Auteur/autrice : BlackWolf Page 184 of 202

Les Vestiges de L’automne – Robert Silverberg

les-vestiges-de-l-automne.jpg Résumé : Deux cents ans après le Nouveau Printemps, le Peuple a rebâti une civilisation sur les ruines de la Grande Planète.
Elles réservent toutefois bien des surprises aux héritiers de l’Humanité. Ainsi, une colonie oubliée de Seigneurs-de-la-Mer a survécu au Long Hiver en se réfugiant sur les rives de ce qui a été,
un jour, la Méditerranée. Et lorsque la troublante Thalarne propose à Nortekku de partir à leur rencontre, il est loin d’imaginer la détresse des derniers survivants des anciennes races.
Mais leur désespoir est peut-être l’ultime legs de leurs mystérieux ancêtres.

Edition : Actu SF

 

Mon Avis : Voici un des livres que j’ai lu durant mon Read A Thon, en effet après avoir terminé De Bons Présages ainsi que Le Volcryn je me suis laissé tenter par ce livre écrit par Robert Silverberg. L’auteur est très connu dans le monde de la Science Fiction et possède à son actif plusieurs prix dont le prix Hugo, Nebula et Locus. Les vestiges de l’automne devait être à la base un roman qui devait clôturer la trilogie entamé par A La Fin de L’Hiver et La Reine du Printemps mais dont finalement l’auteur pour différentes raisons n’en a tiré que cette longue Novella. Pas besoin d’avoir lu les autres tomes pour ce lancer dans ce livre. Je trouve l’illustration de Manchu vraiment sympathique.

La terre a été ravagée par les pluies d’étoiles de la mort et les peuples ont été obligés de se cacher dans des cocons sous terrains. Aujourd’hui les peuples ont de nouveau émergés sur la planète. On suit l’histoire de Nortekku jeune architecte qui a refusé un mariage arrangé et se retrouve à s’exiler. Il va tomber sous le charme Thalarne, archéologue, et va se retrouver embarquer dans un périple pour retrouver un des anciens peuples disparus, les Seigneurs de la Mer. L’auteur a mélangé l’histoire d’amour et la quête de nos héros pour retrouver ce peuple perdu et je dois dire qu’il s’en sort plutôt bien. On se laisse facilement passionner par cette courte histoire., même si finalement l’intrigue se trouve être linéaire.

Les personnages sont vraiment intéressants mais ont un léger manque de profondeur qui vient, selon moi, de la taille de l’histoire. Le format de la longue Novella ne permettait pas de vraiment aller en profondeur dans les personnages. Mais ça n’empêche pas de le trouver assez attachants et complexes. Le peuple des Seigneurs de la Mer est vraiment intriguant mais aussi d’une grande tristesse.

La plume de l’auteur est vraiment efficace offrant une histoire romanesque et vraiment profonde. De plus l’auteur soulève plusieurs questions vraiment intéressantes sur la véracité des faits retranscrit dans le livres d’histoire par rapport à la vérité de terrain, mais aussi sur les pillages voir l’exploitation des anciens peuples qui ont vécus sur la planète. Je reprocherai finalement juste à ce livre de laisser sur sa faim le lecteur qui aurait envie d’en savoir plus.

A noter que dans ce livre on retrouve une excellente introduction de Gérard Klein mais aussi en postface le synopsis de ce qui aurait du être le roman dont est tiré la nouvelle et qui nous montre que l’intrigue aurai été encore plus complexe et intéressante. De plus on peut retrouver ce synopsis en Anglais mais aussi en Français ce qui est, selon moi, une excellente idée.

En Résumé : Une novella qui offre un moment de lecture vraiment sympathique et qui m’a donné envie de découvrir plus en avant les autres écrits de l’auteur. Une intrigue vraiment bien construite, peut être juste un peu trop linéaire, avec des personnages attachants et captivants et une plume efficace. Mon seul gros reprocher et finalement de trouver cette novella trop courte, on sent bien que l’auteur voulait en faire plus.

