

Mon Avis : J’ai décidé de me laisser tenter par ce livre un peu par la faute de Lelf (ce qui arrive fréquemment me direz vous) qui en avait fait une critique des plus intéressantes sur son blog. Ajouter à cela que j’ai rencontré l’auteur lors des dernières Futuriales et je suis reparti avec mon édition dédicacé de ce livre dans ma PAL. Puis bon du Space-Opera, qui plus est français, se fait assez rare pour au moins être découvert. A noter qu’il s’agit du premier roman d’Ophélie Bruneau, l’auteur n’ayant écrit que des nouvelles avant ce livre. Par contre je trouve la couverture, illustrée par Laurent Guillet, certes sympathique, mais loin d’être exceptionnelle.

Le vaisseau spatial Viking est envoyé pour découvrir un nouveau système solaire, mais nos héros vont très vite se retrouver au milieu d’une guerre et vont devoir, par la force des choses, s’en mêler, ce qui n’est jamais bon. L’histoire mise en place par l’auteur ne manque pas de panache et on ne s’ennuie jamais vraiment de la première à la dernière page de ce court Space-Opera (environ 210 pages). Entre diplomatie, trahison ou encore terrorisme l’auteur sait jouer avec le lecteur enchaînant les rebondissements et les retournements de situations de façon efficace. Un livre plein de panache et de surprises qu’on dévore finalement avec un minimum de plaisir. De plus l’auteur décide de gérer son conflit de façon intelligente, par la diplomatie et non par les armes, comme le font souvent les militaires, ce qui change. Alors certes une diplomatie assez sommaire par moment, mais j’ai trouvé cela intéressant.

Ajouter à cela une bonne dose d’humour que l’auteur manie efficacement et sous toutes ses formes, voilà de quoi vraiment plaire aux lecteurs qui cherchent à passer du bon temps et à sourire voir rire. L’univers mis en place par l’auteur est plus que solide, possédant des technologies vraiment intéressantes, futuristes mais pourtant qui restent, d’une certaine façon, assez proche de notre époque ce qui fait qu’on ne se perd jamais vraiment dans ce monde. Mais je trouve dommage que finalement dans cette histoire complètement enlevé et drôle l’univers en lui-même soit si classique et sérieux, comme si l’auteur avait eue peur de vraiment se lâcher pour ne pas faire fuir le lecteur, ce qui est dommage car ça m’a donné l’impression de créer une sorte de décalage. Dommage, car les Ruxis ne manquent pas d’intérêt et l’auteur a vraiment réussie à les rendre intéressant.

Concernant les personnages je dois bien dire qu’ils ne manquent pas de charismes et surtout se révèlent des plus hétéroclites, entre le rude et sévère Commandant Serrano, l’intelligente et sérieuse Lieutenant Artemisia ou encore le playboy et sûr de lui major Tikosh on ne s’ennuie pas. Ajouter à cela des personnages secondaires de haut vol et aussi un peu décalé et vous obtenez un équipage vraiment intéressant. Cette équipe se révèle complètement différente et pourtant tellement complémentaire qu’on ne peut que s’accrocher à elle, même si je trouve que parfois l’auteur en fait un peu trop, surtout pour un équipage qui est considéré comme un équipage militaire, mais rien de vraiment dérangeant tant les dialogues pleins d’humour et de cynismes fusent et nous font régulièrement sourires.

Et pourtant je dois bien avouer je n’ai pas complètement été convaincu par ce livre. Alors attention, il est plaisant à lire, se lit bien et vite, et offre une histoire efficace et assez prenante, mais quelques points ne m’ont pas complètement accrochés. Par exemple j’ai eu du mal à accrocher sur le fait de l’utilisation d’un jeu vidéo pour résoudre un conflit interplanétaire. L’idée ne me parait pas impossible, mais pas complètement non plus et encore moins aussi rapidement, ce qui m’a vraiment surpris. De plus les Ruxis paraissent des êtres intelligents, pourtant parfois on a vraiment l’impression qu’ils sont manipulés comme des enfants. Comme je l’ai dit le roman reste vraiment agréable malgré ces quelques petits points noir et je ne regrette pas ma lecture.

