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La Saga des Wildenstern Tome 1, Voraces – Oisin McGann

voracesRésumé : Quand Nate Wildenstern rentre au manoir familial après un voyage, il découvre que son frère aîné vient de mourir dans de mystérieuses circonstances… et que tout l’accuse ! Coïncidence ou complot? Les Wildenstern ne sont-ils pas entraînés depuis leur enfance à la trahison et au meurtre ? Un père tyrannique, des voyous prêts à tout et quatre ancêtres revenus d’entre les morts… le retour de Nate dans sa terrible famille ne sera pas de tout repos !

Edition : Mango

 

Mon Avis : Je me suis laissé tenter par cette série après avoir entendu plusieurs avis très positifs sur ces romans jeunesse mélange de steampunk, meurtre et humour; tout ce qu’il faut pour me plaire et facilement me faire craquer. Alors quand j’ai trouvé les deux premiers tomes en occasion, je n’ai pas trop réfléchi et ils ont vite rejoint ma PAL. Puis il faut dire que la couverture, illustrée par Aurélien Police, est vraiment magnifique à mon goût.

Et pourtant je dois bien avouer que je sors finalement de cette lecture avec un avis mitigé, mais surtout loin des attentes que j’avais à propos de ce livre. Attention il n’est pas non plus complètement mauvais, mais là où j’attendais un bon voir très bon livre steampunk et sombre, je me retrouve au final avec un divertissement honnête et sans surprises, qui est loin de m’avoir marqué. Pourtant tout démarrait bien avec une histoire pleine de mystères, de rebondissements et de trahisons dans une famille qui cautionne le meurtre pour permettre son évolution. Une intrigue vive, alerte et pleine de tensions et d’actions qui auraient dû me happer complètement et ne jamais me lâcher.

Mais voilà très vite on se rend compte que nos héros, qui sont soit disant les N°3 et 4 dans l’ordre de succession (avant la mort du frère ainé), se révèlent être en fait des bisounours, limite faiblards au milieu d’une soit disant famille de charognards. Ils ont le cœur tendre, ont du mal à supporter la torture ou les expulsions des travailleurs alors qu’ils baignent dedans depuis leurs naissances. Attention je ne dis pas qu’ils ont tort, bien sûr ce genre de pratiques sont horribles, mais là où ca bloque c’est comment des héros aussi « gentils » ont pu survivre dans une famille aussi pervertie et avide de pouvoir, où tous les coups sont permis. De plus ce roman profite de ficelles qui sont parfois vraiment un peu trop grosses et se reposent parfois trop sur des simplicités qui ont un peu de mal à passer.

Concernant l’univers je ne sais pas pourquoi, mais pour moi tout tendait vers un univers Steampunk et pourtant plus je tournais les pages moins je trouvais l’univers recherché. Seul les mécanimaux offrent une légère perspective steampunk; des mécanimaux dont je trouve vraiment l’idée originale et bien amenée par l’auteur, avec au milieu la théorie de l’évolution adaptée de façon efficace. Des mécanimaux vraiment féroces, puissants et qui donnent envie d’être découverts. Par contre, je trouve dommage que l’auteur ne cherche pas plus à développer son univers, surtout qu’il a l’air de situer son histoire dans une Irlande du 19-20 ème siècle, période assez trouble pour le pays.

Concernant les personnages je dois dire qu’ils ne se révèlent pas mauvais et même assez sympathiques, mais je trouve qu’ils vont se montrer finalement au fil des pages assez stéréotypés et parfois même sans surprises. Que ce soit Nathaniel l’enfant riche et rebelle qui ne cherche qu’à vivre sa vie, Roberto son frère qui cache soit disant un lourd secret, Tatiana la jeune fille revêche qui aime profiter et être gâté ou encore Daisy la femme de Roberto qui c’est marié pour l’argent, mais qui au fil du temps a réussie à aimer son mari, ils m’ont paru balisés, même si au cours de la lecture on s’attache quand même assez à eux.

La plume de l’auteur se révèle quand même fluide et entrainante, mais je trouve dommage qu’elle ait du mal à se démarquer, à avoir son propre style et parfois à essayer de tomber un peu trop dans le visuel, comme si l’auteur cherchait à vendre son projet au cinéma, mais rien de grâve car finalement elle remplit bien son office et rend les scènes très visuelles et prenantes. Par contre j’ai eu un peu de mal sur les quelques réflexions que nous offre l’auteur car autant certaines sont bien amenées et travaillées, autant certaines tombent un peu à plat telle que l’alcool est la cause de tous les maux sur terre ou encore si les femmes étaient au pouvoir on aurait moins de violence. Alors attention je ne nie pas complètement le fond de ces réflexions, juste que ça me parait un peu trop manichéen et aurait peut-être mérité quand même d’être nuancé.

