Auteur/autrice : BlackWolf Page 67 of 202

Dévoreur – Stefan Platteau

le devoreurRésumé : Sommes-nous les jouets des astres ? Qu’est-ce que ces choses lointaines éveillent en nous, qui nous anime et nous pousse à agir d’une façon qui nous étonne nous-mêmes ?
Au-dessus de la demeure de Vidal, l’éleveur d’ânes, une planète brille trop fort ; le comportement de cet homme paisible s’en ressent. Son amie Aube assiste, impuissante, à sa transformation. Parviendra-t-elle à l’arracher à cette influence néfaste, ou faudra-t-il attendre l’aide de Peyr Romo, le magicien des Monts de Soufre ?
Dans la vallée de Pélagis, de vieux instincts s’éveillent, prêts à dévorer toute humanité dans le cœur des êtres…

Edition : Moutons Electriques

 

Mon Avis : Pour ceux qui ne connaîtraient pas Stefan Platteau, il est l’auteur de Manesh, premier tome du cycle Les Sentiers des Astres, dont je ne peux que vous conseiller la découverte tant je l’ai trouvé dense, passionnant et abouti (ma chronique ici). Dévoreur est ainsi une courte novella qui se situe dans le même univers que son cycle, mais qui peut se lire indépendamment. Il est à noter que l’objet en lui-même se révèle vraiment réussi et magnifique, avec couverture cartonnée et plusieurs illustrations intérieures et extérieures de Melchior Ascaride. Les Moutons Electriques ont vraiment bien fait les choses. Après reste le prix, mais là je laisse chacun faire son propre choix.

L’histoire que va nous proposer ici l’auteur se dirige plus vers le conte, certes un conte pour adulte voir grands enfants tant l’ensemble peut se révéler assez sombre et violent. On découvre ainsi le destin tragique de Vidal qui va se retrouver emporter par des influences néfastes qui vont le transformer et dont ses amis, Aube et Peyr, vont tout faire pour l’aider. Une fois la dernière page tournée je dois bien avouer que j’ai passé un moment de lecture assez sympathique et agréable avec ce court récit même si certains aspects m’ont moins accroché. On peut ainsi séparer ce roman en deux grandes parties, une tournant autour de Aube et Vidal et l’autre sur Peyr et Vidal auquel vient s’ajouter une conclusion apportant des explications à la tragédie. Concernant les deux parties, je dois bien admettre qu’elles ne m’ont pas autant accroché l’une de l’autre. J’ai ainsi trouvé le passage sur Aube moins captivant que celui sur Peyr. Pourtant la première partie possède ce côté vraiment intéressant, permettant de faire monter lentement la tension face à la transformation de Vidal, la peur qui commence sournoisement à se dégager du récit devant ce que va affronter l’héroïne ; sauf que voila Aube est le genre de personnage qui dès qu’il ne faut pas faire une action, elle le fait quand même, ce qui m’a légèrement frustré. Au contraire de la Partie sur Peyr, qui peut paraitre plus classique dans sa construction, mais m’a plus facilement accroché par sa nervosité et tant les actes des uns et des autres paraissent plus cohérents. Ce ressenti n’empêche par contre nullement l’ensemble de se révéler fluide et un minimum entrainant ce qui fait qu’on tourne les pages assez facilement, bien porté par un côté court, qui finalement colle parfaitement bien au récit, et une intrigue simple et efficace.

 Concernant l’univers, j’avoue que c’est pour moi l’un des gros points forts de ce récit. Tout en restant indépendant de Manesh, il vient clairement développer un système de magie et aussi de « façon de vivre » liés aux étoiles. J’avoue avoir trouver l’idée vraiment originale, plusieurs étoiles représentant notre moi profond où chacun peut y puiser ses émotions et voir bien plus, ça donne clairement envie d’en apprendre plus, qui sait, par la suite dans d’autres écrits. Concernant le monde, certes il n’a rien de non plus très original, mais cela ne l’empêche pas de pleinement remplir son rôle et d’offrir un décor vraiment intéressant, solide et efficace aux aventures de nos héros. J’avoue même avoir plus accroché à la grandeur et l’immensité de la montagne de la première partie, là où le donjon parait plus classique dans la seconde partie, mais là je chipote un peu. La variation donné par l’auteur sur le mythe de l’ogre ne manque pas d’attrait je trouve.  Dans tous les cas un univers où j’ai hâte d’y retourner. Les personnages remplissent parfaitement leurs rôles, que ce soit dans les aventures comme dans les aspects plus émotionnels, et on s’attache ainsi très rapidement à eux, à leurs souffrances et leurs envies? Même le personnage de Vidal possède un petit quelque chose d’accrocheur.

