Auteur/autrice : BlackWolf Page 192 of 202

Le Chant de L’Oiseau de Nuit Tom1, Le Procès de la Sorcière – Robert McCammon

le proces de la sorciereRésumé : La Nouvelle-Angleterre, an de grâce 1699.
Les citoyens de Fount Royal, petit village de Caroline, croient leur ville maudite par une sorcière. Comment expliquer autrement les incendies spontanés, les récoltes gâtées et les meurtres épouvantables ? Persuadés que la trop belle Rachel Howarth, la veuve du pasteur récemment décédé, est responsable de ces maux, ils la jettent en prison en attendant son procès et son exécution.
Le juge itinérant Isaac Woodward vient bâcler l’enquête et présider un procès écrit d’avance, avec l’aide de son astucieux clerc Matthew, qui, en dépit de tout, croit à l’innocence de Rachel. Et ce qu’il va découvrir va en effet bouleverser ses croyances et sa vision du monde… Parviendra-t-il à sauver une innocente? Ou va-t-il au contraire tomber dans le piège d’une femme aux charmes trompeurs et diaboliques ?

Edition : Bragelonne

 

Mon Avis : Je dois dire que la couverture de ce livre, réalisé par FBDO, m’a interpellé. Sans être exceptionnelle je trouvais qu’elle ouvrait à une ambiance intéressante. Puis après la lecture du quatrième de couverture je me suis laissé tenter par ce livre. Il s’agit en fait d’une histoire publiée en deux volumes  et dont, je trouve après ma lecture, tend plus vers le thriller que vers le fantastique.

L’intrigue ici tourne autour de l’enquête menée par le juge itinérant Isaac Woodward et son jeune clerc Matthew Corbett qui sont appelé à Fount Royal pour mener le procès d’une jeune femme accusée de sorcellerie. Je dois dire que l’auteur est bien amenée et bien écriture se dévoilant lentement, l’auteur prenant son temps menant le lecteur vers des sous-intrigues ou des rebondissement qui font qu’on a souvent du mal a démêler les mensonges de la vérité, vacillant entre explication logique et explication fantastique, pour le plus grand plaisir du lecteur. On a du mal à lâcher ce livre haletant et on tourne page après page en espérant trouver l’indice qui nous mènera à la vérité. Mais l’auteur est doué et maîtrise parfaitement son histoire ne laissant rien transparaître facilement.

L’auteur a du énormément se documenter pour placer son roman dans le contexte historique de 1699 dans la Nouvelle-Angeleterre, dans le nouveau monde envahi de plus en plus par les Anglais pour lutter contre l’influence territoriale des Espagnols et aussi amener le commerce avec les Antilles. On sent que l’auteur a beaucoup travaillé retranscrivant avec aisance ce monde trouble le plus authentique possible que ce soit dans la religion, dans ses superstitions, l’esclavage et le racisme… Mais là ou l’auteur excelle c’est dans la retranscription de la ville de Fount Royal
étouffante, suffocante ou chacun a perdu l’espoir à cause de la sorcière et de ses maléfices. On se rapidement sent piégé dans cette ville remplie de mensonges et de secrets.

Les personnages sont attachants et parfaitement bien travaillés, denses et surtout loin de tout manichéisme chacun ayant un voir des lourds secrets cachés en lui. Chacun des personnages nous offre une galerie de portrait passionnante et tellement réelle. En effet entre mensonges et trahisons il devient vraiment difficile de démêler le vrai du faux et donc de déterminer si la sorcière en est vraiment une ou si une autre personne est coupable. Le juge et le jeune clerc forment un duo d’enquêteur franchement intéressant et complémentaire.

La plume de l’auteur est parfaitement maîtrisée de bout en bout, dynamique, affûté contrôlant magnifiquement les rouages de son intrigue pour le plaisir du lecteur. Ses retranscriptions sont vivantes et réalistes le tout avec une pointe d’humour. C’est cette plume qui fait qu’on ne ressent pas le poids de l’univers extrêmement documenté, en effet on ne ressent que très peu de longueurs, sauf peut être par moment dans les descriptions ou l’auteur s’attarde par moment un peu trop, pas de quoi être dérangeant. En effet une fois le livre entamé il est dur de le lâcher. Ce qui est le plus dérangeant c’est qu’une fois le premier tome fini on a envie de se jeter directement sur le second.

