Auteur/autrice : BlackWolf Page 182 of 202

Tous Malades – Anthologie dirigée par Neil Gaiman & Stephen Jones

tous maladesRésumé : Neil Gaiman et Stephen Jones ont réuni dans cet ouvrage exceptionnel une trentaine de poèmes humoristiques et effrayants par les plus grands maîtres de l’horreur, de la fantasy et de la SF
anglo-saxonne.
Dans la plus grande tradition des comptines d’enfants, ces auteurs s’en donnent à cœur joie, et vous livrent leurs créations les plus macabres dans l’espoir de vous faire rire.

Edition : Bragelonne

 

Mon Avis : Dernièrement dès que je vois Neil Gaiman j’ai l’habitude de me pencher sur le livre en question. Là j’ai été surpris de découvrir un recueil de poèmes dirigé par Neil Gaiman et Stepehen Jones. C’est rare de voir un tel recueil de poèmes plutôt macabres et humoristiques publiés en France et après avoir feuilleté quelques pages, je me suis laissé tenter. D’ailleurs Bragelonne a sorti une belle édition de ce livre avec reliure et couverture en cuir. J’aime beaucoup la couverture de la jaquette réalisée par Boulet, et à noter que la gravure sur la couverture en cuir a été réalisée par Clive Barker, qui, comme il n’a pas fourni de poèmes a été forcé de réaliser la couverture.

Mettez les enfants au lit avant d’entamer la lecture de ces poèmes, car oui le contenu est bien un contenu pour les plus grands. Des poèmes macabres, des poèmes horribles, des poèmes glaçant, des poèmes effrayants et le tout fortement humoristique et caustique, de quoi vous faire passer de très bons moments si la poésie ne vous dérange pas. On y retrouve les poèmes des plus grands auteurs de l’imaginaire anglo-saxon avec Terry Pratchett, Alan Moore, James Herbert, Robert Bloch, et pleins d’autres, de quoi ne pas s’ennuyer pendant ces trente poèmes.

Alors bien sur tous les trente poèmes ne sont pas au même niveau, certains se détachent fortement du lot par leur humour caustique et leur côté glaçant ou lugubre tandis que d’autres sont très humoristiques et délirants, bien sur quelques uns restent très moyens n’arrivant pas à vraiment toucher le lecteur, mais dans l’ensemble la majorité des poèmes sont vraiment réussis et efficaces. Mais je pense que cet ouvrage ne plaira pas à tout le monde; donc si la poésie ne vous effraie pas et que l’humour noir et l’humour anglais ne vous dérange pas voilà un très bon livre, les autres passer votre chemin.

Je tiens d’ailleurs à souligner l’excellent travail des traducteurs, Gudule et Alain Névant avec un grand respect des rimes. De plus les illustrations à l’intérieur du livre, dessinées par Boulet, Mélake et Reno, sont vraiment jolies et efficaces et ajoute un petit plus à l’ambiance de ce livre. Maintenant je regrette que ce soit si court, 30 poèmes remplissant 130 pages d’un livre ca se lit vite et même si ça se relit avec plaisir c’est un peu court. Peut être qu’en y ajoutant les poèmes en VO l’oeuvre aurait été encore plus dense et intéressante. Autre point noir, son prix, même si l’oeuvre est de qualité et l’édition magnifique je l’ai trouvé un peu cher, ce qui devrait bloquer certains acheteurs.

En Résumé : Voilà un très bon recueil de poésie qui m’a fait passe un très bon moments de lectures avec des poèmes remplis d’humour noir et caustique mais aussi effrayant, glaçant et prenant. Alors si la poésie et ce genre d’humour ne vous dérange pas ce genre de livre est tellement rare sur le marché actuel qu’il faut en profiter. La majorité des poèmes sont vraiment agréable à lire et prenant, alternant le côté effrayant et le côté humoristique, seul deux ou trois poèmes m’ont paru moyens. Par contre point noir ce livre est très court et le prix peut rebuter certain malgré la très belle édition proposée.

