Auteur/autrice : BlackWolf Page 149 of 202

Vampire Story Tome 1, 13 Balles dans la Peau – David Wellington

13 balle dans la peau Résumé : Selon les rapports officiels, tous les vampires sont morts.
L’agent fédéral Arkeley s’est débarrassé du dernier dans les années 1980, à l’issue d’un combat qui a failli lui coûter la vie.
Pourtant, lorsque Laura Caxton, de la police d’État, appelle des renforts en pleine nuit à la suite d’un contrôle de routine qui a mal tourné, le FBI décide de tirer Arkeley de sa retraite.Il est en effet le seul à savoir qu’un vampire a survécu : une femme, qui croupit dans un asile abandonné. Arkeley la soupçonne de manigancer le retour en force des damnés.
Et comme Caxton va vite s’en rendre compte, il ne s’agit pasde créatures d’opérette, mais de véritables machines à tuer.
Ces vampires-là sont des monstres, des vrais.

Edition : Milady

 

En Résumé : Si vous suivez mon blog, alors vous savez que j’ai déjà chroniqué la série sur les Zombies de David Wellington. Cette fois je me lance dans la relecture de son cycle sur les vampires, vu que Milady a (enfin) sorti le quatrième tome attendu depuis bien 2 à 3 ans. En tout cas connaissant David Wellington, je savais à quoi m’attendre, du sanglant et du fun. D’ailleurs la couverture, que je trouve vraiment sympathique, va clairement dans ce sens.

Dans ce roman on retrouve des vampires, des vrais, ces monstres assoiffés de sang, intelligent et rusé. Tout démarre vite dans ce livre et, je dois dire qu’on ne s’ennuie pas un seul instant du début à la fin. Fusillades, morts, courses poursuites l’auteur sait vraiment rendre une histoire nerveuse et efficace tout en préservant une intrigue avec un minimum de surprises, rebondissements et sans ennuyer le lecteur. Tout va vite, va très vite et on tourne les pages avec facilité, et sans trop se prendre la tête, pour découvrir ce qui va se passer. Les Vampires sont de retour et ça va véritablement saigner. Car  après tout c’est ce qu’on recherche avec ce genre de livre.

Le thème du vampire a retrouvé son idée première, l’auteur lui offrant un certain renouveau du monstre sanguinaire et en y apportant quelques touches personnelles qui sont vraiment intéressantes. Le Monde que pose l’auteur est au courant de l’existence des vampires, ils ne sont pas cachés et j’ai trouvé ça bien amené et intéressant. L’ambiance est vraiment sombre et personne n’en sortira intact. Alors bien sûr l’intrigue reste très classique, des morts dûs à des vampires, on sort l’agent de sa retraite et il va se former une nouvelle équipière, mais voilà Wellington y apporte sa petite touche qui fait qu’on se laisse quand même emporter par l’histoire.

Concernant les personnages, l’auteur a réussi à éviter les caricatures et même à nous offrir des personnages pas trop lisses avec un minimum de personnalité qu’on découvre au fil des pages. Des personnages donc un minimum soignés et assez attachants. On suit avec plaisir Laura la jeune flic perdue qui se retrouve au milieu de cette traque ou encore Arkeley le mentor qui a quasiment consacré sa vie à la chasse aux vampires au point d’être obnubilé. Le fait que les personnages soient aussi peu nombreux permet de maintenir un rythme élevé sans ennuyer les lecteurs.

Le style de l’auteur est toujours aussi simple, fluide et nerveux, travaillant sur des chapitrages assez courts pour permettre au lecteur de ne pas s’ennuyer. Alors maintenant tout n’est pas parfait, bien entendu, l’histoire se révèle assez linéaire et souvent on devine les choses à l’avance. Mais voilà l’auteur à décider d’écrire un livre sur les vampires pour divertir sans se prendre la tête et il a parfaitement réussi. Au final ce premier tome est un bon page turner plein de sang, de souffrance et de larmes et qui ne devrait pas vous ennuyer si vous appréciez un tant soit peu les vampires sanguinaires.

