Auteur/autrice : BlackWolf Page 70 of 202

Concours 5 ans du blog – Phase 3 – Résultats

J’avoue, j’ai du retard. J’avais prévu de lancer cette phase 3 dans la foulée de la phase précédente, mais j’ai clairement manqué de temps pour pleinement me consacrer à mon blog ces derniers jours. Je m’excuse donc pour ce délai d’attente, mais voilà donc la troisième et dernière partie du concours pour les 5 ans du Blog.

Cette semaine ce sont les éditions Mythologica, Multivers et Scrinéo qui me font le plaisir de m’accompagner pour cet anniversaire, et j’ajoute une BD de ma bibliothèque (histoire de doublon, donc autant en faire profiter un lecteur).

Les lots à gagner sont :

Mythologica

Pour ceux qui ne connaîtraient pas Mythologica, il s’agit tout d’abord d’un Webzine de l’imaginaire (mais pas que), qui a énormément évolué pour récemment se lancer aussi dans l’édition.

Pour ceux qui souhaiteraient en apprendre plus sur cette maison d’édition rejoignez leur page Facebook (n’hésitez pas à liker) ou allez visiter leur site web.

La maison d’édition vous propose ainsi de gagner un exemplaire numérique de :

En Revenir aux Fées – Nathalie Dau en E-PUB

En Revenir aux Fees

La Terre, futur proche.
À force de mépris, l’humanité a provoqué l’Échec. La technologie a régressé. La Nature a grandement souffert. L’air et le sol sont si pollués que les gens vivent confinés, mal nourris.
De leur côté du monde, les fées s’interrogent. Faut-il agir pour sauver ce qui peut l’être, ou doit-on achever de purger la planète de ceux qui l’ont défigurée ?
Follette plaide en faveur des ingénieurs, des rêveurs et des artistes – surtout son cher Julian, dont les rimes et les récits lui ont permis de subsister.
Mais seule une très ancienne divinité, défigée après cinq mille ans, a vraiment le pouvoir de trancher la question.

Pour ceux qui veulent en apprendre plus sur les écrits de l’auteur, n’hésitez pas à fouiller mon blog.

LA GAGNANTE EST BEUGZBEE

In Extremis – Alick en E-PUB

In Extremis

Ils ne vivaient que pour le Jeu.
Les règles, l’addiction, les bénéfices.
Et tout allait bien.
Jusqu’à cette nuit-là…

LA GAGNANTE EST LIANNE

Multivers

Multivers est une maison d’édition qui cherche à promouvoir la lecture sous format numérique, sans DRM et permettre aussi à des auteurs de faire vivre leurs ouvrages sous format numérique en évitant les contraintes liées à ReLIRE.

Cette maison d’édition effectue un sacré travail, n’hésitez pas à aller visiter leur site web et à liker leur page Facebook.

La maison d’édition vous propose ainsi de gagner 3 exemplaires numériques de :

C’est l’Inuit qui gardera le souvenir du blanc – Lilian BATHELOT en EPUB

C'est l'Inuit qui gardera le souvenir du blanc

Dans une société hyper technologique, tous les habitants de la planète sont reliés au réseau de surveillance de leur zone gouvernementale. Les territoires inuits, pourtant, ne suivent pas la règle commune ; là, pas de surveillance, une certaine liberté et de grands espaces sauvages où l’on peut échapper au reste du monde, soit pour le plaisir de retrouver la nature et des gestes ataviques, soit pour des raisons plus complexes et plus secrètes. Les gouvernements planétaires tentent désespérément de trouver une parade à cette indépendance, et d’en comprendre le pourquoi et le comment. Cela a, semble-t-il, fort à voir avec les narvals, ces mammifères marins à longue dent de licorne, et avec leur sonar si particulier.

LA GAGNANTE EST PLUMELINE, YOSSARIAN, MARIE M (75)

Scrineo

La maison d’édition vous propose de gagner 5 affiches du roman Aeternia de Gabriel Katz.

LES GAGNANTS SONT YUKO, NOSHAMED, PTITELFE, DIONYSOS89, SHAMANDALIE

Ma contribution au concours

Non « ma contribution » n’est pas une maison d’édition, je vous rassure. Je me permets juste d’offrir un livre, ou plus exactement une bande-dessinée, de ma bibliothèque. Alors je ne vais pas le cacher, il s’agit d’un doublon, mais au lieu de m’en débarrasser autant le faire gagner à un lecteur, surtout qu’il s’agit d’une très jolie BD.

Le Château des Etoiles, Tome 1 – Alex Alice

le chateau des etoiles t1

A la fin du XIXe siècle, la communauté scientifique pense l’espace fait d’éther, qui, utilisée comme énergie, permettrait d’explorer le ciel. 1868, Marie Dulac, scientifique qui a consacré sa vie à la recherche de l’éther, s’élève en montgolfière pour ce qui doit être le vol du succès : elle atteindra l’éther… mais personne ne pourra en attester, elle ne survivra pas au vol. Seuls son mari, également professeur, et son fils Séraphin, restent détenteurs de ses recherches et de son savoir. Un an plus tard, Séraphin et son père reçoivent une mystérieuse lettre faisant allusion au carnet de la mère de Séraphin les invitant au château du roi de Bavière. Celui-ci, fou ou visionnaire, financera les recherches sur l’éther. En parallèle, Bismark, prince de la Prusse voisine, fera tout pour placer le royaume de Bavière sous sa tutelle. Dans ce 1er tome, Séraphin, son père et leurs alliés construiront l’éthernef et commenceront à percevoir les plans de Bismark.

LA GAGNANTE EST MYPIANOCANTA

Conditions

Concours du 26/10/2015 au 01/11/2015 inclus.

Les règles de participation sont les suivantes :

Choisissez dans le formulaire ci-dessous pour quel(s) lot(s) vous souhaitez tenter votre chance
Il y aura un gagnant différent à chaque fois, pour récompenser le maximum de participants.
Indiquez votre nom ou pseudo, une adresse mail valide ainsi que vos coordonnées postales.
Tout formulaire incomplet sera considéré comme nul.

