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Reines et Dragons – Anthologie 2012 des Imaginales Dirigée par Sylvie Miller & Lionel Davoust

reines & dragonsRésumé : D’un univers à l’autre, de l’exaltation aventureuse à la retenue intimiste, tout l’éventail de la fantasy se déploie, porté par sa créature la plus légendaire et par sa figure la plus complexe, Drégonjon et son Elfrie, Chuchoteurs du dragon, Reines protectrices ou vengeresses, Sœur de la Tarasque, Eveilleuse entre deux mondes, Déesses aux deux visages : vivez les frissons de l’épopée et de l’émotion, assistez à la confrontation de ces Reines et Dragons.

Edition : Mnémos

 

Mon Avis : Comme l’année dernière, je suis reparti cette année avec l’anthologie des dernières Imaginales. Il faut dire que le sommaire des auteurs est vraiment intéressant et en plus, cette année, l’anthologie a été dirigée par Sylvie Miller et surtout Lionel Davoust. J’avais donc hâte de voir ce qu’allaient nous proposer les différents auteurs sur le thème de cette année : Reines & Dragons. Tout comme l’année dernière cette anthologie a été lue en mini LC avec Snow que je remercie et avec qui j’ai eu de bonnes discussions argumentées sur chacun des textes. Une LC vraiment agréable et vous pouvez d’ailleurs retrouver son avis ici.

Le Dit du Drégonjon et de son Elfrie de Chantal Robillard. Une nouvelle assez courte en forme de poème qui nous conte la souffrance de certaines Elfries maltraités par leurs peuples. Il m’a fallu quelques lignes pour rentrer dans ce texte, mais uns fois dedans il s’est révélé vraiment intéressant par sa profondeur et sa critique, mais aussi par son ton ironique et acerbe des plus captivants. Ajouter à cela un côté stylistique poussé avec un texte composé sans la lettre « a » et la répétition du refrain de façon mathématique selon la suite de Fibonacci et vous obtenez un texte, sous forme de poème, vraiment surprenant et agréable.

Chuchoteurs du Dragon de Thomas Geha. Une nouvelle qui nous raconte la vie d’une reine, choisie par le Dragon, mais qui va tomber amoureuse, ce qui va bouleverser sa vie et lui dévoiler certains secrets. Je dois bien avouer que j’ai trouvé ce texte un peu convenu, il traite de reine et de dragon de façon classique et donne l’impression d’avoir du mal de sortir des codes. Attention il n’est pas mauvais, il se lit bien, mais je ne sais pas, j’attendais peut être plus. Par contre, la fin est vraiment surprenante et mélancolique et l’idée des chuchoteurs et des demidames vraiment originale, de plus la plume de Thoma Geha est toujours aussi agréable à suivre. Le texte manque peut être un peu plus de surprises.

Ophéa de Adrien Tomas. Je ne connaissais pas cette auteur mais vu que je suis reparti du festival avec son roman j’ai pris cette nouvelle comme une découverte de son style et je dois dire que je ne suis pas déçu, un texte vraiment réussi, plein de surprises et de rebondissements. La trame reste aussi plutôt classique, avec la traque du dragon pour obtenir les faveurs de la reine, mais il est traité de façon décalé et pleine d’ironie et la fin se révèle vraiment surprenante et efficace. Les personnages ne manquent pas de prestance à leurs façons et se révèlent attachants. Un peu plus d’originalité aurait encore rendu le texte meilleur, mais bon je chipote.

Au Coeur du Dragon de Anne Fakhouri. Un texte ou les dragons sont des animaux sauvages comme les autres et ou les hommes et les femmes doivent nettoyer leurs déjections et y trouver aussi des pierres précieuses et y gagne leurs noms lors de l’épreuve finale. Un texte troublant qui pose des personnages vraiment soignés et humains, l’histoire est vraiment bien construite, originale et efficace. L’univers est vraiment bien amené et surprenant. La rencontre entre l’héroïne et le marchand permet pleinement de découvrir deux mondes différents entre ceux qui rêvent et les réalistes de la vie. L’histoire d’amour et le triangle amoureux qui se dessine est loin d’être mièvre et se révèle surprenant surtout que des questions restent sans réponse sur un personnage.