En Résumé : Voilà un premier tome sur un cycle de vampire qui remplit parfaitement son rôle de livre de divertissement en nous offrant une histoire, certes un peu simpliste et sans surprise, mais efficace, pleine de sang, de larmes, de rebondissements et de souffrances. On ne s’ennuie pas un seul instant du début à la fin. Les personnages sont intéressants et un minimum construits et surtout évite les caricatures. Le style est nerveux, fluide et assez simple se reposant sur des chapitres assez courts qui donnent un rythme haletant à l’histoire. Une histoire de vampire sanglante et efficace.

 

Ma Note : 7/10

Alexandre le Grand et les Aigles de Rome – Javier Negrete

alexandre le grand et les aigles de romeRésumé : Alexandre le Grand est mort à Babylone le 28 daisios au soir, c’est-à-dire le 10 juin de l’an 323 avant J.-C., àl’âge de trente-trois ans.
Alexandre le Grand ne meurt pas ce jour-là. Un mystérieux médecin qui se dit envoyé par l’oracle de Delphes le sauve d’une tentative d’empoisonnement.
Six ans plus tard, Alexandre a tourné son regard vers l’Occident. Sur le chemin de ses nouvelles conquêtes se dresse alors la république de Rome, tout autant que lui convaincue de la grandeur deson destin.
Qui des phalanges macédoniennes et des légions romaines aura la suprématie ? Entre l’histoire, l’uchronie et la fantasy, Javier Negrete revisite l’Antiquité, nourri par sa culture de la Grèce classique, sa passion des destins exceptionnels et son attention portée aux êtres qui les subissent.

Edition : L’Atalante

Mon Avis : Avant de me lancer dans la lecture de ce livre je n’avais jamais lu de romans de Javier Negrete et pourtant ce n’était pas faute d’en avoir entendu parler. Mais voilà j’avais un peu peur de ne pas me retrouver dans cet univers grec que l’auteur affectionne plus que tout et qui m’a toujours un minimum intéressé. Mais voilà, au bout d’un moment il faut arrêter de se cacher et tenter sa chance, voilà pourquoi ce livre est entré dans ma PAL. En tout cas je dois dire que je trouve la couverture, illustrée par Genkis, sympathique et assez proche de l’idée que je me fais d’Alexandre pour me tenter.

L’auteur décide de partir sur une idée vraiment intéressante, imaginer ce qui se serait passé si Alexandre avait été sauvé de son empoisonnement. Qu’aurait alors donné l’affrontement entre Alexandre et les Romains, force grandissante. Je dois bien avouer que j’ai été fasciné de la façon dont l’auteur traite son sujet, on n’aligne pas les batailles épiques mais vraiment à une campagne entière, de la préparation à l’affrontement, du point de vue des personnages. On suit réellement l’évolution de la campagne d’Alexandre jusqu’à la bataille finale à travers les intrigues, les trahisons, les luttes de pouvoir ou les relations qui se créent, et le tout de façon vraiment prenante et captivante. Alors, je ne le nie pas, le rythme est assez lent, l’auteur ne cherchant pas le sensationnel, préférant poser et construire son histoire, et pourtant, cela a pleinement marché, je me suis laissé emporter et fasciner, savourant l’intensité qui montait page après page pour aboutir à la grande bataille finale.

On sent d’ailleurs que l’auteur connait parfaitement son sujet et aime parler de la Grèce, ses dieux, sa mythologie, ses coutumes, sa philosophie et ses personnages mythiques. L’auteur arrive vraiment à nous faire partager ses connaissances et sa culture sur le sujet de façon pertinente et nullement pompeuse. Il a trouvé le juste milieu pour passionner le lecteur entre la construction de son intrigue, l’évolution de ses personnages et une démarche plus culturelle, nous faisant découvrir la Grèce Antique. Le mélange d’uchronie et de fantasy ajouter à l’univers crée par l’auteur fait qu’on est complètement happé et passionné par ce monde. Tout est détaillé, travaillé, soigné, que ce soit de l’entrainement des soldats, à leurs armures, en passant par leurs habitudes, mais voilà l’auteur arrive vraiment à nous passionner, à garder l’intérêt du lecteur et à jamais nous ennuyer.

