Auteur/autrice : BlackWolf Page 187 of 202

Les Lames du Cardinal Tome1 – Pierre Pevel

les-lames-du-cardinal.jpgRésumé : Paris, an de grâce 1633. Louis XIII règne sur la France et Richelieu la gouverne. Le Cardinal, l’une des personnalités les plus puissantes et les plus menacées de son temps, doit sans cesse regarder des ennemis de la Couronne. L’espionnage, l’assassinat, la guerre, tout est bon tour parvenir à leurs fins… et même la sorcellerie, qui est l’œuvre des plus fourbes adversaires du royaume: les dragons! Ces redoutables créatures surgies de la nuit des temps ont en effet survécu et se dissimulent parmi les humains, ourdissant de sombres complots pour la reconquête du pouvoir. Déjà la cour d’Espagne est tombée entre leurs griffes…

Alors, en cette nuit de printemps, Richelieu décide de jouer sa carte maîtresse. Il reçoit en secret un bretteur exceptionnel, un officier dévoué que la trahison et le déshonneur n’ont pourtant pas épargné : le capitaine La Fargue. Car l’heure est venue de reformer l’élite secrète qu’il commandait jadis, une compagnie d’aventuriers et de combattants hors du commun, rivalisant d’élégance, de courage et d’astuce, ne redoutant nul danger: les Lames du Cardinal!

Edition : Bragelonne

 

Mon Avis : Je dois dire que je trouve un certain charme aux livres de cape et d’épée, surtout depuis ma lecture des Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas. Alors le jour ou j’ai entendu parler d’un cycle mélangeant fantasy et roman de cape et d’épée, il n’a pas fallu longtemps pour que je craque. Je trouve la couverture, ici réalisée par Julien Delval, plutôt sympathique représentant chaque personnage. Une réédition avec une nouvelle couverture réalisée par Didier Graffet a été réalisée pour garder une homogénéité avec les tomes 2 et 3. Mon tome, une première édition, va donc dépareiller dans ma bibliothèque, mais bon je chipote pour pas grand chose^^

Un complot menace la France et son trône, un complot ou se mêle l’occulte, la sorcellerie et les dragons ces êtres millénaires qui cherchent à dominer l’Europe. Le cardinal décide de reformer dans le plus grand secret son élite; Les lames du Cardinal. L’intrigue, malgré son côté classique de romans de cape et d’épée, est palpitante, assez sombre et complexe. La première moitié du roman l’auteur arrive à harmoniser l’évolution de l’intrigue et la présentation des personnages sans qu’on soit dérangé, avant de se lancer complètement dans son récit. L’auteur manie parfaitement bien les intrigues politique, traîtrises, retournements de situation et guet-apens. Une histoire vive et haletante qui nous fait tourner les pages avec plaisir.

Concernant l’univers je dois dire que je m’inquiétais un peu de la présence de Dragon dans le Paris de 1633, mais l’auteur s’en sort très bien arrivant à marier le côté fantastique avec l’histoire. La sorcellerie est complètement acceptée de tous et s’assortit bien avec le vieux Paris. L’associations fantasy et roman de cape et d’épée et bien réussie, là où j’aurai un reprocher à faire ce sont les descriptions qui par moment traînent en longueur, parfois le lecteur s’y perds entre toutes ces rues, ces ponts, ces chemins, on ne sait plus trop comment on est arriver là. On voit bien que l’auteur a fait énormément de recherche pour retranscrire le Paris de 1633, mais ces longues descriptions cassent un peu le rythme.

Les personnages sont assez bien construits et complexes malgré certains stéréotypes, mais voilà chacun d’eux ont des défauts, voir un passé trouble qui les rend attachants. Alors bien sur comme j’ai dis certains stéréotypes demeurent, ce sont tous des très grands épéistes, on retrouve le joueur invétéré ou encore le capitaine âgé, sage mais véritable force de la nature. Mais voilà on se laisse tout de même entraîner par eux, par leurs côtés sombres et leurs railleries.

