Auteur/autrice : BlackWolf Page 181 of 202

Le Joueur de Cartes – Daniel Henocq

le joueur de cartesRésumé : Édimbourg, hiver 1899. L’un des plus rigoureux que la capitale écossaise ait connu depuis longtemps. Un navire de commerce, un mystérieux brick vient de mouiller l’ancre en plein milieu du port de Leith. Fait étrange, aucun membre d’équipage ne participe à la manoeuvre. Arthur Conan Doyle, auteur du célèbre Sherlock Holmes, est dépêché à bord par l’amirauté en tant que médecin et expert en maladie infectieuse. Une fois sur le navire, ce qu’il découvre dépasse son entendement. Allongé sur sa couchette, au seuil de la mort, le capitaine Artimus Fletcher lui confie un terrible secret. À aucun moment il ne devra ôter la bâche qui recouvre l’objet entreposé dans les cales, et en aucun cas tourner la clé qui met en route cette mécanique. Contre l’avis du docteur, l’encombrant paquet est transféré dans une annexe du musée d’Édimbourg. Pour Sophie McLaughlin, fille du conservateur, c’est l’occasion rêvée pour mettre un terme à la longue monotonie des jours d’hiver. Mais sera-t-elle prête à plonger dans un univers où l’imaginaire règne en maître ?

Edition : Volpilière

 

Mon Avis : Ce qui m’a fait  me pencher sur ce livre c’est le quatrième de couverture mélangeant Ecosse avec Sir Arthur Conan Doyle, mais aussi la comparaison avec des univers comme Alice aux Pays des Merveilles ou encore le Magicien d’Oz. Alors quand Babelio a proposé ce livre lors de son dernier Masse Critique j’ai décidé de tenter ma chance et j’ai été sélectionné. Je remercie donc Babelio et les éditions Volpilère pour la découverte de ce livre. Je trouve la couverture, illustrée par Margaux Kindhauser (son blog), vraiment sympathique et colle très bien à l’ambiance Jeunesse du livre.

Un bateau vient d’accoster dans le port de Leith et il porte le drapeau jaune signifiant qu’une maladie sévit à son bord. Le docteur Sir Arthur Conan Doyle est dépêché à son bord pour déterminer la cause de ce mal. Mais voilà le bateau transporte un drôle d’objet qui cache un terrible secret dont il ne vaudrait mieux pas découvrir. Ce qui ne va pas empêcher à la jeune Sophie de mener à bien son enquête et va se retrouver coincée dans un univers totalement inconnu.

Comme annoncé  par le quatrième de couverture ce livre rend hommage à Alice aux Pays des merveilles ou encore le Magicien d’Oz ou même par certains aspects vers Disney. L’auteur a pioché à droite et à gauche des idées qu’il a rajouté aux siennes pour ce livre ce qui, à défaut d’offrir une histoire originale, l’auteur n’arrivant pas à se libérer de son hommage, nous offre une intrigue plutôt solide et efficace, mais qui donne une impression déjà-vu si on est un adepte des lectures de l’imaginaire. Malgré tout la lecture est plaisante et on tourne les pages avec facilement à la découverte de ce monde magique et de ses habitants.

Concernant les personnages ils sont tous soignés, attachants et j’ai trouvé l’idée plaisante d’y ajouter  un personnage connu comme Arthur Conan Doyle. Par contre concernant Sophie, l’héroïne, il s’agit d’une véritable enfant gâtée qui n’en fait qu’à sa tête et dont la curiosité ne va que lui créer plus de problèmes qu’en résoudre et ce la du début à la fin du livre, même si on se rend rapidement compte qu’elle cache certaines blessures. De plus ce genre de livre initiatique est là pour apprendre quelque chose à son héroïne, à la faire grandir, ici rien ne prouve à la fin que Sophie à bien compris la leçon. Dommage.

Concernant le plume de l’auteur, je dois dire qu’elle est vraiment fluide et efficace offrant au lecteur des rencontres incongrues et magiques avec des dialogues percutants, dans un univers ou la beauté côtoie la folie. Par contre j’ai trouvé que la fin était un peu trop rapide et abrupte et aurait mérité quelques pages de plus pour nous expliquer les conséquences de ce voyage sur son héroïne. De plus un sentiment d’incomplet transparait dans ma lecture, comme si l’auteur avait fait des coupes.