 

Ma Note : 7,5/10

Le Volcryn – George R. R. Martin

le-volcryn.jpgRésumé : Les légendes parlent d’une race d’extraterrestres fabuleuse parcourant lentement l’espace, aux manettes de gigantesques vaisseaux à l’apparence de cités d’ombre…
Moi, Karoly d’Branin, je leur ai voué ma vie, et mes inlassables recherches m’ont enfin permis de les localiser. Avec mon équipe, nous avons embarqué à bord de l’Armageddon, vaisseau du commandant Royd Eris. Et dans peu de temps, les volcryns seront enfin à notre portée.
Mais en attendant, l’ambiance est de plus en plus pesante entre nous… Royd Eris refuse d’apparaître physiquement, préférant user d’hologrammes et de communicateurs muraux … Et Thale Lasamer, notre télépathe, fait état d’une menace sourde et mystérieuse…
Peu importe ! Mes volcryns sont tout proches, et je ne les laisserai pas filer !

Edition : Actu SF

 

Mon Avis : Tout le monde aujourd’hui connait George R.R. Martin pour son incroyable cycle du Trône de Fer, mais avant cela il avait écrit d’autres œuvres dont Le Volcryn publiée en 1980 et dont il a gagné le prix Locus en 1981. Ce court roman, ou longue Novella,  m’a rapidement tenté déjà par l’auteur lui même, ensuite par la couverture réalisée par Lasth qui a eue sur moi un effet intriguant et enfin le synopsis a fini de me convaincre.

Ce livre est une sorte de quête, la quête de Karoly d’Branin et son équipe pour essayer de percer à jour le mystère des Volcryn cette race extra-terrestre qui parcourent l’espace depuis la nuit des temps. Pour cela ils vont embarquer à l’intérieur de l’Armageddon, vaisseau du commandant Eris qui reste enfermé dans sa cabine évitant l’équipage. On trouve ici un excellent huit-clos dans l’espace étouffant et intriguant ou la vedette principale n’est pas les Volcryn finalement mais le commandant Eris qui refuse de se montrer en chair et en os. L’auteur joue habilement avec les nerfs des lecteurs, poussant ainsi à s’interroger sur les origines des dangers rencontrés par les protagonistes.

Les personnages sont vraiment denses et captivants mais aussi torturés et complexes, chacun ayant leurs secrets les rendant énigmatiques. Les personnages vont très vite se retrouver confronter à eux-mêmes dans l’espace et vont très vite se retrouver sous tension. La pluralité des personnages est vraiment passionnantes allant du télépathe au scientifique omnubilé et sont tous réellement passionnants et travaillés. J’ai une petite préférence pour Melantha Jhirl modèle perfectionnée dont l’évolution est vraiment intéressante et passionnante.

La plume de Martin est vraiment efficace et travaillée offrant à son récit une ambiance vraiment dense et paranoïaque et mélangeant avec brio le thriller avec cette histoire de premier contact extra-terrestre. Finalement je n’aurai qu’un seul reproche à faire c’est le manque d’originalité. L’histoire est intense et bien écrite, les personnages sont très bien travaillés psychologiquement et sont captivants mais durant la lecture il y a une légère impression de déjà-vu je dirai. Mais pas de quoi bouder cette bonne lecture d’un Space Opera en Huit-Clos.

En Résumé : Un court roman ou longue Novella qui offre un bon moment de lecture avec un récit agréable contant un voyage dans l’espace dont les protagonistes vont se retrouver confrontés à eux même dans ce huit-clos palpitant ou les personnages sont soignées et passionnants et où la plume de l’auteur est vraiment travaillée et efficace. Dommage que le livre manque d’originalité et donne une légère impression de déjà-vu.

 

Ma Note : 8/10

La Horde du Contrevent – Alain Damasio

la horde du contreventRésumé : Imaginez une Terre poncée, avec en son centre une bande de cinq mille kilomètres de large et sur ses franges un miroir de glace à peine rayable, inhabité. Imaginez qu’un vent féroce en rince la surface. Que les villages qui s’y sont accrochés, avec leurs maisons en goutte d’eau, les chars à voile qui la strient, les airpailleurs debout en plein flot, tous résistent. Imaginez qu’en Extrême-Aval ait été formé un bloc d’élite d’une vingtaine d’enfants aptes à remonter au cran, rafale en gueule, leur vie durant, le vent jusqu’à sa source, à ce jour jamais atteinte : l’Extrême-Amont. Mon nom est Sov Strochnis, scribe. Mon nom est Caracole le troubadour et Oroshi Melicerte, aéromaître. Je m’appelle aussi Golgoth, traceur de la Horde, Arval l’éclaireur et parfois même Larco lorsque je braconne l’azur à la cage volante. Ensemble, nous formons la Horde du Contrevent. Il en a existé trente-trois en huit siècles, toutes infructueuses. Je vous parle au nom de la trente-quatrième : sans doute l’ultime.