L’écriture de l’auteur est simple mais vraiment efficace je trouve, on se laisse assez facilement entraîné par cette histoire palpitante. J’aurai juste deux reproches à faire, le premier et que l’auteur utilise souvent les même termes pour présente un lieu ou un objet déjà vu ou déjà présenté et le second c’est la fin qui pour moi est un peu trop rapide comme si l’auteur s’était limité en pages et devait finir son histoire rapidement.

Pour moi il s’agit d’une lecture sympathique, un bon divertissement qui ne prend pas la tête et offre des moments vraiment palpitants et intenses d’action et de complots.

En Résumé : Un premier tome qui faut un agréable divertissement mais dont on est loin du coup de coeur. L’intrigue est palpitante, remplie de retournement de situations et de combats d’épées, les personnages sont attachants et profonds malgré quelques stéréotypes persistants et le style de l’auteur est vraiment efficace. Je reprocherai juste des descriptions de lieu trop longues et fouillées et une fin un peu trop rapide à mon goût.

 

Ma Note : 7/10

Cablé + – Walter Jon Williams

cable +Résumé : Êtes-vous câblé ? Comme Cowboy, l’ancien pilote de chasse aux yeux sensibles aux infrarouges ; comme Sara toujours prête à se débarrasser de ses ennemis en utilisant le cybercobra lové dans sa gorge ; comme Reno, décédé mais toujours vivant dans l’Interface ? Si ce n’est pas le cas, comment espérez-vous survivre à la menace que représentent les orbitaux ?

 

Edition : Denoël

 

Mon Avis : J’étais dans une librairie quand je me demandais ce que je pourrait bien pouvoir lire en Science-Fiction, le sujet et tellement vaste et il y a tellement de livres à lire que je me suis tourné vers les conseils du libraire qui m’a parlé de ce livre écrit par Walter Jon Williaws. On trouve ici l’intégrale des histoires se situant dans l’univers de Cablé, soit deux romans et deux nouvelles. Je vais essayer de donner mon avis sur chaque écrit puis donner un avis plus global à la fin de ma chronique. La couverture, illustrée par Manchu, est plutôt sympathique je trouve.

Câblé : La terre a perdue la guerre et se trouve maintenant dominée par les orbitaux, des multinationales vivant dans l’espace et gravitant autour de la terre. Cowboy est pilote et fait passer des marchandises en contrebande avec son panzer. Sarah est une ex-prostituée reconvertie en tant que garde du corps cherche à gagner de l’argent par tous les moyens pour quitter une terre en pleine agonie et retrouver les orbitaux. Leur rencontre va les amener à se battre pour sauver leur vie de terribles manipulations. L’intrigue est plutôt classique mais l’auteur arrive à jouer avec le lecteur sur les rapports de force, de faux semblants et de manipulations. On se laisse entraîner facilement par cette histoire très bien maîtrisée de bout en bout et on tourne les pages avec envie.

Les personnages sont vraiment complexes et travaillés, ils se trouvent souvent confrontés à une réalité différente de leurs idéaux et doivent faire par moment certains choix contraire à leur éthique pour le bien de tous. C’est justement la profondeur de ces personnages qui fait qu’on s’accroche si bien à eux; un des points forts du livre. L’univers qui malgré son côté classique – multinationales, drogues, technologies futuristes, réseau cybernétique,…- est très bien construit et maîtrisé. Il est parfaitement plausible malgré par moment un côté vieillot peut être, mais le roman a été écrit en 1986.

L’auteur se sert aussi de son roman pour nous faire réfléchir à des questions sur les interfaces humains/machines, les améliorations cybernétiques et ce que cela entraîne sur les hommes, les dépendances aux drogues, le transfert de personnalité etc…  offrant par moment des perspectives passionnantes mais effrayantes. Un excellent roman de Science-Fiction sur une dystopie futuriste rempli d’actions et accessible à tous, l’auteur évitant les propos trop ardus, trop scientifiques.

