Auteur/autrice : BlackWolf Page 165 of 202

La Fortune de L’orbiviate Tome 1, L’Offrande Secrète – Roland Vartogue

l'offrande secreteRésumé : Les dieux n’ont pas achevé leur ouvrage : le monde n’est qu’une éternelle ébauche où aucun paysage ne demeure plus de quelques instants avant d’être balayé par un autre. Les montagnes succèdent aux mers, les forêts aux déserts, dans une furie destructrice. Pour les créatures qui hantent le chaos, la mort est la seule issue possible. Les Terres Éphémères s’étendent partout.
Mais les hommes ont échappé à ce mal. Ayant prié pour leur salut, ils ont reçu en récompense des fiefs sur lesquels bâtir des temples et des cités. Puis, par de grands pèlerinages, ils ont relié leurs villes entre elles. Ainsi fut fondé l’Orbiviate, terre de stabilité au cœur de la tourmente.
Le pacte est clair entre les dieux et les hommes, rien ne devait changer. Pourtant, même un accord divin peut être rompu. Voilà qu’au cours d’un pèlerinage, une ville est anéantie, sans raison apparente. Les prêtres envoient alors sept expéditions à la recherche d’un mythe : une montagne immuable, quelque part sur les Terres Éphémères.
Pour la première fois depuis trois mille ans, une poignée d’humains ose s’aventurer sur le domaine des dieux.

Edition : Mille Saisons

 

Mon Avis : Première chose qui a fait que je me suis intéressé à ce cycle c’est sa couverture, illustrée par Bruno Laurent, que je trouve vraiment magnifique et colorée. Puis après avoir longuement discuté avec une des personnes présentes sur le stand Mille Saisons présent aux dernières Imaginales je me suis laissé tenter à intégrer ce cycle dans ma bibliothèque. Par contre il est dommage que la carte soit assez mal rendue, on sent que la carte est travaillée en grand format, mais réduite sur une page on a du mal à tout distinguer. A noter que Roland Vartogue est en fait l’association de deux auteurs, il s’agit donc d’un roman écrit à quatres mains.

Imaginez un monde ou existe 12 dieux, les sept qui sont les dieux créateurs et les 5 qui sont les abjurés. Imaginez un monde inachevé séparé entre des terres stables et des terres éphémères.
C’est ici que va se lier une quête grandiose. Comme annoncé lors de mon achat on retrouve dans ce livre de la High Fantasy, une quête pour sauver le monde, un groupe hétéroclite pour mener cette quête à bien et des dangers immenses, et je dois dire que l’auteur s’en sort très bien. La trame de l’intrigue à beau être peu originale, et quelquefois prévisible, l’auteur arrive à la rendre vivante et pleinement efficace, une fois rentré dans l’histoire on se laisse entrainer avec envie et facilité. Comme tout livre de High Fantasy l’action n’est bien entendu pas le moteur de l’histoire, même si présente tout de même, donc si vous cherchez un livre nerveux et plein d’action passez votre chemin.

L’originalité de cette oeuvre vient en fait de son univers construit par l’auteur, ce mélange de terre soit disant stabilisé par la foi des hommes envers les sept, le tout entouré de terres éphémères qui ne demeurent que quelques instants, variant les paysages au grès des envies des dieux. Ce cadre, vraiment original, offre un souffle nouveau et efficace sur cette histoire et permet à l’auteur de se lâcher que ce soit tout aussi bien dans les paysages que dans les bestiaires qu’ils peuvent varier au fil des pages selon les envies. C’est à travers ses terres éphémères dangereuses et attirantes à la fois que va passer la quête de nos protagonistes. Un univers au concept passionnant qui va se révéler solide, efficace et passionnant.