 

Ma Note : 7,5/10

Cycle Sorceleur, Le Dernier Voeu – Andrzej Sapkowski

le dernier voeuRésumé : Geralt de Riv est un homme inquiétant, un mutant devenu le parfait assassin grâce à la magie et à un long entraînement. En ces temps obscurs, ogres, goules et vampires pullulent, et les magiciens sont des manipulateurs experts. Contre ces menaces, il faut un tueur à gages à la hauteur, et Geralt est plus qu’un guerrier ou un mage. C’est un sorceleur.
Au cours de ses aventures, il rencontrera une magicienne capricieuse aux charmes vénéneux, un troubadour paillard au grand cœur… et, au terme de sa quête, peut-être réalisera-t-il son dernier vœu : retrouver son humanité perdue.

Edition : Bragelonne

Poche : Milady

 

Mon Avis : Cela fait un petit moment que j’entends parler de cet auteur et de son héros Geralt de Riv, mais voilà, jusqu’à maintenant, je ne m’étais encore jamais plongé dans un de ces livres. Par conséquent quand j’ai vu le partenariat proposé par Livraddict j’ai tenté ma chance. Je remercie donc Livraddict et les éditions Milady pour la découverte de ce roman. A noter que le héros est aussi décliner dans un jeu vidéo nommé The Witcher et dont le second volet sort très prochainement. D’ailleurs passons la couverture qui n’est finalement que la reprise de la pochette du jeu qui va sortir. Par contre deux points marketing me dérangent sur ce livre, Milady met en gros « Le Roman qui a inspiré le jeu » finalement une fois le livre entamé on se rend compte qu’il s’agit d’un recueil de nouvelles, certes le personnage central est le même, mais ce n’est pas un roman. Ensuite sur le quatrième de couverture Milady annonce « David Gemmell Legend Award 2009 Meilleur Roman Fantasy »; oui l’auteur a bien gagné ce prix mais pour le roman Le Sang des Elfes et non pour ce livre. Voilà mon petit coup de gueule.

Geralt de Riv est un sorceleur, pour cela il est devenu un mutant aux cheveux blancs et aux pouvoirs impressionnants. Son travail l’amène à nettoyer ce monde des monstres et anomalies magiques qui viennent persécuter les hommes. A travers sept histoires on va découvrir des morceaux de sa vie. Je dois bien avouer que le roman ne manque pas de rythme, loin de là, du début à la fin Geralt aura fort à faire venir à bout de ses missions. Mais voilà le guerrier/sorcier qui arrive avec son épée dans le dos, qui va venir à bout du vilain mais en détruisant la moitié des choses ou en agressant une bonne partie des gens manque cruellement d’originalité. L’auteur pourtant s’amuse à reprendre les intrigues des contes et légendes pour écrire ses nouvelles mais voilà, même si il arrive à surprendre par certains rebondissements, il n’arrive jamais à rendre ses nouvelles autre que sympathique, il manque ce petit truc qui fait qu’on va se sentir vraiment happé par l’histoire.

Concernant les personnages je dois dire que j’avais un léger doute concernant Geralt, l’albinos aux cheveux blanc a quand même une grande ressemblance avec Elric. Puis au fil des pages on se rend vite compte qu’il est différent, il a son propre caractère, sa propre vision des choses et un humour des plus caustique. Le héros est vraiment intéressant, principalement par son analyse sur ce qu’il a commis ou vécu, et je dois dire que je me suis quand même attaché à lui. Par contre concernant les seconds rôles je suis mitigé, on trouve de tout, des personnages intéressants, aux personnages trop absurdes en passant par le personnage boulet qui n’écoute jamais rien.

L’univers de l’auteur est plutôt sympathique, on a l’impression de se trouver au moyen-âge, rempli de petits villages qui durant une époque avaient besoin de sorceleurs pour débarrasser les lieux
des différents monstres et démons. Mais voilà aujourd’hui la roue tourne et il y en a de moins en moins, des monstres. Concernant le bestiaire inventé par l’auteur il manque lui aussi d’originalité mais se trouve être vraiment efficace que ce soit les vampires, la strige etc…

La plume de l’auteur est efficace, simple et plaisante, créant une ambiance sombre et adulte mais par moment je trouve que l’auteur est trop familier, principalement dans les dialogues. J’ai l’impression que tous les personnages parlent avant autant de franchise et de familiarité que des personnages qui se trouveraient dans une taverne malfamée. Ça donne un certain charme au début mais à la longue cela devient ennuyant de voir que tout le monde peut être familier avec tout le monde qu’on soit noble, riche ou roi. D’ailleurs tout le monde se tutoie, ça m’a surpris. Puis arrive la conclusion, celle qui ouvre la malédiction de Geralt et qui appelle sûrement à lire les tomes du cycle du Sorceleur. Cette fin donne envie de lire ce qui va arriver au héros, mais le livre en lui même fait que je ne vais pas me presser non plus.

