Auteur/autrice : BlackWolf Page 153 of 202

Captain Swing et les Pirates Electriques de Cindery Island – Warren Ellis & Raulo Caceres

captain-swing.jpgRésumé : Londres, 1830. Le jeune flic Charlie Gravel ne cesse d’être témoin de choses qu’il ne devrait pas voir : un navire volant, des pirates armés d’étranges artefacts électrique… et un capitaine qui nargue la police. Un révolutionnaire qui défie le la loi pour remettre au peuple la science et ses miracles et les libérer du joug des puissants. Dans les rues, on murmure le nom de Spring-Heeled Jack…
Mais il préfère qu’on l’appelle Captain Swing. Voici son histoire.

Edition : Milady Graphics

 

Mon Avis : Lors du dernier Masse Critique spécial BD de Babelio je me suis laissé tenter par ce livre dont le quatrième de couverture m’intriguait, de plus trouvant la couverture vraiment accrocheuse et assez flamboyante j’ai donc décidé de tenter ma chance et j’ai eu la chance d’être sélectionné. Je remercie donc Babelio ainsi que les éditions de Milady Graphics pour la découverte de ce livre. A noter que Captain Swing est un personnage qui a vraiment existé, c’est le nom donné à un révolutionnaire ouvrier au 18ème siècle; Warren Ellis nous offre donc une réécriture fantastique de ce personnage.

Je dois dire qu’on se laisse vite embarquer par cette histoire qui se révèle nerveuse et efficace le tout porté par des idées assez intelligentes et des réflexions qui ne laissent pas indifférents. L’auteur nous offre une intrigue sur le pouvoir omnipotent et un peuple qui souffre, le tout au milieu de considération sur l’énergie et son utilisation ainsi qu’une critique de la société vraiment efficace. D’ailleurs ces considérations nous rappellent un peu nos soucis actuels avec le pétrole, mais aussi la façon dont s’accrochent les gens à leur pouvoir.

En tout cas tout va vite et très vite, on découvre rapide qui est le fameux Captain Swing : un scientifique philosophe à la pensée libertaire lui offrant une légère ressemblance avec V pour Vendetta. Mais voilà au contraire du comics V, qui fait 300 pages, Captain Swing en fait à peine 120 et une fois le héros découvert tout va beaucoup beaucoup trop vite et trop facilement. Une fois la dernière page tournée on a l’impression qu’il manque quelque chose, d’être passé à côté d’un bout de l’histoire. De plus tout parait un peu trop linéaire. Dommage.

L’univers très Steampunk est vraiment efficace, le tout situé dans une Londres vraiment sombre et à la limite de l’explosion, où la brutalité est monnaie courante et où la police publique n’effectue que ses premiers pas. L’auteur glisse aussi des textes informatifs qui, certes, ralentissent légèrement l’intrigue, mais permettent une meilleure compréhension et offrent énormément d’informations sur le background de l’univers. Les personnages se révèlent vraiment efficaces malgré, parfois, un manque de profondeurs pour certains. Ils collent parfaitement à l’univers et remplissent efficacement leurs rôles.

Concernant les graphismes je dois dire que je suis plutôt mitigé, après chacun se fait son avis, mais autant certaines planches se révèlent assez splendides, autant certaines m’ont paru vraiment
trop grossières du point de vue du trait et surtout énormément alourdie, parfois, par une colorisation excessive. De plus la BD entière se passe de nuit, ce qui donne parfois un aspect un peu monotone au dessin, comme si le dessinateur ne savait pas dessiner des scènes de jour.

Ce Comics n’est pas complètement mauvais, il fait partie des BD qu’on lit rapidement mais qui ne laisseront pas un souvenir impérissable. Warren Ellis a construit une histoire efficace et intelligente, à la V pour Vendetta, mais manque clairement d’ambition pour porter à fond son sujet. C’est dommage car on sent tout le potentiel qu’il y a derrière cette série. Au final un comics tout juste sympathique.