Concernant la plume de l’auteur elle se révèle toujours aussi soignée, poétique, entrainante même si c’est vrai l’auteur en fait parfois trop, mais bon on lui pardonne assez facilement tant l’ensemble se révèle envouteur. Au final on a là un conte qui se révèle vraiment sympathique, agréable et entrainant, certes j’ai senti certaines imperfections ici ou là, mais franchement pas non plus de quoi se révéler bloquant ou frustrant. Une petite « mise en bouche » efficace et dont maintenant j’attends la suite de Manesh avec impatience.

En Résumé : J’ai passé un moment de lecture agréable et sympathique avec cette novelle en forme de conte qui nous fait replonger dans l’univers de l’auteur tout en restant indépendant. L’intrigue se révèle solide et efficace, revisitant de façon intéressante l’idée de l’ogre et même si je n’ai pas autant accroché aux deux parties du récit, l’ensemble se révèle fluide, efficace et entrainant. L’univers est l’un des gros points forts du récit, nous proposant un système de magie vraiment original et qui donne envie d’en apprendre plus. L’ambiance sombre et légèrement dérangeante colle parfaitement au récit. Les personnages remplissent parfaitement leurs rôles entre sentiments, émotions et nervosités et on s’atache finalement assez rapidement à eux. La plume de l’auteur se révèle toujours aussi soignée, poétique, travaillée et entrainante et, même si parfois il cherche à un peu trop en faire, on se laisse ainsi facilement emporter par ce petit conte fort sympathique. De quoi patienter dans de bonnes conditions, dans l’attente de la suite de Manesh.

 

Ma Note : 7/10

 

Autres avis : Lune, Lorhkan, Julien, Xapur, Boudicca, Dup, …

CRAAA

Challenge CRAAA 7ème lecture

Bilan de 2015 !

bilanJe tenais déjà à vous souhaiter une très bonne année 2016, en espérant qu’elle se révèle bien remplie et, si possible, livresque. Mais qui dit nouvelle année, dit aussi bilan sur l’année écoulée, que ce soit pour le blog et mes lectures, avec en conclusion quelques mots sur l’évolution du blog dans les prochains mois.

Le Blog

2015 fût une année finalement assez tranquille concernant le blog en lui-même, qui a vécu sa petite vie tranquille. Je savais (suite a des modifications importantes dans ma vie personnelle) que peu de changement allaient intervenir sur la forme. Finalement aucun n’a été réalisé. Toujours pas de pages d’Index, de pages sur les séries en cours et terminées etc… alors que j’y pense depuis des années. Ma capacité de procrastination est phénoménale, et j’avoue que cela ne me dérange pas trop, tant je n’étais pas motivé pour me lancer dedans et que je ne voulais pas me prendre la tête. Mon blog devant rester un élément de détente.

Passons maintenant sur tout ce qui est statistique. On va donc assez vite, voilà les chiffres importants pour l’année 2015 :

  • 28 783 visiteurs sur l’année, soit environ 78,8 visites par jour
  • 40 478 pages visitées en 2015, soit 110,9 par jour

Si je fais un petit comparatif avec 2014, je constate une légère augmentation du nombre de visiteurs (on passe de 74,4 à 78,8 par jour) et une baisse de nombre de pages visitées (de 228,6 à 110,9),ce qui pourrait être expliquée par le passage de pas mal d’habitués qui n’ont plus obligatoirement besoin de visiter chaque page.

Dans tous les cas une excellente année 2015, en grande partie grâce à vous que vous soyez des visiteurs réguliers ou ponctuels et je vous en remercie. On repart donc sur les mêmes bases en 2016, ne m’abandonnez pas.

Concernant la provenance visites, hors référencement google et visites directes, elles viennent principalement dans l’ordre de :

Bilan Lecture

Comme prévu l’année 2015 fût un petit peu moins remplie en lecture avec « seulement » 97 livres lus cette année. Je n’ai pas eu trop le temps de lire de magazines qui commencent aussi à s’empiler. Rien de surprenant à cela avec un déménagement et un changement complet de rythme de vie, il était quasiment obligatoire que je connaisse cette « baisse de régime ». Le principal étant, de toute façon, d’en profiter pleinement et de faire de belles découvertes, ce qui fût encore le cas cette année.

Je devais normalement lancer cette année un bilan régulier de mes lectures BD / Manga / Comics, mais par gros manque de temps je n’ai fais que repousser l’idée. Elle n’est pas oubliée pour autant et je pense travailler sur un premier article dans les jours qui viennent.

Sinon toujours d’un point de vue statistique je vous propose de découvrir la chronique la plus visitée de 2015 :

la ferme des animaux

La Ferme des Animaux de George Orwell

Le fait qu’il soit étudié dans certaines classes doit jouer aussi, je pense.

