Auteur/autrice : BlackWolf Page 174 of 202

Un Monde Sans Dieux Tome2, Droit du Sang – Brian Ruckley

droit du sangRésumé : La trêve est rompue et la guerre entre les clans de la Route Noire et les lignées du Vrai Sang se répand sur le monde. Pour Orisian, dernier thane de la lignée Lannis disparue, le moment n’est pas venu de porter le deuil de sa famille sauvagement exterminée par les armées de l’envahisseur. Il faut mettre un terme aux agissements de la Route Noire, coûte que coûte. Hélas, alors que la terre des champs de bataille s’imprègne toujours plus du sang versé, chacune des factions qui s’affrontent dans ce terrible conflit se déchire, désunie par les dissensions internes et les rivalités.
Pendant ce temps, en d’autres lieux secrets, les anaïns s’agitent dans leur sommeil séculaire. Si la plus puissante race qu’ait connue le monde décidait de se manifester à nouveau, la dévastation serait terrible et pourrait bien ne pas connaître de fin.

Edition : Eclipse

 

Mon Avis : Comme vous le savez si vous suivez mon blog le premier tome de cette trilogie, un Hiver de Sang (critique ici), m’avait procuré un très bon moment de lecture. Une fantasy à la Trône de Fer qui, sans être des plus originales, possède une intrigue solide et des personnages vraiment intéressants à suivre ; et surtout il s’agit d’une trilogie, on est donc sûre de pouvoir lire la fin. Je ne reviendrai pas sur le package du livre qui, avec les éditions Eclipse est toujours aussi bien fait. La couverture, illustrée par Gene Mollica, est dans la lignée du premier tome froide par cette blancheur et efficace.

La guerre entre la Route Noire et les lignées du Vrai Sang est entamée, le clan des lannis en a subi les assauts et Orisian est devenu le nouveau Thane. Il va tout faire pour sauver son peuple mais un autre danger prend forme, Aeglyss le demi-sang. La quête de pouvoir s’intensifie et les luttes deviennent de plus en plus violentes, l’auteur nous fournit un intrigue vraiment solide et efficace qu’il maîtrise parfaitement bien. L’histoire est toujours aussi complexe, les complots et les trahisons prennent de l’ampleur, les frictions apparaissent que ce soit dans les lignées du Vrai Sang comme dans celle de la Route Noire. Rien n’ait laissé au hasard et on se trouve plongé dans cette intrigue vraiment passionnante.

Les personnages continuent a se densifier au fil des pages de ce tome et surtout ils gardent leur humanité et leurs failles, leurs actes sont tout a fait logiques qu’ils soient émotionnels ou pas. On a du mal a vraiment détester un personnage chacun ayant ses propres raisons de détester l’autre camp, la guerre reposant principalement sur un certain sectarisme. Même Aeglyss, qui est un personnage vraiment sombre et détestable possède un fond d’humanité au milieu de sa folie. Au final chaque personnage a sa propre personnalité, dense, soignée et travaillée et on s’accroche facilement à eux.

L’univers est toujours aussi solide, cohérent et intéressant. Ce tomme développe l’aspect de la magie des demi-sang et ce qui concerne la source mais on découvre aussi un nouveau peuple, les
anaïns qui, je le pense, vont prendre de l’ampleur dans le troisième tome. L’univers décrit par l’auteur paraît vraiment vivant et surprenant. Les peuples, à défaut d’être vraiment originaux, sont vraiment cohérents avec l’histoire et efficaces ce qui offre véritablement une intrigue de grande ampleur et vraiment épique.

La plume de l’auteur est toujours aussi dense et travaillée arrivant à faire passer les émotions et les actions facilement en quelques phrases ou paragraphes. L’auteur fait bouger son échiquier de personnage chacun tentant ce qui lui parait juste et on ne s’ennuie pas un seul instant dans ce livre. On est même triste de voir disparaitre certains personnages importants. Alors bien sur il y a bien quelques petites longueurs ici ou là l’histoire reste somme toute classique, mais rien de vraiment dérangeant tellement on est pris dans l’intrigue et par l’action. A souligner que j’ai repéré quelques coquilles dans le texte comme des mots répétés ou des erreurs.