Une fois la dernière page tourné on regarde le livre et on se dit, oui c’était plaisant à lire, mais voilà dans la fantasy et même dans l’héroïc fantasy il y a d’autres livres plus passionnants. L’auteur a bien quelques bonnes idées et son personnage principal est pas si inintéressant que cela, mais le reste manque cruellement d’un petit plus qui aurait donné un souffle a cette histoire.

En Résumé : Un livre plaisant à lire mais qu’on oubliera vite une fois la dernière page tournée. L’histoire manque cruellement d’originalité et l’auteur n’arrive pas à injecter ce petit plus qui fait que ces nouvelles auraient été passionnantes. Mais attention tout n’est pas mauvais, l’auteur a une plume qui se lit bien et qui est efficace, son personnage principal ne manque pas de charisme et son recul sur ses actes le rend attachant et on ne s’ennuie pas vraiment au fil des pages grâce à un rythme soutenu et plein d’actions. Mais voilà au final ce roman n’a pas réussi a me bouleverser, ou à me happer plus que ça. Par contre la conclusion en sorte de mini cliffangher donne envie de lire la suite, mais ce ne sera pas dans mes priorités.

 

Ma Note : 6/10

Un Monde Sans Dieux Tome1, Un Hiver de Sang – Brian Ruckley

un-hiver-de-sangRésumé :Une trêve troublée s’est installée entre les thanes des lignées du vrai sang.À présent qu’un nouvel hiver s’annonce, les armées de la Route Noire ont repris le chemin du sud, quittant les terres où elles furent exilées, au-delà du Val des Pierres. Pour certains, la guerre n’apportera qu’une mort rapide et violente. D’autres ne connaîtront jamais le tumulte des épées qui s’entrechoquent, ni les champs jonchés de cadavres. Pour ceux-là, la guerre n’est qu’un excellent moyen de favoriser leurs ambitions. Qu’ils se hâtent, car bientôt les ténèbres qui descendent sur le monde les engloutiront, comme les autres.

Edition : Eclipse

 

Mon Avis : La première fois que j’ai vu ce livre je suis tombé rapidement sous le charme par cette couverture, illustrée par Gene Mollica, mais aussi par le quatrième de couverture qui me proposait une histoire intéressante. Mais il a fallu quelques mois pour lui trouver une place dans ma PAL. En tout cas je tiens encore une fois a féliciter les éditions Eclipse pour le travail effectué sur le livre en offrant au lecteur, comme à son habitude, un très bel objet entre les mains et un marque page détachable de la couverture. Je tenais par contre à souligner que je trouve les cartes présentent dans ce livre peu précises, ce qui est dommage.

Les Thanes du vrai sang se sont déchirés il y a des années, depuis que le Thane Gyre et sa famille ont choisi de suivre la religion de la Route Noire, cette religion rejetée par tous. Devant un tel choix les autres Thanes on envoyés leur armées et ont poussé le Thane Gyre et son peuple a s’enfuir vers le Nord. Mais aujourd’hui les membres de la Route Noire veulent récupérer leurs terres tandis que les familles du Vrai Sang s’entredéchirent pour le pouvoir.

Alors, oui, il s’agit bien de la fantasy épique, on retrouve dans cette histoire du George R.R. Martin avec son Trône de Fer ou encore du Gemmell. Rien de vraiment novateur ou original, mais pourtant  l’auteur a réussi a crée une histoire  qui est  solide, soignée et efficace et se suit avec plaisir. L’intrigue est vraiment bien maîtrisée et surtout très dense avec toutes ses familles et ses peuples, il vaut mieux rester concentrer sous peine d’être vite perdu. La quête du pouvoir passe par des trahisons, des alliances parfaitement mise en place et efficaces. Le lecteur suit avec plaisir cette histoire à l’intrigue complexe remplis de complots, de souffrances et de batailles épiques qui ne laisse pas indifférent.