Maintenant je vous propose en vrac les lectures qui m’ont marquées en 2015 :

l'epee brisee

L’Epée Brisée de Poul Anderson

le jardin des silences

Le Jardin des Silences de Mélanie Fazi

le voyage de simon morley

Le Voyage de Simon Morley de Jack Finney

gretel and the dark

Gretel and the Dark d’Eliza Granville

la menagerie de papier

La ménagerie de Papier de Ken Liu

royaume de vent et de colères

Royaume de Vent et de Colères de Jean-Laurent Del Socorro

Rois du Monde 2 Chasse Royale 1

Rois du Monde Tome 2, Chasse Royale Livre 1 de Jean-Philippe Jaworski

les fantomes d'ombria

Les Fantômes d’Ombria de Patricia A. McKillip

les lions d'al-rassan

Les Lions d’Al-Rassan de Guy Gavriel Kay

les nefs de pangee

Les Nefs de Pangée de Christian Chavassieux

futu.re

Futu.re de Dmitry Glukhovsky

Si vous avez survécu au listing, bravo, promis j’en ai plus pour longtemps. En tout cas comme vous avez pu le constater pas mal de belles lectures.

Challenges

Je ne participe qu’a peu de challenges et seulement a ceux qui ne m’oblige à pas grand chose. En 2015 j’ai donc participé à deux challenges, tous les deux lancés par Cornwall.

Zombies Challenge

zombies challenge

Chalenge qui, si je ne m’abuse, est toujours en activité et permet de vider ma PAL de tous ses zombies. Par contre faut que je vérifie s’il est toujours en cours.

CRAAA

CRAAA

Un challenge qui me permet de m’attaquer à tout ce qui concerne les recueils et anthologies.

Pour 2016 ?

Normalement je devrais travailler sur ma procrastination (et surtout profiter enfin de vacance) en 2016. Je pense donc par conséquent offrir quelques nouveautés au blog. Je pense principalement à des bilans concernant mes lectures bullesques ou encore pourquoi pas, qui sait, un index. Je ne promets rien, je me connais les intentions je les ai, l’envie parfois beaucoup moins.

En conclusion une année 2015 qu’elle soit bloguesque ou littéraire qui s’est révélée bien remplie. Je vous remercie en tout cas d’être toujours présent et de passer par là, que vous commentiez ou non. J’espère que vous continuerez à visiter le blog en 2016.

Dix Jours sans voir la Mer – Jean-Claude Dunyach

dix jours sans voir la merRésumé : « Deuxième opus, deuxième constellation en dix soleils de la galaxie Dunyach. Des astres chauds, des astres froids, et toujours ce grand combat entre l’entropie et l’anthropie où se confondent l’amour et la mort, le destin et l’imprévisible. Ici, on apprend ce qui s’est réellement passé à la fin du jurassique et on ne se contente pas d’entrevoir l’extinction de l’humanité, on comprend pourquoi elle est inéluctable.
Saviez-vous que les gens cliquettent ? À votre avis, quel est le plus mortel des péchés capitaux ? Peut-on vraiment domestiquer un AnimalVille avec une chenille qui pond des cabines de communication ?
Maître Dunyach manie l’absurde et le chaos dans la logique des mathématiques fractales et nous l’assène en esthète, avec une délicieuse cruauté. Ça fait du bien partout où ça fait mal. »
Ayerdhal

Edition : L’Atalante

 

Mon Avis : Je continue ma plongée dans l’univers des nouvelles de l’auteur Jean-Claude Dunyach avec cette fois ma lecture d’un des nombreux recueil de ses textes publié chez l’Atalante. Il s’agit, pour être exact, du second recueil, publié en 2000 et qui regroupe 10 textes assez hétéroclites oscillant sur les nombreux genres de l’imaginaire. On notera la couverture, illustrée par Gilles Francescano, que je trouve vraiment réussie.

Dix jours sans voir la mer : On se retrouve à suivre à travers cette nouvelle un homme qui n’a pas vu la mer depuis un long moment. L’océan parait même avoir disparu complètement de la surface de la terre. Une nouvelle très intéressante qui vaut principalement par le monde que nous fait découvrir l’auteur. Un univers qui mélange, pour moi, efficacement un sentiment d’apocalypse tout en dévoilant une certaine beauté sauvage, une certaine étrangeté attirante et une certaine liberté. Le personnage ne manque pas non plus d’attrait possédant ainsi une certaine ambiguïté, oscillant entre folie face au vide qu’il côtoie et l’espoir, arrivant ainsi à accrocher le lecteur dans sa quête. Un texte puissant qui démarre de façon terriblement efficace ce recueil.