Achab Etait Amoureux (ou La Grande Déesse de Fer de la Miséricorde) de Justine Niogret. Alors là je me suis posé une question la nouvelle a deux titres, est-ce une erreur de l’éditeur ou est-ce fait exprès? En tout cas moi qui cherchait de l’originalité je dois dire que j’ai été gâté par ce texte vraiment surprenant avec une jeune fille s’appelant Reine, qui chasse la baleine au lance-tartine et qui philosophe sur la vie avec un personnage nommé dragon qui dirige un café. Des personnages soignés avec une héroïne bourrue et caractérielle et un dragon amical et compréhensif, mais surtout ce qui marque le lecteur c’est ce côté drôle, poignant et surprenant différent de ce que je connaissais de l’auteur. Après, j’ai fais mes propres hypothèses pour moi la chasse à la baleine c’est un peu comme chasser un rêve et surtout j’ai trouvé que l’histoire pouvait se lire en boucle. Une fois ce texte fini relisait le début et tenez-moi au courant. En tout cas un texte vraiment original et surprenant, mais voilà, je dois bien l’avouer je ne crois pas avoir tout compris.

Morflam de Pierre Bordage. Une reine est obligée de partir à la rencontre d’un dragon pour éviter la fin de son royaume. Je n’ai pas vraiment accroché à ce texte, déjà le personnage principal est antipathique au possible, fermée et égoïste, de plus j’ai trouvé que l’intrigue en elle-même offrait une impression de déjà vue et manquait clairement d’originalité et de souffle. L’écriture de l’auteur se révèle toujours aussi simple et efficace, mais voilà comme je l’ai dit une héroïne pas attachante et un univers qui manque de profondeur font que je suis resté de marbre devant cette nouvelle.

Azr’Khila de Charlotte Bousquet. Yaaza est la dernière survivante de son peuple, ce qui en donc la reine, et elle décide d’aller se venger. Un texte nerveux dès le départ et qui monte page après page en tension et souffrance avec un style efficace et très imagé, nous dévoilant ce que doit endurer notre héroïne pour arriver à mener à bien cette vengeance. Un univers sombre dominé par la violence et l’esclavage qui colle parfaitement à l’univers. Mais je trouve dommage la conclusion finale, qui vient chercher le rebondissement de trop, jouant sur l’onirisme, ce qui, selon moi, gâche un peu cette nouvelle.

Où Vont les Reines de Vincent Gessler. Ae est une princesse et elle vient de tomber enceinte et va devoir, comme punition, affronter les dragons. Un texte vraiment intéressant et intrigant qui se concentre sur le personnage et la découverte de sa vision des dragons qui ne sont pas obligatoirement ce que l’on croit. Une épreuve qui va faire évoluer l’héroïne et la faire devenir mère et reine, deux lourds fardeaux. Ce texte repose entièrement sur l’évolution de l’héroïne qui, au fil des pages, va découvrir la vérité et se l’approprier. La conclusion va se révéler vraiment surprenante et efficace qui nous fait réfléchir. D’ailleurs après la lecture de ce texte je me demande si toutes les mères ne sont pas des reines finalement. Un excellent texte poétique et prenant du début à la fin.

Le Monstre de Westerham de Erik Wietzel. Un texte qui va se révéler vraiment intéressant malgré un début, voulu selon moi, qui cherche à perdre le lecteur. L’auteur va jouer sur les faux semblants et les tromperies de façon bien amenés et efficaces pour nous amener à une conclusion mélancolique et qui nous dévoile le véritable visage du monstre. Les personnages sont vraiment efficaces entre une reine avide de pouvoir, le dragon Klarion curieux et sa soeur Akselle qui est une vraie peste. Mon seul regret avec cette nouvelle c’est qu’au final elle se révèle sans surprises.

Under a Lilac Tree de Mathieu Gaborit. Une jeune fille, une reine, part à la chasse au dragon qu’elle doit dompter pour sauver un homme. On se retrouve ici dans de la fantasy urbaine avec un mélange de monde tangible et un monde onirique. Je n’ai pas accroché à ce texte et je ne saurai dire pourquoi, il s’agit d’un texte poétique, mystérieux, vraiment original avec pleins d’idées intéressantes, mais voilà ça n’a pas marché sur moi. Je suis sorti de ce texte j’avais l’impression d’être complètement passé à côté de quelque chose.

