Auteur/autrice : BlackWolf Page 197 of 202

Zombie Story Tome 2, Zombie Nation – David Wellington

zombie-nation.jpgRésumé : Un jour les morts se sont relevés… Une vague de terreur et de cannibalisme se répand aux États-Unis. Bannerman Clark, capitaine de la Garde nationale, est chargé d’une mission capitale : découvrir l’origine de ce désastre et l’empêcher de gagner Los Angeles. Son enquête le mène en Californie où une femme détiendrait le secret de l’Épidémie. Mais elle est frappée d’amnésie. Et pour la protéger, Bannerman doit venir à bout de zombies de plus en plus nombreux, invisibles ou dotés de pouvoirs dignes de super-héros. Apprenez comment l’horreur a commencé…

Edition : Milady

 

Mon Avis : On retrouve ici le second tome de la trilogie écrite par David Wellington sur les zombies. Le premier tome, chroniqué ici, avait parfaitement rempli son rôle de « page turner » incisif, sans prise de tête et m’avait même agréablement surpris par son originalité. Qu’en est-il donc de cette suite? Déjà je dois dire que je trouve la couverture peu attrayante, un travail aurait pu être mené par Milady pour l’améliorer.

On suit ici plusieurs personnages, au commencement de l’épidémie. Clark Bannerman Capitaine de la Garde Nationale qui va devoir tout tenter pour sauver l’Humanité de la prolifération de morts vivants. Une jeun femme, devenue morte vivante intelligente et ayant perdue la mémoire et se faisant appeler Nilla. Dick Walters du NIH qui a été appelé pour traiter une nouvelle maladie qui infecte plusieurs cheptels de moutons dans sa région. Ces trois destins vont se croiser et nous dévoiler la vérité sur l’épidémie.

Bon alors déjà je trouve le quatrième de couverture plutôt trompeur quand il parle de zombies dotés de pouvoirs, en fait seul Nilla a le pouvoir de se rendre invisible. Pourquoi? On ne le sera jamais l’auteur n’ayant donné aucune explication pour l’arriver de ses pouvoirs ce qui frustre un peu le lecteur. Les zombies intelligents paraissait logique, des morts vivants super-héros on a du mal à y croire. Concernant l’intrigue on se retrouve quelques années avant le premier tome, ce qui fait qu’il n’y a pas vraiment d’intrigue, on sait déjà ce qui va arriver. Reste juste à répondre au « comment ».

Concernant les personnages comme vous l’aurez remarqué Nilla est un peu un copié-collé de Gary du Tome 1 en tant que Zombie intelligente. Les autres personnages sont un peu plus intéressant, bien travaillés mais peut être par moment un peu trop clichés ce qui limite les émotions qu’on pourrait ressentir envers eux.

Ici pas de chapitres, non,  dans ce livre on alterne entre les témoignages des trois principaux protagonistes entrecoupés d’articles de journaux, de messages radios, dans des blogs etc… montrant l’évolution de la situation pour le reste de la population devant l’avancée de l’épidémie. Concernant l’écriture l’auteur est toujours aussi efficace à travers une plume incisive et assez gore sachant retranscrire les scènes d’actions et d’horreur les rendant vivante.

Un second tome moins bon que le premier. L’écriture est toujours aussi efficace mais les personnages sont stéréotypés voir copié-collé du tome 1, on connait déjà la fin de l’intrigue vu qu’il
s’agit d’un préquel. De plus j’ai trouvé ce tome plus mou que le précédent, moins de scènes d’actions et d’horreur.

En Résumé : Un second tome en-deça du premier, qui aurait peut être mérité d’être publié en premier vu qu’on en connaît déjà la fin. Un tome aussi moins porté sur l’horreur et le frisson ce qui est dommage. Heureusement que David Wellington a une plume efficace pour rendre cette lecture assez plaisante.