Sucre filé : Cette nouvelle nous fait découvrir un confiseur qui va faire découvrir sa fabrique a une classe d’enfants en vacances dans la région. Un texte qui se révèle construit un peu comme un conte noir pour grand enfant, qui monte lentement en tension, revisitant ainsi le thème de « l’Ogre », tout en offrant de nombreux niveaux de lecture. On tourne ainsi les pages avec plaisir pour aboutir à une chute que j’ai trouvé vraiment surprenante, pleine d’humour et de cynisme.

Des gens qui cliquettent : On découvre un homme un peu particulier, dans un bar, qui va rencontrer une femme et lui parler d’un phénomène un peu particulier ; des gens qui cliquettent. Un texte que je trouve complexe dans tous ce qu’il soulève, que ce soit principalement dans la relations entre les deux protagonistes comme dans tous les non-dits qu’ils soient liés à la folie comme à la solitude. Sauf que voilà le texte m’a paru trop court pour complètement me happer et me captiver, même si je ne peux pas nier que la chute se révèle percutante.

Paranamanco : On retrouve dans cette nouvelle les AnimauxVilles que j’ai déjà découvert dans Etoiles Mourantes, sauf qu’ici on parait être à une époque où on les découvre à peine, où on ne sait que peu de choses sur eux. J’avoue que ce texte vaut principalement par ce sentiment de gigantisme qui se dégage de ces AnimauxVilles et par cette ambiance que développe l’auteur qui se révèle à la fois émerveillante mais aussi oppressante et étouffante dans le traçage des rues. Reste que le texte m’a paru avoir mal vieilli sur certains aspects. Concernant l’intrigue et la quête des personnages, je l’ai trouvé plutôt sympathique, mais elle m’a paru tout de même manquer un peu d’énergie, d’originalité et se révèle légèrement linéaire.

Nos traces dans la neige : On découvre ici un groupe de personnes qui viennent une fois par an en montagne pour s’isoler. On apprend alors qu’il s’agit d’alien, qui ont été obligés de se fondre dans l’Humanité suite au crash de leur vaisseau. Un texte que j’ai trouvé mélange de sublime et de déroutant dans sa construction, à la fois transcendant et triste pour ces abandonnés. Quelque chose de poétique et de mélancolique se dégage ainsi du rituel que vont vire les personnages avec toujours cette réflexion sur la solitude, tout en laissant un léger sentiment d’effroi. Une excellente nouvelle pour moi.

Chaîne de commandement : Courte nouvelle qui nous présente un homme qui va recevoir un rapport et va devoir classer et décider de l’avenir d’une nouvelle race extraterrestre. Un texte plein d’humour noir et de cynisme, qui nous offre une critique acerbe du monde du travail, des normes et du capitalisme froid et sans émotion. Un texte qui se lit facilement, se révèle sympathique, mais qui voilà a du mal aussi à vraiment marquer j’ai trouvé.

Dialogue avec les Parques : Ce texte nous fait découvrir trois femmes qui se retrouvent pour une identification à la morgue. On va ainsi découvrir potins, mensonges et trahisons, le tout dévoilant une chute efficace. Un texte qui oscille entre contemporain et mythologie, mais dont j’avoue ne pas avoir réussi à complètement rentrer dedans. J’avais l’impression qu’il me manquait une clé pour vraiment bien la comprendre, même si la lecture reste plus que sympathique.

Tous les chemins du ciel : Cette nouvelle nous fait suivre deux chasseurs qui éliminent des cocons qui tombent du ciel et viennent s’écraser sur terre. Une très bonne nouvelle, complexe, déroutant le lecteur par quelque chose qui peut paraitre aux premiers abords classique, mais qui surprend par sa fin qui vient remettre en perspective l’ensemble du récit. L’ambiance à la fois violente et triste vient porter ce personnage principal dont on ne connait que peu de choses, mais qui va se dévoiler au fil des pages.

Mémo pour action : Tout comme Chaîne de commandement cette courte nouvelle décide de traiter avec humour de notre société actuelle et des travers de l’entreprise. Pour cela l’auteur a décidé d’imaginer un brainstorming par mail entre les différents dinosaures concernant une astéroïde qui s’approcherai de la terre tout en tentant de ménager les uns et les autres. Poilant, délirant, cynique et absurde j’avoue avoir plus accroché à ce texte, peut-être parce qu’il m’a paru mieux maîtrisé ou alors il me touche plus au vu du nombre de mail que je peux voir passer au boulot.