En Résumé : Un excellent thriller pointé de fantastique et de superstitions placés dans une époque historique de conquête du territoire parfaitement documentée avec des personnages captivants, attachant et intéressants mais surtout un intrigue captivante et tellement sombre qu’il en est difficile de démêler le vrai du faux et de trouver un coupable. Un premier tome que je vous conseille de lire.

 

Ma Note : 9/10

L’Etrange Vie de Nobody Owens – Neil Gaiman

etrange vie de nobody owens Résumé : Un bébé échappe par miracle à un mystérieux assassin qui vient de tuer sa famille. Le nouveau-né trouve refuge dans le cimetière voisin. Adopté par un couple de fantômes– M et Mme Owens–, ami de Lise, une ex-sorcière excentrique autrefois brûlée vive, et protégé par un vampire mystérieux et fascinant– Silas–, le jeune Nobody Owens grandit heureux, entouré d’amour par une bien drôle de famille. Mais vivre parmi les morts peut se révéler aussi dangereux que d’affronter le monde des vivants. Car le meurtrier des parents de Nobody le traque toujours, plus que jamais décidé à accomplir sa mission : tuer Nobody…

Edition : Albin Michel (Wiz)

 

Mon Avis : Pendant longtemps j’ai voulu lire du Neil Gaiman sans jamais vraiment me lancer. Après avoir réparé cette erreur en lisant Odd et les Géants de Glace je me suis donc lancé dans la lecture de L’Etrange Vie de Nobody Owens et je dois dire que je n’ai pas été déçu. Déjà je trouver la couverture agréable, sobre et fidèle à l’ambiance du livre, de plus les illustration à l’intérieur, réalisées par Dave McKean, sont superbes.

Ici pas vraiment d’intrigue, même si on suit en fil rouge concernant le fait que l’assassin de la famille de Nobody soit toujours à sa recherche, on s’intéresse principalement à sa jeunesse. Le découpage du livre est original chaque chapitre représentant une tranche de la vie du petit Nobody jusqu’à ce qu’il atteigne la vie adulte, le tout dans un monde qui a un petit air de Burtonien que ce soit par son petit air gothique ou par la représentation qui est fait du cimetière. Et je dois dire que ça marche vraiment bien on se laisse happé par ce monde magique, mystérieux et sombre; un monde tellement attendrissant que nous aussi on aurait aimé avoir été élevé dans un cimetière.

L’auteur traite l’enfance de Nobody avec brio dans ce récit initiatique donc tous les personnages, pittoresques au possible, sont parfaitement construits attendrissants ou effrayants mais surtout ils sont tous loin de tout manichéisme qu’on peut parfois retrouver dans certains livres jeunesses. Il est vraiment difficile de ne pas s’attacher à eux je dois dire.

Les aventures de Nobody sont toutes plus trépidantes et profondes les unes que les autres malgré le fait que quelque fois on devine à l’avance ce qui va se passer, mais voilà l’auteur s’en sort à merveille et surtout nous réserve tellement de rebondissement imprévus qu’on oublie vite ces petites facilités. L’humour présent dans le livre est léger, offrant un contre poids intéressant au côté plus sombre et plus amer de la vie de Nobody. Dommage que le livre soit plutôt court limitant assez le développement de l’histoire.

Concernant l’écriture de Neil Gaiman je dois dire qu’elle est vraiment superbe, dense pour un roman jeunesse et très onirique insufflant un souffle charmant à ses personnages.. On se laisse emporter par les mots de l’auteur savourant cette histoire, ou plutôt devrais-je dire ce conte initiatique, sans jamais s’ennuyer. On a d’ailleurs du mal à reposer ce livre avant d’en connaître la fin. Seul petit reproche, mais il concerne l’éditeur, c’est d’avoir changé le titre original The Graveyard Book rendant hommage à The Jungle Book, livre qui a inspiré Neil Gaiman.

