Catégorie : Jeunesse Page 3 of 9

Doregon Tome 1, Les Portes de Doregon – Carina Rozenfeld

les portes de doregonRésumé : Jeune étudiante aux Beaux-Arts particulièrement douée, Mia peint depuis des années un monde qu’elle a baptisé Doregon. Mia aime Josh, libraire ingénu et passionné. Mia aime son frère, photographe brillant mais tourmenté, pour lequel elle rêve d’une existence apaisée. Alors, quand elle reçoit le Secret, ce pouvoir singulier qui lui permet de pénétrer dans ses peintures, d’entrer physiquement en Doregon, elle ne peut résister au bonheur de partager avec chacun d’eux la vie dans cet univers fascinant, sans se douter qu’elle va le mettre en danger.

Edition : L’Atalante Jeunesse

 

Mon Avis : De l’auteur, j’ai lu il y a quelques années Le Mystère Olphite, un roman de SF jeunesse qui se révélait très sympathique, malgré quelques facilités lié à l’aspect jeunesse (retrouvez la chronique ici) et surtout m’avait donné envie de lire d’autres de ses romans.  J’ai donc décidé de faire entrer, il y a quelques temps, ce premier tome d’une trilogie dont j’avais entendu beaucoup de bien et qui m’intriguait par son résumé et surtout sa capacité à entrer dans d’autres univers par les tableaux. Il faut aussi ajouter la très belle couverture qui est illustrée par Benjamin carré qui donne clairement envie.

Cependant, une fois la dernière page tournée, j’avoue que j’ai eu un peu de mal à complètement rentrer dans ce récit. Il possède pourtant des aspects intéressants, mais d’autres ont eu du mal à m’accrocher. Pourtant tout démarrait bien, on retrouvait dès les premières pages Mia, l’héroïne, acculée par l’ennemi, qui a tout perdu et sent que la fin est proche si elle ne fait rien rapidement. Elle prend alors la décision de remonter le temps pour modifier l’histoire. Un démarrage qui se révélait haletant, sombre, prenant et qui laissait augurer de bonnes choses par la suite, surtout que l’auteur offre ici une narration qui se révèle clairement intéressante puisque, comme l’héroïne peut jouer avec le temps, on se retrouve avec deux histoires « ce qui se passe » et « ce qui aurait dû se passer ». L’idée apporte alors, je trouve, quelque chose d’original même si ce premier tome ne tourne très peu sur « ce qui se passe », quelques chapitres pour lancer l’histoire, mais devrait être beaucoup plus développé par la suite.

Seulement voilà, cette idée originale au niveau de la narration a aussi ses défauts, le premier chapitre nous annonce clairement les choses, donc quand on plonge dans l’histoire de « ce qui aurait dû se passer », il n’y a plus de véritables surprises. Cela n’empêche pas toute cette partie de posséder un rythme entrainant et efficace où l’auteur n’oublie pas les rebondissements, mais voilà tous les coups de théâtre sont prévus à l’avance ce qui rend l’ensemble linéaire. De plus j’ai trouvé que l’intrigue se révélait un peu simple, certes elle est solide et se révèle assez bien menée, mais voilà sans non plus se révéler révolutionnaire et un peu trop dans ce qui se fait en jeunesse. On y retrouve aussi un peu les aspects qui me frustre toujours un peu dans un roman jeunesse, c’est cette rapidité à faire avancer l’intrigue avec toujours la personne, au bon moment, qui apporte la réponse. Cela n’empêche pas pour autant cette intrigue de se révéler par moment saisissante et dramatique, mais voilà elle connait des hauts et des bas.

Concernant l’univers développé ici c’est le gros point fort de ce roman selon moi. Le voyage à travers des mondes parallèles n’a pourtant rien de révolutionnaire en soi, mais l’auteur arrive à rendre l’ensemble solide, fascinant et cohérent. Par son travail sur la mécanique des voyages, les différentes règles d’accès ou encore ces portes d’entrées qui reposent sur des dessins ou des tableaux, elle offre au lecteur un univers qui se révèle rapidement cohérent et fascinant. On se retrouve alors complètement emporté par l’originalité, la beauté voir la folie qui se dégage des différents mondes qu’on visite dans ce premier tome, à la fois éclatants et sombres. L’activité de création se révèle  aussi une composante importante de l’ensemble. Certes l’auteur se base sur des idées connues, comme des peintres renommés ou des univers un peu « geek », mais cela ne les empêche pas d’être accrocheur. L’autre point qui, à mon avis, apporte une touche d’originalité supplémentaire c’est la capacité de jouer avec les lignes du temps et d’aller aussi bien dans l’avenir que dans le passé, même si rien n’est complètement figé. La façon de se déplacer dans le temps est peut-être un peu facile, mais elle apporte un intérêt supplémentaire à l’ensemble. Un univers riche qui donne envie d’en apprendre plus.

Concernant les personnages j’avoue j’ai eu beaucoup de mal à m’accrocher à eux, trouvant qu’ils tombaient un peu trop dans la caricature par moment, ce qui est dommage car il n’y a que quatre personnages vraiment importants. Mia et Josh paraissent pourtant être des personnages intéressants et un minimum construits, mais voilà leur histoire d’amour fusionnelle où, dès le premier regard, ils ne se sépareront plus jamais et savent qu’ils sont faits l’un pour l’autre ne m’a pas captivé. Pourtant l’auteur évite de tomber dans le côté trop guimauve, même s’il y en a quand même un peu, mais l’ensemble m’a paru plat et tombait même de temps en temps dans le stéréotype de la fille faible qui au moindre problème venait se jeter dans les bras rassurants et musclé de son homme. Les seuls moments où ils m’ont un minimum touché c’était dans leurs moments de faiblesses. Garmon, lui, tombe un peu trop dans le cliché du professeur-sage qui vient former l’héroïne. Moone par contre se révèle, certes classique, mais intéressant car plus nuancé justement par rapport aux autres personnages. Il possède une certaine raison et une certaine logique derrière sa folie. C’est sa complexité qui m’a intéressé.