Cet Oeil Brillant qui la Fixait de Nathalie Dau.  Nathalie Dau nous offre, comme à son habitude, un conte qui va se révéler vraiment intéressant. Les personnages sont vraiment charismatiques et l’univers guerrier entre deux peuples qui se battent depuis des années est vraiment intéressant et colle parfaitement à l’univers. Un conte qui oscille entre souffrance et amour ou va se mélanger magie, divinité et humanité. Un texte porté par la magnifique plume de l’auteur qui se révèle toujours aussi poétique et entrainante. Mon seul reproche une certaine facilité comme par exemple dans l’évasion de la princesse.

Les Soeurs de la Tarasque de Mélanie Fazi. Voilà l’un des textes, voir le texte, selon moi, le plus abouti de ce recueil. Une nouvelle très intimiste et pleine de sentiments se situant dans une sorte de couvent où se trouve une dizaine de jeunes filles et dont l’une d’elle sera choisie par le dragon pour devenir son épouse. Un texte fantastique ou l’Humain est vraiment mis en avant, on ressent pleinement les émotions à travers ce texte que ce soit la souffrance, les manipulations des jeunes filles par le dragon ou encore les premiers émois. Un texte qui a vraiment réussi à m’emporter et qui se révèle vraiment poétique et plein de mélancolie du début à la fin, rien n’est facile pour notre héroïne qui vit une sorte d’amour impossible, perdue, mais dont elle ne peut se passer. La plume de l’auteur est toujours aussi fluide, poétique et magique qui captive dès la première page et qui nous offre aussi pas mal de réflexions sur la religion, la sexualité, l’amour et l’amitié.

 

J’ai passé un agréable moment avec cette anthologie qui nous offre douze textes sur le thème de Reines et Dragons. Alors bien sûre toutes les nouvelles ne sont pas aux mêmes niveaux, certaines
m’ont complètement emporté tandis que d’autres n’ont pas réussi à m’accrocher, mais dans la globalité j’ai passé un bon moment et je trouve même cette anthologie plus soignée que celle de l’année
dernière.

Par contre, et j’ai déjà fais le reproche l’année dernière, les éditions Mnémos doivent vraiment faire attention certaines coquilles se sont glissés dans les textes, rien de dérangeant mais ça surprend toujours. Je me pose aussi la question de savoir quel est le véritable titre de la nouvelle de Justine Niogret.

En Résumé : Cette anthologie 2012 s’est révélée vraiment efficace et m’a offert un bon moment de lecture. On se laisse facilement emporter dans ces univers pleins de mystères, de surprises, de féerie et de magie le tout porté par des auteurs français vraiment talentueux. Alors bien sûr je ne le nie pas toutes les nouvelles ne m’ont pas autant touchés, certaines sortant vraiment du lot tandis que d’autres m’ont même laissé froid, mais dans son ensemble cette anthologie se révèle agréable et même un léger cran au-dessus de celle de l’année dernière.

 

Ma Note : 7,5/10

Les Extraordinaires & Fantastiques Enquêtes de Sylvo Sylvain Détective Privé Tome 2, Avant le Déluge – Raphaël Albert

avant le delugeRésumé : Panam, dans les années 1880.
La ville est la capitale d’un vaste royaume où les humains côtoient des nains, ores, lutins et autres peuples fantastiques. Des motos à vapeur y doublent coches et centaures taxis. La magie très codifiée par des mages académiciens sert à la vie de tous les jours. Sylvo Silvain, un elfe exilé de sa lointaine forêt y a jeté l’ancre et ouvert une agence de détective privé. Le voilà enfin les poches pleines, à la tête d’une équipe haute en couleur.
Les affaires tournent et l’argent fait des petits ! Nonobstant, son ami l’ambitieux journaliste Jacques Londres disparaît dans des conditions louches. Aidé de ses comparses, Sylvo se lance à sa recherche. Cette fois, le tragique et la Grande Faucheuse s’invitent.