Un livre qui, selon moi, devrait faire le plaisir des plus jeunes qui cherchent à se plonger dans le monde de l’imaginaire. Concernant les plus grands ce livre offre une lecture plutôt sympathique mais loin d’être exceptionnelle.

En Résumé : Voilà un livre qui devrait plaire aux plus jeunes qui voudraient se lancer dans la découverte des mondes de l’imaginaire. Pour les autres ce livre offre un moment de lecture plutôt sympathique mais sans être vraiment original. Les personnages sont plutôt sympathiques, même si l’héroïne est un peu trop capricieuse du début à la fin. Le style de l’auteur est vraiment efficace et fluide et se lit facilement, dommage que la fin soit si rapide.

 

Ma Note : 6,5/10

Notre Dame Aux Ecailles – Mélanie Fazi

notre dame aux ecaillesRésumé : Saviez-vous qu’à Venise, qui vole des soupirs encourt la vengeance de la ville ? Connaissez-vous vos plus sensuelles métamorphoses, lorsque vous êtes loup, lorsque vous devenez lionne ? Avez-vous déjà pris un fleuve pour amant ? Partez à la découverte des troubles secrets de l’âme et des lieux les plus hantés : une villa qui palpite de vies enfuies, l’océan dont certains marins ne reviennent plus tout à fait humains, ou encore ce train de nuit qu’empruntent ceux qui cherchent l’oubli… Mais attention : de ces
voyages-là, on ne rentre pas indemne.

Edition : Bragelonne

Poche : Folio SF

 

Mon Avis : Je dois dire que je suis tombé sous le charme de la plume de Mélanie Fazi depuis ma lecture de son roman Arlis Des Forains (Critique ici) et il me tardait de replonger dans son univers. Je me suis donc laissé facilement tentée par Notre Dame Aux Ecailles une fois devant mes yeux. Je dois aussi avouer que la couverture y a joué un petit rôle aussi car je la trouve très jolie, en tout cas plus belle que celle de l’édition poche. Ce livre est en fait un recueil de 12 Nouvelles.

La Cité Travestie : L’auteur nous offre ici une vision de la ville de Venise comme les touristes ne la verront jamais, une ville qui a une histoire trouble et qui va réclamer son dû à Giordiano qui lui a volé des soupirs. Une description de Venise Sombre et pourtant poétique qui nous fait voyager. Mais voilà malgré la qualité de la nouvelle je trouve que c’est la moins intéressante du recueil.

En Forme de Dragon : Cette nouvelle nous offre une plongée dans le monde artistique, sur la musique et la peur de la perte de créativité. L’idée que la musique se dévoile lentement, couche après couche, et qu’à partir de cette musique on en ressort une image, un dessin m’a beaucoup plu. L’auteur traite parfaitement bien cette nouvelle avec le regard d’enfant de Faustine.

Langage de le Peau : Nouvelle toute en sensualité et en découverte des sens, ce désir sur un coup de tête. La plume de l’auteur joue parfaitement son rôle arrivant à me faire sentir tous les parfums et ressentir les émotions que vivait l’héroïne.

Le Train de Nuit : Cette nouvelle traite de l’envie d’oublier, l’envie de se poser et dormir pour ne plus rien ressentir pendant un long moment, mais l’auteur la traite ici avec une pointe de fantastique et je dois dire que je suis tombé sous le charme de ce train de nuit, ce train ou se retrouve les gens perdu qui n’arrivent plus à se situer, à se retrouver.

Les Cinq Soirs du Lion : Cette nouvelle traite des choses sombres, qui nous dégoutes, qui sommeillent en nous et qu’on essaye de refouler. Une nouvelle touchante mais qui fait un peu froid dans le dos ou l’héroïne révèle ses pires moment de sa vie et grâce à ses souvenir va en tirer une force.

La Danse au Bord du Fleuve : Cette nouvelle traite des relations, de la routine dans un couple mais il s’agit aussi d’une nouvelle sensuelle et fragile sur la personnification d’éléments du décor, en l’occurrence ici un fleuve. Une histoire d’amour entre un fleuve et Alma qui va trouver son paroxysme. Mais l’auteur traite aussi de notre côté sombre, celui qui refuse de nous faire agir.

Villa Rosalie : J’ai bien aimé cette nouvelle, bouffée d’air frais, traitant du thème de la maison hantée mais avec originalité où on se laisse guider par l’auteur pour y découvrir ce patchwork de pièces qui ont toutes leurs identités propres. Une véritable visite poétique.

