Auteur/autrice : BlackWolf Page 179 of 202

Le Sabre de Sang 2 – Thomas Geha

sabre de sang 2Résumé : Mon nom est Kardelj Abaskar.

Après m’avoir laissé pour mort, Tiric Sherna a fait son chemin, et en quelques années seulement, le voici devenu souverain d’un empire craint de tous. Même les fiers Qivhviens se sont inclinés devant la puissance du sabre de sang et de son porteur.
Recueilli par un équipage de pirates, j’ai essayé de me faire oublier. Oui, j’ai survécu et je n’ai pas dit mon dernier mot : Sherna a détruit ma vie et, foi de Shao, je détruirai la sienne. Je rendrai aux peuples du continent leur liberté perdue.

Edition : Critic

 

Mon Avis : Souvenez vous, le premier tome du Sabre de Sang m’avait fait passé un bon moment de lecture, offrant une histoire forte et trépidante (vous pouvez d’ailleurs retrouver la critique du tome 1 ici), mais la fin nous offrait un cliffhanger des plus brutal et il fallait attendre plusieurs mois avant de pouvoir dévorer la suite. Le tome 2 étant maintenant disponible depuis quelques semaines; je me suis procuré mon exemplaire aux dernière Imaginales avec, en prime, une discussion intéressante avec l’auteur. Je trouve la couverture, illustrée par Cyrielle Alaphilippe et Laurent Miny, vraiment sympathique, même si, ayant la première édition du Sabre de Sang 1, elle va dépareiller légèrement dans ma bibliothèque.

Kardelj a été trahi par son ami Tiric et son sabre de sang et il a été laissé pour mort. Mais voilà il a survécu et il sait qu’un jour ou l’autre il devra se venger de Tiric qui est devenu le nouvel empereur. Changement de personnage principal dans ce tome, on suit Kardelj, quelques années après son dernier affrontement avec Tiric. L’auteur alterne les moments de flash-back, pour nous expliquer comment il a survécu, et les moments présents où Kardelj va se rendre compte qu’il est temps d’arrêter Tiric qui est de plus en plus consumé par son sabre.

L’intrigue part un peu sur les même bases que le tome 1, une histoire de vengeance et de survie, mais ici il s’agit d’une vengeance plus personnelle, Kardelj ne veut pas se venger d’un peuple qui
les a conquit mais d’un ami, d’un frère d’arme, qui l’a trahi pour la puissance et le pouvoir. L’intrigue reste assez simple sur le fond et pourtant, comme le tome 1, on se retrouve embarqué dans cette histoire où on ne s’ennuie pas un seul instant. L’auteur manie parfaitement les rebondissements, retournements de situations et trahisons pour ne jamais ennuyer le lecteur. un livre épique qui nous livre des combats passionnants et haletants, mais pas que, l’auteur se tourne aussi vers les émotions et les sentiments.

Je trouvais dans le tome un que le monde crée par l’auteur méritait d’être plus travaillé, on le sentait foisonnant mais pourtant l’auteur limitait ses descriptions. Je dois dire que dans ce tome j’ai été comblé on en apprend beaucoup plus sur cet univers riche, mais aussi sur les différents peuples et coutumes qui le compose. On en apprend aussi plus sur l’histoire de cet univers et je dois dire qu’il est vraiment captivant à découvrir.

Les personnages sont toujours aussi complexes et travaillés, l’auteur s’attarde souvent sur leurs sentiments et leurs émotions ce qui les rend encore plus denses et attachants. Surtout Kardelj qui, finalement, est un homme qui a tout perdu, que ce soit son amour comme son ami, qui se retrouve briser et qui va avoir du mal à se retrouver, à se reconstruire. Le fait de côtoyer les sentiments des héros avec l’action rend ce livre plus intéressant à découvrir. J’aurai juste un petit reproche c’est la facilité du personnage à révéler qui il est et ce qu’il cherche à faire.