Concernant la magie et les divinités on se retrouve avec des aspects un peu plus classiques, 12 dieux, 5 abjurés, que personne ne doit révérer, et 7 qui sont le socle de la religion de nos héros. Chaque dieu possède ses facultés propres qui peuvent être transmises à leurs plus grand gardiens. Mais voilà l’auteur à réussi à s’approprier tous ces aspects mystiques et magique les incorporant de manière efficace et cohérente dans son récit. La culture de ce monde est aussi bien présenté et efficace ce qui nous offre un univers totalement dépaysant et passionnant.

Mais voilà ce que l’œuvre gagne en Background concernant son univers elle le perd quand même du niveau de ses personnages. Pas qu’ils soient mauvais ou ennuyeux, loin de là. Il sont juste trop
classiques et aussi trop lisse et peut être encore un peu simpliste. Pourtant on s’attache quand même à eux et à leur périple au fil des pages mais il manque un petit truc, une petite étincelle de folie dans ses personnages pour nous les rendre complètement accrocheurs. Même si au final ca ne dérange pas pleinement la lecture j’espère que les prochains tomes pourront corriger cet aspect.

Car oui je compte lire les prochains tomes, j’ai vraiment bien apprécié ce premier tome efficace et prenant. La plume de l’auteur est vraiment fluide, dense, travaillé et même si certains passages peuvent paraître un peu guindé, il colle parfaitement à l’histoire sachant faire vivre les personnages et l’histoire et nous offrant des descriptions prenantes et efficaces. La conclusion se révèle efficace et haletante et nous offre certaines réponses mais encore beaucoup de questions. En tout cas voilà un livre qui plaira sûrement à tous les amoureux de la High Fantasy, et même si tout n’est pas parfait ce premier tome offre une très bonne lecture.

En Résumé : J’ai passé un bon moment avec ce livre de High Fantasy nous offrant peut être une ligne d’intrigue peu originale mais vraiment efficace et prenante le tout porté surtout par un univers vraiment original, efficace et travaillé avec un concept vraiment intéressant et des descriptions de ce monde vraiment magnifique. La magie et le mysticisme présent dans ce livre sont aussi très efficaces et recherchés. Seul hic des personnages un peu trop simplistes et trop classiques, mais rien de vraiment très dérangeant et je lirai le tome 2 avec plaisir.

 

Ma Note : 8/10

Le Tueur Tome 5, La Mort dans L’Ame – Jacamon & Matz

la-mort-dans-l-ame.jpgRésumé : Le Tueur n’est jamais aussi dangereux que lorsqu’il est menacé. L’instinct de survie qui le guide nous entraîne dans les recoins les plus sombres de son âme. Vengeance et sécurité sont incompatibles et l’heure du choix a sonné.

 

Edition : Casterman

 

 

Mon Avis : Le Tueur est une série sombre et cynique nous plongeant dans l’univers d’un tueur à gages. Un homme sans morale et sans sentiments qui a une vision très précise et très noire de notre société. Les quatre premiers tomes m’avaient fait passé un bon moment et j’espère retrouver autant de plaisir avec ce cinquième tome qui vient conclure le premier cycle de cette série. En tout cas la couverture annonce clairement la suite.

Le tome précédent avait permis au tueur de se rendre compte qu’il avait certains sentiments, au moins pour les gens proches de lui, et que s’attaquer à eux c’est s’attaquer au tueur. Il a donc aussi découvert son envie de vengeance. Il n’est plus vraiment l’être froid et austère du début et c’est un peu la force de cette série d’avoir fait évoluer son personnage et nous dévoiler ses failles. Alors bien sûre ça reste un assassin sans scrupules, méthodique et plein de cynisme mais ce n’est pas une machine.

L’intrigue lancé lors du premier tome trouve ici ces derniers rebondissements nous dévoilant les dernières pièces du puzzle sur ce qui menace notre héros. Un intrigue qui va se révéler très sombre, poisseuse et surtout va plonger au plus profond des personnages et les amener à se dévoiler de l’intérieur. L’action est bien présente dans ce tome où on ne s’ennuie pas un seul instant et où on tourne les pages avec envie pour découvrir la suite et fin.