Résultats :

Le tirage au sort sera effectué le 03 Novembre 2015 et les résultats seront donnés sur cette page dans les jours qui suivent.
Les noms des gagnants seront affichés de la façon suivante : pseudonyme, si celui-ci a été donné (avec département de résidence si homonyme), ou prénom, initiale du nom et département de résidence si aucun pseudonyme n’a été donné.

Concours terminé

Les Chroniques du Radch Tome 1, La Justice de L’Ancillaire – Ann Leckie

la justice de l'ancillaireRésumé : Rien ne peut arrêter l’expansion radchaaï. Chaque annexion fournit des armées supplémentaires, les ancillaires, des captifs à la conscience détruite changés en troupes de choc, des marionnettes animées par l’intelligence artificielle des vaisseaux de guerre de l’empire. L’un de ces vaisseaux, le Justice de Toren, a été détruit, victime d’un complot au plus haut niveau du pouvoir. Mais son IA est parvenue à s’échapper et à s’incarner dans le seul ancillaire rescapé du massacre. Dix-neuf ans plus tard, sa vengeance est sur le point de s’accomplir…

Edition : J’ai Lu Nouveaux Millénaires

 

Mon Avis : Cette trilogie, j’en entends énormément parler depuis sa sortie aux USA, dont j’ai survolé de nombreux retour en VO qui se révélaient en majorité tous positifs. De plus, il est a noté que ce livre s’est offert de nombreuses récompenses dont le prestigieux prix Hugo, même si j’en reparlerai. C’est donc sans surprises que quand j’ai appris que ce roman allait être publié en français, je n’ai pas mis longtemps à le faire entrer dans ma PAL et à me lancer dans sa lecture. À noter la couverture que je trouve assez réussie. Par contre, je me permets une petite digression rapide sur la traduction, je ne reviens pas sur le chois par rapport au pronom, il fallait en faire un, mais certains passages m’ont légèrement paru manquer de fluidité, comme si le traducteur avait manqué de temps.

On se retrouve ainsi à suivre Breq, perdue sur une planète glaciale, à la recherche d’une personne bien précise dans sa quête. On va alors découvrir au fil des pages que Breq est en fait le Justice de Toren, Intelligence Artificielle d’un vaisseau militaire, trahi et détruit et dont Breq en est la dernière incarnation qui cherche à se venger. Annoncé comme cela l’intrigue n’a rien de vraiment révolutionnaire et je dois bien l’avouer que c’est le cas, mais pour autant ce livre est loin d’être mauvais et j’avoue avoir été rapidement embarqué dans cette quête de vengeance. Car même si le récit n’est pas des plus original, cela ne l’empêche pas de posséder de bonnes idées et surtout de se révéler fluide, efficace et entrainant. L’auteur joue ainsi sur deux fils de narration, la première celle de Breq dans sa quête de vengeance et la seconde celle du Justice de Toren, ce qui a amené ce complot et sa destruction, on monte ainsi lentement en tension au fil des pages, des rebondissements et des révélations et j’avoue m’être laissé de plus en plus happer par le puzzle qui commence à se dévoiler. Attention, on n’est pas non plus dans le roman effréné rempli d’explosion et d’action, l’auteur construit son récit lentement, avec des passages nerveux et d’autres plus réfléchis, qui je trouve marche bien. Entre complot, machination et trahisons l’ensemble se révèle clairement efficace et captivant. Alors certes, c’est vrai, un certain essoufflement se ressent dans une partie du dernier tiers du récit, et certains passages paraissent un peu trop verbeux, mais dans l’ensemble j’ai trouvé le récit efficace et plus que divertissant.

Concernant l’univers, je dois bien avouer que l’élément important et original vient principalement de la société du Radch, et principalement de leur utilisation du pronom. En effet pour le radchaaï le seul genre qui existe est le genre féminin, ce qui fait que chaque personnage est présenté comme « elle », sauf quand ils vont d’en d’autres cultures pour éviter des impairs. J’ai trouvé que cela offrait quelque chose d’assez surprenant et efficace, car on ne se réfère ainsi plus au genre ;  chaque personnage peut être ainsi interpréter par le lecteur comme un homme ou une femme. Chacun se retrouve ainsi à se faire sa propre opinion, et surtout j’ai trouvé que cela pouvait amener, pour peut qu’on se laisse prendre par ce choix, à des réflexions sur la position du genre en général, mais aussi dans les écrits face à nos attentes. Concernant le reste de l’univers construit par l’auteur il apparait assez classique dans sa présentation, avec ce peuple colonialiste qui a besoin de s’étendre pour vivre sous peine de s’effondrer sur lui-même, ces nombreuses technologies futuristes que ce soit dans les vaisseaux, les voyages dans l’espace ou encore sur les Intelligences Artificielles, mais se révèle finalement, je trouve, solide même s’il me parait encore au stade embryonnaire et devrait prendre encore plus d’ampleur par la suite principalement sur ce conflit avec les extra-terrestres. L’aspect politique ne manque pas de faux-semblants et de manipulations, même si certains aspects sont devinables, et je l’ai trouvé attrayant et prenant. En tout cas un univers qui me donne envie d’en apprendre plus.

Concernant les personnages il faut bien avouer qu’au début, avec le jeu sur les pronoms, on a du mal parfois à se lier complètement à eux, car on a un peu de mal à les définir comme on peut le faire d’habitude, à les visualiser, mais finalement très vite on se rend vite compte que les frontières disparaissent et on se laisse alors porter par les protagonistes. Que ce soit Breq dans sa quête de vengeance, IA qui va se révéler finalement « humaine » dans ses choix et ses réactions, mais aussi Seivarden, jeune capitaine qui se réveille après près de mille ans en cryogénisation et qui a perdu tous ses repères et doit se réadapter à ce monde. Chaque personnage se révèle ainsi intéressant à suivre et à découvrir, certes il arrive que certains choix paraissent douter et certaines évolutions un peu faciles, mais franchement pour un premier roman je n’ai rien trouvé de trop dérangeant. Concernant les personnages secondaires, il y a du bon et du un peu moins bon selon moi. Je reproche à certains de n’être là que pour faire avancer l’intrigue, ce qui est légèrement dommage.

