Auteur/autrice : BlackWolf Page 167 of 202

L’Enjomineur, 1793 – Pierre Bordage

l'enjomineur 1793Résumé : « L’esprit du mal s’est levé sur la terre. Je suis venue te confier la dague façonnée par les hommes des temps oubliés. Elle seule a le pouvoir de le tuer. »
Ainsi lui disait la fée Mélusine, surgie des eaux dans un étier des marais de Vendée. Mais Émile a failli, il erre, misérable, dans le bocage. Et l’histoire avance à grands pas…
Janvier 1793. La Convention s’apprête à condamner Louis Capet, ci-devant roi de France. À Paris, les passions se déchaînent; montagnards et girondins s’affrontent ; L’ennemi est aux frontières. En Vendée, dans l’Ouest, la révolte gronde.
Toujours possédé par la sorcière africaine, Cornuaud, lui, croupit dans la prison de la Conciergerie. Jusqu’au jour où la libération lui est offerte en échange d’un emploi d’espion.

Edition : L’Atalante

Poche : J’ai Lu

 

Mon Avis : Après avoir passé un bon moment avec le premier tome de la trilogie L’Enjomineur, dont vous pouvez retrouver ma chronique ici, je me suis donc lancé dans la foulée dans ce second tome. La trilogie est un mélange intéressant de roman historique et de fantasy et le premier tome se révélait prenant malgré quelques petites faiblesses. En tout cas la couverture, toujours illustrée par Gess, et les illustrations à chaque chapitre de Vincent Madra se révèlent toujours aussi réussies.

Ce tome 2 début quelques mois après la fin du tome, la France est en pleine Révolution tandis que Emile doit toujours mener sa quête contre le mal et que Cornuaud est toujours Enjominé. Ce second tome est intéressant mais au final se révèle être un tome de transition. Pas qu’il soit mauvais, loin de là, mais l’auteur désert un peu son intrigue la faisant évoluer juste ce qu’il faut pour ne pas ennuyer le lecteur. A la place de l’intrigue l’auteur se concentre sur le « background » de l’oeuvre, c’est à dire la révolution. Ce qui est un peu dommage surtout si le sujet historique n’intéresse pas obligatoirement le lecteur.

La révolution a fait tomber le roi et entre dans sa phase plus sombre et dans ce qu’on appelle « La Terreur ». L’auteur arrive toujours aussi bien à nous plonger dans cette époque tout en oscillant entre la réalité et le fantastique. La France se retrouve scindée entre Les Lumières et les partisans du retour à la royauté et entre les deux, dans l’ombre, joue la secte de Mithra. L’ambiance se révèle être comme le tome précédent, sombre, violente et sanglante où les jeux de pouvoir favorisent les plus bas instincts des Hommes.

Les personnages prennent un peu plus d’ampleur dans ce volume, on en apprend un peu plus sur la femme vaudou qui a Enjominé Cornuaud mais aussi sur le peuples des fées et sur cette fameuse secte de Mithra. Mais voilà Emile se révèle toujours être le gentil héros qui doit combattre le mal et Cornuaud être un salaud de la pire espèce, heureusement l’auteur décide de se centrer sur d’autre personnage qui apportent une certaine fraicheur comme Antoine Schwarz ou encore Armande. Dans tous les cas les personnages sont vraiment travaillés et soignés pleins de forces et de faiblesses.

La plume de l’auteur est toujours aussi captivante et prenante nous décrivant avec force cette période sombre de l’histoire française et alternant les moments pleins d’actions avec les moments plus calmes d’explications. On se déplace cette fois de l’Ouest de la France pour se retrouver principalement à Paris, on quitte la campagne pour la ville le tout bien amené et décrit par l’auteur. Mais voilà comme je l’ai dis il s’agit d’un tome de transition et par moment certaine longueur apparaissent, c’est dommage. Mais au final ça reste une lecture plaisante mais, il faudrait que je confirme ça à la fin du troisième tome, cette trilogie aurait peut être du être un diptyque.