Le style de l’auteur se révèle vif, efficace et captivant dès les premières pages. Elle nous fait rentrer dans son monde futuriste de façon vraiment efficace et on a du mal à lâcher le livre. Un roman qui m’a fait passer un moment de lecture des plus sympathiques et j’espère revoir un jour dans d’autres aventures l’équipage du Viking. Un équipage qui ne manque pas de charisme et de mordant.

En Résumé : J’ai passé un agréable moment de lecture avec ce livre qui nous offre une histoire solide de Space-Opera, on ne s’ennuie jamais du début à la fin et l’humour, vraiment très présent dans ce livre se révèle efficace et fait assez souvent mouche. L’univers mis en place se révèle intéressant, l’auteur nous offrant des technologies futuristes pas si éloigné de ce qu’on connait pour ne pas perdre complètement le lecteur et ne manque pas d’originalité. Dommage que son côté un peu trop sérieux soit en décalage avec l’humour très présent. Les personnages ne manquent pas de charismes et se révèlent attachants et la plume de l’auteur se révèle vive et prenante. Dommage que certaines idées ne m’aient pas complètement emballées et que parfois l’auteur se laissent un peu aller à la facilité dans la manipulation diplomatique des Ruxis. Au final un Space-Opera efficace et prenant qui possède ses qualités et ses défauts et qui m’a offert un sympathique moment de lecture et dont j’espère pouvoir retrouver un jour les personnages du Viking.

 

Ma Note : 7/10

Mes Achats du Mois de Juillet

Comme prévu, après un mois de Mai et de Juin bien rempli en achats, le mois de Juillet s’est révélé plus calme en craquage livresque, ce qui fait la joie de mon porte-monnaie.

Juillet-12.jpgVoilà pour mes achats de ce mois de Juillet :

  • La Fille Automate de Paolo Bacigalupi aux éditions Au Diable Vauvert. Voilà un livre qui me fait envie depuis sa sortie en VO et il a fallu une discussion avec Lelf pour que j’apprenne par hasard qu’il était sortir en VF. Il a donc rejoins ma PAL.
  • L’Etoile du Matin de David Gemmell aux éditions Bragelonne. C’est le retour des livres à 10€ chez Bragelonne ce qui permet de découvrir des livres à un prix raisonnable et me permet aussi de continuer à plonger par exemple dans l’univers de Gemmell.
  • Alone Contre Alone de Thomas Geha aux éditions Rivière Blanche. Après passé un très bon moment de lecture avec A Comme Alone, je vais maintenant pouvoir me lancer dans la lecture de la suite.
  • La Huitième Fille de Terry Pratchett aux éditions Pocket. Voilà le troisième tome de la série Les Annales du Disque-Monde, univers loufoque et déjanté dont les deux premiers tomes m’ont fait passer un très bon moment.

Un mois de Juillet vraiment calme mais il faut dire que c’est les vacances et je permets donc à mon porte-monnaie de se reposer un peu.

Tony Chu Détective Cannibale Tome 1, Goût Décès – Guillory & Layman

tony-chu-t1.jpgRésumé : L’inspecteur Tony Chu possède un don pour le moins étrange : il est cibopathe. Cela signifie qu’il est capable de retracer psychiquement la nature, l’origine, l’histoire, et même les émotions, de tout ce qu’il mange. Ce qui ne l’empêche pas d’être aussi un policier tout à fait respectable… lorsqu’il ne goûte pas à la victime d’un meurtre afin de découvrir l’identité du coupable et ses motifs.

 

Edition : Delcourt

 

Mon Avis : Voilà un comics que j’ai envie de lire depuis un petit moment déjà. Je dois dire que le quatrième de couverture nous offre vraiment un héros et une histoire qui s’annonce complètement décalé et déjanté, loin des super héros habituels qu’on peut découvrir. De plus la couverture m’a vraiment plu par son côté sanglant et légèrement humoristique et j’avais donc hâte de lire le premier tome de cette série.