Edition : Mnémos

 

Mon Avis : Souvenez-vous il y a quelques mois je lisais Rue Farfadet, le premier tome des aventures de Sylvo Sylvain le détective privé elfe et je passais un bon moment de lecture avec une histoire fun, pleine de rebondissements et de personnages hauts en couleurs (retrouvez ma chronique du tome 1 ici). C’est donc avec grand plaisir que je me suis lancé dans cette suite. Je dois avouer que je trouve la couverture, illustrée par Aurélien Police, encore plus réussi que celle du premier tome.

Depuis la résolution de l’enquête du premier tome Sylvo et son acolyte Pixel sont devenus des héros de Panam mais surtout ils sont devenus riches. Tout cela fait que leur agence de détective a pris son envol et les clients se bousculent presque. Un jour Jacques Londres disparait et Sylvo va se retrouver, bon gré malgré, à enquêter. Je dois dire que l’intrigue de ce second tome me parait plus dense et mieux maitrisé par l’auteur du début à la fin. On enchaîne les rebondissements, les révélations et les scènes nerveuses et pleines d’actions avec grand plaisir.

En plus de l’enquête policière, qui se révèle sombre, prenante et efficace, où une conspiration se trame depuis des années, l’auteur s’attarde aussi sur les personnages qui vont eux aussi aligner les problèmes. Nos héros vont être à rude épreuve du début à la fin de ce tome pour essayer de démêler tout cela, d’ailleurs tout ne va pas se passer comme prévu pour eux. De plus l’auteur s’amuse tout au long de son oeuvre à ajouter les clin d’oeils à d’autres références littéraire et historiques tel que Arsène Lutin qui ressemble fortement a Arsène Lupin, Djeeb, les bottes de 7 lieues ou encore le tueur de la Chapelle.

L’univers crée par l’auteur est toujours aussi dense, travaillé et original nous offrant un Panam Stempunk des plus intéressant et surtout très hétéroclites nous offrant elfes, nains, lutins, farfadets etc… Un Panam qui possède sa propre histoire parfaitement construite par l’auteur, une ville qui a sa vie propre et qui donnerait presque envie d’être découverte rien que par son côté pittoresque, son mélange de technologie et de magie mais aussi sa culture et ses légendes.

Les personnages gagnent en profondeur dans ce tome et se révèle plus prenant et passionnant que précédemment. On en apprend plus sur leurs passés et même si parfois l’auteur s’amuse à prendre son temps, comme les flash-back sur Sylvo par exemple, ça n’empêche pas que les personnages soient attachant et captivants. Même les personnages secondaire ne sont pas oublié et se révèlent travaillés et soignés, même si certains auraient, pour moi, mérité plus d’attention comme Mary. En tout cas les personnages se révèlent haut en couleurs et les dialogues entre Sylvo et Pixel se révèlent cyniques et plein d’humour et de fraicheur.

La plume de l’auteur s’affirme dans ce second tome, elle est vraiment fluide, efficace et prenante. On ne s’ennuie pas un seul instant durant la lecture de ce livre ou se mélange enquête bien huilé et dense mais aussi une certaine fraicheur et pleine d’humour et de jeux de mots qui dans la majorité des cas marchent plutôt bien même si certains ont manqué le coche pour ma part. Alors bien sûr tout n’est pas parfait, j’ai trouvé certaines longueurs ici ou là, de plus certaines révélations me paraissaient un peu rapides et certains passages auraient mérités plus de développement mais rien de bien grave. Et puis arrive cette conclusion, prenante et haletante qui me donne envie de lire la suite.

En résumé : Voilà un second tome des aventures de Sylvo Sylvain qui se révèle un cran au dessus du premier. L’intrigue est vraiment plus soignée et plus dense tandis que les personnages gagnent en profondeur et se révèlent passionnant. L’univers mis en place par l’auteur est toujours aussi original et attachant. La plume de l’auteur s’affirme dans ce second tome et même si il reste encore quelques longueurs ou des scènes qui auraient, selon moi, mérité plus de développement j’ai passé un bon moment avec ce livre.