En Résumé : Voilà un comics qui m’intriguait énormément lorsque je l’ai vu mais qui au final n’a pas complètement répondu à mes attentes. Malgré une histoire intelligente et efficace l’oeuvre manque complètement d’ambition et se révèle trop rapide et un peu trop linéaire. L’univers steampunk est vraiment intéressant et bien décrit et les personnages sont efficaces. Les graphismes, par contre, ne m’ont pas totalement emballés alternant le réussi avec le moins bon. Au final un Comics juste sympathique mais sans plus.

 

Ma Note : 6/10

Monument – Ian Graham

monumentRésumé : Ballas est un colosse, un poivrot et un vagabond. Dans ses yeux, il n’y a que l’avidité et dans son cœur, que de l’amertume. Ce n’est pas le genre d’homme taillé pour la légende, juste pour une tombe anonyme. D’ailleurs, plein de gens sont disposés à raccourcir séjour sur terre ! Du coup, quand un jeune prêtre le sauve d’un passage à tabac dans la rue, Ballas ne sait pas comment réagir à un tel acte de bonté. Il préfère le trahir en volant ceux qui lui avaient offer l’espoir. Seulement, l’objet que Ballas a dérobé n’est pas le genre de babiole qu’on peut vendre sur un marché contre un bol de soupe… C’est un artefact qui poussera toute armée à le pourchasser et mènera le monde au bord du chaos !

Edition : Bragelonne

Poche : Milady

 

Mon Avis : Ce livre a fait partie de l’offre proposée par Bragelonne le 1er avril dernier qui offrait une centaine de livres en ebook pour 99cts. Je me suis donc laissé tenter par certains livres, dont ce Monument de Ian Graham. Je dois dire que ce qui m’a attiré vers ce livre c’est sa couverture, illustrée par Stéphane Collignon, que je trouve vraiment très réussi (en tout cas plus que celle en grand format) mais aussi le quatrième de couverture qui m’a intrigué. A noter que Ian Graham a participé au cours d’écriture de David Gemmell qui l’aurait désigné comme son meilleur élève.

Ballas est un homme qui vie en vagabond et le plus souvent de ses vols. Un jour il va voler l’objet qu’il ne fallait pas et va se retrouver à fuir l’Eglise. L’histoire de Monument a beau être assez classique en Héroïc Fantasy, elle se révèle vraiment prenante et pleine d’action, on ne s’ennuie jamais vraiment en tournant les pages. Alors bien sûr, finalement, on ne fait que suivre la fuite de Ballas cherchant le meilleur endroit pour se cacher, mais l’auteur nous offre un voyage plein de surprises, de rebondissements et de trahisons qui font qu’on ne perd jamais vraiment notre intérêt. Par contre je reproche à l’auteur certaines facilités et quelques poncifs qui font que parfois on a du mal à y croire. Par exemple réussir à rester cacher dans une ville close avec des centaines des personnes qui vous recherchent c’est un peu dur à avaler.

L’univers mis en place par l’auteur est un univers vraiment sombre, violent mais surtout un univers dominé par la religion. Je dois dire que le monde mis en place ne manque vraiment pas de profondeurs. Le contexte religieux est vraiment intéressant et nous offre pas mal de réflexions que ce soit sur les manipulations et la main mise que peut avoir des religieux sur tout un peuple mais aussi sur les mensonges et les choses qu’une religion peut cacher. Alors bien sûr c’est un univers pas obligatoirement des plus originaux, mais l’auteur s’en sort efficacement nous offrant un univers solide. La magie se révèle aussi présente et intéressant à découvrir.

