Auteur/autrice : BlackWolf Page 158 of 202

DMZ Tome 1, Sur le Terrain – Brian Wood & Riccardo Burchielli

dmz-sur-le-terrain.jpgRésumé : Embourbé dans des guerres à travers le monde qui mobilisent son armée et sa force nationale, le gouvernement américain a commis l’erreur fatale de négliger la menace réelle que constituait les milices anti-gouvernementales à l’intérieur des Etats-Unis. Comme un géant endormi, l’Amérique moyenne se soulève et, par la violence, se fraie un chemin d’un bout à l’autre du pays, déclenchant une seconde guerre civile américaine qui s’arrête sur la ligne de front à Manhattan. Ou dans la DMZ, sigle désignant la zone démilitarisée.
Matty roth, un photographe stagiaire un peu naïf, accompagne un correspondant de guerre endurci au coeur de la DMZ. Mais la situation tourne à la catastrophe, et Matty se retrouve seul et perdu dans un monde qu’il n’avait vu alors qu’à la télévision.
Un choix se présente à lui : essayer de trouver un moyen de fuir cette île ou assurer sa carrière avec une mission que lui envieraient la plupart des journalistes. Mais peut-il survivre dans cette zone de guerre assez longtemps pour rapporter la vérité ?

Edition : Panini Comics

 

Mon Avis : Je me suis laissé tenter par la découverte de ce comics après qu’on me l’ait fortement conseillé. Je dois bien avouer qu’au début je ne savais pas quoi trop en penser, mais que la quatrième de couverture s’annonçait vraiment intéressant, original et m’a convaincu de tenter ma chance avec ce premier tome à la couverture ne manquant pas de peps.

Dans un futur proche, les Etats-Unis ont mobilisés leur armée dans différents conflits sur la planète mais ce sont fait surprendre par les milices anti-gouvernementales. Une guerre civile éclate. New York se retrouve coupé entre d’un côté les Etats-Libres et de l’autre les Etats-Unis. Au milieu se trouve Manhattan la zone Démilitarisée ou la DMZ. Mathy Roth, photographe stagiaire se retrouve envoyer sur le terrain. Ce premier tome se révèle criant de vérité tant la ressemblance avec les USA coincé dans différentes guerres est flagrante. L’histoire se révèle vraiment prenante, pleine d’action et nous dévoile aussi une autre facette de la guerre.

En effet le fait que la guerre se situe dans le même camp nous offre un point de vue différent de ce que j’ai déjà pu lire, on ne retrouve pas, cette fois, la grande puissance des Etats-Unis sauveur mais plus tentant de reconquérir par la force son pays perdu. Le héros se rend vite compte, et par la force des choses, qu’à la base il a été envoyé pour monter un reportage de propagande mais que dans cette zone la vie continue, les gens n’ont pas le choix, ils n’ont jamais choisi cette guerre et se retrouve coincé entre deux feux. Une critique acerbe de cette Amérique guerrière coincé à gérer la guerre sur son propre sol, nous dévoilant l’aspect sombre des conséquences de cette guerre.

A travers plusieurs tranches de vie, que le héros va mettre en avant par ses reportages, on va retrouver cet aspect abjecte de la guerre entre les fusillades, les innocents blessés, la population qui tente de survivre du mieux qu’elle peut. Notre héros va découvrir un monde qui a perdu presque tout espoir et toute illusion alors qu’ils n’avaient rien demandé. Des situations forte et très misent en place par les auteurs pour marquer le lecteur. Une histoire, forte, critique et vraiment palpitante qui ne laisse pas indifférent.

L’univers dépeint par les auteurs est vraiment un univers sombre, guerrier, limite post-apocalyptique mais surtout il s’agit d’un univers plus que plausible et surtout crédible. La ville de New York est fidèlement retranscrite et se révèle être un lieu parfait pour cette histoire. Les dessins sont très réussis, nous offrant des planches vives, efficaces avec des traits épurés nous plongeant rapidement dans l’histoire. La représentation des personnages est efficace, sachant retranscrire parfaitement les émotions; je reprocherai juste un look un peu trop futuriste pour les personnages de la DMZ comme Zee, mais ce n’est que mon point de vue.

En Résumé : Ce premier tome de DMZ m’a offert un très bon moment de lecture et nous offre une histoire qui offre à réfléchir, une histoire critique qui se révèle prenante et palpitante. Une guerre qui détruit un pays avec au milieu des gens qui tentent de survivre. Le tout dans un New York limite Post-Apocalyptique des plus efficace et réussi. Les dessins se révèlent vifs, efficace. Je me laisserai facilement tenter par la suite.