Alors, finalement, quelle est le principal reproche qu’on pourrait faire à ce livre? C’est bien simple c’est sa liste de prix longue comme un bras. Je m’explique. Comme beaucoup, je pense, quand on choisit un livre primé on s’attend soit à un livre d’ambiance intense, soit à une énorme originalité, ou pourquoi pas aussi une « claque », sauf que voilà La Justice de l’Ancillaire n’est finalement qu’un livre de Space-Opera militaire plutôt classiques avec quelques bonnes idées, mais rien de non plus franchement révolutionnaire. Attention ce n’est pas une critique, j’ai apprécié cette lecture. Faut-il pour autant bouder ce roman? Je répondrai non, tout dépend de vos attentes. Si vous cherchez le dernier livre révolutionnaire, passez votre chemin, si vous cherchez par contre une lecture SF plus que divertissante et efficace, alors laissez-vous tenter et faites-vous votre avis. Dans tous les cas ne vous faites pas avoir par la cette liste de prix gagnée par ce livre.

La plume de l’auteur se révèle simple, efficace et entrainante, malgré parfois quelques légers soucis de fluidité. Au fil des pages j’ai de plus en plus été pris par ce récit, malgré un léger essoufflement dans le dernier tiers, et je lirai sans soucis la suite des Chroniques du Radch pour savoir ce que va bien pouvoir proposer l’auteur par la suite.

En Résumé : J’ai passé un très agréable moment de lecture avec ce premier tome de cette trilogie qui nous offre une histoire de vengeance efficace et entrainante, qui monte doucement en tension et a réussi à me happer de plus en plus au fil des pages. Certes un léger essoufflement se ressent dans le dernier tiers et certains dialogues paraissent un peu trop verbeux, mais rien de non plus bloquant. La grande originalité de l’univers vient de la fonction du genre qui se perd pour le radchaaï où le seul genre qui existe est le genre féminin, cela peut dérouter, mais qui, je trouve pourtant, offre quelque chose au récit dans notre approche des héros comme dans les réflexions que cela ouvre. Le reste de l’univers se révèle certes classique, mais solide et efficace. Concernant les personnage le jeu sur les genres fait que j’ai pris un peu de temps à complètement m’accrocher à eux, mais une fois cette barrière tombée je me suis lié à eux et à leurs aventures avec plaisir. Je reprocherai juste certains protagonistes secondaires qui ne sont là que pour faire avancer l’intrigue. Le principal soucis de ce livre, je pense, vient de sa liste de prix assez impressionnante, ce qui peut amener certaines attentes assez importantes, mais qui ne trouvent pas obligatoirement de réponse lors de la lecture. Alors attention ce livre est bon dans le genre Space-Opera militaire avec complots et trahisons, mais si vous cherchez la claque de l’année ou le roman original du moment vous risque peut-être d’être déçu. À vous de voir. La plume de l’auteur se révèle fluide, simple et efficace et je lirai sans soucis la suite de cette trilogie.

 

Ma Note : 7,5/10

Le Jour où les Zombies ont Dévoré le Père Noël – S.G. Browne

le jour ou les zombies ont devore le pere noelRésumé : Pauvre Andy Warner. L’ex-star contestataire des morts-vivants a passé une année entière soumis à des tests expérimentaux dans un laboratoire de recherches sur les zombies dans l’Oregon. Heureusement, un miracle se produit : à quelques jours de Noël, il parvient à s’échapper et fausse compagnie à ses poursuivants en enfilant un costume de Santa Claus. Le déguisement parfait… À deux réserves près : des collègues de décomposition le reconnaissent et exigent de lui qu’il soit leur chef ; et une adorable fillette solitaire le suit partout, convaincue qu’il est vraiment le père Noël… Une comédie horriblement délicieuse à lire sous le sapin.

Edition : Mirobole

 

Mon Avis : Il y a un peu moins d’un an je me suis laissé tenter par les premières aventures du zombie contestataire Andy, dans Comment j’ai Cuisiné mon Père, ma Mère… et retrouvé l’amour, qui, malgré quelques légères longueurs, m’avait offert un bon moment de lecture fun, agréable et plus que divertissant. C’est donc avec plaisir et envie d’en savoir plus sur Andy que je me suis laissé tenter par cette suite, surtout que la période s’y prête bien, Halloween venant de s’achever et les préparatifs de noël étant en cours, quoi de mieux qu’une lecture avec zombies et père noël pour cette période de l’année. Je ne reviendrai pas sur l’esthétique du livre et sa couverture tant les éditions Mirobole donnent vraiment envie de collectionner leurs livres. A noter qu’il peut être lu de façon indépendante.

On retrouve donc notre cher Andy, enfermé dans un laboratoire d’essai, jouant les cobayes, forcé à de nombreuses expériences depuis presque un an. Un jour un membre du SPZ, la Société Protectrice des Zombies, va le délivrer lui et ses compagnons de cellules, mais seul Andy va réussir à s’enfuir. Il va alors décider de sauver ses compatriotes ; problème il est seul déguisé en père noël avec juste une petite fille qui lui demande de réaliser son voeu le plus cher. Clairement quand j’ai entamé ma lecture le résumé annonçait la couleur, cela va être, comme le premier tome, totalement barré, avec une bonne dose d’humour noir et de cynisme, sauf que voilà une fois ce premier tome refermé je dois bien avouer que, sans être déçu, je n’ai pas non plus été autant emballé que le roman précédent.

Franchement entre Deus Ex Machina, facilités et simplicité, l’intrigue m’a paru sans véritable rebondissements tant l’ensemble me paraissait prévisible et l’auteur me donnait plus l’impression d’offrir un « happy-end », certes dans une certaine limite, à son héros préféré. Un peu comme s’il s’était trop accroché à lui et ne pouvait pas le laisser au milieu des soucis du premier tome, alors il lui a écrit un conte qui se termine bien. Sauf que voilà le roman est très, très court, à peine un peu plus de 200 pages, et par conséquent la densité n’est pas obligatoirement au rendez-vous, allant à l’essentiel sans parfois prendre le temps de donner quelques détails voir quelques explications ce qui peut se révéler frustrant voir légèrement enfantin pour les personnages. Il faut dire que je me suis légèrement fait avoir par la version française, car la VO est claire au niveau du titre du roman I Saw Zombies Eating Santa Claus: A Breathers Christmas Carol, il s’agit purement et simplement d’un conte de noël avec toutes les facilités et la magie que peut inclure ce genre de récit, toute la candeur qui peut s’en dégager, pourtant je ne l’ai jamais pris comme tel, m’attendant toujours à y retrouver la profondeur, la critique et les messages sous-jacents du premier. Certaines réflexions sont certes toujours présentes, mais un peu comme l’ensemble du récit elles restent en surface.