En Résumé : Voilà un second tome qui est plutôt sympathique à lire et pas vraiment déplaisant mais qui souffre du syndrome du tome de transition, l’auteur limitant son développement de l’intrigue pour développer la période révolutionnaire de l’histoire. Comme si l’auteur s’était senti un peu obligé de faire une trilogie. Rien de complètement dérangeant mais certaines longueurs apparaissent, dommage, car les personnages prennent de l’ampleur et la plume de l’auteur est toujours aussi efficace.

 

Ma Note : 7/10

L’Enjomineur, 1792 – Pierre Bordage

l'enjomineur 1792Résumé : « Ta qu’as appris à lire, Milo, te pourrais trouver bérède meu qu’un failli travail de commis. »
Emile ne l’entend pas ainsi ; lui qu’on dit l’enfant d’une fée, élevé par un prêtre ouvert aux idées nouvelles, s’engage comme saisonnier dans une ferme de la plaine de Luçon.
Nous sommes en 1792. Dans le bocage vendéen ulcéré par la Constitution civile du clergé, agité par une aristocratie crispée sur ses privilèges, la révolte couve…
Cornuaud, lui, rentre au pays. Deux ans qu’il s’est embarqué sur un négrier. La Guinée, le Bénin, puis Saint-Domingue. Retour à « la Fosse » auprès d’une pègre nantaise qui s’investit désormais dans le club révolutionnaire Saint-Vincent. Les temps ont changé. Lui aussi, d’ailleurs. Une sorcière vaudoun l’a enjominé pour avoir violé une captive africaine…
À Paris, la rue est en ébullition. Mais derrière les affrontements œuvre une société secrète, la secte de Mithra, dont les maîtres demeurent dans l’ombre.

Edition : L’Atalante

Poche : J’ai Lu

 

Mon Avis : L’Enjomineur est une trilogie dont j’entends beaucoup parler depuis un certains temps déjà, et souvent de façon positive. Alors lors des dernières Imaginales, et de ma rencontre avec l’auteur, je me suis laissé tenter par cette trilogie qui a donc rejoint ma bibliothèque. Je dois dire que je trouve la couverture, illustrée par Gess, vraiment sympathique mais qu’en plus, mon édition, comporte des illustrations intérieures réalisées par Vincent Madras qui sont vraiment réussies.

L’histoire se situe durant la période de la révolution française, l’année 1792 comme le titre l’indique, et l’on suit deux personnages; Emile jeune homme d’une grande bonté qui a jamais connu ses parents et Cornuaud un lascar qui a été envouté par une femme vaudou après avoir abusée d’une fillette sur un négrier. Ce tome est un tome d’introduction et ne sert qu’à présenter nos deux protagonistes, le monde qui les entoure et à nous faire comprendre qui ils sont tout en nous dévoilant, en toile de fond une France en pleine révolution. Mais voilà, l’histoire se révèle quand même linéaire, pas qu’elle soit mauvaise, loin de là, elle se révèle même prenante, juste que ce premier tomme offre peu de grosses surprise ou de rebondissements.

Mais voilà ce premier tome a beau être linéaire le tout est fortement compensé par la plume de l’auteur qui est véritablement prenante et captivante et nous offre aussi des moments vifs et nerveux. On se retrouve facilement entrainé par nos personnages et leurs péripéties dans cette France au bord du gouffre et de l’implosion. De plus l’auteur a décidé, sûrement pour être encore plus réaliste, d’utiliser le patois vendéen, facilement compréhensible mais qui offre au récit un aspect plus réaliste, mais aussi pittoresque.