Les personnages sont une des grandes réussites de ce livre, l’auteur ayant réussi a se servir de personnages historiques sans jamais les dénaturer ou les transformer. De plus ce qui marque le lecteur c’est qu’ils sont tours profondément humains avec leurs sentiments, leurs envies, leurs luttes. Aucun des personnages n’est tout blanc ou tout noir, chacun ayant à un moment ou à un autre donné cours à son ambition personnelle. Des personnages vraiment captivants et attachants que ce soit le soldat autiste Euctemon qui se révèle fascinant, Nestor le médecin qui cherche la neutralité ou encore Alexandre, le personnage central, impitoyable, guerrier mais fascinant par son envie de connaître les gens, de les découvrir etc… et pleins d’autres car ce livre ne manque
pas de personnages soignés. D’ailleurs je préviens tout de suite, il y a énormément de personnages, parfois il n’est pas facile de s’y retrouver et l’index en fin de tome est parfois utile.

La plume de l’auteur est vraiment travaillé, soignée et passionnante, on sent que l’auteur connait son sujet qu’il cherche à nous faire partager et il arrive  le faire de façon vraiment captivante et séduisante et le tout sans jamais être trop pompeux ou professoral. Mon seul souci est cette conclusion qui se révèle très ouverte, chose qui me dérange pas et que j’apprécie, mais surtout arrive de façon un peu trop abrupte à mon gout. J’aurai aimé quelques pages de plus, pas grand chose, mais bon je ne nie pas la qualité de cette conclusion vraiment surprenante et passionnante. Au final un très bon livre, surprenant et captivant.

En Résumé : J’ai passé un très bon moment avec ce livre qui revisite la vie d’Alexandre le grand nous offrant une intrigue, certes lente, mais pleine de surprises, de trahisons, d’émotions et de retournements de situations. L’univers construit par l’auteur se révèle dense, cohérent et efficace et les personnages sont vraiment soignés, captivants et attachants. Par contre on suit tellement de personnages que, parfois, on a un peu de mal à s’y retrouver mais rien de vraiment dérangeant. La plume de l’auteur est vraiment passionnante et arrive à nous plonger dans l’histoire sans être trop pompeux ou professoral. Mon seul reproche est peut-être, selon, moi une fin trop abrupte à mon goût. Mais rien de vraiment dérangeant devant la qualité de ce livre.

 

Ma Note : 8/10

Cleer – L.L. Kloetzer

cleerRésumé : Cleer est un concept, une idée flottant dans l’éther, une pure lumière. Cleer est une corporation, une multinationale d’aujourd’hui et de demain, tendant vers l’absolu.
Vinh et Charlotte participent de cet effort. Ils sont des consultants spéciaux, ils résolvent les problèmes mettant en jeu le bien le plus précieux du Groupe : son image. Pour eux, les cas de disparition, les épidémies de suicides, les contaminations transgéniques. Ils défendent la vérité, la transparence, la fluidité de l’information, les intérêts des actionnaires. Ils sont l’ultime ressource contre la superstition et le chaos. Ils sont la Cohésion Interne.
Cleer est le témoignage d’un univers professionnel aux limites de l’incandescence.

Edition : Denoël

 

Mon Avis : Ce qui a fait que je me suis laissé tenter par ce livre, ce sont les nombreux avis plus que positifs que j’ai lu sur différents sites internet. Je dois bien avouer que je ne connaissais rien, avant de lire ce livre, de ce qu’avait écrit les auteurs et j’avais hâte de découvrir ce roman. De plus je trouve le concept de la couverture et le quatrième de couverture vraiment intéressants, ce qui a fait que ce livre a fini dernièrement dans ma PAL.

