Auteur/autrice : BlackWolf Page 75 of 202

Breizh of the Dead – Julien Morgan

breizh of the deadRésumé : Quand Florent rentre en Bretagne pour présenter son petit ami Stéphane à sa famille, il n’aurait pas imaginé que le comité d’accueil serait composé… de morts-vivants ! Un train convoyant des produits toxiques déraille et c’est toute l’Armorique qui défouraille.
Plongés au cœur du chaos, jetés sur les routes aux côtés de quelques survivants, Florent et Stéphane devront faire bien plus que leur coming out s’ils veulent survivre à l’apocalypse zombie. Pourtant, dans ce monde détruit, l’ennemi n’est pas toujours celui que l’on croit.

Edition : Critic

 

Mon Avis : Les éditions CRITIC, pour leurs 5 ans, ont lancé une opération spéciale qui voyait offrir au lecteur ce Breizh of the Dead pour l’achat de deux romans de la maison d’édition. Vu que j’achète régulièrement leurs livres, qu’un roman de zombies ne se refuse jamais vraiment et que la couverture, illustrée par par Xavier Colette, se révélant clairement réussie et alléchante selon moi, c’est donc sans surprises que ce livre a rapidement rejoint ma PAL.

Mais alors au niveau de l’histoire, ça donne quoi pour un livre offert? Bah franchement, ça se lit bien, se révélant sans temps morts, avec de nombreux rebondissements et de nombreuses surprises qui font qu’on ne s’ennuie jamais durant la lecture de ce court roman qui ne se prend pas la tête et ne se soucie pas du superflu. Après il faut être clair on a entre les mains un roman de Zombies très classique, récupérant tous les « clichés » du genre avec l’invasion de zombies, le supermarché, le défouraillage en règle de morts-vivants et une légère pointe cynique sur l’humanité et sa capacité du meilleur comme du pire, où la loi du plus fort montre à quel point le vernis de la civilisation peut vite s’effondrer. Rien de bien neuf sous le soleil, mais cela n’empêche pas à l’auteur de nous offrir quelque chose de solide, de fluide, qui se lit assez facilement et pourra ravir les adptes du genre. Entre action, humour et explosion le rythme du récit se révèle ainsi enlevé, tendu. Alors après, c’est sûr que si vous n’êtes pas fan de ce genre de récit classique, qu’on va appeler « pop-corn », et qui n’est là que pour divertir alors il vaut mieux passer votre chemin, par contre si vous souhaitez découvrir les zombies ce court roman peut servir de poser une base.

L’idée de placer son roman en Bretagne, outre le fait de s’offrir un joli jeu de mot sur le titre du récit, permet aussi d’offrir un dépaysement sympathique, on sent que l’auteur connait bien la région, ce qui m’a aussi permis, ayant vécu quelques années là-bas, de m’y replonger en y reconnaissant ici ou là quelques lieux. La région offre aussi un décor de fond efficace pour ce petit roman post-apocalyptique, principalement dans certaines scènes très explosives que je vous laisse découvrir. Concernant l’aspect zombie, rien de très novateur sous le soleil, mais cela n’empêche pas à l’ensemble de se révéler solide et efficace pour tout ceux qui les apprécient. Je regretterai juste une propension de l’auteur à trop se laisser plonger dans l’envie de tout détailler, d’être ainsi un peu trop pointilleux, je pense principalement quand il se lance dans les descriptions d’armes rencontrées ou encore sur certaines connaissances physico-chimiques des personnages. Cela donne un peu l’impression d’un effet catalogue, voir professoral, qui, je trouve par moment, me laissait perplexe, même si rien de non plus trop bloquant au niveau de la lecture.

Concernant les personnages l’auteur décide de s’offrir une légère variation, nous proposant un couple gay, ce qui apporte un changement assez intéressant sur certains aspects du récit, même si d’un point de vue moteur scénaristique de leur relation on tombe un peu dans les mêmes rebondissements qu’une romance classique. En tout cas je dois bien avouer que notre couple de héros se révèle vif, entrainant et fait que je me suis facilement laissé emporter par leurs aventures et leurs péripéties. Concernant les personnages qui gravitent autour d’eux, ils remplissent finalement parfaitement leurs rôles de protagonistes secondaires, permettant ainsi de faire avancer l’intrigue à travers coup de pouce et révélations, même si parfois ils en font un peu trop, mais je dois bien avouer qu’ils m’ont tout de même paru manquer de profondeur ; c’est dommage car certains possédaient un véritable potentiel.

 La plume de l’auteur se révèle simple, fluide, entrainante, vive et surtout offre des descriptions qui se révèlent très visuelles, limites cinématographiques, ce qui finalement colle parfaitement au récit. Je regretterai par contre deux choses, la première une évolution de l’intrigue un peu linéaire dans sa construction, un peu plus de travail sur les personnages aurait, je pense, permis de contraster ce point, et un léger manque d’émotion que j’ai ressenti face à certains coups de théâtres, voir sacrifices qui sont traités un peu trop rapidement et qui ont ainsi du mal à toucher. Ainsi donc ce Breizh of the Dead remplit son office de façon sympathique, offrant une lecture agréable, certes rien de révolutionnaire ou de marquant, mais un divertissement solide qu’on peut caser entre deux lectures plus denses histoire de se vider un peu la tête.

