Auteur/autrice : BlackWolf Page 154 of 202

La Roue du Temps Tome 1, L’Oeil du Monde – Robert Jordan

roue du temps l'oeil du monde Résumé : C’est la Nuit de l’Hiver dans la contrée de Deux-Rivières et, en ce soir de fête, l’excitation des villageois est à son comble. C’est alors qu’arrivent trois étrangers comme le jeune Rand et ses amis d’enfance Mat et Perrin n’en avaient jamais vu : une dame noble et fascinante nommée Moiraine, son robuste compagnon et un trouvère.
De quoi leur faire oublier ce cavalier sombre et sinistre aperçu dans les bois, dont la cape ne bougeait pas en plein vent…
Mais, quand une horde de monstres sanguinaires déferle et met le village à feu et à sang, la mystérieuse Moiraine devine qu’ils recherchaient quelqu’un : pour les trois amis l’heure est venue de partir. Car la Roue du Temps interdit aux jeunes gens de flâner trop longtemps sur les routes du destin…

Edition : Bragelonne

 

Mon Avis : Depuis que je sais que La Roue du Temps va bientôt avoir son cycle achevé, le dernier tome sortant en 2013 en VO, j’ai qu’une envie c’est de me lancer dans à sa découverte. J’avais déjà entamé la lecture de cette série en me procurant le premier tome en poche (chronique ici), mais voilà une fois l’annonce que Bragelonne avait décidé de ressortir ce cycle en offrant une nouvelle traduction et en respectant la tomaison originale j’ai décidé de patienter un peu. J’ai d’ailleurs bien fait quand on voit comment le découpage en Poche charcute l’œuvre. J’ai alors vu que Livraddict proposait ce premier tome en partenariat,  j’ai décidé de tenter ma chance et j’ai été sélectionné. Je remercie donc Livraddict et les éditions Bragelonne pour la découverte de ce premier tome.

La Roue du Temps est cycle de High Fantasy et, je ne vais pas le cacher, ce qui se ressent dès les premières pages, cette histoire de fermier qui va se découvrir, avec ses amis, un destin qui va alors le mener au milieu d’une bataille entre la lumière et les ténèbres reste du classique et surtout se révèle fidèle à Tolkien. Mais voilà l’auteur, malgré le côté classique de l’histoire, s’approprie pleinement les codes et nous offre une histoire véritablement solide, prenante et efficace. Cette lutte entre le bien et le mal se révèle riche, haletante et prenante quasiment dès les premières pages et on a du mal à lâcher le livre. Nos héros vont se retrouver emporter par des évènements qui les dépassent de façon cohérente, bien amenés et passionnante pour tout lecteur qui apprécie un tant soit peu la High Fantasy. Car oui si la High Fantasy à la Tokien vous rebute je doute que vous accrochiez à La Roue du Temps. On a du mal a discerner qui est du côté de la lumière et qui est du côté des ténèbres, et l’auteur joue là-dessus et avec le lecteur; qui cherche à manipuler qui. Comparé à la préquelle qui ne faisait que survoler l’histoire, de peur de trop en dévoiler, ce premier tome lui nous happe du début à la fin tant l’histoire se révèle dense, riche et captivante.

La grande force de ce livre c’est l’univers mis en place par l’auteur qui est vraiment travaillé et soigné jusqu’aux moindres détails. Le mélange entre la fantasy et la reprise du mythe arthurien marche efficacement se révèlant vraiment prenant et efficace, l’auteur l’agrémentant de pas mal d’originalités intéressantes. Chaque pays visité, chaque ville, chaque lieu possède sa propre architecture, sa propre culture, ses propres codes, ce qui rend cet univers palpable, efficace et donne vraiment envie de le découvrir pleinement, d’être présent avec les protagonistes. Alors je ne le nie pas l’auteur part des fois dans des longues descriptions des lieux, des monuments et autres, soit on accroche et on se laisse emporter dans ce monde dense et d’une grande beauté, soit on ressentira quelques longueurs, chacun se fera son propre avis au cours de la lecture.

