Catégorie : Science-Fiction Page 51 of 56

La Guerre des Chiffonneurs – Thomas Geha

la guerre des chiffonneurs Résumé : Dur d’être un Terrien élevé par le peuple Jadoin, des pirates… surtout quand on s’entiche d’une femme promise à son frère adoptif!
Marcus Mardel l’apprendra à ses dépends. Banni de son clan, il se retrouve sur la planète Tanope où il rencontre Raugri, un félin humanoïde bougon et asocial. Ensemble, dans le but de devenir prospecteurs, ils acquièrent un astronef, surnommé un soir de beuverie Le vieux mais joli lapin rose. Problème, pour le faire fonctionner, il lui faut un chiffonneur, et seul cet appareil permet la navigation intergalactique. Mais en ces temps troublés où certaines technologies se sont perdues, les chiffonneurs se font rares… de quoi déclencher, peut-être, la guerre des chiffonneurs…

Edition : Rivière Blanche

 

Mon Avis : Thomas Geha qui, après m’avoir fait passer un bon moment avec son diptyque Fantasy Le Sabre de Sang (Chronique Tome1, Tome2), se lance cette fois dans le space opera de divertissement avec La Guerre des Chiffonneurs. Alors quand j’ai vue que le blog de Skritt proposait en partenariat de lire ce livre j’ai tenté ma chance. Je remercie donc Skritt et les éditions Rivière Blanche de m’avoir permis de découvrir ce livre. En tout cas je trouve la couverture, illustrée par Arnaud Boutle, vraiment sympathique.

Marcus a été banni par son peuple d’adoption après être tombé amoureux de la femme promise à son frère. Il se retrouve perdu sur Tanope avec Raugri. Pour quitter cette planète perdue ils doivent trouver un chiffonneur. C’est là que les ennuis commencent. Ne cherchez pas plus loin l’intrigue est assez simpliste en effet ce n’est pas du tout le but de ce livre de nous offrir une intrigue tortueuse mais plus une histoire pleine d’actions, de rebondissements et de retournements de situations. Une histoire vraiment nerveuse où on ne s’ennuie pas du début à la fin et où on ne se prend pas la tête.

Tout est fait, dans ce court roman d’à peine 190 pages, pour divertir le lecteur que ce soit l’accumulation d’embrouilles, de scènes d’actions et de combats ou encore les personnages pleins d’énergies et de reparties et le tout saupoudré de quelques mystères; on tourne les pages facilement jusqu’à la conclusion. Mais voilà même si on se laisse emporter facilement par l’histoire une intrigue peut être un peu plus poussée aurait pu être intéressante, là on a l’impression d’une succession de scènes très nerveuses avec un léger fil rouge en ligne de fond. Dommage car en plus ce fil rouge ne se révèle qu’après une petite moitié du roman.

Le personnage principal se révèle intéressant, assez complexe et dense avec son passé trouble et son amour perdu qui se révèle au fil des pages et, même si il est un peu caricatural, se révèle attachant. Les personnages secondaires sont quand à eux construit juste assez pour être un minimum convivial et attachants mais aurait peut être mérité un peu plus de profondeurs, surtout Raugri dont on ne sait finalement presque rien alors qu’il a m’a paru être un personnage intéressant.

L’auteur a décidé d’épurer au maximum son histoire en se limitant sur les explications, les descriptions et autre pour permettre un rythme de lecture vive et prenante mais par moment on aurait aimé avoir plus d’explications surtout dans certains aspects SF du livre, pas que ça dérange la lecture du livre, au contraire, mais quelques explications aurait pu apporter plus de profondeurs a l’histoire.

La plume de l’auteur est vraiment simple, efficace et assez familière surtout lors des dialogues, peut être même des fois un peu trop familière surtout lorsque les personnages s’injurient. Mais bon là rien de dérangeant car ça colle parfaitement à l’ambiance mise en place par l’auteur. L’univers mis en place par l’auteur est vraiment intéressant, agréable et pittoresque.