En Résumé : J’ai passé un sympathique moment de lecture avec ce roman de zombies qui certes ne révolutionnera pas le genre, nous offrant une histoire très classique, mais qui se révèle assez solide, sans temps morts et entrainante pour se révéler divertissante. Le fait d’utiliser en toile de fond les paysages bretons colle finalement parfaitement bien et offre aussi certains passages explosifs que je vous laisse découvrir. Concernant les personnages, notre couple de héros ne manque pas d’être percutant, vif ce qui permet de happer rapidement le lecteur. Concernant les personnages secondaires ils remplissent parfaitement leurs rôles au niveau de l’intrigue, mais m’ont paru manquer de profondeur alors que certains possédaient du potentiel. La plume de l’auteur se révèle simple, entrainante, offrant des descriptions très visuelles qui colle parfaitement à l’histoire. Je regretterai par contre une certaine linéarité dans la façon dont avance l’intrigue, et un certain manque d’émotion devant certains retournements de situations. Au final cette lecture devrait plaire au fan du genre, offrant une parenthèse sans prise de tête, pour les autres à vous de vous faire un avis.

 

Ma Note : 6,5/10

 

Autres avis : Cornwall, Lune, Lorhkan, Doris, Noire Planete, Elessar, Chiwi

zombies challenge

Le Septième Guerrier-Mage – Paul Béorn

le septieme guerrier mageRésumé : J’ai pillé, brûlé, tué. Puis j’ai déserté l’armée la plus puissante du monde. Je voulais être libre, vivre la belle vie loin de cette foutue guerre… Mais voilà que je dois défendre un village de paysans contre cette même armée dont je portais les couleurs. Des milliers de soldats sont en marche.
Former des combattants, monter des fortifications, trouver des armes… Ces culs-terreux croient dur comme fer que je porte le pouvoir d’un Guerrier-Mage. Moi, je ne donne pas cher de nos peaux. Mais il y a au moins une personne dans cette vallée que je ne pourrai jamais abandonner, alors j’irai jusqu’au bout.
Mon nom, c’est moi qui l’ai choisi : je suis Jal, celui-qui-ose.

Edition : Bragelonne

 

Mon Avis : De Paul Beorn j’ai Les Derniers Parfaits qui m’attend dans ma grande PAL cachée depuis quelques mois maintenant, mais voilà j’avoue que ce Septième Guerrier-Mage m’a tout de suite donné envie de le découvrir, principalement grâce à sa couverture, illustrée par Marc Simonetti, que je trouve vraiment magnifique. Ajouter à cela un résumé, qui certes parait classique, mais accrocheur, j’étais donc fortement tenté de faire rentrer ce livre dans ma PAL. Donc quand j’ai constaté que Livraddict proposait ce livre en partenariat, j’ai donc décidé de tenter ma chance et j’ai été sélectionné. Je remercie donc Livraddict et les éditions Bragelonne de m’avoir fait découvrir ce roman.

Le résumé se posait un récit très conventionnel, annonçait de l’Héroïc fantasy pur et dur et je dois bien avouer que, de ce côté là, je n’ai pas été déçu. l’histoire se révèle clairement vive, sans temps morts, entrainante avec de nombreux rebondissements et retournements de situations qui font qu’on se laisse assez facilement emporter par les aventures de Jal, embringué dans cette quête de sauver ce village tout en devant gérer le retour de souvenirs traumatisants qu’il pensait avoir perdu à tout jamais. L’intrigue possède ainsi une certaine fougue, qui se révèle vive, plaisante et captivante, ce qui fait que le lecteur tourne ainsi les pages avec un minimum de plaisir, surtout que notre héros va devoir faire face à de nombreuses péripéties, que ce soit face à cette bataille qui se dessine, mais aussi devant le manque de motivation et surtout le manque de sympathie qu’il va rencontrer dans ce petit village. L’ensemble se révèle bien rythmé, essayant de monter en tension au fil des pages avec une menace de plus en plus grande pour bien happer le lecteur. Alors clairement ça ne révolutionne pas le genre, mais l’auteur s’en sort je trouve de façon plus que solide et intéressante, ce qui fait que le lecteur ne s’ennuie pas et ne se sent jamais perdu.

L’univers développé tout au long du récit n’a rien de non plus très original, avec un pays déchiré par la guerre, avec de la magie et aussi des légendes d’Elfes disparus ayant laissés quelques marques, mais l’ensemble se révèle solide et ne manque pas d’attrait, même si j’avoue, sur certains aspects, j’ai trouvé que ça manquait quand même clairement de profondeur, principalement dans cette image de fond qu’essaie de dessiner l’auteur d’un point de vue politique. Rien de non plus trop gênant. Le gros point fort, pour moi de ce monde, vient du système de magie qui est mis en place, évitant de tomber dans l’écueil du magicien solitaire qui doit apprendre et se développer seul, mais offrant une magie de groupe. En effet le guerrier-mage a besoin de se lier à des compagnons pour pouvoir développer et lancer ses pouvoir, ce qui je trouve se révèle intéressant et offre ainsi de nombreuses variations possibles ainsi que de nouvelles péripéties, même si j’ai tout de même trouvé que certains retournements étaient traités avec un peu trop de facilités, sans non plus se révéler bloquant ou frustrant. Là où je suis par contre légèrement déçu c’est qu’on tombe un peu dans le syndrome Pug, en référence au héros de Feist, où notre personnage principal découvre au début ses pouvoir et qu’à la fin, en à peine quelques jours, il devient le plus grand mage que le monde n’ait jamais porté, limite l’égal d’un dieu, sans qu’on comprenne vraiment pourquoi.