 

Ma Note : 8/10

Pour l’Eternité – Mark Chadbourn

pour l'eterniteRésumé : Londres, de nos jours. L’Angleterre est devenue une terre de légendes, un lieu de magie où le doute et la peur marchent de concert. Balor, le dieu qui a hanté les cauchemars des hommes depuis des millénaires, s’apprête à faire régner la nuit éternelle. Les Frères et Sœurs des Dragons ont été séparés et vaincus. Seul espoir, ils tentent de se réunir une dernière fois pour un ultime assaut. Mais pour avoir une chance de l’emporter, Jack et Ruth doivent s’embarquer pour un voyage sans retour à destination du domaine merveilleux et terrifiant des dieux celtes…

Edition : Orbit

 

Mon Avis : Voilà le troisième et denier tome de la trilogie de L’Age du Chaos de Mark Chadbourn (Chronique du Tome 1, Chronique du Tome2). Il s’agit des premiers livres publiés par l’auteur en France, il nous conte l’histoire de retour des dieux celtes dans notre monde et joue sur le parallèle entre la technologie et la magie. Chose intéressante le prélude est un rappel en quelques pages des deux premiers tomes contés par un personnage secondaire. Je trouve la couverture un peu trop flashy mais quand même asse sympathique.

On retrouve nos héros un peu après la fin du tome ou, malgré tous leurs efforts, ils n’ont pas pu empêcher le retour de Balor. Les pertes furent grandes pour eux. Mais tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir. Une chose est sûre avec ce troisième tome c’est qu’on reste en terrain connu, l’auteur restant sur sa ligne de conduite. On retrouve donc les points positifs mais aussi les points négatifs des deux premiers tomes.

Les personnages sont toujours aussi denses et soignés, rien n’est laissé au hasard et on s’attache facilement à eux même si je dois dire qu’ils restent un peu trop cloisonnés dans leurs rôles d’anti-héros d’une grande bonté. Seule Laura sort un peu de ce contexte par son franc parler et son côté assez sombre. Dommage qu’elle soit moins présente dans ce tome. Les personnages secondaires sont intéressants et travaillés et on découvre avec intérêt les dieux. L’auteur arrive parfaitement a faire retranscrire les émotions des personnages et leurs complexités.

L’univers est vraiment intéressant on sent que l’auteur possède une grande culture de tout ce qui est celtique, lieux de cultes et archéologique et les retranscris de façon vraiment vivante dans le livre. Même si on ne connaît pas vraiment l’Angleterre on a quand même l’impression d’être présent, puis Londres envahi est vraiment retranscris de façon glaçante et effrayante.

L’histoire de ce troisième tome démarre fort et on ne s’ennuie pas un seul instant, l’auteur ne ménageant pas ses héros qui doivent braver toutes les épreuves pour essayer de sauver l’humanité et se faire entendre des dieux. Alors bien sur au final l’histoire reste assez linéaire ne surprenant jamais vraiment le lecteur et pourtant la magie opère et on se laisse emporter.

La grande force de ce livre est en fait l’écriture de l’auteur qui est vraiment dense, prenante, pleine d’idées et de magie et dont on a du mal à abandonner l’histoire. Même si des fois l’auteur en fait un peu trop dans ses descriptions, provoquant quelques légères longueurs, une fis dans l’histoire les désagréments passent au second plan et on a qu’une envie, connaître la fin. Si vous avez aimé les deux premiers tomes vous aimerez celui-là. A noter que le premier tome est sorti il y a peu en poche. Par contre j’ai repéré quelques coquilles dans le texte, rien de bien grave.

En Résumé : Pour l’Eternité offre un bon moment de lecture grâce à une histoire, certes au final linéaire, mais dont la plume de l’auteur arrive à donner vie et à donner envie au lecteur de découvrir la suite. Les personnages sont vraiment travaillés et soignés dans leurs complexités et l’Angleterre pleine de magie présentée dans ce livre est vraiment intéressante. Au final une trilogie qui sera loin d’être un chef d’œuvre mais qui offre une histoire solide et un moment de lecture sympathique.