Puis arrive les 100 dernières pages qui vont relever le niveau en nous offrant une conclusion sombre, sanglante, enlevée et efficace, qui va entraîner le lecteur à tourner ces dernières pages pour dévoiler le fin mot de l’histoire. Et même si on pourrait reprocher certaines petites aberrations dans ces dernières pages, j’ai enfin été happé par ces pages pour pouvoir découvrir la conclusion. Comme je l’ai dit une histoire honnête qui offre un divertissement sympathique, mais qui sera loin de rester dans les annales, ou comme disait une bloggeuse il y a peu « ça casse pas trois pattes à un canard » et franchement ce n’est pas le premier livre jeunesse qui me viendrait à l’esprit si on me demandait conseil. Je lirai tout de même la suite pour me faire un avis plus complet, mais elle attendra.

En Résumé : Je sors finalement de cette lecture avec ce sentiment de ne pas retrouver ce que j’espérais y trouver, ce livre n’offrant qu’un divertissement honnête là où j’attendais une bonne lecture. L’histoire ne manque pas de mystères, de surprises et de rebondissements, mais voilà la base de l’intrigue et l’univers mis en place par l’auteur sur cette famille sans pitié manque de cohérence. De plus je trouve que l’auteur aurait pu offrir un développement plus conséquent à son monde. Les personnages se révèlent sympathiques et assez attachants, mais quand même assez stéréotypés. Les réflexions de l’auteur alternent entre les phases où elles sont bien amenées et les phases où elles sont balancées sans aucune nuance. La plume de l’auteur se révèle simple, fluide et entrainante, surtout dans les 100 dernières pages qui nous entraînent dans une conclusion efficaces et surprenantes malgré quelques petites aberrations. Au final un livre honnête, loin d’être exceptionnel et je lirai la suite pour me faire un avis plus complet.

 

Ma Note : 6/10

Chronique du Tueur de Roi Deuxième Journée, La Peur du Sage Partie 1 – Patrick Rothfuss

la peur du sage 1

Résumé : J’ai dormi des milliers de nuits et parcouru des milliers de kilomètres.

Je m’imaginais que tout serait très facile, une fois que je serais à l’Université. J’y apprendrais la magie et trouverais les réponses à toutes les questions que je me posais. Je croyais que tout se passerait aussi simplement que dans les livres de contes.

Et il aurait pu en être ainsi, si je n’avais pas eu le don de me faire des ennemis et de m’attirer les ennuis.

Cette histoire n’a rien d’une romance enlevée. Ce n’est pas une fable, où l’on revient d’entre les morts. Ce n’est pas un récit épique destiné à galvaniser les esprits.

Non. Nous savons tous de quel genre d’histoire il s’agit.

Quand quelqu’un vous raconte une partie de sa vie, c’est un cadeau qu’il vous fait.

Edition : Bragelonne

 

Mon Avis : Le voilà enfin!! Depuis le temps que je l’attendais, ce roman, il est enfin disponible en version française. L’auteur a pris son temps pour nous offrir cette suite, ce qui ne me dérange pas, je préfère qu’un auteur prenne son temps à écrire et nous offre un bon livre plutôt que l’inverse, mais voilà l’attente fût quand même un peu longue avec près de quatre ans. Mais voilà, je le tiens enfin entre mes mains. Enfin c’est vite dit, je tiens la première partie entre mes mains, l’éditeur ayant décidé de couper le livre en deux pour des raisons de taille trop imposante du livre. En tout cas je dois bien avouer que la couverture, illustrée par Marc Simonetti, donne aussi vraiment envie de le lire, même si je préfère tout de même celle du Nom du Vent.

Lire La Peur du Sage c’est retrouver ce qui avait fait les qualités du Nom du Vent, un peu comme retrouver une vieille paire de chaussure agréable qui nous offre un voyage fascinant et passionnant. L’histoire reprend comme on l’avait laissé, avec Kvothe à l’université, avec ses soucis que ce soit d’argent ou d’animosité avec certains camarades. Notre héros continue à évoluer, passant lentement de l’adolescence à la découverte de la vie adulte avec ses aléas et ses tracas, le tout avec aussi un peu d’humour rafraichissant. Cette première partie apporte peu de grandes révélations, ce qui en dérangera peut être certains, mais ne manque pas de surprise, de péripéties et de rebondissements qui font que je ne me suis pas ennuyé un seul instant et que j’ai dévoré ce livre en quelques jours à peine. L’auteur possède toujours ses qualités qui font qu’on se laisse subjuguer, malgré une réutilisation parfois classique, mais vraiment efficace, des codes de la Fantasy.