L’idée de départ de ce comics est vraiment originale, Tony Chu est policier, et comme tous super héros il a un pouvoir, mais un pouvoir assez particulier, il est cibopathe. Quand il ingère n’importe quel aliment il peut retracer son histoire entière. En voilà un héros complètement décalé, vraiment original, obligé de parfois goûter ses victimes pour découvrir la vérité. Un humour noir, très noir qui colle parfaitement à l’univers et qui change complètement de ce qu’on peut voir d’habitude dans les comics. Je me suis bien marré au cours de ce premier tome devant les situations cyniques, le tout en traitant de sujet sérieux.

Ajouter à cela des personnages complètement décalés et déjantés, de l’action et une bonne dose d’humour et voilà de quoi accrocher le lecteur. Mon seul reproche vient des enquêtes policières qui
m’ont paru trop classiques et parfois manque un peu d’originalité et de souffle. Rien de bien dérangeant car elle se révèle tout de même assez solide et on les suit avec un certain plaisir. De plus le fil rouge qui se met lentement en place annonce une machination qui s’annonce intéressant. Puis arrive la conclusion surprenante, nous dévoilant certains aspects de ce fil rouge et qui donne vraiment envie de découvrir la suite rapidement.

L’univers mis en place par l’auteur se révèle tout aussi décalé que l’idée de base, on se retrouve dans un monde où la Grippe Aviaire a fait des millions de morts, où le poulet est devenu prohibé ce qui a amené à l’apparition d’un marché noir et une mafia. Mais voilà dit-on vraiment la vérité? Est-ce la grippe aviaire qui a fait tant de mal. Franchement on trouve ici un univers vraiment solide, sérieux et pourtant possédant aussi ses aspects déjantés et plein d’humour.

Les personnages sont, comme je l’ai dit, véritablement décalé entre Tony Chu qui mange les victimes pour découvrir la vérité, son mentor, cibopathe lui aussi et aussi titan et machine de combat ou encore des personnages secondaires qui ont aussi leurs propres caractéristiques, qui se fondent parfaitement dans l’univers et qui vont surprendre le lecteur qui va assez facilement s’attacher à eux malgré leurs différences. Les dialogues sont percutants, efficaces et apportent une dose supplémentaire d’humour.

Concernant les graphismes ils sont assez caractéristiques et paraissent complètement décalé, un peu comme une série policière des années 70/80 avec son côté assez coloré et plein de vitalité. Les traits se révèlent par contre très anguleux à mon goût et il m’a fallu un léger temps d’adaptation pour vraiment rentrer dans les images, mais rien de bien dérangeant car une fois les premières pages passés j’ai eu du mal à lâcher ce premier tome et je me suis bien marré. En espérant que les prochains tomes soient aussi réussis.

En Résumé : J’ai passé un bon moment avec le premier tome de ce comics qui possède une idée vraiment originale, déjanté et efficace avec cet inspecteur cibopathe et malgré des enquêtes peut être parfois un peu trop convenues, l’auteur développe un fil rouge captivant qui se met doucement en place. L’univers se révèle solide, tout aussi cynique et se révèle vraiment intéressant à découvrir. Les personnages ne manquent pas de qualités, se révèlent attachants et surtout plein d’humour. Les graphismes sont peut-être légèrement déroutants au début mais finalement se révèlent efficaces avec leurs côtés colorés et pleins de vitalités. Un premier tome plus qu’efficace qui m’a donné envie de découvrir la suite.

 

Ma Note : 8/10

Apocalypse Zombie – Jonathan Maberry

apocalypse zombieRésumé : Derrière la Barricade, Benny se sent à peu près en sécurité. Mais pour son quinzième anniversaire, tout va changer. Il doit trouver son premier boulot et rêve de devenir exterminateur de zombie. Tom, son grand frère, en a fait son métier. Et Benny aura enfin l’occasion de venger la mort de ses parents. Mais le jour où il doit affronter son premier zombie, il se rend compte que la Barricade ne le protégeait pas du véritable danger. Un sabre ne suffira peut-être pas à assurer sa survie.