Edition : La Volte

Poche : Folio SF

 

Mon Avis : Il y a de ces livres qui ne ressemblent à rien, des livres inclassables, inattendus et qui offrent des moments de lecture dont on a du mal à s’en remettre. Il y a de ces livres qu’on n’attend pas et qui une fois en main vous font tout oublier plonger dans la lecture. J’ai décidé de consacrer ma 100ème chronique à un tel livre; La Horde du Contrevent de Alain Damasio. Je trouve la couverture de l’édition de La Volte vraiment sympathique avec tous ces mots et ces sigles qui se croisent.

Il s’agit ici de la quête, la quête d’un groupe, ou plutôt d’une horde, qui est partit de l’extrême aval du monde et va rejoindre l’extrême amont. Une lutte contre le vent qui balaye tout, mais aussi des rencontres et une découverte d’un univers, d’une culture…  Une quête qui fascine, qui intrigue le lecteur. Il ne faut pas avoir peur par les premières pages, chacun des 23 membres est identifié par un signe et donc à chaque début de paragraphe on retrouve le signe qui indique le narrateur, ce qui éclate l’histoire et qui la rend très agréable à suivre. Une fois cette particularité assimilé on ne peut que se laisser emporter par ce récit fluide, haletant et véritablement profond.

L’univers crée par l’auteur est vraiment magique, un monde d’une telle richesse, d’un tel foisonnement qu’on est émerveillé a chaque page qu’on tourne. De plus on découvre cet univers sous les prismes des différents personnages ce qui offre au lecteur des points de vues différents rendant cet univers superbe. La culture, les peuples et leurs fonctionnements sont tout aussi originaux et intéressants rien que par cette Horde qu’on envoie à intervalle régulier pour dépasser si possibles leurs ainés.

Les personnages sont réellement denses, foisonnants et surtout ces 23 personnages sont tous aussi différents l’un de l’autre et pourtant une fois dans la horde ils forment un pack des plus complets et des plus coriaces. C’est cette unité quand ils font front mais aussi les singularités de chacun qui font qu’on s’associe, qu’on s’accroche à eux avec une si grande facilité. Alors bien on ne s’identifiera pas à tous mais on ne peut pas, ne pas s’accrocher à eux à travers leur quête du bout du monde, de leurs souffrances, de leurs rages et de leurs évolutions.

La plume de Alain Damasio est véritable poésie du début à la fin, on se laisse porter par ses mots, mêmes par ses mots qu’il invente pour son univers. Il y a une sorte de beauté dans ses phrases mais aussi de force quand il décrit le vent ou les situations qu’on se laisse subjuguer. Cette quête de l’extrême amont et aussi une quête plus personnelle pour chaque protagoniste mais aussi, je pense, une quête pour chaque lecteur. Puis arrive cette conclusion tout autant sublime que tragique.

Je ne rentrerai pas dans le débat sur la classification de ce livre en fantasy ou SF ou autres pour moi ce livre dépasse les genres et offre une lecture magnifique qui, selon moi, mérite d’être découverte, savourée et appréciée. Un livre qui ne laissera pas de marbre. Je tien à ajouter à cela la très bonne Bande Originale qui est vendue avec les livres aux éditions La Volte et qui ajoute un certain plaisir à la lecture.

En Résumé : Voilà une lecture qu’il est difficile d’oublier, un livre rempli de poésie et de moment magiques à travers la quête de l’extrême amont par cette 34ème Horde. Une fois plongé dans ce livre on a du mal à le lâcher, emporter par ces personnages complexe et terriblement attachants qu’on a du mal à se séparer d’eux. Selon moi un livre à découvrir qui offrira une excellente lecture.