En Résumé : Voilà un second tome toujours aussi épique à l’intrigue foisonnante de complots et de trahisons le tout porté par des personnages qui se densifient de plus en plus tout en gardant leurs côté humains et leurs défauts. La plume de l’auteur est dense et soignée et nous fait plonger avec facilité dans l’histoire. Un livre dans la lignée du Trône de Fer où on ne s’ennuie pas à l’intrigue vraiment dense et complexe. J’attends maintenant le troisième tome avec impatience qui devrait sortir en Novembre.

 

Ma Note : 8/10

Lost & Found – Shaun Tan

lost-and-found.jpgRésumé : A collection of three jaw-dropping stories from New York Times bestselling author and illustrator Shaun Tan A girl finds a bright spot in a dark world. A boy leads a strange, lost creature home. And a group of peaceful creatures cedes their home to cruel invaders.

 

Edition : Arthur A. Levine Books

 

Mon Avis : Je continue ma plongée dans l’univers vraiment magique de Shaun Tan, après Tales from Outer Suburbia et Là Où Vont nos Père je me lance cette fois dans Lost & Found un livre regroupant trois petites histoires qui sont The Red Tree, The Lost Thing et The Rabbits. Je trouve la couverture cartonnée vraiment magnifique, de plus la jaquette en relief ajoute un côté vraiment sympathique.

Ce qui me surprend toujours avec cet auteur c’est sa facilité a nous faire partager son histoire en utilisant le minimum de mots possible. Avec des images vraiment prenantes, une histoire simple et courte et quelques phrases l’auteur nous emporte dans son univers plein de magie, de vie et d’imagination. Les histoires sont vraiment émouvantes et prenantes et ne laisseront pas le lecteur indifférent.

La lecture de ces petites histoire nous offre plusieurs niveaux de lecture aux premiers abords on pourrait croire à des contes tout simples mais si on creuse un peu on se rend compte que l’auteur
traite de sujet sérieux de façon poétique et magique. The Red Tree traite de la dépression et du sentiment d’inutilité de façon très émouvante et prenante à la fin pleine d’optimisme. The Lost Thing traite de l’insouciance et l’imagination de la jeunesse qu’on perd au fil des années en grandissant pour se mélanger dans un monde plus carré plus ennuyeux. The Rabbits traite là de l’invasion d’un peuple par un autre mais aussi des problèmes environnementaux.

Trois histoire traitant de sujet différents et pourtant dans lesquelles on plonge avec facilité devant le travail de l’auteur. Les images sont vraiment magnifique et prenantes emplis de tellement de détails qu’a chaque nouvelle lecture on a l’impression de relire une nouvelle œuvre. Les dessins sont vraiment soignés et pleine d’émotions et d’humanité, vraiment la grande force de ce livre. A chaque histoire l’auteur donne l’impression de changer de style pour coller toujours parfaitement à l’histoire qu’il raconte. Juste, à certains moments, j’ai trouvé les images de The Rabbits un peu trop agressives mais rien de vraiment gênant.

A noter qu’un court métrage a été réalisé sur The Lost Thing et qu’il a gagné l’oscar du court métrage animé. Et si vous êtres toujours pas convaincu de lire du Shaun Tan lisez les avis de Miss Spooky Muffin et de Lyra Sullyvan.

En Résumé : J’ai de nouveau passé un très bon moment de lecture avec la lecture de Lost & Found regroupant ces trois petites histoires. L’auteur arrive a faire passer des messages vraiment poignant et émouvants avec ses images et quelques phrase et ne laisse pas indifférent le lecteur. De plus ces trois histoires traites de sujets vraiment profonds et sérieux. Shaun Tan est vraiment un auteur et illustrateur à découvrir.