Autant le dire tout de suite, ce livre n’est pas un livre qui cherche le sensationnel ou l’action pour faire avancer son histoire, ce qui risque d’en surprendre plus d’un. Pas besoins de grands rebondissements ou de retournements de situations. Ce roman est en fait l’imbrication de quatre scènes, quatre histoires, liées par les personnages et surtout lié par Cleer, grand groupe industriel international qui maitrise les concepts, la communication et tout ce qui tourne autour avec brio; de façon agressive mais dans la plus grande discrétion. Car au final c’est ça que nous offre Cleer une critique parodique et une immersion dans le monde de l’entreprise, le tout à la sauce fantasy.

C’est la curiosité qui fait qu’on se laisse plonger dans cette histoire, l’envie de savoir ce qui va advenir de nos protagonistes, dont leur rôle est de résoudre les problèmes, de suivre leurs évolutions dans cette entreprise, cette machine, tel un lieu divin, où les actionnaires sont les Anges. Une entreprise qui couve, tout en exploitant ses employés pour obtenir le maximum d’eux même. Mais j’avoue que c’est aussi le genre d’histoire qui risque d’en laisser plus d’un sur le carreau, que ce soit par l’aspect onirique et légèrement surnaturel que plante les auteurs, mais aussi par la complexité et la légère déconstruction du récit qui fait qu’il faut rester concentré du début à la fin, ou encore par le manque de nervosité du roman tant le rythme reste assez lent.

Mais voilà, si vous vous laissez emporter, comme je l’ai été, vous trouverez avec ce livre une vision du monde de l’entreprise vraiment proche du nôtre et pourtant complètement ironique et fantaisiste. On sent que les auteurs sont au courant des différentes idées, concepts et management qu’on peut trouver en entreprise, je me suis plus d’une fois retrouver à travers l’histoire dans ce que je connais du monde de l’entreprise, le tout entre réalité, rêve et hallucination. Au milieu de tout ça se trouve aussi une critique, certes classique, et pourtant soignée et magique, de ce qu’est l’industrie et les grands groupes, machines tentaculaires qui savent vendre du rêve et qui font disparaître les tâches.

Les personnages sont vraiment denses et intéressants, mais surtout représente, selon moi, les deux aspects de l’homme. Entre Charlotte, qui est l’aspect empathie et profondément humain et qui
cherche à comprendre plutôt qu’à tout bouleverser pour la rentabilité, et Vinh, le playboy, froid, calculateur tel une machine qui ne voit que les chiffres et la rentabilité pour amener le changement. Chacun vit et offre sa vie, telle une véritable offrande, pour l’entreprise, à sa façon. Les deux protagonistes à force de se croiser, de se mélanger vont voir leurs personnalités doucement se mélanger, se développer et évoluer de façon soignée et vraiment intéressante. Dommage que parfois on est du mal à complètement s’accrocher à eux, surtout Vinh.

La plume des auteurs colle parfaitement à cette histoire, l’aspect fantasy et onirique apportant une touche d’irréalité qui offre au lecteur une certaine déconnexion de la réalité du monde de l’entreprise qui, pourtant, parait si proche. Mais voilà l’aspect onirique et la façon dont l’auteur glisse de rêve à la réalité fait que parfois, je dois bien l’avouer, on s’y perd légèrement, rien de bien dérangeant tout de même. La conclusion, ouverte je vous l’annonce déjà, se révèle implacable et pourtant tellement logique et ouvre à la réflexion de façon surprenante. J’ai donc passé un très bon moment avec Cleer qui m’a surpris. Par contre comme je l’ai dit ce roman risque d’en perdre plus d’un, à vous de voir.

En Résumé : J’ai passé un très bon moment avec ce roman vraiment surprenant qui nous offre, à travers quatre histoires liées, une réflexion et une immersion surprenante et onirique sur le monde de l’entreprise que ce soit à travers ces problèmes, sa communication ou sa résolution d’ennuis. Les personnages se révèlent denses, complémentaires et surprenants, dommage qu’on ne s’accroche pas toujours à eux. La plume, parfois, on se perd un peu dans le déroulement de l’histoire entre rêve et réalité.Un roman qui risque, aussi, d’en dérouter plus d’un, à vous de voir.