Les deux principaux protagonistes sont des personnages vraiment complexes et travaillés, mais représente chacun le côté dune pièce. Emile étant un peu le chevalier blanc qui vit avec son cœur et espère un monde ou chacun vivra comme il le souhaitera, tandis que Cornuaud et un rustre qui a toujours connu la violence et le sang et qui est opportuniste au possible. Mais voilà Emile, dans ce premier tome, est peut être un peu trop lisse, trop gentil justement, ce qui fait que Cornuaud parait plus intéressant, plus dense par son côté sombre mais son envie de survivre. Les personnages secondaires sont aussi soignés tout en offrant une représentation plutôt intéressante des Français sans jamais tomber dans la caricature.

Par contre ce qui frappe le lecteur c’est la reproduction historique que l’auteur a mis en place. Entre Vendée, pleine de boue, de champs, de forêts et de fermiers perdus, et Paris, ville remplie d’aristocrates, de machinations et de pauvres, on se sent transporté à cette époque. Une époque qui sent la poudre, la souffrance et le sang, où les gens peut instruits se retrouvent manipulés par des brigands et où le pouvoir à du mal a se mettre en place sans qu’un soulèvement apparaisse. L’auteur ne fait que nous présenter ce fait, il ne prend aucun parti pris, ayant simplement décidé d’utiliser cette période comme peinture et de laisser à chaque lecteur le soin de se faire son avis sur la période. On sent que l’auteur a fait énormément de recherche pour mettre en place son univers, ce qui le rend vraiment prenant et passionnant.

Par contre si vous être réfractaire à l’histoire en général je pense qu’il vaut peut être mieux éviter cette oeuvre qui mélange roman historique et Fantasy. Car oui ce livre est aussi un roman de Fantasy car l’auteur, en plus de cette France révolutionnaire, nous présente un autre monde, le monde des Fadets et des fées, un univers empli de magie et d’êtres mystérieux. Un monde féérique dont on a à peine aperçu les prémices dans ce premier tome mais qui à l’air de se révéler fascinant.

En Résumé : Voilà un premier tome qui sert d’introduction et qui m’a offert un bon moment de lecture. L’histoire se révèle pour le moment prenante mais assez linéaire et sans surprise, mais le tout est porté par une plume vraiment efficace et captivante et surtout par un univers vraiment travaillé et soigné nous présentant la France révolutionnaire mais aussi un monde caché et plus féerique. Les personnages sont travaillés et denses même si Emile est, pour le moment, un peu trop lisse à mon gout.

 

Ma Note : 8/10

Le Tueur Tome4, Les Liens du Sang – Jacamon & Matz

les-liens-du-sang.jpgRésumé : Pour passer inaperçu, pas de meilleur endroit qu’une grande ville.
Le Tueur a choisi Paris pour s’octroyer un moment de réflexion, et pour panser ses plaies. Mais la réflexion, ça ne dure qu’un temps. Même lorsqu’on se croit plus ou moins à l’abri, les événements peuvent se précipiter. Pas moyen de rester tranquille, pas moyen de rester seul. Il y a des comptes à régler, et quand il est question de survie, le Tueur est prêt à tout.

Edition : Casterman

 

Mon Avis : Je continue de plonger dans l’univers du Tueur avec ce quatrième tome qui va offrir quelques légers changements dans la série. Je dois dire que ce qui m’a attiré dans cette série, en plus des intrigues souvent bien travaillées et prenantes, c’est le héros, personnages charismatique, froid, méthodique et sans aucun scrupules. Je trouve la couverture de ce tome vraiment magnifique.

Dans ce tome le Tueur va se retrouver confronter a des ennuis qu’il n’avait pas prévu et surtout il va se trouver certaines émotions et certains sentiments qu’il ne pensait pas posséder. C’est une des étapes importante de ce tome, des hommes à sa recherche vont agresser sa petite amie. Ce personnage froid et normalement sans attaches va se rendre compte, après tout, qu’il a aussi des sentiments et qu’il peut s’attacher aux gens, il va aussi découvrir la haine et la soif de vengeance. Il ne cherche maintenant plus à tuer pour l’argent mais pour se venger.