 

Ma Note : 8,5/10

Le Coeur du Monde Tome1, Farlander – Col Buchanan

farlanderRésumé : Ash est un farlander, un « homme du lointain » venu d’une île où les hommes ont la peau noire. Il appartient à un ordre d’assassins d’élite, les Roshuns, dont l’arme est la vendetta : quiconque menace leurs clients devient leur cible. Nul ne s’y risque, car nul n’échappe aux Roshuns.
Mais Ash est vieux et malade. Le temps est venu pour lui de prendre un apprenti. Il choisit Nico, un gamin de la cité de Bar-Khos, assiégée depuis dix ans, dernière à résister à un empire d’une atroce cruauté. Affamé, désespéré, Nico n’a pas d’autre choix que de suivre le vieil homme au monastère des Roshuns où il apprendra le meurtre, mais aussi l’amitié et l’amour…
Le jour où l’héritier de l’Empire égorge délibérément une jeune fille portant le sceau des Roshuns, l’ordre exige d’assassiner l’homme le mieux protégé du monde. Jusqu’ici, tous ont échoué. Ash se propose, il n’a plus rien à perdre.

Edition : Bragelonne

 

Mon Avis : Voilà le dernier coup de cœur des éditions Bragelonne, le coup de cœur de l’année 2011. Pour le moment je n’ai jamais été vraiment déçu par les différents coups de cœur déjà édité, que ce soit Jacqueline Carey, Scott Lynch, Patrick Rothfuss ou encore Ken Scholes; j’attendais donc avec impatience la sortie de ce livre. Par contre j’ai l’impression que la maison d’édition se foule de moins en moins pour les couvertures, je la trouve vraiment moyenne; vive Photoshop. A noter que les assassins ont la côte dernièrement chez Bragelonne.

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, je n’ai pas du tout accroché à ce livre. Pourtant tout commençait bien avec un prologue prenant et bien rythmé mais voilà au fil des pages l’auteur nous
donne l’impression d’avoir piqué ces idées a droite et à gauche et d’en avoir fait un patchwork sans âme qu’il nous balance en espérant qu’on va se laisser convaincre. Tout est du déjà vu et revu. Attention je ne dis pas que j’attendais de ce livre qu’il soit totalement original, j’ai déjà lu des livres ou l’originalité n’était pas de mise mais où l’auteur arrivait à insuffler vie à son histoire. Là j’ai eu l’impression que le livre ne possédait aucune âme propre à lui, d’être simplement des copier coller d’autres histoire sans chercher à les rendre cohérent avec ce que l’auteur cherchai à écrire.

Je dois bien avouer aussi que j’ai bloqué sur le concept des Roshuns qui ne sont pas vraiment des assassins. Ils fournissent à leurs clients un sceau qui est lié à eux, quand le client meurt le sceau meurt aussi et les Roshuns en sont avertis et peuvent retracer les derniers instants de la victime et déterminer contre qui la vengeance sera effectuée. Ce sceau doit être un symbole et une sorte de protection car qui oserait tuer une personne protégée. Mais voilà les lacunes sont flagrantes de ce système, il me suffit de trouver quelqu’un qui n’a rien à perdre pour tuer mon ennemi à ma place ou bien, je peux ne pas tuer mon ennemi mais simplement l’enfermer et le torturer pendant des semaines jusqu’a le rendre inopérant mais toujours vivant ou autre façon de faire, je peux utiliser un des fameux vers présenté dans le livre qui permet de prendre le contrôle d’un corps en lui donnant des ordres et lui demander de se suicider. Franchement qui payerait pour un sceau qui ne te protège pas vraiment mais t’offre simplement une vengeance. Ne pas accrocher au principe c’était déjà mauvais signe.