Alors attention, ne me faites pas dire non plus ce que je n’ai pas dit, l’ensemble n’est pas non plus complètement mauvais, on y retrouve toujours cette bonne dose d’humour, d’ironie et de décalage qui caractérise notre héros avec sa verve et sa narration toujours aussi entrainante et énergique. L’auteur n’oublie pas non plus qu’il est dans un roman de zombies, jouant ainsi de façon efficace sur les genres entre la magie et la pureté de noël, et le côté sombre, violent et sanglant que peut proposer les morts-vivants, surtout des zombies qui savent qui peuvent rester éternellement jeune en mangeant du respirant. On ne s’ennuie ainsi jamais vraiment, tournant les pages avec un minimum de facilité pour voir ce que va proposer l’auteur. Le côté zombie, qui a gardé son esprit, permet ainsi toujours a l’auteur d’offrir un travail intéressant sur l’univers et son développement, principalement sur la vision de notre société. Mais voilà, niveau divertissement l’auteur remplit pleinement son rôle avec cette histoire, mais mes attentes se révélaient un peu plus poussées et c’est ce qui a joué sur mon ressenti mitigé.

Concernant les personnages la narration varie, ne restant pas obligatoirement toujours sur Andy, mais nous faisant découvrir aussi deux autres protagonistes. C’est une bonne idée je trouve, permettant ainsi d’être au plus près des différents héros, des émotions de chacun, tout en ayant des idées et des points de vues différents. Sauf que voilà autant Andy arrive clairement à toucher le lecteur, principalement dans sa relation avec Annie, qui joue de façon efficace, sans trop tomber dans le mélo, sur les émotions du héros toujours, d’une certaine façon, à la recherche d’une vie normale, autant le troisième personnage m’a plutôt laissé de marbre. Son rôle de gardienne de zombie avec une dose d’humanité est tellement téléphoné et le roman tellement court qu’on tombe un peu trop dans la caricature, ce qui est dommage. Concernant les personnages secondaires l’auteur nous offre, certes de façon succinte, mais plutôt efficace, des personnages complètement décalés et barrés, avec même le retour de certains du premier tome.

La plume de l’auteur se révèle toujours aussi simple, fluide, efficace, entrainante et on ne peut pas lui enlever sa capacité à nous emporter dans les aventures du zombie Andy. Certes je ressors légèrement mitigé de ma lecture, mais je ne peux clairement pas dire que je me suis ennuyé pour autant. Par contre, je ne sais pas si l’auteur a prévu d’écrire une suite encore ou non, mais il va falloir faire attention, car l’humour présent dans ce récit tombe un peu dans la répétition par rapport au premier tome, même si rien de non plus très bloquant ici, mais pourrait perdre de sa saveur dans une troisième tome.

En Résumé : J’avoue que je ressors de ma lecture de cette suite des aventures de Andy le zombie contestataire, avec un léger sentiment mitigé. Ce n’est pas une mauvaise histoire, l’humour et le divertissement sont toujours bien présents et se révèlent très sympathique. L’auteur joue de façon efficace sur le parallèle entre la magie et la pureté de noël et le côté sombre, violent et sanglant lié aux zombies. Sauf que voilà ce récit est très court, ce qui fait qu’on y retrouve pas la même densité que dans le premier tome, mais surtout l’auteur m’a paru un peu trop tomber dans la facilité, la simplicité et abuse légèrement de Deus Ex Machina à certains moments. Concernant les personnages autant Andy et Annie se révèlent vraiment intéressant, principalement dans l’émotion qu’ils arrivent à distiller, autant l’autre héroïne présentée m’a paru manquer d’intérêt se révélant un peu trop caricaturale pour vraiment s’imposer. Les personnages secondaires, malgré un certain manque parfois de profondeur, offrent une brochette de protagonistes décalés et entrainants. La plume de l’auteur se révèle simple, fluide et entrainante, nous plongeant finalement avec un minimum de facilité dans ces aventures. Au final si j’avais pris ce livre pour ce qu’il est, un simple conte de noël, et non rechercher ce que j’avais trouvé au premier tome, mon avis aurait été différent je pense.

 

Ma Note : 6/10

 

Autres avis : Lune, Cornwall, Mariejuliet, Nelfe, AcrO, …

zombies challenge

Feuillets de Cuivre – Fabien Clavel

feuillets de cuivreRésumé : Paris, 1872. On retrouve dans une ruelle sombre le cadavre atrocement mutilé d’une prostituée, premier d’une longue série de meurtres aux résonances ésotériques. Enquêteur atypique, à l’âme mutilée par son passé et au corps d’obèse, l’inspecteur Ragon n’a pour seule arme contre ces crimes que sa sagacité et sa gargantuesque culture littéraire.

Edition : ActuSF

 

Mon Avis : De l’auteur j’ai lu il y a quelques mois ses écrits côté zombies que sont L’Evangile Cannibale (ma chronique ici) et Métro Z (ma chronique ), qui m’avaient offerts de bons moments de lectures, efficaces et entrainants. Par conséquent quand j’ai vu que l’auteur se lançait dans un livre Steampunk, j’étais sûr qu’il terminerait sa course dans ma PAL, surtout que le résumé avait ce je ne sais quoi de vraiment accrocheur. Il faut aussi avouer que rien qu’à sa couverture, illustrée par Ammo, que je trouve magnifique, je me serai penché sur ce bouquin. Il est aussi à noter le superbe travail d’édition mené par ActuSF, qui nous offre un livre vraiment superbe avec couverture rigide et des illustrations intérieures qui viennent enrichir l’objet en lui-même, ainsi qu’une préface et une postface vraiment intéressantes.