Concernant la plume de l’auteur elle se révèle simple, efficace et envoutante dans sa façon de faire voyager le lecteur à travers ses différents univers et ses différents tableaux, mais voilà j’ai trouvé qu’elle manquait clairement de force et d’intérêt dans des dialogues qui sonnaient par moment creux. Puis arrive la conclusion, ses dernières pages qui ont réussi à complètement m’emporter dans l’histoire et dans la tragédie de Mia et qui, malgré la boucle qui se referme, m’a donné un minimum envie de découvrir la suite. Au final je n’ai donc pas été complètement emporté par ce roman qui possède ses défauts et ses qualités, mais qui m’a tout de même donner envie de lire la suite un jour même si ce n’est pas une de mes priorités.

En Résumé : Je ressors de ma lecture du premier tome de cette trilogie jeunesse avec un sentiment mitigé, mais tout de même plutôt positif. La narration se révèle originale par son mélange de « ce qui se passe » et « ce qui aurai dû se passer », mais a pour conséquence d’enlever toute véritable surprise à l’histoire. L’intrigue se révèle plutôt solide, mais m’a tout de même paru traité de façon trop rapide et par moment trop facile. Le gros point fort du récit c’est la capacité de l’héroïne de voyager à travers les peintures dans différents univers fascinants et passionnants, mais aussi de pouvoir voyager à travers les lignes du temps. Par contre, j’avoue, je n’ai jamais complètement accroché aux personnages, tombant parfois un peu trop dans les clichés. Les seuls moment ou ils m’ont touché ce sont lors de leurs moments de faiblesses et de doutes ; seul Moone sort un peu du lot se révélant plus complexe à mon goût. La plume de l’auteur se révèle simple et entrainante mais j’ai trouvé qu’elle tombait un peu à plat dans les dialogues. Concernant la conclusion elle a réussi à m’emporter à travers la tragédie que va frapper Mia. Un roman qui, selon moi, devrait plaire au public cible qu’est la jeunesse, mais dont j’ai eu un peu de mal à complètement entrer dedans. Je lirai la suite, je pense, mais elle ne fait pas partie de mes priorités.

 

Ma Note : 6/10

 

Autres avis : Lelf, Lynnae, Shaya, Alys, …

The Rithmatist, Book 1 – Brandon Sanderson

the rithmatist 1Résumé : A killer is on the loose…
Joel is fascinated by the art of Rithmatics – with its lines of power and ability to bring chalk drawings to life – but only a few have the gift and he is not one of them. When Rithmatic students from Joel’s school start disappearing, he is keen to investigate. Since he’s not a Rithmatist, Joel seems to be safe – but others are dying. Can he find the killer before the killer realizes just what a threat Joel really is?

Edition : Orion Children’s Books

 

Mon Avis : Si vous suivez mon blog régulièrement vous savez que j’ai à peu près tout lu de Brandon Sanderson en roman adulte, d’ailleurs j’ai même la suite de The Way of Kings qui m’attend dans ma PAL VO. Mais voilà je n’avais encore jamais vraiment tenté l’auteur dans ses histoires plus jeunesses, et même si Alcatraz me tente toujours pas mal, c’est finalement The Rithmatist, la nouvelle série jeunesse de l’auteur qui a atterri dans ma bibliothèque. Il faut dire aussi que l’illustration de couverture, avec sa bordure doré un peu Steampunk, donnent vraiment envie de le découvrir.

Ce qui est toujours intéressant quand on plonge dans un nouveau roman, ou un nouveau cycle, de Sanderson c’est qu’on sait qu’il y a de grandes chances qu’on va découvrir un univers complètement nouveau. L’imagination de l’auteur est tellement foisonnante qu’on se demande bien ce qu’il va bien pouvoir nous proposer par la suite. Avec The Rithmatist c’est de nouveau le cas, puisqu’il vient construire un univers vraiment dense, prenant et intrigant, mais  aussi surtout un système de magie vraiment original, complexe et efficace. Il est parti de simples dessins à la craie sur le sol pour en faire une véritable magie. Alors bien sûr je schématise, c’est plus compliqué que cela, et l’ensemble possède de vraies règles, principalement géométriques avec des cercles de défense, des traits d’attaques et autres monstres dessinés qui peuvent prendre vie en 2D, mais on retrouve ici quelque chose de fun, travaillé et vraiment intéressant. Concernant le monde construit autour, il est à la fois proche du nôtre par son histoire comme par exemple avec le roi Georges 3, et pourtant si différent principalement par sa géographie et le fait que les états américains soient des îles avec ses propres influences. Surtout que l’auteur ne laisse rien au hasard, tout se révèle créatif, cohérent, dense et parfaitement expliqué ce qui est l’un des gros point fort de ce récit.

L’intrigue que développe l’auteur n’a, par contre, rien de révolutionnaire, une histoire de disparition d’étudiants dont notre héros va se retrouver l’assistant du professeur chargé d’une partie de l’enquête, mais elle se révèle tout de même assez sympathique et solide pour se révéler divertissante et tout de même un minimum entrainante. On y retrouve aussi clairement les différents aspects qu’on retrouve régulièrement dans la littérature jeunesse que sont par exemple l’entrée dans l’âge adulte et la prise de décision, la découverte de l’amitié, le héros un peu différent, la loyauté ou bien encore l’obstination pour réussir et l’auteur s’en sort plutôt bien sans non plus révolutionner le genre.

Mais voilà malgré sa solidité j’ai trouvé que l’intrigue manquait tout de même un peu de rythme. L’auteur est tellement fasciné par la création de son univers et tout ce qu’il y a autour qu’il en oublie parfois que, selon moi, une histoire doit avoir, surtout en jeunesse, des effets de surprises et des rebondissements qui continuent à étayer l’esprit et l’envie du lecteur. Attention l’histoire n’est pas non plus plate ou morne, mais je l’ai trouvé un peu molle par rapport à mes attentes. Heureusement la conclusion rattrape un peu cela en nous offrant une fin plus haletante et énergique avec pas mal de révélations intéressantes qui ouvrent sur une suite qui donne envie. Autre aspect qui m’a légèrement dérangé, et dont on fait toujours la comparaison dès qu’on parle de magie et d’apprentissage, ce sont les ressemblances avec Harry Potter. Il y a une école de magie, des amis qui vont braver les interdits pour aider notre héros à dévoiler la vérité, un professeur bienveillant, un autre présenté comme malveillant. Certes l’auteur met en avant ses aspects de façon cohérente et efficace mais on ne peut pas s’empêcher la comparaison, sans que non plus ce soit trop flagrant pour choquer.