 

Ma Note : 8,5/10

Par-Delà le Mur du Sommeil – H.P. Lovecraft

par dela le mur du sommeilRésumé : « Je t’en dirai davantage plus tard – à présent j’ai besoin d’un long repos. Je te parlerai des horreurs interdites qu’elle m’a fait pénétrer – des horreurs séculaires qui suppurent encore aujourd’hui dans des coins perdus, entretenues par quelques prêtres monstrueux. Il y a des gens qui savent sur l’univers des secrets que nul ne devrait connaître, et qui sont capables de choses que nul ne devrait pouvoir faire. J’y étais plongé jusqu’au cou, mais c’est fini. À présent, je brûlerais ce maudit Necronomicon et tout le reste… »

Edition : Folio SF

 

Mon Avis : Lovecraft fait parti des auteurs grandement reconnus dans les récits d’horreur, de frissons et de science-fiction. Je me souviens, il y a quelques années déjà, avoir lu des textes de cet auteur qui m’ont marqués et m’ont fait froid dans le dos. J’ai donc décidé de me repencher de nouveau sur les textes de cet auteur pour voir si mon avis avait évolué et je me suis lancé dans ce recueil de 5 nouvelles. Je dois dire que la couverture, illustrée par Eikasia, est vraiment réussie et agréable.

Par-Delà le Mur du Sommeil : Un interne va croiser le chemin d’un montagnard, Slater, qui, lors de son sommeil, a des crises violente qui ont provoqués la mort d’un de ses voisins. Slater est un homme simple presque primitif et son sommeil est habité par un être supérieur. Je dois dire que j’ai pas vraiment accroché a cette courte nouvelle, elle est bien écrite et centré sur ce qu’affectionne le plus Lovecraft, les rêves, mais je pense que je suis complètement passé à travers.

Les Rats dans les Murs : Walter de la Poer décide de rénover une ancienne demeure qui a appartenue à ses ancêtres. Une demeure au folklore bien sombre. Je dois dire que cette nouvelle est vraiment prenante, où walter va réveiller les mémoire oubliés. L’ambiance est sombre, angoissante et la pression monte jusqu’à la conclusion réussie et glaciale.

Le Monstre sur le Seuil : Un homme tente de démontrer qu’il a tué son meilleur ami pour une le bien de tous. L’auteur se plonge ici dans la magie noire et la possibilité de vivre éternellement en transférant son esprit dans un autre corps. Un texte peut être moins oppressant que le précédent, mais tout aussi intéressant, sombre et glacial principalement par la mythologie et la magie qu’emploie l’auteur mais aussi par la maitrise de l’auteur sur son texte sachant faire monter l’angoisse au bon moment.

Celui qui Hantait les Ténèbres : Un écrivain va se retrouver fasciné par une mystérieuse église qui a servi à un culte démoniaque. Une histoire au final classique, moins frappante et prenante que les deux précédentes mais qui se révèle tout de même intéressante et sombre, avec toujours cette mythologie captivante de l’auteur.

L’Affaire Charles Dexter Ward : Cette nouvelle est la plus longue de ce recueil et elle explique comment a disparu Charles Dexter Ward. Un excellent texte gérer comme une enquête faisant monter l’angoisse et la pression au fur et à mesure des pages. Un texte angoissant et glacial, fidèle a la mythologie de l’auteur qui fait frissonner. Il y a bien quelques répétitions mais l’auteur maîtrise parfaitement son sujet et tout se met en place pour un final vraiment sombre et efficace.

 

Ce qui est intéressant avec les textes de Lovecraft c’est que malgré que ses histoires, au jour d’aujourd’hui, manquent un peu d’originalité, et pourtant elles sont écrites de telle façon qu’elles donnent l’impression que le mal et les magies les plus obscures existent vraiment, et qu’ils peuvent apparaitre n’importe où et n’importe quand, ce qui fait que le lecteur se retrouve fasciné. De plus l’auteur est capable de créer une ambiance vraiment sombre, pesante et angoissante simplement en jouant sur ce que le lecteur ne voit pas, il n’a pas besoin d’aller dans la surenchère de violence et de sanglant.