On est loin de l’histoire effrénée où tout repose sur l’action, mais plus dans une sorte de conte intimiste ou Kvothe se dévoile lentement, au fil des pages, dévoilant une vie pas toujours facile à dévoiler, où la vérité ne rejoint pas toujours le mythe, mais avec ses aventures, ses combats et ses quêtes qui vont le voir changer, évoluer. Alors bien sûr il y a quelquefois une ou deux facilités qui permettent de relancer les aventures du héros, mais franchement je ne fais que chipoter tant l’histoire est fluide, sans à coups ni ennui et que je me suis laissé porter un peu comme un client privilégié de cette taverne ou le héros nous conte sa vie. Par contre un léger point frustrant, vu que Kvothe raconte son histoire il choisit quels passages sont importants, et lesquels sont moins intéressants, alors certes cela rend le récit plus humain, mais j’ai été un peu frustré de ne pas avoir plus de développement sur le Procés, ou le voyage, notre héros le trouvant plus ennuyeux qu’intéressant. Mais rien de vraiment dérangeant.

L’univers mis en place par l’auteur continue à se révéler petit à petit, que ce soit par sa « Magie », ses différentes cultures, ses religions, sa gastronomie ou encore ses contes et légendes. Un univers qui ne manque pas de richesse, de densité, de surprises où la poésie et la musique continuent à prendre de l’ampleur et emportant le lecteur par un travail soigné et vraiment agréable. Mais surtout les contes et mythologies continuent à se dévoiler et même si on en apprend peu sur les Chandrians, on sent bien que l’auteur a mis beaucoup de temps et a énormément travaillé pour créer son monde. Le fait que notre héros doit quitter l’Université permet aussi de découvrir de nouvelles régions, de nouvelles coutumes et des nouvelles façons de vivre.

C’est avec un très grand plaisir qu’on retrouve les personnages, et pas que Kvothe, mais les autres personnages aussi, tel que Bast, Chroniqueur, Denna, etc… Ils se révèlent toujours aussi soignés, denses et travaillés et on se passionne facilement pour eux, leurs histoires et on en apprend plus sur chacun d’eux au fil des pages. J’étais même, d’un côté, content de retrouver Ambrose, car finalement un héros sans rivaux se révèle vite ennuyeux. Les personnages évoluent au fil des pages, que ce soit par leurs tempéraments, leurs attitudes ou encore leurs sentiments. On les sent glisser lentement de l’âge d’adolescence vers l’âge adulte. La relation entre Denna et Kvothe continue à se complexifier au fil des pages pour le plus grand plaisir des lecteurs. L’auteur a vraiment réussi à créer, je trouve, une alchimie entre eux et une certaine ressemblance, entre non-dits et vérités ils se complètent.

La plume de l’auteur se révèle vraiment entrainante du début à la fin, possédant cette richesse, cette poésie, mais aussi une pointe d’humour qui fait qu’une fois les premières pages entamées on
a vraiment du mal à lâcher ce livre. Entre aventures, découverte de soi, conte et magie ce second tome m’a offert un excellent moment de lecture malgré quelques facilités à peine perçues. Par contre je trouve dommage ce découpage en deux tomes, car on sent à la fin de ce tome que la Légende de Kvothe va vraiment commencer à trouver ces premières faits d’armes dans cette seconde partie et je me sens un peu frustré de ne pas pouvoir la lire avant le mois d’Octobre. Dans tous les cas j’attends cette seconde partie de pied ferme.

En Résumé : J’ai passé un excellent moment avec ce livre où Kvothe continue à nous raconter sa vie qui va se révéler pleine d’aventures, de surprises, mais aussi de moments calmes et agréables comme n’importe qui. L’intrigue se révèle prenante et ne manque pas de surprises et de rebondissements sans non plus se révéler trop vive. L’univers mis en place par l’auteur continue à gagner en richesse et en développement, on sent que l’auteur a vraiment travaillé dessus. On retrouve avec grand plaisir les différents personnages qui continuent à évoluer, à grandir; des personnages riches et soignés dont on s’attache facilement. L’écriture est vraiment entrainante, pleine de poésie et de magie avec une pointe d’humour qui se révèle vraiment prenante du début à la fin. Mon seul reproche c’est peut-être quelques facilités, mais je chipote, et surtout parfois un manque de développement de parties de l’histoire que Kvothe n’a pas envie de parler, ça rend certes le récit plus humain, mais ça frustre aussi. Mais bon rien de dérangeant et j’attends la suite avec impatience.

Ma Note : 8,5/10

Wicked, La Véritable Histoire de la Méchante Sorcière de L’Ouest – Gregory Maguire

wickedRésumé : Dans Le Magicien d’Oz, Dorothée triomphe de la Méchante Sorcière de l’Ouest. Mais nous n’avions que cette version de l’histoire…
Qui est vraiment cette mystérieuse sorcière ? Est-elle donc si méchante ? Comment a-t-elle hérité de cette terrible réputation ? Et si c’était elle, la véritable héroïne du monde d’Oz ?
Ouvrez ce livre et vous découvrirez enfin la merveilleuse et terrible vérité. Quels que soient vos souvenirs de ce chef-d’oeuvre qu’est Le Magicien d’Oz, vous serez passionné et touché par le destin incroyable de cette femme au courage exceptionnel.
Entrez dans un monde fantastique si riche et si vivant que vous ne verrez plus jamais les contes de la même manière…

Edition : Bragelonne

 

Mon Avis : Je dois bien avouer que ce livre a fini dans ma PAL un peu par chance. Lors de la sortie de ce livre je ne savais pas trop quoi en penser et surtout j’avais du mal à vraiment savoir si j’avais envie de lire ce livre ou ne pas le lire de peur d’être déçu. Et pourtant par de mystérieuses circonstances ce livre a tout de même fini dans ma PAL. En tout cas rien à dire sur l’objet en lui-même avec sa très jolie jaquette, illustrée par Noëmie Chevalier, et sa magnifique couverture en cuir l’objet en lui-même est une véritable réussite.