Concernant le personnage principal il se révèle profond et d’une grande complexité du début à la fin mais voilà Ian Graham a décidé de faire de Ballas un anti-héros et de pousser ce principe à son paroxysme. Ballas est violent, il tue, il ment, il est alcoolique et au fil de l’aventure on va se rendre compte que c’est un homme abject, par exemple s’il prend des compagnons de voyage c’est plus pour pouvoir s’en servir comme bouclier en cas de fuite ou les abandonner en espérant gagner quelques minutes. Il est égoïste et ne possède aucun sentiment ce qui fait qu’on ne s’accroche jamais à lui. Ca risque de beaucoup jouer, car si vous avez besoin de vous accrocher au personnage pour apprécier un livre alors ne lisez pas celui-là, vous ne trouverez jamais de circonstances atténuantes à Ballas. Concernant les personnages secondaires je dois dire qu’ils sont assez efficaces et convaincants même si parfois certains ne servent seulement à faire évoluer l’intrigue.

Concernant la plume de l’auteur je dois dire qu’elle est vraiment dynamique, vivante, malgré sa simplicité et elle arrive à nous happer dans cette histoire assez rapidement. Les en-têtes de chaque chapitre qui nous offre quelques textes sur la religion sont vraiment intéressantes. J’ai donc passé un bon moment avec ce livre, mais dommage que l’auteur aie parfois cédé à la facilité dans le déroulement de son histoire et que Ballas soit l’anti-héros poussé à son paroxysme ce qui le rend un peu trop austère. En tout cas pour un premier roman je trouve que l’auteur s’en sort pas trop mal, à voir pour ses prochaines publications, s’il il y en a.

En Résumé : J’ai passé un bon moment avec ce livre qui nous offre une histoire, certes assez simple, mais qui ne manque pas de surprise, de rebondissements et de retournements de situations pour ne jamais ennuyer les lecteurs. L’univers mis en place est simple mais se révèle solide et intéressant et le tout est porté par une plume vraiment dynamique et efficace. Dommage que l’auteur se soit parfois laissé aller à la facilité. Le gros point d’incertitude, selon moi, viens du personnage car si vous avez besoin de vous accrocher aux personnages pour apprécier un livre alors ce livre n’est pas fait pour vous, Ballas étant le anti-héros poussé à son paroxysme le plus extrême et même moi parfois je l’ai trouvé parfois beaucoup trop austère.

 

Ma Note : 7,5/10

Doctor Who, Apollo 23 – Justin Richards

apollo 23Résumé : Au moment où un astronaute en combinaison spatiale apparaît au milieu d’un centre commercial bondé, une jeune femme est retrouvée morte au bord d’un cratère, sur la face cachée de la Lune.
Le Docteur et Amy font le lien entre ces deux événements : quelque chose de terrible se trame sur notre satellite.
Mais, à la suite d’un malheureux concours de circonstances, le Docteur est bloqué sur Terre tandis qu’Amy et le Tardis sont perdus sur la Lune.
Le seul espoir du Docteur : un des plus grands secrets de l’humanité… Apollo 23.

Edition : Milady

 

Mon Avis : Grand fan de Doctor Who depuis quelques années déjà, je ne pouvais pas passer à côté de l’a sortie de livres qui se situent dans le même univers. Je remercie donc Milady de cette publication. Puis ça fait du bien de replonger dans Doctor Who en attendant les nouveaux épisodes. Alors bien sûr il y a une certaine appréhension à entamer ce genre de livre car on espère au moins y retrouver un minimum le charme de la série. En tout cas je dois dire que j’aime plutôt bien la couverture qui reprend les personnages de la série.

Alors bien sûr je ne m’attendais pas à une intrigue aussi alambiquée et soignée que les intrigues charnières de la série, je m’attendais plus à une intrigue d’un épisode One Shot de transition, et c’est effectivement ce qu’on a. Une anomalie apparait et notre Docteur arrive pour essayer de réparer tout ça. L’histoire ne manque pas de peps ni d’action, tout va vite, voir même très vite, les péripéties et les rebondissements s’enchaînent, mais voilà tout m’a paru vraiment beaucoup trop prévisible, sans surprise. Je tournais les pages en espérant un sursaut, une surprise qui n’est jamais apparu. Ça se laisse gentiment lire, mais je dois dire que je m’attendais à mieux.

