Auteur/autrice : BlackWolf Page 66 of 202

Mes Achats du Mois de Janvier 2016

Quoi de mieux, pour bien démarrer une nouvelle année, que de faire rentrer quelques livres dans sa PAL. J’ai donc décidé d’écouter cet adage avec pas moins de 6 livres, 3 ebooks et 1 BD. D’habitude je ne parle pas de mes achats BD, mais là vu que j’ai été fortement influencé j’ai décidé d’en parler.

Janvier-16

Voilà donc ce qui à fait gonfler ma PAL en ce premier mois de l’année 2016 :

  • Les Evangiles Ecarlates de Clive Barker aux éditions Bragelonne.  Je n’allais pas manquer le nouveau roman de l’auteur.
  • La Femme d’Argile et l’Homme de Feu d’Hélène Wecker aux éditions Robert Laffont. Un livre dont je n’ai pas arrêté d’en entendre parler en bien.
  • Techno Faerie de Sara Doke aux éditions Les Moutons Electriques. Un livre qui me tentait énormément et qui a très rapidement rejoint ma PAL.
  • Consumés de David Cronenberg aux éditions Gallimard. Un cinéaste que ‘apprécie, un résumé intriguant, ce livre ne pouvait que finir dans ma bibliothèque.
  • Le Grand Méchant Renard de Benjamin Renner aux éditions Delcourt. La fameuse BD qui a tellement bien été vendue par Marie Juliet qu’elle a rejoint ma PAL.
  • Dragon de Thomas Day aux éditions Le Bélial’. La nouvelle collection de roman court des éditions Le Bélial’ donne clairement envie d’être découverte.
  • Le Nexus du Docteur Erdmann de Nancy Kress aux éditions Le Bélial’. Ce livre a rejoint ma PAL pour les mêmes raisons que le précédent.

Et en ebooks :

  • Le Travail du Furet de Jean-Pierre Andrevon
  • Wang, L’Intégrale de Pierre Bordage.
  • La Fraternité du Panca, L’Intégrale de Pierre Bordage.

En tout cas de quoi s’offrir, je l’espère, de bons moments de lectures, même si ma PAL devient de plus en plus expansive.

Le Roi Sombre – Oren Miller

le roi sombreRésumé : « Maintenant, il faut souhaiter qu’il meure vite. »
Mais les souhaits, par pur esprit de contradiction, se réalisent rarement et Ed ne meurt pas. Condamné à l’isolement à vie dans la pire des prisons spatiales pour un crime qu’il n’a pas commis, le jeune homme agonise lentement et avec beaucoup d’application.
Alors que débute sa vingt et unième année d’incarcération, une chose tout à fait improbable et imprévue se produit : Ed s’évade du seul endroit dont on ne s’évade pas.
Pour une seule raison. Pour une seule destinée. La vengeance.
Cependant, il est un fait incontestable qu’aucune entreprise de haine, ou d’amour, ne se déroule jamais comme on le désire. Une espèce de grain de sable vient toujours enrailler les machinations les plus complexes, surtout quand elle est semée par des créatures plus insolites les unes que les autres.

Edition : Homme Sans Nom

 

Mon Avis : J’ai croisé ce livre ainsi que son auteur lors ce qu’il fût ma toute première visite au salon du livre de Paris, il y a quelques mois de cela. Il s’agissait alors de la sortie du moment mise en avant par la maison d’édition. Après, je dois bien l’admettre, j’ai plus craqué sur ce livre plus par la promotion de l’auteur qui a réussi à très bien le vendre avec humour et panache que par la couverture, illustrée par Émile Denis, qui sans être mauvaise ne me parait pas non plus marquante. Comme souvent, par la suite il a un peu stagné dans ma PAL avant de me décider de me lancer en ce début d’année histoire de me faire mon avis.

Ce récit, c’est bien simple, il s’agit d’une reprise de l’histoire du comte de Monte-Cristo de Dumas, le tout réécrit par l’auteur et situé dans un monde SF futuriste. On suit ainsi le destin d’Ed, élève brillant, qui a tout pour réussir et qui va se retrouver emprisonner pour terrorisme à IF une prison haute sécurité. Là il va faire une rencontre qui va lui ouvrir les yeux le changer. Au final, je dois bien avouer que cette réécriture, sans non plus se révéler le livre le plus marquant qu’il soit, se lit bien, facilement et se révèle très sympathique à découvrir. Il faut dire que l’auteur possède quelques atouts qui fonctionnent à la perfection, un sens du rythme qui se révèle plutôt bien maîtrisé et un humour noir et cynique qui colle plutôt bien avec l’histoire et l’intrigue. On se retrouve ainsi facilement emporter par les aventures et la quête de vengeance de notre héros même si, il ne faut pas se le cacher, elle se révèle assez balisé. Le récit se déroule ainsi de façon tendu et assez percutant pour ne pas ennuyer le lecteur, l’auteur offrant ainsi de nombreux rebondissements maîtrisés et des personnages un minimum charismatique et incisifs pour être clairement plaisant. De plus, elle arrive aussi à offrir quelques scènes touchantes et marquantes qui offrent un plus à l’ensemble, comme celle de la petite fille.