Sauf que voilà, malgré les points vraiment prenant de ce roman, certains aspects m’ont aussi laissé perplexe, voir m’ont un peu dérangé. Oh, rien de non plus trop bloquant, dans l’ensemble j’ai passé un sympathique moment avec ce roman, mais voilà pour moi il y avait de quoi faire mieux. Déjà le premier point qui m’a surpris vient des attentes que j’avais au vu du résumé, Jal nous étant présenté comme un personnage qui a pillé, tué, brulé, je me disais donc tiens un personnage sombre, cela risque de nuancer le récit. Finalement on va très rapidement se rendre que, oui, malgré qu’il ait bien fait tout cela, notre héros est finalement un bisounours qu’on essaie de déguiser en mercenaire sans scrupules, ce qui n’est en rien gênant mais frustre un peu mes attentes. Ensuite on peut clairement dire que l’auteur connait ses classiques, sauf que voilà, moi aussi je connais mes classiques, par conséquent je dois bien avouer que l’ensemble se révèle très prévisible voir linéaire ; que ce soit sur son frère, son maitre ou encore la conclusion je n’ai jamais été surpris par les tentatives de coup de théâtre misent en place. Enfin d’un point de vue combat j’ai eu l’impression que l’auteur évitait les scènes justement de combat, restant un peu en retrait, comme s’il avait un peu peur de se lancer dedans. Cela n’enlève rien aux scènes de batailles explosives et entrainantes, mais il manque un peu de ce côté épique à mon goût. Alors attention cela ne veut pas dire que le roman est mauvais, loin de là, il s’est révélé divertissant et fluide, Paul Béorn montre qu’il est un jeune auteur que je trouve prometteur dans ce style, mais qui a du mal à vraiment s’affranchir des classiques, tout du moins dans ce roman.

Concernant les personnages je dois bien avouer que Jal, qui à défaut d’être totalement attachant, la faute à certains aspects qui m’ont laissé circonspects comme le côté un peu trop tombeur de toutes les femmes du roman voir aussi sa capacité à ne se concentrer que sur leurs attributs,  se révèle un héros entrainant, qui nous happe rapidement dans ses aventures. Concernant ses compagnons qui vont graviter autour de lui ils se révèlent eux-aussi efficaces, juste assez soignés et denses pour accrocher un minimum le lecteur et remplissent parfaitement leur rôle dans l’évolution de l’intrigue, avec une préférence de mon côté pour le personnage de Gloutonne, compagne de notre héros qui possède une bonne dose de mystère tout en se révélant vraiment attachante, même si de nombreux secrets gravitent autour d’elle.

La plume de l’auteur est simple, percutante, entrainante et qui finalement arrive à faire que, malgré certaines imperfections, on tourne les pages avec un minimum de plaisir et d’envie d’en apprendre plus. Alors certes ce roman n’est pas parfait mais je trouve que l’auteur a clairement du potentiel et je lirai sans soucis d’autres de ses écrits.

En Résumé : J’ai passé un sympathique moment de lecture avec ce roman qui nous propose une histoire, certes classique, mais qui se révèle solide et entrainante bien porté par de nombreux rebondissements et retournements de situation qui font qu’on tournes les pages pour en apprendre plus sur les aventures de Jal. L’univers développé se révèle lui aussi solide, avec un aspect vraiment original concernant la magie qui repose ainsi sur un groupe plus que sur un magicien seul qui se révèle vraiment accrocheur et intéressant malgré quelques facilités. Concernant les personnages, Jal, à défaut d’avoir complètement réussi à m’attacher à lui la faute à quelques défauts, se révèle vraiment entrainant dans ses aventures, bien porté par des personnages secondaires intéressant. J’ai par contre été légèrement frustré par le fait que notre héros, présenté dans le résumé comme quelqu’un d’un minimum ambigu se révèle finalement un peu trop « gentil ». J’ai aussi trouvé l’intrigue un peu trop linéaire et prévisible, ce qui est légèrement dommage même si cela n’enlève en rien son côté entrainant, et j’aurai souhaité des scènes de combats plus épiques. Rien de non plus complètement bloquant, l’ensemble se révélant divertissant et bien porté par une plume vive, simple et percutante. Au final un roman avec ses qualités et ses défauts, mais je lirai avec plaisir d’autres écrits de l’auteur.