Concernant les personnages je dois dire qu’on retrouve avec plaisir nos héros, que ce soit le Docteur ou Amy, mais voilà on a vraiment l’impression de les retrouver par à coup. Des fois on retrouve l’alchimie entre eux, les mimiques et expressions qui font la réussite de la série et des fois on se demande si l’auteur à vraiment déjà vu des épisodes. Par moment le Docteur manque même de sa superbe et de son intelligence. Après je reproche aussi un peu trop de répétitions, combien de fois j’ai vu Amy décrite avec sa « longue chevelure rousse » ou sa « longue chevelure flamboyante » comme si l’auteur ne savait pas la décrire autrement. A côté de ça, et c’est dommage, les personnages secondaires sont à peine esquissés, il est difficile de dire qui est grand, petit ou autre ce qui m’a un peu perturbé dans ma lecture.

On retrouve dans ce livre un univers SF proche de la série, avec pas mal de choses plaisantes comme les voyages grâce au TARDIS, une base sur la lune, des voyages en fusée de quoi offrir pas mal de dépaysement au lecteur qu’il soit fan de la série ou pas, et cela même si l’univers reste quand même simpliste. Il remplit parfaitement son rôle de décor dans cette histoire. L’atmosphère est assez fidèlement retranscrite, que ce soit dans la représentation de l’univers mais aussi certaines mimique de nos protagonistes et c’est peut-être le point le plus agréable du livre j’ai trouvé.

Concernant l’écriture je dois dire qu’elle est simple, sans fioritures mais parfois trop simpliste à mon goût ce qui donne l’impression parfois de ne pas pouvoir tout visualiser, comme si l’auteur avait fait une coupe histoire de raccourcir le récit sans la relire. Heureusement la conclusion vient un peu relever le niveau offrant une fin fun et enlevée. Par contre, je reviens sur certains aspects de la traduction surtout ce fameux « you », l’auteur a pris le parti de le traduire par « vous » plutôt que « tu » ce qui m’a grandement surpris, surtout connaissant la relation entre le Docteur et Amy. Au final je m’attendais pas obligatoirement à un excellent livre, mais j’ai quand même été un peu déçu de ce livre. Après comme tout livre de série certains sont plus ou moins bons, mais pour le moment je ne pense pas lire d’autres livres de Doctor Who. Peut être dans quelques temps.

En Résumé : Je dois dire que je sors de la lecture de ce livre avec une légère pointe de déception. Alors, bien sûr je ne m’attendais pas à un chef d’oeuvre mais voilà je trouve que nos héros sont parfois mal représentés et que le tout est porté par une plume vraiment trop simpliste par moment. L’intrigue ne manque pas de panache mais se révèle complètement sans surprises. L’univers par contre reste fidèle à la série et, je trouve, est fidèlement retranscris dans ce livre. Pour le moment je ne compte pas lire d’autres livres de la série.

 

Ma Note : 5/10

Rappel : Le Mois de … sur Book en Stock

Un petit message pour vous rappeler, ou vous faire découvrir, Le Mois de … sur le blog de Book en Stock. Pour ceux qui ne le savent pas, Book en Strock est un blog géré par Dup et Phooka et
tous les mois elles séquestrent invitent un auteur pour le torturer et lui faire révéler ses plus
sombres secrets
permettre aux différents bloggeurs de lui poser des questions.

 

Ce mois-ci c’est Nadia Coste qui est l’invitée du blog. Si rappelez vous j’ai lu le premier tome de la série Fedeylins il y a pas longtemps, justement dans le cadre du partenariat avec Book en
Stock. Donc si vous voulez poser toutes vos questions à Nadia Coste ça se passe par ici.