Le Noeud Cajun : Une nouvelle vraiment sombre et angoissante qui traite de la folie et de la paranoïa d’un homme qui va tomber au plus bas et va douter même de sa bien aimée. Une nouvelle qui ne laisse pas indifférente et qui fait froid dans le dos.

Notre-Dame-Aux-Ecailles : La nouvelle qui donne son titre au recueil, elle traite de la maladie avec retenue et poésie de ce mal qu’on souhaiterait se débarrasser. Mais elle traite aussi d’une certaine façon du regard des autres sur soi une fois qu’on leur dit la vérité. Une nouvelle emplie de poésie, de charme et de tact.

Mardi Gras : Cette nouvelle se situe à la Nouvelle-Orléans après le passage de l’ouragan Katrina et montre a quel point on peut oublier, ou bien ne pas voir ce qui ce qui est arrivé. On oublie vite les pires catastrophes, mais surtout on ne fait jamais le lien avec le fait que des personnes ont péri, des personnes qui avaient une vie. Une très belle nouvelle qui m’a touché.

Noces d’Ecume : Cette nouvelle traite du thème de l’océan, cet espace immense et encore indompté qui recèle de grands trésors mais aussi des êtres qu’il ne faut pas déranger. Mais elle traîte aussi de l’amour de l’océan, du sacrifice que font les personnes en couple avec quelqu’un de fasiné par cette grande étendue d’eau et surtout du combat quotidien.

Fantômes d’Epingles : Cette nouvelle m’a beaucoup plu, traitant de la mort et comment on y fait face. Comment on cherche à étouffer notre chagrin et notre peine pour ne pas y penser, ne pas se dire que finalement la mort est toujours là, près de nous. Une très jolie nouvelle à la fois magique et poétique.

 

J’ai beaucoup apprécié ma lecture de ce recueil de nouvelles, Melanie Fazi à une plume bien à elle qui arrive à nous faire rêver nous plongeant dans des ambiances captivantes, parfois angoissantes. Parfois l’auteur se laisse légèrement emporté et en fait un peu trop dans sa description, mais rien de bien dérangeant. Chaque nouvelle est originale et traite d’un sujet qui devrait en toucher plus d’un. Alors bien sur il s’agit d’un recueil, certaines nouvelles devraient toucher plus que d’autres mais dans l’ensemble ce fut, pour moi, un très bon moment de lecture. La présentation des nouvelles est bien faite, on rentre de plus en plus dans le domaine du fantastique et du mystère.

En Résumé : Voila un recueil de nouvelles vraiment originale et travaillé qui nous plonge dans un univers captivant et parfois angoissant et sombre et dont je suis ressortie de ma lecture captivé. Mélanie Fazi a une plus vraiment magnifique qui ne m’a pas laissé indifférent et qui arrive à me faire rêver et me transporter. Parfois l’auteur en fait un peu trop, mais franchement pas de quoi déranger la lecture.

 

Ma Note : 8,5/10

Les Voies de L’ombre Tome1, Prédation – Jérome Camut & Nathalie Hug

predationRésumé : Un cadavre dénudé est découvert dans une friche industrielle, la main droite déchiquetée. Un homme se tire une balle en pleine tête, dans un centre commercial bondé.
Un jeune père, dressé comme un chien, est tourmenté sans relâche au fond d’un cachot sans porte ni fenêtre. Aucune piste, aucun lien, aucun mobile…
Qui sont ces hommes ? Pourquoi ont-ils été choisis? Pour quelle mise à mort aberrante ?

Edition : Télémaque

Poche : Le Livre de Poche

 

Mon Avis : Je me suis penché sur ce livre après en avoir entendu beaucoup de bien. De plus, j’ai rencontré les auteurs lors de L’Eté du Livre à Metz et après une discussion plus que convaincante avec eux je me suis donc laissé tenter par ce premier tome des voies de l’ombre. D’ailleurs je remercie les auteurs pour la petite dédicace. Maintenant il ne me restait plus qu’à plonger dans ce thriller écrit à quatre mains, et c’est ce que j’ai fais avec plaisir.