Edition : Castelmore

 

Mon Avis : Je suis un grand fan de la littérature de zombies, de plus j’avais déjà lu un roman de l’auteur sur le thème des morts-vivants, mais en littérature plus adulte, qui se révélait fort sympathique, sans être non plus transcendant (chronique ici). Ajouter à cela le fait que Lelf m’a si bien vendu ce livre que finalement Apocalypse Zombie a rejoint ma PAL assez rapidement. La couverture reste, selon moi, assez sobre, peut être un peu trop. A noter qu’il s’agit de mon premier livre de la maison d’édition Castelmore.

On se retrouve dans une communauté, 14 ans après la Première Nuit, celle de l’invasion des zombies et on y retrouve Benny Imura et son frère Tom qui ont du mal à s’apprécier, la faute à un passé chargé. L’auteur prend le parti de ne pas nous plonger dans la nuit de terreur de l’invasion des zombies pour nous offrir une histoire de survie dans une communauté. L’auteur décide de mettre l’humain en avant, leurs relations et leurs sentiments en avant plutôt qu’une lutte de survie et je trouve que c’est vraiment réussi. Attention l’action reste aussi présente, on ne s’ennuie jamais vraiment. De plus l’auteur nous offre une séparation intéressante entre la génération qui n’a pas connu les zombies et la génération qui a connu la vie d’avant. Chaque génération n’aura pas le même avis et le même ressenti avec les morts-vivants ce qui apporte un aspect vraiment intéressant à cette communauté.

Le début est, il faut bien l’avouer, un peu lent à démarrer, le temps de bien poser les personnages, leurs relations mais parfois l’auteur prend peut-être un peu trop son temps, cherchant à légèrement trop en faire. Et pourtant on ne s’ennuie jamais vraiment et l’auteur arrive tout de même à nous happer dans son histoire et une fois les 80 premières pages passées on ne peut plus le lâcher. Les rebondissements et retournements de situations sont bien amenés, parfois surprenants, mais surtout chaque choix fait va se révéler capital que ce soit en bien ou en mal dans un monde qui ne pardonne pas. L’auteur nous offre aussi une réflexion vraiment intéressante, astucieuse et efficace sur la vie,  comment s’en sortir dans un monde pareil, la rupture des générations, l’autonomie mais aussi sur la notion de bien et de mal. Et même si j’ai trouvé que l’auteur en faisait peut-être un peu trop sur la notion de l’Homme est loin d’être obligatoirement bon, les idées présentes se révèlent vraiment captivantes et nous offre un point de vue intéressant.

Le monde décrit par l’auteur se révèle vraiment solide nous dévoilant une Amérique complètement dévastée par les zombies et qui s’est confinée dans des villes barricadées. La vie n’est pas facile et surtout doit demander des sacrifices et du rationnement, ce qui offre aussi pas mal d’inégalités et amène à pas mal de dérives pas toujours des plus attrayantes mais surprenantes. La Putréfaction, zone hors des villes, se révèlent une zone de non-droit où tout est permis et où seul le plus fort peut se permettre de survivre. L’auteur ne manque pas d’imagination et nous offre même quelques originalités efficaces dans son univers.

Les personnages vont se révéler vraiment humains, possédants leurs propres émotions, leurs sentiments, mais surtout ils vont se révéler complexes et travaillés. Chaque protagoniste possède sa propre personnalité et surtout sa propre vision du monde ou de ce qui s’est passé, et vont se révéler vraiment intéressants à suivre et surtout attachants. Personne n’est ni bon, ni mauvais, chacun cherchant simplement à survivre et surtout à essayer de vivre pleinement même si cela doit passer par des actes néfastes. Les relations assez tendues entre les deux frères se révèlent vraiment prenantes et surtout efficaces, on se retrouve parfois parfaitement dans ce genre de relation amour/haine entre frangins, l’auteur a vraiment su la retranscrire parfaitement. Par contre, point positif pour moi, l’auteur a su éviter le triangle amoureux.