Autant être franc, je dois bien avouer que je sors mitigé de ma lecture, le problème venant en partie de longueurs qui alourdissent le récit, mais aussi de la construction du récit en lui-même, l’auteur jouant sur des ellipses temporelles pour accélérer son histoire mais passant sous silence des moments qui se révèlent important. Le lecteur est obligé d’essayer de deviner entre les lignes ce qui est arrivé et parfois se sent vraiment frustré devant l’importance de certains évènements. On se demande alors à quoi bon raconter une histoire. De plus comme je l’ai dit, j’ai trouvé le roman plein de longueurs, surtout dans les deux premières parties, l’auteur développant des chapitres qui paraissent parfois peu utiles à l’histoire. Je prends exemple sur la première partie et la naissance d’Elphaba qui aurait pu être facilement tronqué tant par moment elle n’apporte pas grand-chose. Tous ces points créent une sorte de faux rythme de lecture et donne aussi une impression d’éloignement du lecteur par rapport aux personnages.

Concernant l’univers mis en place par l’auteur, je n’ai pas été surpris par le côté plus sombre de l’univers d’Oz que j’ai toujours vu comme un conte de fée, mais voilà autant certains aspects plus noirs comme les trahisons, la violence, les complots, la religion ou encore le pouvoir sont plutôt bien traités, autant la sexualité confond une sorte de libération sexuelle avec une caricature, mais surtout nous offrant des expressions que j’ai trouvés assez navrantes du genre, et je cite : « un gars avec une bonne assiette saucisse oeufs durs ». De plus le quatrième de couverture parle d’un univers riche et vivant et je dois dire qu’on en est loin, certes l’univers est solide mais il reste assez léger et surtout par moment trop contemporains pour être vraiment féerique. Comme si l’auteur avait eu peur de vraiment construire son univers, laissant chaque lecteur le modeler à sa guise selon ses souvenirs du Magicien d’Oz.

Concernant les personnages, comme je l’ai dit la narration fait qu’on n’a jamais vraiment l’impression de complètement s’attacher à eux, excepté Elphaba qu’on suit tout le long. En effet tous les autres personnages sont plutôt bien esquissés par moments, plein de contradictions, de sentiments et d’envies mais très vite ils disparaissent de l’oeuvre au moment où ils vont évoluer, changer, pour les retrouver plus tard dans le récit, différents, mais sans vraiment comprendre ce qui les a changés. On a donc du mal à vraiment les comprendre et totalement s’attacher à eux. De plus les personnages secondaires se révèlent assez inconstants, oscillant entre intérêt et caricature. Alors attention, ça ne rend pas les personnages mauvais ou ennuyeux, loin de là, on les suit tout de même avec un certain intérêt, mais voilà on ne s’accroche jamais vraiment à eux.

On pourrait croire que j’ai complètement détesté ce livre et pourtant ce n’est pas complètement le cas, je dois bien avouer que je me suis intéressé à Elphaba, son cynisme sur tous les sujets, son destin, son questionnement sur la foi, l’âme ou encore le mal. C’est vraiment elle qui tient l’histoire debout, par ses errements, sa découverte de la vie et de la souffrance, qui vont la façonner et la transformer. Son destin tragique, de jeune femme tourmentée, se révèle saisissant devant la douce montée en folie d’une héroïne qui ne cherche qu’à se situer dans le monde. De plus les deux dernières parties se révèlent moins lourdes et nous entrainent vraiment dans cette histoire. Dommage par contre que le basculement de Elphaba de l’héroïne à la sorcière soit si brusque et j’ai trouvé mal amené, de plus la conclusion part un peu en vaudeville ce qui est dommage car la rencontre en Dorothy et Elphaba, leurs ressemblances, aurait pu être un grand moment.

Le style de l’auteur n’est pas mauvais, il se révèle assez simple, efficace et l’auteur a vraiment su faire travailler son imagination pour nous offrir ce portrait de la méchante sorcière de l’Ouest. Dommage que l’auteur soit parti sur son idée d’ellipses temporelles mais aussi que le roman de manque pas de longueurs et de lourdeurs; ajouter à cela une conclusion en demi-teinte et je dois avouer que, même si je n’ai pas détesté complètement ce livre, loin de là, j’en reste sur une impression de lecture vraiment mitigé. J’en attendais peut être plus. Je ne suis pas sûr de lire les suites.