Concernant les personnages ils remplissent parfaitement leurs rôles, je trouve, et on suit facilement et avec grand plaisir leurs aventures. Joel se révèle un héros complexe et intéressant à découvrir, avec ses forces et ses faiblesses, de plus là où il diffère peut-être des autres romans jeunesse du genre c’est qu’il n’est pas magicien, il n’a pas été « choisi », ce qui offre une variation intéressante au héros. Maintenant le problème de Joel c’est qu’il est fasciné par les Rhitmatist, il ne parle que de cela, tout le temps ce qui fait qu’en tant que lecteur on a un peu de mal à le découvrir, et vu qu’on a  que son point de vue en tant que narrateur c’est parfois légèrement frustrant. Autre point qui m’a surpris c’est que notre héros est un peu loin de l’ado de base, il a un logement avec sa mère dans l’école, n’est jamais sorti même pas pour aller prendre une glace et n’a aucune autre passion que la magie, ça manque un peu de complexité et de folie tout de même. Sa relation avec Melody m’a bien accroché, à la fois différents, elle par sa nonchalance et sa légère folie, face à lui plus pragmatique et réfléchi, j’ai trouvé ce décalage intéressant. Concernant les personnages secondaires ils ne sont pas mauvais et remplissent parfaitement leurs rôles même si pour le moment ils ont du mal à sortir de leurs carcans. Mais bon là rien de vraiment gênant.

La plume de l’auteur se révèle vraiment fluide, entrainante et énergique ce qui permet de compenser un peu le léger manque de rythme dont j’ai parlé, et fait que le lecteur continue à tourner les pages avec un minimum d’envie. Comme à son habitude il arrive à construire un univers fascinant et réussi qui devrait en plaire à plus d’un. Au final un premier tome qui possède ses qualités et ses défauts et qui se révèle tout de même accrocheur pour donner envie de lire la suite, mais si l’auteur avait un peu plus travaillé son intrigue d’un point de vue action l’ensemble aurait pu passer du simple premier tome sympathique d’introduction à un bon premier tome.

En Résumé : J’ai passé un moment de lecture plutôt sympathique avec ce roman jeunesse qui offre une intrigue, certes classique, mais plutôt solide et efficace dont le principal reproche est, je trouve, que je l’ai trouvé un peu molle, surtout pour un jeunesse, ce qui ne l’empêche pas d’offrir une conclusion haletante et intrigante. L’univers construit par l’auteur est le gros point fort de ce livre, l’auteur démontrant une nouvelle fois sa capacité d’imagination, proposant une magie originale, innovante et complexe ainsi qu’un monde, à la fois proche et différent du nôtre, qui donne véritablement envie d’en apprendre plus. Les personnages se révèlent plutôt agréables, même si certains aspects m’ont laissés perplexe. Un des défaut et que, comme souvent dès qu’on parle de magie et d’école, la ressemblance avec Harry Potter se fait parfois ressentir. La plume de l’auteur se révèle vraiment entrainante, fluide et efficace. Un premier tome où, au final, l’auteur prend peut-être un peu trop son temps pour construire son univers par rapport à l’intrigue, avec tout de même assez d’aspects intéressants pour me donner envie de lire la suite, mais pas assez pour faire passer ce lire de divertissement agréable à bon livre jeunesse ce qui est un peu dommage car il y avait la place pour. À voir ce que va proposer la suite.

Ma Note : 6,5/10

Black Rain S01//E 1-2 – Chris Debien

black rain s01 e1-2Résumé : Adam a 17 ans, il aime les mangas, ses amis et les films d’horreur, mais il est « différent ». Il est ce qu’on appelle un schizophrène. C’est pour cette raison qu’il a intégré le Centre et participe au programme Reset, une méthode thérapeutique révolutionnaire, créée par le professeur Grüber.
Durant les séances, il est plongé dans l’Inside, un endroit où les rêves et la réalité se confondent. Mais ces plongées dans les méandres de son esprit dérapent et d’inquiétants phénomènes commencent à se manifester. Comment savoir si les meurtres auxquels il assiste ne sont pas le fruit de son imagination ?

Edition : Flammarion

Mon Avis : Ce livre a longtemps traîné dans ma PAL. Pourtant au moment de sa publication il m’avait vraiment donné envie par son mélange annoncé de SF, de manga et de cinéma ; de plus les chroniques que j’avais lu à droite et à gauche donnait se révélaient régulièrement très positives. C’était donc sans surprise qu’il rejoigne ma PAL, qui plus est, il m’a été offert. Mais voilà, comme cela arrive parfois, surtout devant une PAL qui explose, il a tellement traîné dans ma bibliothèque que, parfois, il m’arrivait d’oublier qu’il était là. J’ai donc enfin décidé de me laisser tenter par cette lecture. À noter la couverture, illustrer par Pascal Quidault, que je trouve vraiment réussie.

Les premières pages de ce roman se révèlent vraiment surprenantes, on ne sait pas trop où on est tombé, l’auteur reprenant bien une scène de Matrix pour nous faire comprendre qu’on est dans un monde virtuel, mais sans plus d’explication. Surtout que, finalement, cette première partie va apporter très peu d’informations, privilégiant l’action et la course-poursuite. On se retrouve alors entrainé dans la survie de nos deux jeunes héros poursuivis par ce qui parait être un tueur en série. C’est donc un premier épisode sans temps mort, juste le temps de poser les bases de l’univers, qui emporte le lecteur une fois qu’il accepte qu’il n’aura que très peu de révélations dans la première moitié de ce livre ;  ce qui n’empêche pas de lui faire tourner les pages avec envie d’en apprendre plus. Action, course poursuite, combats l’auteur maîtrise l’ensemble un peu comme une série ou un film et sait parfaitement gérer le rythme de son récit par des rebondissements efficaces et percutants. On sent d’ailleurs bien que l’auteur est féru de l’univers audiovisuelle, glissant des références ici ou là à des films et séries connues.