L’univers mis en place par l’auteur possède un parallèle assez surprenant, paraissant solide et apportant une image de fond au récit assez intéressante et pourtant se révélant d’une certaine façon frustrant car il n’apporte finalement pas quelque chose de plus dans cette réécriture, alors que cela aurait pu être le gros point novateur du livre. Après, cela ne l’empêche pas d’être sympathique à découvrir, que ce soit dans son aspect politique et social, avec cette guerre de fond entre les planètes et les stations spatiales. L’auteur offre aussi quelques remarques et quelques réflexions pertinentes qui permet au lecteur de réfléchir, un peu comme par exemple sur le terrorisme et la réaction de certains ou encore sur l’aspect légal. Les intrigues de pouvoir et de justice ne manquent pas non plus d’attrait, apportant un petit plus à l’ensemble, sans non plus se révéler non plus des plus complexes. Les descriptions rendent le monde développé très visuel et intéressant à découvrir. Au final un univers divertissant qui offre un cadre consistant à la vengeance de notre héros, mais qui aurait pu apporter plus.

Les personnages sont un peu le point fort du roman, en effet Oren Miller nous dépeint des héros qui se révèlent clairement percutants, charismatiques et intéressants à découvrir. Il faut dire que l’ensemble est bien porté par des dialogues qui se révèlent truculents et incisifs. Ed et Jatalan sortent d’ailleurs facilement du lot. Chacun d’entre eux, que ce soit notre héros en quête de vengeance ou son équipe, offre ainsi un panel de héros plein de sentiments, attachants, et dont on suit les aventures pour en apprendre plus même si parfois ils manquent tout de même d’un peu de profondeur. Dommage que les personnages un peu plus secondaires, comme principalement les « ennemis », ne sont pas au même niveau se révélant par moment un peu trop caricaturaux dans leurs envies et dans leurs quêtes. Mais bon rien de non plus trop bloquant ou dérangeant, remplissant tout de même bien leurs rôles.

Là où par contre ce récit m’a paru légèrement frustrant c’est premièrement concernant le Deus Ex Machina que l’auteur offre à notre héros en prison au moment de son évasion qui parait trop facile et offre un peu trop, selon moi, « d’aptitudes » à notre héros. Ensuite, si on connait un peu l’histoire de Dumas, on sait parfaitement comment l’ensemble va tourner, pourquoi alors rendre l’ensemble parfois un peu trop linéaire et maîtrisé dans les manipulations du héros, plus de difficultés aurait apporté un plus selon moi. Enfin le dernier point qui m’a légèrement dérangé vient de certaines passages qui m’ont paru un peu trop traités rapidement amenant certaines lignes de sous-intrigues à manquer de profondeur comme par exemple celle du juge, mais là rien de non plus trop dérangeant tant l’ensemble se révèle tout de même divertissant.

La plume de l’auteur se révèle vivante, entrainante et pleine d’humour, plongeant finalement assez facilement le lecteur dans son histoire, offrant une réécriture du récit du Comte de Monte-Cristo efficace et divertissante. Certes tout n’est pas non plus parfait, mais pour un premier roman il possède assez de points positifs pour se révéler sympathique et me donner envie de découvrir d’autres écrits de l’auteur.

En Résumé : J’ai passé un moment de lecture assez sympathique avec ce roman qui nous propose une réécriture du Comte de Monte-Cristo qui , sans non plus se révéler exceptionnelle, offre un divertissement efficace. L’intrigue est porté par un rythme vif et entrainant et par un humour et un cynisme qui offre un plus à l’ensemble avec quelques moments forts. L’univers se révèle solide, que ce soit dans ses intrigues politiques ou dans son aspect social, mais voilà parait ne rien apporter de plus dans cette réécriture, même si ce n’est en rien bloquant ou frustrant. Les personnages principaux ne manquent pas de charismes et d’attraits, se révélant ainsi attachants, bien porté par leurs envies et leurs émotions, même si parfois j’ai trouvé qu’ils manquaient un peu de profondeur. Domage que les personnages plus secondaires soit parfois un peu caricaturaux. Je regretterai par contre un Deus Ex Machina un peu trop facile, un certain manque de difficulté dans la quête du héros qui se ressent encore plus, je trouve, quand l’on connait l’histoire de Dumas et enfin certains passages traités un peu trop rapidement. La plume de l’auteur se révèle vivante, entrainante et pleine d’humour, plongeant ainsi assez facilement le lecteur dans son récit. Au final un roman divertissant avec ses qualités et ses défauts, qui se révèle agréable à découvrir. Je lirai d’autres écrits de l’auteur sans soucis.

 

Ma Note : 6,5/10

Stories – Anthologie dirgée par Neil Gaiman & Al Sarrantonio

storiesRésumé : The best stories pull readers in and keep them turning the pages, eager to find the answer to the question, ‘And then what happened?’ As Neil Gaiman and Al Sarrantonio prove with this outstanding collection, when it comes to great fiction, all genres are equal.
Stories is a groundbreaking anthology that reinvigorates, expands, and redefines imaginative fiction with contributions from some of the best writers in the world. This extraordinary volume will ignite a new appreciation for the limitless realm of exceptional storytelling.