Perspécitve érogène : Pas de lien entre cette nouvelles et Câblé mis à part le même univers. Voici une nouvelle de moins de 50 pages ou le docteur Talbot prépare son plus grand chef d’oeuvre de chirurgie esthétique sur la star du moment, Babette, sur un programme de simulation virtuelle avant de le faire approuver par la star et passer à la vraie opération. L’auteur donne ici avec une certaine ironie et un certain humour noir sur la course à la perfection, à la beauté parfaite et aussi à l’utilisation des simulations utilisés par les chirurgiens et ce que pourrait en faire le public. S’amuser à modifier ses propres stars pour son plus grand plaisir, voir pire.

Une idée intéressante et plutôt bien travaillée mais je m’y suis perdu par moment quand l’auteur utilises des termes un peu trop précis pour décrire la chirurgie, des expressions comme le tenseur
du facia lata. Heureusement que l’auteur s’en sert finalement très peu. De plus je trouve que, par rapport aux autres textes du livre, c’est le moins intéressant malgré tous ces bons côtés et sa
réflexion proposée.

Solip : Système : Il s’agit de la suite directe du roman Câblé et sert de mini transition entre Câblé et Le Souffle du Cyclone et est centrée sur le personnage de Reno, esprit digital qui s’est servi d’un programme pour entrer dans le corps d’un autre. Cette nouvelle est très bien écrite avec la dualité des esprits qui ont fusionnés, l’esprit de Reno étant incomplet, l’esprit de l’ancien hôte va combler les lacunes. Cette nouvelle est écrite avec justesse nous montrant la souffrance de Reno qui se sent différent, dans ce corps qui le répugne et il va sombrer peu à peu dans la folie tout en essayant de sauver d’une certaine façon la terre.

Le Souffle du Cyclone : Dans ce roman l’humanité à gagné les étoiles et y a trouvé une nouvelle forme de vie, les Puissances. Steward est assassiné, ayant signé une assurance un clone est donc crée mais ce clone se trouve avec un trou de 15 ans dans sa chronologie, il n’a pas vécu la guerre, ni son divorce. Il va partir à la poursuite de lui même. Là où Câblé était un roman de Cyberpunk, le souffle du cyclone est un mélange de Space Opera et de Cyberpunk, le tout parfaitement bien maîtrisée par l’auteur. L’intrigue met un peu de temps à se lancer mais, une fois les trente premières pages passées, on se laisse entraîner par cette quête identitaire de 15 années perdues à travers ce polar futuriste rempli de manipulations et rebondissements.

Les personnages sont toujours aussi profonds et attachants, le style de l’auteur est fluide et sans accroc et on se laisse captiver facilement, l’univers est cohérent malgré le fait que l’auteur ai été obligé de faire des modifications pour rattacher ce livre a l’univers de Câblé à la demande de son éditeur pour un point de vue commercial. Le roman est quand même un petit ton en-dessous de Câblé, mais cela reste un très bon roman.

 

Ce qui ressort à travers ces deux romans et deux nouvelles c’est le style fluide, efficace et accessible de l’auteur nous offrant des mondes futuristes assez classiques et parfaitement bien construits et maîtrisés mais surtout des personnages vraiment profonds et denses au travers desquels on ne peut que s’accrocher. Une très bonne intégrale pour tous ceux qui voudraient se lancer dans l’univers SF cyberpunk.

En Résumé : Voilà une intégrale qui offre une très bonne lecture pour ceux à la recherche de cyberpunk, avec des univers maîtrisés et parfaitement mis en place, des personnages vraiment profonds et humains le tout porté par une plume efficace et fluide.

 

Ma Note : 8,5/10

La Trilogie Loredan Tome3, La Forge des Epreuves – K.J. Parker

forge epreuveRésumé : Bardas Loredan est enfin un héros !
Après plusieurs années passées dans les sapes obscures aux portes d’Ap’Escatoy, Bardas triomphe des murailles réputées  infranchissables de la cité.
Et il obtient comme récompense… un poste administratif dans un coin perdu de l’Empire. dans cette forge des épreuves, il regarde les armures subir des tests jusqu’à leur destruction totale.
Passionnant !… Mais la chute d’Ap’Escatoy est une aubaine inespérée pour l’expansion de l’Empire vers les territoires des hommes des plaines.
Et Bardas est la personne que le roi Temrai craint plus que tout au monde. Apparemment, rien ne peut tenir Bardas éloigné de l’arène sanglante de la guerre, de la politique… et de la famille