 

Ma Note : 6,5/10

Trolls et Licornes – Anthologie 2015 des Imaginales dirigée par Jean-Claude Dunyach

trolls et licornesRésumé : Quoi de commun entre la lourdeur disgracieuse d’un troll et la noble légèreté d’une licorne ? Entre une créature que la légende populaire associe à la virginité et une autre qui patauge dans la boue des bas-fonds ? Dix auteurs (dont un bicéphale) ont imaginé des rencontres improbables entre ces deux figures classiques de l’imaginaire, pour bousculer un brin les évidences et rappeler que les contes sont faits pour être détournés. L’anthologie comporte des textes plus gais que désespérants, l’époque ayant bien besoin de tendresse, d’humour et de licornes. De trolls aussi, soyons justes…

Edition : Mnemos

 

Mon Avis : Ceux qui ont l’habitude de suivre ce blog savent que la lecture de l’anthologie du festival des Imaginales se révèle une tradition que je perpétue depuis maintenant quelques années. Il faut dire qu’elle permet de découvrir des textes variés des grandes plumes de l’imaginaire français, tout en confrontant deux figures mythiques. Ces deux dernières années j’ai effectué une Lecture Commune de ce recueil avec Snow et Mariejuliet. A noter un changement tout de même avec cette édition 2015 puisque ce ne sont plus Lionel Davoust & Sylvie Miller qui dirige l’anthologie mais Jean-Claude Dunyach. Cette anthologie comporte 10 nouvelles, ainsi qu’une préface pleine d’humour qui ouvre de façon efficace ce recueil .

 Jötnar de Jeanne-A Debats : On plonge ici dans une nouvelle fortement teintée de mythologie, principalement nordique, dont le peuple voit sa culture disparaitre face à la guerre au Christien. Un texte que j’ai trouvé efficace, bien écrite, sombre, mâtiné légèrement de Science-Fiction, qui possède son lot de rebondissements et aussi une bonne petite dose de réflexion, peut-être même un peu trop sur certains aspects, avec un léger pied-de-nez en guise de conclusion sur le mythe de la licorne. Un texte très sympathique mais qui par contre dénote complètement par rapport à la préface bourrére d’humour.

La Chasse à la Licorne d’Estelle Faye : Cette nouvelle nous fait découvrir deux aventuriers qui cherchent à capturer une Licorne. Un texte qui se révèle assez sympathique à lire, bien écrit, mais qui m’a paru manquer quand même d’effet de surprises. J’ai trouvé ça assez linéaire et prévisible ce qui est un peu dommage. cela n’empêche pas cette nouvelle de se lire facilement, mais je la classerai dans la catégorie vite lue, appréciée, vite oubliée.

Ekasrinn de Pierre Bordage : Cette nouvelle se démarque complètement par rapport aux autres puisque notre troll est un jeune caïd et la licorne une jolie jeune fille que notre héros cherche à tout prix à mettre dans son lit, de gré ou de force. Franchement l’aspect original est là, l’auteur souhaitait visiblement partir sur quelque chose de différent, sauf que voilà je ne suis jamais rentré dedans. Notre caïd tend un peu trop vers la caricature et l’histoire m’a paru trop simple et trop stéréotypée. Si encore notre héros avait une vraie prise de conscience, mais on a du mal à la voir.

Bienvenue à Magicland de Lionel Davoust : On découvre ici un troll, grand fan des licornes, qui se retrouve à travailler dans un parc animalier pour se rapprocher d’elles. Une très bonne nouvelle que nous propose l’auteur, avec une véritable réflexion sur les parcs animaliers, la liberté et la société, bien porté par les échanges entre le troll et son psy ainsi que l’évolution de leurs relations. La conclusion se révèle vraiment surprenante et intéressante. Au final j’ai passé un très bon moment avec cette nouvelle, bien écrite, portée par son humour et ses idées.

Touellerezh d’Olivier Paquet : On plonge avec ce texte dans la Bretagne médiévale où un magicien part en mission pour retrouver la fille de son seigneur kidnappée par un troll. Un texte assez classique et linéaire dans sa construction mais que j’ai tout de même trouvé sympathique à lire, bien porté par une densité historique soignée et avec quelques réflexions intéressantes. Au final pas un excellent texte, mais un divertissement agréable.

Le Troll Médecin de Silène Edgar : L’auteur nous propose avec cette nouvelle une variation sur un texte de Molière qui se révèle assez sympathique et intéressante, principalement dans le message qu’elle cherche à faire passer sur la lecture, mais surtout sur le choix des livres qu’on peut imposer à quelqu’un pour débuter. Un texte agréable qui se lit facilement, avec une dose d’humour légère, mais qui manque quand même d’un peu de mordant pour se révéler plus marquant.

Le Double Destin du Taquin de Raphaël Albert : L’auteur nous propose ici un poème et, je dois bien avouer qu’il s’agit pour moi du meilleur texte du recueil que ce soit dans sa construction ou encore le travail sur les rimes, mais aussi par l’humour, le cynisme et la fluidité qui s’en dégage. Je ne suis pas pourtant un grand fan de poésie, mais ce texte se lit très facilement et se savoure.