Edition : Headline Review

 

Mon Avis : Ce livre n’a pas terminé sa course dans ma PAL par hasard, d’abord parce-que j’apprécie énormément le format nouvelles et novella, ensuite un recueil de nouvelles dirigé par Neil Gaiman ne pouvait que me tenter et enfin j’avoue avoir accroché à la couverture qui, tout en restant sobre, se révèle, je trouve, accrocheuse. A noter que ce recueil comporte 27 nouvelles de différents auteurs.

Blood de Roddy Doyle : Cette nouvelle nous plonge à la découverte d’un père de famille qui va, peu à peu, se découvrir une passion pour le sang. Un texte que j’ai trouvé très sympathique, montrant l’évolution de cet homme aux premiers abords normal, qui va peu à peu se retrouver à devoir faire des choix pas toujours facile et surtout se poser, et poser aux lecteurs, de nombreuses questions offrant ainsi un récit assez ouvert. Un texte agréable qui démarre de façon convaincante ce recueil, bien porté par une plume simple et incisive.

Fossil-Figures de Joyce Carol Oates : Cette seconde nouvelle nous fait découvrir des jumeaux, leurs haines, leurs amours, leurs vies qui vont s’entrecroiser. Un texte vraiment intéressant bien porté par une plume que j’ai trouvé prenante et efficace. Les personnages dont lesrelations vont se révéler plus que violentes sont parfaitement retranscrits et surtout marquants. Une histoire pourtant dure, mais que j’ai trouvé percutante et réussie.

Wildfire in Manhattan de Joanne Harris : Cette nouvelle nous fait découvrir un ancien dieu qui vit une vie tranquille sur terre, mais à qui une rencontre avec un de ses frères va rappeler certains anciens ennemis. Une course contre la montre se dessine alors. Certes, le fait d’amener des anciens dieux sur terre n’a rien de nouveau, Gaiman l’ayant par exemple déjà fait dans American Gods, mais cela n’empêche pas cette nouvelle de se révéler entrainante, nerveuse avec des personnages que j’ai trouvé intéressants dans leur construction à la fois, mélange d’humanité et de divin égoisme. Il faudrait que je lise L’Evangile de Loki de l’auteur.

The Truth is a Cave in the Black Mountains de Neil Gaiman : Cette histoire nous fait suivre un nain qui embauche un guide pour l’emmener dans une étrange caverne qui répondraient aux vœux. Une excellent nouvelle qui parait classique au début, mais plus on avance dans l’intrigue, plus on se rend compte que quelque chose de plus profond et de plus complexe se dessine. Le tout est aussi porté par le talent de conteur de l’auteur qui se révèle toujours aussi entrainant.

Unbelief de Michael Marshall Smith : Cette nouvelle nous fait découvrir deux hommes qui se rencontrent dans un parc et discutent. Un texte qui se révèle percutant, mais qui malgré cela a du mal à se révéler marquant, surtout que j’ai connu l’auteur plus inspiré. De plus beaucoup trop de zones d’ombres sont présentes pour ne pas, en tout cas selon moi, se sentir aussi légèrement frustré.

The Stars are Falling de Joe R. Lansdale : De nouveau une excellent nouvelle qui nous fait rencontrer un militaire, déclaré par erreur décédé, qui va retrouver sa famille. Un texte très réussi, certes l’ensemble reste très prévisible, mais cela ne l’empêche pas de fonctionner parfaitement. Un récit intimiste d’un homme qui va se rendre compte que sa vie a changé. L’ensemble est bien porté par une plume simple et efficace avec un aspect parfois poétique réussi et des personnages justes et sensibles.

Juvenal Nyx de Walter Mosley : Cette nouvelle va nous faire suivre les pérégrinations et la vie d’un vampire. Je dois bien avouer que cette nouvelle n’a pas complètement réussi à me toucher. Pourtant l’ensemble démarrait bien, certes cela se révélait classique concernant le vampire, mais efficace avec quelques idées originales. Mais voilà l’auteur décide de rendre plus nerveux son récit en y intégrant une histoire secondaire qui ne m’a pas accroché et m’a paru ne rien apporter au récit. Dommage.

The Knife de Richard Adams : Une très très courte nouvelle d’à peine trois pages dont il m’est difficile de faire un résumé. Il s’agit simplement de la rencontre entre un jeune garçon et un couteau qui va se révéler être bien plus que cela. La nouvelle a eu vraiment du mal à me marquer, j’ai même été obligé de la relire pour tenter de la chroniquer. Pas sûr que ce soit la meilleure de l’auteur. Il y a bien quelques réflexions intéressantes, mais elles n’ont pas réussi à me marquer.

Weights and Measures de Jodi Picoult : Cette nouvelle nous fait découvrir le quotidien d’un couple qui doit continuer à vivre après la perte d’un enfant. Un texte que j’ai trouvé marquant et touchant, avec des personnages qui sonnent vraiment juste. Un texte vraiment prenant et réussi.

Goblin Lake de Michael Swanwick : Une nouvelle très intéressante qui nous fait découvrir Jack qui va découvrir qu’il est un personnage imaginaire et va devoir faire un choix entre la vie d’un héros imaginaire et la vie réelle. Un conte vraiment original, mature et intelligent que j’ai lu avec grand plaisir.