Comme je l’ai dis les personnages évoluent principalement celui du tueur qui se découvre des amis au fil des tomes, ce qui lui évite un peu une fin des plus solitaire qu’il se pensait mériter dans le premier tome. Mais il continue à garder son côté froid et cynique nous offrant toujours des réflexions sur notre société souvent sombre mais perspicace. Et pourtant d’une certaine façon on s’accroche à ce personnage qui a une vision différente du monde mais tout autant réaliste.

Concernant les graphismes je dois dire qu’ils sont toujours aussi réussis et dynamiques que ce soit à travers les couleurs ou le découpage. Les décors sont bien représentés et les couleurs jouent entre le chaud et le froid selon les scènes présentes. Une belle réussite. Seule bémol, idem à tous les tomes précédents, les personnages féminins qui sont toutes des créatures de rêve. Un cinquième tome tout aussi efficace que les précédents qui vient clore le premier cycle sur notre tueur. Reste à espérer que le second cycle ne soit pas simplement une question d’argent, en tout cas j’ai hâte de me lancer dans le sixième tome.

En Résumé : Voilà un cinquième tome qui vient conclure le premier cycle de cette série et nous dévoile un tueur qui n’est plus le personnage solitaire des débuts. Il s’est découvert des amis mais aussi la souffrance que ça fait quand on les blesse. Il reste tout de même un personnage froid, cynique et d’une certaine façon attachant. L’intrigue est toujours aussi soignée et travaillée nous offrant un final efficace le tout bien porté par des graphismes réussis et prenants.

 

Ma Note : 8/10

Zoo City – Lauren Beukes

zoo cityRésumé : Zinzi possède un paresseux symbiotique sur le dos, une sale habitude de faire des arnaques et un talent rare pour trouver les choses perdues. Mais quand les flics lui confisquent sa dernière paie, elle doit se tourner vers le job qu’elle déteste le plus : retrouver les personnes disparues.
Engagée par Odi Huron, un producteur renommé, pour retrouver une pop star pour ado disparue, elle pense avoir son ticket de sortie de Zoo City, la ville où les pires criminels d’Afrique du Sud et leurs compagnons animaliers symbiotiques tentent de survivre.
Au lieu de cela, Zinzi doit s’enfoncer dans les bas-fonds de la ville, ravagés par la magie et la criminalité, où elle devra faire face aux sombres secrets de différentes vies passés… dont la sienne.

Edition : Eclipse

 

Mon Avis : Je ne vais pas le nier, la première chose qui m’a fait me plonger dans ce livre c’est sa couverture, illustrée par Joey Hi-Fi, que je trouve vraiment splendide. Ajoutez à cela un quatrième de couverture qui ne manque pas d’originalité et d’intérêt et la nationalité de l’auteur, Sud-Africaine, ce qui est plutôt rare pour être souligné, il n’en fallait donc pas plus pour que je me laisse tenter par ce livre et qu’il vienne rejoindre ma bibliothèque.

Imaginez un monde où chaque criminel doit vivre avec un animal crée de son crime. Il représente la culpabilité de la personne un peu comme un étendard. Zinzi, elle, possède un paresseux et va être engagée pour retrouver une chanteuse disparue. Préparez vous à entrer dans une histoire très tourné polar noir et sombre, où l’enquête de Zinzi va l’emmener à travers des épreuves et des révélations vraiment étonnantes. L’histoire se révèle nerveux, décapante et on se laisse prendre facilement par ce livre jusqu’à en dévorer les pages. Mais comme souvent dans les romans noir ce n’est pas tant l’intrigue, efficace mais au final peu originale, que le personnage principal et le background qui nous marque.