 

 

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Les Créateurs – Thomas Geha

les créateursRésumé : Il était une fois rien du tout. Il était une fois six histoires où des hommes et des femmes se trouvent confrontés à des situations improbables, quoi qu’étrangement familières. Et si vous pouviez faire revivre un être disparu ? Et si votre rêve le plus fou pouvait se réaliser ? Et si votre vie était factice ? Et si l’amour n’était qu’un éternel recommencement ? Et si… Voulons-nous vraiment connaître le jardin secret des personnes que l’on aime ? Quel prix sommes-nous prêts à payer pour le découvrir ? Toutes les vies animées au coeur de ces pages e participent à la création d’univers originaux ou alternatifs, proches du nôtre ou éloignés, réalistes ou fantasmagoriques. Mais tous ces univers, tous ces personnages introduisent les mêmes questions essentielles : qui sommes- nous et d’où venons-nous ? Qui donc se cache derrière nos existences et nos destins ? Les nouvelles composant ce recueil ne tentent pas de répondre à ces questions, elles les explorent avec toujours la même ambition : découvrir qui nous sommes au travers de notre humanité.

Edition : Critic

 

Mon Avis : Voilà le dernier livre de Thomas Geha, il s’agit d’un recueil de six nouvelles publié aux éditions Critic. Et oui encore un livre des éditions Critic, maison d’édition qui pour le moment ne m’a jamais déçu. Comme vous le savez, si vous lisez mon blog régulièrement, j’ai passé de bons moments avec les livres de Thomas Geha que ce soit le très bon roman de Fantasy Le Sabre de Sang ou encore le sympathique Space Opera La guerre des Chiffoneurs, j’avais donc hâte de découvrir l’auteur dans un autre registre, celui des nouvelles.

La Voix de Monsieur Ambrose : Cette nouvelle nous plonge dans un Paris du 19ème siècle vraiment réaliste, soigné et palpable où vit monsieur Ambrose, un acteur à la voix un peu trop fluette pour lui permettre de jouer dans les plus grandes salles. Une nouvelle étrange où le fantastique se glisse lentement dans l’histoire, un peu à la Lovecraft, un mélange de réel et d’irréel qui fascine le lecteur. Une excellente nouvelle pleine de mystères dans un Paris très réaliste et où  la bonne société tombe en pleine décadence, dans le vice, et qui nous offre une conclusion pleine de mystères.

Là-bas : Voilà une nouvelle qui revisite le mythe du Golem, à Prague, avec l’alternance de deux points de vue à deux époques différentes. Une nouvelle qui traite de l’amour de façon fantastique, l’amour puissant, plus fort qui est peut-être le dernier rempart à la plus sombre des menaces. Une nouvelle bien écrite, courte, sans temps morts, mais voilà pour moi il a manqué ce petit truc, je ne saurais dire quoi, qui fait qu’on se retrouve totalement emporter. Je n’ai pas complètement ressenti toutes ses émotions et ses sentiments. Cela reste un texte agréable à découvrir.

Copeaux : Cette nouvelle est un texte de Noël qui a été publié sur le site internet de Reims pour Noël 2011 et revisité pour ce recueil. Ce texte diffère des autres par l’absence de fantastique, un texte plus contemporain. Une nouvelle qui nous offre une très belle image de Noël, loin des cadeaux et de l’homme en rouge, touchant sur l’amour profond mais plein de souffrances entre un grand-père et sa petite-fille. Une nouvelle poignante, percutante et pleine de sentiments qui ne laisse pas indifférent le lecteur, le tout situé dans une ferme désuète et intemporelle.

Bris : Voilà une étrange nouvelle qui nous présente Bris un homme amnésique, dans une drôle de ville à la recherche de sa mémoire. Une histoire de SF concernant l’amour, la violence et la haine que peut provoquer cet amour, mais aussi l’oubli. Une nouvelle vraiment surprenante par son développement et sa conclusion. Le tout placé dans une ville, La Verrue, qui porte bien son nom et qui possède un certain envoûtement et pas mal de mystères. Un texte surprenant plein de magie, de poésie et de réflexions qui ne laisse pas indifférent le lecteur.