 

Ma Note : 8/10

Métaphysique du Vampire – Jeanne-A Debats

metaphysique du vampire Résumé : Raphaël est un drôle de vampire. Non seulement il est vieux et immortel, mais il entretient un rapport ambigu avec le Vatican. Pour tout dire, il travaille en sous-main pour lui… comme espion assassin. Normal, avec ses dons de vision, ses capacités surnaturelles, il ne peut être qu’un agent hors normes ! Or, voici qu’il se rend au Brésil, mis sur la trace d’une autre créature de la nuit dangereuse, qu’il doit capturer… ou éliminer. Accompagné d’un prêtre, Ignacio, et d’une vampire, Dana, le voici embarqué dans une sombre aventure où la moindre erreur de jugement peut se révéler fatale. Mais Raphaël pense. Lui.

Edition: Ad Astra

 

Mon Avis : Je suis un grand admirateur des écrits de Jeanne-A Débats et je n’ai jamais été déçu par tout ce que j’ai lu de l’auteur. Elle fait partie des auteurs de l’Imaginaire qui, selon moi, mérite d’être découverts et suivis. Quand j’ai vu que son nouveau roman sortait et qu’en plus il traitait du thème des vampires, je n’ai pas perdu de temps avant de le faire rentre dans ma PAL et de me jeter dessus pour le découvrir. En tout cas je dois dire que je trouve la couverture, illustrée par Rozenn Illiano, vraiment sympathique.

L’histoire va se révéler, dès les premières pages, vraiment haletantes, pleines de surprises et de mouvements qui font qu’on ne s’ennuie pas un seul instant. L’auteur nous offre une intrigue d’Urban Fantasy vraiment efficace et captivante. Mais voilà, comme à son habitude, l’auteur s’amuse aussi avec le lecteur et les codes nous offrant une histoire débridée pleine de réflexions que ce soit sur la religion, la sexualité, la magie ou encore par exemple le côté sombre de des Hommes. L’auteur ne laisse rien au hasard maîtrisant les surprises et les rebondissements, pour notre plus grand plaisir. On se retrouve vraiment emporter dès les premières pages et on a du mal à lâcher ce livre.

On se promène entre Rome et le Brésil, le tout dans les années 60 en pleine chasse aux nazis, au fil du périple de Raphaël découvrant des paysages vraiment intrigants. L’auteur axe son histoire sur la définition de monstre, qu’est ce qui fait qu’on est un monstre, qu’il soit humain ou pas, entre les vampires, les nazis ou bien l’Eglise tout y passe, traité de façon intéressante, soignée et intelligente et sans s’imposer au lecteur. Ajouter à cela des réflexions bien construites sur le sens de la vie, sur la religion et ses actions pas toujours angéliques, ajouter à cela un peu de magie avec le vaudou brésilien et ses Loa et on a de quoi passer un excellent moment.

Le personnage de Raphaël, le vampire, est vraiment un personnage charismatique, captivant et surtout plein d’ironie et de cynisme que ce soit à travers ses pensées comme ses paroles. On s’attache facilement à lui, à ses sarcasmes et à sa façon de voir la vie et dédramatiser les situations par de l’humour souvent noir et immoral. C’est un vampire un peu blasé de la vie, solitaire, légèrement immoral et pourtant il marque et passionne le lecteur. Son évolution au fil de la lecture est vraiment intéressante et bien amené. Les personnages secondaires ne manquent pas, eux aussi, de profondeurs et de consistances, nous faisant vibrer tout au long du roman. Mais  ce qui les caractérise le plus ce sont leurs interactions et surtout les dialogues vraiment efficaces et mordants.

La plume de l’auteur est toujours aussi incisive, soignée et passionnante. On entre dans son histoire avec facilité au point qu’on a du mal à lâcher le livre. L’humour, bien présent et véritablement efficace, offre un certain calme au milieu de cette enquête nerveuse et captivante. Un roman vraiment passionnant du début à la fin, prenant et réfléchi. Mes seuls reproches sont que finalement, 160 pages c’est court, certains passages sont, selon moi, traités peut être un peu trop rapidement et de plus certains aspects, comme la culture vampire, sont à peine effleurés alors qu’on aurait aimé en savoir plus. Mais rien de bien grave tant j’ai été emporté par ce livre.