La plume de l’auteur se révèle vraiment vive, efficace, nerveuse et prenante, il arrive à nous faire vraiment plonger dans son monde, dans son apocalypse, dans un monde ou la violence, la souffrance et la mort sont présents. Un roman certes plus jeunesse mais à ne pas mettre non plus entre toutes les mains. On ne s’ennuie jamais dans ce roman plein d’action, mais aussi de réflexion sur nous-même. Dommage que le début soit un peu lent à démarrer et que l’auteur cherche parfois trop à nous rappeler que l’Homme est parfois le pire, mais rien de bien gênant.

En Résumé : J’ai passé un bon moment avec ce livre sur les zombies nous offrant une histoire, certes peut être un petit peu longue à démarrer, mais qui se révèle prenante, efficace, pleine de surprises. Un roman sans temps mort, pleine de rebondissements, mais aussi de réflexions vraiment efficaces, dommage que parfois l’auteur en fasse un peu trop sur le fait que l’Homme n’est pas toujours bon, mais rien de dérangeant. L’univers se révèle vraiment solide, efficace et possède quelques originalités intéressantes. Mais là où l’auteur arrive à se différencier c’est sur le côté humain de ses personnages, des personnages qui se révèlent attachants et complexes. En tout cas voilà un premier tome qui, certes possède quelques petits défauts, mais vaut vraiment le coup d’être lu par tout amoureux de littérature de zombies et d’être découvert par les autres qui chercheraient à découvrir ce genre.

 

Ma Note : 8/10

Wicked, La Véritable Histoire de la Méchante Sorcière de L’Ouest – Gregory Maguire

wickedRésumé : Dans Le Magicien d’Oz, Dorothée triomphe de la Méchante Sorcière de l’Ouest. Mais nous n’avions que cette version de l’histoire…
Qui est vraiment cette mystérieuse sorcière ? Est-elle donc si méchante ? Comment a-t-elle hérité de cette terrible réputation ? Et si c’était elle, la véritable héroïne du monde d’Oz ?
Ouvrez ce livre et vous découvrirez enfin la merveilleuse et terrible vérité. Quels que soient vos souvenirs de ce chef-d’oeuvre qu’est Le Magicien d’Oz, vous serez passionné et touché par le destin incroyable de cette femme au courage exceptionnel.
Entrez dans un monde fantastique si riche et si vivant que vous ne verrez plus jamais les contes de la même manière…

Edition : Bragelonne

 

Mon Avis : Je dois bien avouer que ce livre a fini dans ma PAL un peu par chance. Lors de la sortie de ce livre je ne savais pas trop quoi en penser et surtout j’avais du mal à vraiment savoir si j’avais envie de lire ce livre ou ne pas le lire de peur d’être déçu. Et pourtant par de mystérieuses circonstances ce livre a tout de même fini dans ma PAL. En tout cas rien à dire sur l’objet en lui-même avec sa très jolie jaquette, illustrée par Noëmie Chevalier, et sa magnifique couverture en cuir l’objet en lui-même est une véritable réussite.

Autant être franc, je dois bien avouer que je sors mitigé de ma lecture, le problème venant en partie de longueurs qui alourdissent le récit, mais aussi de la construction du récit en lui-même, l’auteur jouant sur des ellipses temporelles pour accélérer son histoire mais passant sous silence des moments qui se révèlent important. Le lecteur est obligé d’essayer de deviner entre les lignes ce qui est arrivé et parfois se sent vraiment frustré devant l’importance de certains évènements. On se demande alors à quoi bon raconter une histoire. De plus comme je l’ai dit, j’ai trouvé le roman plein de longueurs, surtout dans les deux premières parties, l’auteur développant des chapitres qui paraissent parfois peu utiles à l’histoire. Je prends exemple sur la première partie et la naissance d’Elphaba qui aurait pu être facilement tronqué tant par moment elle n’apporte pas grand-chose. Tous ces points créent une sorte de faux rythme de lecture et donne aussi une impression d’éloignement du lecteur par rapport aux personnages.