Concernant les personnages ils se révèlent véritablement plaisants, prenants, travaillés et attachants. Chaque personnage possède une vie, une personnalité et des émotions qui lui sont propres et qui le caractérise, même si je reproche un peu à l’auteur d’offrir aux femmes toujours ce même trait de caractère de supériorité envers les hommes. Rien à voir avec mon égo d’homme bafoué, rangez les tomates, non, je trouve juste que ce trait de caractère est toujours présent chez les héroïnes et ça m’a un peu dérangé, comme si elles venaient toutes du même « moule ». Je reproche aussi un peu à l’auteur quelques répétitions sur le caractère des personnages comme par exemple Perrin qui pense que Rand s’en sortirai mieux avec les filles et inversement que l’auteur utilise un peu trop selon moi, mais rien de bien méchant, car au final comment ne pas s’attacher à Rand, Mat, Perrin, Moiraine, Land, Nyvae, Egwene et les autres qui vont jalonner ce voyage.

L’écriture de Robert Jordan est vraiment fluide, soignée et agréable à lire, il nous plonge avec facilité dans cet univers plein de mystères, de poésies, de magies où le bien et le mal cohabite. L’auteur alterne efficacement les scènes d’actions et les scènes plus calmes sans jamais vraiment ennuyer le lecteur, même s’il faut l’avouer, quelques longueurs apparaissent ici ou là. Par contre malgré que l’auteur s’approprie les codes de la High Fantasy on ressent, de façon latente, une sorte d’hommage à Tolkien tout au long de ce premier tome et j’espère que l’auteur va un peu plus imprimer sa patte pour les tomes suivants. Concernant la traduction, comparé à ce que j’avais lu en poche, je la trouve plus fluide et efficace, même si je ne peux pas la comparer à la VO. En tout cas un premier tome vraiment efficace et prenant qui, malgré quelques légers défauts ici ou là, m’a offert un très bon moment de lecture.

En Résumé : J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce premier tome de La Roue du Temps. L’histoire n’est peut être pas des plus originales, reprenant les codes de la High Fantasy mais se révèle solide et captivante et surtout parfaitement maîtrisé par l’auteur. L’univers mis en place est vraiment dense, soigné et d’une grande beauté. Les personnages sont attachants, travaillés, complexe même si je fais un léger reproche à l’auteur c’est de rendre toutes les femmes un sentiment de supériorité. Concernant la plume de l’auteur elle se révèle claire, fluide et efficace nous plongeant avec facilité dans son histoire. Mes seules reproches sont quelques longueurs ici ou là et un hommage parfois un peu trop appuyé à Tolkien, en espérant que l’auteur impose un peu plus sa patte dans le tome 2.

 

Ma Note : 8/10

American Vampire Tome 2, Le Diable du Désert – Snyder & Albuquerque & Santolouco

american-vampire-le-diable-du-desert.jpgRésumé : Las Vegas, Nevada, 1936. La légendaire Cité du péché n’est encore qu’une modeste bourgade, mais elle mérite déjà son surnom… Jeux d’argent, prostitution et autres activités illicites y sont monnaie courante, et ce, pour distraire les ouvriers surexploités par le consortium que bâtit le gigantesque barrage Hoover non loin de là. Un seul homme se dresse face à cet océan de corruption : Cash McCogan, le chef de la police locale. Malgré son visage angélique, c’est un véritable dur à cuire.
McCogan n’a pas seulement affaire à des travailleurs avinés en mal de sensations fortes. En effet, Skinner Sweet, le premier-né de la nouvelle race des vampires américains, a élu domicile à Las Vegas. C’est pour lui l’endroit idéal, où toute soif peut être étanchée si l’on en paie le prix. Mais ce n’est pas la seule créature de la nuit à vouloir profiter des attraits de la Cité du Péché. Une guerre sans merci est sur le point d’éclater entre lui et les nosferatu du Vieux Monde, avec pour arbitre une société secrète de chasseurs de monstres décidée à tous les exterminer. Cette organisation a également retrouvé la trace de Pearl Jones,  » l’enfant  » de Skinner, l’autre vampire américaine, qui coule des jours heureux en compagnie de l’homme qu’elle aime, mais pour combien de temps ?