Mallon and Guru de Peter Straub : Une courte nouvelle qui nous fait découvrir un homme à la recherche en Inde d’une figure spirituelle. En chemin il va réaliser un miracle. Je n’ai pas vraiment accroché à ce texte qui certes soulève quelques questions, mais dans lequel je n’ai pas réussi à rentrer.

Catch and Release de Lawrence Block : Un texte que j’ai trouvé réussi, nous mettant dans la tête d’un psychopathe qui a décidé, comme à la pêche, de jouer au attraper relâcher. Une nouvelle assez glaçante, qui nous pousse aussi à réfléchir et qui monte doucement en tension concernant les pulsions du héros. Le personnage principal se révèle efficace dans son rôle à la fois de monstre et pourtant de guide.

Polka Dots and Moonbeams de Jeffrey Ford : Une nouvelle qui nous plonge dans le monde jazzy des années 20 et nous fait découvrir un couple étrange et surtout, au fil des pages, perdu. Un texte que j’ai trouvé vraiment réussi par l’ambiance qu’il retranscrit bien entre musique, gangsters et liberté. Certains point restent peut-être un peu trop nébuleux, mais l’ensemble fonctionne plus que bien.

Loser de Chuck Palahniuk : Je n’ai encore rien lu de l’auteur dont j’ai un livre qui m’attend dans ma PAL, mais j’avoue que cette nouvelle s’est révélée vraiment étrange. On y découvre un homme qui a l’air de rêver d’être sélectionné pour participer a un grand jeu télé US où il faut deviner les prix des lots. L’ensemble parait traité sous acide. J’avoue qu’il y a quelque chose dans ce texte, une critique sociale efficace et une réflexion sur soi qui ne manque pas d’attrait, mais  l’ensemble est parfois tellement barré que je m’y suis senti légèrement perdu.

Samantha’s Diary de Diana Wynne Jones : On plonge ici dans le futur ou une jeune femme va se faire harceler par un inconnu qui décide, pour la draguer, de reprendre un vieux chant de noël oublié, les douze jours de noël, et de lui offrir ainsi chaque jour des cadeaux en respectant les paroles de la chanson. Une nouvelle que je considère comme détente, qui se lit facilement, sans prise de tête avec une bonne dose d’humour, mais qui n’a rien de marquant. L’ensemble reste sympathique.

Land of the Lost de Stewart O’Nan : On découvre à travers cette nouvelle une femme plongée dans une quête de vérité. Une courte nouvelle qui ne m’a pas accroché, la fin se veut percutante par sa révélation, mais je n’ai jamais réussi à complètement entrer dans l’histoire.

Leif in the Wind de Gene Wolfe : On découvre ici un équipage qui a perdu trois de ses six membres et se prépare à rentrer sur terre sauf que l’un d’entre eux parait fasciné au point de vouloir rester. Une histoire que j’ai trouvé assez étrange, traitant de la folie des astronautes qui prend une forme de plus en plus fantastique quand chacun des membres restant sont touchés. Rêvent-ils où ont-ils raison? Pas une mauvaise nouvelle, bien portée par des personnages intéressants et forts, mais qui est loin de se révéler la plus marquante et possède quelques incohérences.

Unwell de Carolyn Parkhurst : Un texte qui nous parle de jalousie entre sœurs, tandis que l’une d’entre elle va bientôt se marier. Une nouvelle complexe, qui se dévoile lentement pour mieux nous surprendre, où le « monstre » n’st pas toujours qui l’ont croit. Un texte efficace et entrainant.

A Life in Fictions de Kat Howard : On découvre une jeune femme qui a été la muse de son petit copain, se retrouvant dans ses récit. Ce qu’elle trouvait au départ mignon va vite la déranger. Une nouvelle qui nous offre ainsi des réflexions intéressantes sur le rôle de muse, jouant aussi sur l’existence ou non de l’héroïne. Seul la conclusion me laisse légèrement perplexe.

Let the Past Begin de Jonathan Carroll : Cette nouvelle nous fait découvrir Ava enceinte et qui ne sait pas qui est le père entre Eamon son ex et son petit copain actuel. Sauf que voilà, suite à une rencontre mystique an Azrbaïdjan elle a appris que son enfant sera maudit et que cette malédiction dépendra du grand-père de l’enfant. J’ai du mal à définir mon ressenti concernant ce texte, c’est bien écrit, mais l’ensemble se révèle vraiment étrange et plus on avance plus cet aspect étrange se densifie.

The Therapist de Jeffery Deaver : Sûrement l’un des textes les plus marquants du recueil, on suit ici un homme qui chasse les « meme », sorte de fantômes transformant les patients en monstres, au point parfois de devoir se salir les mains. Une nouvelle forte, nerveuse, qui nous questionne sur la folie du personnage principal et surtout sur ses actions. L’ensemble est aussi bien porté par des personnages efficaces et une plume vive et entrainante.

Parallel Lines de Tim Powers : Une femme qui vient de perdre sa sœur va se rendre compte qu’elle la contacte à travers l’au-delà. Un texte sympathique, sur l’amour et la haine qui peut se dessiner entre deux sœurs, aboutissant à une conclusion des plus surprenantes. Une nouvelle que j’ai trouvé réussie et efficace.