La plume de l’auteur est vraiment fluide, efficace et très visuelle je trouve. On imagine facilement les scènes décrites par l’auteur. L’utilisation de la narration à la première personne donne plus de profondeur à Kardelj que ce soit au niveau de ses sentiments mais aussi au niveau de l’action. Alors bien sur quelques petites facilités apparaissent ici ou là, de plus certains rebondissements son facile à deviner, mais pas de quoi bouder le plaisir que nous offre ce diptyque de fantasy épique.

A noter qu’une nouvelle dans le même univers est disponible ici. Mais il faut la lire après avoir lu le
second tome du Sabre de Sang car on y retrouve certaines personnages important de ce tome2.

En Résumé : Voilà un second tome que j’attendais depuis quelques temps et qui ne m’a pas déçu. J’ai passé un bon moment de lecture avec ce livre à l’intrigue, peut être simpliste, mais captivante et épique nous offrant de l’action et des rebondissements, le tout porté par des personnages complexes et travaillés mais aussi grâce à une plume fluide et efficace. De plus l’auteur s’attarde aussi sur les sentiments des personnages et pas que sur l’action. Ce diptyque est une bonne découverte pour moi et je vous le conseille surtout si vous cherchez des personnages travaillés et complexe et une bonne dose d’adrénaline.

 

Ma Note : 8/10

Les Etoiles S’en Balancent – Laurent Whale

les etoiles s'en balancent Résumé : Tom Costa est troqueur. Mais pas un rampant, non. En ce futur troublé, il survit. D’une ville-état à l’autre, à bord de son ULM, il chine et glane sa subsistance.
Et puis, il y a San, la douce, la lionne. La famille aussi.
Pourtant, venu du nord, un péril plus grand que les bandes de chiens sauvages, les hors-murs, la famine et les parias le guette.
Agir, pour ne pas mourir.Tandis que, de là-haut, LES ETOILES S’EN BALANCENT…

Edition : Rivière Blanche

 

Mon Avis : Nouveau partenariat avec le blog de skritt et les éditions Rivière Blanche qui m’ont permis de découvrir ce livre de Laurent Whale. L’auteur ne m’était pas inconnu car il a écrit aussi Les Pilleurs D’Âmes aux éditions Ad Astra et dont j’ai entendu du bien. Je dois dire que le quatrième de couverture annonce une histoire vraiment intéressante et la couverture est plutôt réussie et attirante. A noter que cinq planches d’illustrations sont présentes dans mon édition, je les ai trouvé sympathique mais un peu trop croquis.

Dans un avenir pas si lointain que ça, le pays va se refermer sur lui même et au fur et à mesure les villes vont s’émanciper du pouvoir qui est de plus en plus arrogant et gagner leurs indépendances. Tom Costa vit dans l’une de ses villes, c’est un pilote et, grâce à son ULM, permet le troc entre les villes les plus proches. Mais voilà une menace grandissante va s’annoncer. L’intrigue de ce livre est vraiment bien construite, solide et efficace. Je dois dire qu’on ne s’ennuie pas une seule minute dans ce roman. L’action et l’adrénaline sont bien présentes et l’auteur nous offre des rebondissements et des retournements de situations surprenants même s’il en fait un peu trop, je trouve, surtout sur la fin du roman. En tout cas on se retrouve vite happé par cette histoire de survie et on a du mal à ne pas vouloir en savoir plus.

Le monde Post-Apocalyptique mis en place par l’auteur est vraiment intéressant et surtout plausible ou les gouvernements se sont éteints devant la révolte du peuple qui en avait marre de souffrir. Un monde qui s’est refermé de plus en plus sur lui même jusqu’aux villes qui sont devenus des états. Les gens qui refusent de vivre en ville sont appelés les Hors-Murs et empêchent tout déplacement. L’auteur nous offre d’ailleurs quelques légers points de réflexions sur cette lente agonie du pouvoir pour tendre vers ce qui ressemble presque à de l’autarcie de villes. En tout cas on sent que l’auteur aime les avions et tout ce qui vole, il nous le fait partager sans jamais être vraiment ennuyeux ou pesant alors que les avions ne m’intéressent pas plus que ça.