La seconde partie, elle, nous ramène dans le monde réel et enfin des explications vont nous être dévoilés sur le pourquoi de cette première partie et pourquoi ces enfants se sont retrouvés menacés dans un univers virtuel. On rentre alors dans une intrigue beaucoup plus complexe que laissait paraitre le début, avec son lot de complots, de révélations où ses enfants se révèlent manipulés pour le soit-disant bien de la communauté, ce qui amène une réflexion plutôt intéressante. Une seconde partie qui possède aussi un rythme peut-être plus posé, ce qui n’est pas une mauvaise chose, mais qui ne l’empêche pas de se révéler haletante et entrainante, principalement par les nombreuses révélations et surprises que nous offre l’auteur. Sur l’ensemble on retrouve une histoire vive mais aussi très sombre, violente, oppressante limite cauchemardesque traitant de sujets graves, et le tout sans non plus tomber dans le glauque ou l’extrême. Ce roman est  donc plus à mettre entre les mains d’une jeunesse de plus de 15 ans.

Après j’avoue quelques points m’ont tout de même dérangés. Si on excepte le côté jeunesse qui offre toujours quelques facilités, comme le crack en informatique qui pirate tout sans que personne ne le remarque où arrive à couper tout système de vidéo-surveillance régulièrement sans que personne ne s’en rend compte, c’est surtout au niveau de la façon dont a été construit l’histoire car j’ai eu parfois l’impression que l’auteur en faisait parfois trop. Déjà comme je l’ai dit la première partie n’est que scènes haletantes et sans temps morts, j’ai été un peu frustré de ne rien savoir du tout, mais même sur les révélations de la seconde partie je trouve que l’auteur joue trop sur l’attente, histoire certes de se garder quelques cartes dans la manche, mais qui m’ont un peu dérangés tant les héros donnent l’impression de ne rien révéler simplement pour s’offrir un chapitre supplémentaire. Cela vient peut-être aussi de mon regard d’adulte, mais voilà autant la construction en épisode, dosant les surprise,  marche bien pour une série TV autant pour un livre par moment c’est frustrant. Alors ce n’est en rien complètement dérangeant non plus vu qu’on se laisse finalement facilement emporter par l’histoire et les aventures de nos héros, mais parfois ça se ressent.

L’univers développé dans ce roman se révèle vraiment efficace et intéressant. Le monde virtuel n’a, certes, rien de nouveau, mais c’est son utilité qui diffère de d’habitude et se révèle original, permettant ici, en premier lieu, de soigner des patients qui sont internés, souffrant de folies telles que la schizophrénie. Mais comme toute invention positive elle possède aussi un effet sombre qui se révèle au centre de l’intrigue et que je vous laisse découvrir. L’idée de l’esprit qui hante la machine n’a rien de non plus révolutionnaire, mais on voit bien que l’auteur connait ses classiques et offre quelque chose de solide et d’intrigant. Vient aussi le monde réel, dont on ne sait que peu de choses, se limitant au centre, mais qui laisse entrevoir un monde sectaire qui rejette les êtres différents en leur obligeant à porter des bracelets de couleur. Un monde qui donne envie d’en apprendre plus. L’ensemble se révèle donc plus que plaisant et efficace, à voir comment l’auteur va développer par la suite.

Une des grandes forces de ce récit vient aussi de ces personnages qui se révèlent, au final, attachants et d’une certaine façon combattants, ayant l’envie de continuer à avancer, à évoluer et aussi à guérir de leurs souffrances qui les rendent différents, rejetés. Tous les personnages se révèlent complexes, déjà par leur passé psychiatrique, mais aussi dans leurs forces et dans leurs faiblesses, étant tous complémentaires. Comment ne pas apprécier Adam, Vincent, Rachel et les autres à travers leurs souffrances, mais aussi leurs envies de changer et d’espérer face à leurs maladies. Des enfants aimeraient être plus que ce qu’on voit d’eux aux premiers abords et non simplement juger sur leurs symptômes. Il y a un véritable travail tout en nuance qui apporte beaucoup sur ces personnages venant clairement de l’expérience de l’auteur qui travaille dans un centre psychiatrique.

La plume de l’auteur n’a peut-être rien d’exceptionnelle, mais remplit pleinement son rôle, se révélant très simple, entrainante et visuelle avec des phrases et des chapitres courts pour vraiment happer le lecteur. Il tombe parfois dans la répétition mais rien de non plus dérangeant tant il construit une histoire fluide, efficace et calquée sur différents univers qui plaisent aux jeunes , et aussi aux moins jeunes, que sont le cinéma, les séries télé, les mangas ou encore les jeux vidéos. Au final un premier tome captivant et sans temps morts, qui offre une intrigue pleine de complots, de mystères et de surprises, avec une conclusion efficace et dont mon seul regret et que l’auteur en fait parfois un peu trop pour garder ses secrets sur le long terme. Je lirai la suite sans soucis.

En Résumé : J’ai passé un bon moment de lecture avec le premier tome de cette série qui nous offre une histoire entrainante, pleine de surprises et sans temps morts dont le lecteur tourne facilement les pages pour en apprendre plus. La première partie se révèle bourré d’action et de courses-poursuites et la seconde commence à répondre lentement aux questions que l’on se pose. L’univers développé par l’auteur se révèle solide, efficace et offre quelques originalités comme l’utilisation de la réalité virtuelle pour soigner des maux tels que la schizophrénie. Je reproche juste, si on excepte les facilités d’un roman jeunesse, la façon dont l’auteur lâche ses révélations, on est légèrement frustré par une première partie où on n’apprend rien du tout et dans la seconde partie on sent que l’auteur fait tout pour lâcher ces informations le plus tard possible gagnant exprès du temps et des chapitres. Les personnages sont une des grandes forces du récit se révélant construits, humains malgré leurs différences et leurs folies. Le style de l’auteur se révèle simple, visuel et entrainant, collant parfaitement à cette histoire, patchwork réussi d’idées télévisuelles, cinématographiques, de jeux vidéos ou encore de mangas, même si parfois on ressent quelques répétitions. La conclusion se révèle efficace et prenante avec son cliffangher qui donne envie de lire la suite.