Les Yeux du Troll de Sophie Jomain : Sophie Jomain nous propose ici de découvrir un jeune garçon qui se fait raconter un conte par sa grand-mère. Un texte pas mauvais, enfantin, à la morale gentillette sur l’importance de l’imagination et du cœur, et qui se lit assez facilement, même s’il n’est pas non plus marquant. Finalement, je trouve qu’il détonne un peu par rapport au reste l’anthologie, ou tout du moins vis-à-vis de son placement. Je l’aurai, je pense, plus apprécié en ouverture permettant ainsi de rentrer dans ce recueil tout en douceur.

Trolls, Licornes et Bolognaise d’Adrien Tomas : L’auteur nous propose de plonger dans une univers de Fantasy Urbaine où Tia doit mener l’enquête sur un meurtre dans le milieu surnaturel. Franchement ce texte a du potentiel, je ne le nie pas, mais l’auteur tombe un peu trop dans les stéréotypes du genre de la fantasy urbaine et surtout le texte est bien trop court. En effet la résolution de l’enquête se fait un peu par magie et frustre le lecteur tant le deus ex machina est un peu dur à admettre. Quelques pages de plus aurait été appréciées. Cela n’empêche pas le texte d’avoir des qualités et qui sait l’auteur reviendra peut-être dans cet univers.

Dans la Tête de Georges Trollevitch de Sylvie Miller & Philippe Ward : Cette nouvelle, qui vient clôturer l’anthologie, nous plonge dans un univers parallèle qui lance un grand festival en honneur de l’Human Fiction. Un texte de nouveau sympathique, avec une dose d’humour et de détente agréable, malgré parfois un humour scatologique qui me laisse perplexe. Un récit qui contient de nombreuses références qui devraient toucher les habitués du festival, tout en restant accessible aux autres lecteurs, et qui offre une conclusion avec une réflexion intéressante au moment de reposer ce livre. Au final une histoire divertissante et qui se lit facilement.

En Résumé : J’attendais avec impatience de voir ce qu’allait proposer cette anthologie opposant les Trolles et les Licornes et j’avoue que, sans m’avoir offert un moment inoubliable, elle se révèle assez sympathique à lire et à découvrir. Les nombreuses variations sur le thème se révèlent souvent intéressantes voir originales, ne manquant pas de se révéler sombres, pleines d’humour, critiques, voir cyniques. Tous les textes ne sont pas au même niveau, certains ayant eu du mal à me convaincre, là où d’autres se sont révélés excellents à découvrir et sortent vraiment du lot, mais au final une anthologie 2015 plutôt agréable. C’est donc sans surprise que j’annonce que l’anthologie 2016 viendra rejoindre ma PAL l’année prochaine.

 

Ma Note : 7/10

 

Avis de mes collègues de LC : Snow, Mariejuliet.
Autres avis : Bibliocosme, …

CRAAA

Challenge CRAAA 2ème lecture

Mes Achats du Mois de Juillet 2015

Après un début d’année qui s’est révélé bien rempli en achats livresques, j’ai décidé de me calmer un peu cet été. Et pour ce mois de Juillet j’ai tenu bon puisque seulement deux livres  son venu rejoindre ma bibliothèque.

Juillet-15

Les grands gagnants qui ont rejoint ma PAL sont :

  • Lankhmar Intégrale 1 de Fritz Leiber aux éditions Bragelonne. Un classique de la Fantasy dont cette intégrale reprend les trois premiers tomes.
  • La Guerre du Lotus Tome 2, Kinslayer de Jay Kristoff aux éditions Bragelonne. Après un premier tome vraiment très sympathique j’ai donc fait rentrer la suite dans ma PAL

Donc comme vous le constatez je suis resté sage, mais ne vous inquiétez pas, au vu de ma PAL j’ai encore de quoi lire et je ne devrai pas m’ennuyer.

Le Dernier Apprenti Sorcier Tome 5, Les Disparues de Rushpool – Ben Aaronovitch

le dernier apprenti sorcier 5 les disparues de rushpoolRésumé :L’agent Peter Grant, dernier apprenti sorcier et brillant enquêteur de la Police Métropolitaine de Londres – la Métro, pour les intimes – quitte cette fois la capitale britannique pour se rendre dans une petite bourgade du Herefordshire où les forces de police locales échouent à enrayer la vague d’enlèvements d’enfants dont leur communauté est victime.
Assisté de Beverley Brook, Peter se retrouve bientôt embourbé jusqu’au cou dans une affaire pour le moins louche. Passe encore le danger omniprésent, la mauvaise humeur des flics du coin, la franche hostilité des dieux locaux… mais des boutiques qui ferment à 4 heures de l’après-midi ? ! Quelle horreur !

Edition : Nouveaux Millénaires

 

Mon Avis : J’attendais ce cinquième tome de la série du Dernier Apprenti Sorcier avec impatience, tant les quatre premiers tomes avaient réussi à me convaincre d’adhérer à ce cycle de Fantasy Urbaine efficace, entrainant et offrant un mélange réussi de magie, mythes, légendes et folklore. Il faut aussi avouer que j’attendais ce tome avec impatience en partie suite aux révélations du tome précédent qui donnaient clairement envie d’en apprendre plus et surtout de voir comment l’auteur allait gérer tout cela. La couverture, qui reste dans les tons des tomes précédent, se révèle assez jolie selon moi.

