Auteur/autrice : BlackWolf Page 169 of 202

The Hunger Games, Tome1 – Suzanne Collins

hunger-games.jpgRésumé : In a dark vision of the near future, twelve boys and twelve girls are forced to appear in a live TV show called the Hunger Games. There is only one rule: kill or be killed.

When sixteen-year-old Katniss Everdeen steps forward to take her sister’s place in the games, she sees it as a death sentence. But Katniss has been close to death before. For her, survival is second nature.

Edition : Scholastic

 

Mon avis : J’ai énormément entendu parler de cette trilogie, le plus souvent avec des avis plus que positifs. J’ai donc décidé de me laisser tenter et de découvrir par moi même ce que valait le premier tome, dont la quatrième de couverture m’annonçait quelque chose de vraiment sympathique. De plus je dois bien avouer que je trouve l’illustration de la couverture de l’édition que j’ai lue vraiment sympathique et qui attire l’oeil.

Je ne vais pas le cacher très longtemps je suis ressorti de ma lecture mitigé, certaines choses ont fait que je ne suis pas pleinement entré dans l’histoire. L’auteur a décidé de séparer son histoire en trois parties, le première partie nous présente les personnages ainsi que les Hunger Games, et là ce qui m’a frappé c’est la ressemblance avec Battle Royale, que ce soit dans les districts comme sur le principe. Je dois dire que ce sentiment m’est resté tout au long de ma lecture et, même si sur la forme l’auteur a décidé de présenter les choses différemment, j’ai trouvé au final que le fond manquait grandement d’originalité là où l’auteur aurai pu essayer de s’approprier l’histoire et de la modifier ou d’apporter son point de vue. Cela reste tout de même sympathique à lire même si très linéaire et sans grandes surprises.

La seconde partie commence au début du « jeu », les concurrents lâchés dans l’arène et ils vont devoir s’entretuer. Là où certains peuvent trouver que Battle Royale est allé trop loin dans la violence, je trouve que Hunger Games pour sa part reste trop gentil. Alors je sais qu’il s’agit d’un roman jeunesse, il ne faut pas aller trop loin quand même, mais je trouve qu’il y a plus de mort à cause de la faune et la flore que par les actions des participants. De plus comme on ne suit que Katniss on ne suit que ses combats à elle. Mais ca reste plaisant à lire et assez intriguant sur l’avenir des personnages mais par contre toujours aussi linéaire, on est jamais vraiment surpris de ce qui arrive. Puis arrive, à la fin de cette partie, le retournement de situation le plus improbable, un changement de règle, il n’y aura pas qu’un survivant mais deux, et là c’est le drame.

Car oui cette troisième partie va donc rentrer dans le mielleux et le sentimental en développant l’histoire d’amour entre Katniss et Peeta. On a même l’impression que tous les concurrents ont décidé d’arrêter de se battre pour permettre à notre cher couple de roucouler tranquillement dans les bois, avant un combat final qui finalement n’aura pas vraiment lieu à cause de l’apparition de certains rebondissement dont il vous faudra lire le livre pour le découvrir. Puis les organisateurs changent de nouveau d’avis, il ne doit y avoir qu’un seul gagnant et là je reste de nouveau perplexe, ce jeu est crée pour éviter la rébellion des districts, leur montrer la puissance du Capitole, mais ce n’est pas un appel à la révolte de changer d’avis régulièrement sans donner aucun explication et de jouer avec le publique?

Concernant les personnages je dois dire que Katniss reste intéressante dans son rôle d’adolescente perdue et écorchée par la vie et par l’ampleur de sa tâche, mais voilà par moment elle en fait un peu trop, donnant l’impression d’avoir toute la misère du monde sur ses épaules. Par contre je trouve dommage de ne s’être que focalisé sur Katniss car au final on ne sait quasiment rien des autres concurrents, que ce soit de leurs motivations ou de leurs sentiment, ce qui les rend trop manichéens, soit ils sont bons soit ils sont mauvais. Seul Rue sort un peu du lot, j’ai trouvé cette petite fille vraiment attachante.