 

Ma Note : 7,5/10

Les Extraordianaire & Fantastiques Enquêtes de Sylvo Sylvain Détective Privé Tome1, Rue Farfadet – Raphaël Albert

rue farfadetRésumé : Panam, dans les années 1880 : les humains ont repris depuis longtemps la main sur les Peuples Anciens. Sylvo Sylvain a posé son havresac dans la rue Farfadet, gouailleuse à souhait. Chapeau melon vissé sur le crâne, clope au bec, en compagnie de son fidèle ami Pixel, il exerce la profession exaltante de détective privé et les affaires sont nombreuses ! Des adultères à photographier, des maris jaloux, des femmes trompées, etc. Ni très rémunérateur, ni très glorieux que tout ceci. Alors, Sylvo fréquente assidûment les bars, les cafés et les lieux de plaisir en tout genre où son charme envoûte ces dames…

Jusqu’au jour où, lors d’une banale enquête de routine, il se trouve mêlé à une machination dépassant l’entendement. Le voilà, bien malgré lui, chargé de l’affaire par l’un des trois puissants ducs de Panam. Saura-t-il tirer son épingle de ce jeu compliqué et dangereux ?

Edition : Mnémos

 

Mon Avis : Voilà un livre dont j’avais entendu pas mal de bons échos, avant de rencontrer l’auteur aux Imaginales. Souvenez vous, Rapahaël Albert l’auteur qui tentait de se faire passer pour Eric Holstein pour éviter de rencontrer ses fans puis qui, quelques minutes après, offrait une gaufre au chocolat pour tout livre acheté. En tout cas je dois dire que je trouve la couverture, illustrée par Adrien Police, vraiment très réussie et fidèle à l’image que je me faisais du roman une fois la dernière page tournée.

Sylvo est un des rare elfes de Panam et surtout, il est détective privé. Rien de bien méchant, principalement des histoires d’adultères. Mais voilà un jour il va se trouver au mauvais endroit, au mauvais moment, et à partir de ce moment là il va se retrouver dans une histoire qu’il ne maîtrise pas. L’intrigue mélange policier avec la fantasy de façon vraiment surprenante et agréable. On ne s’ennuie pas vraiment du début à la fin de se livre, même si j’avoue que l’intrigue est un peu trop linéaire. Mais l’auteur nous fait voyager et manie bien les rebondissements pour surprendre et ne pas ennuyer le lecteur. On tourne les pages de ce roman avec facilité, pris par cette histoire simple mais efficace.

L’univers crée par l’auteur est vraiment intéressant et travaillé. Ce panam du 19éme siècle très steampunk où vivent en cohabitation différents peuples très fantasy tel que des nains, des gobelins, des trolls etc… De plus l’auteur nous présente un Paris imaginaire proche de celui qu’on connaît, cohérent et très réussi offrant au lecteur cette impression de redécouvrir une ville qu’il connaît peut être déjà. La ville de Panam est un peu un personnage supplémentaire dans le livre, vivant et attachante. L’atmosphère de la ville est sombre, poisseuse, qui représente un panam industrielle en pleine révolution et en parfaite adéquation avec l’intrigue. De plus la culture et les mythes sont travaillés et annoncent des choses intéressantes pour la suite.

Les personnages sont vraiment intéressants, construits et pour la plupart désabusés par la vie à Panam. Mais on ne peut pas vraiment quitter panam cette ville est magique et puis surtout pour aller où? Par contre j’ai trouvé la représentation des personnages un peu trop classique, rien de bien méchant mais leurs apparences fait qu’on les reconnait rapidement. Sylvo est vraiment attachant par son côté désabusé, cynique, mollasson mais qui pourtant au fond à un grand cœur qui fuit son passé et ses secrets. Pixel aussi est un personnage vraiment attachant pas son côté vivant, sûr de lui et sa repartie cinglante et son humour rafraichissant dans cette histoire. Un duo qui ne laisse pas indifférent surtout lors de dialogues de hautes voltiges et qui marche très bien

La plume de l’auteur est vraiment fluide et se laisse suivre avec facilité et remplit son histoire jeux de mots, et de calembours qui font sourire voir rire par moment. Les dialogues sont vraiment percutants et souvent cyniques. Alors bien sur comme je l’ai dis le roman est loin d’être parfait l’enquête est linéaire et peut être un peu trop simple, la représentation des personnages un peu classique et certaines réactions un peu stéréotypées mais au final on trouve avec ce livre un premier tome vraiment agréable à lire avec un univers construit et cohérent et je vais donc me laisser tenter rapidement par le tome2.