Edition : Bragelonne

Poche : Folio SF

 

Mon Avis : Après avoir chroniqué le premier tome, Les couleurs de L’Acier, ici, et le second tome, Le Ventre de L’Arc, , voici ma chronique sur le troisième et dernier tome de cette trilogie écrite par K.J. Parker. Les deux premiers tomes furent pour moi une bouffée rafraîchissante dans la fantasy actuelle, portée par des personnages vraiment humains et une écriture mordante et j’espérais retrouver cela dans la conclusion de la trilogie. La couverture, réalisée par Didier Graffet, est dans la même veine que les deux premier offrant ainsi des couverture vraiment originales je trouve.

La guerre est de nouveau présente dans la vie de Baredas qui est engagé dans l’armée de l’Empire et vient d’obtenir un poste important après une grande victoire. Mais voilà qu’un vieil ennemi va apparaître, le roi Temrai qui avait fait tomber la cité de Périmadeia. La guerre est toujours aussi présente dans ce tome-ci, comme dans les deux précédents, pour notre plus grand plaisir, l’auteur continuant à nous manipuler et a distiller ces informations avec une maîtrise certaine nous entraînant dans des sombres machinations. On se laisse emporter de nouveau dans l’histoire comme pour les deux premiers tomes malgré un petit air de déjà vu finalement.

Les personnages sont toujours aussi denses, humains et attachants, on retrouve avec plaisir certains des héros du tome un et de nouveaux protagonistes apparaissent toujours aussi complexes. Les héros sont toujours emportés par les évènements mais voilà dans ce tome j’avais l’impression qu’ils étaient plus spectateurs, qu’acteurs de leurs vies. Comme s’ils étaient tous résignés à subir sans jamais se plaindre ou agir. Par moment je trouvais ça dommage.

L’univers construit par l’auteur est toujours aussi solide et intéressant où l’auteur continue à nous dévoiler des aspects très techniques sur la fabrication des armes et le fonctionnement d’une forge. La magie présente dans les deux premiers volumes appelée Principe est toujours aussi intéressante mais je trouve mal exploité dans ce tome et certaines des réponses fournies par l’auteur me paraissent légèrement décevante. Pas de quoi être vraiment dérangeant mais je trouve ça dommage.

La plume de l’auteur est toujours aussi caractéristique, travaillée et denses nous offrant toujours des moments mordants, caustiques. La conclusion est intéressante et offre un maximum de réponses en laissant certains points libres à l’imagination du lecteur. Mais voilà ce troisième tome malgré toutes les qualités annoncé tel que la noirceur, le cynisme et le coté humain des personnages est un cran en dessous des deux premiers, comme si l’auteur avait eue peur d’aller au bout de son idée première.

En Résumé : Ce troisième tome clôt plutôt bien cette trilogie qui offre un certain renouveau à la fantasy, porté par une intrigue classique de l’histoire mais bien maîtrisée et portée, des personnages toujours aussi humains et entraînés par les évènements, le tout porté par une écriture toujours aussi cynique. Mais voilà, pour ce troisième tome, la magie est mal exploitée et je trouve que ce tome est un ton en-dessous des deux premiers.

 

Ma Note : 8/10

La Trilogie Loredan Tome2, Le Ventre de L’Arc – K.J. Parker

le-ventre-de-l-arc.jpgRésumé : Une nuit de sang et de trahison a suffit pour que la fameuse Cité Triple de Perimadeia tombe aux mains des hordes barbares. L’homme qui mena les forces de défense, Bardas Loredan a fuit jusqu’à l’île de Scona. La-bas, mettant de coté la violence qui a marqué sa vie, il s’établit paisiblement comme artisan, fabricant d’arcs.
Mais Scona est aussi la maison du frère et de la sœur de Bardas, et le moins que l’on puisse dire, c’est que la famille Loredan ne partage pas des souvenirs d’enfance très joyeux. Il suffit de peu pour que Bardas soit à nouveau aux prises avec un monde aux complots impitoyables et aux rivalités sanguinaires. Mais il semblerait que ce soit un monde dans lequel Bardas excelle, et ce qu’il a appris à propos de la nature des arcs pourrait bien changer sa vie – et celle de sa famille – pour toujours.