On suit dans ce livre plusieurs personnages qui sont tous très bien travaillés, intrigants et possèdent une réelle épaisseur. Ils sont loin d’être simplement bons ou mauvais, chacun ayant ses propres raisons et sa propres histoire pour mener les actions, bonnes ou mauvaises, qu’ils effectuent ce qui rend ces personnages attachants et passionnants à suivre. Même les peuples, qu’on pourrait considérer comme indigènes, sont plaisants à découvrir. Par contre il est a souligner qu’il y a énormément de personnages, d’ailleurs l’auteur propose un lexique à la fin du livre pour permettre de s’y retrouver.

L’univers mis en place par l’auteur est loin d’être révolutionnaire dans la fantasy épique, et pourtant il est bien posé par l’auteur et se trouve être efficace. Tout ce qui concerne la mythologie a été travaillé et cette histoire de Dieu qui sont partis à cause des actions de certaines de leurs créations est vraiment sympathique. Chaque ethnie à sa propre culture et ses propres coutumes ce qui les rendent intéressants à suivre. La magie est à peine effleurée dans ce tome avec cette histoire de source mais on sent, après la dernière page tournée, que dans le second tome elle va prendre une grande importance.

La plume de l’auteur est agréable à lire, complexe et dense et, comme je l’ai déjà dit, il faut bien rester concentrer pour ne pas se perdre dans ces presque 600 pages. Le début est un peu complexe car il faut assimiler tout une chronologie et des nouvelles cultures, mais une fois les 50 premières pages tournés on a  envie de connaître la fin. Il maîtrise parfaitement son histoire, chaque scène, chaque complot et chaque mouvement de ses personnages ayant une grande importance. Les batailles sont vraiment passionnantes et épiques et se laissent suivre avec plaisir. Mais voilà par moment on voit les choses arriver largement à l’avance, mais pas de quoi véritablement gâcher cette lecture.

Si vous n’aimez pas les romans de fantasy où les personnages sont foisonnants et où l’intrigue est dense remplie de complots et de trahisons alors passer votre chemin. Pour les autres, qui aiment la fantasy épique ou des clans se déchirent pour le pouvoir à travers des batailles épiques alors ce livre offre une bonne lecture, solide et vraiment très agréable.

En Résumé : Voilà un livre, dans la veine du Trône de Fer, qui offre un très bon moment de lecture. Alors bien sur l’auteur ne fait pas dans l’originalité, mais pourtant il sort très bien son épingle du jeu avec son intrigue complexe et maîtrisée, une flopée de personnages avec une réelle épaisseur et surtout attachants, des batailles épiques passionnantes et une plume denses et efficace. Une fois les 50 première pages passés qui permettent d’assimiler les cultures et les clans on ne lâche plus ce livre. Seule petit reproche, certaines scènes sont trop prévisibles, mais pas de quoi gâcher la lecture.

 

Ma Note : 8/10

Orbital Tome 2, Ruptures – Sylvain Runberg & Serge Pelé

Résumé : – « Et si ce binôme se soldait par un échec ? »
– « Ces deux agents vont réussir, j’en suis persuadée. »
Et pourtant… Sur Senestam, petite lune perdue appartenant aux Jävlodes, des renégats terriens s’affrontent autour d’une mine de Trélium, un minerai puissamment explosif. Caleb, agent de l’Office Diplomatique Intermondal, a fort à faire entre les groupes rivaux, les attaques des Stilvulls (des bestioles abominablement destructrices), et sa rencontre avec le charmant docteur Kim Vandersel.
Sur la planète Upssal, Mézoké, le binôme de Caleb, doit faire face à la Colère Ronde des Jävlodes: une violente prise à parti, étonnante pour un peuple connu pour sa tranquillité. Mais en orbite autour de Senestam, la pilote Nina et l’étonnant Angus, un vaisseau métamorphe, veillent et réservent quelques surprises aux uns et aux autres…

Edition : Dupuis

 

Mon Avis : Voici donc ma chronique concernant le second tome d’Orbital, cette Bande Dessinée dont le premier volume m’avais fait passer un très bon moment (chronique ici). Comme je l’ai déjà dis dans ma chronique du premier tome, chaque mission est séparée en deux tomes, avec ce tome on découvre donc la conclusion de cette première mission pour nos deux nouveaux agents de l’ODI. Après avoir été conquis par le premier tome j’en attendais autant du second.