La plume de l’auteur est simple mais se révèle efficace, on tourne les pages assez facilement pour en savoir plus. De plus l’univers mis en place paraît, du peu qui est développé, intéressant et risque de mériter plus de développements dans les prochains tomes même si je vois déjà certaines choses arriver. Par contre je trouve que par moment ça manquait d’explications et des éléments arrivent comme ça, un peu comme par magie, on ne sait pas vraiment comment ni pourquoi et disparaissent quelques pages après.De plus l’histoire au final se révèle très linéaire sans véritable effet de surprise

Donc pour moi ce fût une lecture moyenne, ca plaira peut être plus àç un publique jeunesse. Je lirai surement la suite car je veux savoir comment elle va transformer son histoire en après Battle Royale et aussi parce que ça se lit facilement en Anglais et me permet donc de travailler la langue.

En Résumé : J’ai beaucoup entendu parler de ce livre mais au final j’en ressors mitigé, l’auteur manque d’originalité, l’histoire se calquant sur Battle Royale, et surtout l’intrigue se révèle trop linéaire, sans véritables surprises. Katniss se révèle être un personnage intéressant, même si elle se plaint un peu trop souvent, et j’ai bien accroché à Rue mais les autres m’ont paru trop lisses et manichéens pour éveiller mon attention. Heureusement la plume de l’auteur se révèle simple et assez efficace pour entrainer le lecteur.

 

Ma Note : 6/10

Enfant de la Prophétie, Tome 2 – Juliet Marillier

enfant de la prophetie 2Résumé : Une autre génération a passé. Fainne, fille unique de Ciarán le druide proscrit, doit se soumettre à la volonté de sa grand-mère, la redoutable Lady Oonagh. Éduquée dans les arts de la magie, elle est vouée à détruire Septenaigue. Car les temps sont venus et les Irlandais se préparent à reconquérir les Îles sacrées sous la conduite de l’enfant de la prophétie, celui-là même qu’elle doit anéantir avec leurs espoirs.

Edition : L’Atalante

 

Mon Avis : Voilà la suite et la fin d’Enfant de la Prophétie qui vient cloturer la trilogie écrite par Juliet Marillier et débutée par Soeur des Cygnes. Je ne reviendrai pas sur le découpage des livres, je pense avoir assez râlé, par contre je trouve la couverture, toujours illustrée par Benjamin Carré, très réussie mais n’ayant pas obligatoirement un grand rapport avec l’oeuvre, paraissant trop guerrière, même si c’est vrai la guerre apparait dans ce tome mais de façon extérieure.

On reprend l’histoire exactement là où on l’avait laissé dans le tome précédent où Fainne se bat avec elle même, mais aussi avec des forces extérieurs, pour mener a bien la grande bataille. Ce tome va se révéler prenant par ces révélations, le puzzle une fois reconstitué nous dévoilant toute la profondeur de la prophétie. La grande bataille pour récupérer les îles sacrées aura bien lieu, mais ce ne sera pas de la guerre que viendra la solution. On est toujours aussi captivé par la façon dont l’auteur mène son intrigue, de façon lente et posée, mettant en avant les sentiments et les émotions plutôt que les scènes de batailles et de guerres, mais se révélant pourtant passionnante et pleine de surprise.

Fainne n’est plus aussi tourmentée que le tome précédent et au fil des pages va commencer à prendre de l’assurance et à avoir confiance en elle, même si certaines personnes doutent d’elle, elle va s’affirmer. D’anciens personnages, tel que Finbar, continuent à faire leurs apparitions et, surtout, de nouveaux personnages prennent de l’ampleur comme l’enfant de la prophétie, Johnny un personnage vraiment charismatique. Les personnages sont toujours aussi denses et soignés et se révèlent toujours aussi attachants.

L’univers continue sa plongée dans les légendes celtiques et se révèle toujours aussi passionnant. On en apprend plus sur les Fomor, le peuple des anciens, mais aussi sur les Thuatha Dé, le peuple des fées, et aussi sur leurs liens avec la prophétie et ce qu’elle implique pour eux. L’auteur continue à mettre en avant le lien avec la nature et la façon dont les hommes la traite et nous offre ainsi à réfléchir. Au final un univers toujours plein de magie et de féérie.

La plume de l’auteur ne change, toujours aussi pleine de poésie, captivante et passionnante jouant pleinement sur les émotions du lecteur. Un conte qu’n a du mal à lâcher et dont la fin, prenante et captivante, nous révèle enfin cette prophétie et où la réponse ne sera pas fournie par une bataille mais par la réponse à une énigme. Une fin vraiment captivante et efficace. Alors bien sûre des fois on devine un peu les choses par avance, où l’auteur peut en faire un peu trop pour bien nous faire comprendre certains indices, mais rien de vraiment dérangeant.  A noter qu’un quatrième tome a été écrit par l’auteur et que j’ai déjà hâte de le découvrir.