Edition : Bragelonne

Poche : Folio SF

 

Mon Avis : Après avoir lu, apprécié et chroniqué le tome 1 de la trilogie Loredan ici, je vais maintenant parler de ce second tome. Comme j’ai dis je trouve que l’auteur, K.J. Parker apporte une vague d’originalité et de fraîcheur dans la fantasy et j’espère pouvoir retrouver cela avec ce second tome. La couverture, toujours réalisée par Didier Graffet, est dans la continuité du tome un et je la trouve toujours aussi réussie.

Périmadeia est tombée à la fin du tome un et Baredas a décidé de vivre reclus sur l’île de Scona. Mais un jour cette île va se faire attaquer et Baredas va de nouveau se faire entraîner dans une guerre; une guerre sur fond de finances et d’argent. L’intrigue paraît aussi fine que le tome un mais ce n’est pas sur l’intrigue que l’auteur joue mais sur tout ce qu’il y a autour que ce soit les connections entre les protagonistes, leurs profondeurs mais aussi le style de l’auteur. On ne s’ennuie jamais au fil des pages se laissant promener et manipuler par l’auteur avec une facilité déconcertante et un plaisir certain pour le lecteur. L’auteur fournit les informations et révélations au compte-goutte

Les personnages sont toujours aussi humains, denses et attachants et l’auteur accentue leurs relations tout en y ajoutant de nouveaux protagonistes pour notre plus grand plaisir. Les personnages sont loin d’être bons ou mauvais, ils ont leurs noirceurs et leurs éclats et sont le plus souvent entraînés par les évènements. Il est difficile de ne pas les comprendre que ce soit dans leurs choix bons ou mauvais ils sont tous d’une certaine façon justifiés. C’est la grande force du livre, ces personnages ainsi que leurs interactions.

L’univers se développe dans ce tome même si il reste assez classique dans sa description. Ici la guerre est portée par des banques et non pas par l’armée et j’ai trouvé l’idée ironique mais vraiment intéressante. La magie est énormément mise en avant dans ce tome et on en apprend énormément sur ces effets et ces conséquences mais tout en restant encore un mystère. On la découvre pas à pas avec les héros au fil de la lecture. A noter que l’auteur continue ces descriptions sur la fabrication d’armes ou l’utilisations de certains outils; soit on accroche et ça renforce l’univers du livre soit on décroche.

La plume de l’auteur est toujours aussi captivante et mordante mélange d’humour noir et de cynisme. Elle dépeint l’univers et les personnages avec une grande précision. De plus elle change régulièrement les points de vue et oblige le lecteur avec des bribes d’information à reconstituer le laps de temps qui c’est écoulé entre chaque moment où on croise le personnage. C’est aussi l’une des grades réussites du livre. Puis arrive le final qui m’a scotché t retourné sans vouloir le dévoiler je dois dire que je m’y attendais pas. Un final très sombre.

En Résumé : Un second tome qui tient toutes ces promesses, toujours aussi passionnant avec une intrigue maîtrisée distillant ces rebondissements au compte goutte et surtout un aspect humain toujours aussi soigné et captivant le tout porté par une écriture caustique et mordante. L’auteur continue de nous offrir des descriptions sur la fabrication d’armes ou l’utilisation d’objets ce qui pourrait rebuter certains lecteurs.

 

Ma Note : 9/10

La Trilogie Loredan Tome1, Les Couleurs de L’acier – K.J. Parker

les couleurs de l'acierRésumé : Perimadeia : la célèbre Triple Cité, capitale commerciale du monde connu. Derrière ses murs que l’on prétend imprenables, tout est disponible. Y compris les informations qui permettront à ses ennemis de préparer le plus grand siège de tous les temps.
L’homme qui se voit confier sa défense est Bardas Loredan, un avocat dont les plaidoiries se font à la pointe du fleuret, fatigué de son boulot et du monde en général. Car Loredan est l’un des survivants du groupe de soldats mythique qui a harcelé les tribus des plaines durant des années pour les empêcher d’attaquer la cité. Jusqu’à maintenant…
Mais Loredan a ses propres soucis. Dans une ville où les procès se jouent en duels, on se fait facilement des ennemis. Et en gagnant sa dernière affaire en date, il se retrouve sous le coup d’une malédiction… c’est pas comme s’il avait franchement besoin de ça.