The Cult of the Nose de Al Sarrantonio : Un homme enquête sur un ancien culte qui aurait influencé le monde depuis des millénaires. Une nouvelle sympathique, qui vaut principalement par sa conclusion, mais qui est loin de se révéler marquant.

Human Intelligence de Kurt Anderson : Une jeune femme en Antarctique va faire une découverte qui va révolutionner sa vie. Un texte qui part sur de bonnes bases, sauf que j’ai trouvé l’ensemble trop caricatural. Le texte possède un peu trop de facilités et le choix de l’auteur concernant sa conclusion m’a laissé plus que perplexe.

Stories de Michael Moorcock : Cette nouvelle est, selon moi, une nouvelle qui se veut mélange de fiction et de réalité sur la vie de l’auteur. Difficile de dire ce qui est vrai de ce qui est faux, peut-être que je me trompe complètement. En tout cas la nouvelle se révèle vraiment intéressante dans la complexité des relations humaines et les conséquences que cela peut avoir. Mon seul regret est que l’ensemble m’a paru un peu trop long.

The Maiden Flight of McCauley’s Bellerophon de Elizabeth Hand : Cette nouvelle nous fait découvrir trois hommes qui décide de reproduire un court-métrage qui a brulé pour une de leurs amies qui est en train de mourir. Un texte touchant, certes pas non plus des plus marquants, mais qui m’a offert un agréable moment de lecture tout en y ajoutant une pincée de fantastique.

The Devil on the Staircase de Joe Hill : C’est l’histoire d’un jeune italien qui après un meurtre va rencontrer le fils de Satan. Une excellente nouvelle qui mélange à la perfection histoire noire et fantastique et qui surtout se  révèle efficace aussi bien dans son intrigue que dans la forme qui joue avec le lecteur. L’auteur confirme ainsi qu’il faudrait que je me plonge à nouveau dans ses écrit malgré mon sentiment en demi teinte concernant Cornes.

En Résumé : J’ai passé un agréable moment de lecture avec ce recueil de 27 nouvelles. Les auteurs se sont lancés comme défi de nous proposer des histoires qui répondraient à cette question « Et maintenant que se passe-t-il? ». Alors certes, vu le nombre de textes certains n’ont pas réussi à me captiver, voir m’ont même laissé froid, mais dans l’ensemble j’ai apprécié ma lecture, ce recueil proposant même quelques textes vraiment marquants. Cela m’a aussi permis de découvrir des auteurs dont je n’avais encore rien lu et qui m’ont donné envie d’en apprendre plus.

 

Ma Note : 7/10

CRAAA

Challenge CRAAA 8ème lecture

Pax Germanica Tome 1, Les Ames Envolées – Nicolas Le Breton

les ames envoleesRésumé : L’automobile n’a jamais été inventée. On parcourt le monde en ballons, dirigeables et autres aérostats. En cette année 1912 monsieur Louis Lépine, préfet de Seine et père du célèbre concours, s’embarque dans une drôle d’affaire. Des morts qui s’animent et enlèvent de belles dames et de savants messieurs (ou l’inverse). Des moteurs étranges qui soufflent le feu et le froid. Des automates fous et des mécaniques hantées. Une conspiration qui éclaire sinistrement les enjeux secrets de la Première Guerre mondiale.

Edition : Les Moutons Electriques

 

Mon Avis : J’ai fait rentrer ce roman dans ma PAL, j’avoue, car il proposait un roman mélange d’uchronie et de steampunk qui, sur le principe, me tentait grandement. Il faut bien avouer aussi que le résumé donnait clairement envie, annonçant aventures, action et secrets. Ajouter à tout cela, comme toujours avec la maison d’édition les moutons, un objet magnifique avec couverture toilé et une illustration vraiment superbe réalisée par Melchior Ascaride, franchement comment ne pas craquer. Bon après comme souvent avec ma PAL il s’est un peu perdu et il a fallu l’annonce de la sortie prochaine du second tome pour que je me l’en fasse sortir. Déjà je ferai une petite remarque concernant l’orthographe, je ne suis pas un psychopathe de la traque aux coquilles, je les vois rarement surtout si je me laisse emporter, mais là, franchement, entre les virgules mal placés, des points qui apparaissent sans raison et des fautes qui m’ont parfois fait relire deux fois certaines phrases, je pense qu’un travail de relecture supplémentaire aurait pu être réalisé.

On va donc se retrouver plongé à suivre les aventures de Louis Lépine, préfet de police connu et reconnu et qui va se retrouver tirer de sa retraite pour enquêter sur une mystérieuse affaire de disparition. Les investigations vont très rapidement dévoiler un complot plus vaste et plus sanglant. Le récit est ainsi construit comme un roman populaire de l’époque, ce qui lui offre un certain cachet appréciable je trouve. Soucis, j’avoue ne jamais être vraiment réussi à entrer dans le récit et je sors même légèrement déçu de ma lecture. Attention le roman est loin d’être raté et possède même de nombreuses qualités, mais l’alchimie n’a jamais complètement pris avec moi. Peut-être n’étais-je tout simplement pas le bon public. Pourtant tout démarrer fort, avec un premier chapitre nous présentant la fin des criminels de la bande à Bonnot par le préfet Lépine, un passage intense, nerveux qui happe directement le lecteur. Par la suite on va très vite se rendre compte que c’est le principal attrait du récit qui va se révéler bourrer d’aventures, de rebondissements et de surprises. Il ne se passe pas un chapitre, voir même une page, sans qu’on y trouve un coup de théâtre ou un retournement de situation. Soit on accroche pleinement à cette idée de se laisser entrainer par la folie et l’intensité de l’action, soit comme moi, on se retrouve rapidement perdu, voir même perturbé tant j’ai trouvé que l’auteur oubliais parfois un peu le reste ce qui se révèle parfois frustrant.