Les personnages sont plutôt bien travaillés même si je trouve que certains, surtout des personnages secondaires, m’ont paru un peu trop stéréotypés, voir qui avait du mal à sortir de leur rôle convenu à l’avance. Tom Costa est réellement attachant dans sa simple quête de survie, même si par moment on le trouve un peu trop chanceux dans certaines situations alors qu’il n’arrête pas de nous dire le contraire. De plus son ironie et son sarcasme ajoute, selon moi, une petite dose d’humour au personnage. Des personnages qui sont loin d’être parfaits mais que j’ai trouvé sympathiques et agréables.

La plume de l’auteur est vraiment efficace et fluide, jonglant avec les scènes d’actions et les scènes d’accalmies, sans jamais ennuyer le lecteur. Alors bien sur tout n’est pas parfait parfois l’auteur s’offre certaines facilités, mais pas de quoi déranger la lecture. Un livre qui devrait plaire aux lecteurs en recherchent d’adrénaline le tout porté par une intrigue solide et efficace alternant les moments plus tendres aux moments virevoltants et offrant par moments des réflexions intéressantes. Je reprocherai juste à l’auteur, pour la fin (voire la toute fin), de nous aligner les retournements de situations, par moment on a du mal à y croire.

En Résumé : Voilà un livre efficace, bourré d’action, d’adrénalines, qui offre un bon moment de lecture et qui devrait ravir les amoureux des histoires Post-Apo. L’intrigue est solide est efficace et a du mal à révéler ses secrets, les personnages sont attachants même si certains sont un peu trop stéréotypés et la plume de l’auteur est vraiment fluide, efficace et sans temps morts. Seule reproche l’accumulation des retournements de situations sur la fin qui font que par moment on a du mal à y croire vraiment, mais pas de quoi vraiment gâcher la lecture.

 

Ma Note : 7,5/10

Mordre le Bouclier – Justine Niogret

 mordre le bouclierRésumé : Castel de Broe, six mois ont passé depuis la mort de Noalle et Chien du heaume, anéantie par la perte de ses doigts, s’abîme dans la contemplation de sa griffe de fer, cadeau de Regehir le forgeron. Bréhyr entend lui redonner vie et l’entraîne sur les routes à la recherche du dernier homme qu’elle doit tuer : Herôn. Parti en Terre sainte, celui-ci reviendra par le Tor, une tour mythique où le monde des vivants s’ouvre à celui des morts. Les deux guerrières remontent alors le sillage de sang, de larmes et de pourriture des croisades, arpentant côte à côte la voie de la folie et de la vengeance. Dans ce calvaire, Chien rencontrera Saint Roses, chevalier à la beauté d’icône, au savoir de maestre et dont la foi s’est érodée au pied des hautes murailles de Jérusalem. Une faible lueur qui annonce peut-être un espoir de rédemption.

Edition : Mnémos

 

Mon Avis : Si vous suivez mon blog depuis le début vous devez savoir que je suis tombé sous le charme du premier roman de Justin Niogret, Chien du Heaume (chronique ici), qui, même si il n’était pas parfait, possédait une force et possédait des personnages vraiment denses et incisifs. Donc quand j’ai vu la suite aux Imaginales, il n’a pas fallu longtemps avant que je me l’offre. D’ailleurs je trouve que la couverture, illustrée par Yoz (Johann Bodin), est vraiment superbe.

L’histoire se passe quelques moi après la fin de Chien du Heaume, on retrouve Chien qui a du mal a se remettre de la perte de ses doigts. Bréhyr et Regehir, le forgeron, vont lui forger un pouce et Brégéhyr va l’entrainer dans une quête à la recherche de Herôon. L’intrigue sur la recherche de Herôon sert en fait à l’auteur à développer une quête de soi, une quête intérieure, chaque personnage va aller au plus profond de soi pour essayer de déterminer qui il est vraiment ou de retrouver ce qu’il a perdu. Le roman pren des aspects psychologiques voir théologiques par moment tout en gardant ce côté brut et violent de l’univers et des combats. Le lecteur se trouve pris dans cette quête intime de soi et on a du mal à lâcher le livre et on tourne les pages avec envie, passionné par ses personnages.