En Résumé : Voilà un roman, mélange de fantasy et de polar sombre qui se laisse lire facilement grâce à une intrigue plutôt maîtrisée même si elle est linéaire et plutôt simple, mais aussi grâce à des personnages construits, attachants et efficaces et grâce à une plume vraiment fluide et agréable. Alors après certains réactions sont trop classiques et on aurait aimé un intrigue un peu plus alambiqué mais pourtant la magie fonctionne et on se laisse emporter par les enquêtes de Sylvo. Je lirai le tome 2 avec plaisir.

 

Ma Note : 7,5/10

Chien du Heaume – Justine Niogret

chien-du-heaume.jpgRésumé : On l’appelle Chien du Heaume parce qu’elle n’a plus ni nom ni passé, juste une hache ornée de serpents à qui elle a confié sa vie. La quête de ses origines la mène sur les terres brumeuses du chevalier Sanglier, qui règne sans partage sur le castel de Broe. Elle y rencontre Regehir, le forgeron à la gueule barrée d’une croix, Iynge, le jeune guerrier à la voix douce, mais aussi des ennemis à la langue fourbe ou à l’épée traîtresse. Comme la Salamandre, cauchemar des hommes de guerre…

On l’appelle Chien du Heaume parce qu’à chaque bataille, c’est elle qu’on siffle.

Edition : Mnémos

 

Mon Avis : Je dois dire que je ne savais pas à quoi m’attendre en prenant ce livre en main. On me l’avait fortement conseillé, je me suis donc laissé tenter. Il s’agit ici du premier roman de Justine Niogret et qe dois dire que je trouve la couverture vraiment très belle. Par contre ce roman est, selon moi, loin d’être un roman de Fantasy. Je dirai plutôt une fiction historique se situant au Moyen Age. Mais bon, je n’ai jamais été doué pour mettre des livres dans des cases.

On suit ici l’histoire de Chien du Heaume, c’est le nom qu’elle s’est donnée, elle est mercenaire mais a pour quête de retrouver son véritable nom. Au fil de sa quête elle va rencontrer plusieurs personnes dont le chevalier sanglier qui possède la soeur jumelle de sa hache.

Je dois dire que j’ai eu un doute sur les premières pages, une héroïne ayant pour quête de retrouver son nom, je me suis dis encore une quête. Puis voilà qu’au fur et à mesure des pages la quête passe au second plan remplacé par une description psychologique des différents protagonistes. En effet c’est le point fort du livre : Les personnages. Ils sont parfaitement crédibles, humains et poignants que ce soit dans leurs moments de faiblesses comme dans leurs moments de forces. On se retrouve un peu dans chacun d’eux, on s’accroche à eux tout au long de l’histoire. L’auteur sait attiser les sentiments et nous les faire ressentir. Au fur et à mesure de  de l’histoire et des saison on se rend compte aussi que l’évolution des personnages est totalement cohérent et
maitrisée, que ce soit dans des actes de bravoures ou d’horreurs.

Le style de l’auteur est percutant, simple et incisif. Il nous prend aux tripes dans cet univers médiéval parfaitement travaillé et mis en valeur. On a réellement l’impression d’être au Moyen-Age et l’utilisation de mots ou d’expressions d’époques renforce sur le lecteur cette impression d’immersion dans cet univers. Malgré un rythme lent, on tourne les pages avec envie de savoir la suite. Dans ce roman point de héros, non, on suit l’histoire d’une femme dans un univers sombre et violent, et on la suit avec passion.

Maintenant le roman n’est pas exempt de tout défaut. Comme je l’ai dis, la quête passe au second plan pour trouver une conclusion qui tombe « comme un cheveu sur la soupe » histoire de boucler son intrigue. Ensuite, malgré tout le talent de l’auteur, certaines ficelles de l’histoire paraissent, à de rares moments, un peu grosses.

Mais voilà pour un premier roman on retrouve ici un très bon roman, passionnant et intriguant. On dévore avec passion les 200 pages de cette histoire. A noter que Justine Niogret  a inclue à la fin de son roman un petit lexique écrit à sa façon, et j’ai rigolé du début à la fin.

En Résumé : Un premier Roman d’une jeune auteur Française qu’il ne faut pas louper, selon moi, sous peine de passer à côté d’une très bon moment de lecture. Un roman incisif, prenant avec des personnages parfaitement travaillés et attachants.