En Résumé : Ce second volume d’Enfant de la Prophétie m’a de nouveau offert un excellent moment de lecture où l’intrigue prend de l’ampleur et se révèle captivante, les personnages sont toujours aussi denses, soignés et captivants et où l’univers est toujours aussi plein de magie et de légendes. La plume de l’auteur est toujours aussi captivante et pleine de poésie et fait qu’on pardonne très facilement une ou deux facilités. Voilà qui conclut la trilogie (6 tomes en français) de façon vraiment magie et captivante.

 
Ma Note : 8,5/10

Enfant de la Prophétie, Tome 1 – Juliet Marillier

enfant de la prophetie 1Résumé : Une autre génération a passé. Fainne, fille unique de Ciarán le druide proscrit, doit se soumettre à la volonté de sa grand-mère, la redoutable Lady Oonagh. Éduquée dans les arts de la magie, elle est vouée à détruire Septenaigue. Car les temps sont venus et les Irlandais se préparent à reconquérir les Îles sacrées sous la conduite de l’enfant de la prophétie, celui-là même qu’elle doit anéantir avec leurs espoirs.

Edition : L’Atalante

 

Mon Avis : Enfant de la Prophéties est le troisième de la trilogie écrite par Juliet Marillier, il suit Soeur des Cygnes (chronique Tome1, Tome2) et Fils de L’ombre (chronique Tome1, Tome 2). J’attendais cette conclusion avec impatience après être tombé sous le charme de la plume de l’auteur, par contre je pousse a nouveau un petit coup de gueule contre le découpage en deux tomes d’un livre. Je ne comprends pas cette pratique. La couverture, illustrée par Benjamin Carré, est vraiment superbe.

Après avoir suivi Sorcha dans le premier tome, puis ses enfants dans le second, c’est au tour de la génération de ses petits enfants d’être au centre de ce troisième volume, et plus précisément Fainne la fille de Ciarán et de Niam. Il suffit de quelques pages à l’auteur pour nous faire replonger dans son univers et, une fois replongé, on est de nouveau pris et captivé par l’histoire. Ce tome va lever le voile sur l’Enfant de la Prophétie et aussi sur l’importance des îles sacrées et Faine, malgré son jeune âge, va se retrouver au milieu de tout cela. Ici pas de grandes batailles ou de scènes d’action, non tout tourne entre une lutte stratégique entre le bien et le mal que ce soit entre les protagonistes mais aussi une lutte intérieure, et pourtant je suis toujours aussi passionné par cette histoire et tourne les pages facilement.

L’univers mis en place par l’auteur est toujours aussi magique et féerique rempli de légendes et de folklore celtes qui donne à l’histoire un aspect vraiment poétique et captivant. On en apprend plus sur la sorcellerie mais aussi sur l’activité des druides et sur les anciens dieux et leurs objectifs. On est fasciné par les différentes cérémonies symbolisant certains moments précis du calendrier, magnifiquement contés par l’auteur. De plus la nature continue a prendre une place importante dans l’histoire à travers les rites, les esprits ou encore les lieux superbement décrit par l’auteur.

Les personnages sont toujours parfaitement construits, dense et on retrouve même avec grand plaisir certains des personnages des tomes précédents. Fainne est peut être moins charismatique que Sorcha ou Liadan mais se révèle plus torturée dans une quête identitaire complexe en plein milieu d’une prophétie où elle a un rôle a jouer. Elle oscille entre le bien et le mal manipulé souvent
les influences extérieures. Elle va aussi découvrir des émotions qu’elle ne connaissait pas et qui vont la changer voir la bouleverser. De plus Fainne n’a pas grandi à Serpentaigue et ça fait drôle de voir le domaine et la vie des habitants décrit par quelqu’un de l’extérieur. Mais au final on retrouve des personnages vraiment attachants.

La plume de l’auteur est toujours aussi magique, pleine de poésie et captivante, elle est proche du conte et sait jouer sur les émotions du lecteur. Elle s’intéresse beaucoup à la personnalité et aux émotions des personnages ce qui fait que le rythme du livre peut paraitre lent et avare en dialogues et pourtant je me suis, encore une fois, facilement laisser emporter par cette histoire.Alors bien sûre des fois l’auteur accentuent un peu certains indices pour bien nous faire comprendre mais rien de bien méchant et cette première partie du troisième m’a un excellent moment de lecture.