L’intrigue cette fois ce penche plus sur le fil rouge lancé dans le premier tome, on en apprend plus sur le meurtre qui a changé la vie du tueur et lui a démontré la trahison de ce qu’il croyait être son ami. Le voile se lève peu à peu pour nous montrer que finalement tout est qu’une question de pouvoir et d’argent. Le héros, malgré sa souffrance se révèle toujours aussi cynique et mordant dans sa vision du monde et les souffrances. Le tout est d’ailleurs matérialisé par ce flic dont la vie va dériver devant un système malhonnête et implacable.

Les dessins sont toujours aussi soignés et réaliste tout en restant du dessin. Les détails et les expressions sont vraiment bien travaillés offrant au monde une impression de réel et d’existence. Les couleurs sont vraiment efficaces et offrent un sentiment de vie au fil des cases. Les flash back offrent a l’intrigue un certain mouvement efficace et prenant à lire. Mais je maintiens mon reproche des tome précédents concernant les femmes qui ont toutes l’impression d’être mannequins, mais bon rien de dérangeant.

En Résumé : Voilà un quatrième tome qui vient relancer l’intrigue et surtout nous faire découvrir une facette du tueur qu’on connaissait pas ou peu, son côté humain pouvant avoir des sentiments et qui à maintenant soif de vengeance. Ce tome se consacre plus aussi sur l’intrigue lancé par le premier tome et commence doucement à lever le voile sur les révélations. Le tueur se révèle toujours aussi cynique et porte toujours un oeil aussi inquiétant sur notre société. Les dessins sont toujours aussi efficaces et prenants, mais je maintiens mon reproche concernant les personnages féminins trop parfaits.

 

Ma Note : 8/10

La Première Loi Livre3, Dernière Querelle – Joe Abercrombie

derniere querelleRésumé : Logen Neuf-Doigts n’a plus qu’une seule bataille à livrer, sans doute la plus dure de toute sa vie : celle qui l’opposera à Bethod, le roi du Nord, l’homme qui tient tête à l’Union. Il est temps pour le Sanguinaire de rentrer chez lui et d’affronter son plus vieil ami devenu son pire ennemi.

Après avoir fait l’amer expérience de la guerre, Jezal dan Luthar a tourné le dos à la vie militaire pour couler des jours heureux avec sa promise. Mais le prestige et les honneurs ont la vilaine habitude de se rappeler au bon souvenir d’un homme au moment où il s’y attend le moins…

Et tandis que le roi de l’Union n’en finit plus d’agoniser, les paysans se révoltent et les nobles complotent. Nul ne semble conscient du danger qui pèse sur Adua. Bayaz a un plan pour sauver le
monde, comme toujours, mais il comporte des risques.

Edition :  Pygmalion Fantasy

 

Mon Avis : Voilà le troisième tome qui vient clôturer la trilogie La Première Loi de Joe Abercrombie. En effet après avoir passé un excellent moment de lecture avec le tome 1 (chronique ici) et le tome 2 (chronique ) je n’allais pas manquer la sortie de ce troisième tome, d’une trilogie sombre et remplie d’humour noir. La couverture reste dans les mêmes nuances que les précédentes et je la trouve toujours aussi sympathique.

On débute ce tome quelques mois après la conclusion du second volume, tout ne s’était pas bien passé dans le tome 2 et il fallait maintenant faire face aux derniers combats pour nos héros, ce qui risquent de les mettre à rude épreuve. Attendez vous à pas mal de surprise et surtout à énormément d’action, de magie, de surprises et de bataille dans ce tome. Tout ne vas pas tourner pour le mieux pour nos héros, entres confiance, amitié et trahison la frontière est mince et l’intrigue joue parfaitement sur les rebondissements. On est facilement pris dans l’histoire et on tourne les pages facilement pour atteindre la conclusion.