Ces Feuillets de Cuivre nous propose ainsi de suivre, à travers plusieurs intrigues différentes, le quotidien de Ragon, policier, qui va enquêter sur plusieurs crimes et délits dans un Paris fin du 19ème siècle qui diffère légèrement du nôtre. L’auteur a décidé ainsi de s’inspirer, d’une certaine façon, des feuilletons policiers d’époque, un peu à la Sherlock Holmes ou encore à la Auguste Dupin, où notre héros se repose en grande partie sur ces capacités intellectuelles, et plus précisément ici sur son amour de la lecture, car toute intrigue est finalement un livre et quand ce n’est pas le cas elle ne mérite même pas d’être traitée, pour faire la lumière sur les mystères qu’il découvre. Et il faut bien avouer que l’ensemble marche vraiment bien, pour peu qu’on apprécie ce genre d’enquêtes. On se laisse ainsi facilement emporter par les différentes intrigues que construit l’auteur et par la façon dont le héros va devoir, par la force de son esprit principalement, reconstruire le puzzle et les résoudre. Certes on est loin du Thriller effréné et frénétique, l’auteur cherchant plus à construire ses récits de façon posé, jouant plus sur la manipulation et le jeu que sur l’action, mais cela n’empêche pas l’ensemble de se révéler fluide, prenant, entraînant et efficace.

Surtout que la construction proposée par  Fabien Clavel en deux parties se révèle vraiment fascinante dans sa construction et son évolution, avec une première qui servira, on va dire, à poser le personnage et l’univers, offrant différentes intrigues qui paraissent déconnectées les unes des autres, puis une seconde partie qui vient apporter un « ennemi » à notre policier et surtout vient aussi lier, d’une certaine façon, l’ensemble des nouvelles, renouvelant alors l’intérêt du lecteur qui se retrouve ainsi encore un peu plus happé par les aventures de Ragon, mais surtout par les questions qui sont alors soulevées et leurs réponses. Alors certes les premières nouvelles m’ont paru se résoudre parfois un peu trop rapidement et certaines intrigues complexes m’ont paru manquer de pages pour être vraiment bien développés, mais franchement rien de non plus bloquant tant j’ai trouvé l’ensemble réussi et soigné.

L’univers steampunk que construit l’auteur au fil des pages se révèle vraiment passionnant, évitant clairement le côté flamboyant et imposant pour offrir quelque chose de plus ténu, de plus discret, mais de bien présent que le lecteur reconnait au détour d’expressions, de machines rencontrées, d’éther, voir même de magie croisée et qu’il s’amuse alors à chercher, à traquer, à dévoiler au fur et à mesure qu’avancent les nouvelles. On plonge ainsi avec grand plaisir dans ce Paris où l’Histoire que l’on connait se mélange avec cet aspect « étranger », différent voir fantastique qui apporte un cachet supplémentaire et donne clairement envie d’en apprendre plus. Surtout que l’auteur rend l’ensemble encore plus crédible et réaliste en y faisant intervenir, parfois de façon détourné, des personnages connus que ce soit aussi bien des chercheurs, des artistes et mêmes des écrivains. D’ailleurs l’écriture, les romans, possèdent une grande importance dans ce livre que ce soit par l’amour du héros pour la lecture qui en devient obsessionnelle, mais aussi dans sa façon de résoudre les enquêtes, elle se révèlera même plus ou moins au centre du fil rouge. On sent ainsi toute la passion que porte l’auteur pour la littérature, la mettant clairement en avant, devenant alors d’une certaine façon un personnage du récit, soulevant par conséquent de nombreux questions et de nombreuses réflexions. L’ambiance présente tout du long se révèle sombre, légèrement angoissante, sanglante ce qui, je trouve, apporte une touche supplémentaire à cet univers et lui va comme un gant. En tout cas un univers qui donne envie d’être retrouvé.

Concernant les personnages, le héros principal qu’est le policier Ragon se révèle très rapidement attachant et passionnant à suivre et à découvrir, se dévoilant lentement, montrant forces et faiblesses. En effet au fil des pages on aperçoit un héros qui possède des blessures liées à la guerre, qui se réfugie dans la littérature pour, d’une certain façon, oublier la vie et qui va même se servir de cette littérature pour guider sa vie. Un personnage aux valeurs fortes, humaines, mais qui pourtant d’une certaine possède des zones d’ombres qui vont se dévoiler au fil des pages. Ragon fascine aussi par son esprit, sa capacité d’analyse, lui qui est une personne du peuple, devenu simple policier, qui va très vite se démarquer, évoluant au fil des pages vers un personnage de plus en plus solitaire, qui se démarque par son physique imposant, se trouve rejeté, mais qui pourtant ne manque ni de charisme, ni d’intelligence. Les personnages qui gravitent autour de lui ne manquent pas non plus d’attrait, même si je dois bien avouer, certains auraient peut-être mérités un peu plus de développement, mais bon rien de bien méchant. Dans tous les cas l’auteur nous propose ici une galerie de personnages des plus attrayante et captivante, qui évolue au fil des intrigues et des années.

La plume de l’auteur se révèle soignée, fluide et entrainante, collant parfaitement bien à l’époque fin du 19ème siècle, début du 20ème et qui, sans jamais tomber dans l’esbroufe ou l’explosif, happe rapidement le lecteur pour ne plus le lâcher. On sent au fil des pages que l’auteur aime les mots et le montre sans non plus se révéler lourd. Au final ce Feuillets de Cuivre s’est révélé être une très bonne lecture, à travers ses différentes nouvelles qui surprend par sa construction entre recueil et roman. Je lirai sans soucis d’autres écrits de l’auteur.