Un cadavre est découvert nu dans une friche industrielle le bras arraché et possédant un étrange tatouage chinois sur le torse. Très vite d’autres personnes sont retrouvées mortes avec le même tatouage. L’inspecteur Baudenuit, qui enquête sur cette étrange série de meurtre, va vite se rendre compte, grâce à son instinct, qu’il est tombé dans une affaire bien plus complexe que prévu. On rentre avec ce livre dans le glauque, dans le sombre, la part la plus machiavélique de l’homme. Il s’agit d’un roman sanglant, tout en gardant une part de psychologie sur les personnages intéressante, principalement entre Kurtz et ses « esclaves ». Je dois bien avouer que c’est efficace.

L’écriture à quatre mains est une réussite je trouve, les auteurs ont crée une intrigue vraiment bien travaillée et haletante du début à la fin. Les pages se tournent avec envie devant les rebondissements ingénieux et les retournements de situations captivants. Un livre prenant qui offre même une réflexion sur la nature de l’homme et sa possibilité d’être « retravaillé » psychologiquement pour sombrer petit à petit. On a du mal à lâcher ce roman.

Concernant les personnages ils sont plutôt bien travaillés, convaincants et attachants, principalement les personnages principaux Kurtz, Baudenuit et Andreas. En effet certains personnages secondaires manquent de profondeurs mais rien de bien grave. Par contre je regrette le stéréotype concernant l’inspecteur Baudenuit qui est un policier solitaire, toujours amoureux de son ex qui l’a laissé tomber à cause de son travail et qui est devenu alcoolique. Ca gâche un peu le personnage qui est pourtant intéressant.

La plume des auteurs est vraiment efficace et maîtrisée rendant la lecture fluide et palpitante grâce aux rebondissements maîtrisés et au chapitrage court qui accentue cette sensation. De plus les auteur ont réussi a rendre leur histoire bien sombre et sordide qui est colle parfaitement à ce thriller. La conclusion devrait en surprendre plus d’un même si, petit hic, elle ouvre à la lecture du second tome. Alors bien sur le roman n’est pas exempt de défauts, j’ai eu du mal à accrocher au périple des enfants qui, à 10 ans, arrivent à faire ce qu’ils ont fait, de plus certains rebondissements m’ont paru limpides plusieurs pages avant. Enfin je trouve qu’à certains moments les auteurs se sont laissés aller à la facilité. Mais franchement pas de quoi trop gâcher la lecture de ce polar glauque, suffocant et efficace et je lirai la suite avec plaisir.

En Résumé : Voilà un thriller qui va au plus profond de l’âme humaine pour en extirper ce qui est sombre, pervers. Un roman, écrit à quatre mains, qui m’a offert un bon moment de lecture avec une intrigue maîtrisée et passionnante qui accroche le lecteur du début à la fin, des personnages vraiment efficaces et captivants et un style fluide et palpitant. Je reprocherai juste certaines facilités, le personnage du flic un peu trop stéréotypé et je dois avouer que j’ai eu du mal a accrocher au périple des enfants qui m’a paru un peu trop irréel. Mais pas de quoi bouder ce bon moment de lecture et je lirai le second tome avec plaisir.

 

Ma Note : 7,5/10

Elantris – Brandon Sanderson

elantrisRésumé : Il y a dix ans, la sublime cité d’Elantris, capitale de l’Arélon, a été frappée de malédiction. Ses portes sont désormais closes et nul ne sait ce qui se passe derrière ses murailles. Kae est devenue la première ville de l’Arélon. Quand la princesse Sarène y arrive pour épouser Raoden, l’héritier de la couronne, on lui apprend qu’il vient de mourir. Veuve d’un homme qu’elle n’a jamais vu, Sarène choisit pourtant de rester à la cour, et tente de percer le mystère d’Elantris…

Edition : Orbit (2 Tomes)

Poche : Livre de Poche

 

Mon Avis : Après avoir passer un excellent moment avec la trilogie Fils-Des-Brumes de Brandon Sanderson (Tome1, Tome2, Tome3), je cherchais à me lancer depuis un petit moment dans son premier roman Elantris. Orbit ayant décidé de couper le livre en deux tomes j’ai décidé d’attendre un peu avant de me lancer et donc, quand j’ai vu que le Livre de Poche corrigeait cette erreur et sortait le livre en un seul volume comme l’original je me suis laissé tenter. Je trouve la couverture, illustrée par Stephan Martinière, assez sympathique.