Les personnages mis en place sont loin d’être des héros ou des saints, ce sont des hommes emplis d’une envie de survivre et prêt à tout pour le faire. Les actes héroïques ne sont pas toujours récompensés à leurs justes valeurs là ou les actes de trahisons peuvent mener plus haut que prévu. Chaque personnage est imparfait, possède des faiblesses et des envies, c’est ce qui le rend si attachants et captivants. Vous pensiez connaitre les personnages après les deux premiers tomes, alors attendez vous à être surpris et pas toujours de façon agréable. En tout ca j’ai toujours un petit faible pour Glotka l’estropié Inquisiteur et Logen le barbare du nord.

L’univers mis en place par l’auteur est soigné, parfaitement mis en place et travaillé que ce soit d’un point de vue historique, magique ou encore culturel. Chaque nation, même si elles peuvent paraitre un peu caricaturales sont passionnantes et offrent leurs façons de voir les choses et leurs façons de vivre. La magie continue à prendre un peu plus d’ampleur que ce soit avec Bayaz le sorcier ou encore les dévoreurs. On en apprend un peu plus aussi sur cette querelle entre le Premier Mage et Khalul.

Seule petit reproche un petit coup de mou au milieu du livre où s’aligne les batailles à l’issue déjà prédéfinies, et qui paraissent un peu tirer en longueur. Rien de bien dérangeant, mais une coupe aurait apporté plus d’intensité au récit. Puis arrive cette conclusion vraiment surprenante qui pourrait en rebuter certains car toutes les réponses ne sont pas fournies, et pourtant cette trilogie nous a offert un cycle complet de combats et de guerres pour arriver à cette conclusion prenante, captivante et pleine de révélations mais aussi pleine d’héroïsme et surtout d’ironie et d’humour noir. Une conclusion que moi, j’ai trouvé très réussie.

L’écriture de l’auteur est toujours aussi simple, fluide, soignée, épique et captivante, une fois les premières pages entamées on a du mal à lacer le livre. Que ce soit les scènes de batailles, de torture où autres tout est détaillé au point de nous donner l’impression d’être dans l’histoire. Par contre j’aurai un petit reproche sur certaines fautes d’orthographe comme par exemple dans le livre le fait que sur un cheval on tome d’une salle et non d’une selle. Mais bon rien de véritablement dérangeant. Voilà un tome qui vient clôturer une excellente trilogie épique et pleine d’héroïsme mais aussi ironique et sarcastique où les valeurs humaines ne sont pas toujours dévoilées sous leurs meilleurs jours.

En Résumé : J’ai passé un très bon moment avec ce troisième tome toujours aussi épique et remplie d’humour noire où l’intrigue va nous dévoiler le vrai visage de nos héros devant l’adversité, où les personnages vont se révéler attachants et captivants et où la plume de l’auteur va se révéler vraiment efficace et fluide. Seule petit reproche un petit coup de mou vers le milieu du livre où s’enchainent les batailles sans véritables surprises. La conclusion devrait en surprendre plus d’un mais aussi, peut être, en rebuter certains, en tout cas moi je l’ai trouvé excellente.

 

Ma Note : 8,5/10

Fraternity, Livre2 – Diaz Canales & Munuera

fraternity-2.jpgRésumé : La créature qui semble avoir un lien étroit avec Émile a été capturée par les habitants de la communauté ; le retour de Laffite plonge la belle Fanny dans le doute ; des dissensions de plus en plus vives apparaissent à propos de l’implication de Fraternity dans la guerre qui fait rage, sans compter que la communauté est désormais séparée entre les tenants de la spiritualité et les défenseurs d’un point de vue plus scientifique… MacCorman, le fondateur de Fraternity, voit son rêve de société idéale basée sur la tolérance et le partage voler en éclats… Tout est en place pour que le drame final se produise, jusqu’à l’ultime rebondissement…

Edition : Dargaud

 

Mon Avis : Après avoir été passionné par le premier tome servant d’introduction et nous offrant plusieurs questions et mystère (chronique ici), j’avais hâte de me lancer dans ce second tome qui viendra conclure ce diptyque et nous offrir les réponses tant attendues. En tout cas l’illustration de la couverture est vraiment réussie et, je trouve, magnifique. De quoi nous donner envie de tourner les pages.