C’est bien simple, pour vous donner une idée une fois la dernière page tournée il me serait compliqué de vous expliquer les tenants et les aboutissants de l’intrigue tant l’ensemble m’a paru noyé sous l’action et le rythme beaucoup trop tendu et haletant, ne prenant pas vraiment le temps d’expliquer certains points, certains actes ou encore certains comportements. Un peu comme s’il avait peur de perdre son lecteur s’il ralentissait, sauf que pour moi qui aime un minimum comprendre où je vais, je me suis senti un petit peu déçu. Attention, ça ne veut pas dire qu’il faut tout me dévoiler pour me captiver, mais voilà il faut trouver un juste milieu entre révélations et mystère que l’histoire ici ne trouve pas, selon moi, préférant jouer sur le mystère total pour essayer de mieux surprendre. Pareil concernant les personnages, franchement ils ne sont pas mauvais, Lépine est un héros charismatique au grand coeur et à la forte capacité de déduction et il va se retrouver entourer de personnages souvent efficaces et hauts en couleur comme par exemple la baronne Léontine, première pilote de France, ou encore Anthelme Jullien l’horloger. Sauf que voilà, là où j’ai trouvé qu’ils péchaient ce sont dans les sentiments et les émotions qu’ils cherchent à faire passer. Que ce soit concernant les histoires d’amour, d’amitié, de haine ou de trahison l’auteur ne développe jamais vraiment, on a l’impression que tout tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. L’exemple le plus flagrant selon moi est l’histoire d’amour que vit notre héros dont j’ai eu du mal à accrocher tant elle ne repose sur rien d’autre qu’un croisement de regard et un tomber dans les bras. Enfin autre point qui m’a légèrement dérangé vient de quelques facilités ici ou là et d’une impression que les différentes parties ne sont pas au même niveau tant la dernière m’a paru trop brusque.

L’univers est par contre l’un des gros points forts du récit, plongé dans ce monde Utopique où la voiture n’a jamais existé et où on se ballade en ballons se révèle vraiment efficace bien porté par la découverte de lieux attrayants et des descriptions accrocheuses. L’ensemble se révèle clairement dense, soigné et travaillé. On sent bien que l’auteur n’a rien laissé au hasard et qu’il a du effectuer de nombreuses recherches pour rendre son monde cohérent et fascinant à découvrir. Mais surtout il offre un aspect Steampunk que j’ai trouvé différent, loin des aspects souvent poisseux et étouffants qu’on connait, proposant quelque chose d’ainsi plus lumineux, plus vivant et qui donne envie d’être découvert, surtout qu’on va clairement se retrouver à voyager allant de la France au Tibet. L’histoire se retrouve clairement ancrer dans l’époque du début du 20ème siècle en nous faisant rencontrer des personnages connus d’époque comme Aleister Crowley, Alexandra David-Néel, les Bonnot ou bien encore par exemple Marie Curie qui viennent apporter un plus à l’ensemble. On sent que l’auteur a construit quelque chose de vraiment complexe, qui devrait se développer encore plus dans les prochains tomes. Le tout est aussi saupoudré d’une touche de zombies qui, en soit, n’est pas mauvaise, mais manque peut-être un peu de profondeur et d’explication, mais rien de non plus trop dérangeant.

La plume de l’auteur se révèle clairement vive, percutante possédant aussi une bonne dose d’humour et d’ironie et qui fait que, quand on arrive à se laisser emporter, on est facilement happé par l’ensemble. Dommage qu’au final j’ai eu l’impression que l’ensemble était un peu trop désordonné et que le récit cherchait un peu trop à éviter de trop en révéler en espérant continuer à happer le lecteur, ce qui a plutôt eu l’effet de me déconnecter en partie du récit. Je pense ne pas être le bon lecteur pour ce genre de récit, mais si vous appréciez les aventures, l’action et l’absence de temps mots, alors peut-être qu’il plaira plus qu’à moi. Dans tous les cas je ne lirai pas la suite.

En Résumé : Au final je ressors de ma lecture avec un sentiment de légère déception de ma lecture. Le roman en soit n’est pas complètement mauvais, se révélant sans temps morts du début à la fin avec son lot de rebondissements et d’action, mais voilà je trouve que l’auteur se base un peu trop là-dessus oubliant parfois un peu le reste. Ainsi l’intrigue m’a paru parfois oublié et dilué dans le côté nerveux, ce qui est dommage, et l’aspect émotionnel et sentimental des personnages à du mal à se révéler dans une telle frénésie d’action. Je regrette aussi certaines facilités, ainsi que des parties inégales. Pourtant l’univers en soit est l’un des gros points forts du roman, nous proposant un steampunk différent, saupoudré de « zombies », et nous plongeant dans un monde uchronique fascinant bien porté par des descriptions efficaces et attrayantes. La plume de l’auteur se révèle vive, entrainante et percutante, avec une bonne dose d’humour. Au final je pense ne pas être le bon public pour ce roman et je ne lirai pas la suite, mais si vous appréciez ce genre de récit laissez-vous tenter.