En attendant les porteurs d’enfants : Cette nouvelle nous fait découvrir un futur ou les femmes paraissent avoir disparu et ou certains hommes, sélectionnés par des tests, donnent naissance aux enfants. J’avoue un texte très intéressant sur les thématiques qu’il soulève, avec toujours en fond cet aspect de solitude qui se dégage du héros principal. Je l’ai peut-être trouvé un chouïa long, mais rien de non plus dérangeant et la chute vraiment percutante et réussie vient faire rapidement oublier ce ressenti.

 

Chaque nouvelle m’a ainsi paru maîtrisé, que ce soit dans les différents messages et les différentes ambiances qu’elles cherchent à transmettre, mais aussi dans le rythme. Chaque texte, surtout, n’est pas sans nous faire réfléchir sur nous-même, notre planète, notre société et même si tous ne m’ont pas autant happé, je dois bien avouer que l’ensemble m’a ainsi plus que convaincu, le tout bien porté par une plume de qualité qui se révèle efficace, entrainante et travaillée. Bon maintenant va falloir faire enter de nouveaux recueils dans ma PAL histoire de prolonger ma découverte.

En Résumé : J’ai passé un bon moment de lecture avec ce recueil de dix nouvelles qui offre des textes variés, intéressants, soignés et intelligents. Alors certes tous les textes ne m’ont obligatoirement tous autant happé, mais dans l’ensemble je dois bien avouer que j’ai trouvé l’ensemble vraiment maîtrisé, rythmé, réussit et entrainant. L’auteur manie l’humour, le cynisme, l’imagination et la réflexion avec efficace, le tout porté par une plume qui se révèle de qualité, captivante et soignée. Il ne me reste plus qu’à faire rentrer d’autres recueils de l’auteur dans ma PAL.

 

Ma Note : 7,5/10

 

Autres avis : Julien le naufragé, …

CRAAA

Challenge CRAAA 6ème lecture

Joyeux Noël !

noel dalek

 

Je vous souhaite à tous et à toutes un joyeux noël !

Plein de bonnes chose et de livres sous le sapin.

La Dague et La Fortune Tome 2, Le Sang du Roi – Daniel Hanover

la dague et la fortune t2 le sang du roiRésumé : Geder Palliako est désormais le protecteur du prince Aster et le héros d’Antéa. Mais les nuages noirs de son passé planent encore au-dessus de lui et une guerre risque bien de changer la donne.
Cithrin bel Sarcour ne dirige plus vraiment la banque qu’elle a elle-même créée. Ses moindres faits et gestes sont épiés en permanence. Si la jeune femme ne parvient pas à se libérer de cette cage dorée, tous ses sacrifices n’auront servi à rien. Le conflit qui se prépare pourrait lui donner l’occasion qu’elle attend.
Un ancien prêtre connaît l’origine du chaos qui s’annonce, un secret depuis longtemps enterré et qui remonte au temps des dragons. Une ère de folie et de mort approche et seule une poignée de héros condamnés sera en mesure de l’empêcher.

Edition : Fleuve Noir

 

Mon Avis : Il y a maintenant 2 ans (déjà) je me suis laissé tenter par le premier tome de cette série qui m’avait offert un moment de lecture sympathique, efficace, malgré une certaine linéarité dans l’intrigue et un léger manque de surprise (ma chronique du Tome 1 ici). Je me suis ainsi laissé tenter par cette suite qui, je l’avoue, a un peu trainé dans ma PAL, en me demandant ce que l’auteur allait offrir surtout que ce cycle est prévu en cinq tomes, déjà parus en VO. Concernant la couverture, elle est dans le même style que celle du tome précédent et se révèle assez jolie.

On plonge dans la suite direct du tome précédent, le monde est en plein bouleversement devant le retour d’un culte et de la montée au pouvoir de Geder Palliako à Anthéa qui commence à faire des vagues. J’avoue, j’avais un peu peur de me retrouver perdu, vu que ma lecture du précédent remonte à 2 ans, mais j’ai finalement assez facilement replongé dans les intrigues multiples que développe l’auteur. Certes, parfois j’ai eu besoin de replonger dans mes souvenirs profonds, mais j’ai trouvé que l’auteur recentrait bien son histoire et je ne me suis jamais senti perdu. Pour ceux qui auraient vraiment des soucis, un lexique à la fin résume les personnages principaux. Alors que vaut ce second tome? Bah je dois bien avouer que je l’ai trouvé légèrement mieux maîtrisé et plus dense que le premier tome. En effet on quitte ici le tome d’introduction pour enfin plonger pleinement dans les différents fils rouges que met en place l’auteur, dévoilant ainsi un récit qui se complexifie encore un peu sur le fond et avec quelques bonnes surprises, j’ai trouvé ; ce qui manquait un peu dans le premier tome. Certes l’ensemble se développe sur un rythme plutôt lent, si vous recherchez l’action frénétique vous allez être déçu, mais il se révèle clairement fluide et entrainant et je me suis retrouvé à tourner les pages avec un minimum de plaisir et d’envie d’en apprendre plus, principalement en ce qui concerne la banque et la façon dont Cithrin et les personnages qui gravitent autour d’elle évoluent. Je reprocherai juste un manque parfois frustrant d’action, principalement dans les scènes de guerre ou l’auteur va vite et offre régulièrement un point de vue en retrait ce qui m’a une ou deux fois légèrement frustré.