Ce second tome ouvre directement après la fin du premier, la lecture est vraiment agréable et prenante. On se plait à suivre cette fraternité qui cherche à survivre et à ne pas disparaitre. Les auteurs nous avaient ouvert l’appétit avec un premier tome plein de questions et dont on espérait avoir les réponses dans ce tome, et je dois avouer qu’on n’est pas déçu. La fraternité si idéaliste et pleine de rêve commence à s’effondre devant les envie humaines des personnages que ce soit le pouvoir, la liberté, le sectarisme due à la couleur ou au sexe, la religion et la peur du divin. Chaque personnage se révèle loin de l’idéaliste qu’il paraissait être.

Et la bête dans tout ça. La bête justement sert en fait d’allégorie à ses pulsions humaines. Elle est là pour leur montrer à quel point les hommes ne sont qu’égoïstes et profiteurs. A chaque fois qu’apparait le monstre les hommes montrent le pire d’eux mêmes face à l’incompréhension tandis qu’elle, elle ne cherche qu’à protéger le petit Emile. D’ailleurs le point fort de cette BD est d’avoir présenté la fraternité comme humaine, réaliste et complexe où la paix et la tolérance passe souvent au second plan de nos ambitions personnelles ou encore de l’adversité. Chacun avait ses propres raison de rejoindre la communauté mais jamais vraiment les bonnes et le monstre ne sert que de détonateur, il ne va servir qu’à dévoiler la face cache des hommes.

Les personnages sont toujours aussi complexes et denses, tellement denses qu’il n’est pas facile de déterminer leurs réactions et vont surprendre le lecteur devant les actions des uns et des autres. On se trouve captiver et surpris par ces protagonistes et au fur et à mesure des pages on se rend compte qu’ils ne sont que des humains. On s’attache à eux et on les comprend malgré le fait qu’ils ne prennent pas toujours les bonnes décisions, se révélant fourbes et manipulateurs.

Puis arrive la conclusion au message si claire est si réaliste qui annonce clairement que des fois il vaut mieux apprendre de ses erreurs et tout détruire pour mieux reconstruire ailleurs. Une conclusion surprenante et captivante. Alors bien sûre certaines réponses restent en suspens, et là ça va dépendre du lecteur, moi j’aime que tout ne soit pas donné au lecteur, qu’il puisse s’imaginer les réponses qu’il le souhaite selon les éléments donné. Alors ne vous inquiétez pas, quand je dis que toutes les réponses ne sont pas données je parle de questions secondaires, l’intrigue principal elle a sa conclusion.

Le dessin est de nouveau maîtrisé et réussi dans ce tomme offrant un aspect proche de la réalité et se révèle énergique et vivant tout au long de la lecture. La colorisation est aussi soignée et sombre pour coller parfaitement à l’ambiance de la bande dessinée. Un second tome qui vient conclure une histoire ou se mêle souffrance, violence, abattement mais aussi où pointe l’espoir et l’envie de faire mieux. Une vraie réussite selon moi.

En Résumé : Voilà un second tome qui offre une conclusion vraiment efficace et captivante à cette histoire. La fraternité se révèle au final humaine devant ses peurs et ses convictions et son égoïsme, le monstre n’étant là que pour servir de détonateur à une fraternité déjà au bord de l’explosion. Un trait vraiment réussi et une colorisation sombre et efficace viennent soutenir cette histoire aux personnages captivants, surprenants et attachants. La conclusion offre un message clair et efficace, un diptyque à découvrir.

 

Ma Note : 8,5/10

Contes de Villes et de Fusées – Collectif

contes de villes et de fusees Résumé : Princesses richissimes, enfants abandonnés, loups terrifiants et fées marraines se réincarnent à notre époque ou dans un avenir lointain.