La Guerre des Chiffonneurs est au final un roman de pur divertissement et d’aventures plein d’action et de rebondissement qui offre un moment sympathique de lecture et qui se lit vite mais qui ne devrait pas marquer plus que cela le lecteur. Si vous cherchez a vous distraire quelques heures ce livre est fait pour vous, par contre si vous cherchez de la vraie SF construite et bien expliquée alors passer votre chemin vous allez être déçu. Moi j’avoue ce livre « pop corn » m’a bien détendu après ma dernière lecture.

En Résumé : L’auteur cherchait avec ce livre a distraire son lecteur avec ce Sapce Opera d’aventure et je dois dire qu’il s’en est plutôt bien sorti car on ne s’ennuie pas durant les 190 pages, nerveuses, efficaces et pleines de rebondissements de ce livre. Alors bien sur ce roman est loin d’être parfait, l’intrigue est simpliste et l’auteur s’offre certaines facilités mais après une grosse lecture ce livre offre un moment de détente léger et sans prise de tête.

 

Ma Note : 6,5/10

Memoria – Laurent Genefort

memoriaRésumé : Il travaille pour le compte des multimondiales qui se partagent l’univers. Il erre de planète en planète au gré de ses contrats. Il est le tueur à gages le plus redouté des mondes humains. Le plus cher, aussi. Nul ne sait qui il est véritablement. Pas même lui. Tel est le prix de son immortalité, qu’il doit à un artefact extraterrestre unique et qui ne le quitte jamais. Tout comme les « crises de souvenirs » qui le terrassent de plus en plus souvent. Des souvenirs dont il ne sait même pas s’ils sont les siens. Des crises qui masquent une terreur secrète, tapie au fond de lui sous la forme d’un cauchemar qui, inexorablement, se rapproche et menace de l’engloutir. Le compte à rebours est engagé…

Edition : Le Bélial’

Poche : Folio SF

 

Mon Avis : Laurent Genefort fait partie des grands noms de la Science Fiction française, et plus principalement dans le genre des Space Opera. Alors quand j’ai vu que Livraddict proposait en partenariat un des dernier livre de l’auteur qui sort en poche j’ai décidé de tenter ma chance et j’ai été sélectionné. Je remercie donc les éditions Folio SF et Livraddict pour la découverte de ce livre.

On suit dans ce livre un assassin, un tueur à gage engagé par les compagnies pour régler leurs problèmes. Sa façon de tuer lui est propre car, grâce à une machine qu’il est le seul à posséder il peut investir n’importe quel corps. Il est donc d’une certaine façon immortel. Je dois dire que je suis sortir de ma lecture mitigé. Une fois rentré dans ce livre, ce qui marque le plus, je dois bien l’avouer, c’est l’univers mis en place par l’auteur. On sent que tout est construit de A à Z et sort directement de l’imagination de l’auteur lui même.

Sue ce soit la faune et la flore ou encore tout ce qui touche à la politique, à la religion ou encore à la culture est différent pour chaque pays visité et dont l’auteur à travaillé le plus profondément possible pour permettre au lecteur de s’immerger et de comprendre aux mieux chaque planète, chaque système et chaque façon de vivre. La preuve en est le Lexique de la Panstrcture qui est disponible à la fin du livre et qui permet d’approfondir encore plus d’explications sur la faune, la flore les planètes ou encore les religions aperçu dans ce livre.

Le personnage de l’assassin est vraiment intéressant, il diffère un peu des assassins habituels qu’on peut retrouver, il s’agit d’un personnage vraiment complexe et dense qui possède une certaine morale et ne cherche pas à tuer que pour l’argent. Plus on avance dans la lecture plus on découvre qui il est et ce qui le motive, ses aspirations et ses souffrance, ce qui le rend attachant. Ce qui est dommage c’est que les personnages secondaires, eus, manquent de densité et de finesse, ils donnent l’impression d’être là que pour permettre de faire avancer l’histoire et notre héros ce qui est un peu dommage.

Alors voilà on se retrouve dans un livre avec un univers des plus originaux et soignés, parfaitement décrit par l’auteur, on suit un personnage vraiment complexe et attachant mais j’ai trouvé que l’intrigue ne suivait pas. L’auteur à découpé son histoire en trois parties, la première posant le monde, les personnages et nous présentant son travail de tueur à gage, la seconde se focalisant sur le personnage principal, ses motivations et sa vie et la dernière une sorte de rédemption qui va nous dévoiler la première et véritable identité du héros.