Concernant les personnages ils sont très binaires; les gentils sont très très gentils et les méchants sont très très méchants. Pendant près des deux tiers du livre il n’y a aucune nuance dans les personnages ils sont manichéens au possible les méchants effectuant des orgies et des massacres pendant que les gentils philosophent sur la vie (j’exagère un peu mais vous voyez ce que je veux dire). Après parlons des personnages en eux même, Ash est un vieil homme malade au caractère aussi changeant qu’une girouette qu’on s’y perd. Kirkus est un méchant il est donc égoïste, prétentieux mais surtout, au final, un idiot. Bahn est le personnage dont j’ai le moins compris l’utilité mais qui devrait prendre de l’ampleur dans le tome 2, en attendant on le voit 5 chapitres dans le livre et la seule chose qu’il apporte au lecteur c’est que la guerre, au final, ce n’est pas joli.

D’ailleurs en parlant de Bahn il est intéressant de se pencher sur sa personnalité. Je ne sais pas si l’auteur s’est rendu que ces personnage étaient un peu trop binaires ou si on lui a fait la remarque mais il a voulu nuancer leurs psychologie, le problème c’est qu’il l’a fait de façon aussi naturelle qu’un tractopelle entrant dans un magasin de porcelaine. Bahn pendant trois chapitres est un guerrier réfléchi, un mari et un père parfait; puis dans les deux derniers chapitres, on ne sait pourquoi, il va devenir limite violent, va aller voir les prostituées et s’engueuler avec sa femme pour un oui ou pour un non. Soit disant les horreurs de la guerre l’ont transformés, mais le problème c’est que c’est vraiment très mal amené, arrivant d’un coup comme ça sans vraiment d’explications.

Je vous ai gardé le meilleur personnage pour la fin, Nico l’apprenti de Ash. On découvre Nico dans la ville de Bar-Khos assiégée et où le peuple commence à mourir de faim. Son chien vient justement de mourir de faim. Là on commence à s’imaginer qu’il a perdu sa famille, qu’il se retrouve seul à survivre dans la rue, rien d’original mais ça reste poignant et rend attachant le personnage. Puis finalement Nico nous raconte son histoire qui est loin d’être ce qu’on imaginait. La mère de Nico est toujours en vie; son père ayant fuit la guerre elle se console dans les bras d’autres hommes. Nico ne supportant plus cela a décidé de s’enfuir à Bar-Khos à 4 heures de chez lui. Attention les amants de sa mère n’étaient ni violents ni monstrueux, il ne supportait juste pas de voir remplacer son père. Donc Nico notre héros décide de se laisser mourir de faim et a laisser mourir son chien pour une simple histoire de fierté mal placé. Difficile donc pour moi de m’attacher à lui.

En plus de tout ça l’univers est vraiment bancal et a du mal à tenir la route. L’auteur nous offre un mélange entre une période de renaissance agrémenté de steampunk avec en plus l’utilisation d’armes à feu et de poudre a canon. Mais voilà les armes a feu sont très mal utilisés, le côté steampunk donne l’impression d’être juste là pour que l’auteur nous fasse une bataille aérienne en
dirigeable sans envergure. Parlons du Culte de Mann qui mène cette fameuse guerre, on apprend quels sont leurs ambitions qui est, textuellement je modifie rien, dominer le monde connu. Pourquoi on ne le sera jamais. J’avais l’impression de voir certains dessins animés de mon enfance ou le méchant cherche à dominer le monde par tous les moyens.

La plume de l’auteur est vraiment soignée et travaillée, dommage qu’il n’arrive pas a donner du coeur à ce qu’il écrit. Alors peut être, je l’avoue, que j’ai lu trop de fantasy et que ce livre pourra plaire à un public qui cherche à découvrir ce genre de lecture. En tout cas moi je n’ai pas accroché malgré que les 150 dernière pages soient un peu plus fluide et pleine d’actions les incohérences étaient toujours présentes. Je ne lirai pas la suite.