Et c’est un véritable changement de décor auquel va devoir faire face notre héros dans cette nouvelle affaire, puisqu’il va quitter les rues « confortables » de Londres pour aller mener son enquête sur la disparition de deux petites filles en campagne ; plus précisément il se rend à Rushpool. Un changement d’air qui se révèle d’une certaine façon bienvenue du point de vue de la lecture, car cela permet au récit de varier le décor et de ne pas non plus limiter son histoire à simplement la ville de Londres malgré, c’est vrai, toutes les possibilités qu’elle offre. Au niveau de l’intrigue là, par-contre, on ne change pas une équipe qui gagne avec une histoire qui se révèle efficace, entrainante, fluide, bien porté par de nombreux rebondissements, de nombreuses surprises et qui se révèle bien maîtrisée dans sa construction pour ne jamais ennuyer le lecteur ou le perdre. L’auteur part aussi moins dans les sous-intrigues que les tomes précédents, même s’il en offre quand même quelques-unes, ce qui permet de simplement se concentrer sur la disparition des deux jeunes filles, limitant ainsi la première partie d’introduction qui se ressentait un peu dans les tomes précédents, mais limitant aussi la complexité de ce qu’il construit. En tout cas je me suis retrouvé à tourner les pages avec un minimum de plaisir et d’envie d’en apprendre plus.

L’univers qui est construit gagne aussi encore un peu plus en densité, puisqu’on y découvre de nouveaux éléments dans le bestiaire féérique et magique que met en place l’auteur depuis plusieurs tomes, mais on en apprend aussi un tout petit peu plus sur les divinités liées aux rivières ou encore sur les magiciens. L’un des point qui me plaisait depuis le premier tome c’est la capacité de l’auteur a construire son récit sur le point architectural, offrant ainsi une vraie science sans non plus être ennuyant, mais qui dans ce cinquième tome, visite à la campagne oblige, se ressent quand même moins. J’avoue avoir trouvé cela légèrement dommage, même si au final rien de non plus dérangeant, les bâtiments se trouvant remplacer par des paysages beaucoup plus verts et tout aussi intéressant, même si là, par contre, je trouvais que les descriptions cherchaient trop à en faire du point de vue détail. Notre apprenti par contre a un peu de mal à évoluer se concentrant un peu sur les mêmes sortilèges depuis quelques tomes, mais rien de gênant vu que ça reste assez logique d’un point de vue temporel.

Concernant les personnages, vu que notre héros se retrouve simplement accompagné de Beverly, on se recentre un peu sur Peter qui, suite à la conclusion du tome précédent, se retrouve complètement chamboulé et doit évoluer, gérer ses émotions, ce qui n’est pas toujours chose aisée. La relation entre notre héros et Beverley va aussi connaitre quelques changements intéressant sur le long terme, même si selon moi ils manquent un peu de force dans la façon dont cette évolution est amenée, mais rien de non plus dérangeant. Concernant les personnages secondaires j’avoue que là par contre, sans être mauvais, ils ne se révèlent pas non plus des plus fascinants mis à part un ou deux qui sortent du lot. Oh ils remplissent parfaitement leurs rôles dans l’intrigue, mais voilà rien de vraiment percutant ou marquant j’ai trouvé.

Pourtant une fois ce livre refermé je dois bien avouer qu’un léger sentiment de déception se ressent. Pas qu’il soit mauvais, comme je le dis on y retrouve une certaine qualité et le côté divertissant qui caractérise bien ce cycle, mais je trouve tout de même que ce cinquième tome est pour le moment le plus faible de la série. Déjà je suis sorti frustré vis-à-vis du fil rouge qui est construit depuis le second tome et dont de nombreuses révélations avaient été faites dans le tome précédent, mais c’était oublier que Ben Aaronovitch est aussi scénariste et qu’il sait que tout épisode à révélation suit souvent un épisode de transition. Ce cinquième tome ne nous proposera donc que quelques lignes sur ce fameux mage sans visage, et encore de façon très détournée. Autre point qui m’a dérangé c’est que, malgré le côté entrainant de l’intrigue, l’histoire de cette disparition se révèle très prévisible dans ces grandes lignes tant les indices sont un peu trop présents et visibles, certes rien de bloquant, mais ça joue tout de même sur le ressenti. Enfin le dernier point qui m’a frustré c’est cette grande question qui m’est venu à l’esprit une fois la dernière page tournée « Mais où est la conclusion? ». J’ai même secoué le livre au cas où elle se soit cachée. Alors, oui j’aime les fins ouvertes, mais il y a une différence entre ouverte et abrupte, c’est à peine si l’auteur répond au différentes interrogations de l’enquête. C’est dommage. Attention je le répète ce livre ne fût pas non plus une mauvaise lecture, mais voilà ces points soulevés ont fait qu’elle ne s’est pas non plus révélée des plus transcendantes.

La plume de l’auteur se révèle toujours aussi fluide, simple et efficace, avec toujours cet humour qui se dégage et qui je trouve apporte un véritable plus à l’ensemble. On y retrouve aussi toujours cet aspect « geek » que l’auteur distille au fil des pages avec de nombreuses références et qui, forcément, me parle. Finalement un cinquième tome qui, sans être mauvais, se révèle en demi-teinte pour ma part, mais cela ne m’empêchera pas de lire la suite pour savoir ce que va nous proposer l’auteur et en espérant plus de révélations sur le fil rouge.