 

Ma Note : 9,5/10

De Bons Présages – Neil Gaiman & Terry Pratchett

de bons presages

Résumé : L’Apocalypse aura lieu samedi prochain, après le thé ! Ainsi en ont décidé, d’un commun accord, les forces du Bien et du Mal.
L’Antéchrist va fêter ses onze ans. Son éducation a été supervisée par un ange, Aziraphale, et un démon, Rampa, résidents sur Terre depuis l’époque de la première pomme. Mais voilà, suite à un coup du sort, l’enfant a été échangé à la maternité. Le vrai Antéchrist se nomme Adam et vit dans la banlieue londonienne. Et ça, ça change tout ! Une course contre la montre commence alors pour l’ange et le démon qui, finalement, se disent que la race humaine ne mérite pas son sort…

Edition : Le Diable Vauvert

Poche : J’ai Lu

 

Mon Avis : Si vous suivez attentivement ce blog vous avez du vous rendre compte que je suis en pleine lecture des livres de Neil Gaiman. Après Nobody Owens, Odd et Neverwhere cette fois je me suis penché sur De Bons Présages coécrit avec Terry Pratchett. J’attendais beaucoup de ce livre, déjà parce que Neil Gaiman ne m’a jamais déçu et ensuite par la rencontre entre ces deux grands auteurs Anglais. J’aime beaucoup la couverture du livre, je trouve la représentation des deux héros fidèle à ce que je m’attendais en lisant le livre. A noter que ce livre à été lu en grande partie pendant le Read A Thon.

L’apocalypse arrive, l’Antéchrist est sur terre et la fin du monde est proche ouvrant la porte aux forces du bien et du mal pour le grand combat final. Mais voilà le démon Rampa et l’Ange Aziraphale n’ont pas envie de cette apocalypse, ils vivent sur terre depuis des milliers d’année, font bien leur boulot et ne veulent pas retourner s’ennuyer chez eux. Une fois la première page de ce livre tourné on a du mal à le lâcher. Alors bien sur l’histoire est palpitante est sans temps mort mais ce qui fait qu’on ne lâche plus ce livre c’est l’humour féroce. De la première à la dernière page je n’ai pas arrêté de sourire voir de me marrer avec ce livre. Mais attention, ici pas d’humour lourd ou facile, non les auteurs utilisent la subtilité et les jeux de mots, et jouent avec le lecteur.

Les personnages sont vraiment attachants, hauts en couleurs et possède tous ce flegme britannique qui leur donnent un ton complètement décalé par rapport à l’écriture et l’histoire. Comment ne pas apprécier le démon Rampa qui roule en Bentley et écoute du Queen (car toute cassette qui passe 15j en voitures se transforment en Queen) ou bien l’ange Aziraphale libraire adorateur des livres et surtout des livres de prophéties ou encore de ce molosse des enfers dont son nom, qui lui est donné par l’antéchrist et va décider de toute sa destinée, va finalement s’appeler Toutou. Ces héros sont totalement désopilants, décalés et pourtant tellement attachants.

Les plumes des deux auteurs se marient parfaitement bien ensembles maniant parfaitement bien l’humour, l’ironie mais aussi l’action et les rebondissements quoique souvent loufoque. Il apparaît peut être une ou deux longueurs au cours du livre mais très vite oubliées. Les idées développées par les auteurs sont franchement désopilantes et géniales et parfaitement mises en place. Par exemple on retrouve le chevalier de l’Apocalypse Famine qui est aujourd’hui patron d’une entreprise offrant des idées de régimes voir des menus amaigrissants à tel point qu’on en perd ses signes vitaux mais aussi l’inverse ouvrant des fast food poussant à l’obésité extrême et pleins d’autres vraiment originale.

Les auteurs ont aussi évité tout débat habituel sur la religion, préférant se concentrer pleinement sur l’humour et la parodie. Alors bien sur certaine critique transparaissent sur la religion par exemple, sur la pollution de notre planète ou encore sur le culte de la minceur. Mais voilà elles se font sur le ton de la parodie et passent vraiment bien. Je trouve que le traducteur a fait un excellent boulot pour retranscrire tout ça mais, par contre, je lui reprocherai d’avoir voulu trop franciser le livre, surtout dans les marques, voir des Renault 5 ou du France Gall dans un livre Anglais ça m’a surpris. Si vous cherchez un livre qui détend et vous fera rigoler et que le flegme et l’écriture typiquement Anglaise ne vous dérange pas foncez sur ce livre.

En Résumé : Je n’avais pas autant rigolé avec un livre depuis bien longtemps. Neil Gaiman et Terry Pratchett partent de l’Apocalypse pour nous offrir un livre tordu et délirant mais d’un humour subtil et loin, très loin de cet humour lourd et facile. Les personnages sont tous désopilants et pourtant totalement attachants. Si vous cherchez un livre pour vous détendre et passer un pur moment de délire alors De Bons Présages est fait pour vous, surtout si l’humour et l’écriture Anglaise ne vous dérange pas.