En Résumé : Voilà un livre qui m’a énormément déçu, j’en attendais peut être trop. L’intrigue est du copié collé sans vie d’autres histoires et les personnages ne sont pas du tout attachants et trop manichéens. Dommage car l’auteur possède une plume qui n’est pas si mauvaise que ça, soignée et travaillée. Ce livre plaira peut être a une personne voulant découvrir de la fantasy; pour moi qui ai déjà un bagage assez important dans ce genre je n’ai pas accroché du tout à ce livre.

 

Ma Note : 4/10

Serpentine – Mélanie Fazi

serpentineRésumé : Une boutique de tatouage où l’on emploie des encres un peu spéciales.
Une aire d’autoroute qui devient un refuge à la nuit tombée.
Une ligne de métro où l’on fait d’étranges rencontres.
Un restaurant grec dont la patronne se nomme Circé.
Une maison italienne où deux enfants croisent un esprit familier…
Tels sont les décors du quotidien où prennent racine ces dix nouvelles. Dix étapes, et autant de façades rassurantes au premier abord… mais qui s’ouvrent bientôt sur des zones plus troubles.
Car les lieux les plus familiers dissimulent souvent des failles, écho de ces fêlures que l’on porte en soi.
Il suffit de si peu, parfois, pour que tout bascule…

Edition : Bragelonne

Poche : Folio SF

 

Mon Avis : Comme vous le savez si vous suivez mon blog, Mélanie Fazi est une auteur française dont la plume toute en poésie et en finesse m’a véritablement accrochée, que ce soit avec son roman Arlis des Forains (Chronique ici) ou encore son autre recueil de nouvelles Notre Dames Aux Ecailles (Chronique ici). Serpentine est aussi un recueil de dix nouvelles dont j’ai fais l’acquisition aux dernières Imaginales. Je dois dire que je trouve la couverture vraiment sympathique, même si, pour ce recueil, la couverture poche est agréable aussi.

Serpentine : Joseph décide de se faire tatouer, mais il cherche un tatouage un peu spécial. Il se retrouve chez le tatoueur Serpentine. Une histoire troublante et prenante où le tension et la compréhension monte doucement jusqu’à la conclusion vraiment surprenante.

Elegie : Une jeune mère a perdu ses enfants, des jumeaux. Depuis son mari a sombré dans l’alcoolisme. Mais voilà elle pense savoir où les retrouver. Une nouvelle bouleversante et poétique traitant de la perte et da la façon dont on essaye de survivre ou d’oublier. Une histoire sombre et véritablement prenante qui ne laisse pas le lecteur indifférent devant le malheur de cette femme et de son raisonnement surprenant.

Nous Reprendrons la Route : Une jeune fille se retrouve coincée sur une aire d’autoroute après que le bus l’a oubliée. Elle va se lier à une autre jeune fille qui lui propose un toit en attendant le prochain bus. Une nouvelle originale pleine de surprises et angoissante qui nous plonge dans cet univers un peu spécial. Dommage que j’ai deviné la fin en avance, mais ça n’enlève en rien le charme de cette histoire.

Rêves de Cendre : Une petite fille aperçoit un jour un oiseau dans les flammes du feu de cheminée. Une histoire vraiment sombre et tragique traitant de la douleur et d’un certain mal être que l’héroïne cherche à exorciser. Nouvelle magnifiquement écrite et prenante qui ne laisse pas indifférent.

Matilda : Matilda est un groupe qui a décidé de se reformer pour un concert. Une fan va y vivre le premier concert de son groupe préféré. Une histoire musicale ou l’auteur arrive à retranscrire la musique, j’avais l’impression de vibrer comme dans un véritable concert. Les émotions que retransmette la chanteuse sont véritablement palpables et poignantes. Une nouvelle qui parle aussi de la folie des fans envers leurs idoles.