Mais voilà sur les trois parties l’histoire manque grandement de piquants et de surprises. On a l’impression que tout est linéaire et que notre tueur à gages ne rencontre aucune véritable difficultés ni aucun contre temps dans ses impératifs, et quand enfin il y a un souci il préfère abandonner la mission. En effet dans la seconde partie le héros va se faire découvrir mais au lieu
de continuer sa mission en changeant de corps ou éliminant la menace il préfère fuir. J’ai eu du mal à y voir le tueur à gages le plus redouté de l’univers. En plus l’auteur par moment s’offre certaines facilités et certaines actions et réactions des personnages paraissent surprenantes. De plus, et c’est dommage, m’ais j’avais compris la véritable identité du héros dans le premier tiers du livre.

Alors attention tout n’est pas mauvais non plus dans ce livre car en plus des différents mondes et civilisation fidèlement décrites et travaillés et du personnage principal intéressant et attachant, la plume de l’auteur est vraiment vive, simple et prenante. Mais voilà je sors de ma lecture quand même légèrement déçu, je m’attendais à plus de rebondissements et de surprise. Par contre la nouvelle « La Nuit des Pétales » dans le même univers et le même personnage qui est ajouté à la fin du livre, est vraiment réussie, plus prenante, captivante et surtout avec son lot de surprises et de rebondissements.

En Résumé : Je ressors avec un légère pointe de déception de ce livre, j’ai trouvé que l’intrigue manquait de répondant et de mouvement, elle me paraissait linéaire et aussi certaines actions des personnages me paraissait plus que suspectes. Dommage car l’auteur avait mis en place un personnage vraiment complexe, énigmatique et attachant et surtout il avait réussi à poser un univers des plus original, dense et soigné jusqu’aux moindres détails. Au final une lecture plutôt moyenne.

 

Ma Note : 6/10

Le Faiseur D’Histoire – Stephen Fry

le faiseur d'histoireRésumé : Le choc frontal entre Michael Young, thésard en histoire à Cambridge, et le professeur Zuckermann, vieux physicien obsédé par l’une des périodes les plus sombres du XXe siècle, va changer l’histoire – littéralement. Mais pour cela, il faut aussi compter sur une pilule miracle, sur le rival oublié d’un petit teigneux autrichien et sur la fatale élasticité du temps. Le pire n’est jamais certain, mais le mieux ne se trouve pas forcément non plus là où on l’attendait…

Edition : Les Moutons Electriques

Poche : Folio SF

 

Mon Avis : Je dois dire que ce livre m’intriguait énormément, principalement par un quatrième de couverture vraiment accrocheur annonçant une Uchronie, sujet que j’apprécie, mais aussi par une couverture, illustrée par Sam VanOlffen, sympathique, même si au final, loin de ce qu’on retrouve en lisant ce livre. Mais voilà les avis assez contradictoires m’ont bloqué; je remercie donc Perdre Une Plume qui m’a prêté ce livre pour me permettre de m’en faire mon propre avis.

Je dois bien avouer que, au final, je ressors très mitigé par ma lecture. Déjà le sujet en lui même ne brille pas d’une grande originalité, même si il est toujours intéressant de voir comment un auteur traite d’un changement de l’histoire, ici finalement la disparition d’Hitler, l’auteur le fait de façon plutôt classique et linéaire. Au final je trouve que dans ce livre cette uchronie paraissait convenue et surtout , malgré les 622 pages du roman, peu développée. Heureusement que les situations et l’aventure de notre héros restent un minimum prenante et captivante pour ne pas trop ennuyer le lecteur.

Alors certes l’auteur nous montre que si Hitler n’avais jamais existé un autre leader tout aussi charismatique, mais plus intelligent au point de ne pas rejeter la communauté scientifique Allemande et de profiter des avancées technologiques, aurait pu prendre le pouvoir de façon plus pérenne. Mais voilà il n’y a quasiment aucune présentation de ce nouveau monde, aucune véritable évolution ni aucun véritable changement par rapport à notre monde comme si le changement de dictateur n’avait pas tant bouleversé le monde que cela. Alors bien sur les lois et les frontières ont changés, la liberté y est moindre, quelques technologies différentes apparaissent mais je n’ai pas vraiment réussi à plonger totalement dans cet univers « parallèle ».