Car oui Zinzi est une femme qui ne laissera pas indifférent. Déjà elle possède un paresseux ce qui ne la classe pas dans la catégorie des personnes sans reproches. Il s’agit d’une personne qui a connu de terribles épreuves et qui les porte telle une carapace pour ne pas s’ouvrir aux autres. Elle manie l’humour et le sarcasme avec force et pourtant on la sent fragile d’une certains façon, elle ne cherche qu’à s’en sortir et cela par tous les moyens possibles. Le paresseux lié a Zinzi est aussi un personnage à lui tout seul, interagissant avec son héroïne et se révèle vraiment attachant. Les personnages secondaires qui vont graviter autour d’elle se révèlent assez haut en couleur et surtout une image parlante de notre société.

Car oui, autre fait qui marque dans ce live, c’est la société et principalement la ville de Johannesburg qui se révèle proche de ce que l’on connait. Une ville poisseuse, sombre, sanglante et un personnage à part entière comme le dit l’auteur dans la préface. Une ville où le racisme est présent, où en plus de la séparation blanc / noir vient aussi apparaître les zoo qui ont leur propre quartier et ne peuvent vivre autre part sans qu’on les regardent différemment. La ville a une importance capitale, c’est elle qui a fait les personnages, d’une certaine façon, tels qu’ils sont et offre un cadre vraiment réaiste entre drogues, alcools, argent, crimes, arnaques mais aussi paillettes, gloire éphémère, jeux vidéos et télé réalité tout y passe et tout est ancré dans cette ville mais de façon vraiment réaliste et crédible. Pourtant chacun essaye d’y survivre comme il peut, de s’en sortir.

Concernant la magie elle est présente dans ce roman mais pas de façon imposante, elle sert notre héroïne dans sa quête mai ne s’impose pas et surtout l’auteur ne s’en sert pas vraiment pour débloquer des situations empêtrés. Tout paraît logique et soigné et parfaitement intégré dans cette société. Que ce soit la magie des sorcier et autre guérisseurs ou celle fourni par les animaux des Zoo comme la capacité de notre héroïne de retrouver les objets perdus. Finalement un léger reproche qu’on pourrait faire et que l’auteur ne ce soit pas consacré à ce lien entre animaux et personne, mais rien de vraiment dérangeant.

L’écriture de l’auteur est vraiment efficace, simple où la narration à la première personne nous offre une plongée dans les sentiments de cette héroïne à la vie tortueuse Les dialogues sont souvent percutants et cyniques alternant aussi les moments légers avec des réflexions plus soignes. J’ai beaucoup apprécié le fait que l’auteur nous offres des chapitres intermédiaire à la façon d’articles de journaux, de témoignages etc… lui permettant de développer le background de l’histoire et surtout développer les Zoo pour nous permettre de mieux les comprendre. De plus j’ai apprécié que l’auteur ajoute des mots argots sud-africains ce qui donne un côté plus ancré à l’histoire même si ca oblige à se tourner vers le lexique en fin de pages, ce qui pourrait en déranger certains.

La conclusion est efficace même si assez ouverte, on n’a  pas l’impression d’avoir eu toutes les réponses qu’on cherchait, principalement sur ce qui fait que les animaux apparaissent, mais on se rend compte là n’était pas le but ce live et qu’on est happé par cette lecture et content d’avoir suivi un morceau de la vie de Zinzi, de l’avoir découverte. Une vie pas facile, au passé trouble, mais une fille qui a encore plein d’espoir en la vie. Mon seul reproche de ce livre est un petit coup de mou en début de seconde partie.

En Résumé : Je dois dire que j’ai passé un très bon moment avec ce libre, un roman noir ou l’intrigue ne sert finalement qu’à nous montrer une société et une Johannesburg sombre et pleines de contradictions qui changent les personnages. Mais aussi des personnages hauts en couleur tel que Zinzi au passé marqué qui a fait de ses blessures une carapace. Le style de l’auteur est simple, efficace et prenant jonglant avec efficacité entre les moments de légèreté et les réflexions. Mes seuls reproches sont un coup de mou en début de seconde partie et aussi le fait de ne peut être pas obtenir toutes les réponses surtout sur le lien entre les animaux et les criminels.