 

Ma Note : 6/10

Zombie Story Tome 1, Zombie Island – David Wellington

zombie-island.jpgRésumé : À la suite d’une catastrophe mondiale les pays les plus développés sont envahis par des hordes de zombies cannibales. Seules quelques enclaves subsistent, en Somalie notamment. À la recherche d’un remède au virus, un groupe d’adolescentes surarmées, menées par un vétéran, se rend à New York. Tous se croient préparés au pire. Mais dans l’île de Manhattan en ruine, ils vont bientôt découvrir que la non-mort est loin d’être le destin le plus terrifiant…

Edition : Milady

 

Mon Avis : David Wellington, que j’ai découvert avec son cycle sur les vampires, fait parti de ces auteurs qui arrivent à nous faire passer un bon moment, à nous faire frissonner et sans nous prendre la tête. Il s’agit pour moi le plus souvent d’une lecture rapide et rafraîchissante permettant de me vider l’esprit entre deux livres plus denses. De quoi bien me détendre avec une mélange d’action et d’horreur. Par contre je dois bien dire que la couverture est franchement ratée.

Dans ce livre on suit Dekalb, Américain, qui a réussi à survivre à l’infection en Somalie. Pour sauver sa vie il part à New York avec un commando de jeunes guerrières somalienne à la recherche de médicaments pour la dirigeante somalienne. Mais voilà la grande majorité de la planète est aux mains des morts vivants. Sa quête ne s’annonce pas des plus aisées et pourtant tout va encore empirer lorsqu’il va se rendre compte qu’il existe un zombie intelligent.

Je dois dire que ce roman fut une bonne surprise pour moi principalement par l’idée d’avoir des zombies intelligents, des gens qui avant de mourir ont tenté d’oxygéner leur cerveau maintenant ainsi en vie les principales fonctions cérébrales.  Cette idée à apporter, selon moi, un peu de fraîcheur dans ce roman en y apportant, par exemple, le point de vue d’un zombie sur sa non-vie. C’est ces évènements originaux dans une histoire de zombies qui se retrouve être le point fort de l’histoire.

Le point de départ de l’intrigue m’a paru un peu trop improbable; je meurs d’une maladie grave j’envoie une escouades de mes guerriers à l’autre bout de la planète me trouver des médicaments.
Excepté ce point l’intrigue est plutôt bien construite, le thème du zombie est bien travaillé amenant son lot d’horreur et d’action et la fin du monde et le désespoir est bien transcris.

Concernant l’écriture l’auteur travaille sur des chapitres courts et des phrases utilisant principalement des verbes d’actions ce qui rend son livre accrocheur et fluide à travers une impression de ne jamais pouvoir souffler. L’action et l’horreur sont omniprésentes grâce à une écriture incisive, violente et remplie d’humour noir. On a du mal à lâcher ce livre et la fin est plus que surprenante.

Les personnages sont plutôt bien travaillés et attachants même si certains sont un peu trop caricaturaux ou manque cruellement de charisme. Les séquences d’émotions sont plutôt bien amenés, malgré tout certains scènes paraissent un peu tirés par les cheveux.

En Résumé : Ce livre a parfaitement rempli son rôle de divertissement à travers un récit efficace, fluide et nerveux. De plus l’auteur a réussi à apporter une pointe d’originalité et m’a surpris par une conclusion ingénieuse. On est loin du livre parfait mais on passe un agréable moment de lecture.

 

Ma Note : 7/10

Les Psaumes D’Isaak Tome2, Cantique – Ken Scholes

cantiqueRésumé : Les Terres Nommées pansent leurs plaies et s’apprêtent à fêter un grand événement : la naissance du premier-né du général Rudolfo, désormais chargé du pouvoir de l’ordre ancien anéanti neuf mois plus tôt. De nombreux nobles se pressent au cœur des Neuf Forêts pour l’occasion.
Alors que la fête bat son plein, les portes s’ouvrent à la volée et des assassins invisibles passent à l’attaque, massacrant tous les invités. Au même moment, un étrange personnage apparaît aux portes de la Muraille du Gardien qui protège les Terres Nommées. Il est porteur d’un message à l’attention de Pétronus, le pape caché. Les révélations sur les « hommes de métal » et l’histoire de l’Ancien Monde ne font que commencer…

Edition : Bragelonne

 

Mon Avis : J’avais bien apprécié le premier tome de cet trilogie, que j’ai chroniqué ici. Quand j’ai vu qu’un partenariat était organisé j’ai tout de suite proposé ma candidature. Je tiens donc à remercier Livraddict et les Edition Bragelonne pour ce partenariat qui m’a permis de lire ce livre. Je dois dire que le travail effectué sur les couverture de cette trilogie sont vraiment très réussis, Marc Simonetti ayant réalisé des couvertures que je trouve magnifique.