 

Ma Note : 5/10

Lontano – Jean-Christophe Grangé

lontanoRésumé : Le père est le premier flic de France.
Le fils aîné bosse à la Crime. Le cadet règne sur les marchés financiers.
La petite soeur tapine dans les palaces. Chez les Morvan, la haine fait office de ciment familial. Pourtant, quand l’Homme-Clou, le tueur mythique des années 70, ressurgit des limbes africaines, le clan doit se tenir les coudes.
Sur fond d’intrigues financières, de trafics miniers, de magie yombé et de barbouzeries sinistres, les Morvan vont affronter un assassin hors norme, qui défie les lois du temps et de l’espace. Ils vont surtout faire face à bien pire : leurs propres démons. Les Atrides réglaient leurs comptes dans un bain de sang. Les Morvan enfouissent leurs morts sous les ors de la République.

Edition : Albin Michel

 

Mon Avis : Pour ceux qui suivent régulièrement mon blog, il m’arrive de temps en temps de me plonger dans un thriller, genre qui, il y a quelques années de cela remplissait mon temps lecture, et dont je continue à en lire un de temps en temps. Il y a ainsi un auteur, français, que je suis régulièrement et dont j’ai lu tous ses livres publiés, même si tous ne m’ont pas toujours complètement accrochés : Jean-Chrisophe Grangé. C’est donc sans surprise que son dernier roman a rejoint ma PAL et qu’il a assez rapidement terminé entre mes mains

On se retrouve ici à suivre le fils Morvan, Erwan, qui est envoyé, un peu forcé par son père, à enquêter sur un bizutage militaire qui aurait mal tourné. Plus l’enquête va avancer, plus on va se rendre compte que le tout va se retrouver lié à la famille Morvan et plus précisément au passé du père. On suit ainsi la famille Morvan entre enquête policière et déchirement personnel. Une chose est sûre c’est qu’on ne peut vraiment pas remettre le sens du rythme de l’auteur en cause. Dès la première page on se retrouve assez facilement et rapidement emporté par le récit qui va se révéler fluide, haletant et entrainant. L’auteur effectue aussi un peu un retour aux sources, oubliant les aspects un peu trop fantastiques de ses derniers roman pour replonger dans le thriller sombre et sanglant pure jus. L’enquête et ses nombreuses ramifications vont ainsi offrir au lecteur de nombreux rebondissements et son lot de surprises, plutôt bien amenés, ce qui fait qu’on tourne les pages avec l’envie d’en apprendre plus sur ce tueur qui sévit. Un roman rempli de révélations et de manipulations, où chacun joue son propre jeu et où les vérités sont loin de se laisser découvrir. Et pourtant malgré ce sentiment positif, l’ensemble possède tout de même quelques défauts qui font qu’on est encore loin du meilleur de l’auteur, même si l’ensemble reste sympathique, mais j’y reviendrai.

Après le Japon dans son dernier roman, l’auteur décide de rester ici majoritairement en France, nous faisant ainsi voyager de Paris à la Bretagne, en passant par Marseille, le tout saupoudré de quelques souvenirs d’Afrique qui viennent y apporter une touche de mystique, de folklore et de folie assez intéressante offrant ainsi au récit un cachet un peu différent. Même si les descriptions restent finalement assez simples, on se laisse porter par les paysages et on se laisse entrainer par la course poursuite que mène notre héros. Concernant l’ambiance, comme souvent avec l’auteur on plonge dans une ambiance très sombre, légèrement angoissante et stressante, avec son lot de violence et de sang qui colle parfaitement à ce thriller et à ce tueur. Mon seul soucis c’est que l’auteur a parfois été plus inspiré, l’ambiance m’a paru par exemple plus oppressante dans d’autres romans comme par exemple La Ligne Noire ou encore Le Serment des Limbes, un peu comme si ici il tournait un peu trop sur ses acquis. Mais bon rien de non plus gênant tant l’ensemble reste tout de même plus que convaincant.

Sauf que voilà comme je l’ai dit le roman est loin d’être parfait, ou arrive à retrouver la qualité de certains des meilleurs de l’auteur. Le premier point qui m’a laissé perplexe ce sont les longueurs, franchement le roman aurait pu gagner facilement une centaine de pages en moins, je ne suis pas sûr qu’il aurait perdu au change, surtout que par moment l’intrigue stagne légèrement selon moi. Ensuite, j’avoue certains personnages à force de garder des révélations par pour eux, commençaient à se révéler légèrement dérangeant et frustrant malgré les morts qui s’accumulent. J’ai aussi trouvé que l’auteur cherchait, par moment, à trop vouloir en faire dans le sanglant et le glauque. Alors non, pas que cela me dérangeait ou que je ne le supportait pas, loin de là, juste qu’à force d’être trop clinique et sauvage je trouve que l’ambiance en pâtissait parfois légèrement. Ensuite, dernier point qui m’a laissé un sentiment légèrement mitigé ce sont les personnages.