L’univers en soit se révèle toujours aussi solide, cohérent et agréable à découvrir. Les jeux de pouvoirs se révèlent efficaces et prenants, même si à un ou deux moments  j’ai eu l’impression qu’ils étaient traités un peu facilement et rapidement. Le principal développement de l’univers vient qu’on commence à en apprendre plus sur ce nouveau culte de la déesse araignée ainsi que sur leurs disciples, que ce soit à travers leurs actes comme à travers un personnage qui a pris de l’importance à la fin du premier tome et qui offre quelques révélations percutantes. Alors certes, pas non plus de quoi révolutionner le genre avec ce mal ancien qui revient, mais voilà l’auteur s’en sort bien, proposant quelque chose d’efficace à défaut de révolutionnaire. Comme je l’ai dit autre point important c’est l’aspect financier lié à la banque qui, je trouve, apporte un véritable plus à l’ensemble et surtout prend le pas, pour moi, sur l’aspect guerrier et jeu de pouvoir d’Anthéa qui se révèle finalement assez classique et sans surprise, même si pas mauvais. En tout cas un univers qui gagne en profondeur entre alliances, trahisons, mensonges et manipulations, et donne envie d’en apprendre plus. Je trouve par contre dommage que le travail sur les 13 races misent en place depuis le début reste ici finalement qu’anecdotique malgré une annexe en fin de roman, j’aurai préféré plus d’éléments intégrés dans le roman, mais bon ce n’est que mon avis.

J’attendais beaucoup des personnages concernant ce tome, en effet le volume précédent servait principalement d’introduction et même si certains sortaient du lot, d’autre avaient eu un peu de mal à complètement me fasciner. Cette suite corrige, je trouve en partie, les légères craintes que j’avais. Marius, que je trouvais très classique, gagne de la profondeur dans sa quête de rédemption, Cithrin est l’héroïne qui m’accroche toujours le plus dans sa façon d’avancer et d’évoluer dans le récit même si parfois certains choix me paraissent surprenant, Geder dont j’avais un peu peur de son évolution, se révèle finalement très réussi dans son rôle, possédant une certaine ambiguïté qui fait qu’il évite de trop tomber dans les stéréotypes même s’il reste parfois prévisible. Finalement je reste plus circonspect concernant Clara et Dawson qui finalement eux sont un peu trop prévisibles et surtout légèrement caricaturaux, mais les évènements de la fin laissent présager pas mal de changement par la suite. Concernant les personnages secondaires, ils se révèlent eux-aussi intéressants, et certains commencent aussi à prendre un peu d’ampleur. Certains se révèlent peut-être un peu trop présent que pour faire avancer l’intrigue, mais cela ne se ressent jamais vraiment au point de se révéler bloquant.

Je reprocherai par contre quelques longueurs, principalement vers le début où certains passages m’ont fait dire que l’auteur cherchait à gagner du temps pour bien remplir son second tome, mais franchement rien de non plus trop dérangeant ou frustrant. L’histoire est toujours portée par un style qui se révèle simple, efficace, fluide et entrainant plongeant finalement assez facilement le lecteur dans son intrigue. Au final un second tome un léger ton au-dessus par rapport au premier, qui, sans non plus révolutionner la fantasy, m’a donné envie de lire la suite et de savoir comment Daniel Hanover va faire évoluer tout cela. Par contre pour le moment autant le tome 3 a été publié, autant aucune information n’est actuellement disponible sur une possible sortie du tome 4. À voir d’ici quelques mois.

Résumé : J’ai passé un assez bon moment de lecture avec ce second tome qui finalement vient approfondir les fils d’intrigues lancé précédemment, quittant le tome d’introduction pour offrir quelque-chose de plus dense, de plus complexe qui est accrocheur et efficace. L’auteur m’a paru mieux maîtrisé son récit, offrant quelques rebondissements et quelques surprises intéressantes, mais si quelques longueurs restent présente. Rien de non plus trop dérangeant. Le rythme est, certes, plutôt lent, mais j’ai tourné les pages avec envie d’en apprendre plus. L’univers se révèle toujours aussi solide et intéressant à découvrir que ce soit sur le culte de cette déesse qui se dévoile un peu plus comme sur les passages liés à la banque qui, je trouve, prennent le pas sur l’aspect guerrier un peu trop classique, même si pas mauvais. Par contre, plus travailler l’aspect des 13 races m’aurait intéressé, peut-être par la suite. Les personnages se développent de façon intéressantes, même si un ou deux m’ont paru un peu trop prévisibles et classiques. Je regrette par contre que les scènes d’actions soient parfois un peu trop survolés et souvent d’un point de vue en retrait. La plume de l’auteur est toujours aussi simple, efficace et vive et je lirai la suite sans soucis.