Caleb et Mézoké ont la terrible charge de devoir gérer un conflit entre les Jävlodes et des colons humains qui vivent sur la lune Jävlode depuis des années. Ils vont aussi devoir lutter contre une invasion d’insectes, les Stilvulls et au milieu de tout ça ils devront encore gérer les complots et les ressentiments de chacun pour éviter une guerre de grande ampleur qui pourrait rapidement dégénérée. Une chose est sûre ils vont être très occupés.

Comme pour le tome un les auteurs n’ont rien amenés de vraiment original, que ce soit l’intrigue ou l’histoire, mais voilà ils sont arrivés a rendre cette histoire captivante, intéressante et plaisante. Un peu comme s’ils avaient empruntés des ingrédients à droite et à gauche et dont le mélange nous offre une recette vraiment efficace et passionnante. Ce tome est par ailleurs très porté sur l’action, le lecteur ne s’ennuie pas du début à la fin, tournant les pages avec plaisir et envie pour découvrir le fin mot de l’histoire remplie de rebondissements efficaces.

On en apprend un peu plus sur les différents personnages, principalement des personnages secondaires qui se dévoilent au fil des pages que ce soit en bien ou en mal; tout le monde n’est pas ce qu’ils paraissent aux premiers abords. C’est cette complexité dans les personnages qui les rendent surprenants et attachants. Quand à nos deux héros finalement ils s’associent bien et sont très complémentaires.

L’univers mis en place par les auteurs est toujours aussi riche et dense et on y retrouve des problèmes de notre société actuelle transposés dans cet univers futuriste. Que ce soit les manipulations géopolitique, le racisme, les extrémistes au changement etc… On découvre aussi avec grand plaisir ces peuples extra-terrestres mais aussi toutes ces technologies futuristes, ces IA etc…

Le dessin est toujours aussi efficace et soigné que dans le tome précédent, et surtout toujours aussi détaillé rendant l’univers riche et dense pour le plus grand plaisir des yeux. L’histoire est fluide et surtout très sombre comprenant manipulation et trahisons et laisse quelques petites questions en suspens pour les tomes suivants. Mon seul petit reproche et que, finalement, boucler une mission en deux tomes m’a donné l’impression d’une conclusion légèrement trop rapide.

En Résumé : En deux tomes cette série de Science-Fiction à réussie a me convaincre de continuer à suivre les aventures de Caleb et Mézoké. L’intrigue à beau ne pas être des plus originale elle est vraiment efficace et travaillée, l’univers mis en place est toujours aussi riche et les dessins sont vraiment soignés et détaillés. Mon seul reproche une conclusion légèrement rapide de cette mission.

 

Ma Note : 8,5/10

Orbital Tome 1, Cicatrices – Sylvain Runberg & Serge Pelé

Résumé : Caleb et Mézoké forment un binôme exemplaire : c’est la première fois dans l’histoire de la galaxie que leurs peuples respectifs accèdent à cet honneur. Les Sandjarr, le peuple de Mézoké, s’étaient tenus à l’écart des instances politiques intermondiales jusqu’à ce que les guerres humano-sandjarr éclatent.
Les humains avaient été écartés jusqu’à présent des plus hautes instances. Leur binôme revêt donc une importance symbolique.
À peine sortis de leurs séances d’entraînement, les voilà embarqués pour leur première mission.

Edition : Dupuis

 

Mon Avis : Nouvelle chronique pour moi dans le monde de la Bande Dessinée. Cette fois je me suis lancé dans une BD de Science-Fiction et même de Space Opera avec des peuples foisonnants, des voyages dans l’espace etc… Je me suis laissé convaincre par ce cycle grâce aux conseils avisés de Lelf qui m’a vanté les qualités de cette série. Puis, une fois chez mon libraire, ce premier tome en main, la couverture m’a convaincue.