En Résumé : J’ai passé un excellent moment avec ce roman qui nous offre une histoire pleine d’humour et de rebondissements, mais traite aussi, à travers le fantastique, de sujets intelligents et intéressants sans ennuyer le lecteur. Les personnages sont vraiment efficaces, soignés plein de mordants et surtout attachants. La plume de l’auteur se révèle toujours aussi incisive et soignée pour nous faire véritablement plonger dans l’histoire. Mon seul reproche est, au final, que le roman soit trop court ce qui donne certaines scènes rapides et aussi certains aspects dont j’aurai aimé avoir plus d’informations. Mais rien de bien méchant tant je me suis retrouvé emporté par ce roman que j’ai quasiment lu d’une traite.

 

Ma Note : 8,5/10

Les Haut-Conteurs Tome 2, Roi Vampire – Olivier Peru & Patrick McSpare

les hauts conteurs roi vampire Résumé : Paris, hiver 1190. Débarqués au coeur de la plus grande ville du Monde connu, le jeune Roland,Mathilde, Ruppert et Salim poursuivent un double but: retrouver William le Ténébreux, l’ami disparu, et découvrir les secrets de Vlad, le maître vampire. Ce démon est-il réellement mort dans les forêts anglaises, ou attend-il son heure pour frapper encore ? Pire encore, un traître se cache-t-il parmi les quatre aventuriers, comme tout semble l’indiquer ? Happés par le tumulte populaire de la Fête des Fous, Roland et ses compagnons vont croiser nombre d’individus pittoresques. Cérémonies noires, complot royal, créatures infernales, prophéties du Livre des Peurs, tous les ingrédients d’un mélange fatal sont réunis pour sceller le sort de nos héros. Pourtant, ils sont des Haut-Conteurs et ne reculeront pas, jusqu’à vaincre ou périr. Roland « Coeur de Lion » en tête. Le Mal rôde, la mort avance masquée. C’est la fête des ombres, c’est la fête des fous !

Edition : Scrinéo Jeunesse

 

Mon Avis : Après un premier tome qui m’a fait passer un moment des plus agréable, malgré le côté un peu trop jeunesse, j’avais vraiment hâte de lire la suite des Hauts Conteurs. J’espérais y retrouver ce qui m’avait plu dans le premier tome, une histoire prenante, pleine d’action et de rebondissements et le tout dans un style fluide et efficace. En gros, un livre pour me divertir sans me prendre trop la tête. En tout cas je trouve la couverture est toujours aussi sympathique et agréable.

Cette fois Roland se retrouve à Paris à la demande du Ténébreux qui, depuis, a disparu. Roland et ses amis vont alors se retrouver à devoir démanteler un complot. Je dois dire que ce second tome
va se révéler légèrement plus sombre, un peu plus adulte que ce qu’avait proposé le premier tome, mais voilà l’histoire, elle, m’a parue moins prenante et captivante du fait que le rythme soit, selon moi, moinsentrainant . Je ne me suis pas autant retrouvé emporté que dans le tome précédent et, de plus, je l’ai trouvé moins nerveux, l’action étant moins présente. Cela vient peut être du complot qui manque légèrement de souffle, je ne sais pas. Attention il est loin d’être mauvais, l’histoire reste agréable tout de même, malgré son côté jeunesse, parfois sans surprise, et on ne s’ennuie jamais vraiment, mais voilà ce livre m’a moins emporté que le précédent.