Edition : Bragelonne

Poche : Folio SF

 

Mon Avis : Voilà une trilogie que je souhaite faire découvrir à travers ce blog depuis un petit moment. K.J. Parker, selon moi,  faisant parti de ces auteurs rafraîchissante qui viennent apporter un oeil nouveau et original sur la fantasy. En tout cas la couverture, réalisée par Didier Graffet, et vraiment sublime je trouve et met bien en valeur ce livre.

Baredas Loredan ancien vétéran de l’armée est aujourd’hui avocat, il est usé, fatigué mais voilà, le peuple des plaines à décidé d’attaquer Perimedia que l’on prétend imprenable, et c’est à lui qu’on remet l’organisation des défenses de la ville. De plus une jeune fille décide de lui lancer une malédiction. L’intrigue est réellement passionnante on se retrouve emporté dans cette histoire remplie de rebondissements, de trahisons et de mystères. L’auteur tient  parfaitement bien son intrigue et il est bien malaisé de savoir ce qui va arriver à l’avance. Le lecteur à l’impression de se faire manipuler par l’auteur avec un certain plaisir et on se retrouve obligé de tourner les pages avec impatience et envie.

L’univers mis en place par l’auteur est cohérent, magnifique et qui même si donne l’impression de ressembler à un monde de fantasy féodal classique comporte pas mal d’originalité. La magie par exemple, appelée Principe, qui n’en est pas vraiment une selon le patriarche qui l’enseigne mais plus une philosophie. Mais voilà le Principe est à peine connu et maîtrisée malgré des années d’études et on va se rendre compte que cette philosophie peut changer la vie des gens. De plus j’ai trouvé intéressante et originale cette idée d’avocat duelliste, réglant les affaire à coup d’épée durant la séance du tribunal. De plus les descriptions de cet univers sont vraiment attrayante.

La grande force des personnages est le fait qu’ils sont humains, ce ne sont pas des héros, ni encore moins des personnages avec un don exceptionnel ou une grande destinée. Ils sont denses, fouillés, crédibles et attachants on passe de l’un à l’autre au fil des pages avec plaisir, dévoilant ainsi l’histoire de chacun. Chacun des personnages est empli de désillusion, de doutes, de souffrances et sont fragiles mais aussi  empli de plaisir et d’espoir, un vrai régal je trouve. Il n’y a ni bons, ni méchants dans ce livre juste des hommes qui ont leurs propres idéaux et leur envie de vivre.

La plume de l’auteur est captivante, vivante et surtout empli d’humour et de cynisme qui ne laisse pas indifférent. Le livre est empli de dialogues et de réflexions caustique qui font mouche et ajoute un plaisir certain à al lecture tout en maintenant une intrigue travaillée et recherchée. Il est a noté que l’auteur est une personne très manuelle et ayant une grande connaissance sur la construction des armes et elle nous le fait partager dans les pages de son livre. Régulièrement elle prend 2-3 pages pour nous expliquer la construction d’une épée ou le fonctionnement de tel machine. Soit, comme moi, on accroche et on se trouve emporter soit on peut trouver que ces passages traînent en longueur, c’est à chacun de juger.

En Résumé : Une premier tome d’une trilogie de fantasy originale qui apporte un souffle nouveau avec une intrigue palpitante et maîtrisée, des personnages complexes, fragiles et tellement humains, le tout porte par une écriture captivante et caustique. La seule chose qui pourrait freiner la lecture sont les longues et complètes descriptions de la fabrication des armes, moi j’ai totalement accroché mais ce ne sera peut être pas le cas de tout le monde.