En effet l’auteur nous offre un panel large de personnages puisqu’on se retrouve à suivre pas moins de quatre protagonistes, tous de la famille Morvan. Soucis, ils ne sont pas tous aussi intéressants à découvrir et à suivre les uns des autres. Si on prend le père et l’ainé Morvan, tous les deux flics ou anciens flics au coeur du pouvoir, ils se révèlent efficaces et entrainants. Certes ils tombent un peu dans les stéréotypes, mais l’auteur les manie assez bien pour ne pas trop le faire ressentir, ni tomber dans le facile, sauf dans certaines scènes qui cherchent à trop en faire ou en oublie un peu toute logique. Dans l’ensemble deux héros un minimum charismatique, qu’on apprécie ou qu’on déteste et qui s’imposent un minimum au lecteur offrant nervosité, tension et donnant envie d’en apprendre plus sur eux. Concernant les deux autres enfants Morvan, là par contre, j’ai vraiment eu du mal. Commençons par Loïc, le financier cocaïnomane en phase de déclin et en plein divorce qui, je trouve, n’apporte rien au récit et pire tombe dans une mauvaise caricature du trader. Concernant la soeur, Gaëlle, elle avait du potentiel dans son rôle de fille rebelle qui déteste sa famille et fait tout pour leur faire comprendre, sauf que voilà le personnage ne reste que potentiel tant elle a du mal à vraiment se développer, tombe elle aussi dans la caricature et surtout a parfois des écarts de personnalité qu’on a clairement du mal à assimiler et à comprendre. Alors après, vu que Loïc et Gaëlle ne prennent qu’à peine 1/4 du livre cela ne dérange pas non plus de trop, mais se révèle tout de même frustrant.

La plume de l’auteur est toujours aussi fluide, énergique, efficace et vivante, ce qui fait qu’on se laisse finalement assez facilement entrainer par ce roman et cette plongée dans la traque de ce tueur. La grande surprise, pour moi, vient du fait que je ne savais pas que l’auteur avait décidé d’écrire ce récit comme, a minima, un diptyque et que la suite devrait être publiée courant de cette année. Au final un livre sympathique, qui se lit assez facilement et qui m’a donné envie de lire la suite, même si, il ne faut pas non plus se leurrer, on est loin du meilleur de l’auteur.

En Résumé : J’ai passé un sympathique moment de lecture avec ce nouveau roman de Jean-Christophe Grangé qui nous plonge dans une enquête, qui fait un peu retour au source dans la bibliographique de l’auteur. On se retrouve ainsi assez facilement happé par cette enquête qui va nous faire voyager de Paris à la Bretagne en passant par Marseille, dévoilant rebondissements, révélations, manipulations mensonges et surprises. L’ambiance se révèle clairement sombre, légèrement angoissante et sanglante, même si j’ai trouvé qu’elle était légèrement en dessous de certains des autres écrits de l’auteur. La côté Africain avec l’aspect mythologique et mystique développé apporte, je trouve, un plus à l’ensemble. Je reprocherai par contre au roman quelques longueurs, une centaine de pages en moins n’aurait pas dérangé, certains personnages qui gardaient trop de secrets enfouis plus pour gagner encore un peu de temps qu’autre chose et enfin les personnages dont je suis sorti mitigé. Car oui autant j’ai trouvé les protagonistes du père Morvan et de Erwan intéressants et bien construit, autant les personnages de Loïc et de Gaëlle m’ont paru avoir du mal à exister, tombent un peu trop dans la caricature et manquent surtout d’intérêts. La plume de l’auteur se révèle fluide, entrainante et efficace qui fait qu’on plonge facilement dans ce récit dont je lirai la suite avec plaisir.

 

Ma Note : 7/10

 

Autres avis :

Mes Achats du Mois de Décembre 2015

C’est avec un peu de retard que je vous propose de découvrir mes achats du mois de décembre 2015. Cette fin d’année a finalement été assez calme puisque finalement « seulement » 4 livres rejoignent ma PAL.

Decembre-15

Voilà donc sur quoi j’ai craqué en cette fin d’année 2015 :

  • La Fabrique de Doute de Paolo Bacigalupi aux éditions Au Diable Vauvert. Je n’allais pas louper la sortie du dernier roman de l’auteur.
  • Sous la Colline de David Calvo aux éditions La Volte. Livre acheté un peu sur un coup de tête, tenté par le résumé.
  • Par Bonheur le Lait de Neil Gaiman & Boulet aux éditions Au Diable Vauvert. J’ai profité du salon de Montreuil et de la séance de dédicace de Boulet pour faire entrer ce livre dans ma PAL.
  • Demain les Chiens de Clifford D. Simak aux éditions J’ai Lu. Un livre qui me tentait depuis un bon moment et qui m’a été gentiment offert.

Et voilà ce qui a clôturé mon explosion de PAL 2015. A voir ce que va donner 2016 maintenant, en tout j’espère de bonnes lectures en perspectives.

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