Les personnages sont intéressants que ce soit le héros, Michael Young, personnage un peu gauche, perdu et maladroit ou encore Leo Zuckermann qui cherche à se prouver et à prouver quelque chose au monde, à se racheter d’une certaine façon. On s’attache à eux à travers des scènes par moment drôles, surprenantes mais voilà je reprocherai quand même au héros d’être sans histoire, sans passé.Autant Leo a une histoire propre autant de Michael on ne connaitra pas grand chose de lui, mais rien de bien dérangeant pour la lecture.

Comme je l’ai dit je n’ai pas pu vraiment accrocher au changement d’univers que l’auteur opère, mais ça ne m’a pas empêché d’apprécier l’expérience de Michael à se retrouver d’un étudiant de Cambridge en Angleterre à un étudiant de Princeton aux États-Unis, ce qui permet à l’auteur de se faire plaisir en nous offrant une série de malentendus vraiment mordant et pleins d’humours. D’ailleurs c’est dans ce nouveau monde que notre héros va découvrir l’amour; le hic c’est que j’ai trouvé ça télescopé et d’une facilité déconcertante, il n’y a aucun développement ni aucune tentative de romantisme pour aboutir à cette relation. Un jour ils sont copains et le lendemain « pouf » c’est le grand amour ils se sautent dessus.

Concernant le plume de l’auteur je dois dire que c’est une des grandes forces de ce livre car elle vraiment pleine d’humour, vivante et vraiment divertissante jouant sur les situations et les jeux de mots pour détendre l’atmosphère d’une uchronie qui aurait pu être bien plus sombre. Mais voilà je trouve que par moment l’auteur en fait trop, je prends pour exemple la dizaine de pages ou le héros nous annonce qu’il n’aime pas les chiffres et les maths ce qui n’apporte rien, à l’histoire. De plus l’auteur joue avec le style d’écriture laissant parfois le style roman de côté, sans trop dévoiler quel style utilise l’auteur je dois avouer que je n’ai pas trop accroché. Donc j’avoue pour moi ce fut une lecture moyenne.

En Résumé : Je dois dire que je ressors de ce livre avec un avis plus que mitigé. L’idée de départ était vraiment intéressante, les personnages restent intéressants et surtout l’auteur possède une plume pleine d’humour et de mordant qui rend l’œuvre plaisante à lire. Mais voilà je trouve que l’intrigue n’est pas assez développé préférant se centrer simplement sur le héros, certaines scènes sont trop téléphonés pour être vraiment prenantes et le changement de style au cours de la lecture ne m’a pas accroché plus que cela. Dommage car avec la plume de l’auteur et le sujet il y avait matière à faire mieux selon moi.

 

Ma Note : 6/10

Sukran – Jean Pierre Andrevon

sukranRésumé : A Marseille, Roland Cacciari, militaire démobilisé après l’échec d’une piteuse croisade occidentale au Moyen-Orient, tente de survivre en jouant du guitarion à la terrasse des rapid-food. Il se fait remarquer par Eric Legueldre, richissime industriel proche de l’ultradroite qui lui propose de travailler comme veilleur de nuit au sein de son entreprise spécialisée clans les nouvelles technologies.
Roland vient, sans le savoir, de mettre le doigt dans un engrenage qui pourrait bien lui être fatal. Car son employeur a organisé un ignoble trafic d’êtres humains, concernant au premier chef les Maghrébins composant désormais 50% de la population marseillaise.

Edition :Denoël

Poche : Folio SF

 

Mon Avis : Ce livre s’est imposé à moi après avoir flâné dans un bouquiniste d’occasion à la recherche de quelques livres intéressants. Ayant passé un excellent moment avec le dernier livre de Jean-Pierre Andrevon, La Maison qui Glissait (critique ici), et ayant envie de découvrir d’autres textes de l’auteur, je me suis arrêté sur ce livre de poche à la couverture plus qu’attirante, illustrée par Sam Van Offen, et au quatrième de couverture plutôt intriguant.