 

Ma Note : 7,5/10

La Voix de L’Empereur Tome 2, Le Poignard et la Hache – Nabil Ouali

la voix de l'empereur t2 le poignard & la hacheRésumé : L’empereur Elin rencontre une jeune guerrière au passé mystérieux, qui s’apprête à bouleverser brutalement l’échiquier de la cour déjà secoué par les manœuvres menées par les courtisanes dans l’ombre du pouvoir. Ma’Zhir quant à lui cherche un moyen de libérer les morts pour les faire déferler sur l’Empire et mettre fin aux pratiques du clergé. Alors que chaque royaume se prépare à la guerre, les choix de quelques mortels suffiront-ils à sauver l’Empire d’une ruine imminente ?

Edition : Mnémos

 

Mon Avis : Je continue mon mini challenge personnel mis en place depuis quelques semaines, d’avancer mes séries en cours dont les suites trainent dans ma PAL. Cette fois j’ai décidé de me lancer dans le tome 2 de La Voix de L’Empereur, dont le premier tome s’était révélé plutôt sympathique, mais manquait quand même de densité, de détail et de travail de fond pour complètement me convaincre (ma chronique ici). J’ai ainsi décidé de me laisser tenter par ce second volume, pour savoir ce qu’allait nous proposer l’auteur et comment il allait continuer à faire avancer son intrigue. A noter que de nouveau Mnémos nous offre un magnifique écrin, comme le premier tome, avec reliure cartonnée et illustration de couverture sobre et efficace.

On plonge ainsi dans ce tome, quelques mois après la terrible révélation de la fin du tome précédent qui allait remettre en cause le pouvoir du nouvel empereur Elin. La guerre gronde pourtant dans le royaume et les jeux de pouvoir deviennent de plus en plus tendus, chacun cherchant à sortir gagnant. Alors, que dire au final de cette suite? C’est bien simple, une fois la dernière page tournée j’ai eu l’impression d’y retrouver les mêmes qualités et défauts que le tome précédent et donc cette impression de me retrouver le cul entre deux chaises, attendant finalement plus du récit. Il faut dire que les livres sont très courts, pour le moment chacun des tomes lus faisant moins de 300 pages et l’intrigue que construit l’auteur se révèle dense et complexe ce qui crée selon moi un décalage. Tout dépend après aussi de ce qu’on recherche, si on aime les histoires qui avancent assez rapidement et facilement, on risque de plus accrocher que moi qui aime quand même comprendre la complexité des enjeux des manipulations, leurs conséquences et leurs intérêts. C’est dommage, car l’intrigue en soit est intéressante, même si rien de non plus novateur. Franchement il y a un énorme potentiel et de bonnes idées, mais voilà il faut parfois savoir prendre du temps selon moi. Je prends pour exemple la révélation finale du tome précédent, remettant complètement en cause la hiérarchie du pouvoir, sauf que voilà la façon dont l’auteur la résout est beaucoup trop rapide, en à peine 10 pages sur tout le tome et amené de façon trop brusque et sans explication. Légèrement frustrant pour ma part, même si je comprends que ceux qui aiment les romans tendus accrochent. Il faut dire aussi que l’auteur continue à ajouter des fils à son intrigue, ce qui fait qu’au final on passe peu de temps sur chacun d’entre eux, ce qui n’aide pas à complètement m’embarquer.

Et c’est un peu le ressenti que j’ai pour tout. Si on prend l’univers, la présentation de l’ensemble se révèle intéressante, six pays, chacun ayant sa spécialité, formant un empire, dont la mort de l’empereur vient remettre en cause le trône ; franchement c’est classique mais l’ensemble possède une bonne dose de potentiel avec toutes les possibilités qu’on peut imaginer. Sauf que voilà, je viens de finir le second tome de cette trilogie et, mis à part la vie de château à la capitale et les personnages qui gravitent autour, le reste m’a paru beaucoup trop léger voir vide. Alors certes, l’auteur offre quand même quelques incursions que ce soit au niveau du pays de la foi ou encore sur une fameuse tour qui permet de sortir un peu du cadre, mais voilà c’est trop peu à mon goût. Cela ne veut pas dire que l’univers est mauvais, loin delà, juste que, comme je l’ai déjà dit après ma lecture de Blizzard, je suis peut-être un lecteur de Fantasy de la « vieille époque », mais j’aime un minimum de détail dans l’image de fond que cherche à dessiner un auteur et ici j’ai trouvé ça trop peu. Concernant les aspects politiques, là aussi, les machinations et manipulations ne sont pas mauvaises, mais m’ont paru être traité beaucoup trop rapidement, comme par exemple cette fameuse scène des courtisanes qui, en soit, est vraiment intéressante, sauf qu’elle ne repose sur quasiment rien qui pourrait un minimum l’expliquer et la rendre vraiment cohérente. Pareil, certains aspects restent tellement nébuleux qu’on se demande comment l’auteur va s’en sortir avec un seul tome restant. Je pense principalement à Tara et ses mystères, mais je reviendrai sur cette héroïne.