En Résumé : Je sors vraiment mitigé de cette lecture, l’intrigue se noyant facilement, selon moi, sur des longueurs et lourdeurs qui n’apportent vraiment rien à l’histoire. De plus l’auteur a décidé de partir sur des ellipses temporelles ce qui fait qu’on saute des passages entiers de la vie de la sorcière, dont certains passages qui se révèlent assez importants. L’univers finalement reste assez léger, je m’attendais à quelque chose de plus dense, plus construit, même s’il est pas mauvais et se révèle solide. Par contre le personnage d’Elphaba est vraiment saisissant dans sa lente plongée dans la folie et la paranoïa, mais les personnages secondaires se révèlent assez fluctuants selon les passages passant du personnage travaillé à la caricature. Concernant le style de l’auteur il se révèle assez simple et intéressant.

 

Ma Note : 5/10

Les Eveilleurs Livre III, L’Alliance – Pauline Alphen

les eveilleurs alliance Résumé : Les Trois Vallées ne sont plus la région paisible où ont grandi les jumeaux. Le château a été incendié, les routes ne sont plus sûres et le petit village isolé de Salicande est attaqué par des bandits portant des armes surgies des Temps d’Avant. Revenue de l’île dans ce monde changé et qui lui est inconnu, Claris chemine seule vers le Nomadstère pour y accomplir ce qu’elle pense être son destin : devenir Nomade de l’écriture. De son côté, Jad poursuit ses explorations dans les limbes, guidé par Gabriel, et les limbes s’avèrent être un univers lui aussi soumis aux surprises et aux changements. A Salicande, se réunissent tous autres personnages : Ugh, de retour des limbes se retrouve héros malgré lui ; Blaise, qui arrive en compagnie de l’énigmatique Peuple des Arbres ; Maya, qui est là avec Ellel et Blanc-Faucon. Ensemble, ils vont s’attacher à comprendre les nombreuses énigmes qui sillonnent l’univers des Eveilleurs.

Edition : Hachette

 

Mon Avis : Je dois bien avouer que j’avais hâte de découvrir ce troisième tome du cycle Les Eveilleurs. Après un premier tome vraiment prenant, efficace et bien mené (chronique ici) et un second tome qui s’était révélé complètement différent, poétique mais aussi assez « immobile » au niveau de l’intrigue (chronique ), j’étais impatient de découvrir ce qu’allait nous proposer l’auteur dans ce troisième tome. Alors quand Livraddict a proposé ce livre en partenariat j’ai tenté ma chance. Je remercie donc Livraddict et les éditions Hachette pour la découverte de ce troisième tome. L’illustration de la couverture est dans les mêmes tons que les tomes précédents et se révèle toujours aussi sympathique. Ce livre a été lu en LC un peu particulière avec Snow et Maxoo.

Je dois dire qu’après le second tome qui se centrait plus sur les personnages, leurs sentiments et leurs émotions, j’espérais que ce troisième tome allait se concentrer à faire avancer l’intrigue et au final je dois avouer que je ne suis pas déçu. L’intrigue continue à se développer doucement et certains aspects commencent à se révéler au fil des pages entrainant le lecteur avec envie dans la découverte de ce tome. L’auteur ne cherche pas le sensationnel, elle fait évoluer son intrigue lentement, de façon travaillée et distillant les informations de façon maîtrisée. Le rythme trouve rapidement son niveau de croisière entre le développement des personnages et l’évolution de l’histoire et je dois dire que ça marche parfaitement le lecteur se laissant emporter et tournant les pages avec envie et plaisir.

J’ai trouvé aussi ce tome plus adulte et un peu plus sombre que les précédents, les personnages grandissent et doivent faire face à un monde qui n’est pas toujours parfait et qui peut réserver pas mal de surprises, bonnes comme mauvaises. Ce roman reste tout de même jeunesse, me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, malgré son côté plus mature, mais évolue avec ses lecteurs. Alors bien sûr qui dit jeunesse, dit par moment des évolutions un peu simple, mais rien de vraiment dérangeant tant on se laisse emporter par l’histoire et aussi par la plume de l’auteur.

Concernant l’univers mis en place par l’auteur il évolue, l’auteur décide de développer un peu plus les trois vallées et les différents lieux qui les composent. Des villes et des villages qui ont évolué différemment par rapport à Salicande, où le commerce, l’argent, la violence et autres coutumes apparaissent. Cela apporte plus de densité au monde développé par l’auteur, mais ça permet aussi de mieux se rendre compte de l’évolution et des changements connus par les populations depuis la grande catastrophe, car tous n’ont pas géré cet évènement de la même façon et j’ai trouvé ces développements vraiment intéressants.