Edition : Panini Comics

 

Mon Avis : Après avoir découvert le premier tome de cette série qui nous offrait une intrigue pleine de punch et qui surtout, sans révolutionner le mythe, nous offrait un retour aux sources avec des vampires sanguinaires, j’avais hâte de lire la suite de ce comics et de me rendre compte comment allait évoluer l’histoire. En tout cas l’illustration de couverture plonge directement dans l’ambiance de ce livre.

Je dois dire qu’on rentre de nouveau rapidement dans l’action avec ce second tome. L’histoire est nerveuse et plonge Skinner Sweet en plein 1936 dans un Los Angeles en pleine dépression. On découvre le shérif de la ville qui va devoir résoudre une série de meurtres. L’histoire se révèle solide, sans grande originilaté mais bien construite et surtout sans temps morts. On tourne les pages assez facilement pour savoir comment vont s’en sortir les protagonistes. Puis dans une dernière partie on retrouve Pearl Jones dans une histoire aussi très percutante mais qui voilà, selon moi, ne sert un peu que de remplissage pour ne pas faire oublier le personnage au spectateur mais, qui n’apporte pas grand chose, c’est dommage.

Les auteurs arrivent facilement à nous faire plonger dans cette Amérique de 1936 en pleine Dépression ou Las Vegas est la seule ville encore épargnée par la crise. Las Vegas qui découvre la décadence des tripots et de la prostitution le tout sous le pouvoir de notre cher vampire américain. Une Amérique loin de l’essor du premier tome qui cherche à se relancer sur de bonnes bases mais qui est miné par tout ce qui est contrebande. Une Amérique à deux visages qui d’une certaine façon fascine le lecteur. Au milieu de tout ça l’auteur continue à développer les différentes
races des vampires ainsi que leurs forces et leurs faiblesses.

Concernant les personnages ils ne maquent pas de mordants, toujours aussi monstrueux et violents pour le plus grand plaisir des lecteurs. Ils ne manquent pas de personnalités même si j’ai trouvé que ce second tome, justement, n’apportait pas autant que j’espérais sur la profondeur et le passé des personnages. Je m’attendais à plus de révélations surtout entre la rencontre entre Skinner et Felicia. On s’attarde aussi un peu sur Pearl Jones, sur ses états d’âmes et sa relation avec Henry qui ne manque pas d’intérêt.

Concernant les dessins je dois dire que j’ai eu un peu de mal au début je trouvais les dessins trop carrés, trop pleins de traits, de cicatrices, comme si le dessinateur en faisait trop, puis au fil des pages ça s’adoucit légèrement, le dessinateur retrouve sa patte qui nous offre des dessins prenants, efficaces et qui nous plongent facilement dans les scènes d’actions et sanglantes. Un second tome toujours aussi solide, faisant évoluer nos personnages de façon intéressante. Dommage que les dernières pages, consacrée à Pearl Jones, m’ont paru moins intéressantes. Il ne reste plus qu’à attendre la sortie du Tome 3.

En Résumé : J’ai passé un bon moment de lecture avec ce second tome toujours aussi sanglant et percutant offrant un retour aux sources pour les vampires. L’histoire, sans être des plus originale, se révèle solide et efficace, dommage que la partie sur Pearl Jones soit un ton en dessous. L’univers est toujours aussi intéressant et fascinant et les personnages se révèlent toujours aussi travaillés et sanguinaires comme on les attend. Les dessins après un début un peu poussif gagnent en réussite au fil des pages nous plongeant facilement dans l’intrigue.

 

Ma Note : 7/10

Freedom – Jonathan Franzen

freedom.jpgRésumé : In his first novel since The Corrections, Jonathan Franzen has given us an epic of contemporary love and marriage. Freedom comically and tragically captures the temptations and burdens of liberty: the thrills of teenage lust, the shaken compromises of middle age, the wages of suburban sprawl, the heavy weight of empire. In charting the mistakes and joys of Walter and Patty Berglund as they struggle to learn how to live in an ever more confusing world, Franzen has produced an indelible and deeply moving portrait of our time.