Dans ce second tome on se retrouve quelques mois après la fin du tome un. Rudolofo le roi Tsigane va devenir père et décide d’organiser une grande réception pour célébrer la naissance de son fils. Les festivités ne vont pas durer longtemps, des hommes invisibles viennent assassiner plusieurs des invités prestigieux. Le monde va alors lentement chavirer dans la confusion sous les complots, les trahisons et les manipulations, pire que tout des anciennes magies disparues refont surface.

Souvenez vous, le premier tome était pour moi un bon livre mais plusieurs petites imperfections venaient gâcher la lecture que ce soit une écriture par moment hachée ou certaines répétitions causées par le point de vue de plusieurs personnages sur la même scène. Ce second tome par contre réussi a être encore meilleur et à nous faire oublier les quelques défauts du précédent.

La principale amélioration vient de l’écriture de l’auteur. On sentait dans le tome un qu’il s’agissait d’un premier roman certaines maladresses ainsi que certains passage hachés venant nous le rappeler. Dans Cantique l’écriture est beaucoup mieux maîtrisée par l’auteur et le roman en devient parfaitement fluide, l’auteur arrive a contrôler son intrigue et ses personnages et les connections entre les intrigues et sous-intrigues sont très bien menées.

Concernant l’intrigue elle est encore plus dense et plus accrocheuse que le tome précédent. On se laisse entraîner par tous ces complots, ces menaces, ces trahisons avec un plaisir fou. Chaque chapitre dévoilant une nouvelle intrigue ou un nouveau complot, le tout parfaitement maîtrisé. De plus l’écriture etant toujours aussi palpitante et incisive, on ne s’ennuie pas durant les 474 pages de ce roman. L’univers construit par l’auteur commence à prendre de l’ampleur et en devient fascinant, principalement par la découverte  du Désert Bouillonnant.

Les personnages sont toujours aussi bien travaillés ainsi que leurs évolutions. Des changements qui se font principalement dans la souffrance et la douleur pour beaucoup de personnages. En effet certains personnages qui pensaient tout savoir se retrouvent finalement manipulés. On partage facilement les émotions des héros ainsi que leurs dilemmes. Souvenez-vous dans le premier tome on sentait que personnes n’avait de véritables choix tous manipulés tels des pions sur un échiquier, dans ce second tome on se rend compte que les mains qui jouent sur ce grand échiquier ne sont pas celles qu’on pensait et qu’elles jouent avec depuis longtemps rendant l’intrigue encore plus sombre.

Quelques imprécisions sont toujours présentes, pourquoi tant de répétitions comme par exemple de nous dire sans cesse que Jin Li Tam est la 42ème fille de Vlad Li Tam. Le personnage de Rae Li Tam ne méritati pas selon moi un tel développement. Mais cette fois pas de quoi gâcher le plaisir de ma lecture.

En Résumé : Cantique est un niveau au-dessus de Lamentation que ce soit par l’intrigue de plus en plus sombre et sinueuse, les personnages qui sont toujours aussi captivants, uniques et plaisants. J’ai passé un excellent moment avec ce livre.