Les personnages se révèlent vraiment intéressant à suivre et surtout à voir évoluer, car après un second tome placé sur la façon d’affronter la perte d’un être cher ce tome part plus sur le fait d’avancer, d’évoluer, de surmonter ses souffrances et ses blessures. Alors par contre on retrouve Claris, certes elle évolue mais par moment elle reste butée, égoïste et elle donne envie qu’on la secoue un peu pour la recadrer. Heureusement elle va vite se rendre compte que la vie n’est pas qu’un combat. L’auteur nous propose aussi de découvrir d’autres personnages toujours aussi intéressants et surprenants comme Flèche ou encore L’Engrillagée qui est vraiment un personnage atypique et dont j’avais un peu peur, lors de sa première apparition, de l’utilisation qu’allait en faire l’auteur. Finalement elle s’en sort très bien.

La plume de l’auteur reste toujours aussi poétique, pleine d’imagination et de magie arrivant à nous faire plonger dans les émotions des personnages, mais aussi à nous faire découvrir un monde qui recèle une véritable beauté. Alors bien sûr ça reste un roman jeunesse avec certaines facilités ou des relations entre des personnages un peu trop simplistes, mais voilà rien de vraiment dérangeant tant ce tome m’a plu. Par contre un mot m’a véritablement surpris c’est Gladninja, à vous de vous faire votre avis mais j’ai beaucoup de mal avec ce terme. Un troisième tome qui se révèle un tome charnière vraiment réussi, faisant avancer l’intrigue à son paroxysme et amorçant le début de certaines réponses. Reste plus qu’à attendre pour savoir comment l’auteur va nous apporter les réponses dans les prochains tomes, j’ai vraiment hâte de lire la suite.

En Résumé : J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce troisième tome du cycle, nous offrant une intrigue qui continue à se développer et se densifier au fil des pages de façon vraiment intéressante et captivante, le tout dans un univers toujours aussi intéressant à découvrir par ces us et ses coutumes mais aussi par sa faune et sa flore. Un troisième tome un peu plus mature et plus sombre où l’évolution des personnages se révèlent vraiment travaillée et réussie et fait qu’on s’accroche facilement à eux. La plume de l’auteur est toujours aussi poétique et pleine de magie et nous happe avec facilité. Alors bien sûr ça reste un roman jeunesse avec ces facilités ou ces relations parfois un peu trop simplistes, mais rien de vraiment dérangeant tant on est pris dans l’histoire.

 

Ma Note : 8/10

Lunardente Tome 2, De Sang et de Larmes – Thomas John

de sang et de larmeRésumé : Retour au coeur de la Cité Noire. Une cité régie par des sorciers aux pouvoirs déclinants. Une cité où toutes les sept nuis, lorsque les lunes se confondent, la mort hante les rues et emporte les défunts. Une cité d’aventures épiques, d’amours et de mort. Plongez toujours plus loin dans les tréfonds des intrigues de la Cité Noire où Ao, Kroll et Perceron devront se battre pour survivre…

 

Edition : Asgard

 

Mon Avis : Le premier tome de ce cycle m’avait fait passer un très bon moment de lecture, offrant une fantasy française efficace et pleine de tensions, de trahisons et de rebondissements avec des personnages intéressants (ma chronique ici). J’avais donc hâte de pouvoir lire la suite et découvrir comment les protagonistes allaient gérer les changements survenus. Ce livre a donc rapidement rejoint ma PAL, et dédicacé qui plus est, lors des dernières Imaginales. En tout cas je dois bien avouer que je trouve la couverture, illustrée par Pascal Quidault, vraiment réussie.

Finalement je dois bien l’admettre ce second tome ne remplit pas complètement mes attentes, pas qu’il soit mauvais, loin de là, mais voilà il n’a pas complètement réussi à me convaincre. Il est d’ailleurs difficile, lors de la lecture des premières pages, de rentrer dans le livre; n’ayant ni résumé ni même de liste des personnages. Autant pour l’histoire on arrive à s’y retrouver finalement assez rapidement, autant pour situer les personnages, surtout certains secondaires, ce n’est pas toujours facile. Il faut bien une bonne cinquantaine de pages pour s’y retrouver, mais voilà une fois rentré on retrouve le rythme prenant et efficace du premier tome même si j’ai trouvé l’intrigue en elle-même moins complexe que le tome précédent.

En effet l’intrigue du tome reposait sur ses intrigues et sa magie sombre et complexe, hors dans ce tome j’ai trouvé que les intrigues politiques perdaient en complexité et se répétaient par moment. J’ai eu parfois l’impression de tourner en rond avec cette histoire de vote, même si l’ajout de Kroll dans l’équation est vraiment un plus, rendant les intrigues plus sournoises, passant par le chantage à la corruption ou encore la menace. De plus l’auteur dans ce tome décide de s’attarder un peu plus sur les personnages. Par contre d’autres fils d’intrigues se développent doucement et montent lentement en tension, retrouvant au fil des pages la réussite du premier tome, pour se révéler dans une conclusion efficace, nerveuse et surprenante. On sent, au final, le tome de transition qui cherche à faire patienter le lecteur tout en lui offrant quelques réponses.