Le style de l’auteur est vraiment dense, soigné jusqu’à la moindre description. Par contre, et c’est normal, l’auteur étant du début des années 1900, il est parfois un peu « pompeux » mais pas de façon péjorative, il a vieilli ce qui risque de bloquer, je pense certains lecteurs. D’ailleurs il est aussi a noté que la place des femmes n’est pas prépondérante dans ce livre et reste bloqué aux femmes du 19ème siècle. De plus l’auteur ne cherche pas à surprendre à tout va le lecteur, le plus souvent on comprend où il nous emmène, mais si on se laisse embarquer par le voyage alors on risque d’en ressortir marqué.

En Résumé : Voilà un recueil de cinq nouvelles qui m’a fait passé un bon moment de lecture bien flippant. Des histoires souvent sombres, froides et angoissantes qui font monter la pression au fil des pages. Alors bien sûr elles ne sont pas toutes au même niveau, je n’ai pas du tout accroché à la première et la troisième m’a paru un petit ton en dessous mais au final ce livre m’a fait frissonner. Par contre le style de l’auteur est spécial, on accroche ou pas, et je dois dire que j’accroche bien.

 

Ma Note : 8/10

Le Prince de la Brume – Carlos Ruiz Zafón

le prince de la brume Résumé : 1943, Angleterre.
Pour fuir la guerre, la famille Carver s’installe dans un village perdu sur la côte. Mais, à peine franchie la porte de la maison, des événements étranges se produisent…
Avec leur nouvel ami Roland, Alicia et Max Carver vont peu à peu percer les secrets de la vieille demeure et apprendre l’existence d’un certain Caïn, surnommé le Prince de la Brume. Un personnage diabolique revenu s’acquitter d’une dette très ancienne…
Voilà les trois enfants lancés à la découverte d’épaves mystérieuses, de statuettes enchantées, de gamins ensorcelés… Une aventure extraordinaire qui changera leur vie à jamais.

Edition : Robert Laffont / Pocket Jeunesse

 

Mon Avis : J’ai découvert Carlos Ruiz Zafon avec L’Ombre du Vent, livre qui m’avait laissé une excellente impression (chronique ici), ensuite j’ai lu Marina qui m’avait, lui, laissé une plutôt bonne impression (chronique ), malgré la ressemblance dans l’intrigue avec L’ombre du Vent. Je continue donc ma plongée dans l’univers de l’auteur avec cette fois son premier roman qui vient d’être réédité. A noter que ce livre peut être lu par un public adulte comme un public plus jeune d’où la sortie de ce livre chez deux maisons d’édition.

 

L’auteur, avec ce livre, a décidé de nous plonger dans une histoire de frisson, pleine de mystères et de sombres magies. Une histoire qui certes n’est pass des plus originales; qui n’a jamais lu de livre sur les maisons hantés ou encore sur des mages maléfiques, mais voilà l’auteur arrive à rendre cette histoire vraiment passionnante. Il maitrise son intrigue du début à la fin sans raté ni fausses notes et on se retrouve embarquer dans la quête de ce jeune Max, à travers les ombres, pour la vérité et les conséquences que tout cela va impliquer. L’ambiance du roman est vraiment plaisante, malgré un côté un peu jeunesse, et devient de plus en plus sombre et prenante au fil des pages.

 

La sombre menace qui plane sur nos héros est vraiment bien amenée et se révèle lentement au fur et à mesure qu’on tourne les pages. Alors bien sûr certains aspects sont facilement pressenti à l’avance et manquent de surprises, mais là n’est pas le plus important car, ce qui importe dans ce livre, c’est l’ensemble de l’histoire qui, si le lecteur se laisse aller, va captiver et, qui sait, faire frissonner petits et grands tant l’auteur arrive à nous captiver. Une histoire de maléfice qui se savoure avec plaisir, même si le côté un peu enfantin et jeunesse se fait parfois un peu ressentir.

 

Les personnages ne manquent pas de profondeur et d’humanité et on se laisse emporter par leurs émotions, leurs sentiments et on s’accroche facilement à eux. C’est l’un des points important de ce
livre, les personnages et leurs côtés véritablement humains; on rigole, on sourit, on frissonne avec les protagonistes et leurs interactions au fur et à mesure qu’on tourne les pages. Alors bien sûr il s’agit d’un court roman et certains personnages sont qu’à peine esquissés, je pense principalement à Alicia dont j’aurai aimé en savoir plus, mais rien de vraiment dérangeant.