Concernant l’univers mis en place par l’auteur, je n’ai pas été surpris par le côté plus sombre de l’univers d’Oz que j’ai toujours vu comme un conte de fée, mais voilà autant certains aspects plus noirs comme les trahisons, la violence, les complots, la religion ou encore le pouvoir sont plutôt bien traités, autant la sexualité confond une sorte de libération sexuelle avec une caricature, mais surtout nous offrant des expressions que j’ai trouvés assez navrantes du genre, et je cite : « un gars avec une bonne assiette saucisse oeufs durs ». De plus le quatrième de couverture parle d’un univers riche et vivant et je dois dire qu’on en est loin, certes l’univers est solide mais il reste assez léger et surtout par moment trop contemporains pour être vraiment féerique. Comme si l’auteur avait eu peur de vraiment construire son univers, laissant chaque lecteur le modeler à sa guise selon ses souvenirs du Magicien d’Oz.

Concernant les personnages, comme je l’ai dit la narration fait qu’on n’a jamais vraiment l’impression de complètement s’attacher à eux, excepté Elphaba qu’on suit tout le long. En effet tous les autres personnages sont plutôt bien esquissés par moments, plein de contradictions, de sentiments et d’envies mais très vite ils disparaissent de l’oeuvre au moment où ils vont évoluer, changer, pour les retrouver plus tard dans le récit, différents, mais sans vraiment comprendre ce qui les a changés. On a donc du mal à vraiment les comprendre et totalement s’attacher à eux. De plus les personnages secondaires se révèlent assez inconstants, oscillant entre intérêt et caricature. Alors attention, ça ne rend pas les personnages mauvais ou ennuyeux, loin de là, on les suit tout de même avec un certain intérêt, mais voilà on ne s’accroche jamais vraiment à eux.

On pourrait croire que j’ai complètement détesté ce livre et pourtant ce n’est pas complètement le cas, je dois bien avouer que je me suis intéressé à Elphaba, son cynisme sur tous les sujets, son destin, son questionnement sur la foi, l’âme ou encore le mal. C’est vraiment elle qui tient l’histoire debout, par ses errements, sa découverte de la vie et de la souffrance, qui vont la façonner et la transformer. Son destin tragique, de jeune femme tourmentée, se révèle saisissant devant la douce montée en folie d’une héroïne qui ne cherche qu’à se situer dans le monde. De plus les deux dernières parties se révèlent moins lourdes et nous entrainent vraiment dans cette histoire. Dommage par contre que le basculement de Elphaba de l’héroïne à la sorcière soit si brusque et j’ai trouvé mal amené, de plus la conclusion part un peu en vaudeville ce qui est dommage car la rencontre en Dorothy et Elphaba, leurs ressemblances, aurait pu être un grand moment.

Le style de l’auteur n’est pas mauvais, il se révèle assez simple, efficace et l’auteur a vraiment su faire travailler son imagination pour nous offrir ce portrait de la méchante sorcière de l’Ouest. Dommage que l’auteur soit parti sur son idée d’ellipses temporelles mais aussi que le roman de manque pas de longueurs et de lourdeurs; ajouter à cela une conclusion en demi-teinte et je dois avouer que, même si je n’ai pas détesté complètement ce livre, loin de là, j’en reste sur une impression de lecture vraiment mitigé. J’en attendais peut être plus. Je ne suis pas sûr de lire les suites.

En Résumé : Je sors vraiment mitigé de cette lecture, l’intrigue se noyant facilement, selon moi, sur des longueurs et lourdeurs qui n’apportent vraiment rien à l’histoire. De plus l’auteur a décidé de partir sur des ellipses temporelles ce qui fait qu’on saute des passages entiers de la vie de la sorcière, dont certains passages qui se révèlent assez importants. L’univers finalement reste assez léger, je m’attendais à quelque chose de plus dense, plus construit, même s’il est pas mauvais et se révèle solide. Par contre le personnage d’Elphaba est vraiment saisissant dans sa lente plongée dans la folie et la paranoïa, mais les personnages secondaires se révèlent assez fluctuants selon les passages passant du personnage travaillé à la caricature. Concernant le style de l’auteur il se révèle assez simple et intéressant.

 

Ma Note : 5/10

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