 

Ma Note : 8,5/10

Mes Achats du Mois de Novembre

Un mois de novembre plutôt tranquille ou finalement j’ai peu craqué. Il faut bien dire que j’avais peur de craquer au festival de Colmar mais finalement je suis resté assez sage. Au final pour ce
mois, 10 achats.

Novembre-11.jpgVoilà ce qui a fait augmenter ma PAL pour ce mois de Novembre :

  • Le Feu de L’Humanité Tome 1, L’ombre de la Nuit de Michael Cobley aux éditions Bragelonne. Je suis tombé dessus dans une librairie d’occasion et en excellent état, je
    me suis donc laissé tenter.
  • The Alloy of Law de Brandon sanderson aux éditions Orion Books. Je suis un fan des livres de Sanderson je n’allais donc pas manquer la sortie de ce livre.
  • Avant le Déluge de Raphaël Albert aux éditions Mnémos. Ayant bien apprécié le premier tome de cette série, en plus d’avoir bien rigolé avec l’auteur lors des dernières Imaginales, je me suis donc laissé tenter par le second.
  • La Fortune de L’Orbiviate Tome 3, La Marque du Fléau de Roland Vartogue aux éditions Mille Saisons. Ayant déjà les deux premiers tomes dans ma PAL je me suis laissé tenter par ce troisième lors du salon de Colmar.
  • Au-Delà de L’Oraison Tome 1, La Langue du Silence de Samantha Bailly aux éditions Mille Saison. J’étais déjà tenté par ce livre lors des dernières Imaginales mais j’avais peur qu’il soit trop jeunesse. Une discussion avec l’auteur lors du salon de Colmar m’a convaincu de me laisser tenter.
  • Le Projet Shiro de David S. Khara aux éditions Critic. Voilà la suite assez attendu du Projet Bleiberg qui m’avais fait passer un très bon moment de lecture.
  • Le Huitième Sortilège de Terry Pratchett aux éditions Pocket. Le premier tome m’avais bien fait rigolé, il n’en fallait donc pas plus pour me lancer dans la suite.
  • Fahrenheit 451 de Ray Bradbury aux éditions Folio SF? Je ne présente pas ce livre qui est un classique de la Science-Fiction je l’avais emprunté il y a des années et j’avais envie de le relire.
  • Le Chuchoteur de Donato Carisi aux éditions Le Livre de Poche. J’entends parler en bien de ce livre depuis un moment, alors quand je l’ai vu en occasion et en très bon éat je me suis laissé tenter.
  • Laisse-Moi Entre de John Ajvide Lindqvist aux éditions Milady. J’ai entendu parler de ce livre après avoir visionné le film Morse, j’avais donc très envie de découvrir le roman.

Comme je l’ai dis un mois plutôt calme en sachant que certains de ses livres ont été trouvés en occasion, j’évite donc ainsi une scène de ménage avec ma carte bleue. En tout j’espère de bonnes
lectures en perspectives.

Le vagabond de L’Espace – Robert Heinlein

le vagabond de l'espace Résumé : Kip n’a qu’une envie : voyager dans l’espace. Il pourrait revendre, pour payer ses études, son lot du concours organisé par le savon Voie lactée : une tenue spatiale usagée dotée de son bloc respiratoire. Mais le scaphandre est le moyen de prendre le large, avec Tom Pouce, gamine géniale et insupportable.
Et d’aller bien plus loi que le Système solaire, au risque d’affronter des pirates.

Et tout simplement le Vide.
Il reste à Kip à sauver la Terre.