Dans les Jardins : On retrouve ici une nouvelle pleine de poésie et de charme dans l’univers intimiste d’un homme brisé et de son abandon à son jardin qui n’est pas tout à fait comme les
autres. Une histoire fantastique où on se laisse emporter au rythme calme et apaisant de l’auteur dans cette histoire efficace et surprenante où l’amour, les sentiments, mais aussi les fêlures de
chacun ont encore une place importante.

Sumus Vicinae : La dernière nouvelle de l’auteur est un hommage au compositeur Nicolas Lens. Une nouvelle SF légèrement barré, écrite comme un requiem nous offrant une histoire vraiment étrange d’un homme à la recherche d’explication. Une quête philosophique du héros dans un univers vraiment intéressant, un monde musical rempli de cyclope ou de Faïys. Mais voilà je m’attendais à quelque chose de justement plus musical et, comme Là-bas, il manque un je ne sais quoi pour vraiment me passionner. A noter qu’après écoute de la musique Sumus Vicinae j’ai trouvé que l’histoire collait bien à la chanson.

 

L’auteur sait nous offrir des histoires pleines de sentiments, de sensibilité et de poésie avec ce recueil qui se révèle empli de magies et de mystères; et même si toutes les nouvelles ne m’ont pas emporté de la même façon je ressors conquis par ma lecture de ce recueil. La plume de l’auteur est vraiment prenante, fluide et magique et sait happer le lecteur dans chacune de ses histoires. Des nouvelles qui se révèlent toutes pleines d’émotions et de réflexions le tout dans des univers tous plus fascinants les uns que les autres qu’ils soient contemporains, passé ou fantastiques. Un recueil qui ne devrait pas laisser le lecteur indifférent.

En Résumé : J’ai passé un bon moment de lecture avec ce recueil de nouvelles de Thomas Geha qui sait développer des histoires dans un univers vraiment fascinant avec plein de sentiments, d’émotions et de poésie. On se laisse facilement emporter par chacune de ses nouvelles qui nous offrent vraiment un moment d’évasion avec des personnages humains, pleins de doutes et sensibles. Alors bien sûr toutes les nouvelles ne sont pas au même niveau et deux principalement m’ont moins touchées que les autres, mais au final je ressors de ma lecture heureux de la découverte.

 

Ma Note : 8/10

Le Trône de Fer, L’Intégrale 2 – George R.R. Martin

le trone de fer integrale 2 Résumé : Le royaume des sept couronnes est sur le point de connaître son plus terrible hiver : par-delà le mur qui garde sa frontière nord, une armée de ténèbres se lève, menaçant de tout détruire sur son passage. Mais il en faut plus pour refroidir les ardeurs des rois, des reines, des chevaliers et des renégats qui se disputent le trône de fer, tous les coups sont permis, et seuls les plus forts, ou les plus retors s’en sortiront indemnes…

Edition : J’ai Lu

 

Mon Avis : Après un premier Tome qui m’a plus que convaincu et l’arrivée de la diffusion de la seconde saison de la Série aux Etats-Unis, je n’ai pas mis longtemps à me lancer dans ce second intégrale de la série Le Trône de Fer. J’ai d’ailleurs pu récupérer un intégrale possédant l’illustration de Marc Simonetti que je trouve très réussi, surtout comparé à celle qui vient de sortir et qui possède comme couverture une image de la série TV. Ce livre a d’ailleurs été lu en mini Lecture Commune avec Lyra.

Rien ne va plus au royaume des sept couronnes, il y a plus de rois que de trônes disponibles, ce qui est problématique. On ne s’ennuie pas du tout dans ce second tome avec cette guerre intestine qui met à mal le royaume entre batailles, trahisons et manipulation rien n’est prévisible et on tourne les pages avec plaisir pour découvrir ce qui va se passer. La pression monte et de grandes batailles se dessinent dans ce tome où l’auteur manie les rebondissements et les surprises avec brio. On ne sait jamais à quoi s’attendre et surtout à qui se fier, qui est un allié, qui est un ennemi, il est difficile de le dire tant le pouvoir peut monter facilement à la tête.