Dans le futur l’humanité va rejoindre la confédération regroupant plusieurs autres ethniques extra-terrestres et ainsi pouvoir faire un bon dans ses avancées technologique. Mais voilà plusieurs groupuscules humains ne vont pas apprécier cette nouveauté et des attentats vont être perpétrés. C’est donc un évènement quand Caleb devient un agent de l’ODI, Organisme Diplomatique Intermondial, et qu’il va devoir faire équipe avec Mézoké, une Sandjarr dont le peuple a failli être éradiqué par les humains. Très vite le duo reçoit sa première mission.

Je dois dire que l’histoire posée par les auteurs est vraiment efficace à défaut d’être originale. Cette série ne révolutionnera pas le genre mais pourtant, l’histoire est efficace et habilement maîtrisée entre le mélange d’actions, de rebondissements et les explications et dialogues. Chaque mission repose sur deux tomes avec une trame générale de fond qui évolue ce qui permet au lecteur de ne pas attendre indéfiniment pour connaître la fin de l’intrigue tout en laissant quelques questions en suspens pour les tomes suivants.

Les personnages sont vraiment denses et travaillés, ils vont devoir faire fi des critiques mais aussi de leurs rancoeurs respectives et s’allier pour mener à bien leur travail. Finalement nos deux héros sont complémentaires et vraiment efficaces ce  qui les rends vraiment attachants. Les personnages secondaires ne sont pas en restes et offrent aussi un large panel de protagonistes différents et complexes.

L’univers mis en place est vraiment dense et fort, que ce soit par les différents peuples présentés mais aussi d’un point de vue géopolitique. Ici la terre est une planète comme les autres. Les peuples sont tous différents que ce soit dans leurs physiques, leurs cultures, leurs religions et leurs modes de vies. Les intrigues politiques sous-jacentes sont bien amenés et traités avec efficacité et sobriété, ce qui rend la lecture des plus plaisantes.

En plus de l’univers efficace une autre des grandes forces de ce livre sont les graphismes que je trouve vraiment sublimes. Des personnages plutôt simples mais des vignettes denses et remplis de
détails que ce soit d’un point de vue spatial, architectural ou technologique. Les différentes espèces extra-terrestres sont bien trouvées et dessinées, même si finalement elles comportent toutes deux bras et deux jambes Comme des humains (en tout cas dans ce premier tome). Si j’avais un reproche à faire ce serait les premières pages de ce livre qui m’ont paru un peu trop solennel, même si elles servent efficacement la mise en place des personnages et aussi certains secrets qu’on apprend trop vite. Pas de quoi gâcher ce très bon premier tome.

En Résumé : Ce premier tome de la série Orbital devrait plaire aux fans de Science-Fiction, et plus précisément de Space Opera, comme moi. Une intrigue qui, à défaut d’être originale, est vraiment efficace et bien menée, des personnages complémentaires et attachants mais surtout une univers dense et travaillé que ce soit d’un point de vue géopolitique mais aussi au niveau des peuples et le tout porté par des dessins vraiment superbes et soignés dans les moindre détails. Seul reproche un début plutôt long qui sert à mettre en place le tout et certains mystères qui se dévoilent trop rapidement.

 

Ma Note : 8,5/10

Les Lames du Cardinal Tome3, Le Dragon des Arcanes – Pierre Pevel

le dragon des arcanesRésumé : Paris, 1633. Les dragons menacent le royaume. Surgis de la nuit des temps, ils sont décidés à restaurer leur règne absolu. Usant de sorcellerie, ils ont pris apparence humaine et créé une puissante société secrète, la Griffe noire, qui conspire dans les plus grandes cours royales d’Europe. Pour déjouer leurs complots, Richelieu dispose d’une compagnie d’aventuriers et de duellistes rivalisant de courage, d’élégance et d’astuce. Des hommes et une femme aux talents exceptionnels, prêts à braver tous les dangers et à risquer leur vie pour la Couronne : les Lames du Cardinal. Mais alors qu’ils approchent du Mont-Saint-Michel à la faveur de la nuit, ils savent que le prochain défi pourrait être le dernier. Car, outre les plans de leurs ennemis, il va leur falloir percer les secrets de l’ordre des Soeurs châtelaines qui réside en ces lieux sacrés. Cette fois le courage et la loyauté ne suffiront pas. Rapière au poing, les Lames devront se résoudre à tout sacrifier s’ils veulent sauver Paris de la destruction.