Mémoire des Herbes Aromatiques : Ulysse entre dans un restaurant sous les conseils d’un ami. Il va se rendre compte que la patronne est en fait Circée. Une nouvelle qui bouleverse la mythologie montrant une Circée pas si horrible que cela et Ulysse pas si parfait non plus. Une nouvelle sur la vengeance et qui m’a surprise; habitué a la mythologie j’ai eu un peu de mal à voir les héros sou cet angle nouveau.

Petit Théâtre de Rame : Petite ballade dans le métro selon le point de vue de quatres personnages. Une tranche de vie troublante donc l’angoisse monte lentement jusqu’à la révélation de ce quatrième personnage. Chaque personnage a ses propres soucis, ses propres sentiments qu’il nous partage.

Le Faiseur de Pluie : Vacances en Itlaie, dans la maison de leur grand-mère disparue depuis peu, pour deux enfants. Mais voilà le temps est à la pluie et ils s’ennuient. Une histoire vraiment originale plus légère et moins sombre qui est vraiment plaisante à lire.

Le Passeur : Un homme est devenu insomniaque et cherche à retrouver son sommeil. Une plongée dans l’esprit de ce personnage qui a doucement sombré dans la folie jusqu’à cette conclusion vraiment sombre mais qui est logique et attendue.

Ghost Town Blues : Noah va atterrir après s’être perdu a Copeland Falls une petite ville perdue au milieu de nulle part. Rien ne va se passer comme il le penser. Une histoire surprenante et originale traitant des fantômes de façon intéressante faisant monter l’angoisse lentement.

 

Ce qui marque toujours avec l’auteur c’est sa plume tellement poétique et magique qui ne laisse pas indifférent le lecteur. On se laisse facilement emporter dans ces petites histoires pleines d’originalité et de surprise. L’auteur arrive avec des mots à nous faire plonger dans les sentiments des héros mais aussi à faire vivre pleinement l’univers qu’elle construit autour. On se retrouve happé dans chaque nouvelle qui transforme des images du quotidien. Des nouvelles vraiment sombre ou la mort et la souffrance est souvent présente et dépeinte de façon unique et sensible.

En Résumé : De nouveau la plume de Mélanie Fazi a réussi a me surprendre et a me happer dans ses histoires vraiment originales et surprenantes. L’auteur à véritablement une plume magnifique pleine de poésie et de magie qui traite de sujet vraiment sombre mais sans jamais tomber dans le sensationnel ou l’horrible. L’univers mis en place est vraiment dense et passionnant. Une auteur qui mérite d’être découverte. Par contre j’ai trouvé Serpent un petit peu moins bon que Notre Dame Aux Ecailles.

 

Ma Note : 8/10

L’Ange de la Nuit Tome1, La Voie des Ombres – Brent Weeks

la voie des ombresRésumé : Le tueur parfait n’a pas d’amis, il n’a que des cibles.
Pour Durzo Blint, l’assassinat est un art et il est l’artiste le plus accompli de la cité, grâce à des talents secrets hérités de la nuit des temps.
Pour Azoth, survivre est une lutte de tous les instants. Le petit rat de la guilde a appris à juger les gens d’un seul coup d’œil et à prendre des risques – comme proposer à Durzo Blint de devenir son apprenti.
Mais pour être accepté, il doit commencer par abandonner son ancienne vie, changer d’identité, aborder un monde d’intrigues politiques, d’effroyables dangers et de magies étranges, et sacrifier
ce qui lui est le plus précieux…

Edition : Bragelonne

Poche : Milady

 

Mon Avis : Après plusieurs lectures vraiment prenantes mais souvent denses et sombres j’avais envie d’un peu plus de légèreté. Un livre dont je tournerai les pages facilement sans avoir à réfléchir énormément . Je dois dire que la LC du jour, proposant la lecture du tome 1 de L’Ange de la Nuit tombait bien. Il s’agit pour moi d’une relecture de ce premier tome. Je trouve la couverture, illustrée par Frédéric Perrin, vraiment sympathique et illustrant bien le livre; en tout cas je la préfère que la couverture de chez Milady.