Edition: Terre de Brume

Poche : Le Livre de Poche

 

Mon Avis : Robert Heinlein fait parti de ses grands auteurs de Science Fiction d’après guerre, et pourtant, je dois bien admettre, que je n’avais encore jamais lu un des livres de cet auteur. Il a fallu, il y a quelques semaines, mon passage chez un bouquiniste pour trouver deux de ses livres et me laisser tenter à la découverte. Je trouve que la couverture, illustrée par Manchu, est vraiment sympathique, de plus cette édition a subi une retraduction, ce qui devrait lui éviter les traductions foireuses d’il y a quelques années.

Kip est un jeune garçon qui rêve d’aller sur la lune, ce qui n’est pas chose facile. Un jour lors d’un concours il va se retrouver à gagner une combinaison spatiale usagée. Cette combinaison va changer sa vie et l’entrainer dans une grande aventure. L’intrigue est somme toute classique de romans d’aventure, une menace caché sur la terre, notre héros va se retrouver embarquer au milieu de tout ça, se trouver des alliés et va tout tenter pour sauver la planète. Mais voilà l’histoire se révèle être un divertissement plaisant et bien construit sur une intrigue efficace à défaut d’être originale et surprenante. On ne s’ennuie pas et on tourne les pages avec plaisir pour découvrir les péripéties de nos protagonistes.

D’ailleurs il est à noter que ce roman était, en premier lieu, destiné pour la jeunesse lors de sa première sorti en 1958 ce qui justifie pleinement son simple roman d’aventure mais aussi son côté pédagogique, et une ouverture d’esprit, vraiment intéressante. Certains n’apprécieront peut être comment l’auteur s’attarde à expliquer certaines notions que ce soit mathématique, d’astrologie ou d’ingénierie mais j’ai trouvé que ça apportait un petit plus à l’histoire. De plus l’auteur s’amuse aussi avec le lecteur, nous offrant par moment des périodes très farfelu, second degré, offrant un certain piquant.

L’auteur se permet certaines critiques virulentes, dont certaines se révèlent  encore d’actualité, que ce soit sur le rôle de l’école, sur les parents et le rapport parent/enfant, sur l’Homme en général mais aussi sur la place de la femme ou encore sur le déclin de l’éducation; surtout pour un roman sorti dans les années 50. Mais voilà, peut être que ça vient du fait qu’il s’agit d’un roman jeunesse, mais j’ai trouvé que ces idées manquaient quand même de profondeur et donnant plus l’impression d’être simplement survolé. C’est un peu dommage quand même.

Concernant les personnages Kip se révèle intéressant et attachant mais tend peut être un peu trop vers le gentil garçon qui ne cherche qu’à faire le bien et qui n’a jamais désobéi.  Finalement les personnages féminins, que ce soit Tom Pouce ou Maman Bidule, se révèlent les plus intéressants et complexes que ce soit par le côté aventureux de Tom Pouce ou encore le côté protecteur de Maman Bidule qui s’oppose a ce qu’on apprend d’elle au cours du livre et surtout à la fin.

Concernant le style de l’auteur on sent qu’il est pleinement jeunesse par moment, un style peut être un peu trop simpliste et appuyé pour bien nous faire comprendre ce que raconte l’auteur, ce qui dénote fortement pour un roman de Space Opera. Mais une fois le style accepté et qu’on plonge dans ce livre je dois bien avouer qu’on passe quand même un agréable moment avec nos protagonistes et que finalement je ne regrette pas ma découverte de l’auteur.

En Résumé : J’ai passé un moment vraiment agréable avec ce livre mais je ne savais pas qu’il s’agissait d’un roman jeunesse de l’auteur, ce qui se ressent dans un style peut être un peu trop simpliste mais aussi par des axes de réflexions, intéressants, mais qui manquent de profondeurs. Reste un récit d’aventure efficace avec des personnages attachants et soignés, le tout dans un roman travaillé, que ce soit par son côté un peu pédagogique mais aussi plein d’humour.