En Résumé : Venez partager une tranche de vie du petit Nobody Owens, laissez vous emporter par ce livre magique dans cet univers sombre et gothique et laissez vous charmer par ces personnages oniriques, profonds, attachants, et tendres qui grâce à l’écriture soignée et captivante de l’auteur vous feront rêver jusqu’à la fermeture de ce livre.

 

Ma Note : 9/10

Les Cavaliers Dragon tome1, Miséricorde – Jaida Jones & Danielle Bennett

misericordeRésumé : Grâce à l’escadrille Draco, le Vosltov est sur le point de remporter la guerre séculaire qu’il mène contre le Ke-Han voisin. Les vauriens indisciplinés qui pilotent les dragons mécaniques fonctionnant à la magie sont l’arme absolue du Volstov. Mais l’un d’entre eux se retrouve au centre d’un scandale susceptible de faire changer la victoire de camp. Pour neutraliser cette menace et sauver le royaume, quatre héros fort différents doivent s’unir : un magicien en exil, un naïf provincial, un jeune étudiant, et l’imprévisible pilote virtuose qui chevauche le plus redoutable dragon de la cité : Miséricorde. Mais à la veille de la grande bataille, ces quatre braves feront face à un péril susceptible de faire hésiter les plus formidables guerriers, faiblir les plus puissants magiciens, et associer dans une même quête quatre personnages si disparates.

Edition: Eclipse

 

Mon Avis : Je dois dire que j’ai longtemps été intrigué par ce roman dont je trouve la couverture, réalisée par Kekai Kotaki et dont on peut retrouver le making of ici, tout simplement sublime. En plus je dois dire que le principe de dragon métallique me tentait bien, donc quand Livraddcit a proposé un partenariat pour ce livre je me suis donc proposé et c’est avec plaisir que j’ai été sélectionné. Je tiens donc à remercier en premier lieu Livraddict et les éditions Eclipse pour me faire partager ce roman. Je tenais aussi à mettre en avant l’inutilité de la carte, je suis pas un adepte des cartes mais quand il y en à une autant s’en servir, mais ici la carte est tellement peu précise qu’elle ne sert pas.

Je dois dire que j’ai été un peu surpris par ce livre, après la lecture du résumé je m’attendais à de la fantasy très porté sur l’action et sur la guerre avec des dragons métalliques dans la mêlée, et pourtant le roman est beaucoup plus complexe qu’on ne pourrait le croire. En effet l’histoire est bien plus qu’une guerre entre deux peuples, les auteurs se basant sur quatre personnages différents petmet d’offrir un panel de point de vue intéressant et surtout une plongée dans des personnages complexes.

Mais voilà malgré tout ça je dois dire que l’intrigue en elle-même est lente à se mettre en place, en effet on commence a réellement parler de la conspiration qu’après plus de 200 pages, les pages précédentes servant principalement à mettre les bases des relations entre les différents protagonistes. De plus l’intrigue, même si elle est plus complexe que ce à quoi je m’attendais, reste tout de même très classique d’un point de vue Fantasy et à du mal a réellement s’élever sans être mauvaise.

Seules thématiques originales ces fameux dragons métalliques ainsi que l’homosexualité masculine qui apportent une certaine fraicheur à l’histoire, même si on aurait aimé voir encore plus ces dragons. Autre petits reproches une grande partie de l’action finale ne concernant pas les protagonistes, ou des fois par choix des auteurs, une partie des faits d’armes de la guerre se trouve hors-champ, comme si elles voulaient se consacrer pleinement aux relations des personnages en mettant un peu l’intrigue de côté.

Les personnages, justement, sont la grande force de ce livre, parfaitement travaillés et mis en places et d’une grande complexité je dois dire qu’il y a facilité à s’attacher à eux et à les comprendre. Je regrette, par contre, le peu de point de vue féminin (un comble quand on sait que les deux auteurs sont des femmes ^^) qui aurait pu contrebalancer le point de vue fortement machiste du héros Rook, mais aussi certaines réactions plus que caricaturales et surtout parfois répétitives.