Edition : Bragelonne

 

Mon Avis : Après avoir passé un moment agréable, sans être excellent, avec le tome 1 (chronique ici) et le tome 2 (chronique ) de la trilogie des Lames du cardinal, je me suis donc lancé dans la lecture du tome 3 pour ainsi clôturer la trilogie de Pierre Pevel. La couverture, toujours illustrée par Didier Graffet et Anne Calire Payet, est jolie et surtout dans la même veine que le tome précédent.

On avait laissé nos Lames, à la fin du tome précédent, en face d’une conspiration plus sanglante que jamais. En effet malgré la mise hors course de L’Alchimiste des Ombres, une vision dévoile à l’un des membres des Lames qu’un dragon va venir enflammer le tout Paris et ainsi mener la ville à sa perte. Les lames vont donc devoir venir à but de cette conspiration, mais les choses ne vont pas être faciles et les pertes grandes. Je dois dire que ce troisième tome démarre tambour battant dès les premières pages et ne lâche jamais le rythme. Ce troisième tome est beaucoup plus nerveux, intense, plein de rebondissements et bourré d’actions que les tomes précédents, l’intrigue étant la prolongation du tome 2. On peut dire que l’auteur a le chic pour ne pas ennuyer le lecteur entre action et émotions.

Concernant les personnages ils sont fidèles à eux même vifs, travaillés et remplis de panaches, d’envie, mais ils vont devoir faire face à de lourdes pertes. Chaque personnage a le droit à son moment de gloire mais aussi son moment de détresse et de souffrance. Après j’attendais de ce tome que l’auteur nous dévoile un peu plus le passé des personnages car certains points avaient l’air d’avoir une grande importance sans jamais être dévoilé. Je dois dire que je suis légèrement déçu car beaucoup de ces informations restent sans réponses comme par exemple l’histoire de la fille du capitaine La Fargue alors qu’on entend parler d’elle depuis le premier tome.

Je dois dire que l’univers est toujours aussi intéressant, mais surtout c’est la reproduction historique effectuée par l’auteur qui est vraiment efficace et soignée. Alors bien sur je reproche toujours un peu à l’auteur de jouer le guide touristique, surtout quand il annonce que tel lieu s’appelle ainsi alors qu’avant il s’appelait comme cela, mais pas de quoi vraiment déranger la lecture. L’intégration des dragons dans le roman est efficace, sans paraître flagrant et ne dérange pas du tout le lecteur, on pourrait presque croire que les dragons ont vraiment existé dans ce Paris.

La plume de l’auteur est vraiment vive, simple et efficace mais elle est surtout très visuelle, on a vraiment l’impression de vivre les scènes décrites. Mais voilà comme dans les tomes précédents l’auteur est légèrement répétitif surtout dans les descriptions. Dans ce tome aussi j’ai remarqué quelques facilités déconcertantes, des héros qui arrivent à point nommer d’on ne sait où sans véritable explication, mais surtout j’ai trouvé le Deus Ex Machina de fin un peu trop flagrant. Mais pas de quoi bouder le plaisir pris par ce troisième tome qui est pour moi un ton au dessus des deux autres par sa nervosité et son rythme haletant et trépidant et dont on a du mal à lâcher.

En Résumé  : Voilà un troisième tome trépidant et haletant qui vient boucler cette trilogie que j’ai trouvé sympathique mais loin d’être excellente. Malgré des personnages intéressants et attachants l’auteur ne va pas assez en profondeur de leur passé et laisse certaines questions sans réponses. Le style de l’auteur est vraiment efficace, vif et visuel mais voilà certaines descriptions sont répétitives. Je reprocherai aussi certaines facilitées pour résoudre certaines situations. Un troisième tome nerveux et efficace, loin d’être parfait, mais qui se laisse lire avec un certain plaisir.

 

Ma Note : 7,5/10

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