Roland est un démo, un ancien militaire qui est obligé de gagner sa vie en jouant de la musique dans la rue. Après avoir sauvé une fille d’une dérouillée et qui va le faire repérer par Eric Legueldre. Il va se retrouver nommer chef de sécurité de l’entreprise de Legueldre sans se douter du trafic qui y est organisé. On se retrouve ici avec une histoire sous forme de thriller/polar noir, sur fond de contestation, dans un monde de SF. Le roman est assez court, moins de 300p en poche, ce qui fait qu’on ne s’ennuie pas, l’auteur va vite et va directement à l’essentiel. Tout va vite, très vite, l’intrigue est pleine d’action et on tourne facilement les pages et on ne s’ennuie pas du tout. Mais voilà, aller vite fait que certains rebondissements ou certaines réponses donnent l’impression d’être donné trop rapidement pour faire avancer l’histoire.

L’intrigue est découpée en trois parties frénétiques et sans véritables temps morts mais par contre je l’ai trouvé assez linéaire au final. Par contre ce qui est étonnant avec ce roman c’est, qu’ayant été publié pour la première fois en 1989, pas mal des critiques et des axes de réflexions que l’auteur a placé dans le livre sonnent vrai dans notre monde actuel que ce soit concernant le racisme, la place dans la société, les guerres ou encore l’environnement, comme si l’auteur l’avait anticipé. L’univers crée par l’auteur est finalement sombre mais très plausible, seul petite gêne l’auteur parle de films ou de musiques qui sont des années 80 ou avant ce qui, pour un monde futuriste, paraît peu probable.

Vu qu’il s’agit plus d’un roman incisif où on tourne les pages rapidement les personnages ne sont donc pas des modèles de psychologies fouillées et travaillées et sont même pour la plupart stéréotypés. Seul le strict minimum nous est présenté histoire de comprendre le personnage un minimum et de s’y attacher juste assez pour ne pas se sentir en dehors de l’histoire. Je reprocherai
finalement juste un certain manque d’émotion et de sentiments, surtout pour le personnage principal malgré une certaine ouverture à la conclusion du livre.

La plume de l’auteur est incisive et efficace nous offrant des moments pleins d’ironies et de mordant pour traiter de sujets sombres. La grande force de son roman est son côté prenant et rapide qui fait qu’on tourne les pages assez facilement et qui fait qu’on ne s’ennuie pas. Mais je reprocherai à l’auteur quand même de trop s’attarder sur le sexe car, ce qui apportait à l’histoire dans La Maison qui Glissait, ici, dans ce roman, parait plus gratuit et n’apportant pas obligatoirement énormément à l’histoire. En tout cas au final voilà un livre qui se lit vite, qui frappe par ses idées, qui est pas désagréable à lire mais qui est loin d’être parfait et possède des défauts.

En Résumé : J’ai passé un sympathique moment de lecture avec ce live qui est loin d’un chef d’oeuvre mais dont l’intrigue palpitante, bourrée d’action et de rebondissements, et l’écriture incisive, mordante et ironique font qu’on tourne facilement les pages pour connaître la suite. Après le roman va parfois trop vite apportant par moment des réponses sur un plateau, les personnages sont stéréotypés est juste assez fouillé pour ne pas s’ennuyer et l’auteur s’attarde peut être un peu trop sur le côté « sexe » qui n’apporte pas toujours grand chose. Au final une lecture pas désagréable mais loin d’être totalement enivrante.

 

Ma Note : 6,5/10

La Loi du Désert – Franck Ferric

la loi du désertRésumé : Après des siècles de conflits, le monde n’est plus qu’un vaste désert où des Cités-Etat se sont substituées aux nations. Dans cet univers hostile et décadent, Mathian, soldat dans l’Armée Républicaine de Salina, aidé de son ami Blaine, part à la recherche de son frère Raul, récemment banni de la cité. Ils vont devoir affronter les grands espaces, la chaleur, une violence omniprésente et un adversaire insaisissable : les blafards.

Edition : Editions du Riez

 

Mon Avis : Ce livre je l’ai découvert lors des dernières imaginales, et je dois bien l’avouer,  sous les conseils de Lelf (encore et toujours elle). Le quatrième de couverture m’a vraiment intrigué offrant une sorte de roman d’aventure dans un monde Post-Apocalyptique et l’illustration de couverture, réalisée par B. (dont le blog est ici), vraiment superbe finissait de me convaincre de m’offrir ce livre.