 

Ma Note : 9/10

Suprématie – Laurent McAllister

suprématieRésumé : Le Capitaine Alcaino commande le Doukh, la dernière grande nef de guerre indépendante de l’Amas. Mais les mondes de l’Amas sont de plus en plus nombreux à accepter le contrôle de la Suprématie, qui impose la paix à ses mondes en contrôlant leur façon de penser. Ainsi, quand la Ville d’Art appelle à l’aide le Doukh, Alcaino accepte le contrat même s’il soupçonne que les Suprémates l’attendront de pied ferme. Il réussit à les chasser mais la riposte des
Suprémates ne se fait pas attendre… Tous les habitats spatiaux du système rebelle sont impitoyablement détruits.
Ce massacre amène Alcaino à soumettre à ses troupes un projet insensé : détruire la capitale des Suprémates au cœur de l’Amas, sur la planète la mieux protégée de l’univers humain…
Mais, pour qu’une nef de guerre isolée ait une chance de réussir, il lui faut profiter d’une boucle temporelle et utiliser des bombes thermonucléaires dont la fusion serait catalysée par la matière étrange. C’est le début d’une quête qui conduira Alcaino et son équipage jusqu’aux limites de ce qu’ils croyaient possible.

Edition : Bragelonne

 

Mon Avis : Cela faisait un petit moment que je n’avais pas lu de Science Fiction Space Opéra, le Space Op étant un sous genre de la SF à l’échelle galactique avec des voyages et des combats dans l’espace mais aussi des découvertes de nouvelles planètes. Depuis un moment j’avais envie de me lancer dans ce livre sans jamais vraiment craquer, puis récemment je me suis laissé tenter. Le pseudonyme Laurent McAllister regroupe en fait deux auteurs canadiens Yves Menard et Jean-Louis Trudel. A noter que la couverture est sympathique mais finalement très sobre.

Alcaino est le capitaine du Doukh, une nef de guerre mercenaire, dernière de sa génération et pilotée par une des dernières IA existante. Un jour la ville de l’Art va lui proposer un contrat pour les libérer des Suprémates qui viennent d’envahir leur monde. En Effet, les Suprémate contrôlent la façon de penser des gens en offrant une pensée unique. Mais voilà la Suprématie ne va pas se laisser faire. L’intrigue est plutôt classique du héros mercenaire contre un Empire mais elle est efficace, bien travaillée, complexe et se laisse suivre faiclement avec des rebondissements maîtrisés et des retournements de situations efficaces. Je reprocherai juste parfois, certaines facilités offrant des solutions un peu trop rapides à des situations qui paraissaient insurmontables.

Les personnages sont très travaillés, denses et assez attachants, même si par moment l’écriture des auteurs très scientifique les font paraîtres un peu froid, surtout lors de leurs interactions physiques. On suit nos héros avec plaisir le tout entrelacés de flash-back dévoilant le passé des personnages principaux et permettant ainsi une meilleure compréhension de la psychologie de chacun. La folie du capitaine Alcaino, qui a un faux air d’Albator, est, je trouve très bien retranscrite et efficace. Même l’Intelligence Artificielle est bien travaillé et possède un côté humain.

L’univers développé par les auteurs est vraiment intéressant et surtout un univers basé vraiment sur toutes les nouvelles technologies que ce soit le contrôle de la pensée par les implants, les IA ou encore les vaisseaux spatiaux et les virus cybernétiques. L’univers politique est intéressant et bien mis en place avec la Suprématie qui gouverne une grande partie de cet univers en imposant la paix par la pensée unique. Plusieurs réflexions sont soulevées dans ce livre comme le fait que la multiplication des points de vues engendrent obligatoirement un conflit, les Suprémates mettant donc en avant la sécurité a la liberté. Aussi la question de savoir s’il faut devenir un monstre pour contrer un pouvoir monstrueux.

La plume des auteurs est vraiment denses, scientifiques et détaillés mais aussi plutôt complexe. Il faut vraiment se plonger dans le livre car chaque phrase, chaque explication à son importance sous peine de devoir relire certains passages. Ce qui n’empêche pas l’écriture d’être efficace. Par contre je reprocherai à ce livre certaines longueurs, des scènes qui n’apportent pas grand chose, ce livre aurait mérité de perdre du poids pour le rendre encore meilleur. Un autre reproche, mais personnel, c’est le changement des unités de mesure, on ne parle plus en heures ou minutes mais qu’en secondes, kilo-secondes voir hecto-seconde; même chose pour les unités de distance ici on parle en seconde lumière. C’est assez perturbant.