 

La plume de l’auteur est véritablement simple, élégante et poétique et réussi le tour de force de nous faire plonger dans une histoire qui, aux premiers abords, manque clairement d’originalité, et qui pourtant se révèle être un voyage plaisant et humain dans les plus sombres secrets de ce village au bord de mer. Il nous plonge dans une ambiance fantastique, dramatique et sombre vraiment prenante. La conclusion est véritablement captivante et prenante et offre une fin pleine de mélancolie, de surprise mais aussi vraiment intéressante. Une histoire qui devrait ravir jeunes et
moins jeunes. Alors bien sûr tout n’est pas parfait l’auteur s’offre parfois certaines facilités, on manque quelque fois d’un léger manque d’explication mais rien de bien dérangeant. Par contre si vous êtes à la recherche d’un livre de la trempe de L’Ombre du Vent passez votre chemin car Le Prince de la Brume n’est pas du même style ne vise pas forcément le même public selon moi. Par contre le quatrième de couverture du livre en dit trop selon moi, c’est dommage.

 

En Résumé : J’ai passé un bon moment avec livre. L’auteur nous livre une histoire pleine de maléfice et de magie noire qui, certes, manque d’originalité mais est maitrisé parfaitement par l’auteur grâce à un style vraiment élégant et qui nous plonge dans une ambiance sombre vraiment efficace. Les personnages sont véritablement humains et attachants et on s’accroche rapidement à eux et leurs émotions. Alors bien sûr ça reste, par moment, un livre jeunesse avec parfois une certaine facilité et simplicité, mais rien de vraiment dérangeant et si on se laisse emporter, ce livre ravira jeunes et moins jeunes.

 

 

Ma Note : 7,5/10

Résultats concours Farlander

Voilà le concours est maintenant terminé. Comme prévu il ne peut y avoir qu’une seule personne qui repartira avec le livre. Voilà déjà les réponses aux questions posés :

 

  • Quelle note j’ai mis à Farlander sur la chronique de mon blog?     4/10
  • Comment s’appelle l’apprenti de Ash?      Nico

 

Voilà nom du gagnant ou de la gagnante :

 

 

 

 

Sharÿnn

 

 

Bravo à toi! Je vais essayer de faire partir le livre au plus vite, mais ce ne sera pas avant la fin de la semaine je pense.

Merci à tous ceux qui ont tenté leur chance et, qui sait, à un prochain concours.

L’Héritage des Darcer Tome 1 – Marie Caillet

l'heritage des darcer Résumé : Lorsqu’on s’appelle Mydria, qu’on est la fille unique et chérie des puissants Siartt et qu’on a pour objectif principal d’accéder à un pouvoir plus grand encore en épousant le prince héritier du royaume, la vie ne peut pas être ennuyeuse. Jusqu’au jour où Mydria découvre ses vraies origines. Elle n’est nullement Siartt, mais l’ultime héritière d’une dynastie renversée depuis des générations ! Horreur : à la suite de ses ancêtres, elle est tenue de se lancer à la recherche du trésor familial, recevant pour seules aides un sifflet et le Don d’Aile, cet étrange pouvoir capable de vous métamorphoser à volonté… Le pire danger ne l’attend peut-être pas derrière l’errance, la bataille et les cloques aux pieds. Le pire danger pour un cœur confiant ne tient peut-être qu’en un seul nom : Orest.

Editeur : Michel Lafon

 

Mon Avis : J’ai beaucoup entendu parler de ce livre mais je dois dire que je n’ai jamais vraiment eu la motivation de me lancer. La faute à une couverture, certes jolie, et à un quatrième de couverture qui me donnaient l’impression d’un côté très sentimental voir fleur bleue. Puis, après une discussion sur ce livre, Harmony m’a proposé gentiment de me le prêter pour que je puisse me faire mon propre avis. Voilà donc comment ce livre a fini entre mes mains et comment je me suis encore rendu compte qu’il ne faut pas toujours se fier aux premières impressions.

J’avoue, j’ai eu un peu de mal à accrocher au début du livre, malgré un prologue vif et captivant nous mettant directement dans l’ambiance de cette quête. Suit alors un premier chapitre plutôt lent et assez répétitif qui nous explique comment chaque génération avant My est partie à la recherche de ce trésor et qui, selon moi, n’apporte pas grand chose. Ensuite arrive My, dernière héritière des Darcer en date, et je dois dire que je l’ai trouvé rapidement hautaine, snobe et antipathique ce qui m’a empêché de pleinement rentrer dans ce livre durant les 80 premières pages.