Concernant la plume des auteurs je dois dire que c’est joliment écrit avec une certaine prétention dans la narration rendant la lecture fluide et intéressante et surtout on ressent l’enthousiasme et l’intelligence que les auteurs ont voulu nous faire partager. L’univers mis en place ainsi que sa mythologie est intéressante, complexe et dense mais voilà le fait que le roman soit éclaté entre quatre protagonistes à la première personne fait qu’on n’en voit que des brides ce qui frustre un peu le lecteur surtout qu’il y a de quoi faire que ce soit sur la géographie, la magie ou encore l’architecture. Je ne comprends pas pourquoi les auteurs n’ont pas utilisés leurs héros pour décrire un peu ce qu’ils aperçoivent.

Je dois dire qu’au final j’ai trouvé la lecture sympathique même si on est loin des grands livres de Fantasy, mais voilà l’écriture rempli d’enthousiasme et surtout le potentiel important qui, selon moi, apparaît à la lecture me donnent envie de lire le second tome. De plus il faut savoir que ce livre est le premier roman de deux jeunes auteurs d’une vingtaine d’années à peine.

En Résumé : Un livre sympathique avec des personnages intéressants, denses, une écriture qu’on sent enthousiaste et dynamique et surtout intelligente. Alors bien sur le livre est loin d’être parfait, des défauts y apparaissent mais l’univers est tellement riche et ambitieux que je pense que ce roman mérite une chance. Je lirai donc le second tome avec plaisir.

 

Ma Note : 7/10

Primal – Robin Baker

PrimalRésumé : Un groupe d’étudiants nus et hagards est retrouvé un an après avoir disparu lors d’une expédition scientifique dans le Pacifique. Toutes les femmes, sauf une, sont tombées enceintes, et trois hommes sont présumés morts.

Chargé de raconter leur histoire mais peu convaincu par la version officielle, Robin Baker va découvrir comment des individus, confrontés à la vie primitive et sans compte à rendre, ont reconstitué une microsociété régie par le pur instinct de survie.

Edition : JC Lattès

 

Mon Avis : Lors de l’opération masse critique de Babelio j’ai été intrigué par le synopsis de ce livre me rappelant légèrement Sa Majesté des Mouches. J’ai donc décidé de participer et j’ai été sélectionné; je remercie donc Babelio et les éditions JC Lattès pour ce partenariat plus qu’intéressant. Je dois dire que je trouve la couverture sympathique et bien en accord avec le livre mais je dois avouer avoir une préférence pour la couverture originale visible ici; je pense, et cela n’engage que moi, que la nudité de la couverture servira surtout à accrocher l’oeil du client.

Je dois dire qu’on n’est pas vraiment dans Sa Majesté des Mouches ou dans Lost, même si le livre reprend quelques points et quelques idées il est assez original et différend pour éviter toutes comparaisons. Avant de commencer à donner mon avis ou à faire toute critique je me permets de faire une citation du livre qui me parait définir au mieux le livre:

« Si vous voulez voir ce que valent les être humains, rendez-les à l’état sauvage. Forcez les à vivre nus parmi les singes. Ce que vous verrez ne vous plaira pas, mais peut-être comprendrez-vous alors que la société moderne n’est qu’une façon de nous dissimuler à nous-même notre véritable nature. Vous verrez à quel point il s’agit d’une construction fragile. »

Il faut savoir que l’auteur est aussi et surtout Docteur dans le domaine de la biologie sexuelle et de l’évolution, un jour il a décidé de vulgariser ses travaux pour le public et de mettre ses hypothèses dans ce roman. La première partie est l’histoire contée par une des rescapée, elle raconte les premières semaines de l’expédition jusqu’à ce qu’ils perdent tout que ce soit les vêtements, leur bateau, les moyens de communications et même leur chef de groupe Raul. La seconde partie nous montre l’enquête menée par Robin pour essayer de démêler la vérité.