Edition : Picador

 

Mon Avis : Comment j’en suis arrivé à lire ce livre, déjà j’ai beaucoup entendu parler de lui lors de sa sortie lors de la rentrée littéraire, ce livre profitant d’une forte et excellente publicité le décrivant comme un chef d’œuvre contemporain traitant le sujet d’une famille américaine. Puis j’ai décidé de l’emprunter à quelqu’un de mon entourage l’ayant acheté en VO pour premièrement, découvrir ce livre et deuxièmement, continuer à travailler mon niveau d’anglais.

Je ne vais pas tourner autour du pot, je suis sorti de ma lecture déçu et pas mal mitigé. L’auteur peut par moment nous emporter dans l’histoire de cette famille, allant du comique au tragique, nous dévoilant une société réaliste éprise de liberté et de doutes. Mais il m’a donné l’impression de remplir la moitié de son livre avec du vide, une sorte de remplissage ennuyeux, comme si l’auteur une fois les derniers mots écrits n’avait jamais relu son œuvre et effectué les découpages essentiels. On se laisse facilement emporter sur les cent premières pages puis après on alterne entre des passages qui paraissent inutiles, longs, lourds et complexes et des passages vraiment intéressants et acerbes sur la société, ses mœurs et ses coutumes.

On ne peut pas nier la qualité de l’auteur dans la création de ses personnages et dans les dialogues et les réparties qui s’avèrent souvent naturels, véridiques et actuelle. Il offre un regard vraiment intéressant sur une société égoïste, éprise de libertés sans savoir ce que cela veut dire, où l’amour a du mal à trouver sa place. Il nous offre même des critiques sur la société et l’environnement qui font réfléchir, mais voilà, à côté de cela l’auteur se perd dans trop de descriptions, d’explications et de « parlote » qui m’ont grandement paru inutiles et qui plus est, complexifient trop le texte. Imaginez l’auteur, pour présenter un personnage, va vous présenter sa famille, ses amis, leurs façons de voter, leur défauts, leurs qualités, etc.. et tout cela sur une plus d’une vingtaine de pages tout simplement pour dire « voilà pourquoi mon héros est comme ça ». Moitié moins aurait amplement suffi. C’est simple sur un livre de 705 pages j’ai l’impression que 300 auraient mérité une coupe ou au minimum une retouche complète.

Concernant les personnages on ne peut pas nier que l’auteur sait les rendre efficaces, contemporains, proche de nous et attachants. Que ce soit Patty à l’adolescence tragique qui a du mal à comprendre son rôle dans la société et qui voit sa famille se déliter et ne sait plus où va son coeur, en passant par Walter personnage au passé douloureux qui cherche à vivre une vie parfaite. Mais voilà selon moi Richard, par contre, n’est pas un des personnages les plus intéressants, on retrouve chez lui le stéréotype du rocker contestataire à midinette qui aurait fait un bon second rôle mais, ne s’impose pas en tant que protagoniste principal. En tout cas les personnages nous montrent notre société telle qu’elle est, en plein chaos, à la recherche d’illusions telle que l’amour ou la liberté.

Alors je ne nie pas les qualités de l’auteur qui possède une plume vraiment simple, efficace et qui sait nous construire une époque, nous la faire revivre et y plonger des personnages plus que convaincants et intéressants. Mais voilà tout du long l’auteur nous montre que la vie n’est pas facile, que des choix, parfois cruels sont faits tout ça pour aboutir, en conclusion, à une sorte de happy end sorti de son chapeau et dont j’ai eu beaucoup de mal à avaler. Après je ne le cache pas ma déception vient aussi sûrement de ma lecture en VO, les longueurs et lourdeurs ont fait que parfois je me perdais dans ma lecture et me retrouvais obligé de relire des passages entier ne sachant pas encore trop lire en diagonale en Anglais.

En résumé : Voilà un livre dont j’avais tellement entendu parler mais, dont je sors de ma lecture déçu. L’histoire se révèle à moitié intéressante et passionnante et à moitié plein de longueurs et de lourdeurs. C’est dommage car les personnages se révèlent vraiment captivants, proche de nous, aux personnalités complexes et le tout est porté par une plume vraiment efficace et réaliste. Mais voilà ajouté aux longueurs une fin un peu trop « happy end » sorti du chapeau de l’auteur font que je suis plutôt déçu de ma lecture. Loin du chef d’oeuvre dont j’ai tant entendu parler.