 

Ma Note : 7,5/10

 

Autres avis : Marion JB, Ptitetrolle, Galleanne, Plumeline, nymeria, Phooka, Heclea, …

La Trilogie Morgenstern Tome 1, Le Quadrille des Assassins – Hervé Jubert

le quadrille des assassinsRésumé : Qu’est-ce qu’il se passe quand la culture cyberpunk rencontre le monde du XIXe siècle ? Le steampunk ! Dans Le Quadrille des assassins, roman de cette même inspiration, l’auteur Hervé Jubert invite le lecteur à suivre l’enquête de la sorcière Roberta Morgenstein, partie sur les traces d’un meurtre mystérieux, au coeur d’un Londres virtuel du XIXe. Un sacré voyage dans le temps et dans l’espace à travers un roman piquant et haletant.

Edition : Albin Michel Wiz
Poche : Editions Points

 

Mon Avis : Pour tout avouer, ce livre à terminé de façon vraiment fortuite entre mes mains. Lors de mon passage en bibliothèque (oui, j’ai un abonnement bibliothèque malgré une PAL qui explose), une Marmotte est apparue comme par magie me glissant  subrepticement ce livre entre mes mains et m’ordonnant de le lire. Bon après il faut bien dire que le résumé me tentait bien (même si ne je l’ai pas copié ici, préférant le résumé Points, je vous expliquerai pourquoi plus tard) et donc j’ai accepté sans trop de soucis de le faire entrer dans ma PAL, surtout que je n’avais encore rien lu de l’auteur. Concernant la couverture, illustré par Marc Moreno, je ne suis pas un grand fan, surtout des personnages qui me paraissent un peu trop anguleux.

Première chose qui marque, une fois la dernière page tournée, c’est l’imagination véritablement foisonnante d’idées de l’auteur. On se retrouve dans un mélange d’univers qui se révèle vraiment intéressant à découvrir, avec un enchevêtrement de monde futuriste, de magie, de steampunk et de technologie qui, sous la plume de l’auteur se révèle clairement cohérent, prenant et efficace. Je trouve aussi l’idée des villes  virtuelles vraiment intéressante, les gens peuvent ainsi quitter leur train-train quotidien pour se glisser dans un personnage et dans une ville à une époque bien précise comme Londres au 19ème ou bien Paris au 17ème tel un jeu de rôle grandeur nature, avec aussi tous ses côtés addictifs. Autre aspect efficace c’est le mélange offert entre magie et mysticisme, avec les sorcières et le Diable, et la technologie bien présente que ce soit par les traceurs ou encore les différents moyens de locomotions, même si j’attendais peut-être un peu plus de réflexion sur ce mélange. Rien de bien dérangeant non plus tant l’ensemble se révèle intrigant et captivant et donne envie d’en apprendre plus sur ce monde. J’ai aussi bien apprécié cette idée de pouvoir voyager à travers les tableaux. Par contre, vu que l’univers est vraiment très riche et le roman plutôt court, l’auteur passe parfois un peu trop vite sur certains aspects ce qui est dommage.

Concernant l’histoire en elle-même on est sur un aspect classique avec un meurtre mystérieux à élucider qui va, au fil des pages, se densifier pour aboutir à une conspiration beaucoup plus conséquente. Dans l’ensemble l’intrigue se révèle tout de même solide et se dévore assez facilement, l’ensemble étant bien rythmé et sans véritable temps morts. Le lecteur se retrouve à tourner les pages avec facilité et l’envie d’en apprendre plus. Chaque chapitre possède son lot de rebondissement et de surprises, avec des passages plus calmes qui permettent de bien assimiler tout le background qui est mis en place. Mais voilà les révélations et les résolutions sont très rapides, parfois même trop rapides, ce qui est parfois assez frustrant, donnant l’impression de passer d’une énigme à l’autre un peu trop facilement et sans que le lecteur puisse aussi se poser pour y réfléchir. L’auteur s’offre aussi parfois quelques facilités, un coup de magie par-ci, un léger Deus Ex-Machina par là pour se sortir de situations qui paraissaient impossible et hop on passe à la suite. Après il ne faut pas oublier que c’est un roman jeunesse, il faut que ça bouge assez vite, mais quand même laisser un peu de suspens apporte parfois un plus.

Par contre là où je suis un peu déçu, mais qui n’a rien à voir avec le récit ou bien l’auteur, c’est le quatrième de couverture chez Albin Michel qui vient gâcher quelques-unes des révélations un tant soit peu surprenantes du récit. Le vilain est annoncé au tiers du roman, pas grave le résumé l’a annoncé ce qui gâche un peu la tension de ce moment, la dernière ville surprise est annoncé au dernier quart du roman, non le résumé l’a déjà mis en avant ce qui gâche la quête secondaire de Martineau ainsi que sa surprise. C’est un peu dommage je trouve, même si ça n’empêche pas le récit de se révéler divertissant malgré parfois quelques transitions un peu brusque.

Concernant les personnages l’auteur nous offre un duo assez différent de ce qu’on voit habituellement en jeunesse avec Roberta Morgenstern sorcière d’âge mûre au caractère bien trempé qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et qui possède des animaux tous plus loufoques et barrés les uns que les autres et Martineau jeune loup un peu fou-fou à la recherche de sensations fortes et qui fait partie d’une des plus grandes famille. Deux personnages opposés qui vont se révéler finalement très complémentaires, mais de nouveau peut-être un peu trop rapidement et facilement. Mais c’est surtout Martineau qui va  devoir énormément évoluer dans ce tome face à ce qu’il va rencontrer et découvrir. Mais voilà malgré tout cela j’ai eu un peu de mal à complètement m’accrocher à eux, il manque un léger aspect émotionnel et humain, certes compensé par l’aspect aventure, mais je trouve cela dommage. Les personnages secondaires sont intéressants à découvrir et vont offrir pas mal de sueurs froides à nos héros dans leur enquête. L’ensemble est bien porté par des dialogues percutant, pleins d’humour et énergiques.