Si jamais vous vous retrouviez coincé dans une île pendant une année entière sans aucun espoir de revoir un jour la civilisation, jusqu’à quel point vous transformeriez vous? L’auteur essaye de répondre à cette question à travers ses hypothèses et ses théories et je dois dire qu’il réussit bien son effet. Principalement par des moments assez chocs de violences, de haine voir de violence sexuelle mais il ne cherche nullement à entrer dans la surenchère de violence, non, l’auteur cherche juste à nous faire réfléchir à la question et à nous poser des questions sur la part de nos instincts et notre animalité.

L’intrigue sert donc de fil conducteur à l’auteur et lui permet de mettre en avant chronologiquement le long périple et surtout comment ils ont tous sombrés dans une sorte de folie sans aucune règle pour les encadrer ni aucune autorité. Ils sont revenus des bêtes. Je dois dire que j’ai lu rapidement ce livre tournant les pages avec envie de connaître la suite ainsi que le dénouement de cet histoire. On ne s’ennuie pas, l’auteur ménage bien ses effets nous amenant des retournements de situations aux bons moments pour nous tenir en haleine.

Les personnages sont vraiment un des points forts de l’histoire vu qu’on se consacre énormément à eux ils sont très travaillés, denses et profonds. Chacun d’entre eux représentant un pan de notre
société et qui pourtant va s’effondrer sur cette île ou l’anarchie et la survie règne. Chacun réagi à sa façon, certains étant moins affectés par la folie qui touche le groupe tandis que d’autres y sombrent complètement sachant qu’aucun secours ne viendra les sauver.

L’écriture de l’auteur est fluide, simple et efficace on ne s’ennuie pas au fil des pages. Pour un professeur je dois dire qu’il a réussi à vulgariser son propos sans nous noyer sous des propos
techniques. Je ferai juste quelques petits reproches concernant d’abord le fait que, par moment, il se répète, surtout quand il nous parle de son amour pour l’une des rescapées. Ensuite une ou deux fois j’ai trouvé que son personnage n’était pas très perspicace ne comprenant pas ce qui parait, par moment, une évidence pour le lecteur. Enfin je parlerai aussi de la conclusion, l’auteur après avoir mis en avant durant tout son livre ses thèses et ses théories retourne dans le roman pur pour écrire sa fin et je trouve qu’elle manque de piquant et part même un peu dans l’invraisemblable.

Malgré tout je dois dire que j’ai passé une très bon moment avec ce livre/enquête nous amenant à nous poser des questions sur ce que nous sommes et le vernis que nous montrons aux autres. Par
moment on a même l’impression que cette histoire n’est pas fictive. Perdu dans une île sans espoir tout est différent et la grande question est : Serions-nous meilleurs ou pire si jamais cela devait nous arriver?

En Résumé : Un très bon livre qui par moment fait froid dans le dos et qui nous pousse à réfléchir. Ce livre n’est pas à mettre entre toutes les mains à cause de certaines scènes chocs, mais une fois ouvert on a du mal à le lâcher, dommage que la fin soit, pour moi, un peu trop invraisemblable. Lisez le et faites vous votre avis, seriez vous différend?

 

Ma Note : 8/10

 

 

 

Critiques et infos sur Babelio.com

 

 

 

 

Le Langage des Pierres Tome1, Le Dit du Sang – Pamela Freeman

le dit du sangRésumé : Voilà mille ans, le peuple d’Acton conquit dans le sang les Onze Domaines, dont il tua ou chassa les habitants légitimes. Ceux qui ne périrent pas survécurent péniblement sur les routes, livrés à la faim, au froid et à la haine des occupants. On appela ces infortunés les Voyageurs.

Aujourd’hui, les Domaines sont gouvernés d’une main de fer par les Seigneurs de Guerre d’Acton. Certaines choses échappent cependant à leur contrôle et menacent leur autorité : les esprits, la magie des éléments, des forces qui dépassent l’entendement… et parfois des êtres humains, lointains descendants des Voyageurs. Comme Ronce, cette jeune fille qui doit fuir les siens pour un crime qu’elle n’a pas commis ; comme Frêne, un apprenti garde du corps contraint de tuer pour le compte d’un employeur tyrannique ; comme Epervier, le noir enchanteur qui a juré vengeance pour son peuple.