Azoth est un gamin des rue, il fait partie d’un gang qui est dirigé par une brute épaisse appelé le Rat, un être sans aucune conscience ni aucun remords. Azoth rêve de devenir un assassin, un Pisse-Culotte pour tout dire, ils sont encore plus efficaces que les assassins, et pour cela il cherche à se faire accepter comme apprenti de Durzo Blint, le meilleur pisse-culotte de la ville, qui a toujours refusé d’apprendre son métier. Ce livre est un concentré d’actions et de rebondissements il est vraiment difficile de ne pas se laisser emporter par cette histoire malgré des défauts présents.

L’auteur commence son roman doucement, posant bien les personnages et s’attardant sur la ville et ses bas-fonds. L’action est présente mais de façon plus diffuse, par contre l’auteur s’acharne sur l’architecture de Cénaria ce qui, au final ennuie un peu le lecteur. Puis tout s’emballe dans une folie d’action, de trahisons et de rebondissements plutôt bien maîtrisés arrivant même à surprendre le lecteur à plusieurs moments. On ne s’ennuie jamais et c’est la plus grande force de ce livre il faut bien avouer.

L’univers crée par l’auteur est vraiment sombre, trash et violent; le Dédale de Cénaria regroupant meurtres, souffrances, viol etc… Les gens essayent d’y vivre du mieux qu’ils peuvent, survivant par tous les moyens. Un univers poisseux, cru et glauque qui colle parfaitement bien aux héros et à l’histoire. Après il faut bien avouer l’univers est construit juste ce qu’il faut, car mis à part sa passion pour l’architecture le reste de ce monde est expliquer juste ce qu’il faut pour comprendre et situer l’action.

Les personnages sont plutôt attachants et bien construits malgré le fait que certains paraissent une peu convenus. En effet la plupart des personnages manquent quand même d’originalité que ce soit le pauvre gamin des rues qui cherche a sortir de sa condition, le fils du Duc qui tout le temps parfait. Mais voilà l’auteur à réussi le coup de force de les rendre agréables et plaisants et on ne peut que les apprécier, surtout à travers des dialogues vraiment percutants et souvent sarcastiques.

La plume de l’auteur est vraiment simple mais captivantes sachant mettre en place des scènes prenante, captivantes et même émouvantes. Son intrigue politique est loin d’être des plus originales et pourtant et parfaitement orchestrée et même parfois surprenante, pour nous faire tourner les pages rapidement pour découvrir la fin. Je reprocherai par contre à certains moments une certaine confusion dans son style et aussi une sur-utilisation des rebondissement donnant l’impression qu’il veut toujours en faire plus jusqu’à noyer certains moments du livre, mais rien de bien méchant.

Voilà un livre vraiment prenant où on ne s’ennuie pas du début à la fin, alors bien sûre l’histoire ainsi que les personnages ne sont pas des plus originaux et pourtant on se laisse emporter par cette histoire pleine d’adrénaline, d’action et de combats. Un livre vraiment plaisant qui donne envie de lire la suite. Par contre éviter le quatrième de couverture Bragelonne annonçant cette trilogie entre Hobb, Lynch et Gemmell, ça n’a rien à voir même si par bribes on peu retrouver de ces auteurs c’est plus un effet de vente qu’autre chose selon moi

En Résumé :Voilà un livre vraiment plaisant à lire qui offre un bon moment de lecture plein d’actions et de rebondissements. L’intrigue est complexe juste ce qu’il faut pour ne pas être trop linéaire ou ennuyer le lecteur. Les personnages sont plutôt classiques mais l’auteur les rends attachants et le tout est porté par une plume simple et efficace qui fait qu’on ne s’ennuie jamais. Alors bien sur le tout reste classique dans la fantasy mais c’est efficace et plaisant et on tourne les pages rapidement pour découvrir la conclusion.