En Résumé : J’ai de nouveau passé un excellent moment avec la première partie de ce troisième tome, en compagnie de Fainne. L’histoire est toujours aussi prenante et plaisante malgré un rythme lent et assez introspectif, les personnages sont vraiment attachants et denses et ne paraissent pas toujours ce que l’on croit. La plume de l’auteur est toujours aussi magique, poétique et souvent proche du conte. Si vous avez aimez les tomes précédents vous devriez apprécier celui là aussi.

 
Ma Note : 8,5/10

Fraternity, Livre1 – Diaz Canales & Munuera

fraternity.jpgRésumé : 1863, aux États-Unis, en pleine guerre de Sécession. Telle une enclave perdue dans l’État d’Indiana, une petite communauté a été créée par un groupe d’hommes et de femmes qui souhaite ainsi vivre une expérience audacieuse. Chacun partage ses biens, mais la communauté « Fraternity » – ainsi appelée en raison des valeurs sur lesquelles s’appuie ce modèle de microsociété – repose sur un équilibre fragile. Très vite les dissensions apparaissent, surtout après l’intégration d’un jeune garçon découvert dans la pleine forêt voisine. Un « monstre » aurait même été aperçu au moment de sa capture, une créature qui semblait veiller sur lui. Plus tard, un groupe de soldats en fuite débarque dans la communauté de plus en plus divisée.

Edition : Dargaud

 

Mon Avis : Voilà une Bande Dessinée qui m’intrigue depuis sa sortie dans les librairies. Entre le quatrième de couverture qui m’a paru intriguant et l’illustration de couverture que je trouve vraiment réussie et prenante j’avais très envie de découvrir cet album. De plus les auteurs ne sont pas des nouveaux dans le métier et sont même connus et reconnus dans l’univers de la Bande Dessinée. Alors bien tout ça ne fait pas obligatoirement une bonne BD mais j’avais hâte de découvrir Fraternity.

Un groupe de personnes décide de vivre loin de tout et de créer leur propre communauté, l’appelant Fraternity, se reposant sur un modèle de fraternité entre les gens. Mais voila après quelques années la communauté semble moribonde, de plus un drôle d’enfant sauvage vit à Fraternity et parait avoir un lien étrange avec un monstre qui rode autour du village. Voilà un premier tome vraiment mystérieux quel lien se lie entre ce village à la recherche de valeurs égalitaires mais dont les tensions montent, cet enfant qui a l’air lié a un monstre dont on ne sait rien et aussi ces militaires qui apparaissent dans ce village en cachant leur histoire.

Cette Bande Dessinée est séparée en deux tomes, ce premier tome sert principalement à poser les bases de l’histoire, à nous présenter les personnages et leurs différents point de vue. On découvre
aussi cet enfant sauvage et son drôle de lien avec une créature dont on ne sait rien. L’histoire est vraiment agréable à suivre, on se demande bien où vont nous entrainer les auteurs, les dialogues sont vraiment percutants et amènent des fois à réfléchir, principalement sur ce principe de ville où la fraternité doit opérer et où les classes doivent normalement disparaitre.

La galerie des personnages présent dans ce tome un est vraiment complexe, dense et soignée mais qui ont peut être un peu de mal à vraiment sortir du lot dans ce premier tome. Il aurait fallu, je
pense, plus de pages pour que vraiment chaque personnage arrive à s’imposer. Ce qui n’empêche pas ce panel de personnages d’être vraiment intéressant et captivant à suivre. Un seul personnage sort vraiment du lot, l’enfant sauvage qui reste un mystère du début à la fin et qui pourtant se révèle enfantin et attachant.

L’univers du 19eme siècle américain est vraiment bien retranscrit dans cet album que ce soit par la présence en fond d’histoire de la guerre de sécession ou encore par les décors, les personnages et leurs mentalités. Chaque détail parait avoir son importance sans qu’on sache laquelle et chaque personnage possède un rôle à jouer. Mais voilà à la fin de ce premier tome on sent que des changements, des bouleversements vont arriver et on essaye de deviner le lien qui lie tous ces évènements. Ca peut être d’ailleurs un léger reproche on fini ce tome sans vraiment savoir où vont
nous emmener les auteurs, mais moi personnellement ça ne m’a pas dérangé.