L’univers de la cité noire se révèle toujours intéressant et bien construit même si je trouve dommage qu’on ne sorte finalement très peu de la cité dans ce tome, rien de dérangeant vu que la
ville regorge de lieux intéressants à visiter mais cela aurait pu être un plus. La magie mise en place par l’auteur, et qu’on avait à peine effleuré dans le tome précédent, commence doucement à prendre de l’ampleur et à révéler ses secrets. On en apprend plus aussi sur les sorciers, les divinités de ce monde mais aussi sur la Fossoyeuse, être mystique, qui se promène dans les rues à chaque Lunardente. Un univers toujours aussi solide et intéressant à découvrir, même si certains aspects restent encore nébuleux.

Concernant les personnages je dois dire que j’ai été surpris, autant Kroll est dans la lignée et évolue de façon plutôt efficace et attachant, Ao par contre j’ai eu du mal  vraiment m’attacher à elle, elle passe du statut de jeune fille timide, gentille qui cherche à être appréciée et aimée, à une Mata Hari usant de ses charmes sur Nibélune pour faire tomber ses ennemis. J’ai trouvé ce changement vraiment trop surprenant pour vraiment m’y faire. Nibélune, elle, va se révèler vraiment intéressante à découvrir. Par contre je commence doucement mais sûrement à me faire à Perceron, le personnage perdant son côté trop « bouffon » et commençant par la même occasion à gagner en charisme même s’il ne m’a pas encore complètement convaincu. Certains personnages secondaires prennent de l’importance de façon efficaces et surprenantes tel que Ryniver.

La plume de l’auteur se révèle toujours aussi simple, efficace et surtout très imagée, on visualise parfaitement les scènes que nous décrit l’auteur. Mais voilà l’auteur part parfois justement un peu trop dans l’imagé et la simplicité. Je vais prendre un exemple l’auteur écrit : « Elle remplaça tout le contenu par de l’eau sans pouvoir », j’ai l’impression que l’auteur veut trop en faire pour que le lecteur comprenne bien. Finalement si on remplace quelque chose par de l’eau pour moi ça me parait obligatoirement sans pouvoir ou autres poisons. Deux ou trois fois ça m’a surpris dans ce tome. Mais bon rien de dérangeant car on se laisse finalement aisément emporter. Au final ce tome reste très convaincant, mais m’a moins emporté que précédemment tout en restant très sympathique et je lirai le troisième tome avec plaisir.

En Résumé : J’ai passé un plutôt bon moment avec ce livre même si je l’ai trouvé un ton en dessous du premier tome. On sent que ce tome est un tome de transition passant pour moi un peu trop de temps sur cette histoire de vote et sur les personnages avant de monter lentement en tension pour aboutir à une conclusion assez décoiffante. L’univers reste toujours aussi solide et signé même si j’ai trouvé dommage qu’on reste un peu trop dans la cité. J’ai eu du mal avec certains personnages comme Ao qui a tellement changée que cela paraissait improbable, et d’autres m’ont plus accrochés que dans le tome 1 comme Perceron. Le style de l’auteur est fluide et très visuel, même si l’auteur parfois, pousse un peu trop ce côté visuel, surtout dans certaines descriptions.

 

Ma Note : 7/10

Jonathan Strange & Mr Norrell – Susanna Clarke

jonathan strange & mr norrellRésumé : 1806 : dans une Angleterre usée par les guerres napoléoniennes, un magicien à la mode ancienne, un certain Mr Norrell, offre ses services pour empêcher l’avance de la flotte française.
En quelques tours, il redonne l’avantage aux Anglais.
Norrell devient la coqueluche du pays.
Voguant sur sa gloire, il fait la connaissance d’un jeune et brillant magicien qu’il prend sous son aile, Jonathan Strange.
Ensemble, les deux hommes vont éblouir l’Angleterre par leurs prouesses.
Jusqu’à ce que l’audacieux Strange, attiré par les aspects les plus sombres de la magie, provoque la colère de Mr Norrell. L’association tourne à la rivalité, causant bientôt des ravages insoupçonnables…

Edition : Robert Laffont

 

Mon Avis : J’ai envie de lire ce livre depuis un moment déjà et pourtant il a longtemps traîné au fond de ma PAL. Il faut dire que les critiques que j’entendais à droite et à gauche n’étaient pas obligatoirement des plus élogieuses et le livre en lui-même est un sacré pavé. Et puis voilà j’ai eu un sursaut de motivation, je l’ai sorti de ma PAL et me suis lancé. Après tout il faut bien se faire son propre avis, surtout qu’au final le quatrième de couverture me paraissait vraiment intéressant. Je trouve la couverture du livre vraiment réussie dans son aspect noir et blanc.