Mais voilà, au fil de ma lecture, je dois dire qu’au final je me suis laissé prendre par l’histoire, qui se révèle certes classique avec cette quête au trésor, mais dont l’auteur arrive à la rendre prenante et captivante. Cette quête ne va pas manquer de difficultés, que l’auteur maîtrise de façon poétique et magique, nous offrant des moments véritablement haletants et splendides. Notre groupe de héros ne va pas sortir indemne de ce périple et le lecteur, lui, tourne les pages avec facilité et envie d’en découvrir plus. Par contre je dois bien avouer que sur certaines scènes j’en attendais plus, je trouve par exemple que pour la partie du ravin ou encore celle du château dans les bois les difficultés m’ont parues surmontées un peu trop facilement. De plus le côté livre jeunesse fait qu’on voit arriver certaine choses rapidement, mais rien de vraiment dérangeant de ce côté là.

Concernant le monde mis en place par l’auteur je le trouve vraiment solide, plein de magie, qui apparaissent ici ou là, pour surprendre de façon agréable le lecteur, mais aussi d’une faune et d’une flore vraiment intéressantes et pleines de surprises qui donnent à ce monde une impression fabuleuse et surnaturelle. Chaque nouveau lieu possède son propre charme et qui donne l’envie d’être visiter et découvert. Mais voilà malgré toute la beauté de ce monde j’avais l’impression qu’il manquait un peu de profondeur, j’aurai aimé parfois en savoir plus, que l’auteur s’attarde plus dessus.

Concernant les personnages, comme je l’ai déjà dis, j’ai eu du mal avec My au début, mais très vite on se rend compte que ce qu’on prend comme des défauts devient rapidement, dans sa quête, une certaine force, surtout vis à vis de son caractère. Alors bien sûr elle reste hautaine et insouciante, et des fois on aimerait la ramener un peu sur terre, mais ce caractère lui colle parfaitement à la peau. Orest lui est l’opposé de My, c’est un personnage qui cherche à éviter le contact des autres, enfermé sur lui même et rongé par ses secrets, c’est aussi un personnage vraiment intéressant. On s’accroche facilement à eux. Par contre, et je trouve un peu dommage, les personnages secondaires manquent clairement de profondeurs, ils auraient pu mériter un peu plus de densité et de passé.

Concernant la plume de Marie Caillet je dois dire qu’elle est véritablement simple, poétique et entrainante. Les dialogues se révèlent souvent mordant et passionnant, surtout entre nos deux héros. L’auteur a réussi à éviter le côté trop sentimentaliste entre My et Orest et évite aussi le côté trop mielleux. La conclusion elle aussi m’a surprise, l’auteur décidant d’aller un peu à contre courant des fins de quêtes habituelles sur certains points. Au final je dois dire que je sors de ce livre agréablement surpris, j’ai passé un bon moment de lecture et je suis bien content de m’être lancé dans l’aventure. Il ne me reste plus qu’à lire la suite maintenant.

En Résumé : Finalement je suis bien content d’avoir passé outre mes préjugés sur ce livre car, même si tout n’est pas parfait, j’ai passé un bon moment avec ce livre. La quête se révèle sur le fond certes classique, et un peu jeunesse, mais elle est très bien maîtrisée par l’auteur et amener de façon poétique et haletante. Les personnages principaux ne manquent pas de complexité et de profondeurs malgré un départ difficile avec My, dommage par contre que les personnages secondaire soient si peu travaillés. Le style de l’auteur est vraiment simple, touchant et captivant et la conclusion m’a agréablement surpris. Je lirai la suite avec plaisir.

 

Ma Note : 7,5/10

Le Coeur de Gemme Tome 3, La Reine de L’Oubli – Giles Carwyn & Todd Fahnestock

la reine de l'oubliRésumé : « Tu dois apprendre à aimer à une enfant perdue. »
Les dernières paroles de l’Empereur d’Opale hantent les pensées de Brophy. Le jeune homme doit faire un choix odieux : aller à l’encontre de ce que lui dicte son coeur et séduire l’enchanteresse Arefaine Morgeon… ou la regarder anéantir le monde.
De son côté, Shara retourne dans sa ville bien-aimée, Ohndarien. Mais, depuis son départ, les choses ont bien changé : les habitants ont été asservis par la même voix qui manipule Arefaine.
Brophy et elle n’ont que peu de temps avant que l’enchanteresse ravive les horreurs cachées dans les tours d’Efften. Ils devront se battre et faire face à de terribles ennemis : eux-mêmes.