 

Ma Note : 8,5/10

Le Clairvoyage – Anne Fakhouri

le clairvoyageRésumé : Confiée, à la mort de ses parents, à un oncle qu’elle ne connaît pas, Clara découvre une famille excen­trique et devient la pièce maîtresse d’une bataille âpre entre le monde des fées et le monde des humains. Clara arrivera-t-elle à dépasser ses peurs pour « entrer dans l’aventure » ?

 

Edition : L’Atalante

 

Mon Avis : Depuis un petit moment ce roman jeunesse me fait de l’oeil, de plus j’ai lu pas mal d’avis vraiment positif concernant ce livre, il n’en fallait donc pas plus pour que je me laisse tenter. Il est à noter que ce roman a gagné le Prix de L’Imaginaire 2010 en tant que roman Jeunesse. Je trouve la couverture, réalisée par Sarah Debove, vraiment superbe, originale et représentant bien l’ambiance du livre. A noter qu’il s’agit du premier tome d’un diptyque dont le second tome La Brume des Jours est déjà sorti.

Clara,12 ans, a perdu ses parents et doit aller vivre chez son Oncle Antoine et sa femme. Elle va découvrir une famille excentrique et surtout se rendre compte qu’un autre monde existe, le monde des Fées et qu’une guerre existe entre le monde des fées et le monde des humains. L’intrigue paraît classique annoncé comme cela et pourtant on ne le remarque pas une fois plongé dans le livre, emporté par l’histoire où tout peut arriver où l’auteur ne nous épargne rien, nous entraînant avec une grande fluidité dans son univers imaginaire passionnant et rempli d’originalité. On est étonné voir surpris régulièrement, l’auteur nous offrant de nombreux rebondissement parfaitement amenés; on a vraiment du mal à lâcher ce livre.

Les personnages sont vraiment bien travaillés, magiques et attachants, le peuple des fées est égal à lui même ne se souciant peu des envies des hommes. Les émotions, envies, plaisirs et questionnements de chacun sont traités avec justesse par l’auteur sans jamais trop en faire ce qui fait qu’on se trouve proche des héros. Même les personnages excentriques ont ce petit plus qui fait qu’on ne peut que les apprécier malgré leurs folies. Le Peuple des fées et le contrepoint parfait, froid, distant ne se souciant peu des hommes.

Le monde crée par l’auteur est un monde féerique, magique, magnifique et terrifiant. Ce monde aurait pu être imaginé par Neil Gaiman mais il est à noté que Anne Fakhouri est française. Un univers riche, captivant empli de mystères, de manipulation et de magie où vont se mélanger beauté, plaisir, souffrance et peur. Cet univers sorti de l’imaginaire de l’auteur est terriblement prenant et attirant, offrant une impression de mystère et de magie qu’on espère voir évoluer dans le second tome. On y trouve de nombreux thèmes et mystère réappropriés parfaitement par l’auteur pour l’intégrer dans son monde.

La plume de l’auteur est dense, fantastique, emplie de poésie et surtout facilement accessible pour un roman jeunesse. De plus l’histoire est contée avec une fluidité, passion nous faisant entrer dans son monde merveilleux avec grande facilité. L’auteur nous offre aussi plusieurs questionnements que ce soit sur le thème de la mort ou de l’adolescence. Clara ayant perdue ses parents elle se retrouve dans le monde des adultes et l’utilisation du monde des fées par Anne Fakhouri permet d’extérioriser les peurs et les souffrances de la jeune Clara.

Un livre que je conseillerai plus aux adolescents et adultes qu’aux enfants pour la profondeur des thèmes utilisés par l’auteur, même si il devrait ravir toute personnages cherchant un conte empli de magie et de mystères. J’aurai juste un reprocher à lui faire c’est d’être un diptyque.

En Résumé : Un excellent livre jeunesse emplie de mystères et de magie dans un univers original et féerique avec des personnages attachants et sympathiques le tout écrit avec une plume fantastique, dense et pleine de poésie. Un livre qui mérite d’être découvert. Je reprocherai juste la séparation en deux tomes, mais ce n’est pas moi qui choisi.

 

Ma Note : 9/10

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