Les personnages sont d’une grande réussite, comment ne pas s’attacher à eux, qui, malgré leurs forces, sont tous d’une façon blessés, voir brisés, à l’intérieur. Ils sont tous à la recherche d’une vérité; d’une envie de vivre quelque chose de meilleur mais pour cela ils doivent combattre leurs démons. Mais voilà arriver au bout de sa quête, est-ce vraiment une bonne chose? Se sent-on vraiment libéré? Trouve-t-on toutes les réponses? Ce voyage va complètement transformer les personnages qui sont toujours aussi complexes, denses et passionnants. Que ce soit chien, toujours à la recherche de son nom, Bréhyr qui pense mener son dernier combat et retrouver une vie ou encore les autres personnages qu’on découvre on ne peut que les admirer d’une certain façon.

Le monde crée par l’auteur est des plus minimalistes du point de vue des descriptions, on se rend bien compte qu’il est médiéval, mais ça n’a pas grande importance ce monde sert juste de décor aux personnages et la grande force de l’auteur n’est pas dans la description du monde mais dans les images qu’elle envoie à travers ses mots. Certaines des scènes sont vraiment marquantes et s’imposent facilement, donnant l’impression de vivre la scène. Un univers assez sombre, brutal, violent et dur. Les femmes n’hésitent pas à se servir de toutes leurs armes, qu’elles soient physique ou psychologiques, pour ne pas se laisser écraser par ce monde. C’est vraiment efficace et prenant.

L’écriture de l’auteur est terriblement efficace, incisive et prenante par les scènes qu’elle décrit mais aussi par les dialogues percutants. De plus, comme dans le premier tome, on sent que l’auteur a fait des recherches sur le langage et les expressions du moyen-âge ce qui ajoute un certain charme ainsi qu’un sentiment d’authenticité et d’immersion à l’histoire et à la lecture. On retrouve aussi, comme dans Chien du Heaume, le glossaire qui nous dévoile la côté humoristique de l’auteur mais on trouve aussi une Post face de Jean-Philippe Jaworski qui est vraiment passionnante et qui m’a fait redécouvrir certains points de l’histoire. Mordre le Bouclier est, pour moi, un ton au-dessus de Chien du Heaume, une grande réussite.

En Résumé : Voilà une suite à Chien de Heaume des plus efficace et prenante qui ne devrait pas laisser le lecteur indifférent. On tourne les pages avec envie par cette quête de soi vraiment captivante, avec des personnages hauts en couleurs, complexes et denses. Mais la grande force de ce livre c’est son écriture originale, inventive et passionnante qui nous dépeint des scènes vraiment marquantes et captivantes et qui nous offre des dialogues des plus efficaces. Si vous avez aimé Chien du Heaume vous allez, selon moi, adorer Mordre le Bouclier.

 

Ma Note : 9/10

Orbital Tome 4, Ravages – Sylvain Runberg & Serge Pelé

Résumé : La cérémonie de réconciliation entre Sandjarrs et Humains tourne au cauchemar pour Caleb et Mézoké, les agents de l’ODI.
Dans le port de Kuala Lumpur, des affrontements violents opposent les forces de sécurité aux syndicats de pêcheurs locaux. Partie sur la planète Dehadato à bord du névronome Angus, Nina va comprendre l’origine du danger. Mais pour affronter cette menace mortelle, Caleb et Mézoké vont se heurter à leur propre sens moral… Face à la flambée de violence, est-il encore possible de sauver la paix ?

Edition : Dupuis

 

Mon Avis : Voilà la suite et la fin de la seconde mission des aventures de Caleb et Mézoké. Après avoir passé un très bon moment avec les trois premiers tomes (Tome 1, Tome2, Tome3) il me tardait de me lancer dans ce quatrième tome qui est actuellement le dernier publié, le cinquième étant encore au stade de la réalisation.

On avait laissé nos deux héros en bien fâcheuse posture en effet le sommet de réconciliation devait avoir lieu à Kuala Lumpur entre les Humains, peuple de Caleb, et les Sandjarrs, peuple de Mézoké, mais une menace pèse sur la ville ce qui va créer des tensions de plus en plus forte. Ce tome démarre sur une atmosphère pesante, la tension est à son apogée entre les peuples mais aussi entre nos héros qui n’ont pas la même vision des choses mais aussi des tensions au point de vue politique.