La plume de l’auteur se révèle énergique, vive et vraiment efficace, happant le lecteur assez rapidement pour le trimballer avec facilité dans les aventures de nos héros. L’ensemble est bien porté par des descriptions qui donnent envie d’en apprendre plus sur ce monde et par un léger aspect humoristique souvent décalé et efficace qui fait qu’on a rapidement et régulièrement le sourire même si parfois certaines blagues m’ont laissé de marbre. Dans l’ensemble un premier tome que j’ai trouvé plutôt agréable, qui ouvre sur un univers vraiment original et intéressant et même si certains défaut persistent, comme la facilité de résolution de l’intrigue ou un univers trop foisonnant, ce qui fait que certains aspects sont traités trop rapidement, je lirai la suite avec plaisir. Par contre il s’agit bien d’un roman jeunesse mais certains passages un peu sanglant le classe plus vers l’adolescent.

En Résumé : J’ai passé un agréable moment de lecture avec ce livre jeunesse qui offre une histoire, certes classique de meurtre mystérieux, mais qui se révèle sympathique, bien rythmé et sans temps morts. L’auteur construit une machination qui se développe de façon efficace au fil des pages. Mais voilà le tout va parfois trop vite, principalement dans les révélations, bouclant les mystères un peu trop rapidement. La grande force du roman est son univers foisonnant d’idées intéressantes et offrant un mélange de genre assez réussi et cohérent, même si l’aspect « riche » fait que certains éléments sont à peine effleurés. Les personnages sont efficaces, entrainants et plein d’humour, mais j’avoue j’ai eu un peu de mal à complètement m’accrocher à eux, leur manquant, selon moi, un aspect émotionnel et humain légèrement plus poussé. Le style de l’auteur est entrainant, sans temps morts et efficace même si certaines transitions m’ont paru trop brusques. Dans l’ensemble un premier tome qui pose les bases d’une histoire intéressante et dont je lirai la suite avec plaisir malgré les quelques défauts soulevés.

 

Ma Note : 7/10

 

Autre avis : Lynnae, Marmotte, Anésidora, LaureduMiroir, etc…

Bartimaeus Book 1, The Amulet of Samarkand – Jonathan Stroud

bartimeus the amulet of samarkandRésumé : When the 5,000-year-old djinni Bartimaeus is summoned by Nathaniel, a young magician’s apprentice, he expects to have to do nothing more taxing than a little levitation or a few simple illusions. But Nathaniel is a precocious talent and has something rather more dangerous in mind: revenge. Against his will, Bartimaeus is packed off to steal the powerful Amulet of Samarkand from Simon Lovelace, a master magician of unrivalled ruthlessness and ambition. Before long, both djinni and apprentice are caught up in a terrifying flood of magical intrigue, murder and rebellion.

Edition : Corgi Childrens

 

Mon Avis : Je continue mes lectures en Anglais, même si c’est vrai, j’avoue dernièrement, je lis un peu moins en VO. Cette fois je me suis lancé dans la lecture du premier tome de la trilogie jeunesse Bartimaeus, dont j’ai entendu beaucoup de bien à droite à gauche et qui me tentait depuis un bon moment déjà. J’ai donc fait rentrer ce premier tome dans ma PAL anglaise. À noter l’illustration de couverture que je trouve vraiment superbe.

J’avoue pourtant j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire, les cent premières pages me laissant vraiment perplexe. En effet on débute par l’invocation de Bartimeus par Nathaniel qui lui demande d’aller voler l’amulette de Samarkand sans aucune explication, ni raison ce qui est assez frustrant, j’aurai aimé avoir quelques indices. Surtout que, après, on oscille les chapitres entre quelque chose d’efficace, d’entrainant, plein d’humour et de bien rythmé avec le djinni qui s’efforce de voler l’amulette et les passages flash-back qui nous dévoilent le passé de Nathaniel qui se révèlent assez lents et surtout top classiques pour vraiment m’accrocher. Limite je voulais sauter ces passages pour me consacrer qu’à Bartimaeus, mais j’aurai loupé des informations importantes. Ce qui me bloque dans le passé de Nathaniel c’est que déjà il m’a paru trop long, hachant le rythme de cette introduction et surtout n’évite pas l’écueil lié à l’apprentissage de la magie qui fait clairement penser à Harry Potter, Poudlard en moins. Même l’apparition de Lovelace, le méchant de l’histoire, ne manque pas de rappeler un mélange de Rogue et de Voldemort ce qui est vraiment dommage.

Puis le roman se fluidifie, le passé de Nathaniel a enfin révélé son utilité et on comprend ce qu’il cherche à faire, il veut se venger de Lovelace qui l’a humilié. L’histoire prend enfin son envol ne se révélant plus du tout haché, mais offrant quelque chose d’entrainant et d’efficace où nos deux héros vont se retrouver confronter à énormément de pièges et de péripéties qui ne vont pas les laisser intacts. L’auteur maîtrise alors parfaitement tout ce qui est rebondissements et surprises pour ne plus lâcher le lecteur. Certes l’histoire va se révéler classique, très vite on va découvrir que cette amulette cache beaucoup plus qu’une simple vengeance et pourrait modifier la face de l’Angleterre, mais voilà ça se lit facilement et j’ai tourné les pages avec un minimum de plaisir et d’envie d’en apprendre plus, de savoir comment tout allait se terminer. Cela n’empêche pas tout de même quelques longueurs, l’auteur rentrant parfois trop dans ses explications autant sur la magie que sur les tours de passe-passe des héros, mais rien de non plus gênant ou bloquant.

L’univers que développe l’auteur se révèle lui aussi vraiment intéressant à découvrir tout au long du roman et surtout il cherche à offrir quelque chose de complètement différent de ce que propose d’autres histoires du même genre, étant plus sombre. Ici la magie n’est ni bonne, ni mauvaise, c’est juste une aide, un art et comme tout art il dépend surtout des hommes qui l’utilisent. Il n’y a pas de bons ou de mauvais, juste des magiciens qui se savent puissants, le font savoir et se servent de cela pour se faire passer comme les plus grands protecteurs du pays. Un monde de trahison ou être le plus fort nécessite beaucoup de protection sous peine d’avoir de nombreux soucis. Un monde qui finalement n’est ni blanc, ni noir ce qui fait sa force. La magie elle se révèle solide reposant sur les invocations et les pentacles. À côté de cela l’auteur développe aussi quelque chose de plus grand parlant de guerre magique, de rébellion des non-magiciens, offrant une comparaison entre Londres et Prague, deux grandes villes de magiciens, qui fait que le lecteur se pose pas mal de question, mais le tout reste pour le moment très sommaire. Pas de doute que l’auteur développera le tout dans les suites.