Elantris fut longtemps considéré comme la cité des dieux, une cité merveilleuse où les habitants pouvaient réaliser de grandes choses. Une fois touché par le Shaod on devenait un habitant d’Elantris. Mais voilà un jour tout a changé et le Shaod n’est plus devenu une bénédiction mais une malédiction et Elantris est tombée il y a 10 ans pour devenir une prison pour ses nouveaux maudits. Depuis la chute d’Elantris le Fjorden cherche à imposer sa vision politique et religieuse aux autres pays et seul l’Arélon et le Téod résiste encore.

L’auteur a décider de partir à contre pied des intrigues classiques de Fantasy en évitant les prophéties ou les héros dont la quête va sauver le monde. Il nous offre une intrigue politico-religieuse complexe et bien construite ou vont se débattre les différents personnages pour essayer de s’imposer et d’imposer leurs points de vues. Les rebondissements et retournements de situations sont pour la plupart vraiment bien amenés et surprenants et je dois dire qu’on ne s’ennuie pas vraiment durant ces presque 800 pages.

La narration de ce livre nous permet de suivre trois protagonistes différents et dans les différents camps offrant les différents points de vues et permet ainsi de comprendre les raisons de chacun. Mais voilà ce procédé d’alterner entre les trois personnages rend par certains moments l’histoire trop linéaire. Les personnages sont vraiment denses, développés et attachants mais je dois dire que j’ai trouvé l’histoire d’amour un peu trop du style « hollywoodien ». Le personnage le plus intéressant est, selon moi, Hraten, ce prêtre venu convertir les gens à sa religion, il est un peu le méchant de l’histoire mais on se rend vite compte qu’il est beaucoup plus complexe que cela.

L’univers mis en place est vraiment bien construit et très sympathique, surtout principalement en ce qui concerne Elantris cette ville autrefois sublime. La magie Elantrienne est vraiment intéressante et originale selon moi et les cultures et religions sont très bien développées par l’auteur pour nous offrir un monde solide et vraiment efficace.

La plume de l’auteur est vraiment efficace et simple mais surtout se permet une lecture fluide avec même quelques moments ironiques et mordants. De plus l’auteur à toujours le chic pour nous offrir une conclusion qui ne dépend pas totalement d’un combat final mais de toutes les décisions prises du début à la fin. Un livre qui se lit bien mais qui n’est quand même pas exempts de quelques défauts comme par exemple quelques petites longueurs, l’auteur s’obligeant à alterner entre ses trois personnages il y a des moments ou quelques chapitres n’apportent pas vraiment à l’histoire. De plus j’ai trouvé par moment que les dialogues étaient un peu trop simplistes. Mais rien qui n’empêche de trouver ce livre vraiment sympathique à lire, même si pas au même niveau que sa trilogie Fils-Des-Brumes. Il s’agit tout de même du tout premier roman de l’auteur.

En Résumé : Voilà un livre qui m’a offert un bon moment de lecture avec une intrigue politico-religieuse vraiment complexe et bien construite, des personnages vraiment denses et attachants et une plume toujours aussi fluide et efficace. Alors bien sur ce livre n’atteint pas le niveau de Fils-Des-Brumes principalement à cause d’une histoire d’amour trop « hollywoodienne » à mon goût, quelques petites longueurs et aussi certains dialogues un peu trop simpliste; mais il s’agit tout de même d’un livre qui offre une lecture très agréable dans un univers solide et original.

 

Ma Note : 8/10

James And The Giant Peach – Roald Dahl

james and the giant peachRésumé : An enormous escaped rhinoceros from London Zoo has eaten James’s parents. And it gets worse! James is packed off to live with his two really horrible aunts, Sponge and Spiker. Poor James is miserable, until something peculiar happens and James finds himself on the most wonderful and extraordinary journey he could ever imagine . . .

 

Edition : Puffin

 

Mon Avis : Ca y est je me suis lancé, j’ai terminé mon premier livre en anglais. Bon ce n’est qu’un petit pas car James And The Giant Peach est un petit livre pour la jeunesse mais je suis fier de moi d’avoir réussi à le terminer sans trop me servir d’un traducteur. Je me suis dans ce livre après plusieurs personne m’ayant conseillé de commencer par lire du Dahl plutôt accessible en Anglais. Je trouve la couverture sympathique et les illustrations à l’intérieur du livre de Quentin Blake sont vraiment réussies.