 

Ma Note : 8/10

 

 

Avis des autres participants de cette Lecture Commune:

 

Kincaid40    Ellcrys     Blanche     Sly     Ethernya

Alim le Tanneur Tome4, Là Où Brûlent les Regards – Lupano & Augustin

la-ou-brulent-les-regards.jpg Résumé : En route pour la gloire de Jésameth, l’expédition vers l’île Sainte montée par l’empereur Khélob tourne au fiasco. Et, ironie du sort, tout repose sur les épaules d’Alim. Situation impossible pour le hors-caste blasphémateur qui doit braver la puanteur des marais Mojah à laquelle s’ajoute la fièvre fanatique ambiante. Pourtant, Alim avance, car il n’a pas d’autre piste pour retrouver sa fille Bul…

Edition : Delcourt

 

Mon Avis : Voilà le quatrième et dernier tome du cycle d’Alim le Tanneur, le tome qui va conclure les aventures et répondre aux questions. Après trois tomes vraiment bien ficelés et captivants (Tome1, Tome2, Tome3) je me suis plongé dans cette volume avec envie. Je trouve la couverture de ce quatrième tome vraiment sympathique avec cette vision de l’horizon.

Ce tome est la suite directe du tome 3. On suit l’expédition des hommes de Khélob mais aussi la recherche de sa fille par Alim. On démarre fort dans ce tome où l’expédition se trouve en déroute par les peuples sauvages de la forêt. On retrouve l’action qui était moins présente dans le tome 3 mais les auteurs développent aussi leur intrigue. Ils font monter la tension lentement, page après page dévoilant les personnages qu’on avait perdu de vue, comme Cléolia qui a fait tout ce qu’elle pouvait pour permettre à elle et Bul de survivre, ou encore Soubyr qui est devenu fou mais a gagné en charisme.

Une intrigue vraiment puissante et passionnante tout en poésie et en beauté malgré le côté sombre et dur de l’histoire. On tourne beaucoup aussi sur la relation entre Alim et sa fille et savoir si il a été un bon père ou si ces choix les ont amenés dans cette aventure. L’auteur nous montre que la religion et le pouvoir ne font pas bon ménage, la vérité n’étant que modelé pour obtenir ce que les héros en souhaitent. Puis arrive la conclusion, une fin logique et pourtant cruelle, pleine d’émotion et de sentiments.

Les personnages sont toujours aussi denses et attachants, on continue à en apprendre plus sur leurs histoires et leurs passés, surtout Khobel qui a longtemps été traumatisé par son rôle que lui imposait sa religion et sa foi. La relation entre Bul et Alim est devenue compliquée, Bul en dix ans ayant complètement changé que ce soit physiquement mais aussi d’un point de vue psychologique.

Les dessins sont toujours aussi soignés et réussi, même si j’ai trouvé que les couleurs étaient plus fades que les tomes précédents. Le trait des dessins est vraiment magnifique et doux ce qui offre une véritable plongée dans l’univers de ce livre. Voilà un quatrième tome qui conclut de manière parfaite ce cycle. Un cycle au final sombre, dur et pourtant poétique avec une conclusion pleine d’émotion et de souffrance.

En Résumé : Voilà un cycle qui est vraiment passionnant et prenant du début à la fin. Ce quatrième tome fait monter la tension lentement au fil des pages jusqu’à cette conclusion vraiment prenante et surprenante pleine d’émotions. Les personnages sont toujours aussi attachants et denses. Le dessin est toujours aussi soigné même si j’ai trouvé que les couleurs sont un peu ternes dans ce tome. Je conseille vivement la lecture de ce cycle qui offre aussi de bonnes réflexions.

 

Ma Note : 8,5/10

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