Edition : Bragelonne

 

Mon Avis : Après un premier tome vraiment agréable, mais qui était loin d’être parfait (chronique ici), puis un second tome plus dense et prenant et une intrigue qui gagnait en profondeur (chronique ), il a fallu un an pour attendre la sortie de ce troisième et dernier tome de ce cycle et il a pas fallu longtemps pour qu’il atterrisse dans ma bibliothèque. Je dois bien avouer que je trouve la couverture, illustrée par Sarry Long, vraiment très réussie.

L’histoire de ce tome suit celle du précédent, Brophy continue à suivre Arefaine pour l’aider et espérer vaincre L’emmeria noire. Shara retrouve Ohndarien asservi par un puissant sorcier et au bord de l’invasion. De nouveaux périples attendent nos héros. Je dois dire que l’intrigue va dévoiler ses derniers rebondissements et va se révéler vraiment prenante et intéressant, même si finalement linéaire, pour venir à bout de cet emmeria noire et on se laisse facilement emporter par l’intrigue qui se révèle être pleine d’émotions et captivante. On tourne les pages avec facilité pour arriver à la conclusion. Une conclusion philosophique qui, c’est vrai, manque de surprise mais se révèle agréable.

Par contre je trouve dommage que l’intrigue principal manque quand même un peu de la complexité qu’on pouvait trouver dans les deux premiers tomes. En effet, on peut résumer ce tome à choisir entre sombrer dans le pouvoir avec l’emmeria noire ou le refuser. Rien de vraiment dérangeant tant l’histoire est prenante et sans temps morts, mais on sent un tome moins travaillé que le précédent. De plus les auteurs ont décidé de se consacrer pleinement à la quête principale, ce qui fait que les personnages secondaires, passionnants, du tome précédent comme Lawdon, Mikal, Jesheks ou encore Ossarym n’ont plus le même impact et leurs quêtes secondaire vite achevées.

Concernant les personnages je dois dire qu’ils se révèlent toujours aussi passionnants et attachants. C’est surtout Arefaine qu’on découvre dans ce tome, personnage vraiment froid et distant, on se rend compte au fur et à mesure de ce tome pourquoi et qu’elles en sont les raison. Je l’ai trouvé intéressante. Par contre je dois dire que Brophy retombe un peu dans ces travers du premier tome baigné dans son idéalisme et son honneur qui donne un peu l’impression qu’il vit dans un monde de bisounours. Rien de gênant ou perturbant mais parfois, après tout ce qu’il a vécu, on a presque envie de le secouer pour lui faire reprendre les esprits. Par contre dommage que, comme je l’ai dis, les auteurs oublient les personnages secondaires.

Le monde mis en place par l’auteur est toujours aussi solide, original et intrigant, on en apprend plus dans ce tome sur l’empire Ohohimm, leurs coutumes et leur façons de vivre qui se révèlent très hiérarchisées et pleines de soumission et d’adoration. Un peuple vraiment intéressant. On en apprend aussi plus sur Efften et la ville des sorciers ainsi que sur les véritables conséquences de l’apparition de l’emmeria noire. Je dois bien avouer que le monde mis en place dans cette trilogie est un monde vraiment fascinant et qui donne envie d’être découvert.

La plume des auteurs se révèlent toujours aussi fluide et agréable à lire, arrivant à nous plonger complètement dans cette histoire. Et même si ce troisième tome au final se révèle moins dense et passionnant que le précédent dû au fait que les auteurs s’attardent sur l’intrigue principale en oubliant les personnages secondaire, il se révèle tout de même agréable à lire. J’ai d’ailleurs tourné la dernière page avec une pointe de tristesse de ne plus revoir les personnages. Le Coeur de Gemme se révèle être au final une trilogie vraiment sympathique et prenante, sûrement pas un chef d’œuvre mais de quoi passer un bon moment de lecture.

En Résumé : J’ai passé un bon moment avec ce troisième tome de cette trilogie qui nous offre une intrigue prenante et captivante, même si les auteurs ont décidé de se consacrer pleinement à l’intrigue principale et coupant net les intrigues secondaires. Les personnages secondaires sont vraiment intéressants et attachants, même si Brophy retombe un peu dans ces travers idéalistes. L’univers mis en place par les auteurs est vraiment solide, original et intéressant et le style est vraiment fluide est captivant. Voilà un trilogie qui se laisse lire et offre un bon moment.

 

Ma Note : 7,5/10

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