 

Ma Note : 8,5/10

Les Psaumes D’Isaak Tome1, Lamentation – Ken Scholes

lamentationRésumé : La cité de Windwir vient d’être anéantie, et avec elle la Grande Bibliothèque où reposait la mémoire du monde. L’onde de choc de cette catastrophe rompt les équilibres politiques et religieux des Terres Nommées, attise les convoitises, ravive les complots, met à mal les alliances. La guerre est inévitable. Rudolfo le roi tsigane, seigneur des Neuf Maisons Sylvestres, est le premier sur les lieux et recueille dans les ruines un automate de métal. Agité de sanglots et rongé par la culpabilité, celui-ci s’accuse d’être à l’origine du drame. Quel est son terrifiant secret ? A-t-il été manipulé ? Qui voulait la destruction de Windwir et pourquoi ? Mais voilà que Neb, un jeune moine orphelin qui a assisté à l’horreur, commence à faire des rêves
prophétiques…

Edition : Bragelonne

 

Mon avis : Chaque année Bragelonne nous met en avant son coup de coeur, 2007 La Marque de Jacqueline Carey, 2008 Les Mensonges de Locke Lamora de Scott Lynch, 2009 Le Nom Du Vent de Patrick Rothfuss. Pour l’année 2010 il s’agit de Lamentation de Ken Scholes. Je dois dire qu’ici on est dans une fantasy différente des livres cités un peu plus haut, mélange de personnages, de trahisons, de complot rapide le tout fortement saupoudré de Science-Fiction (des robots intelligents). A noter l’excellent travail mené sur la couverture.

On suit ici plusieurs personnages dont le destin va être bouleversé après la destruction de Windwir ainsi que la Grande Bibliothèque source de tous les savoirs. Une guerre va éclater. Premier arriver sur les lieux du désastre Rodolfo, seigneur tsigane, va découvrir Isaak, automate de métal, et seul survivant de cette terrible tragédie. Cette rencontre va amener de nombreux complots, en effet Isaak serait le destructeur de Windwir.

Je dois dire que l’intrigue met un peu de temps à démarrer, le temps de bien mettre en place l’univers et les personnages. L’univers, pour les fans de fantasy, paraîtra familier que ce soit par le nouveau monde, les factions cherchant le pouvoir, les magies diparues et les complots, mais je dois dire que l’auteur a rendu cet univers cohérent et passionnant. On sent que ce monde crée a une histoire et un vécu, on rentre rapidement dans l’ambiance. Il s’agit là d’une des forces du roman. De plus l’auteur à travers ses pages s’interroge, en ligne de fond, concernant les limites de la science et je dois admettre que j’ai trouvé ça intéressant.

Concernant les personnages ils sont soignés et très bien travaillés avec une mention particulière pour le méca serviteur Isaak personnage original, complexe et fascinant. L’interaction entre chaque personnage paraît possible et convaincante sous la plume de l’auteur. Très vite on se rend compte qu’une main dirige chaque personnage, que chaque action de leurs vies ont peut être été travaillés et affûtés pour les façonner. On s’accroche donc moins à eux, mais on se retrouvé emporté avec plus d’intérêt par l’intrigue.

L’intrigue d’ailleurs est palpitante, bien travaillé et Ken Schole joue avec nous d’une main de maître pour nous amener à sa conclusion déroutante, intrigante et passionnante. L’écriture est vive, incisive et nous fait tourner les pages avec frénésie pour connaître la suite. La plume de l’auteur donne vie à son univers et surtout nous maintient en haleine durant toute son histoire.

Mais voilà tout n’est pas parfait. Le fait que l’histoire amène le point de vue de plusieurs personnages on se retrouve de temps en temps à vivre la même scène plusieurs fois sans véritables apports nouveaux pour l’intrigue. Certains des personnages paraissent tout de même très stéréotypés. Et aussi certaines fois j’avais l’impression d’un style d’écriture confus et haché, petites maladresses d’un premier roman ou problème de traduction? Je ne saurai le dire.

En tout cas j’ai passé un excellent moment avec Lamentation de Ken Scholes, roman original mélangeant plusieurs styles, mais aussi un roman fascinant qui appelle à lire la suite. Mais voilà il manque un petit quelque chose pour en faire le coup de cœur de l’année.

En Résumé : Un très bon roman qui m’a fait passe un délicieux moment de lecture. Un roman différent de la fantasy habituelle qui nous tien en haleine tout le long de l’intrigue. Quelques petites imperfections apparaissent ici et là, mais pas de quoi gâcher notre plaisir.