Concernant les personnages j’avoue je ne sors pas vraiment conquis ni happé par eux. Je n’ai rien à reprocher à Bartimaeus qui, finalement, remplit parfaitement son rôle de démon sans conscience, à la gouaille ravageuse et à l’esprit percutant qui a une vision désabusé et cynique de l’humanité, et plus principalement des magiciens, il n’aime personne et le fait clairement savoir le tout avec énormément d’humour. Par contre, je ne suis toujours pas fan des notes de bas de pages, offrant ici des apartés par rapport à ce qu’il nous raconte, même si certaines font vraiment sourire. Lovelace rentre lui dans le rôle du méchant classique. Mais voilà le gros problème vient de Nathaniel qui est un personnage tellement prétentieux, imbu de soi-même et égoïste qu’il ne m’a jamais accroché. J’ai suivi son histoire de loin. Son arrogance et sa soif de vengeance est telle que, déjà, il se met en danger, mais met beaucoup de monde en danger et il s’en fout. Vu qu’il manque aussi de densité pour comprendre sa façon de penser je suis resté indifférent. C’est dommage car je considère que c’est le principal problème de ce roman, il manque de personnages qui aurait pu me toucher.

La plume de l’auteur se révèle entrainante, bien rythmé et surtout teinté d’un humour, principalement avec Bartimaeus, qui se révèle accrocheur malgré le fait que parfois il se laisse un peu trop aller, selon moi, dans les descriptions. Mis à part le début où son mélange passé/présent hachait le rythme, il arrive vraiment à rendre l’ensemble divertissant. Au final j’avoue ne pas avoir été complètement conquis par ce premier tome de ce cycle, certes il y a pas mal de choses accrocheur, comme Bartimaeus, mais le fait de ne pas avoir de personnages un minimum accrocheur fait que j’ai eu du mal à complètement rentrer dans le récit. Je lirai tout de même la suite pour voir ce que peut nous réserver nos héros, mais voilà il ne fera pas partie de mes priorités de lecture je pense.

En Résumé : J’ai passé un moment de lecture plutôt divertissant avec ce livre, mais rien de non plus vraiment fantastique surtout par rapport aux échos que j’avais entendu. Les cent premières pages se révèlent plutôt laborieuses entre un présent nerveux et efficace et des flash-backs mous et aux aspects déjà-vu. Après l’ensemble devient plus fluide dévoilant une intrigue, lié à la vengeance, qui se révèle plutôt efficace même si classique. La grande force du récit est son univers qui se révèle plus sombre et complexe que ce que propose d’autres romans du même genre. Par contre le point faible c’est vraiment les personnages, autant j’ai apprécié Bartimaeus qui remplit parfaitement son rôle de démon trublion autant Nathaniel m’a paru égoïste, idiot et imbu de lui-même ce qui fait que je ne me suis jamais accroché à lui, ce qui est dommage. Concernant la plume de l’auteur elle se révèle simple et entrainante, remplissant parfaitement son rôle malgré parfois quelques longueurs ici ou là. Un premier tome au final juste sympathique, je lirai sûrement la suite, je ne sais par contre pas quand.

 

Ma Note : 6,5/10

 

Autres avis : Merkilia, nanet, Luna, Olya, PetiteMarie, Tesrathilde etc…

Les Haut-Conteurs Tome 5, La Mort Noire – Olivier Peru & Patrick McSpare

les hauts conteurs 5 la mort noireRésumé : Rome, automne 1193. Humbles ou puissants, les gens meurent par milliers, foudroyés par la Mort Noire. De sinistres semeurs de peste y veillent, hantant les rues et les collines de la ville.
Les Haut-Conteurs semblent être les seuls à pouvoir arrêter ces créatures. Mais, accusés de sorcellerie, pourchassés par la foule qui les adulait hier encore, ils deviennent les jouets d’un ennemi fait d’ombres et de secrets.
Alors que le temps joue contre eux et le monde entier, Roland, Mathilde, Salim et Corwyn voient se réaliser les pires prophéties du Livre des Peurs. Ainsi, l’heure est venue de tout comprendre, comme Roland le pressentait, lui, l’enfant maudit piégé dans un combat inégal contre son destin. Pourtant, il n’abandonne pas et se battra jusqu’au bout de son ultime aventure.
Car nul mieux qu’un Haut Conteurs ne sait quand une histoire doit trouver sa fin…

Edition : Scrinéo Jeunesse

 

Mon Avis : Enfin, je me lance dans le dernier tome du cycle les Haut-Conteurs, une série qui, sur les quatre premiers tomes, avait plus ou moins réussi, selon les volumes, à me captiver proposant une fantasy, certes classique, mais efficace avec son lot de mystères et de rebondissements dans un univers solide et avec des personnages intéressants (Chronique Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4). C’est donc avec grand plaisir que je me suis lancé dans ce tome qui vient conclure l’histoire et apporter ainsi toutes les révélations. À noter l’illustration de couverture, plus sombre, qui est vraiment réussie et colle parfaitement à l’histoire.

Car oui ce récit est vraiment le plus sombre et le plus funeste de toute la série, il va pousser nos héros dans leurs tous derniers retranchements et les forcer à faire des choix qui ne se révéleront pas toujours facile. La caste des Haut-Conteurs va aussi être mise à mal dans son ensemble, elle va se retrouver désavouée et traquée devant les différents traquenards et manipulations qui sont misent en place par leurs ennemis. Un tome où la mort plane à chaque instant. L’histoire prend très rapidement son envol, ne laissant que peu de repos aux héros après un quatrième tome déjà éprouvant, et va se révéler haletant au fil des pages entre révélations, aussi bien sur le Livre des Peurs que sur nos héros, trahisons et action. Le lecteur tourne facilement les pages avec envie d’en apprendre plus. Les auteurs nous offrent des rebondissements et de retournements de situations qui se révèlent maîtrisés et efficaces même si, livre plutôt jeunesse oblige, le tout est quelquefois amené de façon un peu simple et sans surprise. Rien de dérangeant non plus.