 

Ma Note : 4,5/10

Fedeylins Tome 1, Les Rives du Monde – Nadia Coste

Fedeylins 1Résumé : Comme tous les fedeylins, petits êtres ailés vivant au bord d’une mare qui constitue leur monde, Cahyl éclot sur un nénuphar. Comme tous les fedeylins, il doit braver la noyade et de dangereux poissons avant d’atteindre le rivage. Comme tous les survivants de cette première épreuve, Cahyl se présente devant les Pères Fondateurs, avide de connaître la caste choisie pour lui et l’avenir tout tracé qui l’attend.
Mais Cahyl est différent : il lui manque la marque qui le lierait à son destin. Son existence même fait trembler les bases de sa société et cela, tout le monde n’est pas prêt à l’accepter.

Edition : Gründ

 

Mon Avis : Voilà un cycle dont j’entends parler depuis un long moment mais dont j’ai jamais eu le courage de me lancer tant les critiques, tellement positives, me paraissaient trop belles. Puis le blog de Book en Stock a proposé de gagner ce premier Tome pour Le Mois de Nadia Coste qui commence aujourd’hui et j’ai donc décidé de tenter ma chance. Je remercie donc Book en Stock et les éditions Gründ de m’avoir permis de découvrir ce livre.

Une fois plongé dans les premières pages de ce livre la première chose qui marque c’est la poésie et la magie qui se dégage de cette histoire. L’auteur a, je trouve, eue l’idée intéressante de mettre en avant le peuple du dessous tel que les crapauds et au milieu de tout ça vive les Fedeylins, des sortes de libellules humaines. L’univers présenté par l’auteur est vraiment attirant, plein de féérie et envoutant. On se laisse emporter par les descriptions de ces lieux magnifiques et même si, au final, je m’attendais à un univers plus original et plus surprenant je me suis tout de même laisser charmer.

Mais voilà un univers intéressant ne fait pas tout dans un livre, il faut une intrigue qui captive aussi le lecteur et c’est là que le bât blesse. Il n’y a pas vraiment d’intrigue. Sur les 300 premières pages on suit l’apprentissage et la découverte de la vie par notre ami Cahyl. Cahyl qui va nous faire découvrir la vie de Fedeylins en long, en large et en travers et même si, comme je l’ai dis, j’ai été charmé par l’univers, ne se voir offrir qu’une description de cet univers sur 300 pages provoque un ennui certain. Chaque chapitre donne un peu l’impression de lire un livre « Martine » : « Cahyl va à la plage », « Cahyl à un nouvel ami », « Cahyl nourrit les lombrics » etc… Il faut attendre les 100 dernières pages pour sortir de notre torpeur et les 50 dernières pour enfin un minimum se dire « Tiens Cahyl a peut être un peu plus qu’une vie Lambda ».

Concernant les personnages ils se révèlent assez sympathiques, même si selon moi certains des personnages secondaires auraient mérité plus de profondeur. Concernant Cahyl il se révèle complexe, soigné et reste pas mal attachant même si par moment on a bien envie de le secouer tant son inaction est flagrante. Je sais que l’auteur est une fan de Robin Hobb et que Fitz est aussi, parfois, plus spectateur qu’acteur de sa vie, mais pas à ce point là. Heureusement il compense cette inaction par une quête d’identité et son envie d’être comme les autres qui le rendent sympathique.

L’auteur profite d’ailleurs de ce premier tome pour nous offrir aussi pas mal d’axes de réflexions plutôt intéressantes, même si il faut bien l’avouer le tout est amené sans grande originalité. Que ce soit les questions sur la place dans la société, la religion ou encore l’acceptation des autres est intéressante, même si ça passe par une histoire classique de Cahyl différents des autres Fedeylins et solitaire va sympathiser avec un membre du clan ennemi et découvrir que la vie n’est pas toujours comme on nous le dit.