Le dessin est vraiment une réussite dans cet album, proche de la réalité tout en restant des dessins on a l’impression de connaitre ces lieux. La colorisation est très efficace offrant une ambiance vraiment prenante souvent proche de la tristesse, assez froide qui colle parfaitement à l’oeuvre. On a hâte de lire le volume qui devrait, je le pense, me surprendre. En tout cas un premier tome entre magie, fantastique et historique réussie et prenante.

En Résumé : Voilà un premier tome ou se mélange histoire historique et fantastique. L’intrigue est vraiment mystérieuse et on ne sait pas trop où vont nous emmener les auteurs ni quel est le lien entre les différents évènements qui interviennent. Et pourtant le lecteur se retrouve captivé par cette histoire aux dialogues percutants, aux personnages vraiment denses et complexes, à cet univers aux détails soignés et efficaces mais aussi à ce mystère qui donne envie d’être résolu. De plus le travail sur les dessins et la colorisation est vraiment une réussie et une offre une excellent ambiance à cette Bande Dessinée.

 

Ma Note : 8/10

La Guerre des Chiffonneurs – Thomas Geha

la guerre des chiffonneurs Résumé : Dur d’être un Terrien élevé par le peuple Jadoin, des pirates… surtout quand on s’entiche d’une femme promise à son frère adoptif!
Marcus Mardel l’apprendra à ses dépends. Banni de son clan, il se retrouve sur la planète Tanope où il rencontre Raugri, un félin humanoïde bougon et asocial. Ensemble, dans le but de devenir prospecteurs, ils acquièrent un astronef, surnommé un soir de beuverie Le vieux mais joli lapin rose. Problème, pour le faire fonctionner, il lui faut un chiffonneur, et seul cet appareil permet la navigation intergalactique. Mais en ces temps troublés où certaines technologies se sont perdues, les chiffonneurs se font rares… de quoi déclencher, peut-être, la guerre des chiffonneurs…

Edition : Rivière Blanche

 

Mon Avis : Thomas Geha qui, après m’avoir fait passer un bon moment avec son diptyque Fantasy Le Sabre de Sang (Chronique Tome1, Tome2), se lance cette fois dans le space opera de divertissement avec La Guerre des Chiffonneurs. Alors quand j’ai vue que le blog de Skritt proposait en partenariat de lire ce livre j’ai tenté ma chance. Je remercie donc Skritt et les éditions Rivière Blanche de m’avoir permis de découvrir ce livre. En tout cas je trouve la couverture, illustrée par Arnaud Boutle, vraiment sympathique.

Marcus a été banni par son peuple d’adoption après être tombé amoureux de la femme promise à son frère. Il se retrouve perdu sur Tanope avec Raugri. Pour quitter cette planète perdue ils doivent trouver un chiffonneur. C’est là que les ennuis commencent. Ne cherchez pas plus loin l’intrigue est assez simpliste en effet ce n’est pas du tout le but de ce livre de nous offrir une intrigue tortueuse mais plus une histoire pleine d’actions, de rebondissements et de retournements de situations. Une histoire vraiment nerveuse où on ne s’ennuie pas du début à la fin et où on ne se prend pas la tête.

Tout est fait, dans ce court roman d’à peine 190 pages, pour divertir le lecteur que ce soit l’accumulation d’embrouilles, de scènes d’actions et de combats ou encore les personnages pleins d’énergies et de reparties et le tout saupoudré de quelques mystères; on tourne les pages facilement jusqu’à la conclusion. Mais voilà même si on se laisse emporter facilement par l’histoire une intrigue peut être un peu plus poussée aurait pu être intéressante, là on a l’impression d’une succession de scènes très nerveuses avec un léger fil rouge en ligne de fond. Dommage car en plus ce fil rouge ne se révèle qu’après une petite moitié du roman.

Le personnage principal se révèle intéressant, assez complexe et dense avec son passé trouble et son amour perdu qui se révèle au fil des pages et, même si il est un peu caricatural, se révèle attachant. Les personnages secondaires sont quand à eux construit juste assez pour être un minimum convivial et attachants mais aurait peut être mérité un peu plus de profondeurs, surtout Raugri dont on ne sait finalement presque rien alors qu’il a m’a paru être un personnage intéressant.