Jamais les pierres n’auraient pu prédire qu’un lien puissant unirait un jour leurs trois destins. Un lien de sang venu du fond des âges…

Edition : Pygmalion Fantasy

Poche : J’ai Lu

 

Mon Avis : Je dois dire que j’ai longtemps refusé d’acheter des livres sortant de chez Pygmalion, surtout principalement après le massacre par découpage de l’assassin royal ou les deux cycles de six tomes en VO se sont retrouvés en treize tomes grâce à Pygmalion. Ou comment se faire de l’argent facile. Mais voilà la maison d’édition à l’air de faire son mea culpa en proposant de nouveaux auteurs et je dois dire que ce livre me tentait bien. Après vérification pas de découpage en vue, je me suis donc laissé tenter. Je dois dire que je trouve la couverture sympathique et qui reflète plutôt bien une des héroïne du livre.

On suit ici le destin de trois protagonistes, Ronce tout d’abord jeune fille sauvage qui vit dans un petit village, un jour elle doit fuir les siens car, pour se sauver elle même, elle a été obligé de tuer un des sbires du seigneur locale. Frêne en apprentissage pour devenir protecteur mais qui a du mal à tuer et ensuite Epervier, enchanteur qui cherche à se venger d’une tragédie. Ses trois protagonistes sont des traits des Voyageurs, peuple haï et conquis par Acton il y a des siècles. Et si ces trois destins étaient liés.

L’auteur reprend ici un sujet et une intrigue assez classique dans la fantasy, celui des Voyageurs, des vagabonds, peuple conquis et rejeté qui n’a eu d’autres choix que de parcourir les routes, mais voilà l’auteur s’en sort brillamment tout en posant son histoire sur l’Homme, son quotidien, ses souffrances et ses émotions. Car une des particularités et une des grandes forces du livre est le système de narration de ce livre, l’auteur offrant la parole aux personnages secondaires, intercalant entre chaques chapitre centrés sur un des héros des petit chapitres de quelques pages
intitulés « Le dit de …. » développant un des personnages secondaire qu’on aperçu. Des témoignages passionnants emplis souvent de tristesse et de souffrance de ce peuple haï des autres.

Justement les personnages que ce soit les personnages principaux ou secondaire ils paraissent tout terriblement humain et réel et surtout terriblement attachant, même si Ronce mer paraît un peu
en dessous des deux autres principalement a cause de l’envie de l’auteur de nous faire partager ce que je pense être une passion et un amour pour les chevaux. Pas que ce soit grandement dérangeant, juste que par moment on s’accroche plus a la bête qu’à Ronce elle même qui passe un peu au second plan.

L’écriture de l’auteur est efficace, simple est agréable à lire prônant un récit calme limite intimiste avec les personnages, ici peu d’action ou de combats. Mais une des choses intéressante de ce livre est l’univers et principalement dans sa culture et son mysticisme que ces soit les divinatrices qui lisent l’avenir dans les pierres ou les dieux qui accompagnent nos héros, ou encore cette idée de faire revenir les morts sous forme de fantôme trois jours après leurs morts. Toutes ces idées m’ont paru très originales et sortent vraiment du lot. Puis le rythme s’accélère doucement dans les dernière pages jusqu’à la rencontre de nos héros, en attendant la suite qu’on espère haletante.

En résumé : Un premier roman introductif qui malgré une intrigue, somme toute classique, développe un univers et un mysticisme original et bien trouvé, des personnages intéressants et attachants et surtout un système de narration passionnant permettant de découvrir un peu mieux les personnages secondaires, leurs histoires et ce qui les a être tels qu’ils sont. Un joli premier tome qui appelle à lire le second.

 

Ma Note : 8,5/10

Le Don, L’Ultime Héritage – Patrick O’Leary

le-don.jpgRésumé : Dans un monde où l’art de raconter a presque remplacé celui de la magie, un Conteur monte à bord d’un bateau et, comme il est de coutume, doit payer son voyage par son art. Il s’y applique donc, cependant que des monstres rôdent dans la mer…
… et va narrer à l’équipage deux tragiques histoires, qui peut-être n’en forment qu’une.