On démarre ce tome sur les chapeaux de roue et l’intrigue est réellement passionnante et bien construite et surtout captivante. Le suspens est vraiment haletant et les auteurs savent manier le rebondissement et le retournement de situation avec brio. L’intrigue est vraiment complexe et difficile ne se laisse pas saisir aussi facilement, la pression continue à monter lentement au fil des pages qu’on tourne avec envie pour découvrir la fin. Et d’ailleurs quelle fin, je ne m’y attendais pas, et pour ne pas spoiler je dirai juste qu’elle devrait, je pense, en surprendre plus d’un.

Les personnages sont toujours aussi captivants et après les deux premiers tomes où ils s’accordaient très bien, dans cette seconde mission ils n’ont pas le même point de vue vis à vis des
évènements. Caleb cherche a tout pris à maintenir la cérémonie de réconciliation même si pour cela il doit passer par des moyens pas toujours orthodoxe tandis que Mézoké joue plus la voie de la raison et se rend compte que tant que les peuples ne s’accepteront pas d’eux même cette cérémonie ne servira à rien. Des personnages vraiment complexes et attachants.

De plus le tome ouvre toujours sur certaines réflexions comme l’acceptation des autres peuples qui n’ont pas toujours les mêmes coutumes, mais aussi sur la politique qui ne montre pas toujours ce que l’on croit. Le tout est véritablement porté par des dessins toujours aussi réussi et détaillé nous offrant des lieux et des peuples vraiment denses, complexes et surtout réalistes. Maintenant reste plus qu’à attendre le tome 5.

En Résumé : Voilà un tome qui est vraiment passionnant  avec une intrigue vraiment dense et complexe et qui sait faire monter la tension lentement nous faisant tourner les pages avec envie jusqu’à un final vraiment explosif et surtout qui devrait en surprendre plus d’un. Les personnages gagnent encore un peu en complexité et on commence à découvrir leurs failles ce qui les rends encore plus attachants. Un excellent tome.

 

Ma Note : 9/10

Orbital Tome 3, Nomades – Sylvain Runberg & Serge Pelé

Résumé : Sur terre, à Kuala-Lumpur, Caleb et Mézoké doivent veiller à la sécurité de la cérémonie de réconciliation entre les Humains et les Sandjarrs, les deux peuples dont ils sont eux-mêmes issus. Mais l’arrivée d’un peuple de nomades galactiques, les Rapakhuns, menace de faire basculer la région dans une nouvelle guerre civile. Caleb et Mézoké, toujours assistés d’Angus le vaisseau métamorphe et de leur pilote Nina, se retrouvent au coeur des tensions.
Entre les mangroves et les chantiers navals de la Malaisie du XXIIIe siècle, ils vont risquer la guerre. Leur mission : sauver la paix.

Edition : Dupuis

 

Mon Avis : Après être tombé sous le charme des deux premiers tome de cette Bande Dessinée (Chronique du tome 1 ici et du tome 2 ), il n’a pas fallu longtemps avant que je me procure la suite des aventures de nos deux agents de l’ODI. Ce troisième volume ouvre sur la seconde enquête de Caleb et Mézoké et je dois dire qu’après une première mission efficace et passionnante, il me tardait de me lancer dans cette seconde mission.

Nos deux agents se retrouvent sur terre pour coordonner et veiller à la sécurité de la cérémonie de réconciliation entre les Humains, peuple de Caleb, et les Sandjarr, peuple de Mézoké. Cette cérémonie va se dérouler à Kuala-Lumpur ville cosmopolite et à la faible influence des Isolationnistes. Mais voilà tout ne va pas se passer comme prévu. L’intrigue de ce tome s’annonce moins explosive que celle des deux premiers, beaucoup plus psychologique et profonde. Tout tourne autour de la politique, de la différence, de la façon de gérer deux peuples qui se sont détester mais aussi de jongler avec les dangers qui apparaissent pour éviter toute annulation de cette cérémonie.