En Résumé : J’avoue sortir de ma lecture avec un ressenti légèrement frustré par ce cinquième tome de la série que je considère, pour le moment, comme le plus faible du cycle. Alors attention ce n’est pas non plus catastrophique, l’histoire se révèle toujours autant fluide et entrainante, bien maîtrisé par l’auteur. L’univers continue à se développer doucement apportant de nouvelles informations et de nouvelles idées originales. Les personnages principaux continuent à se développer et à évoluer, surtout suite aux bouleversements du tome précédent. Mais voilà certains point m’ont frustrés ; ce tome décide d’oublier en grande partie le fil rouge malgré les révélations du quatrième volume, ensuite j’ai trouvé la révélation de l’intrigue facilement devinable devant les indices proposés et enfin j’ai trouvé la conclusion beaucoup trop abrupte, comme si l’auteur se rendant compte qu’il arrivait au bout de son nombre de pages autorisé  conclue dans la rapidité. La plume de l’auteur, elle, reste par contre toujours aussi fluide, entrainant et efficace. Au final on se retrouve ici avec un cinquième tome que je n’ai pas non plus trouvé mauvais, mais qui est loin de se révéler vraiment exceptionnel.

 

Ma Note : 6/10

 

Autres avis : Iluze, …

Juste À Temps – Philippe Curval

juste a tempsRésumé : Parvenu à l’âge des choix et des bilans, cet âge où l’on ne peut plus mentir à la vie, le réalisateur Simon Cadique entrevoit un sujet qui pourrait devenir son œuvre. Un film vérité sur deux figures injustement oubliées de l’histoire, deux fils de la paysannerie picarde qui dans les années 1900 se transformèrent en arpenteurs des airs et en industriels de la modernité, deux frères, les frères Caudron, dont les avions qu’ils fabriquaient à mesure qu’ils les inventaient, et qui portaient leur nom, s’envolèrent à l’assaut du XXe siècle sur les plages de la baie de Somme.
Mais comment être certain d’apprécier sans la trahir l’atmosphère faite de neuf et d’ancien qui régnait en baie de Somme un siècle plus tôt ? À quoi pensaient les frères Caudron en bricolant leurs machines ? À quoi pensaient les badauds endimanchés qui regardaient s’élever du sable biplans, biplaces et autres aéroplanes ?
Simon sait combien le temps rend chaque époque irrémédiable à l’autre. Mais le temps a sa propre histoire et cette fois, il en a décidé autrement. Amitiés, richesses, souvenirs, amours : toutes les cartes sont en passe d’être rebattues. Car, dans un ressac digne des plus grandes marées, ce sont les époques elles-mêmes qui viennent se percuter à l’embouchure de la Somme.

Edition : La Volte

 

Mon Avis : Philippe Curval fait partie de ces auteurs qui ont fortement influencé la science-fiction française, en devenant même une référence récompensée de nombreux prix, et dont pourtant je n’avais encore quasiment rien lu. Je fais un peu mon Mea Culpa, je me disais depuis un long moment que je devais découvrir les livres de cet auteur et, pourtant ils ont mis du temps à rejoindre ma PAL. Il a fallu attendre les dernières Utopiales et la nomination de ce roman pour le prix du festival, ainsi que ma rencontre avec l’auteur, pour que je décide de faire entrer ce livre dans ma bibliothèque. À noter l’illustration de couverture que je trouve très sympathique. Par contre petite critique concernant l’édition, une relecture supplémentaire aurait pu apporter un plus concernant certains mots auxquels il manquait parfois des lettres.

On plonge  dans le quotidien de Simon Cadique dont la vie n’a pas pris le chemin qu’il espérait. En colère face à de trop nombreux échecs, révolté devant ce que devient sa vie, il décide de revenir dans son village d’enfance pour réaliser un film sur les frères Caudron, héros de l’aviation française, et eux aussi originaires de la région. Sauf que tout va être bouleversé par l’apparition de marées temporelles qui vont mélanger passé, présent et futur. J’ai eu un peu peur en me lançant dans ce récit, plongeant directement dans un premier chapitre plein de fureur, au style haché avec des phrases courtes qui a eu un peu de mal à me convaincre, mais voilà ce fut de courte durée puisqu’au fil des pages je me suis finalement laissé facilement entrainer par ce récit, mélange d’aventures, d’enquêtes et de science-fiction. L’intrigue va ainsi osciller entre ce besoin de comprendre ces changements, le héros qui cherche à se retrouve, critique sociale et réflexion sur le passé et l’avenir qui a vraiment réussi à me happer tant par sa profondeur et sa poésie que par son travail de fond et, à la limite, sa « photographie » qui ont fait que je tournais les pages facilement avec plaisir et envie d’en apprendre plus. On sent que l’auteur maîtrise parfaitement son récit, entre révélations, surprises et introspection pour ne jamais perdre ou ennuyer le lecteur.