En Résumé : J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce livre qui nous propose plusieurs nouvelles des aventures de Ragon policier qui va enquêter sur différents crimes. L’ensemble se révèle ainsi captivant, entrainant et, comme le montre la postface, une construction un peu à la série TV avec une première partie de nouvelles qui viennent poser le personnage et l’univers puis un fil rouge qui se dessine et redéfinit l’ensemble pour surprendre et encore plus happer le lecteur. Alors certes, certaines nouvelles m’ont paru trop courtes et d’autres manqué de pages pour vraiment bien poser leurs histoires, mais franchement rien de non plus trop bloquant ou dérangeant. L’univers steampunk construit par l’auteur se révèle léger, qu’on découvre par à coup au fil des découvertes de l’auteur, mais qui attise la curiosité du lecteur et le pousse à vouloir en apprendre et a en découvrir plus, le tout mâtiné d’une ambiance sombre qui apporte un vrai plus. On sent aussi que l’auteur aime la littérature que ce soit à travers les références comme son utilisation limite en tant que personnage de l’intrigue. Concernant les personnages, Ragon se révèle un héros vraiment fascinant à suivre et attachant et les personnages qui gravitent autour de lui ne manquent pas d’attraits, même si certains auraient mérité un peu plus de développement à mon goût. Rien de non plus bloquant. La plume de l’auteur s’avère soignée, fluide, entrainante et collant parfaitement à cette époque fin 19ème, début 20ème siècle. Au final un recueil surprenant et prenant, je lirai sans soucis d’autres écrits de l’auteur.

 

Ma Note : 8/10

 

Autres avis : Lorhkan, Doris, Dionysos (Bibliocosme), …

CRAAA

Challenge CRAAA 4ème lecture

Hamlet au Paradis – Jo Walton

hamlet au paradisRésumé : Londres. 1949.
Viola Lark a coupé les ponts avec sa noble famille pour faire carrière dans le théâtre. Quand on lui propose de jouer le rôle-titre dans un Hamlet modernisé où les genres ont été chamboulés, elle n’hésite pas une seconde. Mais l’euphorie est de courte durée, car une des actrices de la troupe vient de mourir dans l’explosion de sa maison de banlieue.
Chargé de l’affaire, l’inspecteur Carmichael de Scotland Yard découvre vite que cette explosion n’est pas due à une des nombreuses bombes défectueuses du Blitz. Dans le même temps, Viola va cruellement s’apercevoir qu’elle ne peut échapper ni à la politique ni à sa famille dans une Angleterre qui embrasse la botte allemande et rampe lentement vers un fascisme de plus en plus assumé.

Edition : Denoël Lunes D’Encre

 

Mon Avis : Jo Walton, depuis ma lecture de Morwenna (chronique ici) qui m’avait fasciné, fait partie des auteurs dont je suis assidument les publications en VF. Il y a donc quelques mois, je me suis laissé tenter par le premier tome d’une trilogie mélangeant policier anglais et uchronie sur la seconde guerre mondiale, Le Cercle de Farthing, qui m’avait offert un très bon moment de lecture nous faisant découvrir un univers parallèle solide et qui méritait d’être approfondi (ma chronique ). Justement, Hamlet au Paradis qui en est le second tome, a sans surprises fini rapidement dans ma PAL puis entre mes mains. Concernant la couverture elle est dans le même style que celle du premier tome et met clairement dans l’ambiance uchronique, je trouve.

L’histoire nous plonge quelques semaines après les évènements du premier tome et on y retrouve l’inspecteur Carmichael qui va devoir cette fois enquêter sur la mort d’une actrice suite à l’explosion d’une bombe à son domicile. Première surprise, autant on retrouve Carmichael qui mène l’enquête, autant les personnages de Lucy et David Khan ne sont pas présents, mis à part quelques citations ici ou là, ce qui fait qu’on plonge dans ce qu’on pourrait considérer, d’une certaine façon, comme une nouvelle histoire. Un peu comme un livre policier qui suit toujours le même héros à travers différentes enquêtes, mais ici avec un intérêt tout particulier venant de l’évolution de cet univers parallèle. On y retrouve toujours bien l’idée de polar anglais, mais ici pas véritablement de jeux de manipulations ni de mystère à dévoiler pour déterminer un coupable, mais plus une lente montée en tension, qui se révèle réussie et prenante, pour essayer d’arrêter une menace terroriste.

L’ensemble se révèle ainsi du point de vue de l’intrigue vraiment réussi, offrant une sorte de course contre la montre, mais le tout présentant ainsi des axes de réflexions intelligents, servant au lecteur à se poser des questions sur cet attentat et les conséquences que cela peut avoir sur la face du monde ; en bien ou en mal. L’auteur évite d’ailleurs de tomber dans la simplicité et le manichéisme, présentant quelque chose de plus complexe, à travers plusieurs points de vues. J’ai d’ailleurs trouvé cette intrigue un tout petit peu plus intéressante que celle du Cercle de Farthing, même si celle du premier tome se révélait aussi très efficace. Certes le choix peut paraitre simple, mais ici, dans le contexte, prend plus d’ambiguïté et de difficulté. On y retrouve aussi cette sorte de décalage très British entre le côté finalement sombre de l’intrigue et de l’univers et de son appréhension par les personnages et l’ambiance mise en place qui, je trouve, offre un aspect assez percutant.

Concernant l’univers, le premier tome servait clairement d’introduction, offrant un monde parallèle solide, mais dont on espérait plus. C’est justement le cas dans ce second tome où cette fameuse paix de Farthing qui a mis fin à la participation de l’Angleterre à la seconde guerre mondiale, l’alliant d’une certaine façon à l’Allemagne d’Hitler, et permettant à ses derniers de conquérir l’Europe, excepté la Russie, va soulever de nombreuses réflexions intelligentes, captivantes et soignées. En effet le gouvernement anglais glisse de plus en plus vers le modèle allemand et on se retrouve à en découvrir, en toile de fond, les conséquences, mais aussi et surtout la façon dont ses changements sont pressentis et jugés par la population. L’indifférence du peuple, face aux manipulations politiques qui tendent de plus en plus vers le fascisme, mais que personne ne voit vraiment par soucis de sécurité, de faiblesse, de méconnaissance, de désaveu etc… Surtout tout ce que soulève l’auteur continue, d’une certaine façon, à avoir des échos par rapport à notre société actuelle tant ses questions continuent à faire réagir, polémique de nos jours. L’auteur n’oublie pas non plus pour autant de nous brosser une société anglaise des années 40-50 assez fascinante et colorée, avec une bonne dose de flegme, policée, mais qui pourtant cache de nombreuses failles et de nombreux secrets. On ressent aussi toujours de façon pernicieuse, et qui colle parfaitement au récit, cette ambiance malsaine sur les classes, mais aussi discriminatoire, parfois violente, démontrant une méconnaissance et une non-envie d’en savoir plus parfois sur certains sujets graves.