James a une vie heureuse, il vit avec ses parents dans une maison près de la plage et aime s’amuser avec ses amis jusqu’au jour ou ses parents se font dévorer par un rhinocéros et qu’il doit
aller vivre chez ses deux horribles tantes. Mais sa vie va basculer quand il va rencontrer un homme qui va lui fournir un sachet de graines magiques. L’histoire nous fait retomber dans les charmes de l’enfance avec ce petit conte sympathique où James après tout ses tourments va vivre la plus belle journée de sa vie. L’auteur joue habilement avec les retournements de situations et va faire travailler James pour trouver des solutions.

Alors bien sur ça reste un livre pour enfant où les personnages sont très manichéens avec les bons d’un côté et les mauvais de l’autre. Les ficelles sont par moment un peu grosse et on peut trouver les résolutions des problèmes un peu tiré par les cheveux, mais si on décide de retrouver nôtre âme d’enfant on se laissera porter par l’imagination débordante de Roald Dahl et on passera
un agréable moment avec ce livre.

Les personnages sont tous vraiment attachants, principalement James qui a beau être stéréotypé comme l’enfant ayant perdu sa famille et se retrouve à vivre avec des tantes horribles. Mais voilà au fil des pages on se rencontre que James est un petit garçon intéressant et bien construits et qu’on aime suivre ses aventures. Les insectes sont eux aussi intéressants à découvrir.

L’écriture de l’auteur est vraiment sympathique et charmante à suivre. Elle est peut être par moment trop tourné pour les enfants accentuant certaines explications mais rien de dérangeant. La
conclusion est, je trouve, sans grande surprise avec ce Happy End attendu mais elle fait le plaisir des petits et grands.

En Résumé : Voilà un livre qui devrait combler les plus petits mais aussi offrir un moment sympathique de lecture pour les plus grands qui auraient envie de relire ce conte. Alors bien sur comme il s’agit d’un livre pour enfant les personnages sont manichéens, les ficelles des rebondissements un peu grosses et la fin un peu trop Happy End. Mais si vous vous laissez porter par l’imaginaire de Roald Dahl, que vous laissez votre esprit retomber en enfance alors vous passerez un bon moment avec ce livre.

 

Ma Note : 7/10

La Saga des Ibars – Daniel Piret

la saga des ibarsRésumé : Après la « Grande Destruction » la planète Oura est partagée en deux blocs séparés par une barrière magnétique. D’un côté, les « Protégés », de l’autre, les « Isolés ». Les premiers vivent sous la coupe d’un ordinateur géant : Baal IV qui régit tout. Les autres sont des mutants victimes des radiations conséquentes de la grande destruction. Mais un peuple parmi les « Protégés » se révolte contre l’ordinateur. C’est à ce moment que débute LA SAGA DES IBARS.

Olia et Jason, répondant à de mystérieux appels, quittent la protection du Grand Dirigeant pour rejoindre les Territoires interdits que l’on dit inhabités. Mais ces derniers recèlent un secret qui met en péril l’existence même du DOMAINE…

Edition : Rivière Blanche

 

Mon Avis : Je connais la maison d’édition Rivière Blanche depuis quelques temps déjà, ne publiant que des livres de Science Fiction et de Fantastique. Et pourtant je ne possède aucun des livres de cette collection, même si certains me tentent beaucoup. Quand le blog de Skritt a lancé un partenariat avec cette maison d’édition je me suis permis de tenter ma chance et je suis content d’avoir été sélectionné. Je remercie donc Rivière Blanche et le blog de Skritt pour la découverte de ce livre. A noter que ce livre regroupe en fait deux courts romans, La Saga des Ibars et Le Domaine.

La Saga des Ibars : Les hommes de la planète Oura se reposent depuis des générations sur la technologie et plus la technologie évolue plus les humains s’affaiblissent intellectuellement. Puis la Grande Destruction apparu et Oura fut séparé en deux avec d’un côté ceux qui travaillent pour Baala IV le plus grand ordinateur conçu et les autres, hors de la barrière magnétique, des mutant irradiés. Un jour Aba va découvrir un cristal qui va lui révéler la vraie nature de Baal IV et de sa corruption mais aussi lui offrir une planète. Ils vont devenir les Ibars. Baal IV va alors tout faire pour arrêter Aba et, ne pouvant tuer lui même car il est une machine et se trouve bridé, va instiller la haine de Aba et sa religion aux autres.