Le monde s’est refermé sur lui même, le pouvoir n’est plus centralisé, appartenant maintenant aux villes dans un monde dominé par le désert. C’est dans la ville de Salina que Raul va être entrainé dans un acte terroriste qui va le condamner à l’exil dans le no man’s land. Mathian, son frère décidé de déserter l’armée pour le retrouver. Ce roman est surprenant, il s’agit d’un road trip où ce qui est importe, comme le dit l’auteur, est plus le voyage en lui même que la finalité du livre. La quête pour retrouver Raul n’est juste qu’un prétexte pour nous présenter cet univers sombre mais aussi l’évolution des personnages à travers le désert. Si on se laisser aller on se retrouve emporter par le voyage des personnages et leurs évolutions.

Le désert en lui même est une des grandes forces du livres, il est presque un des éléments primordial de l’histoire. Chaque personne de ce livre va se retrouver changer, transformer au contact de cet erg solitaire, sauvage, énigmatique. Il est presque un personnage à part entière, se dévoilant au fil des pages, par moment il nous parait sensuel, amical et attachant et par d’autres moments il parait violent, monstrueux et destructeur. C’est au contact de cette étendue sauvage et sans fin que les personnages vont se retrouver face à eux même et être obligé de répondre à leurs
questions les plus intimes.

Les personnages du livre, que ce soit les personnages principaux ou les personnages plus secondaires, sont véritablement complexes, prenants, proche du lecteur, l’auteur ayant réussi à ne pas les coincer dans les stéréotypes du genre. On s’accroche à eux et chaque rencontre qu’ils vont faire vont les transformer , les faire évoluer, ce qui les rend un peu plus prenants au fil des pages. On se rend compte que finalement ces personnages sont très proches de nous dans leurs émotions, leurs réactions mais aussi par leurs comportements loin d’être des héros mais simplement des hommes dans un monde où il y a peu d’espoir.

L’univers mis en place par l’auteur est vraiment énigmatique et ne se dévoile pas complètement gardant son brin de mystère. En plus du désert qui, comme je l’ai déjà dis, à une grande importance, les Blafards sont aussi un peuple intéressant à découvrir. On nous les présente comme des monstres sanguinaires qui ne cherchent que la guerre mais au fil des pages on se rend compte qu’ils ne sont pas tous de la même trempe, que ce peuple n’est pas obligatoirement ce qui parait être à travers certaines de leurs traditions. Mais voilà l’auteur se garde bien de tout nous montrer laissant le lecteur se faire son propre avis que ce soit sur les blafards, mais aussi sur la guerre ou encore sur les villes et leurs pouvoirs ce qui est à double tranchant tant des fois on aimerait en savoir plus.

La plume de l’auteur est vraiment immersive, riche, prenante et visuelle, on a l’impression de vivre réellement cette aventure et le fait que l’histoire soit écrite au présent y joue un rôle important selon moi. L’auteur varie les genres, nous offrant un début épique avec un chapitre sur la guerre avant de passer dans le roman d’aventure puis dans une histoire initiatique plus calme et contemplative. De plus l’auteur a amené une réflexion que je trouve intéressante sur la vacuité de notre vie ne fois mort alors qu’en l’écrivant elle reste palpable au fil des ans même si au final personne ne la lit. Les dialogues sont  simples, percutants et efficaces. Finalement un livre d’anticipation prenant et crédible qu’on a du mal à lâcher.

En Résumé : Voilà un livre qui m’a offert un excellent moment de lecture, nous offrant surtout un magnifique voyage dans ce désert énigmatique à la fois accueillant  mais aussi mortel. Les personnages sont proches de nous, complexes et complètement attachants, la richesse de l’univers rend ce monde crédible malgré le fait que l’auteur ne nous dévoile pas tout et le tout est porté par une plume vraiment prenante, visuelle et immersive. Mais voilà le fait que l’auteur ne dévoile pas tout, laissant l’imagination travaillée, fait que par moment on peut se sentir frustré.