Les personnages, comme je l’ai déjà dit on retrouve l’inspecteur Carmichael, que menait déjà l’enquête dans le premier volume, et dont j’avoue j’étais intéressé de savoir comment il allait évoluer suite aux révélations de la fin du Cercle de Farthing. Je dois bien avouer qu’il prend de l’ampleur. Il dévoile ainsi un personnage complexe, ambigu, à la fois un homme qui doit se cacher, cacher sa vie, qui aime son métier de policier et qui doit jouer dans un jeu qui le dépasse. On découvre ainsi un héros humain, qui fait parfois des choix contestables et contestés, mais qui arrive à accrocher le lecteur car on le comprend.

Comme dans le roman précédent l’auteur utilise deux narrations avec deux personnages principaux, une narration à la troisième personne avec Carmichael et une autre à la première personne avec cette fois une nouvelle héroïne, Viola actrice de théâtre et fille d’une famille Noble et respectée. Et je dois bien avouer qu’avec cette dernière j’ai eu un tout petit peu plus de mal à complètement m’accrocher à elle, elle représente pourtant une Angleterre insouciante de ce qui se passe autour d’elle, fascinée par son univers du Théâtre et du divertissement, qui va se retrouver par la force des choses plongé dans un monde qui va la déstabiliser et de ce point de vue là elle se révèle vraiment intéressante. Mais voilà, je ne sais pas trop, je trouvais qu’elle me paraissait un peu trop déconnectée de la réalité et surtout un peu trop « souple » dans sa façon d’assimiler de telles informations sans jamais vraiment les remettre en question voir les rejeter malgré le fait qu’elles viennent choquer ses convictions. Mais bon ce n’est non plus en rien bloquant, juste un léger sentiment de décalage. Les personnages secondaires offrent aussi un panel intéressant de personnages, offrant différents points de vues

Concernant la plume de l’auteur elle se révèle efficace, soignée, fluide et entrainante, qui happe finalement assez rapidement le lecteur dans son récit, que j’ai eu du mal à lâcher avant la fin, offrant une conclusion percutante et efficace. Je regretterai par contre certains dialogues qui m’ont paru surfaits, voir parfois légèrement inutiles, comme si l’auteur cherchait à trop en faire là où il n’y avait pas besoin, mais rien de non plus dérangeant tant l’ensemble se révèle efficace. Au final un second tome réussi, qui m’a offert un très bon moment de lecture et dont je lirai la suite avec grand plaisir, histoire de savoir comment seront résolus certaines questions.

En Résumé : J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce livre, qui est le second tome d’une trilogie et qui offre une intrigue qui diffère des mystères du premier tome pour nous offrir une course contre la montre qui soulève de nombreuses questions. L’univers uchronique prend ici de l’ampleur avec cette Angleterre alliée d’Hitler et offre alors à travers les héros et leurs actes de nombreux axes de réflexions qui font encore échos à notre société actuelle tant les sujets arrivent encore à faire débat. Concernant les personnages, j’aime beaucoup l’évolution que prend Carmichael, offrant un personnage ambigu qui doit faire des choix parfois contestable et contestés mais qu’on comprend. J’ai par contre eu légèrement plus de mal avec Viola qui m’a paru parfois un peu trop conciliante et superficielle, mais bon rien de bloquant. La plume de l’auteur se révèle soignée, fluide et efficace et nous plonge facilement dans son récit, je regretterai juste certains dialogues qui m’ont paru surfaits voir inutiles, comme si l’auteur cherchait à trop en faire. Rien de dérangeant. Je lirai en tout cas le troisième tome avec grand plaisir.

 

Ma Note : 8/10

Les Chroniques de L’Etrange Tome 1, Les 81 Frères – Romain D’Huissier

les 81 freresRésumé : Sous les néons de Hong Kong rôdent démons et fantômes.
C’est le quotidien de Johnny Kwan, exorciste. Mais quand un richissime amateur d’antiquités fait appel à lui pour récupérer un manuscrit de sorcellerie volé dans de mystérieuses circonstances, il ignore que de la réussite de son enquête dépendra l’ordre de tout ce qui vit sous le Ciel.
Atteint par la perte de son mentor Eric Tse, illustre exorciste brutalement assassiné, Johnny devra naviguer entre rois-dragons avides et triades vengeresses, mais également combattre ses propres démons.

Edition : Critic

 

Mon Avis : L’Urban Fantasy fait partie des genres que j’aime lire et découvrir, offrant régulièrement des histoires fun, efficaces avec un background souvent dense et complexe qui se développe au fil des tomes. Il est par conséquent logique que j’ai été rapidement attiré par ce nouveau cycle de Fantasy Urbaine, française qui plus est, qui se déroule à Hong-Kong, au résumé accrocheur et que nous propose les éditions Critic. Donc quand on m’a proposé de découvrir ce livre je n’ai pas attendu longtemps avant de me laisser tenter. A noter la couverture, illustrée par Xavier Collette, que je trouve vraiment réussie et qui colle bien à l’ambiance du récit.