La plume de l’auteur est l’un des gros points positifs je trouve de ce premier tome, se révélant vraiment poétique, calme et entrainante de l’auteur. Elle arrive à nous faire visualiser un monde féérique mais dommage que l’histoire ne suive pas, entrainant l’ennui du lecteur avant de se réveiller tout doucement sur les 100 dernières pages. L’idée de départ est certes peu originale, mais reste assez bien mené par l’auteur sans jamais perdre le lecteur. Je ressors donc de ma lecture plutôt mitigé mais il y a dans ce livre un petit quelque chose qui fait que je lirai sûrement la suite un de ces jours, mais pas pour tout de suite.

En Résumé : J’avoue sortir de ce premier tome avec un sentiment mitigé. J’ai plus l’impression que l’auteur a voulu poser son monde et son univers sans jamais vraiment lancer son histoire. Un tome beaucoup trop introductif selon moi. Pourtant l’univers présenté se révèle vraiment magnifique, plein de magie et de féérie avec des personnages solides et attachants, le tout porté par un plume poétique et captivante. Dommage que l’histoire ait vraiment du mal à démarrer en espérant que ça s’améliore par la suite.

 

Ma Note : 6/10

La Roue du Temps Préquelle, Nouveau Printemps – Robert Jordan

la roue du temps nouveau printempsRésumé : Un enfant vient de naître sur les flancs du pic du Dragon. Pourrait-il être le sauveur annoncé par les prophéties ?
Moiraine Damodred et Siuan Sanche, deux jeunes Acceptées de la Tour Blanche, se lancent à sa recherche.
Venu à Tar Valon pour succomber héroïquement face aux terribles Aiels, Lan Mandragoran a la surprise de survivre… et de vaincre, puisque ses ennemis battent en retraite. Mais que faire d’un avenir, quand on  a cru devoir y renoncer ?
Après sa rencontre fortuite avec Moiraine, le guerrier n’aura plus à se poser la question.

Edition : Bragelonne

 

Mon Avis : Ah, La Roue du Temps, un des cycles de Fantasy les plus vendus dans le monde et pourtant tellement charcuté, comme souvent, en France. Alors quand Bragelonne a décidé de reprendre ce cycle et d’en respecter la tomaison originale j’ai décidé de me lancer dans ce cycle. Comme j’aime bien faire les choses dans l’ordre j’ai donc décidé de débuter par la préquelle. Concernant la couverture, illustrée par Lee Gibbons, je la trouve assez sobre, peut être même un peu trop justement. Par contre, je ne suis pas fan du matraquage de publicité sur l’intérieur des couvertures.

Ce tome sert en fait de mise au point par rapport au cycle La Roue du Temps, nous expliquant un peu plus les tenants et les aboutissants de cette fameuse prophétie de l’Enfant de Dragon. Dès les premières pages on se laisse facilement emporter par l’histoire, se retrouvant dans un monde vaste, magnifique, mais aussi très sombre. La guerre et la souffrance sont très présentes. L’auteur prend son temps pour nous dévoiler un univers vraiment fascinant à travers des descriptions soignées et denses de détails, offrant ainsi un côté concret, réel à ce monde. On a presque l’impression d’y être.  La politique, les cultures, la magie et les religions sont vraiment travaillés et efficaces, collant parfaitement à l’univers de l’auteur. On ne s’ennuie pas vraiment dans la découverte de ce livre.

Mais voilà, même si on ne s’ennuie pas vraiment on n’est jamais non plus complètement happé par l’histoire, comme si elle avait du mal à prendre de l’ampleur. L’intrigue, classique et efficacement mis en place par l’auteur, prend son temps pour se dévoiler, pour nous présenter les personnages, ainsi que les tenants et les aboutissants de chacun. On la suit avec plaisir mais on sent que cette préquelle sert plus d’explications à ceux qui veulent en savoir plus sur le cycle qu’autre chose. Attention pas que ce soit mauvais, c’est juste une histoire très sympathique au début un peu lent et à la fin un peu trop rapide qui offre surtout au lecteur la rencontre et le lien que va unir Moiraine et Lan. De plus on a l’impression que l’auteur ne pouvait pas trop développer cette histoire sans spoiler la suite de son oeuvre, elle manque donc légèrement de profondeur par moment.