 

Ma Note : 8,5/10

Le Coeur de Gemme Tome 1, L’Héritier de L’Automne- Giles Carwyn & Todd Fahnestock

heritier-de-l-automne.jpgRésumé : La cité d’Ohndarien est le Joyau du Monde connu, le dernier bastion de justice et de liberté, gouverné par les Enfants des Saisons, huit hommes et femmes choisis pour leur valeur et leur noblesse par le Coeur de Gemme. Mais lorsqu’un maître ambitieux et brutal s’en empare, les destins basculent, et bientôt…
L’Héritier de l’Automne s’accroche à la vie dans l’enfer des Neuf Carrés, un jeu meurtrier de gladiateurs. Une jeune prodige de la magie affronte ses peurs et endure les épreuves d’une sorcellerie érotique pour libérer son âme.
Une femme de pouvoir risque sa vie pour libérer sa cité et son peuple. Un mystérieux assassin aime une reine d’un amour impossible. Et loin de là, une enfant dont les rêves renferment une terreur ancestrale commence à se réveiller…

Edition : Bragelonne

 

Mon Avis : Comme vous avez du le remarquer, pour choisir mes livres je marche de façon très simple. Déjà si la couverture accroche mon regard le livre est plutôt bien parti. Là je dois dire que je trouve la couverture très belle, plus à l’intérieur deux trois représentation des villes très réussie aussi et me voilà quasi conquis. Le quatrième de couverture finissant de me convaincre j’entamais donc ce livre, premier roman des auteurs Giles Carwyn et Todd Fahnestock.

Ohndarien est une ville libre, dirigée par un conseil de Frères et Soeurs des Saisons. Un jour une menace pèse sur le monde entier et les Frères des Saisons décident d’aller mener leur enquête. Ils ne sont jamais revenus. Pour éviter de se faire envahir par une nation ennemie Baellandra Soeur de l’Automne décide alors d’accueillir dans son lit Krellis, en tombe amoureuse puis lui fait passer l’épreuve faisant de lui un Frère de L’Automne. On suit dans ce livre Brophy, fils du Frère de l’Automne disparu et Neveu de Baellandra, accompagné de son ami Trent, fils de Krellis et de Shana future sorcière Zellany. Des évènements atroces et un complot vont changer le cours de leurs vies. 

Je dois dire que l’histoire m’a plu dès les premiers chapitres, une intrigue parfaitement travaillé et un monde parfaitement mis en place, complexe et très bien travaillé. L’utilisation de la magie sur une base d’érotisme m’a paru vraiment intéressante sans entrer dans le vulgaire ou le graveleux. L’écriture des auteurs est plutôt captivante et tonique on ne s’ennuie jamais en tournant les pages de ce livre. Les rebondissements sont bien amenés et nombreux, certains m’ont même surpris, ne m’y attendant pas.

Concernant les personnages, ils sont très bien travaillés, mis en place et attachants. On ressent à certains moments leurs émotions. On comprend facilement, grâce au style des auteurs, les raisons et les envies de chacun. Les intéractions entre les personnages sont complexes et bien menés et l’ambiance du livre est très sombre. On ne s’ennuie pas.

Mais voilà certains points d’ombres apparaissent lors de la lecture. Déjà les personnages ont beaucoup de mal à évoluer et cela malgré toutes les péripéties, les coups durs et les souffrances qui leurs arrivent. Ensuite l’histoire et les intrigues sont très denses, ce qui fait que certaines sous-intrigues ont été bâclées, selon moi. J’ai aussi trouvé que des fois certains dialogues étaient trop explicatifs comme si les auteurs s’adressaient au lecteur, au cas ou il n’aurait pas compris le passage.

Mais malgré ces quelques points négatifs, j’ai trouvé ce livre vraiment intéressant, attachant et je lirai sûrement la suite quand elle sortira. Pour un premier livre il n’est peut être pas parfait, mais j’y ai passé un bon moment de lecture.

En Résumé : J’ai passé un bon moment avec ce livre qui, sans être un chef d’oeuvre, est un très bon livre avec un intrigue travaillée, une magie surprenante et des personnages forts et attachants.

 

Ma Note : 7,5/10

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