Encore une fois un excellent tome à l’intrigue bien mené qui, même si parfois l’auteur donne l’impression de prendre son temps, se révèle haletante, captivante mais qui se révèle surtout complexe et dense. On a vraiment l’impression que l’auteur tisse une toile révélant un écheveau d’intrigue, de complots et de manipulations tous plus sombres les uns que les autres. Chaque personnage va faire des choix qui vont faire évoluer cette toile, mais pas toujours de la façon dont on l’attend. On est happé dans la lecture de ces 950 pages et une fois la dernière pages tournée on a qu’une envie, lire la suite, même si je vais attendre un peu, le temps de digérer toute la densité de ce second tome.

L’univers mis en place par l’auteur est toujours aussi fascinant, travaillé et riche tant par les différentes cultures, les différentes gastronomies, cultes ou encore civilisations, l’auteur ne laisse rien au hasard et tout parait vivant, palpable à travers des descriptions précises et éblouissante. Mais il s’agit tout de même d’un univers sombre et violent, la guerre, les souffrances et la mort sont vraiment présentes ce qui colle parfaitement à l’intrigue. Mais voilà avec tout ce que j’avais entendu je m’attendais à pire, oui il y a des batailles, du sang, des viols mais l’auteur ne cherche pas à les mettre en avant, à s’attarder dessus, ils ne sont que la conséquence de la Guerre. On est troublé, surpris mais pas vraiment choqué. Par contre, dans ce second tome la magie commence à prendre un peu plus d’importance ce qui n’est pas pour me déplaire, car l’auteur s’en sert avec parcimonie et on est loin d’une magie écrasante et dominante.

Concernant les personnages je dois dire que j’ai retrouvé avec plaisir les survivants du premier tome mais aussi les nouveaux personnages que nous présente l’auteur. La multiplication des points de vue permet toujours de se faire un point de vue globale, même si ça joue sur le rythme de l’histoire. Ils sont toujours aussi soignés, complexes et attachants mais surtout humains dans leurs choix et leurs envies. Tyrion reste pour le moment, selon moi, le personnage le plus intéressant, il ne cherche, d’une certaine façon, qu’à sauver sa peau et à retrouver une vie normale mais se retrouve obliger de jouer au jeu du pouvoir. Même Sansa, que je trouvais trop frivole et aveugle au premier tome devient intéressante, découvrant, de façon brutale, que la vie n’est pas comme dans les contes et les chansons. Par contre, j’ai eu du mal avec Théon, trop arrogant au début pour vraiment me toucher, même à la fin du volume je sentais encore une certaine « distance » avec le personnage.

La plume de l’auteur est toujours aussi captivante, sombre et prenante du début à la fin, nous plongeant avec facilité dans son histoire et son univers violent et poisseux. Les descriptions et l’évolution des personnages sont vraiment fascinantes et haletantes et, même si parfois on se perd un peu devant tous ses personnages, on a vraiment du mal à lâcher ce livre. Par contre, tout comme le premier tome, j’ai eu parfois un peu de mal avec la tournure de certaines phrases traduites et je trouve que la liste des personnages en début de livre est vraiment trop succinctes. Au final un second tome toujours aussi passionnant et captivant.

En Résumé : J’ai de nouveau passé un excellent moment avec cette seconde intégrale du Trône de Fer qui nous offre une intrigue toujours aussi dense, complexe et pleines de surprise, on se retrouve happé du début à la fin par ses différents personnages qui se révèlent soignés et toujours aussi attachants, mis à part Théon qui m’a un peu énervé. L’univers est toujours aussi riche, sombre et pleins de mystères. La plume de l’auteur se révèle toujours aussi soigné, prenante mais je trouve dommage que la traduction ne soit pas toujours au niveau. De plus je reproche l’absence d’un index des personnages plus exhaustifs. Mais bon rien de bien méchant tant cette intégrale est passionnante et j’ai hâte de lire la suite.

 

Ma Note : 9/10

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