L’auteur a décidé d’épurer au maximum son histoire en se limitant sur les explications, les descriptions et autre pour permettre un rythme de lecture vive et prenante mais par moment on aurait aimé avoir plus d’explications surtout dans certains aspects SF du livre, pas que ça dérange la lecture du livre, au contraire, mais quelques explications aurait pu apporter plus de profondeurs a l’histoire.

La plume de l’auteur est vraiment simple, efficace et assez familière surtout lors des dialogues, peut être même des fois un peu trop familière surtout lorsque les personnages s’injurient. Mais bon là rien de dérangeant car ça colle parfaitement à l’ambiance mise en place par l’auteur. L’univers mis en place par l’auteur est vraiment intéressant, agréable et pittoresque.

La Guerre des Chiffonneurs est au final un roman de pur divertissement et d’aventures plein d’action et de rebondissement qui offre un moment sympathique de lecture et qui se lit vite mais qui ne devrait pas marquer plus que cela le lecteur. Si vous cherchez a vous distraire quelques heures ce livre est fait pour vous, par contre si vous cherchez de la vraie SF construite et bien expliquée alors passer votre chemin vous allez être déçu. Moi j’avoue ce livre « pop corn » m’a bien détendu après ma dernière lecture.

En Résumé : L’auteur cherchait avec ce livre a distraire son lecteur avec ce Sapce Opera d’aventure et je dois dire qu’il s’en est plutôt bien sorti car on ne s’ennuie pas durant les 190 pages, nerveuses, efficaces et pleines de rebondissements de ce livre. Alors bien sur ce roman est loin d’être parfait, l’intrigue est simpliste et l’auteur s’offre certaines facilités mais après une grosse lecture ce livre offre un moment de détente léger et sans prise de tête.

 

Ma Note : 6,5/10

Drood – Dan Simmons

droodRésumé : 9 juin 1865. Charles Dickens, alors âgé de 53 ans et au faîte de son art et de sa gloire, regagne Londres en secret en compagnie de sa maîtresse à bord du train de marée.
Soudain, à Staplehurst, l’Express déraille. Tous les wagons de première classe s’écrasent en contrebas du pont, à l’exception de celui de Dickens. Indemne, « l’écrivain le plus célèbre du monde », comme on le surnomme, tente de se porter au secours des survivants. Au fond du ravin, sa route croise celle d’un personnage à l’allure spectrale qui va désormais l’obséder : Drood.
De retour à Londres, Dickens confie le secret de son étrange rencontre à son ami Wilkie Collins, écrivain lui aussi, à qui il reviendra de relater les dernières années de la vie de celui qu’il appelle, avec autant d’admiration que d’ironie, l’Inimitable. À la poursuite de Dickens, qui a cessé d’écrire pour hanter les bas-fonds – cryptes, cimetières et catacombes – de Londres, Collins cherche à comprendre quels rapports unissent désormais l’Inimitable et l’inquiétant Drood. Mais peut-on vraiment porter foi au récit halluciné de Collins, opiomane en proie à la paranoïa ?

Edition : Robert Laffont

 

Mon Avis : Comme vous le savez si vous suivez mon blog depuis le début, je suis un grand admirateur des livres de Dan Simmons qui m’ont toujours fascinés et surtout m’ont fait passer un excellent moment de lecture. Donc quand un nouveau livre de l’auteur sort en librairie je n’allais pas manquer la possibilité de le découvrir. Je trouve l’illustration de la  couverture assez simpliste mais terriblement efficace et prenante.

On plonge dans l’Angleterre victorienne de Dickens ou Wilkie Collins va retracer les cinq dernières années de la vie de Charles Dickens, principalement à la suite de l’accident de train qui a failli lui couter la vie. Dan Simmons part du dernier livre, incomplet et intitulé Le Mystère d’Edwin Drood, de Dickens pour tisser la trame de son livre. Qui est ce Drood qui a tant marqué Dickens au point d’en écrire un livre et quel rapport avec son accident de train? L’auteur nous plonge dans un Londres vraiment sombre et gothique et joue avec le lecteur du début à la fin. Le Londres nocturne présenté par l’auteur est vraiment crasseux, noir, gothique, sans espoir mais se révèlera vraiment intriguant et passionnant. L’auteur distille les informations lentement poussant le lecteur a tourner les pages pour découvrir le fin mot de l’histoire sur Drood.