Les auteurs font monter la pression lentement, au fur et à mesure des pages et le lecteur se trouve plonger dans l’histoire se demandant bien comment tout ça va pouvoir finir sans dommages. Les conflits qu’ils soient financiers, politique mais aussi d’ordre plus culturels, comme par exemple la rencontre entre les humains et un peuple cannibale, ne sont pas toujours facile à gérer pour nos deux agents surtout dans un climat de tension toujours présent. Le lecteur se trouve embarqué dans cette intrigue sans possibilité de lâcher la BD.

Concernant les personnages, on en découvre un peu plus sur eux et sur leurs passés qui n’est pas toujours aussi reluisant qu’on le croit, surtout pour Caleb. Dans ce tome c’est surtout Caleb qui se retrouve mis en avant et qui doit jongler avec toutes contraintes et les problèmes. Il croit énormément à cette cérémonie de réconciliation, peut être un peu trop. Mézoké, elle aussi, dévoile un peu de son passé et elle parait plus terre à terre avec cette cérémonie ce qui va créer quelques légères tensions. On s’attache toujours autant aux personnages et l’ouverture sur leurs passés les rend plus complexes et intéressants.

Le dessin lui est toujours aussi efficace, soigné et sublime avec des cases toujours aussi travaillées et remplis de détails offrant au lecteur un univers toujours aussi riche, captivant et foisonnant. La découverte de nouveaux peuples extra terrestres et de leur culture et toujours aussi intéressant et bien dessinés. L’histoire est vraiment fluide et se laisse lire avec plaisir.

En Résumé : Voilà un troisième tome qui confirme tout le bien que je pensais de cette série. L’histoire plus psychologique et intimiste se révèle être tout aussi passionnante et efficace, l’ouverture sur le passé les personnages principaux les rendent plus complexes et attachants. Le dessin est toujours aussi travaillé et détaillés offrant un univers riche. En gros je ne peux que conseiller la lecture de cette série aux amoureux de la Science-Fiction et aux autres de tenter leur chance et de se faire un avis.

 

Ma Note : 8,5/10

Rêves de Gloire – Roland C. Wagner

Rêves de GloireRésumé : Le 17 octobre 1960 à 11 h 45 du matin, la DS présidentielle fut prise sous le feu d’une mitrail­leuse lourde dissimulée dans un camion à la Croix de Berny. Le Général décéda quelques instants plus tard sur ces dernières paroles : «On aurait dû passer par le Petit-Clamart. Quelle chienlit…»

De Gaulle mort, pas de putsch des généraux, pas d’OAS, pas d’accords d’Évian, pas de réfé­rendum, et Alger reste française. De nos jours, à Alger, l’obsession d’un collec­tionneur de disques pour
une pièce rare des années soixante le conduit à soulever un coin du voile qui occulte les mystères de cette guerre et de ses prolongements…

Edition : L’Atalante

 

Mon Avis : Roland C. Wagner fait parti de ces grands auteurs de Science-Fiction qui marque et titulaire de plusieurs récompenses pour ses différents livres. Rêves de Gloire est un livre qui tien énormément à coeur de l’auteur et qu’il écrit depuis des années. Beaucoup de monde se demandait même si un jour ce livre sortirait, puis le voilà, depuis quelques mois, dans toutes les librairies. Je dois dire que je n’ai pas attendu longtemps avant de me le procurer et, en plus, la magnifique couverture, illustrée par Gilles Francescano, est vraiment sublime, selon moi.

Le 17 octobre 1960 le Général de Gaulle meurt dans un attentat à la Croix de Berny ce qui va considérablement changer le cours de l’histoire. On suit dans ce livre, à travers plusieurs personnages, la vie en Algérie et principalement à Alger qui est devenu l’un des lieux les plus marquants. Difficile de parler réellement d’uchronie avec ce livre car l’auteur ne modifie pas qu’un seul évènement dans son histoire et ce livre, comme le dit l’auteur, est un roman sur l’histoire telle qu’elle n’a pas été mais sur ce qu’elle aurait pu être. On suit cette histoire réécrite à travers un collectionneur de disque qui est à la recherche d’un disque rare, peu connu et dont son histoire dépend beaucoup des évènements passés. Un disque un peu maudit car tous ceux qui l’ont eus en leur possession sont mort. C’est cette quête va servir de fil rouge à l’histoire.