Je dois bien avouer que ce roman s’est révélé surprenant, le rythme va se révéler très lent, voir languissant, l’auteur prenant vraiment son temps pour nous faire entrer dans cette Angleterre du 19ème siècle vraiment saisissante de réalisme. Il faut d’ailleurs attendre environ 300 pages pour vraiment rentrer dans l’intrigue principale. Certains diront que le roman traine en longueur, moi je me suis laissé emporter et surtout je me suis laissé imprégner par cette ambiance très Victorienne, on sent que l’auteur a poussé ses recherche dans les moindres détails. Alors bien sûr je ne le nie pas, parfois l’auteur en fait un peu trop et cette lenteur, par moment surtout vers le milieu du roman, se transforme en longueur surtout que parfois elle s’attarde un peu dans des descriptions trop détaillées à mon goût mais tout redémarre très vite dans les 300 dernières pages qui vont se révéler passionnante.

L’univers mis en place par l’auteur se situe, comme je l’ai déjà dis, dans l’Angleterre du 19ème siècle et je dois dire qu’on entre facilement dans cette ambiance tant l’auteur s’est documenté pour nous livrer une image des plus efficace de ces ladies et gentlemans. L’atmosphère anglaise ne manque pas de charme et d’attrait à travers la vie quotidienne des personnages. Tout est fait pour développer l’univers le plus possible en passant par la mode, l’architecture, les potins, les bals et autres coutumes de l’époque qui font qu’on se sent vraiment en pleine Angleterre de l’époque. Mais surtout l’auteur développe vraiment un monde plein de magie et de féerie, une magie pas toujours facile et aisée à manipuler, une magie surprenante, mais surtout une magie qui possède une histoire. Une histoire que l’auteur a entièrement imaginée, faite germer et qu’elle nous fait partager à travers des morceaux de contes et de légendes disséminés à travers le livre. Là où le bat blesse pour ma part ce sont les notes en bas de pages, qui font parfois une page et demie, permettant de développer encore plus ce monde féerique et cette magie mais qui, par moment hache le récit.

Les personnages vont se révéler être des personnages vraiment soignés, denses et possédant leurs caractères propres. Rien n’est laissé au hasard et chaque personnage, même le plus discret, va avoir son importance même si on ne s’en rend pas compte au début. Les deux personnages principaux, Mr Norrell et Jonathan Strange, sont vraiment intéressants et surtout différents et pourtant tellement complémentaire entre le rasoir Mr Norrell qui considère la magie dans les livres et le fantasque Jonathan Strange qui pense que la magie doit être découverte par soi même. L’alchimie entre les deux personnages marche parfaitement, d’ailleurs la preuve avant l’arrivée de Strange aux environ des pages 200 on s’ennuie un peu avec juste Norrell; il faut les deux personnages pour qu’on soit pleinement emporté. Par contre j’ai beaucoup aimé le gentleman aux cheveux comme du duvet de chardon au point que j’aurai aimé en savoir plus sur lui.

La plume de l’auteur se révèle riche, soignée et vraiment captivante malgré son envie de parfois un peu trop développer le background. Les multiples intrigues, que ce soit sur Norrell & Strange ou celle sur Stephen et le gentleman font qu’on a du mal à vraiment lâcher ce livre et qu’on se laisse facilement emporter par l’histoire pour aboutir à une conclusion vraiment efficace. L’auteur mélange de façon vraiment captivante le fantastique, le roman historique et le roman des moeurs dans l’Angleterre du 19ème, on sent qu’elle a dû faire énormément de recherche et savoir qu’elle a mis 10 ans à écrire ce livre se comprend.

Alors bien sûr comme je l’ai dit tout n’est pas rose il faut un peu de temps pour entrer dans l’histoire et, parfois, quelques longueurs font qu’on survole plus qu’on se laisse emporter par l’histoire, de plus les notes en bas de pages imposante et en nombre conséquents hachent un peu le récit et pourtant j’ai passé un bon moment avec ce livre. Après je peux comprendre que ce que je trouve comme du développement du background et du travail stylistique pour nous faire entrer dans l’univers peuvent être pris par d’autre comme un rythme trop lent et ennuyeux, donc si vous n’aimez pas les romans au rythme lent fuyez celui là.

En Résumé : J’ai passé un bon moment avec ce livre, on sent que l’auteur s’est fortement documenté pour développer son histoire et surtout son univers très anglais 19ème avec sa culture, ses potins et autres. Mais si on n’est pas rebuté par un rythme assez lent ainsi que des background denses et travaillés alors laissez vous emporter par ce livre qui nous offre une histoire de magie intéressante, certes un peu longue à démarrer, mais qui, une fois dedans, devrait en ravir plus d’un. L’auteur mélange parfaitement bien le fantastique, l’histoire et l’étude de moeurs et nous offre des personnages vraiment denses, soigné et truculents. Le style de l’auteur est vraiment riche et soigné et devrait en captiver plus d’un. Mes seuls reproches sont un début un peu lent, parfois des longueurs un peu trop poussés et aussi des notes en bas de pages trop longues et trop nombreuses qui hachent le récit. Mais malgré ça j’ai vraiment apprécié cette lecture.

 

Ma Note : 8/10

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