Les personnages, par contre, ne manquent pas de profondeurs et de caractères. Ils sont parfaitement développés par l’auteur nous offrant des héros efficaces, prenants, avec leurs propres sentiments et leurs caractères les rendant vraiment attachants. Alors, bien sûr Moiraine m’a un peu énervée par moment avec son côté fille gâtée, noble et Aes Sedai, pendant que tout lui est du mais rien de bien méchant tant le personnages est intéressant à découvrir; c’est son caractère. Lan quand à lui est vraiment le héros, noble et fidèle aux traditions et se révèle plaisant à découvrir au fil des pages, même s’il est un peu stéréotypé. Siuan quant à elle est un personnage au caractère fort et bien trempé. A noter que les femmes sont quand même plus présente que les hommes dans ce livre ce qui change un peu des habitudes.

L’écriture de Robert Jordan est vraiment agréable, fluide et dense travaillant chaque point de détail efficacement et sans jamais ennuyer le lecteur. On a vraiment l’impression d’être emporté dans cet univers, d’être aux côtés des protagonistes. Les scènes décrites sont vives et efficaces. L’histoire au final se révèle être juste une sorte d’introduction au cycle, plaisante mais loin d’être excellente, due à une intrigue un peu lente à démarrer et conclue un peu trop vite. En tout cas la préquelle a tout de même parfaitement remplie son rôle, me donner envie de me plonger dans La Roue du Temps.

En Résumé : Une préquelle au cycle de La Roue du Temps qui se révèle sympathique à découvrir, nous plongeant dans un univers vraiment magnifique et soigné le tout porté par des personnages qui se révèlent denses, travaillés et attachants. L’histoire en elle même manque un peu de profondeur, lente à démarrer et qui se termine trop abruptement mais elle se révèle agréable et sert parfaitement de mise en bouche au cycle en lui même. En tout cas une fois la dernière page tournée j’avais envie de me lancer dans le premier tome du cycle de Robert Jordan.

 

Ma Note : 7/10

Mes Achats du Mois de Mars

Un mois de mars qui se révèle au final plutôt calme en achats. En effet ma PAL a augmenté seulement de 7 livres, mais bon il faut avouer que l’arrivée du Kindle a joué aussi sur mes dépenses.

Mars-12.jpg

Voilà pour mes achats du mois de Mars :

  • La Trilogie de l’Héritage Tome 3, Le Royaume des Dieux de N.K. Jemisin aux éditions Orbit. Après avoir été emporté par les deux premiers tomes je n’allais manque la sortie du troisième tome.
  • 1Q84 Livre 3 de Haruki Murakami aux éditions Belfond. J’arrive un peu après la bataille puisque j’ai déjà chroniqué ce livre.
  • La Roue du Temps Préquelle, Nouveau Printemps de Robert Jordan. J’avais très envie de me lancer dans ce cycle qui va enfin connaître sa fin en VO. Alors quand les éditions Bragelonne ont décidé de les publier en respectant les tomaisons je me suis laissé tenter.
  • Le Palais de Minuit de Carlos Ruiz Zafon aux éditions Robert Laffont. Après le sympathique Prince de la Brume, et n’ayant encore jamais été vraiment déçu par l’auteur, ce livre est donc venu rejoindre ma PAL.
  • Les Hauts Conteurs Tome 2, Roi Vampire de Patrick McSpare et Olivier Peru aux éditions Scrineo Jeunesse. Après un premier tome fort sympathique je me suis laissé tenter par la suite.
  • Mimosa de Vincent Gessler aux éditions L’Atalante. Le premier roman de Vincent Gessler m’avait offert un excellent moment de lecture. J’ai hâte de voir ce que va me proposer ce second roman.
  • Les Créateurs de Thomas Geha aux éditions Critic. Un recueil de nouvelles d’un auteur dont j’apprécie les livres, je n’allais pas manquer ça.
  • Kindle, oui je me suis enfin décidé par me laisser tenter par un reader. On verra bien au fil du temps le ressenti que je vais en avoir.

Voilà, comme je l’ai déjà dis un mi de mars au final assez calme en craquage livresque, mais en tout cas de quoi normalement passer de bon moment de lecture.

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