Entrer dans ce livre c’est surtout entrer dans un roman profondément humain, un roman où des gens ont eu un jour un rêve, une utopie, le fait de pouvoir vire en communauté et le tout sans violence et sans la guerre. Une histoire qui nous montre une autre façon de pensée, une autre façon de vivre qui a eue ses bons côtés comme ses mauvais. Un roman qui ouvre au partage, à la
tolérance, du respect, à la découverte de soi que le monde réel va rattraper et transformer. Dans la première partie on sent la beauté de ces valeurs mis en place par les vautriens (l’équivalent des hippies), on se dit presque que le monde serait meilleur, mais dans la seconde partie on se rend compte de la difficulté face à un monde gouverner par le pragmatisme mais sans jamais tendre vers le défaitisme car ce genre de valeurs survivra toujours, plus ou moins fort selon les époques et les gens qui les véhiculent. Par moment j’ai même trouver que l’auteur mettait en avant le droit et le devoir de pouvoir dire « Non ».

On retrouve dans ce livre une mosaïque de personnages anonymes tous différents les uns des autres avec leurs vécus, leurs idéologies, leurs sentiments et leurs envies et pourtant cette mosaïque aussi différente soit-elle trouve une cohérence dans le récit. On se rend compte rapidement que, au fond de chacun des personnages, et malgré leurs différences, ils cherchent tous simplement à vivre une vie meilleure. Chaque personnage ne laisse pas vraiment indifférent les lecteurs, ils sont tous à leurs manières attachants dans cet Alger qui prend de plus en plus d’ampleur au fil des pages. Une ville que l’auteur donne envie de connaître et de découvrir vraiment.

Mais ce livre a aussi un ton très musical, on sent que l’auteur a une culture musicale poussée, d’ailleurs il fait lui même parti d’un groupe. Mais la musique, dans ce livre, a un goût contestataire, la musique ne sert pas simplement de divertissement elle sert surtout à faire passer un message, à se faire entendre. Les plupart des groupes crées par l’auteur (groupes de rocks principalement) dans ce livre ne cherche pas la fortune, ils cherchent juste à faire du bon son, à créer une musique éclatante, qui marque, tout en envoyant un message. Cette musique est très présente du début à la fin et je trouve donne au livre un aspect musical vraiment intéressant, comme si la musique vibrait à travers les pages

L’écriture de l’auteur est réellement envoutante et passionnante, j’ai eu du mal à lâcher ce livre une fois entré dedans. De plus l’auteur, du début à la fin, rend cette histoire plausible, cette sorte d’univers parallèle aurait pu arriver, et c’est une des grandes forces de ce livre. On vibre, on se passionne, on est ému par ce livre qui ne laisse franchement pas indifférent. Ce roman est plus qu’une simple uchronie, selon moi, il devrait toucher tout le monde en levant le voile, à sa façon, sur une partie de l’histoire de France tout en offrant un message et des valeurs. Je dois aussi dire qu’une fois la dernière page de ce livre tourné j’ai retrouvé des échos de ce qui se passe actuellement sur l’absence de tolérance et sur d’autres point encore. Un roman qui m’a vraiment bluffé et dont je conseille fortement la lecture. Il fut dur pour moi de faire la critique de ce livre qui se vit plutôt qu’être décrit.

En Résumé : Voici un livre de Roland C. Wagner qu’on attendait depuis quelques années déjà, mais l’attente fût pour moi récompensé par un livre qui ne m’a pas laissé indifférent. Ce livre, à travers la réécriture de l’histoire entre l’Algérie et la France est un appel à la tolérance, au respect des autres et de sois. Les personnages, malgré leur anonymat relatif sont vraiment convaincants, passionnants et attachants et le style de l’auteur est réellement efficace et envoutant. Un livre que je ne peux que vous conseiller de lire et découvrir.

 

Ma Note : 9,5/10

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