J’ai d’ailleurs été surpris, je ne sais pas pourquoi je m’étais mis en tête de me lancer dans un roman d’une grande densité et complexité, alors que finalement il se révèle beaucoup plus fluide et divertissant. Alors attention, je n’essaie pas de dire qu’un roman complexe ne peut être fluide et inversement, mais voilà là je m’attendais à un récit complètement différent et pourtant l’auteur a réussi à me surprendre sur un attente certes « différente » (et encore je n’aime pas ce mot) mais qui pourtant a réussi à m’accrocher et a me passionner que ce soit dans sa construction comme dans les messages qu’il véhicule.

Déjà l’un des gros point forts du récit vient clairement de la présentation qui nous est faite de la Baie de Somme, que ce soit à travers ses descriptions, sa culture, son histoire ou encore sa gastronomie et qui se révèle fascinante. On sent toute la passion que cherche à faire passer l’auteur de cette région et ça marche, j’avoue que je ne la connaissais pas trop, mais maintenant j’ai bien envie de la découvrir et me faire un avis malgré cette nostalgie qui se dégage de ce que met en avant l’auteur au fil des pages. Car oui, certes, il rend la Baie de Somme magique, mais surtout il partage une certaine tristesse de la voir perdre sa splendeur d’antan ; splendeur qu’il peut parfaitement rendre justement avec tous ses voyages dans le temps, rendant ainsi aux lieux une certaine « vie », une certaine « couleur », qui offre une beauté mais aussi une certaine nostalgie sans non plus tomber dans l’idée que « c’était mieux avant ». Le tout est aussi clairement porté par des descriptions très visuelles, on a vraiment l’impression de visualiser les différents lieux explorés au fil des pages.

Mais voilà l’auteur ne s’arrête pas qu’à nous faire découvrir, ce qui parait être, sa région, ou à nous divertir en nous offrant une histoire efficace qui oscille entre passé et futur, le tout sur un rythme posé et calme avec son lot de surprises, il se sert aussi du roman pour essayer, de nous rappeler ce qu’est, d’une certaine façon la « magie » liée à la science et aussi à nous faire réfléchir. L’un des gros point qui ressort du livre c’est vraiment cette impression qu’aujourd’hui on regarde la technologie comme quelque chose de banale, là où il y a à peine 100 ans une telle expérience amassait des foules de curieux et faisait rêver petits et grands, comme si on avait perdu cette capacité de s’émerveiller de l’évolution technologique, entrant dans une certaine routine. Ensuite l’auteur offre aussi quelques points de réflexion que ce soit d’un point de vue historique comme sur l’Europe et la guerre, mais aussi d’un point de vue social, qui ne m’ont pas laissé indifférent même si je n’était pas toujours d’accord avec les avis du narrateur.

Le panel de personnages que nous offre l’auteur se révèle véritablement hétéroclite et soigné, même si parfois la multitude de protagonistes qui se dévoilent au fil des pages fait que certains, pour moi, se trouvent un peu « légers » et auraient pu mériter d’être plus développés, mais rien de non plus bloquant ou frustrant. On s’attache assez rapidement à son héros, Simon, personnage en pleine crise d’identité qui cherche, d’une certaine façon, à se reconstruire à travers le travail ; à la fois héros du passé comme homme du futur il colle parfaitement à cette oscillation temporelle.

Mon seul regret finalement concernant ce roman vient parfois d’une certaine facilité scénaristique qui se dégage dans certaines scènes, principalement dans les échanges temporels comme par exemple notre héros qui revient dans le passé avec une caméra numérique et c’est à peine si ça hausse un sourcil.  Mais bon rien de non plus dramatique tant je me suis retrouvé porté par cette histoire, à la fois intime et d’aventures, qui m’a offert un très bon moment de lecture, le tout dans un style poétique, simple et entrainant et je lirai sans problèmes d’autres écrits de l’auteur..

En Résumé : J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce roman qui m’a offert une intrigue mélange d’aventures, d’Histoire, d’enquêtes et de science-fiction qui m’a surpris en offrant finalement une histoire différente de mes attentes, mais qui m’a passionné que ce soit dans son récit comme dans ce qu’il cherche à faire passer. L’auteur nous fait ainsi découvrir la Baie de Somme qui est magnifié par les descriptions très visuelles qui donne vraiment envie de la découvrir malgré une certaine nostalgie qui se dégage. Mais voilà ce livre ne nous offre pas qu’une visite passionnante de la région et un récit maîtrisé entre rebondissements, surprisse et introspections, il nous offre aussi de nombreuses réflexions que ce soit aussi bien sociales, comme sur la « magie » scientifique qui est perdue. Le panel de personnages que nous fait découvrir l’auteur se révèle soigné et hétéroclite, même si les nombreux protagonistes font que certains auraient, selon moi mérité d’être plus développés. Rien de bloquant non plus. On s’attache assez facilement au héros, Simon, en pleine crise d’identité qui cherche à se retrouver. Mon seul regret vient finalement de certaines facilités, principalement dans l’aspect temporel, mais bon rien de non plus dérangeant. La plume de l’auteur se révèle simple, poétique et entrainante et je lirai sans soucis d’autres écrits de l’auteur.

 

Ma Note : 8/10

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