L’histoire conté ici par l’auteur est vraiment efficace et repose sur des idées intéressantes bien que très souvent usité dans la littérature SF; le contrôle de la machine sur l’homme et sa façon de vivre. Comment, parcequ’un ordinateur est plus logique est intelligent que nous, on lui laisse toute latitude et on le suit aveuglement. L’auteur manie efficacement les rebondissements et retournements de situation et on ne s’ennuie jamais du début à la fin tout en élevant des questions sur l’acceptation des autres et de leurs différences, de la dépendance à la technologie et aussi l’acceptation de l’information sans jamais la remettre en cause amenant un peuple à être haï par tous.

Après l’auteur s’est librement inspiré de la Bible pour conter son histoire Aba ressemblant étrangement à Abraham à qui Dieu lui offre des terres, un autre des personnages important ressemble à Moïse qui va libérer les Ibars de l’esclavage. Soit on adhère soit on n’adhère pas, ça dépend de chacun. Personellement les ressemblances avec la Bible ne m’ont pas gênées plus que ça. Concernant les personnages, du fait qu’il s’agisse d’un court roman, ne sont pas développés autant qu’on l’aimerait mais ils sont tout de même bien construits et efficaces. Par contre j’aurai aimé que l’auteur décide de remettre un peu plus en cause « La Pierre », cette divinité, car il nous dit qu’obéir à un ordinateur peut créer des problèmes devant la froide logique de la technologie mais obéir à une pierre dont on ne sait rien ne dérange personne. J’aurai juste un petit reproche à faire concernant la fin que j’ai trouvé trop rapide et un peu abrupte.

Vous pouvez retrouver les premières pages de La Saga des Ibars ici.

Le Domaine : La planète est séparée en deux avec d’un côté Le Domaine où vivent les derniers humains sous le contrôle du Grand Gouvernant et où chacun à sa place définie et de l’autre côté les zones dévitalisés où personne ne peut y vivre. Un jour des hommes du Domaine vont commencer à faire de drôles de rêves de fleurs, de plantes et de forêts. Le Grand Gouvernant va alors décider d’éliminer ces déviants pour le bien de tous.

Vous allez me dire que ce court roman ressemble étrangement au premier et pourtant, au final, pas vraiment. Bien entendu l’auteur continue a mettre en garde contre l’indolence des gens a réfuter les informations qu’on leur impose, mais ici pas vraiment de combat homme/machine. L’auteur accentue plus son histoire sur l’action tout en levant quelques réflexions sur notre façon de vivre. Nos héros vont se retrouver menacer et vont devoir fuir jusqu’à des territoires inconnus et découvrir la vérité sur leurs origine.

On ne s’ennuie pas du début à la fin l’auteur jouant avec les mauvaises rencontres, les rebondissements et les retournements de situations pour nous tenir en haleine du début à la fin du livre. L’intrigue est efficace et offre sont lot de questionnement et je pense que la fin pourrait en surprendre plus d’un. Les personnages sont vraiment intéressants à suivre même si je trouve qu’Olia, par moment, m’a un peu tapé sur le système avec sa façon de réagir. J’ai trouvé ce roman plus nuancé que le premier dans ses propos, en effet malgré la découverte de la vérité sur le Domaine la fin n’est pas aussi « Happy End » et se trouve plus pondéré que la Saga des Ibars.

Je dois dire que j’ai passé un bon moment avec ce livre. L’auteur ne cherche pas à nous montrer une SF chargé de détails scientifiques ou techniques, non, l’auteur se base sur une SF simple pour nous offrir des romans vraiment efficaces et haletants en essayant d’ouvrir le lecteur à des problèmes de société. Alors bien sur tout n’est pas parfait comme par exemple les personnages qui
servent parfaitement l’histoire mais manquent un peu de profondeur, mais voilà ce livre se révèle être efficace et sympathique à lire.

En Résumé : Voila deux courts romans vraiment efficace et qui offrent un bon moment de lecture. La Saga des Ibars ouvre à une réflexion intéressante sur la domination de la technologie et sa froide logique. Par contre l’auteur s’inspire très fortement de la bible, à voir selon les appréhensions de chacun et j’ai trouvé la fin un peu simple et abrupte. Le domaine est plus nuancé dans ses propos et nous ouvre à la réflexion sur l’envie de pouvoir et monétaire de l’homme. Un court roman efficace et surprenant avec une fois loin de tout « happy end ». Mais voilà le fait que les histoires soit plutôt courtes les personnages manquent quand même de profondeurs.

 

Ma Note : 7/10

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