Les héritiers de Perrault, des frères grimm ou d’Andersen donnent libre cours à leur imagination pour tordre, transformer et réécrire les contes de fées.

Edition : Ad Astra

 

Mon Avis : Cela fait longtemps que j’entends parler de cette anthologie. Rien que lors des dernières Imaginales plusieurs personnes, dont je ne révèlerai pas les noms, m’ont fortement conseillées de lire ce livre, mais fort de nombreux achats j’ai reporté cet achat à plus tard. Ce livre à donc rejoins ma PAL il y a quelques semaines avec pour moi une grande envie de le découvrir mais aussi une certaine appréhension après tous les avis positifs entendus. En tout la couverture, illustrée par Eric Scala, est vraiment très réussie.

Cette anthologie est dirigée par Lucie Chenu, qui n’en est pas à son coup d’essai dans la direction d’anthologie et se révèle souvent synonyme d’excellent travail. Encore une fois c’est réussi, tout au long de la lecture on se sent captivé tant les seize nouvelles ainsi que la préface se révèlent prenante, riches en émotions et en plaisir. Chaque nouvelles reprend la base d’un conte connu pour le réécrire, le transformer et nous offrir ainsi de nouveaux textes d’une grande originalité et souvent d’une grande qualité.

Chaque texte possède son identité propre, ses propres codes, on passe du rire aux larmes selon les textes et les histoires. Certaines vont se révéler poignantes, d’autres sombres, d’autres pleines d’humour. Chaque texte va révéler son lot de surprise et de sentiments mais aussi possède sa propre morale tel les contes d’autres fois ou comme écrit dans la préface « des contes d’avertissements ». Car oui tout n’est pas rose au pays de la féerie, certaines de ses nouvelles se révèlent, sombre, triste et pourtant vraiment poignante.

Chaque conte va servir de vecteur pour un message, une idée, un raisonnement et le fait de situer les contes à notre époque ou dans avenir lointain fait que ce message passe avec aisance dans un univers souvent proche du nôtre. Ces contes traitent de la vie, de la mort, mais aussi de la famille, de la souffrance, de l’innocence. Ces contes nous rappelle aussi que la magie existe, qu’elle est présente autour de nous même si on ne la voie pas forcément. Des contes qui font vraiment réfléchir le lecteur, qui l’amène d’une certaine façon à une remise en cause de lui même. On a grand plaisir à se laisser plonger dans ces histoires pleine de charme, d’intelligence et de magie.

Les différentes nouvelles vont se révéler pleines de poésies et de charme, d’autres vont se révéler sensuelles et romantique, d’autres vont jouer sur le ton de l’humour et de l’ironie et d’autres encore vont jouer sur le côté sanglant et violent, mais une chose est sûre ses textes remplissent parfaitement leurs rôles et nous offrent des contes d’une grande beauté et d’une grande réussite.

Alors bien sûre tous les textes ne m’ont pas marqué de la même façon, certains m’ont littéralement emportés voir émus, tandis que d’autres m’ont fait sourire voir rire et certains m’ont aussi paru un ton en dessous mais dans l’ensemble cette anthologie m’a fait passer un très bon moment de lecture. Les différentes plumes qui composent ce livre ont véritablement réussi a emporter le lecteur et à rendre les contes leurs forces et le plaisir et l’envie de les lires, de les découvrir.

En Résumé : Voilà une très belle anthologie qui m’a fait passer un bon moment de lecture à travers ces réécritures des contes. On se laisse emporter facilement par chacun de ces textes, on vibre, on s’émeut, on rit, on pleure, mais une chose est sûre cette anthologie ne laisse pas indifférent tout en nous offrant une morale et une réflexion intéressante. Alors bien sûre tous les textes ne sont pas aux même niveaux mais dans sa globalité ce livre est très réussi et je suis bien content de ma découverte.

 

Ma Note : 8/10

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