L’univers évolue, on quitte les sombres forêts d’Angleterre pour rejoindre les grandes villes, Londres pour quelques pages, puis Paris. Un Paris en pleine fête des fous, qui colle parfaitement à
l’ambiance plus sombre, plus chaotique et noire du roman. Une ville vraiment pleine de mystères et de surprises, qui se révèle parfaitement détaillée par les auteurs, parfois un peu trop d’ailleurs. L’idée des Hauts-Conteurs est toujours aussi intéressante. On reste dans un cadre moyenâgeux plein de superstitions et de foi où on en apprend un peu plus sur les Vampires et leur société et leur hiérarchie, ce qui se révèle intéressant. Par contre, à voir dans les prochains tomes, mais il ne faudrait pas que les Vampires possèdent un peu trop de pouvoirs et de puissances, ce serait dommage car déjà là, un peu sur la fin, je me suis demandé si les auteurs, sans vouloir spoiler, n’en faisaient pas un peu trop.

Concernant les personnages ils se révèlent toujours aussi attachants et intéressants à suivre. Roland s’efface un peu pour permettre de découvrir un peu plus Mathilde qui est un personnage fort, au haut tempérament et à la repartie vive malgré son côté, au final sans surprise. Roland va se révéler moins naïf que dans le premier tome, plus sur de lui et il va gagner en assurance au fil des pages malgré son côté toujours adolescent. Les personnages secondaires sont eux aussi assez soignés et parfois surprenant comme le Roi des Ribauds ou encore Salim qui apporte ainsi une certaine consistance dans le développement des personnages principaux.

La plume des auteurs est toujours aussi fluide et vivante et arrive vraiment à nous plonger dans cet univers sombre, pleins de monstres et de mystères malgré un style style est toujours légèrement jeunesse, s’attardant parfois un peu sur certains points. Certaines explications et résolutions d’énigmes se révèlent aussi parfois sans surprises. Au final ce second tome, sans être vraiment mauvais, ne m’a pas autant emporté que le tome précédent. L’intrigue, malgré son côté plus sombre m’a paru un peu plus molle et moins nerveuse. Ce livre reste une lecture sympathique et je lirai la suite avec plaisir, pour me faire mon avis.

En résumé : J’ai passé un moment de lecture sympathique avec ce livre, mais je dois bien l’admettre il m’a moins captivé que le tome précédent. L’histoire se révèle un peu plus sombre et mature et pourtant elle n’a pas réussi à autant m’emporter que le tome 1. L’univers, lui, se révèle toujours aussi efficace et captivant à découvrir, passant des forêts sombres aux grandes villes pleines de mystères. Les personnages sont toujours aussi intéressants, pleins de vivacités et attachants que le tome précédent. Le style est toujours aussi fluide et efficace malgré le côté un peu jeunesse et parfois simpliste. Malgré le fait que je n’ai pas été autant emporté que le premier tome, cela reste une lecture sympathique et divertissante et je lirai la suite avec plaisir.

 

Ma Note : 6,5/10

Danilov Quintet 1, Twelve – Jasper Kent

twelve.jpgRésumé : On 12th June 1812, Napoleon’s Grande Armee forded the River Niemen and crossed the Rubicon – its invasion of Russia had begun. Charged with delaying the enemy’s inexorable march on Moscow, a group of Russian officers summon the help of the oprichniki, a band of mercenaries from the outermost fringes of Christian Europe.
As rumours of a plague travelling west from the Black Sea reach the Russians, the Oprichniki – twelve in number – arrive. Preferring to work alone, and at night, they prove brutally, shockingly effective against the French. But one amongst the Russians, Captain Aleksei Ivanovich Danilov, is unnerved by the mercenaries’ ruthlessness…and as he comes to understand the true, horrific nature of these strangers, he wonders at the nightmare they’ve unleashed in their midst…

Edition : Bantam

 

Mon Avis : Pour ce livre, il faut savoir qu’il s’agit en fait, pour moi, d’une relecture. J’ai lu ce livre il y a quelques années lors de sa sortie en version française aux éditions Bragelonne sous le titre Douze et j’avais bien apprécié ma lecture, mais voilà le livre n’ayant pas obligatoirement eu la réussite escomptée la suite ne devrait pas sortir. Comme maintenant je me mets à lire en Anglais j’ai donc décidé de tenter ma chance en VO. Pour ceux qui voudraient le lire en français ne vous inquiétez pas, ce premier tome possède sa conclusion propre et il n’est pas obligatoire de lire la suite. A noter que je trouve la couverture plutôt intrigante.