Sur les personnages on est toujours plongé dans un roman choral, proposant ainsi de nombreux points de vues divers et variés, permettant ainsi de développer quelque-chose d’assez large. Sauf que voilà, comme dans le premier tome, avoir de nombreux personnages en si peu de pages fait que, d’une, on a du mal à vraiment s’intéresser à certains et surtout on passe parfois trop vite de l’un à l’autre. Cela n’empêche pas certains protagonistes de sortir du lot et offrir de moments prenants, mais voilà prendre plus de temps sur chacun d’entre eux et surtout, pourquoi pas, offrir un peu plus d’introspection, aurait permis d’offrir des héros plus profonds soigné et attachants selon moi. Je regretterai aussi un trop grand manque de nuance, les personnages tombant parfois dans le manichéisme. Ensuite je voulais revenir un peu sur Tara, nouvelle héroïne qui entre dans la vie du jeune empereur et va en à peine deux pages devenir sa plus grande confidente. Le personnage en soit n’est pas mauvais, mais voilà l’auteur cherche à aller trop vite et à trop en faire sur son côté mystérieux. C’est frustrant, car il repose principalement sur une absence d’explication, de plus elle s’intègre tellement trop facilement dans toutes les révélations, même les plus secrètes. Mais surtout cela enlève tout ressort dramatique, car on s’imagine tellement de choses que, par exemple, la scène finale de ce personnage, même si elle se révèle épique, parait finalement un peu grosse dans ses ficelles et surtout sans véritable surprise.

Au final on pourrait croire que je n’ai pas du tout accroché à ce livre, alors que c’est faux, le roman possède tout de même des atouts. Déjà la plume de l’auteur qui se révèle toujours aussi poétique, dense et envoutante. Il possède un vrai talent de conteur, même si une ou deux fois j’ai eu l’impression qu’il en faisait de trop. Ensuite, le récit possède tout de même de nombreuses bonnes idées, qui donnent envie d’en apprendre plus et d’en découvrir plus. Enfin on ne peut le nier, malgré le fait que je trouve ce cycle pas assez travaillé, j’ai tout de même tourné les pages plutôt facilement et avec un minimum de plaisir et d’envie. Et c’est là qu’est mon dernier soucis, ai-je envie de lire ou pas le troisième tome? Je verrai bien.

En Résumé : Je dois bien avouer que je ressors de ma lecture de ce second tome du cycle avec un ressenti de lecture un peu mitigé tant j’ai eu l’impression que l’ensemble manquait de détails et de profondeur. L’intrigue en soit n’est pas mauvaise, faite de jeux de pouvoirs, de machinations et de manipulations, mais l’ensemble va trop vite pour vraiment prendre le temps d’amener des explications et se révéler cohérente. L’univers ne manque pas d’attrait, nous proposant de nombreux pays avec leurs us et coutumes, sauf que, mis à part la capitale, on ne développe quasiment jamais le reste ce qui est frustrant. Concernant les personnages, autant de narrateur dans un roman si court fait qu’on a du mal à vraiment s’intéresser à tout le monde, de plus ils manquent parfois d’un peu plus d’émotion et de complexité. De plus, je dois bien avouer que la nouvelle héroïne, Tara, a eu du mal à me convaincre tombant un peu trop dans le « mystérieux » et dans l’héroïne inarrétable. Pourtant l’ensemble n’est pas non plus mauvais, la plume de l’auteur est toujours aussi poétique, envoutante et entrainante, on note de bonnes idées et je dois bien avouer que, malgré les défauts, j’ai été un minimum embarqué au point de tourner les pages avec un minimum d’envie d’en apprendre plus. Sauf que voilà, maintenant vais-je lire la suite au vu de ma PAL? J’avoue que je me pose la question.

 

Ma Note : 6/10

 

Autres avis : Dup, …

Page 67 of 202

© 2010 - 2026 Blog-o-Livre