En Résumé : Un bon livre de SF Space Opéra comme on n’en fait plus trop dernièrement offrant une intrigue vraiment bien travaillée et complexe, des personnages étoffés et denses le tout porté par une plume efficace, scientifique et vraiment détaillée. Je reprocherai juste certaine facilités dans le déroulement de l’intrigue mais aussi quelques longueurs dans l’histoire. De plus l’utilisation d’unités différentes de celles habituelles sont déroutantes.

 

Ma Note : 7,5/10

Smoke City Tome 1 & 2 – Benjamin Carré & Mathieu Mariolle

Résumé : Carmen, voleuse notoire, retrouve ses anciens complices pour les convaincre de monter à nouveau un coup. Détail piquant, c’est elle qui les a trahis six ans auparavant. Elle leur propose de voler une momie pour le compte d’un riche collectionneur. Pour ce faire, le commanditaire exige la reconstitution de la bande à l’identique. Mais ce qui devait être l’affaire du siècle se révèle être une arnaque à l’assurance…

 

Edition : Delcourt

 

Mon avis : Je me suis laissé convaincre par cette Bande Dessinée grâce aux conseils de mon Libraire. Cette fois il s’agit d’une BD de Polar. D’ailleurs il s’agit même d’un véritable hommage aux vieux polars et aux séries noires dans une ville ayant un faux air de Gotham de Batman. De quoi me tenter. En tout cas je dois dire que je trouve les couvertures vraiment réussies.

Le premier tome permet d’introduire les personnages, cette ancienne bande qui se reforme pour un dernier casse. L’intrigue est assez classique d’un vieux polar mais terriblement efficace. On se laisse emporter facilement par cette histoire dont le seul reproche serait finalement d’être un peu trop classique. Heureusement les auteurs arrivent à nous surprendre tout de même en laissant pas mal de questions en suspens à la fin de ce premier tome.

Je dois dire que d’un point de vue graphique cette BD est vraiment superbe et parfaitement maîtrisée offrant une ambiance vraiment sombre et enfumée. C’est ce qui accroche le plus dans cette BD, le fait que l’ambiance retranscris soit vraiment efficace et offrant un monde détaillé. D’ailleurs les dessins évoquent particulièrement le cinéma jouant avec les images comme une caméra. Je dois dire qu’on referme ce premier tome pressé de lire la suite pour trouver la réponse à nos questions et aussi pour retourner dans cet univers.

 

 

Résumé : Après des années passées à se faire oublier, une bande de malfrats se reforme pour réaliser un coup juteux : voler une momie pour le compte d’un commanditaire qui exige la reconstitution du sextuor à l’identique. Tous ont accepté le marché. Mais nul ne pouvait se douter de ce qui se cachait derrière ce pacte.

 

Edition : Delcourt

 

Mon Avis : Il suffit de tourner la première page pour retrouver l’ambiance qui nous avait accrochée dans le premier tome. L’histoire qui avait laissé de nombreuses questions en suspens s’épaissit encore un peu plus avant de nous dévoiler son incroyable conclusion. Le premier tome offrait une intrigue eut être un peu trop classique mais son développement dans le second tome va en étonner plus d’un en ajoutant une part de fantastique dans ce polar.  Plus on avance dans l’histoire, plus les rebondissement se font présents avec efficacité et les auteurs jouent avec les flash back pour dévoiler graduellement les réponses.

Graphiquement c’est toujours aussi sublime et très réaliste au détail près, longeant toujours l’histoire dans un univers sombre, enfumée digne des polars noirs et offrant des décors grandioses et des ambiances vraiment prenantes. Les émotions sont très bien retranscrites aux personnages. Une grande réussite et l’un des gros point fort de cette Bande Dessinée.  Un tome 2 qui conclut parfaitement cette histoire.

En Résumé : Un diptyque tourné polar qui offre un excellent moment de lecture a travers une intrigue peut être un peu trop classique dans le tome 1 mais qui explose dans le tome 2 jouant avec les rebondissements et les flash back. Des dessins parfaitement maîtrisées et surtout très réalistes offrants des ambiances sombres et prenantes et des décors grandioses. Pour moi une très bonne BD qui mérite le coup d’oeil.

 

Ma Note : 8,5/10

Page 184 of 202

© 2010 - 2026 Blog-o-Livre