La Russie est sur le point de sombrer sous l’armée Napoléonienne. Le capitaine Danilov et ses amis décident, en dernier recours, d’appeler un groupe de 12 mercenaires pour les aider à changer la donne et espérer sauver la Russie. Je dois avouer que l’histoire en elle-même reste plutôt classique et, malgré un début un peu lent à se mettre en place, arrive pourtant facilement à nous emporter. L’histoire est vraiment prenante, nerveuse, bien menée et possédant son lot de surprises, de rebondissements et de retournements de situations efficaces. Les vampires retrouvent leurs véritables rôles de machines à tuer, avides de sang, au point même que parfois je me suis demandé si l’auteur ne faisait pas une ouverture sur l’utilisation des armes. L’action ne manque pas, ainsi que les scènes plus sanglantes, qui se révèlent pleine de dynamismes et de mouvement. Au fil des pages on est de plus en plus happé dans l’histoire malgré ce début un peu mou jusqu’à une conclusion qui va se révéler vraiment surprenante et efficace et qui devrait en étonner plus d’un.

L’univers mis en place par l’auteur est vraiment intéressant et surtout rarement vu dans la fantasy, l’univers Napoléonien. Un univers sombre, guerrier qui colle parfaitement à l’histoire mise en place. On sent que l’auteur connait son histoire et arrive à l’intégrer parfaitement dans son histoire, sans plomber son intrigue par trop de détails et se servant d’aspects historiques réels pour rendre son histoire plus proche de nous et plausible. Que ce soit les campagnes, les assauts ou encore l’incendie de Russie tout se révèle documenté, soigné mais surtout prenant. Par contre, je trouve légèrement dommage que l’aspect social de la Russie soit un peu moins étoffé, principalement pour des informations concernant le servage.

L’utilisation de la narration à la première personne rend le personnage de Danilov vraiment attachant et captivant. C’est un personnage profondément humain qui réagit plus aux émotions et aux sentiments que parfois à la logique, ce qui ne l’empêche pas d’être un héros. Sa relation avec Dominikia va se révéler vraiment importante, permettant de mieux le comprendre et l’apprécier à travers ses doutes et ses illusions. Mais les personnages secondaires ne sont pas en restes, que ce soit justement Dominikiia femme forte et intéressante, Iuda personnage plein de surprises qui joue avec les personnages mais aussi le lecteur de façon surprenante ou encore ses camarades comme Maks, Vadim ou encore Dmitry se révèlent efficaces et captivants même si, le fait que la narration soit à la première personne, on est un peu frustré de  parfois ne pas en savoir plus sur eux.

La plume de l’auteur est vraiment prenante et captivante. Son talent de conteur est l’un des points importants de ce livre, son cadre développé sans excès, son développement des personnages ou encore sa façon de faire grimper la tension doucement font qu’on ne s’ennuie jamais vraiment dans ce livre. Finalement mes seuls reproches sont un début un peu lent à se mettre en place et, parfois, une idylle entre Alexei et Dominikiia qui prend un peu trop son temps et provoque quelques légères longueurs. En tout cas ce premier tome remplit efficacement son rôle de livre historique sur les vampires et me donne envie de lire la suite.

En résumé : Ce roman m’a fait passer un bon moment de lecture m’offrant une intrigue prenante et nerveuse sur les vampires, le tout dans le contexte de guerre napoléonienne efficace et parfaitement documenté sans plomber l’intrigue. Les personnages sont vraiment attachants mais surtout se révèlent vraiment humains avec leurs doutes et leurs envies. La plume de l’auteur est vraiment prenante et captivante et arrive assez facilement à nous plonger dans l’histoire. Mes seuls reproches sont un début un peu lent à se mettre en place et aussi une idylle entre Alexei et Dominkiia qui prend un peu trop son temps et provoque quelques légères longueurs. Rien de grave car je lirai le second tome avec plaisir.

 

Ma Note : 8/10

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