 

Ma Note : 8/10

Le Fleuve des Dieux – Ian McDonald

fleuve des dieuxRésumé : Tous les Hindous vous le diront, pour se débarrasser de ses péchés, il suffit de se laver dans les eaux du Gangâ, dans la cité de Vârânacî. Et, en cette année 2047, les péchés ce n’est pas ce qui manque : un corps aux ovaires prélevés glisse doucement sur les eaux du fleuve ; des intelligences artificielles se rebellent et causent de tels dégâts qu’une unité de police a été spécialement créée pour les excommunier.
Gangâ, le fleuve des dieux, dont les eaux n’ont jamais été aussi basses, se rue vers un gouffre conceptuel, technologique, évolutionnaire – ou peut-être tout cela à la fois.

Edition : Denoël

 

Mon Avis : En tant qu’amateur de Science-Fiction je ne pouvais pas laisser passer ce livre de Ian McDonald, surtout après ma lecture de Roi du Matin, Reine du Jour qui m’avait enchanté. Je dois dire aussi que je trouve la couverture vraiment très réussie. Je dois bien admettre qu’après la lecture de ce roman d’environ 600 pages je n’ai pas été déçu du voyage proposé par l’auteur.

On suit ici dans ce livre le destin d’une dizaine de protagonistes qui n’ont, le plus souvent, rien en commun et qui ne se connaissent même pas. Et pourtant tous ces personnages vont voir leurs destins se croiser les un et les autres et se lier dans cette Inde futuriste, démantelée en plusieurs états. Une guerre est proche entre deux de ces nouveaux états, une guerre pour l’eau, les moussons ayant disparue.

Alors je dois prévenir tout de suite, entrer dans un roman de Ian McDonald n’est sûrement pas facile. L’écriture de l’auteur est dense, très descriptive, complexe et on sent qu’il a mené énormément de recherches pour écrire son livre. Beaucoup de termes indiens apparaissent ce qui nous renvoie au lexique et même m’a renvoyé faire quelques recherches. Mais je dois admettre que ça ne m’a pas dérangé, au contraire j’aime découvrir de nouvelles nations et cultures et là j’ai complètement accroché à cette inde futuriste où la culture traditionnelle vient se frotter aux nouvelles technologies, où les dieux, temples et pèlerinages se retrouvent à côtoyer des IA évoluées. Des IA loin d’être des monstres.

Comme je l’ai dis l’écriture de l’auteur est riche, complexe et précis ce qui crée un univers riche, foisonnant et palpable. On sent que ce monde pourrait bien exister dans un avenir proche. J’ai été fasciné par cette Inde, cette Inde futuriste ou la technologie est à son sommet mais où encore une partie de la population vit encore dans des bidonvilles. Cette Inde mélange de miracles et de machines.

Les personnages de ce livre sont extrêmement bien travaillés et loin d’être clichés, chacun ayant sa propres personnalité et ses propres émotions que ce soit le policier exterminateur des aeai rebelles, ce petit malfrat ou encore ce personnage, ni homme ni femme, qui a décidé de modifier son corps pour devenir un neutre. Le début du roman démarre lentement posant chaque personnage, donnant l’impression que rien n’est lié. Puis au fur et à mesure du livre le rythme s’accélère, l’intrigue prend place, jouant patiemment avec le lecteur, pour aboutir à un final éblouissant. L’auteur arrive à associer l’intime et l’humain avec la géopolitique et les technologies sans jamais ennuyer le lecteur.

Ian McDonald a su, à travers ce roman, développer des thèmes passionnants que ce soit les IA, la liberté sexuelle, la lutte des classes, les crises crée par les nouveautés technologiques, les
problèmes d’émancipation de la femme dans un pays où on trouve plus d’homme que de femmes….. J’ai passé un excellent moment avec ce livre qui fait partie de mes coups de coeur, et surement pour moi du meilleur Roman SF de l’année.

J’ai du mal à trouver des imperfections, mis à part peut être la complexité de l’œuvre que ce soit dans la culture indienne mais aussi dans l’anticipation et la technologie. Si vous n’appréciez pas trop vous investir dans un livre, au point de faire quelques petites recherches, alors ne vous lancez pas.