On se retrouve ainsi plongé dans la ville de Hong-Kong, où l’on suit Johnny Kwan, un fat-si ou exorciste, qui va se retrouver a devoir mener une enquête qui ne va pas le laisser indemne et même va le pousser dans ses derniers retranchements. Une chose est sûre dès la première page on est directement plongé dans l’ambiance très cinéma hongkongais que cherche à mettre en avant l’auteur, mélangeant les différents genres que ce soit l’action, le récit de mafia et le fantastique, le tout avec une bonne dose d’aventures et de péripéties pour offrir un ainsi un récit qui va se révéler divertissant du début à la fin. Alors après, on ne va pas le nier, l’intrigue en soi reste très classique dans son déroulement et se révèle même par moment assez linéaire, reposant sur une enquête qui va se complexifier au fil des pages, offrant de nombreuses rencontres, pour aboutir à un final explosif, mais l’auteur compense cela par une débauche d’énergie et un récit sans temps morts qui fait qu’on tourne les pages avec un minimum de plaisir et d’envie de connaitre la fin. Certes si vous cherchez quelque chose de dense et d’original il vaut mieux passer votre chemin, pour ceux qui chercherait un récit vif, entrainant et efficace ce premier tome mérite alors, sans non plus se révéler révolutionnaire, qu’on lui laisse sa chance surtout si vous êtes fan de cinéma asiatique. Après c’est vrai que je regrette par moment un léger manque de tension tant notre héros possède toujours la bonne potion, le bon charme ou encore le bon talisman pour s’en sortir, mais franchement rien de non plus bloquant tant j’ai été entrainé dans cette histoire.

Concernant l’univers développé par l’auteur, je dois bien admettre qu’il se révèle vraiment intéressant et donne envie d’en découvrir plus. Commençons déjà par Hong Kong qui, selon moi, se révèle être une ville parfaite pour y poser une histoire d’Urban Fantasy tant il s’agit d’une métropole où on retrouve ce mélange à la fois de modernité et de traditions, où le gens continuent à croire en des rites ancestraux et en de nombreuses divinités, tout en se laissant aller à une société contemporaine. Elle en devient donc ainsi le terreau idéal pour y développer un cycle où vient se mélanger magie, dieux, exorcisme et tout le folklore qui vient autour. On sent bien surtout que l’auteur a pensé et travaillé son univers, rien n’est laissé au hasard et on se rend compte qu’il s’est fortement documenté pour y construire sa mythologie cohérente et un minimum intéressante. Mon seul regret et qu’il m’a paru manquer un petit quelque-chose, pour vraiment rendre cette ville vivante et passionnante, attention elle colle parfaitement à l’ambiance et donne envie d’en apprendre plus, mais voilà elle a un peu de mal tout de même à se dégager pour ressortir comme un personnage à part entière du récit comme c’est le cas parfois dans d’autres romans d’Urban Fantasy. Cela ne l’empêche pas d’avoir un gros potentiel, qui devra, j’espère, se développer par la suite. Concernant tout ce qui tourne autour de la magie et de l’exorcisme, là aussi l’auteur nous offre quelque-chose de solide, s’adaptant aux nouvelles technologies tout en conservant sa part de passé et de « sacré », collant ainsi parfaitement à l’univers construit. Au final un univers solide, certes peut-être par moment un chouïa introductif dans les descriptions, mais qui donne envie d’en découvrir plus.

Concernant les personnages je dois bien avouer que je reste un peu plus sur ma faim de ce côté-là. Autant le héros principal, Johnny Kwan, s’en sort plutôt pas mal, offrant un personnage efficace et entraînant, on se retrouve ainsi à suivre ses aventures avec un minimum de plaisir et d’envie. Alors après c’est vrai il manque un peu de profondeur, ne répondant simplement qu’au « cahier des charges » du héros de roman d’aventures, là où j’aurai aimé un peu plus de travail sur son passé et son caractère histoire de le rendre un peu plus attachant. Mais bon je ne doute pas que ces informations viendront par la suite. Je regrette par contre, mais là ça se retrouve souvent dans ce genre de littérature, c’est le héros un peu invincible qui malgré tout ce qu’il se prend est encore debout et continue le combat. Concernant les personnages secondaires par contre je reste un peu circonspect, ils donnent vraiment l’impression de n’être là que pour faire avancer l’intrigue, se dévoilant toujours au moment le plus opportun. Alors en soit, il n’y a rien de gênant et ne gâche en rien le côté divertissant de l’ensemble, mais pour moi il y avait matière a plus surtout avec un ou deux protagonistes.

Concernant la plume de l’auteur elle se révèle entrainante, simple, efficace et nerveuse ce qui donne au récit une ambiance vive et prenante, plongeant facilement le lecteur dans son récit finalement très cinématographique, avec son lot de rebondissements, d’action, de combats et de surprises, le tout porté finalement par un récit assez court (environ 300 pages agrémenté d’une nouvelle) qui permet une ambiance tendue du début à la fin. Je regretterai peut-être quelques facilités ici ou là, mais bon rien de non plus trop flagrant, ainsi que des combats qui tombent parfois dans un listing de nom d’attaques que dans une véritable chorégraphie, ce que j’ai trouvé légèrement frustrant. En tout cas malgré ces quelques défauts je lirai sans soucis le second tome de cette série pour savoir comment va évoluer notre héros et l’univers qui gravite autour de lui, surtout que quelques questions intéressantes restent en suspend.

En Résumé : J’ai passé un sympathique moment de lecture avec  le premier tome de cette nouvelle série d’Urban fantasy qui nous propose une intrigue, certes un peu convenue et légèrement linéaire, mais qui se révèle solide et efficace avec son lot de rebondissements, de surprises et le tout sans temps morts. L’auteur nous plonge ainsi dès la première page dans une ambiance de cinéma hongkongais nerveuse  et terriblement efficace. L’univers développé au fil des pages apparait solide et entrainant avec cette ville de Hong-Kong mélangeant modernité et tradition qui colle parfaitement au récit. On sent d’ailleurs que l’auteur n’a rien laissé au hasard et a travaillé son univers, offrant un aspect magie et mythologie intéressant et prenant. Concernant les personnages je dois bien avouer que là, par contre, je reste un peu sur ma faim, car autant le personnage principal s’en sort pas trop mal et on suit ses aventures avec plaisir, autant les personnages secondaires ont du mal à sortir du lot donnant plus l’impression d’être présent pour faire avancer l’intrigue. Par contre, le héros limite invincible qui se relève toujours me laisse toujours un peu perplexe. Je regretterai par contre certaines facilités, ainsi que des combats qui tombent dans le listing de nom d’attaque, mais rien de non plus trop bloquant. La plume de l’auteur se révèle simple, fluide et entrainante, se révélant très visuelle. Je lirai la suite avec plaisir histoire de voir ce que va nous proposer l’auteur concernant son personnage et son univers.

 

Ma Note : 7/10

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