L’intrigue est vraiment dense, ce qui est autant un aspect positif que négatif. Positif car, comme je l’ai dit le tout possède de bonnes idées et se révèle sans temps morts devant les surprises et révélations, mais voilà l’ensemble va justement trop vite. Il y a énormément d’aspects qui sont développés dans ce cinquième tome, mais à chaque fois le tout est résolu beaucoup trop rapidement. À chaque trahison et péripétie mise en place elle se termine le chapitre d’après ce qui est légèrement frustrant. Surtout que les auteurs tournent un peu trop en rond et c’est souvent une pirouette scénaristique un peu facile qui offre la vérité où la libération à nos héros ; heureusement que Asa est là vu le nombre de fois où par magie elle vient aider nos héros. Pour moi ce tome aurait mérité d’être plus long, voir d’être traité sur peut-être plus de tomes tant les auteurs ont des choses à raconter mais s’oblige à traiter l’ensemble dans un espace limité. Cela n’empêche pas ce tome de se révéler intéressant, loin s’en faut, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit.

Cette fois après avoir visité Londres, Paris, la Forêt Noire et la Norvège nos héros vont se retrouver à Rome, ville hautement symbolique d’un point de vue du pouvoir, mais aussi des religions. Concernant l’univers les auteurs développent ici encore plus l’aspect divinité déjà développé dans le quatrième tome et dévoile aussi, enfin, la vérité sur Le Livre des Peurs qui se révèle intéressante et importante. L’aspect historique se révèle toujours aussi intéressant, même si modifié pour l’histoire, avec toujours les apparitions de personnages connus historiquement. La magie est toujours présente et prend un peu plus d’ampleur avec aussi la mise en avant, légère, des divinités celtiques irlandaise. Un univers qui se révèle dont toujours aussi solide, efficace et qui offre un cadre intéressant et sombre à l’histoire même si parfois quelques explications supplémentaires auraient été intéressantes.

Concernant les personnages ils vont devoir affronter de grands défis et devoir évoluer en fonction des épreuves qu’ils vont rencontrer, que ce soit aussi bien dans leurs actes que dans leurs émotions. Car oui nos héros vont aller de désillusions en déceptions et vont devoir tout faire pour tenter de s’en sortir ce qui accroche vraiment le lecteur. On les retrouve dans ce tome aussi plus dans l’action que dans le développement psychologique, même si certains passages dévoilent le passé de certains ce qui offre un regard nouveau sur eux. Dans l’ensemble ils se révèlent toujours efficaces, attachants et entrainants et donnent envie de suivre leurs aventures, leurs péripéties.

Pourtant j’avoue certains passages concernat certains protagonistes m’ont légèrement énervé, je pense par exemple à Roland, devenu au début du tome adulte et Haut-Conteur à part entière, et qui pourtant manque souvent de jugeote. Ajouter à cela ses jugements de valeurs et d’honneur qu’il assène régulièrement, du genre les gens qui restent en arrière pour faire des recherches pour tenter de faire tomber l’ennemie sont des lâches ou encore sur tel personnage qui est obligé de jouer double voir triple jeu dans les manipulations de la cour est un homme sans honneur, m’ont vraiment agacés surtout venant d’un personnage qui, il faut le rappeler, a obtenu sa cape de conteur sur un énorme mensonge dans le premier tome. Dommage aussi que Lothar reste un peu une caricature de méchant il avait un sacré potentiel que, je trouve, il n’a jamais réussi a vraiment développé dans ce cycle. Bon après je chipote un peu, car dans l’ensemble les personnages m’ont intrigué et m’ont donné envie de lire la suite au fil des pages.

La plume des auteurs est toujours aussi vive, entrainante et captivante même si, c’est vrai, quelques longueurs apparaissent ici ou là dans ce tome. La conclusion, tant attendue, se révèle plutôt réussie évitant de tomber dans le côté « happy-end » et offrant ainsi son lot de surprises, de souffrances et de rebondissements. Je suis juste un peu frustré devant cet épilogue qui aurait peut-être mérité un peu plus de développement, mais bon rien de bien gênant. En tout cas une fois la dernière page tournée une certaine nostalgie s’installe en sachant qu’on ne suivra plus ses héros, alors que de nombreuses histoires auraient pu être encore racontées. Au final voilà un cycle qui, sans révolutionner le genre et reprenant de façon efficace les classiques de la fantasy, m’a offert un agréable moment de lecture et s’est révélé offrir une histoire solide et divertissante ce qui est déjà bien.

En Résumé : J’ai passé un agréable moment de lecture avec ce cinquième et dernier tome du cycle des Haut-Conteurs qui vient enfin apporter les réponses aux questions. L’histoire se révèle vraiment haletante, sans temps mort et va mettre à mal l’ordre des conteurs forçant nos héros à devoir faire des choix compliqués. L’intrigue se révèle dense, ce qui se révèle a double tranchant, offrant de bonnes idées et des complots intéressants, mais manquant de développements, limité par le nombre de pages de ce tome. Peut-être que la développer sur le plus long terme aurait permis d’y gagner en intérêt. L’univers continu à se développer de façon efficace et les personnages se révèlent toujours aussi solide et intéressants même si je les ai trouvés un peu plus manichéens que d’habitude, principalement Roland et sa notion d’honneur. La plume des auteurs est toujours aussi vive et captivante offrant une conclusion qui évite le happy-end, même si elle aurait pu être plus développée. Alors certes, il y a quelques longueurs et l’aspect jeunesse amène certains aspects traités un peu trop simplement, mais dans l’ensemble ce cinquième tome, ainsi que cette série, m’a offert une lecture divertissante, entrainante et efficace ce qui est le principal.

 

Ma Note : 7/10

 

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