En Résumé : Un excellent roman, passionnant, parfaitement construit avec des personnages savamment travaillés, loin d’être cliché et parfaitement mis avant dans un univers riche et captivant d’une Inde futuriste. Pour moi le meilleur roman de SF de l’année.

 

Ma Note : 9/10

Chien du Heaume – Justine Niogret

chien-du-heaume.jpgRésumé : On l’appelle Chien du Heaume parce qu’elle n’a plus ni nom ni passé, juste une hache ornée de serpents à qui elle a confié sa vie. La quête de ses origines la mène sur les terres brumeuses du chevalier Sanglier, qui règne sans partage sur le castel de Broe. Elle y rencontre Regehir, le forgeron à la gueule barrée d’une croix, Iynge, le jeune guerrier à la voix douce, mais aussi des ennemis à la langue fourbe ou à l’épée traîtresse. Comme la Salamandre, cauchemar des hommes de guerre…

On l’appelle Chien du Heaume parce qu’à chaque bataille, c’est elle qu’on siffle.

Edition : Mnémos

 

Mon Avis : Je dois dire que je ne savais pas à quoi m’attendre en prenant ce livre en main. On me l’avait fortement conseillé, je me suis donc laissé tenter. Il s’agit ici du premier roman de Justine Niogret et qe dois dire que je trouve la couverture vraiment très belle. Par contre ce roman est, selon moi, loin d’être un roman de Fantasy. Je dirai plutôt une fiction historique se situant au Moyen Age. Mais bon, je n’ai jamais été doué pour mettre des livres dans des cases.

On suit ici l’histoire de Chien du Heaume, c’est le nom qu’elle s’est donnée, elle est mercenaire mais a pour quête de retrouver son véritable nom. Au fil de sa quête elle va rencontrer plusieurs personnes dont le chevalier sanglier qui possède la soeur jumelle de sa hache.

Je dois dire que j’ai eu un doute sur les premières pages, une héroïne ayant pour quête de retrouver son nom, je me suis dis encore une quête. Puis voilà qu’au fur et à mesure des pages la quête passe au second plan remplacé par une description psychologique des différents protagonistes. En effet c’est le point fort du livre : Les personnages. Ils sont parfaitement crédibles, humains et poignants que ce soit dans leurs moments de faiblesses comme dans leurs moments de forces. On se retrouve un peu dans chacun d’eux, on s’accroche à eux tout au long de l’histoire. L’auteur sait attiser les sentiments et nous les faire ressentir. Au fur et à mesure de  de l’histoire et des saison on se rend compte aussi que l’évolution des personnages est totalement cohérent et
maitrisée, que ce soit dans des actes de bravoures ou d’horreurs.

Le style de l’auteur est percutant, simple et incisif. Il nous prend aux tripes dans cet univers médiéval parfaitement travaillé et mis en valeur. On a réellement l’impression d’être au Moyen-Age et l’utilisation de mots ou d’expressions d’époques renforce sur le lecteur cette impression d’immersion dans cet univers. Malgré un rythme lent, on tourne les pages avec envie de savoir la suite. Dans ce roman point de héros, non, on suit l’histoire d’une femme dans un univers sombre et violent, et on la suit avec passion.

Maintenant le roman n’est pas exempt de tout défaut. Comme je l’ai dis, la quête passe au second plan pour trouver une conclusion qui tombe « comme un cheveu sur la soupe » histoire de boucler son intrigue. Ensuite, malgré tout le talent de l’auteur, certaines ficelles de l’histoire paraissent, à de rares moments, un peu grosses.

Mais voilà pour un premier roman on retrouve ici un très bon roman, passionnant et intriguant. On dévore avec passion les 200 pages de cette histoire. A noter que Justine Niogret  a inclue à la fin de son roman un petit lexique écrit à sa façon, et j’ai rigolé du début à la fin.

En Résumé : Un premier Roman d’une jeune auteur Française qu’il ne faut pas louper, selon moi, sous peine de passer à côté d’une très bon moment de lecture. Un roman incisif, prenant avec des personnages parfaitement travaillés et attachants.

 

Ma Note : 8,5/10

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