 

Ma Note : 8,5/10

La Cité A la Fin des Temps – Greg Bear

la cité à la fin des temps Résumé : Ginny et Jack rêvent d’une cité fabuleuse, assiégée dans un avenir lointain par un ennemi implacable. Et ces visions impérieuses projettent leur esprit dans le corps de deux créatures de cette ville menacée. Daniel, lui, ne rêve que de ténèbres sans fin, reflet du sort qui l’attend.
Ces jeunes gens sont liés par autre chose que les rêves. Ils sont des Changeurs de destin, nés avec le don de sauter entre les lignes-mondes, afin d’habiter d’autres versions d’eux-mêmes. Et chacun d’entre eux possède un mystérieux artefact appelé « messager », qui ne semble pas altéré par ces permutations.
Ginny, Jack et Daniel se voient bientôt enrôlés dans une mission presque sans espoir pour sauver l’avenir… et achever la plus grande oeuvre de toute l’histoire humaine.
Mais d’effroyables chasseurs sont déjà à leurs trousses…

Edition : Bragelonne

 

Mon Avis : Greg Bear est un auteur de Science Fiction connu et reconnu depuis plusieurs années déjà et a déjà remporté plusieurs prix Hugo et prix Nebula. Il est considéré comme un auteur de hard Science et son dernier roman publié en fraçais, La Cité à la Fin des Temps entre dans cette catégorie. Je dois dire que j’ai été principalement attiré par ce livre grâce à sa couverture mais aussi son synopsis vraiment intriguant et comme la Hard Science ne me fait pas peur je me suis laissé tenter.

La Kalpa est la dernière cité encore debout mais elle est entourée par le chaos et ses derniers jours sont proches. Le conservateur Ghentun tente désespérément de sauver ce qui reste. Dans le passé Jack et Ginny rêvent de cette ville à travers les yeux de deux de leurs habitants tandis que Daniel, lui, rêve de ténèbres. Première chose qui ressort à al lecture de ce livre c’est la complexité de l’histoire. Attention ce livre est un livre véritablement complexe et travaillé qui demande une bonne dose de concentration pour ne pas s’y perdre.

L’auteur aime à s’amuser avec le lecteur jouant sur le fait que les technologies futuristes ne nous sont pas compréhensibles et que le narrateur nous offre les informations qu’au compte goutte. L’auteur traite de la fin du monde mais aussi des univers multiples ou encore du pouvoir des livres et des rêves de façon vraiment denses mais intéressante.  L’auteur nous offre ici une histoire bourrée d’aventure à la mythologie sombre et complexe et où le livre à une grande place. Mais voilà c’est un roman dense et réfléchi et il faut un minimum de concentration et surtout aimer la SF pour se lancer dans ce livre.

Les personnages sont vraiment denses et soignés et paraissent complètement perdus dans le livre. On s’attache à eux devant cette impression de vide et ce sentiment d’incapacité à agir car ils ne comprennent pas vraiment ce qu’ils doivent faire. Par contre comme souvent dans les romans de Hard Science les sentiments ont un peu de mal à transparaitre ce qui rend les personnages plutôt froids.

La plume de l’auteur est maitrisée du début à la fin, on sent qu’il maitrise son histoire et son sujet et il permet même de se poser des questions vraiment intéressantes. Mais voilà plus de 400 pages de hard science et de questions métaphysiques ont fait que par moment j’ai un peu déconnecté et ressenti quelques longueurs. Puis arrive la conclusion qui laisse en suspends pas mal de questionnement principalement d’ordre abstrait. D’habitude j’aime les conclusions ouvertes mais là j’attendais un peu plus quand même.

J’ai passé un agréable moment avec ce livre tout de même. Il est dur pour moi de chroniquer un tel livre car un livre de hard Science reste un style assez complexe dont je sais très bien qu’il peut rebuter pas mal de lecteurs.

En résumé : Voilà un livre qui m’a fait passé un agréable moment mais dont la complexité de l’intrigue et du sujet et les questions très métaphysiques font que par moment je me suis senti perdu. Malgré tout le sujet est bien maitrisé par l’auteur et offre de bons moments de lecture à travers cette aventure de fin du monde. Les personnages sont complexe et soignée mais manquent quand même d’émotions et la plume de l’auteur est dense et travaillée.

 

Ma Note : 7/10

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