Mais voilà peut-on réellement croire ce que raconte Wilkie Collins dans ce roman? C’est l’un des points fort de l’histoire de nous faire douter à chaque instant de ce que raconte le narrateur. En effet Collins est un ami proche de Dickens mais aussi écrivain qui vit dans son ombre et, malgré sa réussite littéraire, n’est jamais considéré au même niveau que le Maitre. On ressent chez Collins un mélange d’adulation mais aussi une certaine aigreur, une haine envers Dickens qui lui fait de l’ombre dans tout ce qu’il entreprend. Tout au long du roman il va remettre en cause Dickens, ce qu’il écrit mais aussi le personnage. De plus la goutte lui fait horriblement souffrir et doit donc consommer des quantités de drogues de plus en plus fortes pour oublier la douleur mais lui provoque aussi paranoïa et hallucinations. Et pourtant on ressent une certaine vérité dans ce texte, on sent que le narrateur ne nous ment pas, ou en tout cas pas toujours et pas complètement.

Les personnages sont vraiment travaillés jusque dans les moindres détails, ils sont denses et soignés. Wilkie Colins n’est pas une des personnages les plus appréciable, il est misogyne, égoïste et assez proche de ses sous de plus son ressenti envers Dickens est flagrant, et pourtant il reste un personnage prenant et charismatique offrant un pont de vue critique et souvent honnête de l’Angleterre de l’époque. Charles Dickens lui, parait plus apprécié et appréciable, un être d’un grand charisme et d’une grande bonté et pourtant on se rend compte au fil des pages que, lui aussi, est loin d’être parfait. Au finale des personnages vraiment humains qui font qu’on les comprend.

Un autre point important dans ce roman est justement cette confrontation entre Collins et Dickens passant par des  rencontres vraiment efficaces et des dialogues percutants. Mais c’est surtout les aspirations de chacun en tant qu’écrivain qui se révèlent vraiment intéressantes à suivre, nous plongeant dans le monde littéraire. Là où Dickens aime aller au contact de ses lecteurs avec ces lectures publiques Collins pense que les livres doivent être suffisants pour les lecteurs et qu’il n’a pas vraiment d’obligation de se mélanger à la masse du peuple. Au final deux personnages complexes, vraiment différents et pourtant si proches a en être devenus amis.

Ce qui me frappe toujours dans un roman de Simmons c’est son côté perfectionniste, rien n’est laissé au hasard. La preuve en est la longe liste bibliographique que l’auteur cite toujours à la fin de son livre. Si l’auteur a écrit 880 pages c’est qu’il fallait 880 pages pour son histoire. Il s’agit d’un roman vraiment imposant et au ton très sombre et lugubre mais l’auteur le rend vraiment énergique et captivant et se permet même quelques traits d’humour pour adoucir le tout. Mais si vous cherchez une lecture facile d’accès et simple alors ne vous lancer pas dans ce livre car il s’agit véritablement d’une oeuvre complexe écrit avec une plume dense et riche et il faut un minimum de concentration.

Oui car la plume de l’auteur est une nouvelle fois au rendez-vous, complexe, dense, soignée et vraiment efficace pour peu qu’on se laisse entrainer. L’auteur travaille jusqu’au détail près ses descriptions, ses dialogues, ses portraits ou encore les rapports entre les personnages et leurs histoires. La conclusion du roman est vraiment bluffante et surprenante. Rien n’est laissé de côté et pourtant on a jamais l’impression de s’ennuyer. J’ai encore une fois passé un excellent moment avec ce livre et je ne pourrai que vous conseiller de le lire mais pour cela il faut avoir envie de plonger dans l’univers de Dan Simmons et dans sa plume qui n’est pas toujours facile à lire par sa densité et sa complexité mais aussi par son rythme assez lent mais tout de même prenant.

En Résumé : Dan Simmons m’a encore bluffé avec ce livre qui m’a offert un excellent moment de lecture. L’auteur nous offre ne nouvelle fois une histoire, mélange des gens entre historique, policier et fantastique, vraiment maîtrisée du début à la fin et surprenante. Rien n’est laissé au hasard dans ce livre et les personnages sont vraiment cohérents, humains et vraiment complexes et denses. La plume de l’auteur est complexe et soignée et le rythme est lent et pourtant j’ai savouré chacune des 880 pages de ce livre.

 

Ma Note : 9,5/10

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