Celle d’un jeune souverain nommé Simon, tombé dans la mélancolie après être devenu sourd, et celle de Tim, un fils de bûcheron qui a perdu toute sa famille. Tous deux vont mener la même quête, retrouver et détruire le Portier de la Nuit, le vil sorcier à la source de leurs malheurs respectifs qui, bien des années auparavant, a libéré sur cette terre un antique mal. Une affection terrible ne touchant que les femmes, que Tim et Simon devront circonscrire pour défaire les plans abjects de leur ennemi commun.

Edition : Mnémos

 

Mon Avis : Premières chose qui m’a fais me pencher sur ce livre c’est la magnifique illustration de couverture réalisée par Alain Brion.Je dois dire que je la trouve sublime et le quatrième de couverture faisant la part belle aux conteurs et leurs histoires ont fini de me séduire. J’apprécie toujours de lire des livres de fantasy dans la tradition des contes. Il est a noté que ce texte à été publié dans sa version originale en 1998 et nommé au World Fantasy Award de cette même année.

On suit ici l’histoire d’un conteur qui voyage sur un bateau et pour payer sa traversée doit conter des histoires. Mais cette nuit là est bien différente, une femme morte a été retrouvée dans les filets de pêche du bateau et des monstres rodent autour du bateau. Le conteur décide donc de conter deux histoire aux matelots celle du roi Simon devenu sourd et qui va devenir fou et celle de Tim, fils de bûcheron, qui a perdu toute sa famille.

Je dois dire que je me suis laissé emporter par le conte tissé par Patrick O’Leary imbriquant l’histoire dans l’histoire, dans l’histoire tel des poupées russes s’emboîtant les unes dans les autres plus on évolue dans notre lecture. Alors bien sur qui dit histoires multiples, dit concentration accrue. Il ne vaut mieux pas lire ce livre de façon distraite sous peine d’en perdre légèrement le fil, l’auteur passant facilement de l’un des histoire à l’autre à chaque chapitre mais aussi entre les chapitres.

La force de ce roman est le style de l’auteur qui est de toute beauté, maîtrisant parfaitement les ficelles du conte alternant phases d’actions, phase de conte, de conte dans le conte et de temps mort pour notre plus grand plaisir et sans jamais nous ennuyer ou nous perdre au passage. L’univers crée par l’auteur est pourtant d’un classique et d’une simplicité flagrante mais pourtant on se laisse emporter avec une facilité déconcertante sous la plume de l’auteur. Il est parfaitement maîtrisé, magique et rempli de petites histoires et de légendes qu’on découvre au fil des pages et surtout il parait tellement vrai.

Les personnages imaginés par l’auteur sont d’une grande richesse et d’une grande profondeur remplie de poésie et de mystères nous narrant un conte ravissant tout en rendant hommage aux contes en général. On s’attache rapidement à eux et pourtant l’auteur ne se complait pas dans des descriptions fleuves, mais voilà on sent que chaque phrases à son importance et dévoile un peu du mystère qui nous est raconté et on se laisse entraîner. De plus ce conte initiatique de nos héros se finit dans une conclusion vraiment haletante et passionnante.

Mais voilà j’aurai quelques petits reproches à faire, l’auteur utilise le conte initiatique pour lancer son histoire sans jamais le dépasser, il reste assez classique dans son déroulement. De plus je trouve que les éditions Mnemos ont un peu fait le travail trop vite, deux ou trois passages m’ont paru mal traduits, j’ai détecté quelques coquilles apparentes et parfois la mise en page m’a paru curieux.

En Résumé : Un conte plus qu’un récit empli de poésie et de magie offrant un hommage à tous les contes nous fait vibrer et rêver grâce à des personnages passionnants, riches en émotions et attachants et malgré une intrigue peut être un peu trop classique par moment. Dommage que le travail fait par les éditions Mnémos ne soit pas parfait. A réserver à tous les fans de contes classiques et à ceux qui voudraient les découvrir.

 

Ma Note : 8/10

Page 192 of 202

© 2010 - 2026 Blog-o-Livre