 

Ma Note : 7/10

Etoile Rouge – Brugeas & Toulhoat

etoile-rouge.jpgRésumé : Le 22 juillet 1944, l’URSS est envahie par les troupes du IIIe Reich. Le 12 octobre de cette même année, les pilotes du 3e Groupe de Chasse “Normandie” atterrissent à Ivanovo pour combattre aux côtés des troupes soviétiques.

 

Edition : Akileos

 

 

Mon Avis : Souvenez vous, il y a quelques semaines je chroniquais Block 109, une uchronie revisitant les faits de la seconde guerre mondiale pour réécrire l’histoire. Etoile Rouge est une Bande Dessinée des mêmes auteurs et se situant dans le même univers que Block 109. Il n’est pas obligatoire de lire Block 109 pour apprécier cette Bande Dessinée, les auteurs ayant décidé de publier plusieurs One Shot indépendant dans le même univers, mais il est toujours plus intéressant de l’avoir lu. Le format par contre a changé, là où Block 109 s’offrait un format Comics et près de 200 pages Etoile Rouge retrouve le format BD franco-belge et 56 pages.

Depuis la mot d’Hitler en 1941, l’URSS a reconnu la France de De Gaulle comme allié. Alors quand l’Allemagne décide d’attaques aériennes sur l’URSS la France envoie trois de ses pilotes d’élite. Ce groupe va se baptiser le « Normandie ». Et voilà ce que va se révéler l’histoire, de grandes batailles aériennes nous dévoilant les exploits de nos trois aviateurs français. Mais voilà il n’y a pas vraiment d’intrigue, il s’agit plus d’une succession de batailles avec au milieu de tout ça une grande amitié entre nos trois pilotes, des pertes et des souffrances dues à la guerre mais aussi le pouvoir Russe égale à lui même.

On ne retrouve pas la densité de l’intrigue et ni aussi le scénario alambiqué et complexe que nous offrait Block109. On se retrouve plus dans une BD classique qui devrait sûrement plaire aux fans des avions et des batailles aériennes mais qui, pour moi qui avait adoré Block 109, m’a paru fade et trop convenu. Heureusement l’auteur nous offre quand même des intrigues secondaires sur la propagande Russe ou encore l’usine qui apportent pas mal à l’histoire et vient offrir une conclusion à l’intrigue principale assez surprenante.

De plus le manque de pages fait qu’on a un peu de mal à s’accrocher vraiment aux personnages. Pourtant ils ont l’air d’être attachants, et prenants, essayant de survivre à l’horreur de la guerre et à faire payer aux Allemands à leurs façons. On ressent d’ailleurs par moment un élan d’émotion pour ces personnages, mais voilà 56 pages c’est un peu court pour se permettre de vraiment plonger dans les protagonistes, on a l’impression que de les survoler sans jamais vraiment les connaitre un minimum, c’est dommage.

Par contre le passage à un plus grand format que Block 109 permet au dessinateur de se lâcher complètement et de nous offrir des dessins, souvent proches du crayonné, vraiment d’une grande réussite. Les scènes de combats aériens sont vraiment retranscris de façon nerveuses, dynamiques et captivantes. Mais voilà avec de grandes images on remplit encore moins le livre et comme je l’ai dis, ce que ce livre gagne en graphisme il le perd en profondeur pour l’histoire. Finalement pour ceux qui auraient lu Block 109 ce livre se révèlera juste moyen, loin de ce que j’attendais en tout cas. Dommage.

En Résumé : Voilà une Bande Dessinée dans le même univers que Block 109 mais qui est loin d’atteindre le niveau de son ainée. L’histoire manque de véritable intrigue nous offrant plus des scènes d’amitié, de souffrances, de dévouement et de batailles. De plus l’histoire parait trop classique et les personnages manque de profondeur pour qu’on s’attachent vraiment à eux. L’intrigue secondaire vient relever le tout en offrant un final assez spectaculaire. Eu final une BD moyenne dont j’attendais plus après la lecture de Block 109.

 

Ma Note : 5/10

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